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21 octobre 2020

Un projet politique pour les bistros peut-il être socialiste ?


Alors que dans le blog politique, je me lance furieusement dans des billets du même métal afin de botter le cul au Parti Socialiste en vu des prochaines élections présidentielles, je me dois de faire des propositions pour les bistros, cafés, bars, brasseries et autres restaurants pour que les patrons et les employés votent définitivement à gauche ce qui n’est pas gagné.

 

Proposition 1 – de l’heure de fermeture

Il n’y aura plus d’heure « départementale » de fermeture des bistros. Pour chaque établissement, la préfecture pourra forcer une heure de fermeture s’il y a des désagréments pour les voisins, notamment pour ce qui concerne le bruit et la sécurité. Ces désagréments devront être confirmés par la municipalité.

Lors de la mise en application de cette mesure, les heures de fermetures imposées par les autorités ne pourront pas, pendant les six mois, être anticipées par rapport aux horaires actuels.

Les autorités (municipalités, préfectures, forces de l’ordre) devront traiter rapidement les plaintes potentielles de voisins. Les forces de l’ordre pourront prendre des mesures immédiates voire durables en cas de problème de sécurité. Les tribunaux administratifs devront traiter les réclamations dans les meilleurs délais.

Le « bruit » comprend celui fait par l’établissement mais aussi celui créé par les clients dans les alentours. L’heure de tolérance pour le bruit devra correspondre aux contraintes historiques de la ville mais aussi aux volontés des municipalités, par exemple pour dynamiser les centres villes.

Justification : une mesure d’ordre publique n’a pas à être utilisée pour des raisons de morale.

 

Proposition 2 – des terrasses chauffées

Les chauffages ne seront autorisés que sur les terrasses entièrement isolées du vent. Les municipalités ne peuvent pas imposer des contraintes supplémentaires.

Justification : les terrasses chauffées ouvertes sont une hérésie mais, à partir du moment où il n’y a pas trop de vent, il ne faut pas faire chier les braves gens, non plus.

 

Proposition 3 – du tabac

Le tabac ne sera autorisé sur les terrasses que si celles-ci sont ouvertes sur au moins deux côtés et si les conditions d’aménagement sont conformes aux aménagements issus de la crise sanitaires (un mètre entre les tables…). Fumer debout en terrasse recevant de la clientèle sera interdit (sauf si les tables sont remplacées par des guéridons).

Dans les restaurants, les cendriers sur les tables seront interdits.

Des cendriers « sur pied » devront être installés de manière à pouvoir être simplement utilisés par les clients fumeurs, y compris ceux obligés de s’éloigner de quelques mètres pour se donner à leurs vices.

Justification : pour les cendriers sur les tables c’est parce que la cendre s’envole avec le vent et tombe dans les assiettes des voisins. C’est dégueulasse, bordel ! Par contre, la nécessité de cendriers pour les pieds est pour éviter d’avoir des mégots qui se dispersent. Mais l’essentiel de ces mesures est pour éviter que les types qui picolent à l’intérieur viennent casser les couilles à ceux qui se les gèlent à l’extérieur tout en payant plus cher. Et en période de crise sanitaire, c’est du bon sens.

 

Proposition 4 – des tarifs

Les tarifs au comptoir, en salle et en terrasse, devront être consultables de façon nette de tout endroit du comptoir (y compris pour les déficients visuels jusqu’à 6/10). En salle et en terrasse, des cartes devront être systématiques présentées, si possible sous formes d’affiches sur les murs, aux clients.

Justification : parce que, putain de bordel de merde, j’aime bien savoir ce que va me coûter ce que je commande.

 

Proposition 5 – des compléments

Nul complément de facturation ne pourra être exigé pour une tranche de citron ou cinq glaçons dans toute boisson. Un demi avec de la limonade ou un sirop ne pourra pas être vendu plus cher qu’un demi normal.  Les verres d’eau seront gratuits dans la limite d’un (petit) par consommation et par table. Tout quart d’heure passé au comptoir, en salle ou en terrasse passé sans commande de consommation pour être l’objet d’une facturation sur la base du prix moyen d’un verre de base (genre demi).

Justification : trop de bistros abusent. A partir du moment où ils appliquent les coefficients, ils ne vont pas nous casser les burnes pour deux centilitres de sirop d’orgeat dans le Ricard. Pour le reste, il y a trop de clients chiants.

 

Proposition 6 – des prix justes

La consommation de base (apéritif anisé, demi de bière ordinaire, kir « normal », verre de vin d’entrée de gamme) devra avoir un prix harmonisé (exemple : 2€50 au comptoir). Le tarif maximum (en terrasse, donc) ne peut pas excéder le double. Le prix des produits plus bas de gamme devra être optimisé (par exemple, celui d’un café ne peut pas être supérieur à la moitié de celui d’une consommation de base).

Justification : l’harmonisation des prix permet aux clients d’être traités à égalité au cours des tournées (si un lascar prend un demi à 3 euros et l’autre un Ricard à 2, à la fin de la semaine, ça commence à faire beaucoup, bordel !). Le reste n’est que justice (par exemple, le plafonnement des prix en terrasse est compensée par la facturation des quarts d’heure sans consommation).

 

Proposition 7 – des happy hours

Les happy hours devront être bornés dans le temps et durer au maximum deux heures et se terminer au maximum à 19h30. La baisse des tarifs sur tout ou partie des consommations devra être affichée, réelle et claire.

Justification : je connais des bistros qui font passer la pinte de 5 euros à 4,5 euros, c’est se foutre de la gueule des clients. Je parlais pour les prix. Pour les « bornes horaires », trop de grands établissements pourraient faire une concurrence déloyale aux petits bistros n’ayant pas les moyens d’avoir ces pratiques commerciales (un bar de quartier ne pourrait pas lutter contre un bar dans lequel les clients n’arrivent que vers 22 heures si ce dernier pratique des tarifs réduits trop longtemps).


Ah ben j'ai oublié de répondre à la question du titre...