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29 juin 2013

Journal de lecture.

Didier Goux tient un jour qu’il publie à la fin du mois suivant. « L’édition » de mai vient de sortir. Je le lis pour différentes raisons, la première étant qu’il est particulièrement plaisant, ce sentiment étant renforcé par le fait que je connais les personnages et le lieu, la maison. Quand Didier écrit qu’il s’assoit dans un fauteuil pour lire, je vois le fauteuil ! Je dois même dire que quand il écrit qu’il va ouvrir la porte pour que les chiens puissent sortir, je vois non seulement les chiens, la porte,… mais aussi Didier.

Parmi les personnages, il y en a un que je connais mieux que lui, même ! C’est moi… Didier évoque souvent les blogs de gauche, dont le mien, et celui des copains qu’il écume à partir de ma blogroll. Son journal est long (je viens de le copier sous Word pour compter : 25 pages).

Je pourrais me lancer à écrire le mien pour aujourd’hui, aujourd’hui seulement.

Samedi 29 juin

Pas très matinal, moi, ce matin. 7h30. (aparté hors journal : je me réveille généralement très tôt mais me rendors en lisant les blogs, dans mon lit, avec l’iPad. Ne le dites pas aux blogueurs).

Généralement, je commence par une revue de blogs et ensuite je fais un tour d’actualité, ça dépend des jours. Depuis une semaine, je commence par l’actualité pour éviter les blogs au cas où Mandela serait mort dans la nuit. Depuis quelques jours, j’ai une autre marotte : je vais lire deux blogs de droite : celui de Pierre P, et celui de Corto. Je vais m’abonner à d’autres (Koltchak et Skandal).

Pierre nous fait encore un billet exemplaire qui mériterait d’être épinglé. Le titre : « La progression du chômage ralentit grâce à l’explosion du nombre des radiations ». Il ne parle pas de radiations dans son billet mais conclut en expliquant à ses lecteurs que le mois de mai ayant beaucoup de jours fériés, les agents de Pôle Emploi n’ont pas pu enregistrer tous les nouveaux demandeurs d’emploi. Même quand j’étais blogueurs d’opposition, j’essayais d’être plus objectif. Et il a cette phrase, pour finir son paragraphe : « Les chiffres du mois de juin, publiés fin juillet, vont faire très mal… » On a l’impression qu’il se réjouit d’avance des prochains mauvais chiffre ! C’est presque ignoble mais je vais preuve d’une extrême mansuétude : du temps de Sarkozy, j’avais aussi ce genre de phrase et on m’avait fait remarquer ma connerie. Depuis, je suis prudent…

Corto revient une fois de plus sur le mariage pour tous, sous un angle qu’aiment bien les réacs. Je résume : en faisant ce texte, le gouvernement a fait qu’on parle beaucoup des homosexuels ce qui a fait monter l’homophobie. La flambée de l’homophobie est donc de la seule faute du gouvernement. C’est évidemment complètement crétin : si on a parlé beaucoup du mariage pour tous, c’est parce qu’il y a eu beaucoup d’opposition, avec ces grandes manifestations. On m’objectera que les protestations sont légitimes ce à quoi je répondrai que le mariage pour tous aussi, il était dans les engagements… 

Didier a laissé un commentaire pour dire qu’il était tout à fait d’accord avec le billet. Je le précise ici parce que je pense que je vais en prendre plein la tronche dans le journal du mois prochain (enfin, le journal de juin qui sortira en juillet). Il a laissé un commentaire à un de mes billets : « Vous faites chier, je ne lis même pas jusqu'au bout, tiens.

Réveillez-vous, bon sang, vous êtes en train de devenir péniblement sectaire (et ne venez pas me dire que les blogs de droite le sont aussi et davantage : je m'en fous et ce n'est pas une raison), à faire des billets par paquets pour justifier des aberrations (l'affaire du p'tit Nicolas) ou tenter de politiser une rixe entre abrutis violents (affaire Méric).

Je comprends bien que, ayant décidé de soutenir Hollande et sa bande de Mickeys quoi qu'il arrive, votre champ de manœuvre se réduit de jour en jour, mais enfin, tout de même, depuis quelque temps vous mettez l'amitié à rude épreuve. »

Le plus rigolo étant que, comme il n’a pas lu le billet, il n’a pas compris le sens. Je vais donc traduire : 75% des billets des blogs de droite portent sur des sujets « sociétaux » politiques (il y a eu de quoi faire, en juin !) contre moins de 30% dans les blogs de gauche. On se demande qui fait une obsession. Ce qui me frappe, dans ce débat, c’est que les blogueurs de droite sont tellement persuadés d’avoir raison qu’ils pensent qu’on est réellement con, alors qu’on ne fait que penser différemment qu’eux. Cette différence de proportion est à analyser. Un réac qui lit, comme moi, des blogs des deux sens, sera évidemment énervé par voir 30% des billets de l’autre bord consacré à un sujet sur lequel il est en totale opposition. Je l’invite à se mettre à notre place : la proportion est de 75%. Ca lasse beaucoup plus. Tiens ! Je ne suis pas dans mon blog politique et je m’égare. Tant pis. Encore un paragraphe pour dire un truc.

J’ai relevé un commentaire d’une petite dame, dans un blog, qui expliquait que le Salon Belge, une espèce de gros blog réactionnaire, n’était pas politisé. J’en ai fait un billet. Et un commentateur, El Fredo, me fait remarquer : « Avec l'expérience j'ai fini par comprendre que dans le domaine du débat politique au sens large, "apolitireque" est synonyme de "de droite". Les opinions de gauche s'assument au grand jour. Ceci fait partie de l'arsenal rhétorique classique de la droite (et pas que française) qui consiste à se réclamer du "bon sens populaire", de la "majorité silencieuse" (d'autant plus pratique à récupérer qu'elle ferme sa gueule comme la marionnette d'un ventriloque), du "monde réel/pays réel", du "pragmatisme", par opposition au "dogmatisme", aux "minorités partisanes" (toujours de gauche, jamais de droite, tiens tiens !) aveuglées par leur "idéologie" et "déconnectées des réalités". Autrement dit, les opinions de gauche sont partisanes donc critiquables, les opinions de droite sont apolitiques donc crédibles. Ergo, Le Salon Beige est apolitique, donc de droite. Les gars ont confondu avec "neutre". » Il a parfaitement raison. Ceci renforce le sentiment d’obsession que j’évoquais ci-dessus : quand il lit un texte sur le mariage pour tous, le blogueur de droite n’aura pas l’impression qu’il est politique si le texte est d’accord avec lui, alors qu’il verra de la propagande politique quand il lira un blog de gauche. Ceci explique probablement pourquoi Jacques Etienne s’est fâché. En d’autres termes, à gauche, on se situe dans un débat entre la droite et la gauche alors que, à droite, il se situe dans un débat entre les gens normaux et ceux de gauche.

Une dernière chose à propos de ce mariage : le débat n’est pas que droite gauche. Il y a des catholiques de gauche, par exemple, qui peuvent être totalement opposés au mariage pour tous. Je précise ça pour Dorham, au cas où il passe par là. Je n’oublie pas. Par contre, j’ai vu des commentateurs, ce matin, qui l’oubliaient.

J’en étais là à me dire que j’allais faire un billet pour répondre à Corto mais je découvre que Juan a fait un billet pour dire que la Gay Pride était aujourd’hui. Je laisse tomber mon billet. Les organisateurs de la Gay Pride ne se rendent pas compte que le public n’a pas du tout l’image d’une sortie festive qu’ils voudraient donner mais imagine des chars avec des gens avec une plume dans le cul. Ils nuisent franchement à la cause homosexuelle.

Je reste au lit avec mon iPad. Et paf ! Le journal de Didier est sorti. Je vais le lire. J’en arrive à la moitié (les blogueurs en ont pris moins que parfois…) et me décide à me faire un café. Pendant le préparatif, je songeais journal. Vers le 15 mai, Didier parle beaucoup de son boulot, de ce qu’il doit faire, des rendez-vous téléphonique qu’il peut avoir. Il fait très jeune cadre dynamique surbooké… Tout le contraire de son journal habituel où il constate généralement qu’il remet souvent à plus tard ce qu’il doit faire…

Pendant que le café coule, je décide de poursuivre la lecture et je me mets devant mon PC (où je n’ai pas bougé depuis, le café attend. Ne bougez pas). Je retrouve la page mais je me lasse très vite, le même sentiment que souvent quand je lis ce journal, une espèce de lassitude tout en ayant envie de lire la suite. Les lignes se mélangent à l’écran… Et j’ai « la révélation ». Je vais écrire en caractères gras parce que c’est à peu près le seul truc important de ce billet.

Un ordinateur de bureau n’est pas adapté à la lecture d’un long texte alors qu’une tablette l’est. Et c’est la première fois que Didier publie son journal (ou du moins que je découvre son journal) alors que je suis au lit avec l’iPad. Effectivement, il ne viendrait à personne de lire un roman assis à un bureau. C’est même pire sur un écran où l’on perd les repères de lecture parce qu’on est obligés de faire glisser le texte avec une souris. Et en lisant le journal de Didier, ce matin, j’avais l’impression de lire un roman. J’étais concentré sur ma lecture, sans être tenté d’aller voir mes mails ou de faire autre chose. J’ai presque envie de reprendre la lecture de son journal depuis le jour où il l’a commencé (en 2009 si ma mémoire est bonne).

Ceci est important, même si c’est, avec du recul, totalement évident. Sur mon blog geek et mon blog politique, je fais souvent des billets à propos de la presse en ligne et de l’évolution de la lecture. Je pense que l’avenir est aux applications sur tablette (et sur smartphone) : les gens ne vont plus lire l’information (ou les blogs…) sur des ordinateurs mais sur des tablettes. J’en suis un exemple vivant ! Ma vie a changé : ne me levant plus pour lire les blogs et l’actualité, le matin, je reste au lit et je me rendors, n’ai plus envie de me lever. Le résultat des courses est que j’arrive au boulot une heure et demie plus tard qu’avant, le matin (il n’y a pas de conséquence puisque je fais maintenant mes billets de blog dans le métro et plus au bureau).

Ainsi, on parle beaucoup de la fin de Google Reader (lundi…). Google a une très bonne raison de fermer Google Reader : cette application était de moins en moins utilisée par les internautes puisqu’ils utilisaient des applications dans leurs smartphones  et leurs tablettes. Or, ces applications sont basées sur les « API » mises à disposition par Google. Google n’avait plus de raison de mettre à disposition de ses nouveaux concurrents toutes les données qu’il a collectées.

Ah ! Il est 11h30. Il faut que je me dépêche, j’ai rendez-vous avec Corinne et sa mère à midi à l’Amandine.

Le PC est coupé jusqu’à demain matin. J’ai l’iPhone et l’iPad pour prendre le relai.


Je ne pourrais jamais tenir un journal, je suis incapable de faire moins de trois pages pour quatre heures de ma vie… Ce qui est drôle, quand on y pense, est que seul Didier aura le courage de tout lire. Et encore... Pas grave. J'ai la matière pour faire un billet geek et un billet politique, demain matin.

28 juin 2013

La véritable recette du riz au lait de Paimpol au four

Rassurez-vous ! Je ne tiens pas à concurrencer les blogueuses ou les blogueurs spécialisés dans la cuisine mais je tiens à faire taire une polémique dans les commentaires du blog d'Hiélana où je viens de gagner un concours. Il s'agissait de deviner ce qu'est cette photo.


Toutes les semaines, elle fait ce concours à 14 heures : elle diffuse une photo en gros plan et les gens doivent dire de quoi il s'agit. Pour la première fois, la réponse a été trouvée par le premier commentateur : ma pomme. J'ai immédiatement vu une saloperie de riz au lait industriel (dont je me gavais à une époque, vive le célibat !).

Dans les commentaires, des dames se demandent quelle est la meilleure recette de lit au lait. C'est évidemment le riz au lait de Paimpol. Ma famille paternelle est de Paimpol. Ma grand-mère paternelle avait transmis la recette à ma grand-mère maternelle qui nous en faisait parfois, à la maison.

C'est simple. Vous mettez le lait à bouillir sur le feu (dans une casserole, imbécile !, pas directement). Vous y foutez le riz et le sucre quand ça bout et vous laissez dix minutes. Pendant ce temps, vous préchauffez le four à 180 degrés. Au bout des dix minutes, vous me coller ça une espèce de jarre ou de pot en terre faite pour ça et vous le balancez au four. Vous n'allez pas au bistro parce qu'il faut mélanger souvent souvent au début. Au bout de deux heures, vous sortez ça. Normalement, vous avez obtenu une crème savoureuse avec une légère croute dessus. Vous vous débrouillez pour savoir quand il faut arrêter de mélanger, je ne suis pas cuisinier, non plus !

Pour les proportions, je les cite de mémoire mais, en gros, pour quatre, vous prenez deux litres de lait, 120 grammes de riz et 120 grammes de sucre. Vous pouvez rajouter un peu de cannelle (sans filtre) ou, plutôt, une gousse de vanille, si vous voulez mais il me semble que ce n'est pas dans la recette initiale.

Maman, si tu passes par là, peux-tu m'envoyer un mail pour me confirmer les proportions, me confirmer qu'il faut bien mettre de la vanille et me rappeler le nom exact de la recette ? Mais avec un titre comme celui-là, mon billet devrait arriver en tête de Google. Edit : voir ses précisions plus bas dans le billet, précuire et mélanger ne sont pas utiles.

Les Normands ont également une recette de riz au lait au four, la teurgoule (ou tergoule ou torgoule) mais celle des Bretons est bien meilleure. Je crois que les affreux Normands ont des proportions différentes, ne précuisent pas 10 minutes mais cuisent plus longtemps au four.

D'ailleurs, je vais horrifier certains Normands de ma connaissance : le riz a été importé en France par les Musulmans. On en parle dans écrits vers la fin du XIVème siècle. Il a commencé à être cultivé seulement vers la seconde moitié du XXème siècle. On s'en fout, mais comme c'est une recette historique, ça me laisse songeur.

C'est historique. Dans le temps, quand le boulanger avaient fini de cuire le pain, les ménagères venaient foutre leurs jarres dans le four à pain et revenaient deux après pour faire une pipe au boulanger pour le remercier et pour récupérer le riz au lait dont les enfants se réglaient au déjeuner. Pour la pipe, je ne suis pas sûr et je me demande comment faisait le boulanger dans les villages avec beaucoup de ménagères. Mais ça ne me regarde pas.

A ce propos, pas de la pipe, du riz au lait, quand je logeais en cité universitaire à Vannes, en 84-85, un étudiant originaire de l'est du Morbihan, vers Malestroit, je crois (35 hm au nord-est de Vannes), faisait son diner, au moins une fois par semaine, exclusivement de riz-au-lit. Parfois, au Resto U, nous avions du riz-au-lait comme plat principal. C'est étrange : les habitudes alimentaires varient d'un coin à un l'autre...

Et je vous garantis que le riz au lait au four à pain de Paimpol a une bien meilleure tronche que sur la photo ci-jointe et un bien meilleur goût que celui que je partageais avec mon pote, à l'occasion.

Edit : ma mère m'envoie des précisions. Le nom est recette de riz au lait à la Paimpolaise ou à la Bréhatine.

Bréhatine : ça vient de Bréhat, andouille. Pour la première fois dans ce blog, un billet rédigé par la mère du taulier (ma mère, quoi !) qui a vu mon dernier billet et nous donne sa recette : 

"120 g de riz
 120 g de sucre
 2 litres de lait ENTIER
2 heures au four à 200"

J'étais pas loin.

"En fait, terrine de 24 cm environ. On y met le riz, le sucre puis le lait bouillant. une gousse de vanille facultative. On regarde de temps en temps, sans mélanger. Il doit se former une belle croûte dorée. Si ça a l'air de se faire un peu trop vite, on pose une feuille d'alu dessus. Je crois qu'il faut souvent plus de 2 heures.
Ca devient crémeux en froidissant."

Cela étant, si vous avez d'autres véritables recettes historiques de riz au lait au four, ça serait intéressant d'échanger ça dans les commentaires (j'ai du mal à croire que du riz au lait soit une recette historique de Bretagne ou de Normandie. A Paimpol, on aurait plutôt du choux fleur au lait ou du coco de Paimpol au lait, mais ça doit être dégueulasse) (et si vous ne connaissez pas le coco de Paimpol, Google est fait pour vous, espèce d'inculte).

L'apolitisme, une fois !

Hier, je citais un commentaire d'une petite dame qui disait que le Salon Belge n'était pas orienté politiquement.

26 juin 2013

La bière se rachète

En l'occurrence, c'est le number one mondial de la bière qui vient de racheter le numéro deux... Et après, ces enfoirés de brasseurs viendront dire que c'est à cause des taxes que la bière augmente : non. C'est à cause des monopoles. La concurrence est terminée. Habituez-vous à payer vos demis à trois ou quatre euros au comptoir ou passez au vin rouge.

Pendant ce temps que fait Bruxelles ! Barroso est occupé à nous traiter de réactionnaires, mais les autres ? En plus, ils annoncent ça à un heure où, d'après certains, je devrais dormir. Je veille toujours !

Bistroteries

C'est l'anniversaire de Jim. Je ne sais pas quel âge il a. 31 ou 32 ans. Il est arrivé à la Comète juste avant son 24eme anniversaire, en 2003, je crois. Ça doit donc lui faire 32. Ça fait trois ans qu'il n'est plus serveur ici et plus de deux qu'il a quitté la région Parisienne. La dernière fois que je l'ai vu, c'était pour l'anniversaire de sa sœur, le 7 octobre 2011. 

Je suppose qu'il prépare une réforme de l'orthographe. Je lui ai souhaité un bon anniversaire par SMS. Il m'a répondu : "merci bocoup". 

Cessons ces moments d'émotion. Ce soir, je suis passé à l'Aéro. Hier soir aussi. C'est pourtant rare que je passe en semaine. 

Hier, je me suis engueulé avec Néné qui était saoul comme un cochon. Ce soir c'est Karim, le patron qui est saoul. Avant que j'arrive, il avait déjà raconté ses clients mon engueulade et ils nous a raconté la suite. 

Âmes sensibles, ce billet avait commencé dans l'émotion mais c'est terminé. Barrez-vous. 

Hier soir, je suis parti fâché parce que Karim n'avait pas viré Néné après qu'il eut vomi sur les tables. Un vomi d'ivrogne. Rien de grave. Que du liquide. Pas un vomi d'andouille qui a mangé pour tenter d'éponger. Suivez mon regard. Je l'aime bien aussi, comme Jim. 

Il n'empêche que je pensais avoir mérité mieux comme vue dans un bistro. 

Âmes sensibles, barrez-vous, ai-je dit. Karim m'a raconté la suite, ce soir. 

Néné n'a pas fait que vomir dans le bistro, il a chié aussi. 

25 juin 2013

Petit relais

Dans les blogs, je reprends souvent les gens qui écrivent « bistro » avec un « t » à la fin. C’est uniquement pour chambrer, les deux orthographes sont admises. Les gens me demandent de quoi vient « bistrotier » et je leur demande pourquoi on écrit « bistroquet ». Cela n’a rien à voir mais est quand même de la plus haute importance : un bistro de Bicêtre s’appelle le « Petit relais ». Figurez-vous que le « s » final me dérange.

Un informateur anonyme me signale ceci : « Du verbe relayer. Le terme s’est écrit relai (XIIIe siècle) puis par altération relais (de relaisser). La réforme orthographique de 1990 a proposé de revenir à la graphie relai (sur le modèle de délai), mais celle-ci ne s'est pas imposée et relais reste plus courant. »

La culture progresse.

24 juin 2013

Petite soirée

Tonnegrande est à Lille. Il fait froid. Le vieux Joël était frigorifié et est rentré chez lui. Je suis à l'angle du comptoir où un immonde courant d'air sévit. J'ai fait les mots fléchés du Parisien en 3 minutes 30. Laverdure est fidèle à lui même. Les gens passent en courant, tellement ils ont froid. Un groupe de clients, sept, s'enivre doucement en terrasse.

Deux clients viennent d'arriver. Ils se sont mis en terrasse. Ils parlent anglais et veulent une bière chacun. Peu importe laquelle. Hop ! Grimbergen. 

Les deux pouffes qui picolaient en terrasse sont rentrées dans la petite salle. Une boit une pinte de 1664, l'autre un demi de Kro. La dame en rouge avec un ordinateur portable est là comme tous les soirs. J'ignore ce qu'elle fait et ce n'est pas mon problème. Elle reste une heure ou deux, bois un café puis rentre. 

La dame en rouge compte ses pièces. L'heure du départ est proche. 

Deux jeunes avec des sacs à dos monstrueux boivent des bières au bout de la grande terrasse. 

L'Aéro est encore ouvert. Karim serait-il saoul ? 

La dame en rouge est partie. Le serveur commence à ranger les tables dans la petite salle. Les deux pouffes se barrent. Tiens ! La grande salle est vide. La famille qui y dînait est partie et je n'ai rien vu. Les pochetrons de la petite terrasse partent. Le cuisinier aussi. 

Restent les deux jeunes en terrasse plus cinq clients au comptoir. 

Le jeune type à côté de moi veut acheter des cigarettes. Je lui réponds qu'il est bon pour aller à Paris. Il m'explique que chez lui, en Italie, tous les bistros ont des distributeurs automatiques. Pas ici. 

La petite terrasse est pliée. Le serveur va s'attaquer à la grande. La fermeture est proche. 

L'Hippopotamus du Kremlin-Bicêtre

Ainsi, ils nous ont mis un nouvel Hippopotamus au Kremlin-Bicêtre. Drôle d’idée ! Avec Ramdane, on a voulu y manger, hier soir, mais, finalement, on a fait demi-tour. Ca ne correspond pas à ce qu’on cherchait (un truc rapide pour un dimanche soir). J’ai été un peu méchant dans le billet que j’ai fait mais j’étais de mauvais poil.

Est-ce une bonne nouvelle pour le Kremlin-Bicêtre ? Assurément pas pour l’Amandine et surtout pour la Comète : ça leur fait un nouveau concurrent, à environ 200 mètres. Il est néanmoins probable que les clients viendront plus du nord de Bicêtre, grâce aux hôtels situés le long du périphérique.

Un autre restaurant va ouvrir, à Villejuif, vers le siège de LCL (dans le siège ?). Il fera probablement plus de mal. Enfin, un autre restaurant pourrait ouvrir, sous la médiathèque, donc juste à côté de l'Hippotamus.

Ca va finir par faire beaucoup...

Mais peut-être que le Kremlin-Bicêtre deviendra un lieu de sortie, pour le soir ?

23 juin 2013

Hippopotamus Le Kremlin Bicetre

Avec Ramdane, on s'est dit, ce soir, qu'on aurait pu manger au nouvel Hippopotamus de Bicetre. 

Je le prends sous le bras et on y va. On s'assoit. On regarde la carte. Et les prix. 

Pour la première fois de ma vie, j'ai quitté un restaurant avant d'avoir mangé. En sortant, nous avons croisé le patron qui a essayé de nous vendre une formule. 

On lui a expliqué qu'on ne pouvait pas manger pour 35 euros un dimanche soir et on lui a souhaité bonne chance. 

Ma mission

L'amant d'Odette a eu un problème à l'œil. Comme il n'avait pas de pognon pour aller voir l'ophtalmo, Karim, le patron de l'Aéro, lui a prêté 50 euros, après avoir appelé l'ophtalmo de l'immeuble, client du bistro, pour avoir un rendez-vous en urgence. 

L'amant revient avec une ordonnance mais il n'a pas de sous pour acheter les médicaments. Karim lui prête 70 euros. Il va à la pharmacie et revient. 

Ils boivent la monnaie. 

Quelques jours après, il revient et explique à Karim, sérieusement, qu'il ne le remboursera pas parce qu'il n'a pas la sécu. Comme il passe dans la rue, parfois, Karim le relance plusieurs fois. 

Hier soir, Karim me raconte ça et dit qu'il va lui faire la peau. Dans un moment de bonté, j'ai proposé de servir de négociateur et de lui donner la honte en public, devant Odette. 

Il faudrait que j'apprenne à fermer ma gueule. L'amant arrive dans une demi-heure à la Comète (en principe). Comment vais-je m'en sortir ?

22 juin 2013

Le sport tue !

Nous rappelons à nos aimables lecteurs que le sport tue. Le sport con tue encore plus que le sport normal. Et encore, nous faisons impasse sur la pollution et ce genre de connerie.

Nous présentons nos plus aimables condoléances à la famille ce qui est mieux de lui rappeler qu'elle aurait pu lui apprendre à jouer à la poupée pour inverser la théorie du genre qu'à faire des conneries mécaniques.

Je propose donc d'interdire les sports mécaniques avant d'aller au bistro.

Fête de la musique

Le serveur de la Comète m'avait prévenu : s'il n'y a pas trop de clients, je ferme en vitesse et je vais faire la fête de la musique à Paris. J'opine. De toute manière, c'est lui qui fait l'ouverture du bistro, demain matin, je ne vais pas le faire chier.

Ramdane se pointe. On boit un coup. Je lui demande si le Petit Relais (le "s" est choquant mais est sur l'enseigne) fait quelque chose pour ma fête de la musique. Il m'assure que plusieurs groupes sont prévus. A 22 heures, j'y vais.

Il y a quatre clients au comptoir, aucun groupe mais la musique à fond. Je bois un ou deux verres (je me comprends) et me retrouve embarqué dans des engueulades dans les blogs parce que je n'avais rien de mieux à faire. Ca dure deux bonnes heures.

Nous étions donc quatre Kabyles, un Rital et un gros normal. Les Kabyles commencent à nous faire écouter des reprises de Piaf par des chanteuses kabyles. J'écoute avec plaisir, parce que je suis de gauche et qu'il me faut défendre la diversité égalitariste. Au moins, il n'y avait pas de bonne femme dans le bistro. Tout le monde se lasse et les Kabyles majoritaires commencent à nous faire écouter du rock n'roll des années 60 pour qu'on ne parte pas fâchés.

Je suis bien content d'avoir l'iPhone pour m'engueuler avec les blogueurs, ça passe le temps. Je me fâche quand même : putain de bordel, vous pourriez au moins passer le bon, comme les Stones.

Les cons ! Ils l'ont fait. Ils se sont mis à chanter et à danser. Des passants sont passés et ont cru qu'il y avait de l'ambiance. Trois kabyles dont deux gonzesses et le patron du PMU puis un normal maigre. Donc anormal. Mais serveur dans un bistro et personnage du blog : Alain.

Nous sommes maintenant partis sur de la musique américaine des années 90. Le type qui s'est déclaré DJ de ma soirée est heureux de recueillir les envies des clients.

J'arrive. Sid Vicious. Les filles commencent à bouger.  Je reconnais le côté sexiste de ma phrase mais c'est rigolo à observer.

L'imbécile DJ se vexe et veut prouver que les Kabiles font plus bouger les gonzesses que les gros normaux. Sa musique doit être meilleure que la mienne.

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Stop ! Le direct de la soirée s’interrompt vers minuit. Les copains sont arrivés et la batterie de l’iPhone est partie. Ma sobriété aussi. La magie de iCloud fait que je retrouve mon texte ce matin. Je publie.

Et voila Jacqueline.

21 juin 2013

La radio des blogueurs

J'étais en réunion dans le 14ème, ce matin. En sortant, je vais manger un sandwich dans une brasserie et je regarde les blogs avec l'iPhone. Lolo avait lancé la radio de l'été des blogueurs et les copains avaient commencé à répondre (je ne peux pas mettre de lien, je suis avec l'iPhone). 

Je me demandais comment j'allais pouvoir contribuer... Je prends le métro pour rentrer au bureau. Je change à la station Duroc, qui avait été renommée Du Rock à l'occasion de la fête de la musique. Il y avait une animation musicale. Les hauts parleurs qui nous annoncent d'habitude des incidents techniques, des suicides et autres bonheurs d'usagers diffusaient aujourd'hui du rock. 

Je me suis retrouvé à marcher dans les longs couloirs au rythme de Jacqueline de Franz Ferdinand. 

Ça sera ma contribution à la radio de l'été des blogueurs parce que cette chanson me rappelle de très bons souvenirs de vacances.

Un des morceaux du disque était passé sur France Inter un dimanche matin. Il venait de sortir, vers 2003 ou 2004. J'étais dans la voiture, un samedi matin, pour aller faire mes courses chez Carrefour, comme le parfait beauf que j'étais à l'époque alors que maintenant je vais chez Leclerc ce qui me permet de passer plus de temps au bistro. J'avais trouvé ça génial. Je me disais que c'était peut-être un des morceaux de la décennie (chacun des goûts). Chez Carrefour, je l'ai cherché, trouvé et acheté. 

Je l'écoutait souvent, dans la voiture. 

A l'été, je suis parti en vacances avec des potes. Je leur ai fait découvrir ce truc par hasard. Au bout de quelques jours, c'était devenu une habitude d'écouter Franz Ferdinand à fond dans la voiture en rentrant de nos excursions (en passant par "Chez Proust, coiffeur pour dames", à Florac, excellent bistro !). 

20 juin 2013

500 euros



-          hé ! Nicolas ! Tu pourras quand faire ce que tu m’as promis hier soir ?
-          je t’ai promis quoi, moi ?
-          hé ! T’as vu (la tête plongée dans son smartphone), les connards de droite défendent le type qui s’est fait arrêter.
-          Oui, et ? Je passe mes journées plongé dans l’actualité, je suis au courant. Je t’ai promis quoi, hier soir ?
-          De me prêter des sous.
-          Moi ? Je n’ai rien promis, tu ne m’as jamais demandé ça !
-          Ben si, hier.
-          Ben non, on s’est vus en début de soirée, on a parlé de choses et d’autres et après tu es parti.
-          Si ! Je te jure !
-          Je ne me rappelle pas.
-          Si pourtant (je suis sûr de moi, un type me demande un truc en fin de soirée, je peux oublier, pas en début). De quoi il s’agit ?
-          De me prêter un peu de sous.
-          Combien ?
-          Ben je ne sais pas, ce que tu peux.
-          Ca veut dire quoi ? 50, 500, 5000 euros ?
-          Ben ce que tu peux.
-          Voilà cinq euros, mais à part ça ?
-          Ce que tu peux.
-          Ta gueule, dis moi.
-          Ben, 500 euros, ça m’irait bien.

(pause : je ne pouvais pas refuser, quand j’ai eu mes problèmes avec ma carte, c’est lui qui m’a dépanné pour environ ce montant mais même sans ça, je n'allais pas refuser).

-          qu’est-ce que tu as encore foutu pour avoir besoin de 500 euros ?
-          ben, je déménage et ma télé est cassée.
-          Et tu n’as pas d’autres priorités dans la vie ? D’autant que tu passes tes soirées au bistro et que tu m’as cassé les couilles pour m’expliquer que tu ne regardais la télé que sur ton nouvel iPad mini, dont tu es si fier.
-          Ben, je ne peux pas avoir un nouvel appartement sans télé.
-          Ah bon ?
-          Bon, alors c’est bon ?
-          Ben oui, mais ça peut attendre demain ?
-          Heu… Je comptais l’acheter ce soir.
-          A 20h30 ? Ca attendra demain. C’est comme ça.
-          Bon, merci.

19 juin 2013

La mort bête

L’herpétologie est la discipline qui traite des reptiles et autres bestioles à moitié louche. Je sais que vous le saviez mais j’ai aussi les lecteurs incultes. Un « herpétologue » est donc un lascar qui étudie les serpents et tous ces trucs qu’on aime bien éviter. Généralement, ils aiment ces bestioles.

Il y en a qui font des tournées dans la campagne pour exposer des serpents, montrer aux gens qu’il ne faut pas avoir peur.

Dieter Z. en est un. Au cours d’une présentation, il a « présenté au public toutes sortes d'animaux: des crocodiles, des scorpions, des mygales des pythons, dont l'un faisait plus de six mètres. »

Après, il a montré un serpent. La méchante bestiole la mordue et il est mort.

Il ne faut pas avoir peur des serpents.

(trouvé dans Facebook chez S.)

Journée mondiale du naturisme

Il parait que c'est la journée mondiale du naturisme. Nul doute que nos amis allemands y participeront, la chancelière en tête. L'occasion de refourguer cette photo et de raconter une anecdote.

Un copain a moi a été en Allemagne pour la Pentecôte. Dans un bistro, il a montré la photo au patron d'un bistro, pour rigoler. Il a rigolé. Le patron l'a montré à ses clients : ils n'ont pas rigolé et étaient choqué.

Petite nature.

Ce qui m'étonne, c'est que cette photo a fait le tour des réseaux sociaux par chez nous mais pas en Allemagne : personne ne la connait.

18 juin 2013

Pendant que je change de nom, je ne suis pas au bistro

Suite à mon précédent billet, j'ai encore changé de nom. Je ne suis plus "le comptoir de Jégoun" mais "Jégoun". Ca s'est fait.

C'est le pseudo que je vais utiliser pour commenter les blogs à partir de mon iPhone (et de mon iPad si je n'oublie pas). Je devrais rester "Nicolas Jégou" avec mes PC jusqu'à ce que Google me permette de changer.

Ces évolutions n'ont aucun intérêt pour vous mais autant vous prévenir.

Je suis le Comptoir de Jégoun !

Suite à différentes évolutions de Blogger et de Google+, je signerai dorénavant une partie des commentaires que je laisse sur les blogs Blogger avec le nom de ma page Google+ : le comptoir de Jégoun. 

Ne vous posez pas de question, notamment si vous me voyez changer d'identité périodiquement : ça défend de l'appareil avec lequel je me connecte : l'iPhone, l'iPad, le PC de la maison, celui de ma mère ou celui du bureau. 

Le comptoir de Jégoun pourrait d'ailleurs devenir Jégoun. 

17 juin 2013

Bac philosophie 2013 : le corrigé

Les lycéens sortiront à midi de leur épreuve de philo et se précipiteront sur internet pour avoir une vision des réponses qu’il fallait apporter aux questions posées. Je me dévoue : je vais les aider.

"Le langage n’est-il qu’un outil ?"

Ca commence mal. Je ne comprends rien à la question. Le langage est évidemment un outil mais c’est aussi le ciment entre les humains. C’est donc un outil et un matériau. Thèse et antithèse. Je sens que je prends le rythme.

On pourrait aussi broder. Le langage est ce qui permet de communiquer et donc d’échanger les connaissances, permettant ainsi de forger les intelligences sauf chez les militants politiques. Le langage, même s’il n’est qu’un outil, est ce qui permet de différencier l’homme de l’animal alors que l’homme est un animal.

Si je n’avais pas 40 minutes pour traiter 6 sujets, je vous en brode quatre pages, comme ça.

"La science se limite-t-elle à constater les faits ?"

Cette question est conne. La réponse est : non. Il faut aussi interpréter les faits.

Imaginons par exemple qu’un blogueur tourangeau au hasard vomisse en terrasse d’un café. Si je dis « tiens ! il vomit ». Ce n’est pas de la science. La science serait d’expliquer ce vomissement en posant calmement les explications. La première est probablement qu’il n’a pas l’habitude de boire de la bière avec moi. La deuxième est qu’il espère qu’on va manger et qu’il croit que manger va le sortir de la cuite dans laquelle il s’est entrainé. La troisième est qu’en mangeant avec un estomac déjà plein d’une bière qu’il n’arrive pas à digérer, il se le remplit et celui-ci dit : hé ho ! Ca commence à bien faire.

"Que devons-nous à l’Etat ?"

Nous voila dans un domaine politique. C’est important. Le lycéen doit éviter de raconter des conneries en oubliant que le correcteur de sa dissertation est probablement très politisé, mais dans une catégorie assez peu représentée : c’est sans doute un gauchiste mais, en tant que prof de philo, il est probablement assez libéral sans se rendre compte de son paradoxe. Cette dissertation serait l’occasion de se foutre de sa gueule mais ça serait mal venu.

On ne va donc pas politiser. L’Etat permet d’organiser la cohérence de la nation, en plus des tâches régaliennes et tout ça.

Je sens que j’ai été bon sur les deux premiers points mais là, je sèche un peu.

"Interprète-t-on à défaut de connaître ?"

Avec un peu de chance, le lycéen aura regardé les blogs politiques, ce matin, notamment à gauche. Les gens essaient d’interpréter les résultats de l’élection à Villeneuve-sur-Lot en se persuadant qu’ils connaissent les motivations des électeurs du Front National. C’est le propre des militants politiques : j’en vois qui explique que les gens votent à l’extrême droite parce que le gouvernement n’est pas assez à gauche. Si ! Je vous le jure.

Donc on interprète à défaut de connaître. La réponse tient en un mot : oui. Ce n’était pas la peine d’en faire plus, c’est même éliminatoire : vous venez d’échouer à l’épreuve de philo du bac.

La difficulté est dans la question. On la connaît mais on ne sait pas ce qui se trame derrière, on est obligés de l’interpréter. C’est con, hein !

"Peut-on agir moralement sans s’intéresser à la politique ?"

Là, je suis mal placé pour répondre. La question est posée à l’envers. Elle aurait du être : peut-on s’intéresser à la politique quand on agit moralement.

Soyons sérieux : la réponse est oui. Je m’intéresse à la politique mais je n’y crois pas spécialement. Mon vote ne changera pas grand-chose, les gens ont une vision à court terme et sont incapable de voir les évolutions de la société. Ce matin, on dit « ho la la, le Front National monte en oubliant qu’il monter depuis 30 ans. »

Ainsi, on peut ne pas d’intéresser à la politique vu que ça ne sert pas à grand-chose.

Tout en continuant à agir moralement.

"Le travail permet-il de prendre conscience de soi ?"

La conscience de soi est typiquement le truc complètement con du philosophe qui a trop lu Freud et des clowns comme ça. Moi pas.

Le type qui passe son temps de travail à réfléchir à ce genre de sujet ferait mieux d’aller travailler à la chaîne, dans un chantier ou à la caisse d’un supermarché. Il verra que le travailleur normal n’a rien à cirer de ce genre de considération. Il va travailler comme un forcené pour tenter de faire vivre quatre personnes avec 1200 euros par mois et on lui demande s’il a conscience de lui.

On se demande si les philosophes ont la moindre conscience.

La réponse est donc : « non, fais pas chier ».

16 juin 2013

Retour


Conditions idéales pour un voyage en train, à part le gamin qui joue derrière et la petite dame qui ronfle en face de moi. 

Le dernier Michael Connelly, Volte-face est parfait. 

Il y a même une prise de courant pour recharger l'iPhone. 

Hop. 

15 juin 2013

Kim Kardashian a accouché : la vidéo est disponible

Dans Twitter, tout le monde parle du concert de Johnny pour ses 70 ans. Le LT de l'accouchement de Kim Kardashian est assez léger. Je vais en faire un billet de blog. 

Qui est Kim Kardashian ? Je n'en ai pas la moindre idée. Je sais que j'en avais parlé une fois dans ce blog et que ça m'avait apporté des milliers de visiteurs, voire des dizaines de milliers. Mon blog était premier dans Google Image pour "Kim Kardashian nue". Je présente mes excuses à tous les gens que j'ai dérangés pour rien. 

La vidéo en question nous est présentée chez Gaël mais comme il est très timide, il n'ose pas en faire la promotion. 

Voila le lien :
http://detoutetderiensurtoutderiendailleurs.blogspot.fr/?m=1

Copiez le dans la barre de lien de votre navigateur. Je refuse de faire un lien sur lequel on puisse cliquer. Dans la vidéo, on voit un bébé nu. Je refuse de me faire complice d'un acte potentiellement pédophile. 

A part ça, il n'y a personne au bistro, ce soir. 

14 juin 2013

Discrimination anti-jeunes au 1880

- un demi, s'il-vous-plaît.
- heu... Tu es sûr que tu as 18 ans ?
- ben oui.
- tu as ta carte d'identité ?
- non, je l'ai oubliée. 
- pas d'alcool, 
- un DBK. 

Parmi mes lecteurs réactionnaires, j'en ai probablement qui ne savent pas ce qu'est un DBK. Un diabolo banane kiwi. C'est très bon. Il parait. 

Je sors m'asseoir en terrasse, avec des potes de comptoir. Vingt ans. Mathématiquement, je pourrais être leur grand père, mais il aurait fallu que je fasse vite et mon fils ou ma fille aussi. 

Les copains de mon jeune au DBK étaient à côté et se foutaient de sa gueule. Puis ils changent de sujet de conversations et parlent des révisions du bac. Je passe des soirées au bistro avec des lascars qui font leurs révisions pour le bac.

Un d'entre eux de lève pour aller commander une nouvelle tournée. Il demande à "DBK" :
- tu prends une bière, aussi ?
- ben non, il ne voudra pas. 
- pourtant tu vas avoir 17 ans. 
- bof.
- je vais essayer...

Je me lève et retourne au comptoir, il commande trois bières. Le patron les sert puis les lui apporte. En rendant la monnaie, il réfléchit. 
- heu, tu es avec eux, là ?
- oui.
- vous vous foutez de ma gueule, je n'ai pas le droit de servir d'alcool aux moins de 18 ans. 
- il les a presque. 
- Non. 

Il me regarde :
- Nicolas, tu bois une bière, j'en ai servi une de trop.
- c'est bien pour rendre service. 

Billet de voyage

Au métro de Bicêtre, ils ont supprimé le guichet, peut-être temporairement, pour travaux. Les employés de la RATP sont présents et aident les gens à utiliser les automates. Je ne sais pas si ça va dans le sens du progrès, mais cette proximité entre les agents et les usagers est sympathique. 

Quant à moi, il est midi pile. Je prends le métro pour la Bretagne. Ou presque. J'espère avoir un TGV. 

Dans le métro, il y avait un vieux, mince et grand avec du poil dans le nez. Quand il est sorti, il m'a sourit. Horreur. 

12h25. Montparnasse et 96% de batterie. Mal barré. 12h35. Livre acheté. Un nouveau Connelly. Très bien. Sandwich en cours d'ingurgitation. J'ai même acheté une bouteille d'eau. 

Il y a plein de gamin dans la gare et des touristes en short. Le voyage va être d'autant plus pénible que je n'ai pas de place affectée.

Vous ne vous en rendez pas compte mais ça fait quatre semaines que je n'ai pas fait un billet pour raconter un voyage. 

13h. Le train va partir. J'ai trouvé une place. Un miracle. 

Le Kremlin des Blogs sur le web

Le site KremlindesBlogs n'a jamais vraiment eu de succès. Avec Florent, nous allons le remplacer par un nouveau machin que vous pouvez tester dès à présent : 

Dès que la redirection sera en place, vous pourrez y aller par l'adresse habituelle.

Ce machin reprend tous les tweets laissés par @kremlindesblogs.

13 juin 2013

Ne pas oublier de manger !

C'est pourtant ce que j'ai fait ce soir. Pour la première fois en 17 ans de Comète. Obligé d'acheter un machin sur la place parce que j'ai oublié de bouffer avant le départ du cuisinier. 


12 juin 2013

Le Kremlin Bicetre à l'honneur !

On parle du Kremlin-Bicêtre dans le Parisien. Un ancien Préfet des Vosges est mis en cause dans une affaire de violences conjugales. 

Je suis abonné à un système d'alerte par mail quand on parle de chez moi ! Il y a au moins une cinquantaine de médias qui en ont parlé aujourd'hui. 

C'est un ancien client de l'Amandine et c'est toujours un client occasionnel de la Comète. 


Du louche devant la Comète

Un groupe d'une dizaine de personnes est arrivé vers 22 heures hier soir. Du coup, Roger, le serveur ne pouvait pas ranger la terrasse et nous sommes restés avec Laverdure pour lui tenir compagnie. A 22h30, Laverdure était dehors. Un type en scooter vient lui parler. Un autre type arrive. J'écoutais la conversation : c'était louche.

J'appelle Laverdure pour le délivrer. Il me confirme dans mes impressions : les deux gars étaient spéciaux. Ils faisaient semblant de s'être rencontrés par hasard à deux mètres de la porte de la Comète.

Ils ne pouvaient qu'attendre la fermeture du bistro pour faire des conneries. Bizarre. Pourquoi ne pas attendre à 10 mètres ? Ou alors, ils connaissent parfaitement les habitudes de la maison et attendaient le départ des derniers clients.

A 23h45, ils ont renoncé... C'est bien la première fois que je reste si tard par contrainte !

11 juin 2013

Un groupe à la Comète



Un groupe de braves gens arrive à la Comète sur le tard. Boulot demain : je vais être obligé de partir avant eux et de laisser Roger se débrouiller. 

Bonne occasion de tester la caméra frontale de l'iPhone. Elle est bien meilleure que l'autre. Étrange et peu pratique. 

Sondage et blogage

Mes lecteurs d’ici le savent : j’ai plusieurs blogs, dont un politique et un qui parle de nouvelles technologies, orienté sur les blogs, les réseaux sociaux, … C’est pour ce blog techno que j’interroge, aujourd’hui, les lecteurs du présent blog.

Comment êtes-vous informés quand je publie des nouveaux billets ici ?

Venez-vous systématiquement sachant que je ponds un billet à peu près chaque jour ?

Passez vous par des blogrolls ? Les vôtres, celles d’autres blogs, celles d’un de mes autres blogs ?

Utilisez-vous un « lecteur de flux » ?

Passez-vous par le tableau de bord de Blogger ou tout autre machin ?

Venez-vous de Twitter ? Tombez-vous sur mes publications par hasard ou remontez-vous @jegoun ou @jegounblogs ?

Venez-vous d'autres réseaux sociaux ? Par hasard ou par démarche systématique en remontant les pages associées aux blogs ?

10 juin 2013

Vis la vie de la batterie de mon iPhone

l y a un sujet de billet de blog qui n'est jamais assez osé. La vie de la batterie d'un iPhone. Quand je fais des billets à ce sujet dans le blog geek, ils font des bides. 

18h15 : 100%. Je suis en retard. 
18h25 : métro. Je passe en mode avion. 98%. 
18h45 : 94%. Ça va vite. 
19h06 : arrivée à Bicetre dans deux minutes. 90%. Étrange ca va très vite
19h21 : 86%. 
19h47 : 80%. 
20h02 : 76%. 4% au quart d'heure, ça se maintient. 
20h30 : 67%. Dans la moyenne. 
20h46 : 61%. Je croise Tonnégrande qui me force à boire un coup à l'Aéro. 
20h50 : pareil. Bientôt ça va remonter. 61%. Tonnégrande veut être franc maçon. Je lui réponds qu'il devrait rester ivrogne même si ça n'empêche pas. 
21h37 : 47%. Ce qui fait, en gros, 15% en 45 minutes, soit 20% de l'heure. C'est trop. Le vieux Joël m'explique comment on peut entrer dans les francs maçons. Il est persuadé tout connaître. Qu'est-ce qu'ils ont ce soir avec les francs maçons ?
21h43 : 46%. 
21h52 : 44%. Le vieux Joël se barre. Il était persuadé que mon nom de famille est Jégoun. Je lui explique : njegou était déjà pris. J'ai mis jegoun parce que c'était disponible. 
21h58 : 43%. Ça se calme. La consommation (de batterie, imbécile) avais commencé très fort. On reste à 20% de l'heure (65% en3h45, je ne dois pas être loin). 
22h38 : 34%. 9% en 40 minutes. C'est raisonnable. 
Malgré l'inquiétude du départ, tout va bien. C'est étrange. 

09 juin 2013

Carte

Ma carte bancaire était arrivée à expiration à la fin du mois de mai, c'est à dire vendredi dernier. Je n'avais pas reçu la neuve et commençais à m'inquiéter. Lors de ma dernière visite en Bretagne, il y a trois semaines, ma banque m'avait assuré que c'était normal. Ils m'ont promis de me l'envoyer au bureau. 

Vendredi "avant dernier", dernier jour de fin de vie de ma carte précédente, j'essaie de tirer un maximum d'espèces. Rien à faire. Mes "droits" avaient été réinitialisés. J'ai néanmoins réussi à faire le plein du frigo. 

Depuis une semaine, je vivais donc en empruntant du pognon aux potes, en espérant recevoir ma carte par la poste, ce que m'avait promis ma banque. Les sommes furent relativement importante puisque je devais prendre un billet de train pour la Bretagne pour ce week-end (j'ai renoncé mardi à cause du boulot). 

Hier matin, je vois un recommandé dans ma boîte et me dis : ah ! Je vais à la poste, c'était une connerie pour la copropriété.  

Ce matin, me voila pris d'une insomnie. Comment vais-je faire ? Emprunter aux potes est une chose et pourrait marcher plusieurs mois vu les services que je rends mais n'est pas une solution !

Alors je fouille mon courrier archivé...  Une lettre m'intrigue, un peu épaisse. C'était la carte. Ouf. Perdue entre des publicités pour des crédits et d'autres saloperies. 

Elle est arrivée fin avril et je n'avais pas vu. 

Merci aux potes. 

Con de comptoir

"Hé monsieur ! Vous avez ramassé toute ma monnaie mais je n'avais pas encore payé !" dit l'abruti à côté de moi, au comptoir, s'adressant au serveur. 

Le serveur répond : "J'ai vu qu'il y avait un peu plus d'un euro vingt, pour votre café, je pensais que les 10 ou 20 centimes en plus étaient du pourboire."

Lui : "non ! J'avais vidé mes poches pour préparer l'appoint mais je n'avais pas encore voulu payer."

Le serveur : "Ben je croyais, comment vouliez-vous que je sache ?"

Moi : "laisse tomber ce genre de crevure qui ne pense qu'à emmerder tout le monde". 

Il a bu son café et est parti. 

Altercation

Je sors de l'Amandine et vais vers l'Aéro. Je suis en avance mais il n'y avait personne. Arrivé entre le Crédit Agricole et l'arrêt de bus, 3 lascars baraqués dont un avec un gros nez rouge étaient en train d'engueuler un petit bonhomme, visiblement un marchands ambulant "illégal". 

Une dizaine de personnes regardaient et personne n'intervenait. Je m'approche d'un type. Il marmonne un truc. Je le fais répéter. Il me dit qu'il suppose que ce sont des flics en civil. Je lui réponds au pif que non, ce sont vraisemblablement les "placiers", des salariés de la société qui gèrent le marché de Bicêtre (trois fois par semaine, dont aujourd'hui). Je rajoute que la police ne va pas envoyer des agents en civil pour surveiller des types d'origine étrangère qui font de la vente à l'étalage. Je lui dis aussi que les trois gugusses ont trop l'air d'ivrognes pour être policiers. La jeune génération boit moins. Ce sont peut-être des policiers à la retraite. 

Le type opine. Je me casse alors que l'altercation dure toujours. J'ignore si j'ai raison. Probablement. 

Toujours est-il que ça m'amuse beaucoup : le type ne voulait pas intervenir de peur que ça soit des flics...

07 juin 2013

Bon anniversaire @franssoit et @le_m_poireau et #FF

S’il y a un billet récurent que je fais depuis l’ouverture de ce blog ou presque, c’est celui du 7 juin. C’est l’anniversaire de @franssoit et @le_m_poireau. Même que le premier a 50 balais aujourd’hui, ce qui ne nous rajeunit pas.

Si on laisse de côté la vraie vie, ce sont deux personnages très importants pour moi au niveau des blogs : @franssoit fut probablement mon premier commentateur et @le_m_poireau le premier type que j’ai connu dans les blogs qui est devenu un vrai ami dans la vraie vie.

Pierre Mauroy est mort ce matin pour que l’on puisse consacrer l’après-midi à parler de leurs anniversaires. J’espère qu’ils ne sont pas skinheads.

Comme cadeau, je vais leur offrir cette photo qui est l’objet du grand jeu du jour chez Hiélena.

Bon anniversaire !

06 juin 2013

Disponibilité et médecine légale

Dans le métro, la fille à côté de moi jouait avec son smartphone. Il sonne, elle décroche "oui allo ..... Salut, j'étais en train de te mailer pour te souhaiter bon courage vu que j'ai appris que vous aviez un examen de médecine légale".

Je n'avais jamais pensé qu'il puisse y avoir un examen de médecine légale. C'est pourtant évident.

Elle papote un peu. La discussion se termine : "et surtout tu n'hésites pas à me mailer, je suis disponible cette après-midi".

J'ignorais qu'il fallait vérifier que les gens sont disponibles avant de leur envoyer des mails.

05 juin 2013

Bon anniversaire @natouille999 !

Ton vieil imbécile d'oncle pense à toi et à ta cousine en permanence. Je vous aime et tout ça.

Je vais donc diffuser ta photo de toi dans 40 ans ici. Ça t'apprendra. Et vas te coucher, tu as école demain. 


Chicha

En partant, hier soir, le patron d'un bistro de ma connaissance ferme à l'heure habituelle. Il baisse le rideau de fer, fait ses comptes puis va chercher sa voiture. En passant, il remarque que trois mecs étaient assis sur les marches et fumaient la chicha. 

Il prend sa voiture, fait le tour du quartier, ils sont encore là. Intrigué et inquiet, il refait un tour et repasse. Toujours là. Au fond, il s'en fout. Il rentre chez lui. 

Ce matin, tout est propre. Il se rappelle qu'il a une caméra de surveillance et regarde la vidéo. Les gars ont sorti une assiette et y ont coupé un melon et l'ont mangé, tout en continuant à fumer la chicha. 

A un moment, un a levé la tête. Il a vu la caméra, a alerté ses copains et ils sont partis...

04 juin 2013

L'arnaque au bistro

Qu’est-ce que c’est sympa, les déjeuners en terrasse, par ces premiers beaux jours… Le tout est d’avoir l’œil pour détecter les restaurants escrocs… De fait, je l’ai. Touristes, méfiez-vous ! Le vieux est à Paris. C’est pour ça que nous avons un Kremlin des Blogs, ce soir. Ce midi, il passait à la Défense et m’a proposé de manger avec lui, ce que j’ai accepté.

Comme il avait rendez-vous avec quelqu’un ensuite, le restaurant nous était presque imposé. A l’extérieur, en cherchant la carte, j’ai immédiatement détecté la petite bête : les plats du jour n’étaient affichés sur des ardoises (ou autre). C’est le signe que le restaurant est sûr de lui. De fait, vu le nombre de touristes qui passent dans le coin, il est à peu près sûr de faire salle comble… J’ai trouvé la carte : il y avait beaucoup de plats proposés. C’est un autre signe : quand la carte d’un restaurant est trop fournie, il est impossible que la cuisine soit fraiche. Les plats sont donc préparés à l’avance, voire sous vide.

On s’assoit, on papote. Au moment de payer, je n’avais pas les yeux en face des trous et du mal à faire le total : il y avait trois tickets de caisse, un pour nos trois bières (une double pour moi et une simple pour Yann), un pour nos deux faux filets et un pour nos deux cafés gourmands.

Je ne sais pas pourquoi j’ai choisi un café gourmand mais j’ai compris pourquoi le serveur s’était empressé de nous le vendre : 10 euros pièces.

Nous en arrivons à la modique somme de 73€30, soit plus de 35 euros chacun ce qui est énorme pour un simple déjeuner. Je paye avec quatre tickets restaurants à 8€30 et un billet de cinq. Charge à Yann. Yann devait donc payer 35€10 avec sa carte.

Le serveur arrive et fait le compte devant nous. Il fait une première grosse erreur de calcul. Je tique. Il recommence devant nous : 8,30 fois 4, ça fait 25,20, plus 5, 30,20. Il compte donc 43€10 à Yann. Je proteste. 8,30 fois 4, ça fait 33,20… Il recommence encore : 8,30 fois 4, ça fait 33,20. 75,5 moins 33,20… Il compte 42,30 à Yann. Je retique… Il avait oublié les 5 euros.

Vous en penserez ce que vous voulez mais je ne peux pas croire qu’un type dont le métier est d’encaisser les additions des clients puisse faire autant d’erreurs consécutivement sans faire exprès.

Elles sont drôlement sympas, ces terrasses, sur l'esplanade de la Défense.

N.B. : l'illustration n'a rien à voir avec le bistro en question, nous étions vers les 4 Temps, mais ça m'amuse de tomber sur un bistro que je connais en cherchant un truc dans Google Images.

03 juin 2013

Billet de rien

Ce matin, j’ai fait réparer mes lunettes. Il y a un réparateur à côté du bureau et j’en avais marre des remarques de mes collègues. J’ai donc pris l’ascenseur et marché une trentaine de mètres. Je suis entré dans la boutique et me suis sagement adressé à l’accorte vendeuse qui m’a réparé ça en trois minutes, gratuitement. Cette profession est exemplaire pour cela.

Les quais du métro étaient presque vides à Bicêtre, ce matin. Aussi, quand la rame est arrivée presque pleine, j'étais très surpris. En fait, à l'intérieur, il y avait des mômes d'une classe de 6eme (je l'ai appris après) qui allaient visiter le Louvre. J'avais donc 12 stations "à faire" avec une meute de gamins qui braillaient. J'ai vécu l'enfer.

Hier soir, j’ai appelé Djibril. Je ne l’avais pas vu depuis une éternité. Au moins 15 jours. Il s’est pointé au PMU vers 20 heures alors que j’étais avec Ramdane.

J’aime bien ces billets de blogs « de rien ». Il faudrait en faire plus souvent, comme Jacques qui a interrompu tous ses travaux habituels pour nous informer de l’ouverture de ses fleurs.