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13 décembre 2022

Mes Golden Globes

 


« Alors même que l’année 2022 est sur le point de se terminer, la saison des grandes cérémonies hollywoodiennes, elle, approche. Les Golden Globes, dont l’édition 2023 se tient à Los Angeles le 11 janvier prochain, ont dévoilé leurs nominations ce lundi 12 décembre. » En fait, j’ai vu très peu des séries nominées et je me fous un peu de leur branlage de nouilles. J’ai quand même un avis. Parmi les meilleures séries dramatique, j’en ai vu 3 sur les 5, ce qui est largement supérieur à ma moyenne (dans cette liste, je veux dire) : Ozark, Better Call Saul et The Crown.

Elles sont bien différentes et faire un choix n’est pas forcément aisé mais je vais quand même retenir largement Ozark, la fin de Better Call Saul est ratée, tout comme celle de The Crown qui reste quand même au niveau des bons divertissements.

Dans les « meilleures actrices » (deux sur cinq), je vais m’abstenir. Il y a la gonzesse qui joue Lady Di dans The Crown et qui est chiante comme la lune. Mon vote irait donc à Laura Linney, la chefesse de famille dans Ozark. J’ai fait deux billets avec cette série en disant que les acteurs étaient excellents. Malheureusement, la dame échappe un peu au lot.

Dans les meilleurs acteurs, je ne connais que Bob Odenkirk qui tient le rôle principal de Better Call Saul. Je pense qu’il mérite une distinction (mais d’autres personnages d’Ozark mériteraient… Pourquoi ne sont-ils pas nommés ?).

Dans les meilleures actrices des mini-séries, il y a Julia Garner pour le premier rôle dans Inventing Anna. Elle n’est pas mauvaise mais la journaliste me parait meilleure. Par contre, elle est nommée également pour le meilleur second rôle féminin… Et là, je pense qu’elle a tout sa place (notamment pour les dernières saisons, sa vulgarité était lassante, au début).

 

(je me répète : j’ai vu très peu de ces séries, mon avis compte donc vraiment pour du beurre. Demi-sel, quand même).

11 décembre 2022

[Séries] Mindhunter

 


Mindhunter est une excellente série même si la description Wikipédienne reste un tantinet absconse et  : « En 1977, à l'aube de la psychologie criminologique et du profilage criminel au sein de l'Unité d'analyse comportementale du FBI, les agents Holden Ford et Bill Tench vont, avec l'aide de la psychologue Wendy Carr, s'entretenir avec plusieurs tueurs en série à travers les États-Unis. Ensemble, ils vont tenter de cerner la personnalité de nombreux meurtriers afin d'acquérir les connaissances nécessaires à l'avancée de la recherche en sciences comportementales et en criminologie, ainsi qu'à la résolution d'affaires criminelles. »

Si on est amateur de certains auteurs de romans policiers, comme Michaël Connelly (dans les premières années), on sait ce qu’est le profilage… Des spécialistes, tout droit sortis des tiroirs du FBI étudient les scènes de crime, les habitudes des meurtriers… pour en déduire un profil psychologique des criminels pour aider les enquêteurs dans leur travail. Les déductions faites par les profilers, et on le voit parfois dans Mindhunter, sont souvent stupéfiantes…

 

Quelques clics bien sentis sur Wikipedia permettent de découvrir que Mindhunter est inspiré de la vraie histoire des sciences comportementales développées dans les années 70 au sein du FBI notamment par Robert K. Kessler et John E. Douglas qui seraient Holden Ford et Bill Tench dans notre série (ou des agents du FBI dans la trilogie Hannibal Lecter).

Leur travail, avec l’habituel fond de guerre des polices et de luttes politiciennes au sein de l’agence ou avec « la justice » mais aussi de problèmes personnels, est, pour résumer, de parcourir les prisons du pays et de tenir de longs entretiens avec des criminels arrêter pour définir la base du métier, en étudiant l’enfance, les psychoses et autres machins, afin de construire une base de réflexion pour, en quelque sort, définir les bases du profilage : que peut-on déduire d’une scène de crime sur la vie et le passé du tueur ? La série fait un focus sur quelques criminels, souvent basés sur des personnages réels croupissant dans les geôles outre atlantique.

Pendant leur épopée, nos compères sont amenés, plus ou moins par hasard, à aider les polices locales dans des enquêtes, comme s’il fallait illustrer leurs travaux…

 

La série est menée à train d’enfer, bizarrement vu qu’il s’agit surtout de conversations, les acteurs principaux sont très bons. C’est captivant.

Avec un défaut : les longs échanges vous emmènent dans des rêveries qui vous plongent parfois dans un profond sommeil… Ce n’est pas de l’ennui, comme dans certaines séries mais le fait de devoir se concentrer sur les dialogues vous fait décoller du reste, permettant à votre esprit de s’échapper…

L’intérêt du streaming : on peut « rembobiner »…

09 décembre 2022

[Cuisine] Emincé de foie de veau au Porto et aux oignons

 


Il m’arrive assez rarement de livrer des recettes de cuisine, ici, mais ça me fait plaisir surtout quand c’est outrancier. J’aime bien le faire, aussi, quand je réussi quelque chose en tâtonnant pour retrouver des recettes d’enfance. Cette fois, j’ai réussi quelque chose de bon, un peu par hasard : du foie de veau au Porto et aux oignons.

Il faut dire qu’il y a quelques semaines, j’avais fait une recette de foies de veau coupés en lamelles et constaté que c’est plus agréable à manger que des vulgaires tranches. Il faut dire aussi qu’il y a peu, je m’étais lancé dans la préparation de rognons de veau au Porto et aux oignons. Il faut dire également que quand je cuisine un truc, je regarde des recettes sur internet et je les adapte en fonction de la difficulté, des ingrédients nécessaires et en stock et de ma propre disponibilité.

Il faut dire enfin que j’ai récemment fait deux découvertes. La première est que certains plats sont bien meilleurs s’ils ont été préparés au gaz plutôt que sur les plaques de cuisson électriques (car la température est supérieure). La deuxième est que les oignons sont bons quand ils sont peu cuits alors que j’avais toujours commencé mes préparations en les faisant revenir.

 

Mercredi, j’avais prévu du foie de veau mais mes honorables employeurs m’ont foutu une réunion à 11h30. Elle aurait pu durer deux heures, ne me laissant qu’une demi-heure pour préparer et déjeuner. J’ai donc préparé l’accompagnement à l’avance (à savoir que j’ai cuit des pommes de terre au microonde : paf ! Une fois épluchées et coupées en gros dés, vous les mettez dans un bol avec un petit peu d’eau. Vous couvrez avec une assiette. Et vous les foutez dans l’appareil pendant 7 ou 8 minutes).

Et j’ai préparé les ingrédients pendant ce temps (pour une personne) :

1.       Vous découpez le foie en lamelles et vous les farinez,

2.       Vous émincez l’oignon,

3.       Vous mélanger ce dernier avec du sel, du poivre et, surtout, de l’ail séché.

 

Juste avant de passer à table :

1.       Vous mettez une poêle sur le gaz très vif,

2.       Vous y mettez une grosse noix de beurre et pas mal d’huile (je ne suis pas au régime, non plus),

3.       Vous y mettez les morceaux de pomme de terre précuits (ils vont rissoler un peu le temps que le beurre fonde et que le tout chauffe beaucoup),

4.       Quand c’est très chaud, vraiment très, vous y mettez les lamelles de foie farinées et vous laissez colorer deux ou trois minutes en mélangeant.

5.       Vous ajoutez les oignons et les machins qui vont avec et vous mélangez encore deux ou trois minutes,

6.       Vous ajoutez un demi-verre de Porto,

7.       Vous essayez de flamber ce truc (j’ai raté…),

8.       Vous ajoutez une dizaine de centilitres de crème fraiche.

 

Vous pouvez faire autrement pour l’accompagnement mais j’ai un vice : j’adore les pommes sautées ou frites ramollies dans la sauce et j’ai limité la vaisselle utilisée…

 

05 décembre 2022

[Séries] Des séries familiales

 

« Bienvenue chez Mamilla », « La Country Sitter », « All about the Washingtons », « Le prince de Preoria »,  « Le show de big show », « Merry Happy Whatever », autant de sitcoms ou de « séries familiales » que j’ai pu regarder depuis une semaine… En plus de celles dont j’ai déjà parlé : « Au fil des jours », « Blockbuster » et « How to sell Drugs online » mais je ne peux pas continuer à faire un billet par série.

A part la première, elles sont toutes très courtes (10 épisodes de 25 minutes, en moyenne) ce qui explique ma « rentabilité » (moins que ma quasi abstinence bistrotesque et, surtout, les demi-journées de congés que je suis obligé de prendre).

J’avais dit que « Blockbuster » était nul. Je crois bien que je n’ai pas terminé « Le show de big show ». Et, disons-le, si les séries ne font que, pour la plupart, une seule saison, c’est que le filon est épuisé et qu’il n’y a plus rien à dire.

 

« Bienvenue chez Mamilla » est « donc » au-dessus du lot. Le père est un grand joueur de football américain qui a même permis à son équipe de gagner le super bowl et qui vient de prendre sa retraite. Avec son épouse et ses quatre enfants, ils s’installent chez sa mère (Mamilla) et son père. Vous imaginez l’ambiance dans cette maison avec une grand-mère possessive, joviale et fervente catholique, le grand-père, pasteur de sa paroisse, les deux parents et leurs enfants de tous âges…

L’héroïne de « La Country Sitter » est une joueuse de guitare et chanteuse qui se retrouve baby sitter chez un éleveur de chevaux dont la femme est morte et qui a quatre enfants, de tous âges également. La musique est assez bonne (ce n’est pas de la country gnangnan avec des danseurs débiles alignés).

Le chef de famille de « Merry Happy Whaterver », lui aussi très catholique et veuf, reçoit pour les vacances ses quatre enfants, les conjoints, les petits-enfants… C’est un père très possessif qui tente de tout régenter. Le personnage principal est… un chanteur et guitariste, vivant avec une des filles, loin du vieux et rencontrant pour la première fois la belle famille. C’est la seule série dont je parle ici où les mômes ne sont pas au centre.

Les « Washingtons » sont une famille avec encore plein de gamin, dont le père est un rappeur qui vient de prendre sa retraite. Le « Big Show » est un catcheur… à la retraite qui vit avec sa femme et ses deux filles quand une autre fille, issue d’un premier mariage, vient vivre avec eux.

Le « prince de Preoria », dont je n’ai pas encore vu tous les épisodes, est sans doute plus compliqué à décrire mais tourne autour des âneries de deux adolescents vivant chez la mère de l’un des deux, au-dessus du bowling dont elle assure la gestion.

 

Rien de quoi se retourner le cerveau, dans tout ça, mais ces fictions sont là pour distraire et le font souvent très bien.

Il va quand même être temps que vous me donniez à nouveau des conseils pour des bons trucs à regarder, comme quand je me suis abonné à Netflix...

03 décembre 2022

[Séries] Blockbuster



Je l'avouais récemment, j'aime bien regarder des séries ou des sitcoms un peu neuneu. Elles sont généralement distrayantes et suffisamment drôles ou joyeuse pour maintenir une bonne humeur qui n'est pas à négliger ! Il y en a d'ailleurs deux dont je n'ai pas encore parlé (Bienvenue chez Mamilla et Country mum).

Mais parfois c'est l'échec. J'ai regardé le premier épisode de Blockbuster et, tout à ma réflexion sur le fait que j'aimais bien les conneries, je me suis un peu forcé à regarder jusqu'au bout (sachant qu'il n'y avait pas des milliers d'épisodes, tout de même).

Mon côté scientifique fait que je ne le regrette pas mais j'ai un conseil à donner : évitez impérativement ce truc. C'est à chier. En outre, la moitié des six ou sept personnages principaux n'ont rien de sympathique.


C'est pourtant sur un thème qui m'intéresse : comment, à l'heure d'internet, des loueurs de DVD peuvent survivre ? C'est mon côté "blogueur politique" qui surgit : la disparition de métiers ne m'inquiète pas. Je vais d'ailleurs avec fierté dans les caisses automatiques des supermarchés pour éviter à des braves dames de se casser le dos en soulevant des conneries pour les reposer à 30 cm...

Mais Blockbuster est pénible.

01 décembre 2022

[Séries] How to Sell Drugs Online (Fast)


 

Je crois que je suis passé du côté obscur de la force netflixienne : quand je ne sais pas quelle série regarder, par exemple quand je n’ai pas reçu de conseils (ou que je les oubliés… ce qui est plus fréquent), je tombe systématiquement sur des sitcoms et autres fictions américaines pour adolescents attardés et je les regarde d’une traite, interrompant ce cher loisir uniquement pour aller au bistro et me livrer à quelques tâches subalternes, tels que travailler pour payer l’abonnement. Pour vous dire, je suis actuellement en train de visationner « Bienvenue chez Mamilia »…

A croire que je vire pédéraste, pédophile ou… boutonneux…

J’ai donc regardé la série « How to Sell Drugs Online (Fast) » qui se situe en marge de cette mouvance (ce n’est pas une sitcom et ce n’est pas américain mais allemand, ce qui nous change de l'inspecteur Derrick) mais est clairement destinée plus aux ados qu’aux cadres quinquagénaires dépassés n’ayant abandonné la cravate que parce qu’ils ne trouvent plus de costume à leur taille.

Mais ne sommes-nous pas restés des gosses, à décrire notre vie dans un journal intime accessible par un bon vieux www ?


C’est l’histoire de deux adolescents (dix-sept ans, tout de même) geeks, bientôt rejoint par un troisième, plus beau gosse avec la cervelle remplacée par des abdos, qui se retrouvent un peu par hasard avec de la drogue à vendre et décident de le faire par internet, dans le fameux « dark web ». Leur système est tellement au point, fiable, sécurisé (pour eux, je suppose…) qu’ils continuent leur commerce puis le développent au point d’en faire une entreprise à grande échelle, mondiale… Ils se retrouvent à trafiquer avec des Hollandais et d’autres bandes plus locales puis, évidemment, à la police dont est membre Lenny, le héros, le chef du petit groupe.

Je déconseille cette série à tous les adultes responsables mais elle pourra intéresser ceux qui connaissent un peu toutes les geekeries, des bons vieux échanges par internet jusqu’au cryptomonnaies, à la sécurité informatique et j’en passe. Outre notre bande de jeunes, avec leurs potes, leurs parents,… on y croise la route d’affreux malfrats à la détente facile avec un fil conducteur original vu que Lenny raconte, en parallèle, son histoire à Netflix, en vue du tournage de la série.

 

Il parait que c’est basé sur une histoire vraie, ce qui n’est pas improbable, même si des actions dépassent largement le champ du possible.

C'est malin : maintenant, quand un type va chercher comment vendre de la drogue par internet, dans Google, il risque de tomber sur mon blog. Je vais avoir les stups sur le paletot. 

30 novembre 2022

[Séries] The Crown - saison 5

 


L’acteur qui joue le rôle du Prince Charles est une espèce de bellâtre insipide qui semble jouer le rôle de Sean Connery dans un remake de James Bond par des anciens élèves d’une université oubliée. Il n’a même pas les oreilles décollées. L’actrice qui joue Lady Di est une très jolie potiche. On aimerait la poser nue sur une étagère où elle serait coincée entre une théière d’avant le couronnement de sa belle mère et la photo de Challenger juste après le décollage. On pourrait la mettre sur celle du haut vu qu’elle n'arrête pas de regarder vers le bas.

Le môme qui joue William et le vieux beau dans le rôle du John Major relèvent le niveau. La Camilla aussi, en quelque sorte, vu qu’elle arrive à nous rendre sympathique, sur la fin, un machin qu’on imagine comme une furie et qui, à l’occasion des obsèques de sa belle doche, a montré qu’elle était très moche.

 

Vous pouvez regarder, hein !, cette cinquième saison de The Crown si vous avez aimé les premières et la suivre en mangeant des popcorns et en passant aux toilettes pendant les différentes longueurs comme l’épisode entier dédié à la famille El Fayed dont au sujet de laquelle on n’en a rien à cirer vu que le fiston, Dodi, dans la vraie vie ne fait que jouer un rôle sous les ponts même s’il a la chance de se taper la bru qui, espérons-le, ne parle pas en baisant.

On va faire de la philosophie de comptoir. Disons qu’on a pu apprécier les premières saisons car elles sont un peu comme un compte de fées, la jeune princesse qui, tout jeune, monte sur le trône, parcours le monde sur le Britannia et tout ça, le tout avec une certaine fraicheur. Cette cinquième, par contre, se place dans une histoire récente, romancée, mais dont on se rappelle vaguement les faits même s’ils ne nous intéressaient pas vraiment, à l’époque, les histoires de princesses outre-Manche nous passant entre les jambes, avec trop peu de proximité.

Au départ, on voit l’amère Diana tenter de sauver son couple malgré l’affreux qui ne pense qu’à sa propre gueule. Au fur et à mesure, elle finit par se transformer en vulgaire salope qui n’a pas de chance alors qu’il continue à être un salopard mais trahi par une presse indigne et une future ex qui bave trop. On arrive à prendre pitié car des communications privées dignes d’adolescents prépubères fuitent dans la presse ce qui, en passant, nous montre la dégénérescence de l’admirable presse britannique.

 

Sa majesté la queen, son gros, sa mère, sa fille, sa sœur… restent sympathiques mais toutes ces histoires familiales sont un peu foutues en l’air avec les conneries – sans doute réelles – autour de l’assassinat du Tsar, la recherche des ascendances de chacun et la vague querelle au sein du couple suprême.

Si on est un peu réconciliés avec Camilla, on l’est aussi avec le fils Al Fayed. J’avais en mémoire – paix à son âme, hein ! – une espèce de prince arabe (ou Egyptien, c’est pareil, mais ils ne sont pas gravés de profil) mais c’est en fait un producteur de cinéma ayant obtenu un oscar et maltraité par un père taré et toujours vivant selon Wikipedia même que je pourrais avoir un procès au cul pour insultes publiques.  Mais on se fout des Al Fayed, l’idylle entre les tourtereaux n’a pas encore commencé et l’Alma n’est qu’en ligne de mire.

 

Quand je regarde une série, sur Netflix (donc « à la demande »), il n’est pas rare que j’enfile tous les épisodes très rapidement, soit parce que j’ai hâte d’avoir la fin du suspense, soit parce que je passe un bon moment ou, du moins, un moment reposant. Avec cette cinquième saison, vue en moins de 36 heures, c’était plus pour me débarrasser. Et pourtant, je suis bon public (voir par exemple mon dernier billet, à propos de je ne sais plus quelle sitcom).

Je suis quand même assez con pour attendre la sixième saison alors qu’on sait à peu près tout ce qui va s’y passer.

 

L’anus horribilis était à chier. Et pour Lady Di, ils auraient pu prendre une actrice avec un gros cul et des gros nichons, pour nous occuper.

28 novembre 2022

[Séries] Au fil des jours

 


« Au fil des jours se concentre sur une famille américaine d'origine cubaine de Los Angeles, composée de Penelope Alvarez dite Lupita, une mère célibataire infirmière et ex-militaire, de ses deux enfants, Elena et Alex, ainsi que de sa mère, Lydia. »

Vous me suivez ? Quand j’ai pris Netflix, j’ai commencé par regarder des séries emblématiques, telles que The Crown (j’y reviendrai bientôt vu que j’ai fini la dernière saison), d’autres qui m’ont été conseillées… et certaines sur lesquelles je tombe par hasard (les joies de Netflix) avec une franche préférence pour les sitcoms débiles. La plupart sont plaisantes et on ne s’ennuie pas.

« Au fil des jours » fait parti du lot et est même d’excellente facture ! Elle a même été primée (sans nécessairement mériter de rester dans l’histoire) et vous pouvez vous asseoir devant votre téléviseur avec un cubi de blanc et regarder la succession d’épisodes. On ne s’ennuie pas.

 

Au fil… des épisodes, on a l’impression se retrouver dans une fiction carricature du wokisme parfait : la famille d’immigrés avec des difficultés d’intégration, la fille défendant toutes les causes, du « genrisme » à l’environnement et qui finit par faire son coming out avec une famille quand même un peu homophobe, dans une environnement un peu machiste… vu qu’il est essentiellement composé de femmes étrangères.

Un tantinet d’émotion et une franche bonne humeur… Ca suffit à mon bonheur !

Le voisin, richissime propriétaire de l’immeuble et tout de même concierge, lui-même immigré (du Canada…). Le docteur, patron de Lupita, qui entretient une relation platonique avec Lydia, toujours amoureuse de son époux mort et nostalgique de Cuba d’où elle est partie en 1962.

Ben mon cochon…

09 novembre 2022

Les bons mots



De tout temps, j’ai eu horreur de certaines fautes de français (notamment celles des autres, les miennes ne me dérangent qu’à la relecture…), phénomène très certainement amplifié depuis que je fréquente des gros réactionnaires normands. Parmi ces fautes, il y a notamment l’emploi d’un terme à la place d’un autre et ce phénomène est souvent expliqué par l’utilisation d’anglicisme idiot.

Par exemple, le « no soucy » en anglais ne devrait pas être traduit par « pas de souci » à mon avis, mais par « pas de problème ». Si une personne a un problème avec un ordinateur, il va dire « j’ai un souci avec mon ordinateur ». C’est une erreur (sauf si « l’incident » est préoccupant au point d’empêcher de dormir…).

Il y a aussi le mot « sur » employé à tors et à travers. Par exemple, on ne va pas « sur Paris » mais « à Paris ». Pour être « sur Paris », à la limite, il faut être en avion ou, plus simplement, en haut de la Tour Eiffel.

N’oublions pas le « au final » utilisé à la place de locutions comme « en fin de compte ». « Final » n’est pas un nom commun (contrairement à « finale ») sauf dans un contexte précis comme « le final d’un opéra ».

Celui qui m’énerve le plus est l’usage de « maman » à la place de « mère », voire de « génitrice ». L’autre jour, je racontais une anecdote amusante dans Facebook, basée sur le fait que ma mère était à l’hôpital (ce qui n’était pas le cœur de mes propos). Plusieurs personnes mon répondu quelque chose comme « bon rétablissement à ta maman ». C’est absolument intolérable. Je n’utilise « maman » que quand je m’adresse à un petit gamin ou, pour parler de la mienne, à mes frères et sœurs, voire à des proches de ma mère (ses meilleures amies, ses belles-sœurs…), jamais en dehors d’un cercle très restreint.

C’est de l’infantilisation…

C’est comme l’emploi de « décès » à la place de « mort » (et les dérivés tels que « décéder » vs. « mourir »). Comme si c’était moins grave de « décéder » que de « mourir ». Le terme « décès » ne devrait s’appliquer que dans des documents « officiels ».

 

Tout cela a, au fond, assez peu d’importance, d’autant que, comme je le disais, je ne suis sûrement pas le dernier à me planter et je suis mal placé pour donner des leçons… Ainsi (ou « du coup »), ce billet est provoqué par deux « nouveaux » éléments.

 

Le premier est un tableau, dans Facebook, qui tournent en rond à cause de lascars qui se trouvent intelligents, pour montrer l’usage « erroné » de l’expression « du coup » à la place d’autres locutions (« donc », « en conséquence », « aussitôt », « de ce fait »…). Je n’aime pas les donneurs de leçons qui se contentent de copier des tableaux prémâchés. Vous pouvez vérifier dans Google, la littérature est riche à ce sujet mais les théories d’abrutis des réseaux sociaux qui n’écrivent presque rien m’énervent.

Le second est plus récent. C’est l’usage, maintenant très répondu, de « bel » ou « belle » à la place de « bon ou bonne ». On voit par exemple des publications avec « bel anniversaire » ! On lui fait quoi, à l’anniversaire, pour l’embellir ? On lui plante des roses dans le cul ?

On voit des abrutis écrire « je vous souhaite une belle journée ». Heu… S’il fait beau, un type qui aura vu sa famille périr dans un accident de voiture aura quand même connu une belle journée… Pas une bonne. Il y a aussi, parfois, « je vous souhaite un bel anniversaire ». Franchement, ça veut dire quoi ? Une belle fête avec un feu d’artifice et des gonzesses à poil ? (vous trouverez aussi dans Google de la lecture sur le "belle journée")

Je ne suis pas du tout hostile aux évolutions de la langue mais des erreurs grossières m’énervent quand même.

 

En complément, hier, une amie à moi disait dans Twitter qu’on reprochait parfois l’utilisation d’expressions comme « je n’y comprends rien, c’est du chinois » ou « je l’ai appris par le téléphone arabe ». Il parait que c’est raciste. Pour moi, c’est de la connerie, comme, par exemple, le changement de nom de « Dix petits nègres ». Mais je ne suis pas dans mon blog politique.

Bref… « Du coup », j’ai répondu à la copine, pour rigoler, « tu me prends pour un Mongol ? » mais une andouille a répondu que les « chinois » et « arabe » dans ce contexte étaient tolérable, contrairement à mon « Mongol » car il faisait référence à une maladie, à une souffrance. Mon dieu ! Comme si le fait d’appeler « mongol » un trisomique n’avait pas pour origine le faciès de braves gens issus de Mongolie et n’était pas particulièrement raciste.

 

Il y a de ces cons.

06 novembre 2022

[Séries] The good cop

 


Pour changer, commençons par parler de la fin. Il n’y en a pas. La série n’est pas terminée, elle n’a pas été reconduite pour une deuxième saison. Le dixième épisode finit un peu en eau de boudin. Il n’empêche que vous pouvez regarder le tout qui assez plaisant, notamment parce que l’on y retrouve Tony Danza, le Tony Micelli de la bien célèbre série « Madame est servie » qui passait, de mémoire, sur M6, à 20h, tous les jours dans les années 80 et 90 (en alternance avec le « Cosby show).

Le personnage a bien sûr un rôle très différent, il a vieilli, mais reste aussi sympathique…

 

« Tony Caruso Jr. (dit TJ) est un lieutenant de police new-yorkais à l'honnêteté maladive. Son père, Tony Caruso Sr., condamné il y a huit ans à la prison pour corruption, vient d'obtenir sa liberté conditionnelle et est contraint de vivre chez son fils. Essayant de se racheter de ses erreurs passées, il prodigue à ce dernier ses conseils sur le métier de policier et sur la façon de mener sa vie amoureuse. »

Le père est, vous l’aurez compris, Tony Danza. Le fils est à la tête d’une petite équipe avec un vieux qui refuse de courir, une jeune femme et un geek typique. C’est un bon flic, bon tireur…

On s'y attache, à tout ce beau monde. 


Cela étant, ce n'est pas la meilleure série du siècle mais, au moins, on ne s'y ennuie pas. Je suppose qu'elle n'a pas marché, ce qui explique que les producteurs aient décidé de l'arrêter. Il n'empêche qu'elle est bien moins pire que d'autres.

02 novembre 2022

[Séries] Seinfeld

 


« Seinfeld est une série télévisée humoristique américaine en 180 épisodes de 23 minutes créée par Jerry Seinfeld et Larry David et diffusée du 5 juillet 1989 au 14 mai 1998 sur le réseau NBC. » C’est ce par quoi commence la description de cette série dans Wikipedia. Je dois avouer que je n’avais pas saisi le côté humoristique lorsque j’avais vu le début… C’était au cours de mes congés. J’écrivais d’ailleurs dans ce blog : « En fait, pendant cet été, j’ai vu le début de tellement de ces mauvaises séries que je tenais à mettre en avant celle-ci. Parmi celles qu’il faut mettre à la poubelle, l’application Netflix pour mon iPhone me dit que j’ai abandonné : Unité 42, Arrested Development, Uncoupled, Seinfeld… Et elle en oublie certainement. »

Un gros commentateur normand me disait alors : « Je m'insurge violemment contre le fait de jeter Seinfeld à la poubelle, alors qu'il s'agit probablement de la meilleure série comique de tous les temps ! (Il est vrai que, regardée doublée en français, selon votre funeste habitude, il ne doit pas en rester grand-chose…). » Il avait probablement raison pour le côté « VF » mais j’étais interloqué du fait que c’est généralement moi qui aime bien les sitcoms débiles et pas lui… Me serais-je trompé ? Un état d’esprit particulier voire négatif m’aurait-il enduit d’erreur ?

J’ai alors pris quelques renseignements (dans Wikimachin, seulement, parce que, au fond, je n’en ai pas grand-chose à cirer). « Seinfeld est considéré comme la meilleure sitcom de tous les temps par le magazine Vanity Fair. La série a été classée parmi les meilleures émissions de télévision de tous les temps dans des publications telles que Entertainment Weekly, Rolling Stone et TV Guide. […] En 2013, la Writers Guild of America a établi un classement des séries les mieux écrites de tous les temps et l'a classée au deuxième rang derrière Les Soprano. La série est la sitcom la plus lucrative de la télévision américaine. […] Elle totalise la troisième plus grande audience pour un épisode final avec 76,3 millions de téléspectateurs. »

J’ai alors décidé de laisser passer quelques semaines et de faire une nouvelle tentative… J’ai succombé au charme et je confirme, maintenant, que cette série est excellente et je reviendrai sur mon désappointement initial si j’ai le temps.

Toujours est-il que c’est la série à voir.

 


« Située principalement à New York, dans un quartier de l'Upper West Side, au nord-ouest de l'arrondissement de Manhattan, la série met en scène le quotidien de Jerry Seinfeld, artiste de stand-up new-yorkais, trentenaire et de ses trois amis, George Costanza, son ami d'enfance névrosé et malchanceux, Elaine Benes, son ancienne petite amie et éternelle insatisfaite et enfin Kramer, son voisin de palier, loufoque mais sympathique. La série est considérée comme « a show about nothing » car les épisodes sont basés sur la vie quotidienne et ses tracas. »

Tout est dit ! A chaque épisode, les quatre compères vivent des situations burlesques. Il y en a un, par exemple, où ils sont perdus dans le parking souterrain d’un centre commercial, un autre où George est surpris par sa mère en train de se masturber (et les quatre font un concours pour savoir lequel pourra passer le plus de temps sans « pratiquer »), un où Jerry est accusé d’avoir volé un sofa alors qu’il remplace, malgré lui, le concierge de l’immeuble de bureau d’Elaine, un où Kramer doit présenter des excuses à un singe à qui il a jeté une peau de banane à la tronche… On se demande si les scénaristes ne picolent pas un peu… Il y a même un épisode (plusieurs, en fait) au cours duquel Jerry et George doivent préparer un pilote, pour une grande chaine de télé (Elaine finit pas sortir avec le patron), d’une série qui ne parle de rien, qui fait rire les gens avec le quotidien de quatre copains : Jerry, Elaine, George et Kramer.

Les quatre multiplient les conquêtes de sexe opposé : ce n’est pas franchement le thème de la série mais cela permet de multiplier les personnages qui les traineront dans des situations cocasses, en plus des parents de Jerry et de George, des commerçants du quartier…

 


Tous les épisodes des premières saisons commencent et se terminent (et parfois sont interrompues) par des vidéos des stand-up de Seinfeld, devant son public dans des petits cabarets, se basant sur les situations vécues au cours de l’épisode… Et c’est ce qui déroute le spectateur abruti (moi, surtout) au début, on ne trouve pas cela drôle et on se demande bien ce que ça fout là. On finit par comprendre et, au bout de quelques saisons, on finit par apprécier l’humour de Seinfeld (d’autant qu’il a le même « dans la vraie vie » que « sur scène). J’ai même l’impression que ces séquences se sont bien améliorées au bout de quelques années (vers la sixième, d’ailleurs, elles se rarifient).

C’est ainsi qu’on peut être franchement désarçonnés lors des « premières heures » mais qu’on acquiert rapidement « le rythme » de ce qui devient, progressivement, une des meilleurs séries, d’autant que le format (épisodes courts de d²urées variables) est très plaisant.

15 octobre 2022

[Séries] Shooter, tireur d'élite

 


« Bob Lee Swagger, un ancien tireur d'élite au sein des US Marines, est contacté pour son expérience afin de déjouer une tentative d'assassinat à l'encontre du président des États-Unis. Mais lorsque le président ukrainien accompagnant ce dernier est assassiné et que Swagger se retrouve accusé du crime, il va devoir se servir de tout ce qu'il a appris au cours de sa carrière pour retrouver les vrais coupables et protéger sa famille de ceux qui l'ont piégé. »

Avant de continuer la description et en essayant de ne pas trop pomper Wikipedia, je vais faire un aveu. Voila une huitaine de jours que j’ai commencé à regarder la série et, sans aucun rapport (du moins j’espère), j’ai été pris d’un gros rhume à partir de lundi qui a miraculeusement disparu vendredi matin. Pendant toute cette période, j’ai très mal dormi la nuit en partie à cause de mon poumon d’acier (le machin qui m’aide à respirer en évitant l’apnée du sommeil). Enervé, presque excité, avec mes difficultés respiratoires, je tournais et tournais dans mon lit jusqu’à ce que la vie me pousse dans les draps de Morphée mais jamais pour plus d’une demi-heure. De rage, j’allais devant mon Netflix pour regarder la série et finissais par m’endormir au bout d’un quart d’heure pour une demi-heure, suite à laquelle je retournais me coucher mais n’arrivais à rien. Je retournais sur mon canapé et « rembobinais » afin de revoir la partie que j’avais loupée à cause ma sieste intempestive…

En d’autres termes du deux ou troisième épisode de la deuxième saison de Shooter, tireur d’élite, jusqu’au trois ou quatrième de la troisième, je n’ai pas compris grand-chose et je me demande si cette partie n’était pas tout bonnement nulle à chier. A noter qu’entre temps, je finissais le visionnage de la dernière série dont j’ai parlé ici, Inventing Anna, et j’ai eu le même comportement sur la fin (mais la série est beaucoup plus simple et mes rembobinages plus efficaces !).

Tout cela explique par ailleurs pourquoi je vais être assez imprécis pour les saisons deux et trois, ci-après.

 

Wikipedia nous a décrit le fond de la première saison mais je vais aller plus loin. Emprisonné, Bob Lee s’échappe et se met à la recherche des vrais coupables alors que tout le monde est persuadé que c’est lui, mais qu’il visait en fait le président des Etats-Unis et non pas le président Ukrainien. Avec l’actualité du moment et les personnages de la série, on finit d’ailleurs par se demander, avant d’en savoir plus, si ce n’est pas un coup des Russes. Dans cette recherche, il se trouve confronté à des membres d’agences fédérales (FBI, Secret Services, CIA…) à la solde de l’ennemi…

On se doute que l’auteur ou le producteur est influencé par des grands auteurs de polars et de romans d’espionnages américains, tels Ludnum, Clancy : notre brave héro est seul face à des membres de ces agences, relativement proches du sommet mais à la solde « de l’ennemi ». C’est un genre qui me passionnait dans les années 1990 et je dois avouer que je m’y suis replongé avec plaisir dans cet esprit, celui de la première saison, proche d’ailleurs de celui de la troisième. La petite vingtaine d’épisodes pas gâchés par mes ronflements m’ont passionnés même si c’est parfois un peu neuneu ou cousu de fil blanc, avec plein de clichés et un suspens très américain : on sait que le héro ne mourra pas, qu’il vaincra ce qu’il a à vaincre mais qu’un de ses proches sera parmi les victimes, c’est bien triste ma pauvre dame.

 

Je vais parler plus précisément de la première saison et des tous premiers épisodes. C’est son ancien chef, Isaac Johnson, qui le contacte pour qu’il reprenne le service. Boby Lee avait quitté l’armée suite à la mort, en service, de son « binôme » vu qu’il se sentait plus ou moins responsable. Il vit maintenant dans une espèce de chalet dans la forte avec sa femme, bonne, et sa fille de cinq ou six ans. Ils forment une magnifique famille et je vous prie de sortir les violons. Il est jeune, la trentaine un peu passée et tout va bien, jusqu’à la visite de l’ancien chef, dans le meilleur des mondes. La femme, Julie, et la fille jouent un rôle très important, d’autant que les méchants les utilisent pour faire pression sur lui à plusieurs reprises par des menaces non voilées et plus si affinités.

Il accepte sa nouvelle mission. Les services secrets savent où aura lieu l’attentat, officiellement contre le président des Etats-Unis, et qu’il sera opéré par un tireur d’élite. Le rôle de Bob Lee est de deviner, grâce à son expérience, l’endroit d’où tirera… le tireur. En fait, il va se tromper et, quand il s’en rendra compte, rapidement mais trop tard, il va courir vers le nouvel endroit présumé où il trouve l’arme du crime mais est « intercepté » par un méchant qui joue le rôle d’un gentil puis par une agente du FBI, Nadine Memphis, qui l’arrête.

Même s’il n’est plus vraiment proche de Johnson, ce dernier, Memphis et Swagger seront très liés pour la suite des aventures.

Après son évasion, il va retrouver la balle et remonter jusqu’à l’arme pour se discuter (je ne fais pas du spoilage mais il y a plusieurs saisons : vous vous doutez bien qu’il va réussir).

 


En début de la deuxième saison, il se rend à Berlin, avec sa grosse, Julie, pour une cérémonie avec une remise de médaille à un ancien militaire, avec qui il taffait avant la retraite. Un attentat se produit alors et ils ne tardent pas à penser que c’est à toute l’ancienne unité que les méchants en veulent et camouflent donc les assassinats en attentat terroriste. On finit par se douter que les marines ont été témoin de quelques scènes qu’il faudrait oublier et la recherche de la vérité et l’élimination des coupables forment la trame de cette saison.

Pour la troisième, il y a deux événements liés. Tout d’abord Swagger comprend que son père n’est pas mort, une petite trentaine d’années auparavant, d’une vulgaire escarmouche avec une sombre andouille mais a bel et bien été assassiné, l’escarmouche étant là pour masquer le crime. Il va donc enquêter. En parallèle, il finit par comprendre, avec Memphis et Johnson, qu’il existe un petit groupe d’hommes, Alpha, proches des agences gouvernementales mais aussi du gouvernement et du président, qui agissent dans l’ombre pour ce qu’ils pensent être le bien, la grande Amérique, la liberté et tout ça mais qui sont en fait de sombres fumiers. Ils comprennent que le père de Bob Lee en a fait partie, du temps où il était lui-même militaire, pendant la guerre du Vietnam…

Et nous voila reparti pour de captivantes aventures avec des rencontres avec l’aimable président de ce grand pays qui a décidé de mettre fin aux activités louches d’Alpha, malgré le chantage et tout ça.

 

C’est le genre de série qui me plait bien. Je ne donne aucun jugement pour vous convaincre, pour des raisons exposées en préambule : je ne sais pas si la série est bonne ou mauvaise.

C’est con. Mais je ne vais pas craquer devant un shooter.


N.B. : contrairement aux habitudes, cette série est appelée couramment par son nom québécois, que je reprends en titre. Si vous faites des recherches Google, utilisez bien le nom complet et... ne confondez pas avec le film de même nom, qui inspira la série. 

14 octobre 2022

[Séries] Inventing Anna

 


Vivan, journaliste dans une grande revue américaine, comme Metropolitan, et enceinte jusqu’aux oreilles prépare un reportage sur Anna, en prison (en attente du procès), qui a réussi à escroquer des jeunes Newyorkais, des gens plus riches et des entreprises. Elle se fait passer pour une très riche héritière d’un milliardaire Allemand (venant de Russie où il s’était bien enrichi après la chute de l’URSS).

Elle est par exemple hébergée dans des gros hôtels où elle réussit « au bluff » à avoir une chambre, arrivant à faire croire que, si sa carte de paiement ne passe pas, c’est à cause d’une erreur de la banque, d’un virement qui n’est pas passé, de son père qui lui fait momentanément la gueule, de son pognon qui est bloqué dans des fonds en Allemagne et qu’elle n’arrive pas à rapatrier… Elle arrive à voler ses propres copines, qui profitent de ses largesses puisqu’elles croient aux erreurs, en les poussant à avancer le pognon de quelques sorties ou de restaurants où sa carte ne passe pas puis trouve des prétextes pour retarder le remboursement.

Anna cherche à monter une fondation, autour de l’art (qu’elle connaît très bien, elle est d’une intelligence exceptionnelle), et, en fin de compte, à obtenir un prêt de quarante millions pour la lancer. Elle doit donc entourlouper l’avocat qui l’aide, les banques, les promoteurs, les assurances…

 

La série est rythmée par le travail de Vivan qui mène son enquête en se procurant des documents, en interrogeant Anna, ses copines, ses partenaires en affaires, en étudiant les réseaux sociaux, notamment Instagram… Chaque récit qu’elle récupère est traduit, à l’écran, par de nombreux flashbacks comme si les séquences de la série décrivaient ce que voyaient chacun des différentes aventures d’Anna, le tout en respectant une séquentialité.

Le  début de la série semble un peu neuneu, peut-être parce qu’on a du mal à se rendre compte de l’ampleur de l’anarque et qu’on assimile Anna à une vulgaire instagrammeuse, toujours souriantes à faire des selfies avec des copines qu’elle se fait grâce à son pognon mais c’est au fil des épisodes qu’on se prend vraiment au jeu, qu’Anna nous devient sympathique, comme une espèce de mythomanes qui lutte dans un milieu pourri sous fond de rêve américain.

La vie de Vivan est également passionnante : elle doit se battre avec ses patrons pour pouvoir travailler sur son article qui, elle en est sûre, connaitra un vrai sujet. Elle se fait aider par trois collègues, son mari futur père de l’enfant qu’elle porte. Elle doit visiter Anna en prison, inciter les différents acteurs à se confier…

 

Vous pouvez voir… Ca demande une certaine concentration mais ça ne fatigue pas le cerveau.


En marge, et c'est un sujet qu'on a évoqué récemment avec un gros commentateur de ce blog, lui-même émérite blogueur, on se demande parfois où on a déjà vu Anna ou, du moins, l'actrice qui joue son rôle. Et la lumière se fait progressivement : c'est un des personnages principaux d'une série que j'ai beaucoup aimée, Ozark.

Tant qu'on fait dans le people, Inventing Anna a été créée et produite par Shonda Rhimes, également à l'origine de Grey's Anatomy : au moins, elle sait faire des séries qui intéressent le public.

13 octobre 2022

La panne de mes blogs et les noms de domaine

 

Mon blog politique est resté dans le cirage pendant un jour ou deux et celui-ci pendant plusieurs heures. Du moins, ils n’étaient plus accessibles avec leurs noms de domaine personnalisés réciproques mais restaient disponibles, la plupart du temps, avec leurs anciennes adresses chez Blogspot, site propriété de Google, spécialisé dans l’hébergement des blogs Blogger, de la même boutique : jegpol.blogspot.com et jegper.blogspot.com, adresses franchement débiles, j’en conviens.

Les noms de domaines, jegoun.com et aubistro.fr, respectivement, avaient été acquis, par mes soins, auprès de la société OVH, plus connue pour ses solutions d’hébergement et, maintenant, ses offres Cloud. A noter que, s’ils sont bons dans leurs domaines, ce n’est pas une société « grand public » et il faut avoir un minimum de connaissances pour paramétrer tout cela : vous vous douterez que pour que, lorsque vous taper « jegoun.com », votre demande aboutisse chez « blogspot.com » et que, « sur place », il trouve le bon blog, ce n’est pas si simple. Et je dois avouer que, si je suis assez bon, généralement dans tous ces machins informatiques, ceux que je ne maîtrise pas ont tendance à me déconcerter, d’où une certaine panique, persuadé que je n’en tirerai jamais voire que je ferai des conneries… Je vais un peu vous décrire cela ce qui me rappellera le temps de mon blog geek…

Ce n’est pas moi qui avais fait le paramétrage, à l’origine, vu que j’étais perdu mais un camarade lyonnais pâle. Et si cela ne fonctionnait plus, c’est que je n’avais pas payé la redevance annuelle pour le nom de domaine : à force de reporter au lendemain ce qu’on peut faire le jour même, n’est-ce pas…

 

Comme nous le dit Google, le nom de domaine est « de la dénomination rattachée à votre adresse IP qui redirige les visiteurs sur votre site. » L’adresse IP est aux réseaux informatiques, en gros, ce que le numéro de téléphone est aux réseaux téléphoniques…  L’adresse IP permet ainsi à tous les systèmes informatiques du monde connectés à Internet de se joindre.

En déclarant ou « achetant » un nom de domaine a une société spécialisée, OVH, pour moi, cela permet tout d’abord de s’attribuer la propriété intellectuelle du nom (toutes les adresses dont la première partie finit par jegoun.com et aubistro.fr m’appartienne).

Ensuite, il faut que j’associe, chez OVH, le nom de domaine à une adresse IP (qui m’est gracieusement communiquée par Blogger/Blogspot) et, le couple « nom de domaine/adresse IP » va être diffusé ou propagé, par OVH auprès des serveurs DNS (Domain Name System) afin de permettre au réseau de diriger vos liens vers le bon serveur. Le DNS est un peu comme un central téléphonique grâce à qui le réseau peut transmettre un appel vers le bon destinataire.

 

Grâce à l’IP associées aux noms de domaine, jegoun.com et aubistro.fr, en l’occurrence, Blogspot va recevoir les « appels » pour ses blogs. En regardant le nom précis qu’il a reçu (jegoun.com ou aubistro.fr, donc), il va savoir qu’il doit activer les serveurs avec jegpol.blogspot.com et jegper.blogspot.com. C’est une peu comme si Jegoun.com et aubistro.fr avaient la même adresse IP que blogspot.com (ce n’est pas le cas, mais pour le principe on y est : il y a, en fait, une démultiplication des adresses IP pour éviter de charger les serveurs qui font le tri). C’est le nom détaillé qui va permettre d’activer, en quelque sorte, la bonne application au bout, celle avec le paramétrage de jegoun.com ou de aubistro.fr.

 

Vous connaissez peut-être des applications de type « whois ». Google est votre ami mais vous pouvez essayer pour jegoun.com. Vous y trouverez un tas d’informations liées au nom de domaine, dont une adresse IP, ici 213.251.188.146 qui va renvoyer vers un serveur OVH qui lui-même fera la relation entre les deux (c’est plus compliqué que ce que je disais, il y a plusieurs niveaux de serveurs donc des adresses IP qui font le lien entre elles). A noter que le site whois dont je vous donne l’adresse (il y en a plein) communique des informations de natures différentes pour mes deux blogs (j’ignore pourquoi). Vous noterez que l’adresse 213.251.machin est attribuée à plusieurs noms de domaine mais est liée, elle-même, à un jeu d’adresses chez OVH.

Que ces braves gens se débrouillent pour communiquer entre eux. Pendant ce temps-là, on peut écrire nos conneries.

 

Pour associer un nom de domaine à un blog blogger, il y a deux solutions. Vous pouvez soit acheter un nom de domaine à Blogger (ou une autre filiale de Google) soit acheter un nom de domaine via une autre site (ce qui est mon cas vu que Blogger ne proposait pas l’option, à l’époque). La première solution est la plus simple, évidemment, l’éminente compagnie se chargeant de tout. Dans l’autre cas, il vous faudra mettre les mains dans le cambouis et saisir les paramètres chez votre fournisseur. Quand vous saisirez votre adresse personnalisée, Google vous communiquera des informations à donner à votre fournisseur et c’est un peu là que c’est compliqué…

 

Je laisse à mes honorables lecteurs rectifier les erreurs que j’aurais pu connaître…

10 octobre 2022

[Séries] Knightfall

 


« L’ordre du Temple est un ordre religieux et militaire issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge, dont les membres sont appelés les Templiers » créé au début du 12ème siècle, ce qui ne nous rajeunit pas. Parmi ses missions, « il œuvra pendant les xiie et xiiie siècles à l'accompagnement et à la protection des pèlerins pour Jérusalem, dans le contexte de la guerre sainte et des croisades » et pendant qu’ils faisaient ça, ils n’étaient pas au bistro. « Jusqu'à la chute de la ville en 1291, Saint-Jean-d'Acre est un grand centre intellectuel, non seulement chrétien mais aussi juif. En effet, de nombreux Juifs, fuyant les persécutions en Occident, se rendent en Terre sainte. Le rabbin Yehiel de Paris y fonde une Yechiva qui sera connue au-delà de la Terre Sainte. Nahmanide, grand kabbaliste d'Espagne le remplacera. La reconquête de la ville en 1291 par le sultan d'Égypte al-Malik al-Ashraf met fin à la présence des Européens en Terre sainte et clôt la période des croisades. »

Je ne rechigne devant rien pour votre culture et je vais reprendre un langage normal : cette défaite, qui marque le début de notre série, fut un beau bordel et les templiers, qui deviendraient nos héros, ont perdu le Graal lorsqu’un de leur navire a sombré lors de la dernière bataille. Nos templiers revinrent en France et gérèrent tout le pognon amassé…

 


La série Knigthfall a deux saisons. Au cours de la première, notre personnage principal, Landry du Lauzon, se fourrait la grosse de Philippe Le Bel, ayant un tantinet trahi son vœu de chasteté ce qui est d’autant plus bête qu’il est pote avec le roi en question, dit Philippe IV, qu’il finit par mettre en cloque, pas le roi, mais la pouffe, la reine Jeanne. Ces braves gens ont fini par apprendre que le Graal aurait été sauvé et se retrouve en France. Ils se mettent tous à le chercher dans tous les sens. Parmi, les tous, il y a plein de monde et on ne sait pas qui fait appel à qui pour foutre sur la gueule des autres, entre les templiers, le Roi, le Pape et les Sarrazins… avec l’aimable participation de type de Navarre vu que la Reine Jeanne était la fille du roi du coin.

La grossesse, plus le bébé, la quête du Graal, les intrigues de la royauté, les bisbilles avec la Navarre… forment la trame de cette saison, la seconde étant plus consacrée à la lutte du Roi contre les Templiers, prouvant, faussement, leur hérésie et les traquant partout. Des hérétiques sont brulés, les lascars se massacrent à coups de grosses épées…

 

Il y a un fond historique, avec même un résumé de l’histoire de la Tour de Nesle, mais tout est largement romancé (avec quelques erreurs : il me semble par exemple qu’on voit, à un moment, Notre Dame non seulement terminée mais, en plus, avec la flèche actuelle, du moins celle qui existait avant le récent incendie).

Ce n’est pas la meilleure série disponible mais je l’ai trouvée assez plaisante à regarder.

Voila les Templiers réhabilités et Philippe le Bel réduit au statut de sombre enflure.


01 octobre 2022

Ces vieux



 Mon ascenseur s’est arrêté au premier étage quand je faisais route vers le bistro. Un couple de personnes âgées (85 ans ?) est monté. Je les connais depuis que j’habite là (1994) et on a vaguement sympathisé. Monsieur semblait triste en entrant. Il ne m'avait jamais fait cette impression. Il tenait Madame par la main. « Tirait » serait plus exact. Elle semblait apeurée par ma présence, semblant ne pas me reconnaître. J’ai souri bêtement pour essayer de montrer ma bonhomie, pour la rassurer, peut-être. Rapidement (forcément : descendre d’un étage…), elle a commencé à montré le visage d’une femme heureuse, contente d’être avec son homme et moi…

La machine s’est ouverte. Monsieur a ouvert la porte du sas où se trouvent les boites à lettres. Madame, toujours tenue par la main, l’a suivi, puis moi. Il a ouvert sa boite et a dit qu’il n’y avait rien. J’ai ouvert la porte extérieure puis l’ai tenue. Je les ai regardés en les attendant. Je n’avais rien de mieux à faire. Elle me regardait souriant de plus en plus. Il nous a dit, tout triste : « on ne va pas plus loin ». Elle s’est renfrogné a^rès m'avoir observé, comme si elle était admiratrice.
J’ignore de quelle maladie elle souffre. Son époux l’a sortie jusqu’à la boîte à lettres sans lui lâcher la main. Il semblait lui-même incapable d’en faire plus.