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30 novembre 2010

Ma vie de pouffe - 1

Putain, ils font chier ! J’avais mis des talons hauts, aujourd’hui. Il faut dire que le nouveau directeur des contentieux prenait son service aujourd’hui. et qu'il aurait besoin d'une secrétaire J’avais mis mon petit ensemble trouvé chez Prisunic, cet été. Avec, le manteau de fiacre de la grosse à Marcel que vendait le frisé, le copain du gros black, ça faisait vachement classe.

Tu parles !

En allant bouffer, à midi, v’la que j’me prends le talon dans le trottoir. Clac. En l’air le talon sans talent. J’avais l’air fine, dans la rue. Il a fallu que je casse l’autre pour pouvoir avancer. Tu parles d’un confort. Sans compter que ça caillait. J’avais les pieds en sang. Du coup, je me suis arrêté au Monoprix pour acheter des pansements mais avec le froid, il a fallu aussi que j’achète des chaussettes.

Tu parles d’une gravure de mode. Et l’autre frapadingue, là, du service contentieux, on m’avait dit que c’était un petit jeune ! Tu parles ! Un gros moustachu. Je suis sure qu’il roule en Renault et qu’il a plein de clébards.

Enfin, j’ai réussi à me casser de bonne heure. Il me tardait de poser mon cul sur le tabouret de l’amandine et de m’enfiler un Kir. Et paf ! J’arrive ! Y’avait l’autre pétasse, la Geneviève. 55 balais, petite, grosse, moche, mais comme elle a sucé tout le quartier, sauf la bande de la Comète, bien sûr, ils sont tous après elle. Il n’y a que quand elle défoncée que les autres s’intéressent à moi.

Et encore, je crois bien, c’est plus à mon cul, qui s’intéressent, ces fumiers, je crois bien. Enfin, là, je les ai bien eus, avec le vison de Miranda : ils l’ont dans l’os pour reluquer. J’ai bien tenté de croiser les jambes pour exciter un peu le gros Loïc, mais il parlait foot avec le gros Djibril. Il était à moitié plein, celui-là. Vous vous rendez compte : d’après Nicolas, il aurait dit que j’ai un trop petit cul. C’est bien la peine que je me fatigue ! Djibril, côté bagnole, c’est plus un 3 tonnes 5 qu’une mini qui l’intéresse. Il parait d’ailleurs que pour l’engin, c’est pareil. Confidence de Geneviève. Entre nous, je voudrais bien valoir ce qu’il vaut le Djibril. Parce que le Gros Loïc, on sent assez vite l’essoufflement et on est obligée de tout faire. Par contre, ses moustaches ! Je dois reconnaitre...

Oups.

Je crois que j’ai trop parlée (pour les accords, au féminin, je débute !). Je savais pourtant qu’il ne fallait pas que je dépasse les sept kirs.

La Grande Manu prend le voile

La blogosphère est en émoi. Isabelle et Dadavidov en font chacun un billet. La Grande Manu, @emanu124 dans l’intimité, a décidé de quitté le Wikio : c’est l’objet de son billet du jour. Il est très rare que je parle de Wikioteries et de blogage dans le présent blog. D’ailleurs, je ne sais pas comment prendre ce billet, espèce de réponse à Isabelle et Dadavidov.

Wikio est avant tout un portail d’information. Mon blog n’est pas un blog d’information sauf pour ce qui concerne les cuites au Kremlin-Bicêtre. Ce blog n’intéresse pas Wikio, portail d’information. Il intéresse peut-être Wikio puisqu’il participe aux classements en distribuant des liens à gogo (250 liens vers 123 sources, ce mois-ci, mais c’est de la faute aux inventions de Lolo).

Wikio a opéré un changement récent : le « classement divers » est devenu le « classement multithématique ». Ce changement n’est pas neutre. J’aimais bien le côté cocasse d’être dans un top 20 divers. Par contre, je ne me reconnais pas au sein d’un classement « multithématique » : mon blog n’est pas multithématique, il est sans thématique, contrairement à ce lui de FalconHill, par exemple (il parle foot, politique, …). Mon quatrième blog, le Comptoir est un blog multithématique (blogage, politique, Twitter, …).

Partageons nos agapes reste un blog divers. La nuance est faible mais le classement n’a strictement aucun sens donc il est parfaitement justifié et j’y reste. Avec deux blogs, d’ailleurs.

Et j’aime bien les gens qui y sont.

29 novembre 2010

Mon blog de pouffe

Mesdames, Messieurs,

Je vais vous annoncer une nouvelle qui va vous la couper. D’ailleurs, moi, je me les suis coupées. A cause d’Emanu124 (faire un lien vers une blogueuse qui n’est pas plus chez Wikio frise le gaspillage), je me suis inscrite dans un réseau social réservé aux femmes tenant un blog. Je suis donc OBLIGEE de transformer ce blog en blog de blogueuse.

J’hésite encore à trouver un style précis. L’alcoolique mondaine qui s’attarde au comptoir avec des vieux pochards ? La pouffe de chez pouffe ? Je me sens bien adopter le fond de vulgarité nécessaire à de telles performances. Je vais demander à mes amies blogueuses de me conseiller. Tiens ! Lançons une chaîne de blogs ! Hop : Shaya, Océane, Nancy, Béa, Aude, Mrs Clooney, Cathy, Day, Sandrine, Zette, Lucia, Trub, Isabelle, Marie. Le sujet est : « Comment aider Nicolas à se forger une personnalité de blogueuse ». J’aurais pu contacter Olympe mais elle m’aurait engueulé. Tiens ! Et Catherine ? Et la mère Castor ? Vous avez le droit de participer aussi. TOUS les conseils sont les bienvenus. Polluxe, CC, Céline, Céline (je tague les deux, c’est à cause de mes trous. De mémoire, abruti). Suzanne pensait peut-être y échapper. Annie. Fiso. Audine. Laure. Minijupe. Zoridae. Frieda. Nekko. Ciguë. Mip. Virginie. Noisette. Nef. Sophie. Agnès. Non, pas Agnès, je vois ça assez moyen dans la ligne éditoriale de son blog. Nipette. Je ne sais pas de qui il s’agit. Ah ! Si ! Elle a commenté au comptoir aujourd’hui. Ellie. Jeffanne. Tiens ! J’espère que son retour est réel. Ju. Je crois bien que c’est la première fois que je la tague. C’est amusant, j’ai un tas de gens dans mon readre. Je ne peux pas statuer quant à leur sexe. Non, pas la taille. Si je les cite et qu’ils sont des hommes, ils vont me tirer. Les cheveux.

J’ai inscrit ce blog, uniquement. La politique est quelque chose de sérieux, on ne peut pas la confier aux femmes.

La pouffe rancie, ça m’irait très bien. Vous savez, la fille d’une quarantaine d’années, déformée par des litres de Kir. Tiens ! Je ne sais pas pourquoi les alcooliquettes boivent du Kir. Ah ! Non ! A l’Amandine, il y a une militairesse qui boit de la bière. Geneviève boit du Kir pêche mais je suppose qu’elle n’est pas trop attachée à son image. Yvette boit du Kir, mais elle est un peu hors catégorie. Il faudrait que je lui consacre un blog dédiée.

J’imagine mon héroïne acariâtre comme la plupart des filles qui pitanchent au comptoir. Secrètement amoureuse de Tonnégrande à cause d’une de ses particularités légendaires entre Villejuif et le Kremlin-Bicêtre mais ne réussissant à avoir que les avances du Gros Loïc. J’imagine ce dernier profitant d’un état d’ébriété avancé lui passer une main au valseur, tendrement.

Alors tous les matins, je ferai un compte rendu de la soirée.

Kir par Kir.

Vous voila prévenues.

Mort de Leslie Nielsen

Comme Disp et Lolo, je souhaite rendre hommage à Leslie Nielsen, mort hier à 84 ans. C'est évidemment "Y'a-t-il un pilote de l'avion ?" qui nous vient en tête quand on pense à lui mais il y en avait un tas d'autres, notamment tous les autres de la série "Y'a-t-il".

Le genre de films totalement délirant.

Il savait nous faire rire.

Un peu de musique, le dimanche matin

Grâce à @terminalose, j'ai l'occasion de vous présenter ce chez d'œuvre de la musique et de la chorégraphie.

Remerciez le.


26 novembre 2010

Un vendredi soir à Bicêtre

Mesdames, Messieurs,

Pour la première fois cette année dans ce blog, je vais vous faire le compte rendu traditionnel du lendemain de la soirée de ce soir AVANT qu’elle ne se passe. Tachez de suivre.

Remerciez-moi,
Nicolas

Ayant préparé une petite farce pour les amis Disparitus et Dadavidov, je me suis consacré à la rédaction du billet du soir que, par un aimable concours de circonstance, vous êtes en train de lire. Une fois celui-ci publié, j’ai consulté une dernière fois ma messagerie, ramassé l’iPhone sur son chargeur, enfilé la secrétaire ma veste et mon manteau. Il n’a pas été de trop dans la mesure où, comme dans le courant de l’après-midi, il est tombé une fine neige.

Le métro n’était pas trop chargé et le retour au Kremin-Bicêtre s’opéra dans de très bonnes conditions, je n’ai pas matière à faire un billet sur le sujet aujourd’hui. Ca tombe bien, quand j’ai quitté le bureau, hier soir, il me restait 182 billets de blog à lire, dans mon Reader.

Comme tous les soirs, le gros Tonnégrande m’attendait au comptoir de la Comète. Tiens ! Pendant que j’y pense ! Ca va faire deux jours qu’on n’a pas vu le vieux Joël. Je l’avais appelé, avant-hier, et il m’avait confirmé qu’il se mettrait au vert pour quelques jours…

Tonnégrande était visiblement (et auditivement) arrivé de bonne heure, dans l’après-midi.

Vers 20 heures, je suis monté à l’Amandine où m’attendaient Corinne, sa mère et le Gros Loïc qui braillaient comme toujours.

Camille (j’en avais fait un billet dans le blog politique) est en arrêt maladie depuis le début de la semaine. Il passe ses après-midi sur un tabouret de comptoir. Je ne sais pas comment fait Michel, le patron, pour ne pas craquer. Là, Camille discutait avec Geneviève et le Colonel. Tous les trois étaient dans un état avancé. J’ai donc décidé de me réfugier au coin du bar avec mes trois compères.

Vers 21 heures, je suis redescendu à la Comète. Tonnégrande était encore là. Hips. Il avait été rejoint par Djibril qui avait « quartier libre », non pas que sa femme l’empêche de boire mais il commence généralement le boulot à 6 heures du matin et doit donc se lever à 5 cinq heures. Aujourd’hui, nous sommes samedi : il pourra faire la grasse matinée.

Tonnégrande n’était plus étanche. Nous l’avons donc poussé à partir. Il était très drôle, à tituber, en traversant l’avenue pour prendre son bus avec son sac Leclerc dans une main et sa sacoche du boulot dans l’autre.

Vers 22 heures, Djibril s’est barré en chantant la Marseillaise en Wolof.

Je suis resté avec Yannick le temps qu’il rentre la terrasse.

Le vendredi soir avait été parfait.

J'ai bu une bière avec @balmeyer, @detoutderien2 ne dis rien @zoridae

J’avais fini par obtenir une réponse de Balmeyer qui devait m’attendre à l’angle de la Rue Biconde et de l’Avenue du Messie. Ayant un peu d’avance, il est venu à ma rencontre et c’est sur ce trottoir si sympathique, là, que nous nous sommes salués. Symboliquement, nous décidâmes que la tâche la plus urgente était de chercher un bistro équipé de l’indispensable : un comptoir avec un serveur derrière.

Chose fut faite dans l’allée Lévert où le bar Biture Hic nous attendait les bras ouverts.

Balmeyer commença à me raconter les projets de sa douce Zoridaë qui vient de racheter sa propre affaire. Je n’ai pas trop compris ce qu’elle fait. Elle a des jeunes filles dotés d’un contrat de type auto-entrepreneur pour aller travailler dans des hôtels, la nuit.

Après, j'ai mangé un sandwich et nous sommes rentrés, lui pour faire la sieste et moi pour travailler.

Demandez le véritable billet à la Nicolas J


Ce rendez-vous était fixé de longue date, quand nous avons eu l’immense joie de découvrir que nous étions voisin et aurions l’occasion de vider quelques verres ensemble à midi. Je lui avais proposé une date proche, c'est-à-dire, aujourd’hui, dernier jour de la semaine de travail.

Ce matin, il me contacte pour confirmer cette séance de relaxation dans la mi-journée et je lui envoie un mail dont j’ai le secret : « dis-moi où et quand. »

Et j’attends toujours la réponse.

N.B. : C’est en faisant ce genre de billet, moi, que je me rends compte qu’il n’y a pas beaucoup de liens vers PMA, ce mois-ci. Au boulot, bordel !

Vers un Grenelle des La Motte-Piquet

Il y a des jours, comme ça, où on se réveille très tôt pour une raison inconnue. Quand on se rendort vers 6h30 pour vingt minutes : c’est fatal, on a la tête dans le cul. Le temps de mettre mes chaussettes, je fonce à la Comète. La patronne m’a fait remarquer : « tu as des petits yeux, la soirée a été dure ? » Même pas ! Au moment de payer, je dépose 1€20 au lieu de 2€40. La tête dans le cul. Ensuite, plongé dans l’iPhone, j’ai laissé passer ma station de métro et me suis réveillé à La Motte Piquet Grenelle (si vous avez une réserve de traits d’union, en stock, vous pouvez les remettre). Arrivé au bureau, je me suis trompé d’étage. Et il n’est que 8h15.

En fait, je n’étais pas dans l’iPhone mais dans le présent billet…

En 20 ans de vie Parisienne, j’ai toujours échappé au pire pour les transports en commun quotidiens, à part les petites merdes que tout le monde connaît : incidents techniques, grèves, … J’ai eu la chance :
-         d’éviter les changements de ligne dans les stations chiantes à part les rares fois où j’ai voulu changer à Chatelet (essayez d’y prendre la ligne 7, pour voir !),
-         d’éviter les longs trajets (supérieurs à 45 minutes deux fois par jour, ça va laisser rêveur les provinciaux) dans des mauvaises conditions (quand je bossais à la Défense, j’étais assis, en moyenne, pendant plus des trois quarts du trajet).

Depuis lundi, mon temps de transport est réduit (de l’ordre d’une demi-heure), mais une des lignes est très chargée et les incidents techniques y sont de plus en plus fréquents.

Cette semaine, j’ai découvert une autre facette. Je dois faire la jonction à Place d’Italie entre la 6 et la 7 : visiblement nous sommes des milliards à faire pareil. Sortis de la première rame, on est happés par la foule qui nous pousse pendant une bonne centaine de mètres, escaliers compris, vers les quais de l’autre station.

Je crois que je vais finir ochlophobe. Ne soyez pas impressionnés par ce mot ni par ma culture considérable : je viens de le découvrir. Il s’agit de la peur de la foule contrairement à agoraphobie qui correspond la crainte de ne pas pouvoir être secouru en cas d'attaque de panique, ce qui est le cas quand il y a foule mais on ne va pas tergiverser. « Ochlophobe » n’est pas dans le dictionnaire orthographique de Word.

Quand je pense à mes collègues qui cumulent la durée des trajets, des lignes difficiles et des changements pénibles…

(vous pouvez cliquer sur le plan de métro là haut pour l'agrandir : j'ai un blog utile)

25 novembre 2010

On se connait ?

Cette après-midi, j’avais une réunion hyper importante au siège de ma boite avec quelques personnes de l’extérieur. Quand une d’elles est arrivée, je lui ai tendu la main, il m’a dit avec un air méprisant : « Je vous ai déjà dit bonjour ce matin, j’étais déjà là pour une autre réunion ».

J’ai dit « ah ! Excusez-moi, je suis dans la lune » car je suis très poli.

Mais enfin, moi, je n’étais pas là, ce matin. J’étais en réunion à l’extérieur. Je suis arrivé au bureau vers 13 heures.

24 novembre 2010

Patrimoine mondial de la routine

Il y a eu un vague changement dans ma vie : j’ai changé de lieu de travail. La Défense : c’est terminé. Pour ceux qui connaissent Paris, je suis maintenant presque en face du bâtiment dont la photo illustre ce billet. Ca me fait gagner près d’une heure par jour. Les bons jours, parce que ce matin, la ligne 6 est dans le gaz. Je ne comprenais pas mes collègues qui gueulaient après cette ligne : en trois jours, j’ai pigé ! Heureusement que j’ai un trajet de secours…

A propos du métro, je suis stupéfait de la vitesse à laquelle un Parisien s’habitue à des nouveaux trajets et donc à quelle vitesse je suis moi-même devenu un « vrai Parisien » (avant d'aller à la Défense, je bossais dans la banlieue, près de chez moi, et j’allais en voiture). Je pensais qu’on réfléchissait un peu, même si on connaît le trajet par cœur. Pas du tout. Dès le troisième jour, je me suis inséré dans le flot des voyageurs qui descendent de « la 7 », à Place d’Italie, pour s’engouffrer dans « la 6 ».

Ce matin, le quai de « la 6 » était noir de monde : incident technique. Je me suis résigné. J’ai avancé un peu, poussé par les arrivants et je me suis résigné : il me faudrait attendre le passage de plusieurs rames avant de pouvoir espérer entrer dans le machin, comme une sardine dans une boite, et tenter d’y tenir pendant la dizaine de stations qui m’amènent au travail.

Et c’est là que j’ai réagi. J’ai regardé l’ensemble des braves gens, mal réveillés, qui attendaient, comme moi, mais faisant le trajet depuis des années, peut-être depuis une vie. Résignés.

Alors je suis reparti, je suis remonté dans « la 7 » et j’ai changé à Jussieu pour « la 10 ». Je n’avais perdu qu’une petite dizaine de minutes.

Je suis descendu à Ségur. Jusqu’à lundi matin, je ne savais pas qu’une station de métro s’appelait Ségur. Ségur est pourtant un marquis, grand père de la comtesse de Ségur, celle qui écrivait le Boléro de Ravel en faisant des mots croisés et qui a pris du galon dans la noblesse, par rapport à son grand père, même si je ne connais pas spécialement la hiérarchie dans la noblesse malgré ma fréquentation de gros réactionnaires.

J’ai remonté l’Avenue et je suis passé devant le bâtiment en question, le siège de l’Unesco. Il est très joli vu du ciel mais dans la vraie vie, on dirait un HLM des années 50. J’ai envie de lancer un cri terrible « Le siège de l’Unesco est très moche et ils sont bien gentils de classer notre gastronomie à leur patrimoine mondial alors qu’on est même pas fichus de passer un coup de ripolin sur leur siège » mais je ne sais pas si je serai entendu.

J’arrive à destination. Je n’avais pas préparé de billet politique, dans ma tête, alors j’ai pondu un truc au hasard, interrompu par par les collègues me racontant leurs ennuis avec la ligne 6.

Mais je m’en fous. Ils sont résignés. La seule échappatoire qu’ils ont trouvé, c’est de raconter à leurs collègues de boulot leurs problèmes de transport en oubliant que les collègues ont les mêmes.

La routine s’installe. 210 ou 220 jours de travail par an.

23 novembre 2010

22 novembre 2010

Je suis calme mais ça va chier !

J’ai tiré une de ces flemmes, sur les blogs, depuis jeudi, moi ! Juste un billet un peu sérieux, ce matin, au comptoir (qui a « subit » uniquement trois billets courts en trois jours). Un billet sur PMA, samedi, un ici aussi, une connerie dans le blog geek.

Tout part de la soirée Beaujolais jeudi. Hips. Le vendredi matin fut un peu difficile et le retard de blogage s’est accumulé…

Que ça ne m’empêche pas de vous raconter mon voyage en Bretagne qui n’a strictement aucun intérêt.

Je vais donc hurler contre les conducteurs abrutis. Il y en a beaucoup. Ca m’exaspère.

Petit 1 : ceux qui roulent trop vite quand il pleut. Ce n’est pas qu’une question de code de la route : quand la visibilité est réduite, on voit les obstacles moins loin et les autres ne nous voient pas forcément.

Petit 2 : l’abruti de vendredi qui a klaxonné pour que je passe sur la voix de gauche pour le laisser s’engager alors qu’il était sur la voie d’accélération. Sauf que je roulais exactement à la « vitesse limite » donc pour être gêné par moi, comme je ne l’avais pas vu, c’est qu’il avait dépassé la vitesse limite lors de son accélération sur la voie ad hoc. Il aurait donc fallu que je passe sur la voie de gauche pour le laisser me doubler à droite. Il y a de ces cons. Un type relativement âgé qui en changeant de voie à 130 km heures trouvait encore les moyens de me faire des signes…

Je voudrais par ailleurs m’adresser aux gérants des stations sur l’autoroute, celles qui ont des distributeurs de café modernes, avec écrans tactiles.

Petit 1 : ce n’est pas parce que le machin est joli avec un écran tactile que je m’arrête prendre un café mais parce que j’ai envie, voire besoin, de prendre un café.

Petit 2 : ce n’est pas parce que vous écrivez dessus que le café est durable (j’entends par là, issu du commerce équitable selon des méthodes respectueuse de l’environnement) qu’on va vous croire.

Petit 3 : vous avez des machines où il faut payer d’avance mais le monnayeur est à droite et l’écran tactile est à gauche, ce qui est contraire à la logique, à l’instinct. Donc, par réflexe, on choisit la boisson, puis on insère la première pièce mais le temps que votre putain d’ordinateur réagisse qu’on a choisi la boisson avant de mettre le pognon et nous engueule, on met la deuxième ce qui bloque la machine pendant 10 secondes avec un message d’erreur débile, de type « vous devez 1€30, choisissez la boisson, crédit disponible 1€30 » alors on perd du temps à réfléchir surtout qu’avant, dès qu’on a appuyé sur le bouton de choix, la machine nous avait dit « Excellent choix ». On reste comme des cons.

Par ailleurs, j’aimerais savoir pourquoi la bouteille d’eau de 50cl avec une espèce de tétine pour qu’on puisse boire en conduisant ce qui est interdit à 1€35 alors que la bouteille d’un litre avec un bouchon normal est à 1€30.

Enfin, la petite dame, accompagnée de sa petite fille d’une vingtaine d’année, très charmante, est informée que le bus 285 n’a pas à être immobilisé quelques minutes le temps que la petite charge les achats faits à Ikéa en appelant les messieurs qui sont dans le bus pour l’aider (surtout quand je fais partie des messieurs en question). Surtout que le 285 n’est pas sensé allé à Ikéa et qu’elles ont pris le bus uniquement quelques kilomètre après avoir utilisé un autre moyen de transport. Putain de bordel mais où allons nous si les gens se mettent à aller faire des courses en bus à Ikéa un dimanche après-midi.

Et en plus, le vieux Joël est arrivé en retard au bistro et le patron était bourré, du coup, on s’est barrés.

Le reste du week-end était parfait, merci.

20 novembre 2010

Au bistro, on ne vieillit pas

Je ne sais pas si une épidémie s'est répandue dans la blogomachin mais voilà que Doudette nous décrit son bistro. L'exercice est toujours amusant selon l'angle d'observation choisie par l'auteur. Doudette nous décrit une journée complète avec les évolutions de la clientèle en fonction de l'heure, chose que je serais incapable de faire pour mes bistros à moi (bossant à heure de chez moi, je ne suis jamais, en semaine, au bistro de 7h30 à 19h).

Ah ! Je vais faire un aparté : la dernière fois que j'ai fait un billet sur les bistros, une espèce de crétin est venu m'engueuler parce que j'écrivais « bistro » et pas « bistrot », comme Doudette par exemple. J'ai été poli. Je l'ai juste traité de connard alors que j'aurais pu lui rappeler que quand on n'a pas de culture on ferait mieux de fermer sa gueule plutôt que d'étaler sa connerie. On peut écrire « bistro » comme « bistrot », les étymologistes n'étant pas foutus de savoir d'où ça vient. D'ailleurs, on s'en fout, comme pour « conard » qui peut s'écrire avec un ou deux « n ».

Il est toujours intéressant d'observer les bistros tout en se remettant soi-même à sa place : on est toujours acteur de la scène qu'on observe. Alors, il faut observer pour observer. Se mettre dans un coin et regarder autour de soi tout en s'imaginant la manière de rédiger ce qu'on voit. J'étais très fort pour ça à une époque. Je me mettais au bout de comptoir de manière à la regarder dans toute sa longueur tout en conservant un oeil dans la salle. Je dois reconnaître que l'iPhone a un peu tout gâché. Quand je suis tout seul, je le sors puis je n'arrive plus à décrocher, à rester à glander, à observer.

Ah ! Je vais faire un aparté : l'iPhone crée effectivement une addiction stupide mais les « opposants » se trompent complètement quant à la nature de celle-ci. Ce sont les applications qui créent l'addiction (pour moi, avec l'iPhone, c'est surtout Twitter mais aussi la volonté de lire les mails au fur et à mesure) et quand on n'a pas l'iPhone, on s'en sort très bien. Il n'y a strictement aucun manque. Hier soir, par exemple, je suis resté tout seul de mon arrivée (20h45) jusqu'à environ 23h15. Quand les copains sont arrivés, j'ai immédiatement rangé l'iPhone, n'y jetant un oeil fréquent mais distrait uniquement pour voir si quelqu'un ne me causait pas, dans Twitter, dans la mesure où, avant, j'avais entamé plusieurs discussions avant l'arrivée des potes.

J'aimais bien ces instants de solitude (par ailleurs très fréquent quand je suis au 1880 Café, les copains étant aux Cornouailles jusqu'à la fermeture et me rejoignant après, le vendredi ; le samedi est donc plus agité !).

Hier, j'aurais pu raconter une ambiance, rebondissant sur un passage de Doudette à propos des jeunes. C'est un bistro que je fréquente depuis 26 ou 27 ans mais c'est mon « bistro principal » à Loudéac depuis sept ou huit ans, seulement. Ou déjà... (mon bistro précédent a fermé à cause du décès de la patronne qui avait 48 ans. Putain de crabe).

Ainsi, j'étais client du 1880 qui s'appelait le Vincennes quand j'avais moi-même 18 ou 19 ans, quand mon bistro principal de l'époque, l'Atelier, était fermé.

Hier, la salle était remplie de types et de nanas de 18 à 22 ou 23. Le changement, par rapport à notre époque, est qu'on était client du comptoir et eux sont en salle. Nous (mes potes) sommes restés « du comptoir » d'ailleurs.

Physiquement, ils paraissent très jeunes, évidemment, mais comme je suis avec potes d'enfance, dans mon bistro « d'enfance », j'ai l'impression d'être resté jeune alors que j'ai plus du double de leur âge.

J'imagine qu'on doit passer pour des vieux cons... Comme j'observe les quelques vieux qui viennent plus en fin d'après-midi s'enfiler un verre de rouge...


18 novembre 2010

Cantine

Ce midi, il y avait une enquête de satisfaction à la cantine. Tout de suite, j’ai deviné que c’était complètement foireux, parce qu’ils font ça le jour du Beaujolais nouveau : les repas sont améliorés et (ou donc) les clients ne sont pas les mêmes que d’habitude, ceux qui auraient justement leur mot à dire.

J’ai néanmoins répondu avec l’application et la conscience qui me caractérisent. En fait, il y a très peu à améliorer. De nos jours, les cantines sont généralement correctes sauf pour ce qui concerne les légumes : des diététiciens idiots ont décidé qu’il ne fallait pas manger des pommes de terre plus d’une fois par semaine.

J’ai quand même très sérieusement répondu à la demande de suggestions d’amélioration : remplacer les caissières. Je ne plaisante pas : tout le monde a le droit de travailler mais il devrait être indiqué dans les contrats de travail des personnes en relation avec des clients que la politesse est nécessaire.

Tous les midis, quelle que soit celle des deux caisses prise (sauf les jours où une des deux caissières habituelles est remplacée), nous gagnons une soupe à la grimace. Elles n'adressent la parole  à presque personne, sauf pour dire « allez-y » ce qui veut dire qu’on peut passer le badge dans le machin prévu à cet effet.

Jamais un « bonjour ». Jamais un « bon appétit et bonne après midi ». Jamais un « merci ».

Cette impolitesse serait tolérable si les deux « filles » n’étaient pas connes comme des bites. Réellement. Rien dans le ciboulot.

Je me rappelle d’une fois où une des caisses était tombée en panne au moment où je passais mon badge « sans contact ». Je m’étais fait engueuler comme du poisson pourri comme si c’était de ma faute…

Alors j’ai indiqué, sur le papier du questionnaire, qu’il fallait remplacer les caissières, pour que nous puissions arrêter, dans les prochaines semaines, d’aller manger à reculons.

En rentrant au bureau, j’ai discuté avec les collègues. On a tous fait pareil.

16 novembre 2010

La mariée sera-t-elle en blanc ?

Nous interrompons toutes affaires cessantes nos distributions de conseils de cuisine pour annoncer une nouvelle de la plus haute importance : le Prince William va se marier avec Kate Middleton dont je n’ai absolument jamais entendu parler mais qui a l’air sympathique sur la photo même si le balcon n’est pas spécialement fourni, nous ne sommes pas là pour juger des épouses royales.

A priori, c’est une bonne nouvelle. Surtout pour la presse People, les marchands de fleurs et les traiteurs anglais. Ca ne devrait pas spécialement changer notre vie. D’ailleurs, outre le fait que je m’en foute royalement de la famille royale, pendant que je suis en train d’écrire des conneries dans ce blog, je néglige le blog politique où il faut que je rebondisse sur le billet de Seb Musset qui est très bien. Pas Seb, le billet.

15 novembre 2010



Je ne voudrais pas stigmatiser Samuel Jackson mais son homologue Val-de-Marnais a eu un sérieux coup de pompe, dimanche vers 4 heures du matin. Ce coup de pompe est exclusivement lié à son travail très prenant et très physique.

La photo étant à l'envers, je vous invite à faire pivoter votre écran de 90% (désolé, mais je n'ai aucun outil, sur le poste de travail que j'utilise, pour retourner la photo, je ne sais pas pourquoi, maintenant, toutes les photos envoyées de l'iPhone par mail sont automatiquement retournées à la réception et si on la fait pivoter avec Paint - seul machin à ma disposition, ça se retourne à nouveau dans blogger).

Edit : j'avais oublié de flouter... En le faisant, la photo s'est remise à l'endroit.

13 novembre 2010

La journée de la gentillesse : d'accord, mais aujourd'hui seulement

C’est la journée de la gentillesse. Il y a d’ailleurs un Kremlin des Blogs, ce midi, où nous aurons le plaisir de déjeuner entre blogueurs aimables, n’ayant pas la stricte manie de faire preuve de méchanceté dans les blogs. La seule personne que l’on pourra engueuler est le Vieux Jacques, mais, lui, c’est rituel.

Ainsi, Trublyonne, la gentille, sera là, avec Doudou, le gentil, de même qu’un tas d’autres blogueurs gentils.

J’aime bien la journée de la gentillesse, ça permet de faire des billets neuneus à souhait. Tiens ! L’occasion d’envoyer un lien vers chacun des blogs (que je connais) qui ont fait un lien vers un des miens au cours du mois écoulé. Il faut faire marcher le Jegounotron.

Cela étant, il faut que je décrive ici mon programme de la journée pour expliquer pourquoi je serai très peu présent dans les blogs aujourd’hui.

Ce midi : repas avec des blogueurs mais je ne sais pas qui à part Trub et Doudou qui n’est pas blogueurs.
Cette après-midi : sieste.

Ce soir : déjeuner chez le Vieux Joël préparé par son épouse et Tonnégrande qui nous fera du poisson boucané et du colombo de porc.

Demain matin vers deux ou trois heures : retour à la maison. Si possible. Parce que la dernière fois qu’on a mangé chez le vieux, le retour a été délicat. Les métros et bus étant fermés à cette heure.

Je pense que demain, je ne vais pas sortir… Mon côté solitaire...

jour-pour-jour
Mes mecs et moi... et moi... et moi... et MOUAH???

12 novembre 2010

Supprimer le 11 novembre ?

Ensemble, Homer et Romain s’interrogent sur la nécessité de maintenir un jour férié pour 11 novembre. Lazare Ponticelli, du Kremlin-Bicêtre, nous a quittés, il y a deux ans, c’était le dernier poilu vivant. Dans 8 ans, nous commémorerons le centenaire…

J’ai envie de traiter ce sujet comme une chaine, comme toutes ces questions pour lesquelles nous n’avons pas nécessairement de position tranchée. Pour ma part, j’aurais tendance à considérer qu’il faudrait ajouter une centaine ou deux de jours fériés plutôt que d’en supprimer.

J’imagine qu’une partie de la population est très attachée à cette journée… Je suppose que dans 500 ans, elle n’aura plus de sens et aura été supprimée. Allez, dans 400 ans aussi. Dans 300 ? Quand ?

Je suppose que la plupart des personnes nées après la fin de la guerre d’Algérie, la dernière vraie guerre sur ce qui était le territoire, par contre, s’en foutent totalement. Le 11 novembre n’est-il pas l’occasion de leur rappeler une page de l’histoire ?

Je n’ai pas d’avis. Sauf que j’aime bien les jours vériés.

Qu’en pensez-vous Zette, Valérie, Yann, Dominique, Le Grumeau ?

Samuel Tonnégrande

Si vous passez à Bicêtre et que vous croisez ce Monsieur, cela veut dire que Samuel L. Jackson est à Bicêtre. S'il boit du vin rouge, par contre, c'est que Tonnégrande lui ressemble vraiment.

10 novembre 2010

Le front et le nez

Vous n’êtes pas sans ignorer ou savoir, outre le fait que j’écrive parfois n’importe quoi, que je passe une partie de mes soirées avec le Vieux Joël à faire les mots croisés du France Soir. Mais la lumière de la Comète est vaguement tamisée et, pour une raison que j’ignore, cette vieille andouille refuse de consulter un ophtalmo pour avoir les lunettes adaptées.

Ainsi, quand c’est lui qui écrit, il se mettait trop près du journal et le bougeait en permanence pour trouver un éclairage favorable. Quand c’est moi qui écris, il n’arrête de me choper le journal pour mieux voir.

La situation était devenue intolérable. Il a trouvé une situation. Il ne se déplace plus sans sa lampe frontale

Illustration.

Mais cessons de se foutre de sa gueule et passons à la mienne, puisque, une fois n’est pas coutume, c’est moi qui était la risée du bistro, hier.

Figurez vous que je suis sorti par la porte normale pour discuter avec un pote qui passait dans la rue, devant l’Amandine. Comme nous avons marché un peu, je me suis retrouvé en face de l’autre porte, celle de la terrasse au moment de rentrer.

Le gros Loïc se trouvait en face, de profil, dans une de ces postures altières qu’ont parfois certains gros qui portent la bedaine un peu haut. Je me suis approché de lui en me foutant de sa gueule « Ah ! Tu es beau le gros. »

La vitre de la porte était très bien lavée et la serveuse avait enlevé les autocollants (tickets resto, CB, …) qui la décorent habituellement.

Paf dans le nez.

Ca fait très mal.

Du coup, Michel m’a mis des glaçons dans un sopalin que je me suis appuyé sur le nez pendant une quinzaine de minutes afin d’éviter l’hématome fâcheux, ce matin (ça a marché mais la douleur est toujours vaguement présente).

Heureusement, je suis le seul à avoir un téléphone avec appareil photo et un blog.

Revenons-en au vieux Joël.

Non seulement son téléphone ne fait pas appareil photo mais en plus, hier, il l’avait oublié chez lui (à charger) et avait besoin de joindre son épouse.

Je lui ai donc prêté mon iPhone et il a composé le numéro de chez lui. L’opérateur a alors indiqué que la ligne est fermée (ce qui était prévue mais dans une dizaine de jours seulement).

Désespoir du vieux.

J’ai alors pris mon iPhone et appelé le portable de Joël.

Sa femme a répondu.

Messieurs, si vous avez des maitresses, n’oubliez pas votre mobile chez vous.

Gloire à Monsieur Poireau

Son excellent billet "Plongez dans la modernité" a été repris par eblogs. Ainsi, il ne sera plus disponible uniquement en Wallon mais également en Français (et autres).

09 novembre 2010

Des bistros et des rumeurs

Un des bistros que je fréquente dans mon quartier va prochainement changer de propriétaire. Je ne vais pas le citer (et ne le citez pas en commentaires), ce n’est pas la peine d’attirer des visiteurs non souhaités, passant par là parce qu’ils connaissent mon blog ou en cherchant des précisions dans google. Pour l’information des habitués (du blog, pas des bistros), c’est là où nous finissions des soirées KdB quand son voisin d’en face fermait…

Toujours est-il que je l’ai appris par hasard (je ne sais même plus de la bouche de qui), vendredi soir, au comptoir de mon bistro habituel. Je n’étais qu’à moitié surpris mais ça fait toujours un choc : trois ans que j’étais client.

A 20 heures, fidèle à mes habitudes, j’ai changé de bistro et je me suis retrouvé chez Michel avec le gros Loïc. On parlait de choses et d’autres quand j’ai dit « Au fait ! Vous savez que XXX est vendu ? » Michel : « Ah oui ! Ca fait un bout de temps que je le sais… » Loïc : « Ben oui, tout le monde est au courant, c’est le frère de machin qui reprend. »

J’étais un peu surpris qu’ils soient au courant et pas moi. J’ai bien dit « surpris » pas « vexé » parce que je n’avais aucune raison d’avoir l’information. C’est le fait qu’une telle rumeur m’ait échappé qui me surprenait.

Ce week-end, j’ai profité d’un moment de solitude avec le patron de XXX et le vieux Joël pour mettre les pieds dans le plat discrètement, aidé par le vieux qui avait compris ma stratégie. Le patron nous a indiqué sa version qui est bien différente de celle de Michel et du gros Loïc qui ne pouvaient pas savoir la vérité, notamment Loïc (Michel aurait pu avoir des bruits : les livreurs de bière sont très bavards), dans la mesure où le bistro devait fermer pour la journée du lendemain afin d’établir les premiers contacts nécessaires à une telle opération (avec avocats, comptables et notaires).

Je ne sais pas si le patron m’a dit la vérité mais il n’a aucune raison de me mentir. A la limite, s’il ne voulait pas m’en dire plus, il aurait pu me dire « je ne peux rien te dire tant que ce n’est pas signé. »

Je me suis donc retrouvé avec trois versions, dont celle du gros Loïc, qui visiblement prêchait le faux pour savoir le vrai dont Michel avait deviné une variante. Vous me suivez ?

Alors, hier soir, je me suis pointé chez Michel où étaient le gros Loïc et Luigi. Ne voulant pas parler devant ce dernier, j’ai dit au patron et à Loïc : « ah vous savez, ce dont on parlait l’autre jour, c’est bidule qui reprend ! » Loïc m’a dit : « ben oui, c’est ce que je te disais » ce qui n’est pas le cas (il m'avait dit que c'est le frère de machin qui reprend). Michel a opiné en disant « ah tiens » tout en faisant une mimique comme quoi c’était évident.

Luigi – 2 grammes – avait également eu vent de quelques rumeurs puisqu’il a compris de quoi il parlait.

Il nous a alors sorti une autre version, doublée d’un tas de propos d’ivrognes qui s’imaginent savoir tenir un bistro, ce qui me gonfle toujours.

C’est toujours amusant d’observer la propagation d’une rumeur.

Dès que j’ai la vérité, je vous la communique…

08 novembre 2010

Le Nobel 2011 à Seb Musset

Car je vous rappelle que son bouquin est dorénavant disponible et la probabilité que je le lise est plus grande que celle que je lise le prix Nobel dont au sujet duquel je vous disais qu'il vient d'être attribué à Michel H. Le livre de Seb Musset est présenté par l'auteur en personne dans son blog littérature. Vous pouvez cliquer, il ne mord pas.

Ah merde ! Je me suis gouré de photo d'illustration, à gauche, je vais mettre la vraie, à droite. Ce qui va assez mal à Seb.

Il nous raconte dans son dernier billet, la genèse de son œuvre, tout seul, dans sa chambre de bonne, obligé de vendre les enfants à la DDASS pour s'acheter un stylo, élément nécessaire pour lui enlever les morceaux de sandwich coincés entre ses dents pendant qu'il tape sur le clavier de son ordinateur à vapeur. Très émouvant tout ça.

Le livre s'appelle les endettés en hommage aux agriculteurs français qui doivent s'endetter au maximum pour faire les travaux nécessaires pour toucher les aides de Bruxelles tant attendues pour, enfin bref, vous n'avez qu'à lire le bouquin. J'ai peur de m'être un peu mélangé les pinceaux. Ah oui ! Tiens ! Ce n'est pas du tout ça. Et je me demande si je fais un bon agent pour Seb.

Je démissionne et lui souhaite la rapide réussite de son livre !

Une séance de dédicaces sera organisée le jeudi 18 novembre, en terrasse de la Comète pour ceux qui ont chaud et au comptoir pour moi.

Le Goncourt à Michel Houellebecq

La nouvelle vient de tomber sur nos téléscripteurs.Nous n'en savons pas beaucoup plus. Ce midi, j'ai mangé des oeufs mayonnaise, une côte de porc avec des pâtes et délicieux gâteau à base de pomme et de chocolat. Et ça caille drôlement alors que vendredi il faisait presque trop chaud. On ne sait pas comment s'habiller mais j'ai bien pensé, ce matin, à mettre mon manteau heureusement équipé d'une magnifique capuche. Je vous rappelle que je l'avais acheté pendant les vacances de la Toussaint pour 75 euros au magasin Carrefour de Vannes. Hier, comme il pleuvait, je sentais un peu le chien mouillé mais ça n'est pas vraiment grave.

07 novembre 2010

1000 tout rond

Ce site nous fait la gentillesse de mettre à disposition les photos de la petite fête organisée par Cathy afin que nous puissions illustrer nos billets de blog.

Cette fête traditionnelle était organisée pour fêter le 1000ème abonné au compte twitter de @emanu124 ! Dans le fond à droite, vous reconnaitrez aisément @lecoucou testant un nouveau service avec @shaya_oh.

C'est Captain Haka qui rythmait la soirée mais il est resté scotché sur Trublyonne. Quant aux vieux, ils sont restés à la buvette, garnie par FalconHill.

06 novembre 2010

Trop chaud pour un mois de novembre

Ce n’est pas sans un certain courage que j’ai affronté l’Avenue Eugène Thomas pour aller boire un coup à l’Amandine, hier soir, laissant le vieux Joël seul avec les mots fléchés de France Soir, à La Comète.

Je vais résumer ce billet pour ce qui s’en foutent : le Colonel et Geneviève étaient bourrés. En fait, je n’ai strictement rien à dire mais il faut bien que je fasse un billet : ce blog est là pour ça et je n’ai rien glandé depuis quelques jours.

J’arrive à l’Amandine où je salue le patron puis Le Colonel. C’est un vague personnage du blog. Je ne sais pas s’il est colonel, c’est son surnom. Il boit de la Grimbergen au rythme où je ponds des billets de blog sur mes autres blogs contrairement à Yann qui n’a rien glandé, ce matin (ah ! Si, merde ! Il vient de faire un billet ! Il veut que je sorte un bouquin et que je boive du thé. Je suppose qu’il a bu autre chose, lui).

Le Colonel est un con normal. Un ivrogne. Il sort du boulot vers 16 heures, fonce au bistro, alors évidemment, quand j’arrive à 20 heures, il est plein. Il n’arrête pas de parler mais hier soir il était très plein. Il ne parlait plus. Il n’arrivait pas à finir sa bière. Il lui faut une heure pour rentrer chez lui et on sentait le découragement total, celui que tout mec ayant déjà pris une cuite loin de lui ressent parfois. Alors il reprend une bière pour se donner des forces et repense à son trajet, confusément. Tous les soirs (quand il bosse le matin), il se fait piéger. Ce matin, il se lèvera la tête dans le cul et jurera, comme tous les matins, de ne jamais recommencer.

Après, j’ai dit bonjour à Geneviève. « Bonjour Nicolas, tu vas bien ? » « oui, salut mémère et toi ? ». Elle aime bien que je l’appelle Mémère. Je me suis mis à un mètre d’elle et je lui ai ostensiblement tourné le dos, pour discuter avec le Gros Loïc qui n’avait d’ailleurs pas envie de discuter, un peu comme moi. L’envie de me plonger dans l’iPhone et oublier une sinistre soirée de novembre.

Le toubib s’est pointé et a bu le coup avec nous après avoir été visité l’exposition de peinture « moderne » au théâtre. Oui, on a un théâtre à Bicêtre, à mi chemin entre chez moi et l’Amandine ce qui n’est pas très pratique : je préfère aller boire un coup en allant au théâtre qu’aller au théâtre en allant boire un coup.

Alors j’ai entendu Geneviève « alors Nicolas tu vas bien ». « Oui, ça va merci mais tu ne vois pas qu’on cause, là ? » Elle est trop conne, je vous le dis. Alors je l’envoie chier. Faut toujours bien marquer son périmètre de sécurité.

Nous avons repris notre discussion, parlant d’art moderne, sisi, avec le Gros Loïc en personne. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais la peinture moderne est à chier. Picasso était rigolo mais depuis, on s’emmerde. Un type prend un pinceau, dessine un carré et dit « ah ! c’est beau, c’est de l’art ! » Alors les esthètes critiques les gros cons comme moi. Tiens ! Je vais mettre Didier Goux en lien sous esthètes, pour le faire chier. Les esthètes abrutis par principe savent que la piétaille est composée de cons qui ne comprennent rien à l’art mais ne se doute pas que la piétaille le leur rend bien : il faut être complètement con pour acheter un carré bleu sur un fond blanc 345 000 alors qu’on pourrait le faire soi-même. Ca me rappelle Tonnégrande qui est fier de n’acheter que des cravates en soie. Pour le faire chier, je lui dis que la soie vient de Chine et que c’est de la faute mais il ne se rend pas compte qu’il est le seul à savoir qu’elle est en soie. Je n’aime pas les esthètes, ils sont grotesques. J’espère que Tonnégrande ne va pas lire ce billet avant l’apéro de ce midi sinon j’ai assez peu de chance pour qu’il m’offre un verre.

Le toubib avait pris des photos des carrés bleus exposés et nous étions pliés de rire.

Geneviève : « Il est joli ton manteau, Nicolas ». Alors j’ai éclaté : « Mais qu’est-ce que t’en as à foutre de mon manteau, en plus il fait trop chaud pour porter un manteau, pour un mois de novembre, qu’est-ce que tu viens m’emmerder avec ce truc utilitaire que j’ai payé 75 euros à Carrefour, tu ne peux donc pas fermer ta gueule plutôt que d’interrompre les gens qui sont en train de parler entre eux mais bordel tu n’as vraiment aucune éducation ».

Et en plus elle boit du Kir à la pêche, ce qui est une hérésie. Quand je dis « du Kir » c’est une façon de parler, je ferais mieux de parler en litres, ce qui explique d’ailleurs que je lui ai passé une avoinée.

Elle est partie fâchée. Les gens sont susceptibles de nos jours.

Michel a commencé à rentrer la terrasse. La première partie de soirée était finie.

Je suis retourné à la Comète. Le vieux Joël n’avait pas fini les mots fléchés et Tonnégrande m’attendait. J’ai fini les mots fléchés.

C’était l’anniversaire du serveur.

On a bu une bière.