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31 janvier 2010

Virée !

Heureusement que je suis là ! Le fils du patron de la Comète voulait casser la gueule à Geneviève. Ah ! Non. C’est le contraire. Le fils de Geneviève voulait casser la gueule au patron de la Comète.

Je lui ai alors expliqué gentiment pourquoi sa mère est dorénavant tricarde de cet Etablissement mais ce n’est pas facile d’expliquer à un fils que sa mère est trop casse-couilles pour être supportée dans un bistro.

Mais si, vous connaissez Geneviève. Elle était en photo ici. Geneviève parle tout le temps. Elle parle au serveur derrière le comptoir. Elle parle aux clients qu’elle ne connaît pas. Elle parle aux serveurs. Elle parle aux gens dans la rue. « Ooouuuuh ! Il est zoli votre petit chien » « Ooouuuuuh ! Le mignon petit zenfant, vous l’avez fait avec son père, madame ? ». Elle écoute aussi. Toutes les conversations.

L’autre jour, nous avions une conversation de qualité avec l’illustre Tonnégrande. Nous étions en train d’aborder une stratégie globale pour éradiquer la faim dans le monde tout en arrêtant tous les conflits au moyen orient. Nous étions proche de l’aboutissement quand elle arrivée : « Tiens ! Nicolas ! J’ai acheté des piles pour mon réveil ! ». Nous avons interrompus notre conversation : le monde n’est pas sauvé.

« Tiens ! Nicolas ! J’ai repassé 35 chemises aujourd’hui ! » « Tiens ! Nicolas ! j’ai reçu la facture de mon déménagament ! » « Tiens ! Nicolas ! J’ai été acheté du pain pour le patron ce matin ! ».

Elle arrive à la Comète à 10 heures du matin. Elle est toujours là à 19 heures, quand j’arrive du boulot. Presque toujours, elle part après moi.

Elle dépense environ 25 euros par jour pour ses dix kirs quotidiens et le soir vient pleurer parce qu’elle n’a plus d’oseille pour acheter de la viande. Du coup, on lui paye un coup pour la calmer.

Hier, je fus surpris, en débarquant à l’Amandine. Elle était là. Avec le fiston à qui j’ai causé en aparté. Elle m’a payé un coup ! La première fois depuis environ un an qu’elle traîne à la Comète.

Le patron de l’Amandine, au bout de deux jours, envisage de la virer à son tour.

A la Comète, c’était mercredi soir. Le patron a craqué mais je n’ai pas assisté à la scène : j’étais dehors en train de téléphoner en Bretagne. Il était donc environ 19h48 si j’en crois la mémoire de l’iPhone. J’ai vu Geneviève sortir en courant et engueuler un des cuistots, Youssef, qui faisait sa pause.

Pourtant on rigolait bien, des fois. Mardi, le patron avait déjà commencé à péter un câble. Dans la matinée, il avait envoyé Geneviève acheter des boites en plastique, chez Leclerc, histoire d’avoir la paix cinq minutes. Geneviève croyait que c’était urgent et est partie en courant et est revenue une minute plus tard. Du coup, il l’a renvoyé acheter des clopes, elle est partie en courant. C’est le patron qui nous a raconté ça le soir. Il avait envoyé Geneviève acheter trois baguettes mais n’a pas eu le temps de terminer son récit.

Alors, hier soir, j’ai trouvé un prétexte pour faire sortir le fils et l’écarter de sa mère trois minutes. Il a une vingtaine d’année. « Tu sais, ta mère est très bavarde, le patron lui avait demandé de ne plus parler aux clients attablés, pour ne pas les déranger. Nicolas [le loufiat] luis avait dit aussi. Moi aussi, une ou deux fois. Le patron ne pouvait pas la garder ainsi. En plus, elle lui parlait tout le temps, arrivant à 10 heures, partant à 22 heures ». « Ah oui, je sais ! » « Sois fort, mon petit » lui ai-je dit parce que ça me faisait rigoler de lui dire ça.

Si le patron continue à virer tous les casse-couilles du comptoir, je n’ai plus qu’à fermer mon blog, moi !

30 janvier 2010

Des Kremlins des Blogs en pagaille

Le prochain est ce midi, en l'honneur de Trublyonne.

Le suivant aura lieu mardi soir, en l'honneur de Rimbus.

Le dernier (connu) aura lieu jeudi 11, en l'honneur de Marie.

29 janvier 2010

Moquons-nous les uns des autres

 
Didier Goux était très fier de son blogannexeaveclirremp sous prétexte qu'il est dans 5ème au Wikio Animaux ! Il ne manque pas d'air. Il me fait penser aux ministres qui annoncent fièrement que le chômage monte vite qu'avant donc on a gagné. En fait, le blog en question est en baisse dans ce classement.De nous laissons pas enfumer par la communication réactionnaire.


28 janvier 2010

Epouvante à la Défense

Avec les collègues, nous mangeons souvent, le midi, dans une cantine à quelques dizaines de mètres de la tour où on bosse. Je l’ai déjà dit, hier, je sais. Mais c’est pour un autre sujet que j’y reviens.

En sortant de cette cantine, on croise un gugusse qu’on connaît qui nous « Ah ! J’ai pas pu rentrer dans le parking, y’a un cadavre devant ». On croyait à une farce et on rigolait. Il insistait. « si, je vous dit !  y’a un cadavre ».

Ames sensibles, sortez de ce billet !

Evidemment, on est allé voir, à 50 mètres, à partir d’une espèce de pont passant sur le boulevard circulaire et l'entrée du parking. Y’avait un cadavre, recouvert d'une couverture métallique dorée. Probablement tombé d’une tour, bien qu’à une vingtaine de mètres de la plus proche. Du sang par terre qui sortait de la couverture. Des pompiers, des policiers, … Des morceaux de trucs blancs autour. Les pompiers étalaient de la sciure…

Un collègue n’ayant pas la chance d’avoir une bonne vue restait regarder pour capter les détails qu'on avait vu en trois secondes. On l’a trainé pour rentrer.

J’ai raconté ça à d’autres collègues en rentrant au boulot. La moitié était pliée de rire en croyant à prétexte idiot pour être arrivé 3 minutes après eux. L’autre moitié était écœurée par mon récit.

Arrivé à mon bureau, à une vingtaine d’étages au dessus, je me suis retourné sur ma chaise. Je voyais la scène une soixantaine de mètre en dessous, 50 mètres plus loin. Les pompiers avaient fini de jeter de la sciure. Le reste était intact. Faut dire qu’ils n’avaient plus de raisons de se presser.

J’ai appelé les collègues. J’espère qu’un ou deux vont vomir.



27 janvier 2010

Des crêpes à la bière

Comme Eric, je vais diffuser des recettes de cuisine biologique (en remerciant Régionéo pour la présente recette).

Si vous êtes gros à barbe blanche, vous pouvez remplacer la bière par de la Côtes-du-rhône mais je ne garantis pas le résultat.Si vous êtes gros Normand, vous pouvez remplacer la bière ordinaire par de la bière de luxe. Si vous êtes gros et vieux, vous pouvez remplacer la bière par le truc qui vous tombera sous la main, par exemple du calva de cuisine.



Préparation :
Séparer les blancs des jaunes d'oeuf
Dans une terrine, disposer un puits de farine.
Mettre au centre les jaunes d'oeuf, le sel, le lait.
Y ajouter la bière et enfin, la levure de boulanger
Battre les blancs en neige ferme.
Mélanger la pâte à l'aide d'un fouet de manière à obtenir une pâte homogène et consistante.
Recouvrir la pâte et la faire reposer pendant 2 heures
Imbiber un bout d'essui-tout d'huile et graisser la poêle
Laisser bien préchauffer
Répartir la pâte sur la poêle, la saisir
Laisser dorer une face
Retourner grâce à une spatule, dorer l'autre face
Recommencer & déguster!


La Burqa de force majeure

"Je trouve tous a fais pas normal! les femme voilée alors qu,il fais tres chaud et que le marie est en bermuda a la picine et admire les jeunes femmes et elle vetue de noir elle ne dit rien et elle transpire a la soumission de cette foutue merde de sont égoisme et foutue de tete de bornée de sons marie pas vite vite les vieux livres!!!!!!!!!! "

Ce superbe commentaire vient d'être déposé chez Suzanne (hasard, je viens de lire le billet de Polluxe).

Il m'inspire un commentaire : les femmes sont odieusement avantagées par la burqa. Elles peuvent continuer à mater les mecs en maillot de bain alors que nous, nous ne savons même plus comment nous terminer à la main.


26 janvier 2010

Le président sort son troisième album de chansons

C'est en Indonésie que ça se passe. Il est obligé de tout faire : il n'est pas marié, lui.

25 janvier 2010

Des chiens, bordel ! Des chiens.

J'ai diffusé hier la photo d'un gros noir déformé. Je vais la supprimer à sa demande. Il a l'air très méchant. D'ailleurs les gros noirs ont généralement l'air méchant (voir l'illustration).


24 janvier 2010

Djibril est rentré !

Edit : photo supprimée par mégarde et par mes soins devant les cris de l'intéressé qu'il n'avait pas saisi qu'il n'était pas identifiable et que la probabilité que quelqu'un de sa connaissance le repère est aussi basse que celle que Didier Goux fasse un billet intelligent un soir.

-- Post From My iPhone

Le rébus du dimanche !

Je ne sais pas vous, mais j'échoue encore au rébus du dimanche !

23 janvier 2010

21 janvier 2010

Sauce au vin




-- Post From My iPhone

20 janvier 2010

Marcel est revenu !


L’heure est décidément aux retrouvailles, à la Comète, puisque Marcel le Fiacre est rentré de croisière entre la Réunion, Madagascar et le Seychelles et m’attendait, hier soir, à la Comète avec Tonnégrande.

C’était bien. Je n’en doutais pas. Avec Marcel, tout est bien. Il y avait aussi deux vieilles dames sympathiques, une dame avec des jolies fesses en string mais sans nichons et deux belges. Et d’autres gens bien sympathiques qu’il ne regrette pas d’avoir fréquentés. Par contre, il n’a pas fait toutes les excursions car elles étaient en supplément.

Mais c’était bien. Beaucoup mieux que sa dernière sortie. Il faut dire qu’un week-end à Bruxelles avec les vieux de Bicêtre…

Je lui ai posé la question rituelle : « Alors, il n’y avait pas trop d’étrangers ? ». Sa réponse n’était pas la même que d’habitude. Il rigolait même. « Heu Heu ! Tu me poses la question à chaque fois, tu ne te foutrais pas de ma gueule ? ». Tonnégrande, ce pleutre, ne m’a pas défendu.

La conversation s’est alors orientée sur mes propres vacances. En fait, Marcel rêve de m’emmener avec eux. Je suis plus drôle que son épouse et probablement moins regardant sur les heures passées à la buvette et je suis probablement le seul de la bande à avoir les moyens de faire un tel voyage. Même pas en fait. Quand Marcel m’a dit le prix, je suis tombé sur le cul. Ne le répétez à personnes mais à eux deux, ça fait l’équivalent de 2000 bières à la Comète soit la consommation du Plessis-Hébert en au moins trois mois.

Tonnégrande s’est foutu de ma gueule : « ha ha ! Il ne bouge jamais, Marcel ! ». Je lui ai alors demandé quand il était sorti la dernière fois hors de Choisy-le-Roi, Bicêtre, Villejuif et Paris. J’ai ajouté pour Marcel : « Ah ! Si ! Une fois il est allé à L’Hay-les-roses ». Marcel a répondu : « il a raison, la roseraie est très jolie, je l’ai visitée une fois quand j’étais taxi ».

Je me demande ce qu’il va foutre au bout du monde alors qu’on a une si belle roseraie à quatre ou cinq kilomètres.



19 janvier 2010

Le retour du gros

Comme je vous en informais hier soir, le Gros Loïc est de retour parmi nous. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c'était un des principaux personnages de ce blog mais il s'était remis avec son ancienne femme (dite "ma grosse" par lui) pour la durée de son arrêt maladie afin d'être dorloté. C'est vous dire à quel point il est odieux.

Il n'est pas que odieux. Il est gros (dans les 115 kilos), moustachu (à la gauloise), sale (de fringues, seulement), mal fringué, menteur, grossier, cafteur, gaffeur, méchant, laid, ivrogne repenti, raciste et j'en passe. S'il n'avait pas tous ces défauts, il ne nous serait pas possible de l'aimer autant, même s'il est très sympathique.

Ça fait bientôt deux ans qu'il est en arrêt de travail qu'il occupe en parcourant la France pour y participer à des tournois de tarot gigantesques. C'est un vrai arrêt de travail (il tient à peine debout suite à une "maladie des os" dans le bas de la jambe ; sa seule activité possible est de changer de bistro) mais je le soupçonne de ne pas vraiment avoir envie de reprendre mais, si j'ai bien compris, il est obligé d'essayer pour conserver des droits auprès de la sécu.

Ce soir, je vais le faire venir à la Comete (il a quitté le coin avant l'arrivée des nouveaux patrons) pour faire gueuler le taulier et Tonnégrande.

-- Post From My iPhone pour expliquer les fautes d'orthographe.

Les fesses rondes : un signe de bonne santé

"L'équipe du Dr Manolopoulos de l'université d'Oxford a découvert que l'accumulation de graisse autour des hanches, dans les cuisses et les fesses serait en fait bonne pour la santé et contribuerait à protéger du diabète et des maladies cardiaques."

C'est scientifique, on vous dit.

De qui se moque-t-on ?

C'est en une du site Web du Nouvel Obs... :



(twitté par Eric)


18 janvier 2010

15 janvier 2010

Photos de sexes masculins


Voilà que Suzanne en utilise pour illustrer ses billets. C'est honteux.

14 janvier 2010

Réflexe conditionné

Aujourd’hui, comme tous les matins, après avoir pris le café à la Comète, je vais directement vers le type qui distribue des quotidiens gratuits en haut de l’escalier qui mène au métro et je me précipite dans les sous-sols parisiens pour me rendre au travail. Sauf qu’aujourd’hui, le type n’était pas en haut de l’entrée du métro mais en haut de l’escalator qui permet aux gens d’en sortir…



13 janvier 2010

Geek de comptoir

La place où j’habite, au Kremlin-Bicêtre était à nouveau couverte de neige, ce matin. Les effets du réchauffement climatique sont tels que nous sommes dans la quatrième semaine consécutive de saupoudrage matinal régulier. Ca devient lassant.

Ca me rappelait ma soirée de jeudi que j’avais commencé à vous raconter au cours de deux billets, le premier relatant l’acquisition d’un câble pour l’iPhone, le deuxième une bisbille entre la patronne et moi à propos de l’hygiène. Je résume : elle était fière d’annoncer qu’elle lavait le dessous de son lavabo fréquemment et que ceux qui ne le faisaient pas étaient des gros dégueulasses. Je lui avais rétorqué que je préférais utiliser ma salle de bain pour me laver moi plutôt que mon lavabo.

L’affaire aurait pu rester en là si je n’avais pas pondu l’estocade finale. Je devais faire un troisième billet mais, au bout d’une semaine, les détails m’échappent. Je vais donc faire court. Je lui ai demandé si elle utilisait un gant de toilette. Elle me l’a confirmé. Je lui expliqué que ces machins étaient très dangereux pour la santé : ils sont toujours humides et chauds, le milieu parfait pour développer germes, bactéries et autres bestioles malfaisantes. J’ai donc réussi à lui démontrer qu’il était parfaitement dégueulasse d’utiliser un gant de toilette. Malgré ses babillages habituels, elle ne savait plus quoi répondre.

Je ne l’ai pas revue depuis. Je ne sais pas si elle continue à se laver et à la laver le dessous de son lavabo. Pour ma part, je continue à utiliser un gant de toilette.

Elle n’était pas à l’Amandine hier. D’ailleurs, il n’y avait à peu près personne à Bicêtre. Depuis environ un mois, c’est pareil. Les fêtes sont passées mais la crise économique et le froid restent. Nous avons bouclé les mots fléchés du France Soir en quelques minutes, avec le vieux Joël, sans même se faire aider par un dictionnaire et l’iPhone alors que la veille nous avions séché sur « ouaouaron » qui, comme tout le monde le sait, est une grosse grenouille.

A ne pas confondre à Tonnégrande.

C’est sur le nouveau téléphone de Jim que j’ai séché, ensuite, pendant que le personnel de la Comète faisait le ménage. Il ne travaillait pas et s’est pointé vers 21h avec sa nouvelle acquisition. Un magnifique HTC haut de gamme avec clavier incorporé et sans poil sous les bras, contrairement à ma femme de ménage. Il faudra que j’en fasse un billet sur mon blog geek. Ces machins sont fascinants. On ne sait pas à quoi ils servent mais on passe quand même des heures à vouloir s’en servir.

Une heure trente pour être précis. Comme quoi, les nouvelles technologies sont indispensables au bistro, pour faire les mots fléchés et pour vous occuper les mains quand il n’y a pas de client.

Sans compter que ça fait beaucoup rire Jim de pousser ses collègues à faire le con devant mon iPhone et de leur dire après « Heu heu, vous êtes dans le blog, maintenant ».



12 janvier 2010

Youssef dort avec Romuald, c'est normal ?

Lui, il tire des beaux demis. Et pas que ça.



-- Post From My iPhone

Prochain Kremlin des Blogs pour la Coopol ?


N'hésitez pas à utiliser le nouveau service du Parti Socialiste pour vous inscrire au prochain Kremlin des Blogs (sinon, vous pouvez aussi laisser un commentaire ici). C'est en l'honneur de la visite d'Aurélie et de Maxime vers chez nous !

(merci Marc !)

11 janvier 2010

Le vin fait baisser les maladies cardiovasculaires

actu_vincardiovasculaire"Pourquoi le vin entraîne une baisse de maladies cardiovasculaires?
Des chercheurs de l'université d'Angers, faisant partie de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) ont découvert pourquoi une consommation modérée de vin rouge entraîne une baisse du risque de maladies cardiovasculaires. Cette diminution serait due aux polyphénols présents dans le vin. Ces molécules présentes dans certains végétaux entraîneraient cette baisse des maladies cardiovasculaires. L'étude est publiée dans la revue
Publier le message
PLoS ONE."

Tonnégrande ! Tu peux recommencer à sortir ! C'est SCIENTIFIQUE. Dis le à ton épouse.


09 janvier 2010

Hygiène relative

C’est ainsi que, jeudi soir, je suis arrivé au Kremlin-Bicêtre après avoir procédé à quelques emplettes aux Quatre Temps, à la Défense. A force de faire le même trajet tous les jours, j’ai oublié de prendre des notes pour répondre à votre préoccupation principale : mon retour s’est-il bien passé ? Pourtant, hier soir, quand j’ai rédigé mon billet, je m’en rappelais très bien. Les transports en commun sont comme les soirées au bistro : toutes identiques et toutes différentes.

Arrivé au Kremlin-Bicêtre dans une nuit qu’on pourrait qualifier de nocturne, je me suis retrouvé dans un désert. J’ai pris une photo de la place de la Comète : elle était vide et la photo encore plus ratée que l'autre.  Pas une voiture. Une légère couche de neige nous rappelait, heu, qu’il avait neigé le matin. Pas un chat dans la rue. Je suis entré dans le bistro et j’ai discuté avec le patron. Nous observions la rue, entre le métro et le Leclerc, généralement aussi noire de monde que les clients de la Comètes sont noirs de Côtes-du-rhône. Personne.

J’ai déjà fait des billets évoquant ce sentiment de fin du monde, parfois dans mon blog politique pour illustrer cette sale période que nous vivons. Jeudi soir était différent. Les illuminations de Noël et la neige donnaient une sensation que seul un blogueur littéraire de grande qualité pourrait décrire : je vais m’abstenir.


C’est en sortant de la Comète pour rejoindre l’Amandine afin de boucler les mots fléchés du France Soir que l’idée de ce billet m’est venue  sans savoir quoi y raconter, comme d’habitude. J’ai pris une nouvelle photo. Elle est ratée mais moins que la première. Je vais quand même la mettre pour illustrer ce billet. Dans la terrasse, vous avez Nicolas Le Loufiat qui vaque. Sur la place rien. Arrivé à l’Amandine, personne à part le vieux Joël et un autre gugusse. Même le France Soir n’était pas là, occupé par une grève inopportune probablement provoquée par des gauchistes de mauvaise augure.

La patronne était là. Elle décrivait au gugusse que nous appellerons Johnny, aujourd’hui, pour les commodités de l’histoire un petit peu, un peu en hommage à notre Johnny dont la mère était fan puisque le gugusse s’appelle réellement Johnny. Heureusement que sa mère n’était pas fan de Dalida mais je me rends compte que je n’ai pas terminé ma phrase précédente. La patronne décrivait au gugusse la manière dont elle faisait le ménage en prenant bien soin d’ajouter qu’elle lavait le dessous du lavabo systématiquement contrairement à la plupart des Français qui sont vraiment des gros dégueulasses qui ne lavent pas le dessous du lavabo.

Le vieux Joël souriant bêtement, je me suis mêlé à la conversation, vous pensez bien. Je n’ai pas dit que je pissais dans mon lavabo car ça aurait été mentir et la patronne aurait été choquée. J’ai juste dit à la patronne et à Johnny qui approuvait la patronne, sans doute pour obtenir une consommation gratuite, que je ne savais pas comment était le dessous de mon lavabo, n’ayant jamais pris soin d’en prendre soin. Pour vous dire la vérité, je charriais ces braves gens : ma salle de bain est d’une propreté sans égal, j’ai fait le ménage de la salle de bain à fond il y a moins de trois mois, quand j’ai changé de machine à laver. Et surtout, je suis équipé d’une femme de ménage dernier modèle avec GPS et poils sous les bras intégrés.

La patronne m’a immédiatement rangé dans la catégorie des gros dégueulasses qui ne lavent pas le dessous du lavabo plusieurs fois par jour ce à quoi j’ai répondu que si j’avais pris soin d’acheter un appartement avec salle de bain, c’était pour me laver moi, pas le dessous du lavabo. Ne comprenant pas ce que je voulais dire, je lui ai dit que, par exemple, je prenais une douche et un shampoing tous les jours. Pas elle, ai-je cru comprendre.

Mais sa salle de bain est propre.

A cause du vieux Joël qui rigolait bêtement, elle a compris que je me foutais de sa gueule et ça m’étonnerait qu’elle nous paye une tournée ce mois-ci. Son mari devrait le faire, il rigolait aussi.



08 janvier 2010

Panique à la Défense

Tout énervé, hier, en fin d’après-midi, il fouilla ses poches les unes après les autres. Rien dans le pantalon. Même dans la poche arrière. Rien dans la veste. Aucune des poches soigneusement décousues lors de la précieuse acquisition. Rien dans celles du manteau, même celles qu'il n'utilise jamais.

Il avait bel et bien disparu. Il fouilla sur son bureau, fit un aller-retour dans le couloir voir s’il n’était pas tombé de sa poche. Non. Enfin, si. Il avait du en tomber, mais pendant la pause déjeuner, en allant à la cantine. Il aurait été récupéré par un passant ou plus probablement, tout frêle et tout blanc, il se serait enfoncé dans la couche de neige qui gisait depuis le matin.

Sa soirée était perdue. La batterie de l’iPhone était à moitié vide et il avait perdu le câble qu’il avait pris soin d’emporter le matin pour le recharger à partir du port USB du PC du bureau. Il était sûr d’avoir pris le câble. Il ne pouvait qu’être tombé de sa poche.

Le câble de secours avait été perdu pendant les vacances, probablement oublié chez sa sœur, il ne restait plus que le câble d’origine, pour lequel il n’éprouvait aucune affection particulière mais qui venait de tomber de sa poche et était perdu dans la neige du parvis de la Défense.

Il prit alors la seule décision qui s’imposait : partir légèrement plus tôt du bureau pour en acheter un neuf aux Quatre Temps, l’immense centre commercial, près du métro. Il hésitait toujours à envoyer un SMS à son ami, gros, doté d’une barbe blanche qui tranchait avec son teint ténébreux habituel : « Commence sans moi, ce soir, je serai peut-être légèrement en retard ».

Il commença la réunion qu’il devait animer : « Bonjour, je vous remercie, je vous propose que nous arrêtions la réunion dès 17h30 afin que vous ne soyez pas pénalisés en cas de problèmes de transport, avec toute cette neige ». Les participants, pensez-donc, étaient très satisfaits.

Ainsi, à 17h30, il pu regagner son bureau, répondre à quelques mails et partir à 17h45 non sans aller uriner une dernière fois avant d’affronter le froid. Affronter ! C’est bien le mot. Remonter tout le parvis de la Défense dans le givre pénétrant tout en maîtrisant chacun de ses pas pour ne pas glisser sur les pavés gelés.

Au bout des six minutes de marche, transi, il entra enfin dans les Quatre Temps et se précipita vers la première boutique venue pour chercher un câble. C’était une boutique d’un des trois plus grands opérateurs de téléphonie mobile français. Des adolescents boutonneux pullulaient comme des supporters de Johnny à la sortie de l’hôpital. Il prît la fuite vers une autre boutique, plus généraliste où une vendeuse était disponible et put lui rendre son service. Lui vendre un câble « iPhone USB » accompagné d’un chargeur pour la France, d’un autre pour l’Allemagne et de deux autres dont il ne sut identifier l’origine car il ne partait jamais en vacances à l’étranger et qui traineraient probablement pendant des mois sur son bureau car il n’aurait jamais le courage de les jeter à la poubelle.

Un drame faillit se produire à la caisse. Il sortit, en effet, 25 euros de sa poche, somme exorbitante pour un vulgaire câble mais la jolie vendeuse n’avais pas la monnaie pour rendre les dix centimes nécessaires. Grand cœur et tenant trop à son câble et à son rendez vous du soir, il dit « c’est bon ! Gardez la monnaie ! » et ne pensa même pas à régler son achat par carte.

Sortant de la boutique, il se retrouva dans une foule qu’il n’avait pas remarquée en arrivant, tant il était préoccupé par ses emplettes. « Putain ! Quel con ! Que fous-je dans le peut-être plus grand Centre Commercial d’Europe un jour de soldes ? » se dit-il. C’est alors qu’il constata que la boite achetée, contenant le matériel, ne rentrait dans aucune de ses poches. Il pris la décision qui s’imposait : l’ouvrir et prendre chacun des éléments pour les ranger un par un dans différentes poches en prenant bien garde à ne pas mettre le câble dans la poche de son pantalon mais dans celle de sa veste afin qu’elle ne tombe pas pendant le trajet.

Il ouvrit donc la boite mais chacun des machins étaient dans un slot dédié mais comme il avait pris le câble en main en premier il était coincé ! Les extrémités du câbles (les prises, quoi, faites pas chier) étaient elles-mêmes bloquées dans leur emplacement. Or une main était prise avec le câble, une autre avec le carton. S’il remettait le câble en place pour libérer une main, il ne pourrait pas prendre chacun des machins (les adaptateurs pour les prises de courant de chaque de pays). Tout en errant dans la foule à la recherche du métro le plus proche, il s’interrogeait, espérant trouver une surface plane pour pouvoir déballer le tout, toujours un carton dans une main et le câble dans l’autre, les extrémités du câble toujours dans le carton.

A un moment, il vit un escalator qui descendait ce qui est complètement con : il aurait du s’appeler un déscalator mais on ne pas tergiverser au bout d’une page et demie.

Notre héro était sauvé ! Le métro était proche et là, il pourrait tout poser sur une banquette. C’est alors qu’il vit une pancarte incitant les gens qui étaient en bas à monter pour prendre le métro. Comme il venait de commencer sa descente, il décida de remonter immédiatement. Les passants furent médusés de l’agilité, de l’hagilité même pourrait-on presque dire, de l’homme en cravate, légèrement ventripotent, qui montait à contresens l’escalator, une boîte dans une main de laquelle (boîte, bordel) sortait un câble dont il tenait l’extrémité de l’autre main.

Je vous raconterai peut-être la suite de cette aventure demain, mais j’ai bien trouvé mon métro tout en me dépatouillant avec ma boîte. Tonnégrande est arrivé en retard à la Comète et mon câble d'origine était branché à mon ordinateur portable, à la maison.



Le Kremlin-Bicêtre en une de liberation.fr !

Bon, c'est pas la gloire non plus!



"Les ministres de l’Intérieur Brice Hortefeux et de l’Education Luc Chatel sont attendus au lycée Darius Milhaud «vers 16H00», a indiqué le ministère de l’Intérieur."

J'espère qu'ils seront partis à 19 heures... Ou alors qu'ils viennent boire un coup à la Comète...

Nos remerciements à nos enquêteurs sur place.






06 janvier 2010

04 janvier 2010

Dans quel bistro est Tonnégrande !


C'est la question que je me pose parfois quand je cherche à le rejoindre. Avec l'iPhone, et l'application « Friendspin » tout sera automatique ! Je le raconte dans le blog geek.

03 janvier 2010

Surréalisme véridique

Je viens de recevoir un appel d’un portable d’un numéro inconnu. Poli comme toujours, je décroche : « Allo, oui ? » « Oui, c’est la Réunion » (le numéro commençant par +00336, je devine qu’il s’agit de « notre » île). « Oui, heu… » « Oui, je t’appelle de la Réunion » « Mais qui es-tu ? » « Ben Marcel ». 2 jours de voyage, 10 jours de navigation et 3 jours de visite : très peu pour moi, merci.

Ah oui, bien sûr ! Où avais-je la tête ? Marcel le Fiacre est en voyage là-bas. Une croisière de touristes qui mijote depuis un an. Il voulait que je vienne avec lui. Kenya, Réunion, … Au retour, je lui ferai ma blague préférée : « Alors, il n’y avait pas trop d’étrangers ? » et sa réponse sera : « Ah si, mais pas comme ici ».

Bref… Je lui demande pourquoi il m’appelle, vu qu’il est parti jeudi. « Je n’ai pas réussi à avoir Jacques » « Oui, ben c’est pas une raison pour m’appeler » « Si, j’avais besoin qu’il te demande de me rechercher des adresses sur internet, tu sais pas où je peux le joindre ? » « Ben… demande-moi directement ! » « Ah oui, tiens… ».

Il m’a donné un premier nom avec l’adresse complète. Je n’ai pas trouvé dans pagesblanches.fr. Il m’a donné un deuxième nom. Mais le prénom trouvé ne collait pas « Ah, non, ça doit pas être lui, je crois pas qu’il a changé de nom ». On a arrêté là. Je lui demande : « Ben, tes potes doivent être en liste rouge, pourquoi tu veux leurs numéros de téléphones ? » « Je ne veux pas leurs numéros de téléphone, je veux leurs adresses pour leur envoyer des cartes postales. » « Ben tu viens de me donner leurs adresses pour que je les cherche » « Ah oui, tiens… ».



Pompière nue


(je suis jaloux de la popularité de mon eEpouse).


02 janvier 2010

Des nouvelles !

Plus j'ai des vacances, plus je suis débordé, moi ! Pas le temps de bloguer. Contrairement à ce qui était prévu, il a fallu que je ramène le fils à Jim chez sa mère à Douais.

Évidemment, le petit pleurait comme une Madeleine car il quittait son père et je n'avais aucune idée des moyens à utiliser pour le calmer. J'en étais moi même tout chose. Il a mis une demi heure à s'endormir.

Sur la route, j'ai bien cru ne pas arriver à destination à cause de la neige. Et c'est arrivé la-bas que je me suis rappelé que j'avais rendez vous à midi avec Tonnegrande.

Arrivé à la Comete après avoir péniblement restitué la voiture de location (à cause des bouchons dans Paris), vers 16h30, j'ai pu constater qu'il est très patient. Il m'attendait au comptoir depuis midi. Heu...

Je veux bien croire que vous vous en foutez mais Didier Goux nous raconte bien ses promenades avec sa nouvelle caisse.


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