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30 juin 2014

Les branquignoles de la RATP

La station Palais Royal Musée du Louvre est fermée. La ligne 6 est arrêtée entre Montparnasse et Trocadéro. La station Chatelet est en travaux, les tapis roulants sont fermés. La station est impraticable.

Que des travaux soient nécessaires, je veux bien le croire. Il n’empêche que le type qui coordonne les travaux et a fait en sorte que de m’emmerder à ce point, tout comme une grande partie des gens qui habitent au sud de Paris et travaillent à l’ouest, mérite un licenciement pour faute grave. Trois chantiers planifiés en même temps qui emmerdent le monde. C’est quand même fort !

Palais Royal Musée du Louvre est fermé depuis janvier (avec deux mois d’ouverture au milieu). Est-ce que ces ânes peuvent penser aux usagers ? C'est-à-dire des braves gens qui utilisent ce moyen de locomotion matin et soir parce qu’ils en ont besoin… Ont-ils réellement besoin de fermer une station totalement environ 5 mois pour refaire les carrelages sur les murs ? Ne peuvent-ils pas optimiser les travaux ? Ont-ils oublié qu’ils sont payés avec le pognon qu’on leur file, nous et les collectivités territoriales ?

Je veux bien subir les grèves, les « accidents graves de voyageurs », les incidents techniques et autres conneries quotidiennes mais pas les travaux planifiés ! Je veux bien concevoir qu’il soit nécessaire de fermer une partie de la ligne 6 du métro pour faire certains travaux mais est-ce que ces crétins ne pourraient pas le faire à un moment où les autres moyens de rejoindre la ligne 1 sont disponibles !

Des branquignoles !

29 juin 2014

La coupe du monde du ramadan

L’angoisse me prend toujours quand je sors le dimanche soir à Bicêtre : trouverais-je un bistro ouvert ? Finalement, trouver tous les bistros fermés ne m’est arrivé qu’une seule fois, quand j’avais pris un train pour revenir de Bretagne à une heure assez tardive. Ce soir, j’étais assez confiant : c’est le Ramadan. De fait, l’Aéro était ouvert mais avait très peu de client. Je suis parti rapidement… Au PMU, ils regardaient le match Hollande Mexique. Je suis resté. Les Pays-Bas ont gagné, suite à un pénalty et à un but dans les dernières minutes, ce qui m’a permis de faire quelques Tweet, comme Yann Galut (ce que j’ai découvert après), sur la méthode Hollande.

Faut bien rigoler.

Dès la fin du match, le patron du PMU s’est arrangé pour que tous ses clients partent, sauf moi. C’était étrange. Il n’arrêtait pas de me dire : « prends ton temps ». De fait, je n’étais pas pressé.

Récemment, Marine Le Pen a lancé une polémique : il faut que ceux qui ont une double nationalité, française et algérienne, choisissent. Ce qui équivalait à dire que les algériens qui soutiennent leur équipe de foot doivent foutre le camp. C’est ignoble. Le Point a lancé un sondage idiot pour voir qui lui donnait raison puis l’a vite retiré, se rendant compte à quel point il était raciste. Ca a fait polémique cette après-midi mais je ne suis pas dans mon blog politique et je m’en fous. J’étais dans le train et n’avait rien de mieux à faire que de suivre les tweets.

J’ai vite compris que le patron voulait discuter avec moi. Ou, plus précisément, en avait marre de ses clients algériens qui foutaient la merde et de tous les gens qui s’intéressaient au foot, alors que je m’y intéresse uniquement pour le côté « fête populaire ».

Il m’a donc demandé si objectivement le Mexique méritait sa défaite ou, au contraire, ils avaient largement mieux joué, ce qu’il pensait. Il a encore à nouveau assez vite compris que je n’étais pas le meilleur pour juger.

Toujours est-il que j’ai fait deux bistros « algériens » ce soir, et que la coupe du monde de football semble foutre la merde dans le ramadan : pas de client.

C’est étrange.

Je suis rentré à 20h30. Tous les bistros étaient fermés. En période de ramadan et de coupe du monde. Alors que tout le monde devrait faire la fête.

26 juin 2014

Nancy

Nancy et Patrice sont en vacances à Paris ce qui les change de la Thaïlande et en ont profité pour faire un passage à la Défense, au Tourbillon (d'où mon billet d'hier soir). Aussi charmante dans la vraie vie que sur son blog.

Je rencontre souvent des blogueurs mais je crois que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un que je connais via les réseaux sociaux depuis aussi longtemps (au moins cinq ans). A table, on n'avait plus grand chose à dire tellement on connait nos vie réciproques !

Gildan et El Camino vont être jaloux. Bien fait pour leurs gueules.

Encore merci à Nancy et Patrice pour l'invitation !

25 juin 2014

Comment aller au Tourbillon ?

Voila un billet utile qui indique comment aller du métro Esplanade de la Défense à la brasserie Le Tourbillon. Si je peux rendre service.


24 juin 2014

On a retrouvé notre Johnny

L’ami Ervé nous parle d’un ami à lui, « SDF », qu’il avait perdu de vue. Il lui a téléphoné ce matin. Il est dans un squat à Nevers et a besoin d’un peu aide, si vous êtes dans le coin. Lisez son billet.

Nous, c’est Johnny qu’on a perdu du vue. C’était un des deux ou trois « SDF » qui passaient leurs journées sur les marches, entre La Comète et Leclerc. J’en ai déjà parlé ici (voir le "libellé" "Johnny Le Clochard"). Il n’y en a plus qu’un, il me salue tous les matins. Plus exactement, en sortant de chez moi, je lui fais signe et il me répond : « Salut Nico ». J’ai honte, je ne connais pas son prénom.

Je mets « SDF » entre guillemets, ce n’est pas par une quelconque pudeur, c’est que j’ignore leur statut exact. Je crois que les deux « miens » ont un hébergement fixe, quelque part. Ils se contentent de passer leurs journées sur les marches. Les jours de cuite, ils engueulent les gens qui sortent de Leclerc. Parfois, on se dévoue pour les calmer. Quand il fait froid, ils viennent parfois se réchauffer au bistro. On se paie des verres, mutuellement. Au début, on les entretenait un peu mais ils ont vite appris à nous remercier : quand le RSA est versé, c’est eux qui payent !

Toujours est-il que depuis quelques mois, Johnny a disparu. Du coup, j’ai demandé à son pote son nom et son prénom et j’ai appelé un copain à la marie qui a contacté les services sociaux.

Je viens d’avoir sa réponse, à peu près au moment où Ervé rédigeait son billet.

« Il poursuit sa vie d’errance ailleurs. »

La salade de la Défense

Hé ! T’as vu ? C’est une photo aérienne de la Défense, vers le centre. A droite, on voit le Tourbillon, le bistro où j’ai mes habitudes mais dont je parle assez peu. Je n’ai pas pu y aller, ce midi, on avait un pot de départ en retraite d’un collègue, dans une autre tour que la nôtre, ce qui m’a amené à traverser le square des Corolles et l’espèce de machin avec des
arbres, un peu au sud, au milieu de la photo. C’est sympa, quand il y a du soleil. Des gens jouent à la pétanque et tout ça.

Il y a aussi des bancs. Des types s’y assoient ce qui est bien naturel, ils ont été conçus pour.

Il y en a qui mange des sandwiches, ce que je veux bien concevoir même s’ils seraient sûrement mieux accoudés à un comptoir. Mais il y en a qui mangent des salades avec des couverts. Je trouve ça éminemment grotesque d’autant qu’il s’agit de salades achetées dans un commerce. Je veux bien que des gens se préparent des salades à la maison parce que cela coûte moins cher et qu’ils la mangent au bureau. Mais qu’ils aillent acheter une salade dans un récipient en plastique avec des couverts du même métal pour les manger assis devant tout le monde sur des bancs sur l’esplanade de la Défense, non !

Je me demande si je ne deviens pas de plus en plus réac, moi ?

Venons-en au reste. D’abominables clowns viennent avec des gobelets de café en plastique ou en carton de petite taille. Je ne vois pas, non plus, l’intérêt de prendre un café à la machine où à la boutique spécialisée qui se trouve à une petite centaine de mètres, non ! Le café refroidit vite dans un gobelet. Le boire dehors n’a strictement aucun charme.

C’est bien un truc de peine-à-jouir. Se promener en buvant un café…

22 juin 2014

Cowboy Junkies #radioblogueurs2014 #radiodesblogueurs





Mon  billet d'hier était une farce ! C'était le morceau que j'avais mis l'année précédente. Je fais donc une autre proposition pour la radio des blogueurs de Lolobobo. The Cowboys Junkies.



L'album date de 1990, je venais de l'acheter. Cet été là, j'étais directeur adjoint d'un centre de vacances. On était deux à avoir apporté des CD et cet album était le seul que supportait l'autre type (le frère de Gaël) qui n'écoutait que des machins affreux, genre bretons. On a donc écouté des dizaines de fois cet album. Pour vous dire à quel point c'était chiant.

21 juin 2014

Jacqueline pour #radioblogueurs2014 #radiodesblogueurs

Je me rappelle de ce samedi matin, en 2004, je crois. C’est une époque où je faisais toujours mes courses dans un hyper de banlieue. C’était un rituel, toujours à la même heure, toujours avec la même émission sur France Inter : rue des entrepreneurs. Elle était entrecoupée de morceaux de musique. Le programmateur avait découvert Franz Ferdinand. Je crois me rappeler qu’il avait passé Jacqueline. Au début, vous vous dites : mais c’est quoi cette merde. Et au bout de 45 secondes d’une interminable mais terminée introduction, c’est parti ! Vous dites : mais c’est quoi, ça, putain, il faut que j’achète l’album immédiatement.

Ce que j’ai fait.

A l’été, il y a dix ans donc, j’étais parti en vacances avec des copains qui avaient découvert ça, on le passait en boucle dans la voiture.




Voila pour la radio de l’été des blogueurs que vient de relancer Lolobobo à l’occasion de la fête de la musique !

20 juin 2014

Vive le sport ! Hips !

Pour un type comme moi, qui n’aime pas spécialement le foot mais aime bien participer à la fête collective, la soirée de ce soir fut un pur bonheur, un peu comme en 1998, non pas pour la finale (je ne prévoyais pas le résultat…) mais pour l’ambiance qui régnait dans les bistros au fil des matchs. C’est un des drames du foot : il se retrouve avec des supporters erratiques ! C’est un peu comme quand deux clubs bretons sont en finale d’une coupe de France, j’aime bien, même si leurs résultats dans le championnat de sont pas géniaux… Les grands clubs délaissent le coupe de France parce qu’ils ont mieux à faire…

Voir mon dernier billet : je suis arrivé à 14 heures au boulot donc je suis parti tard et me suis pointé à la Comète après 21 heures (bravo à la RATP : 1h30 pour faire 12 km aujourd’hui). La France menait déjà par deux buts à zéros. Les terrasses étaient vides (contrairement à hier soir, voir encore mon billet) et il y avait deux tables occupées en salle.

J’ai d’ailleurs passé une partie de la soirée à orienter vers le PMU des clients qui cherchaient un bistro avec la télé (je ne l’ai su qu’après, le PMU avait fermé les rideaux de bonne heure, probablement pour passer une soirée privée, je n’en sais rien). La soirée ne fut pas un pur bonheur pour les serveurs, Roger et Jean-Claude, qui auraient préféré regarder le mach chez eux plutôt que de se faire chier sans client vu que les clients potentiels étaient chez eux à regarder le match.

Djibril m’a rejoint et on a regardé la fin du match sur son iPhone : je n’avais même pas pensé à faire ça avec le mien, tant j’étais subjugué par le suivi du match dans Twitter. Le problème de Twitter est que les twittos ne se rendent pas compte que tous les jeux de mots ont déjà était faits. La Suisse encaisse beaucoup. Les Suisses peuvent faire leurs valises mais sans billet pour la suite. La défense est un vrai gruyère. Alors, on Redoute les trois Suisses.

Il n’empêche que pour les andouilles comme moi, un match de foot avec sept buts, c’est le bonheur. Il se passe quelque chose. On n’est pas en train d’attendre, on voit le match. Ca me rappelle la seule fois où j’ai vu un match de foot au Parc des Princes, je crois que c’était PSG Sedan, il y a une petite dizaine d’années. Sedan (ou, Troyes, à la réflexion, je m’en fous tellement) menait 2 0 à la fin du temps réglementaire mais le PS avait marqué deux buts pendant les « arrêts de jeu ». Il y avait une ambiance de folie dans le stade et, nous autres, en « loges », gavés de petits fours et de Champagne, avions appréciés de voir de l’action.

Vive le sport, hips ! Et vive les matchs avec beaucoup de buts.

Les fanatiques de foot ne se rendent pas compte qu’une partie de leurs compétitions ressemble à une loterie parce que chaque match se joue finalement au hasard, sauf quand il y a beaucoup de buts. La France a dominé, ce soir, mais un match avec un but à zéro laisse toujours sur la faim. L’andouille comme moi voit bien qu’un championnat ne peut se jouer que sur la supériorité de certains clubs et qu’une coupe, cette loterie, ce joue à l’endurance, donc sur la supériorité, aussi.


Mais cela n’a rien de jouissif, sauf au moment de boire une bière quand Guingamp a battu Rennes ou vice versa.

Sommeil lourd

Le Kremlin des Blogs était bien agréable, hier soir. Il y avait peu de monde ce qui fait que nous avons pu discuter normalement. L’apéro a été très calme et nous sommes rapidement passé à table, en terrasse, contrairement à d’habitude où nous nous mettons dans la salle. La Comète est magique, c’était mon slogan vers 2008 ou 2009.

Nous étions tellement bien qu’à l’heure de partir, nous voulions rester en terrasse. Laurent a alors eu l’idée de commander un digestif. Je suppose qu’il pensait à un Cognac ou un truc comme ça mais j’ai pensé à prendre une poire, comme ils la servent dans des verres givrés.

Le bonheur…

La poire était trop forte et, au moment où les serveurs ont commencé à ranger la terrasse et que je me suis levé pour signaler la fin de la messe, un des convives a abandonné sa poire dont il n’avait bu qu’une petite gorgée. Hostile au gaspillage, j’ai vidé son verre.

Je ne bois jamais d’alcool fort sauf parfois un whisky.

Ce matin, je me suis levé à l’heure normale puis recouché. Jusqu’à 11h30… A 10 heures, j’avais ouvert un œil et signalé mon incapacité de travail aux collègues, par mail. J’ai donc embauché à 14 heures…

Burp.

13 juin 2014

Le vieux Joël est stone

Ce soir, je reçois un appel du vieux Joël. Ça fait 15 ans que je connais, c'est la première fois (on communiqué beaucoup par SMS). Inquiet, je décroche. Pas inquiet j'aurais decroché quand même. Je suis un gars qui quand son téléphone sonne, il décroche. 

J'entends du bruit, une espèce de musique masquée par le brouhaha d'une foule. Je reconnais bien la musique, mais... J'essaie de parler mais il ne me répond pas. Alors je l'engueule et raccroche. 

Comme dans l'engueulade, je dis "vieux con", Roger, le loufiat, me dit : "c'était Joël ?". Je réponds "ben oui". 

Il me rappelle que cette enflure est au concert des Rolling Stones au Stade de France. J'ai entendu les Stones en direct. 

10 juin 2014

Scènes de vie d'autre monde

Une dame avec un chien d'aveugle entre dans le métro. Perspicace, je devine qu'elle est malvoyante. Une jeune dame lui laisse son strapontin. Je trouve ça un peu con. Elle a des difficultés à voir, pas à rester debout. La jeune dame discute avec une copine à elle. Arrivés à Corvisard, la dame au chien demande où on est mais la jeune dame ne savait pas, elle regarde, les portes commencent à se fermer et elle annonce la station. La mal voyante commence à l'engueuler. "Vous auriez pu me dire avant, je loupe ma station parce que vous avez été trop lente, c'est lamentable". Et tout ça. 

La jeune dame et sa copine descendent à la station suivante, Porte d'Italie, comme moi, mais elles, c'était uniquement pour aider la dame. Elles ne savaient pas par où passer pour changer de quai. Ayant suivi le cinéma, je leur indique. 

La mal-voyante a recommencé à ronchonner et à engueuler les deux jeunes dames et moi. Je les ai toutes envoyer chier. 

J'arrive sur le quai de la ligne 7. J'attends un peu. Il y avait un type en chaise roulante. Il demande à deux passants de l'aider à monter dans le métro. Ils le font. Je monte dans la rame suivante, qui passait à Bicêtre. Arrivé à Maison-Blanche, je vois le type qui cherchait désespérément une sortie adaptée à une chaise roulante. Il n'y en a pas. Il y a qu'un escalier normal. Je ne sais pas comment il a fait. J'ai poursuivi mon chemin. Lâchement. 

J'arrive à la Comète. Je bois un coup avec les copains. 22 heures, un type que je connais depuis des années (15 ?) entre et m'offre un verre. Il me demande une cigarette. Je n'en ai pas. Il me regarde et finit par m'expliquer pourquoi il voulait une cigarette. Il a perdu sa cigarette électronique. 

Je ne peux rien pour lui. Comme je ne pouvais rien pour les autres. 

Bon anniversaire @franssoit et @le_m_poireau


Facebook m'envoie un message pour me signaler qu'il y a un tas d'anniversaires à fêter cette semaine. Comme si tout le monde baisait le 7 septembre. 

Bon anniversaire à mes frères de différentes raisons : François et Poireau. Bon anniversaire à Florian aussi, je n'arrive pas à me foutre dans le crâne que mon "petit cousin" est né le même jour (mais quelques années après) que mon frère. Comment arrive-je à être surpris tous les ans ?

Bon anniversaire aux autres aussi, mais ce n'est pas aujourd'hui. J'en reparlerai si j'y pense. D'autant que j'ai encore deux ou trois anecdotes à raconter à propos de Sylvain, 19ème adjoint au maire de Rennes que j'ai connu alors qu'il était qu'un jeune con pendant que j'étais moi-même un vieux du même métal. 

04 juin 2014

Publicité : le KB au Kremlin-Bicêtre

Il y a quelques mois, je relatais l’ouverture d’un nouveau restaurant, entre chez moi et la Comète. Je m’en réjouissais, évidemment, mais me demandais quand j’allais pouvoir y venir, bossant à l’autre bout de Paris :

Ce soir, je rentre de la Comète vers 22h45, je passe devant ce truc et le patron m’alpague. Je vous connais patati patata me dit-il. Puis-je vous offrir un verre ? Vous me connaissez, je ne voulais pas le vexer. Me voila donc assis en terrasse. Il y avait huit ou dix personnes. Je me rends compte assez rapidement qu’ils ne sont que des bobos, ce qui n’est pas un reproche, gagnant moi-même plus que la moyenne.

Respectant les usages, je commande une deuxième bière (j’avais passé la soirée à la Comète, ce n’était donc plus la soif qui m’animait, d’autant que j’avais vraiment faim et qu'il me tardait de rentrer à la maison). Les bobos bototaient, je participais par politesse. Je discute avec le patron, il me tutoie, je le tutoie, nous sommes les meilleurs amis au monde.

Il n’empêche que l’heure tourne ! Il est temps que je rentre à la maison après cette sympathique demi-heure en terrasse de la plus célèbre avenue du monde, la célèbre Nationale 7 qui nous mène de Bicêtre à Menton.

Il rentre dans sa boutique, fait des calculs divers et variés. Le tout dure deux ou trois minutes et il revient vers moi. Il m’annonce l’addition : 8€80.

Cela nous fait 4€40 la bière si je compte bien, ce qui est hors de prix dans le quartier, mais, en plus, il a fallu que je paye le verre que le patron m’avait fait croire qu’il m’offrait.

C’est finalement à mourir de rire : ce  type ouvre un commerce et arrive à se mettre à dos le plus gros client de ce genre de commerce dans le quartier en quelques minutes de discussion. Il va couler et c’est bien triste.

Un crétin qui me facture 8€80 alors que je pensais payer 3€ mérite de crever.

02 juin 2014

Voyage en train

J’aime bien les week-ends de quatre jours bien reposants et tout ça mais il se trouve que je ne suis visiblement pas le seul : les couples avec des enfants non scolarisés sont comme moi et, comme des andouilles, choisissent de voyager dans mon train, voire dans ma voiture…

C’est assez rare ! Généralement, les familles voyagent en automobile. Si l’on trouve des enfants dans les trains, ils sont généralement avec des grands parents ou des parents que l’on appelle maintenant isolés.

Qui porte la culotte ?

Moi, vous me connaissez ! A force de fréquenter des militantes féministes à gros airbags, je suis politiquement correct. Je défends l’égalité des hommes et des femmes mais il se trouve que dans ces couples modernes, les femmes ont une conception assez particulière de l’égalité.

Voila l’égalité dans un couple moderne : la femme porte la culotte et l’homme ferme sa gueule pour avoir la paix. Globalement, madame gazouille avec les petits et envoie monsieur faire les corvées du genre aller faire chauffer le biberon au wagon bar, marcher dans les allées avec les gamins qui ont envie de marcher, emmener les petits aux toilettes, descendre le sac pour chercher le doudou (après s’être fait engueulé parce qu’il ne l’avait pas fait avant), donner la becquetée… Il y a une seule exception : c’est madame qui va changer les couches. Sans doute a-t-elle peur que monsieur fasse mal le travail.

Elles sont particulièrement rusées. Elles ne vont pas demander à leurs dignes conjoints de faire tel ou tel truc. Elles vont demander à l’enfant : tu veux que papa aille te cherche un paquet de chips au wagon bar ? Ainsi, elles pensent sans doute mettre le père en valeur (peut-être celui-ci est-il dupe ?) et mettent la responsabilité de la corvée sur le dos du gamin.

Ceci n’est pas un raccourci de ma part c’est une observation statistique auprès de plusieurs couples au cours de mes deux trajets de ce week-end.

J’en ai même entendu une, à Montparnasse, qui a dit : occupe-toi des mômes, je vais porter les valises ? L’air de dire, il faut que je fasse ton job, mon lascar, c’est bien moi l’homme de la maison… Comme s’il était facile de sortir d’un train avec un môme de quelques mois dans les bras et un autre de deux ans qui marche avec…

Sacrée SNCF !

Je vais revenir à mes familles après un intermède.

Dans le temps, pour réserver un billet de train, j’allais sur internet, je tapais la gare de départ (Montparnasse), celle d’arrivée (Loudéac), les dates d’aller et de retour ainsi que les heures approximatives… Ce brave site internet de la SNCF me proposait les trains disponibles et je pouvais acheter les réservations et billets.

Depuis quelques temps, ce n’est plus la SNCF qui est en charge du car entre Saint-Brieuc et Loudéac mais le Conseil régional. Ca se passait bien jusqu’il y a quelques mois, deux ou trois peut-être. Maintenant, le serveur internet de la SNCF ne donne pas de manière correcte les cars, surtout d’un mois à l’autre. Il ne trouve pas tous les trajets et, quand il trouve un trajet, finit par indiquer qu’il n’y a plus de place dans un des trajets mais sans dire lequel… Si vous réservez uniquement le train, cela fonctionne correctement. C’est délirant…

En outre, la compagnie de car (qui agit au nom du Conseil régional) n’adapte pas ses horaires lors des changements de ceux de la SNCF (de fait, beaucoup de ceux qui prennent le car ne sortent pas d’un train). La conséquence est que j’ai moins de 10 minutes de marges le dimanche après-midi, ce qui est amplement suffisant si tout va bien mais les horaires de car ne sont pas toujours respectés…

Silence !

La conséquence de la présence d’enfants dans le train est le bruit qui est parfois très gênant (jeudi matin, par exemple, j’avais la tête dans le cul et il m’était impossible de dormir). Le problème des parents est qu’ils ne se rendent pas compte que les bruits qu’ils font pour empêcher leurs gamins d’en faire est beaucoup plus gênant que les éventuels cris de mômes qui jouent.

Au retour, par exemple, dans le TER entre Saint-Brieuc et Rennes (c’était l’objet de ma section précédente, avec ses andouilles du site web de la SNCF, trouver un trajet entre Loudéac et Paris est impossible et aboutit à des trajets idiots), une dame faisait des « jeux éducatif » avec sa fille ce qui nécessitait des questions orales…

Une autre, à l’aller, n’arrêtait pas de chuchoter…

Mais le comble a été atteint au retour avec une espèce de pimbêche, que l’on sentait péter plus haut que son cul, le genre de petite bourgeoise à la mord moi le nœud. Pour vous dire, à un moment, s’est mise à chanter des chansons enfantines pour occuper son gamin.

Avant, juste au moment où le TGV démarrait de Rennes, ce moment privilégié où l’on a tendance à s’endormir avec les tressautements du train et ce bruit régulier,… elle a commencé à lire la biographie de Chateaubriand à haute voix sur son smartphone (pour son conjoint, je suppose). Je bouillais, l’envie de la faire fermer sa gueule à coup de pompes dans la mâchoire…

Ces crétins, tellement habitués au bruit de leurs mômes, finissent par oublier qu’il y a d’autres gens autour d’eux.

A l’aller, un bébé se réveille, la mère l’a pris sur ces genoux et a demandé au père de prendre le biberon dans le sac. Le père se lève et commence à sortir les machins dans le sac (de la poudre, du lait,…) et commence à faire le biberon debout, avant l’aller le faire chauffer au wagon bar. La mère n’arrêtait pas de lui demander de lui refiler le tout parce que ça serait plus facile pour elle vu qu’elle était assise. Le père, piqué au vif, continuait à faire ses manipulations en restant debout, en lui répondant, en gros, qu’il savait faire.

Un peu après, le fils aîné (disons deux ans) voulait aller aux toilettes. La mère a alors suggéré au père de l’emmener. Le père voulait le porter mais le gamin voulait marcher. Le père a donc voulu remettre ses chaussures au petit mais ce dernier ne voulait pas, la mère a donc engueulé le père en lui disant qu’il n’avait qu’à le porter, le père a donc pris le fils dans ses bras mais il s’est mis à crier en disant qu’il voulait marcher. La mère a donc à nouveau engueulé le père parce qu’il était trop fainéant pour mettre les chaussures…

Vient le moment où l’enfant fatigué refuse de dormir et se met à pleurer avec sa mère débile qui essaie de le calmer en chuchotant bien fort pour bien montrer à tout le wagon qu’elle chuchote et essaie de calmer le bébé qui crie…

Essayez de dormir avec ça…