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25 avril 2023

[Geek] Des scanners pour smartphone

 


Avec la succession de ma mère, je suis plongé dans des documents administratifs à échanger avec la fratrie et, d’une manière générale, il devient progressivement indispensable d’échanger des documents scannés par mail. J’ai posé la question dans Facebook pour savoir la meilleure application à utiliser mais les gens se limitent généralement à celle qu’ils utilisent mais ne savent plus trop pourquoi… Les hasards du « store », aussi bien ?

Passons-en au banc d’essai ! Mon but est de trouver une application pratique et efficace, pas un truc de gestion de documentation… Il faut donc qu’elle produire un pdf et permette sa transmission par mail sans qu’on n’y passe la journée.

 

Mobile Scanner

C’est peut-être l’application dont on parle le plus mais elle n’arrête pas de proposer de payer et elle n’est pas spécialement facile à utiliser.

C’est niet.

 

CamScanner

La détection des documents est foireuse. Sans compter qu’elle n’est pas mauvaise, non plus, pour proposer une version payante.

C’est niet.

 

Notes

On parle bien de l’application native de l’iPhone (je ne sais pas s’il y a l’équivalent, comme scanner, pour Androïd). Pour activer le scan, il suffit d’appuyer une seconde sur le bouton « Notes » de l’écran d’accueil.

C’est très certainement la plus rapide, notamment pour scanner plusieurs pages.

Par contre, il y a un gros bug. Quand vous tentez d’envoyer un scan par Gmail, parfois, la pièce jointe ne part pas. C’est ballot, tout de même. Surtout que si vous allez dans les archives des messages envoyés par l’application Gmail, vous trouvez bien le document.

 

Adobe Scan

Elle n’est pas mal du tout mais elle n’est pas très rapide pour la détection du document. Elle permet de le copier en mode texte facilement (c’est bluffant) mais je n’en vois pas trop l’usage, pour moi. Elle permet, aussi, de remplir facilement les formulaires « à la main ».

En revanche, elle est peu lourdingue pour envoyer des mails car il faut passer par une autre application (Accrobat). Ce n’est pas spécialement compliqué mais ce n’est pas intuitif et on ne peut pas se rappeler tous les modes opératoires du monde.

Il faut un compte chez Adobe. Mais pourquoi pas, au fond ?

 


Evernote Scannable

Je crois que je vais l’adopter. La détection du document et le scan sont très rapides.

A priori, il n’y a pas de gestion de document (mais avec une application Evernote, il existe forcément quelque chose) mais on peut intégrer directement le document dans le mail ce qui peut être pratique, parfois…

 

ScanbotSDK

Vraiment pratique mais la détection des documents est un peu hasardeuse (le « cadrage » n’est pas d’une grande précision).

 

Office Lens

Un collègue à moi estime que c’est la meilleure et j’ai pu l’utiliser une fois sans trouver de gros défauts. C’est l’application Microsoft et donc, très certainement, une de celles qui a le plus d’avenir vu qu’elle devrait être intégrée à Office.

Malheureusement, j’utilise aussi mon iPhone pour des raisons professionnelles et les applications Microsoft sont dans une espèce de VPN (concrètement mal foutu et utilisable uniquement pour sécuriser l’accès à la messagerie).

 

 

23 avril 2023

[Série] La Diplomate


 

La diplomate est une série qui vient de sortir (il y a trois jours). Rapide et légère, elle se regarde facilement et vous pouvez vous y lancer. C’est un de ces « thriller » qui se passe au sommet de l’Etat américain avec une couche de CIA, une de diplomatie. Ce n’est pas un film d’action, il décrit le travail de Kate Wyler, une diplomate, qui a longtemps travaillé avec son époux, ancien diplomate, une star dans le domaine, avec une très grande expérience, des réseaux…

Elle devait être nommée ambassadrice des Etats-Unis à Kaboul (de mémoire) et elle se retrouve parachutée ambassadrice à Londres alors qu’une crise internationale éclate. Un porte-avion britannique est torpillé dans les eaux du Moyen-Orient (il ne coule pas mais il y a tout de même une quarantaine de mort). Au début, c’est l’Iran qui est suspecté mais, rapidement, Kate se rend à l’évidence que ce n’est pas eux. Elle est aidée par son mari qui agit dans l’ombre et court-circuite le corps diplomatique de ces deux pays. Alors, ils s’imaginent que c’est la Russie… Kate, empêtrée dans des querelles avec son époux, des rivalités autour de la maison blanche, relative à la succession de la vice-présidente, voire du secrétaire d’Etat ou même du président lui-même.

L’histoire se passe quelques années après le Brexit et un an après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Kate doit trouver les solutions diplomatiques pour établir les faits et surtout empêche le premier ministre britannique de commettre l’irréparable, irréparable qui pourrait déboucher sur l’envoi de missiles stratégiques par la Russie.

Comme je le disais, c’est rapide et léger, prenant, souvent drôle, plein de suspens : vous pouvez regarder… J’en suis déjà à attendre la saison deux.

 


Avant de regarder une série, j’aime bien savoir de quoi elle parle et avoir une idée de la critique (non pas pour m’y attacher mais autant éviter les gros navets…). Je fonce donc dans Google tout comme avant de rédiger le billet avec le résumé, mon opinion…

Ce qui m’a frappé, cette fois, c’est que le mecs qui ont rédigé les articles n’avaient visiblement pas vu la série et la comparaient pourtant à d’autres séries proches, comme la star du moment, The Night Agent, qui a aussi la Maison Blanche en toile de fond mais qui n’ont rien à voir (The Night Agent, par exemple, est beaucoup plus une série « d’action » que La diplomate).

Ces zozos rédacteurs connaissent les acteurs, les producteurs, les réalisateurs… ou, du moins, ont des fiches à jour. Ils arrivent à pondre des critiques à partir de la fiche descriptive de Netflix sans rien avoir regardé sur leur écran télé.

Ce sont des jean-foutre.  


L'héroïne est sympathique, jouée par une bonne actrice, tout comme son époux (dans son rôle de star de la diplomatie)... Les décors sont somptueux (la série se déroule dans des palais non seulement londoniens et américain mais aussi parisien ; d'ailleurs les vues de notre ministère de l'intérieur écrasent le reste ce qui n'est pas sans déplaire aux vils franchouillards que nous sommes). Certains personnages sont surprenants comme les deux noirs (le ministre des affaires étrangères rosbifs et le "numéro 2" de Kate) et l'asiatique (chef de la CIA à Londres). Je sens qu'on va me dire que c'est encore une série woke. C'est à la mode mais il n'y a pas d'homosexuels ou des transjenesaisquoi. Le wokisme ne s'arrête pas là puisqu'il y a la volonté démontrée de donner du pouvoir aux femmes, comme l'attribution de la vice-présidence mais c'est bien traité avec la légèreté nécessaire, comme la principale conseillère du président US qui devait pousser la vice présidente à mettre des strings pour qu'on ne voit pas la culotte. D'ailleurs, tous ces gens découvrent que Kate est vraiment compétente et finira par ne plus être acceptée uniquement pour sa position de femme potiche qui doit assister à des bals à Londres, ni même comme l'épouse de la star de la diplomatie.

Un des personnages à suivre est le premier ministre britannique. On se doute que ce n'est pas un job facile (pensez aux derniers titulaires "du rôle" dans la vraie vie), avec le Brexit et des patelins comme l'Ecosse qui aimeraient bien faire sécession... Les enjeux sont considérables dans notre série : le premier ministre aurait presque envie d'entrer en guerre contre la Russie pour renforcer sa position, resserrer les nations...



En plus, il ressemble à Jacques Toubon, l'ancien maire du 13ème arrondissement, qui venait déjeuner avec sa maitresse à la Comète, avant que j'en fasse mon fief, mais c'est une autre histoire.

21 avril 2023

[Série] Suburra


 

« En 2008, le Samurai, un homme craint par tous les puissants et les criminels de la Ville éternelle, décide de faire entrer la mafia du sud dans les affaires de la ville. Sa porte d'entrée est la proche ville balnéaire d'Ostie dont l'acquisition de territoires constructibles pourra permettre à la mafia de construire un port et ainsi d'avoir un impact économique sur la capitale. Leur acquisition dépend à la fois du Vatican, qui compte vendre quelques-unes de ses propriétés, et du conseil municipal de Rome, qui doit donner son aval au contrat de vente et fusionner les terrains. » entame Wikipedia dans sa description de Suburra, que je vais compléter habilement. Parmi les criminels en question, il y a des gangs ou des familles de trafiquants, comme les Adami, ou des gitans non moins trafiquants, autour des Anacleti.

L’histoire est articulée autour du Samourai, le représentant de la mafia à Rome, de dignitaires du Vatican ou de la municipalité de Rome et aussi, principalement, de trois jeunes hommes (20 ou 25 ans), dont deux viennent de ces deux familles et l’autre est un fils de flic (honnête mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une fiction), amant d’une auditrice à la cour des comptes du Vatican.

Je commence par lui, tiens ! Sa maitresse cherche à influencer la curetaille vaticanaise par des procédés un peu suspects et elle le charge d’organiser des partouzes et de fournir de la drogue pour faire tomber ou chanter les têtes auréolées. Elle veut favoriser l’entreprise de son époux, bossant lui-même pour les faunes papales. Il finit par tomber sous la coupe du Samourai.

Les deux autres jeunes sont, pour l’un, le fils du chef d’une famille et, pour l’autre, le petit frère, d’un chef d’une famille de gitans. On le devine homosexuel ce qui ne facilite pas son insertion dans ce monde de machistes. Son frère et sa mère finissent par le faire épouser le fils du chef d’une autre famille, mariage de raison pour se rapprocher.

 


Vous l’aurez compris, il y a plein de personnages : je n’ai pas parlé des cardinaux, des membres de la municipalités, de ceux de la mafia, des familles… On est peu effrayés, au départ, et on a l’impression de se perdre (surtout moi, à la fois peu physionomiste – qu’est-ce qui semble plus à un malfrat romains qu’un autre malfrat romain ? Ou un vieux cardinal en soutane d’un autre vieux cardinal en soutane – et doté d’une mémoire de serein) dans tout ce beau monde (je n’ai pas parlé des vieilles bourgeoises, des épouses bien propres sur elles mais néanmoins limite féministes, des policiers…).

On y voit pourtant rapidement assez clair grâce à l’intelligence des scénaristes qui ont articulé la majeure partie du scénario autour de ces trois jeunes. Ils commencent comme opposés, voire ennemis, mais finissent par s’entendre (puis éprouver une solide amitié) ne serait-ce que pour exister ou pour prendre le pouvoir dans leurs familles respectives et, d’une manière générale sur le crime de Rome, et évincer le Samourai qui les pourrit…

L’amitié entre les trois est un peu le fil conducteur dans la série (sans pour autant sombrer dans l’eau de rose ni même la feuille de rose si l’on considère que celui qui est homosexuel commence par avoir des vues sur ses potes).

 


Parmi les personnages singuliers, il y a le Samourai. Qui aurait imaginer que le représentant de la mafia à Rome puisse être un petit père qui se déplace à scooter ? Ou qui aurait pu imaginer que ce type un peu âgé, circulant à scooter, soit le représentant de la mafia ? Il nous est assez rapidement sympathique jusqu’à ce que l’on comprenne – pas immédiatement – que ses méthodes ne sont pas spécialement angéliques. Il n’y a d’ailleurs rien d’angélique dans cette série, à part le gros spectateur benoit devant son poste. Toutes ces andouilles se volent, se massacrent, se font chanter, se torturent, se trahissent…

 

Gabriele, le fils de flic, a une tête d’ange, à la Delon ou presque quand il était jeune. Les deux autres, Aureliano et Alberto (mosexuel) ont plus le look des petites frappes de banlieues, semblant profondément idiots mais aussi perdus. On s’attache évidemment au premier (qui ne tomberait pas sous le charme de Rocco, dans Rocco et ses frères ?) puis, un peu par contagion, aux deux autres même si on s’en méfie…

Je n’ai parlé que de quatre personnages (les trois jeunes et le Samourai) mais d’autres ont des rôles très importants (comme la maitresse et la femme d’Alberto, dont je parlais). Une famille au-delà de la famille ! Il y a Amedeo Cinaglia, par exemple, qui nous accompagne jusqu’à la fin, pour sa carrière professionnel ou électorale malfaisante. Il y a l’épouse de ce dernier, la sœur d’Aureliano, le frère et la mère d’Alberto, son beau-père…

 

La musique est parfois très présente, avec du rap italien, tout à fait surprenant (et sympathique) pour des zozos comme moi. Certaines images sont somptueuses (mais celles de Rome un peu limitées aux quartiers pourris).

Vous pouvez regarder. Rien d’exceptionnel, du bon temps. Un coup de mou, comme pour toutes les séries, pour « le tiers du milieu » (coup de mou dont on parle souvent et que je finis par mettre plus facilement sur le dos de la lassitude du spectateur que sur la connerie des scénaristes).

A noter que les deux premières saisons font huit épisodes contre six pour la dernière. Si la fin est très bien (pour le volet cinématographique, pas pour les aspirations de chaque spectateur), on reste un peu sur notre faim comme si on allait rester idiot à ne pas connaître l’avenir du monde du crime à Rome.

Alors qu’on s’en fout.



Dans ma besace : 

Safe

Gotham

Black Mirror

Delhi Crime

Hollywood

Murder

Aquarius (j’ai commencé, c’est très bien, mais, pour des raisons diverses, j'ai un problème de concentration).

A couteaux tirés

Motherless Brooklyn

18 avril 2023

[Série] Marcella (saisons 1 et 2)

 


Quelle étrange idée de donnée comme titre à une série policière le prénom de l’enquêtrice ? Même moi, malgré l’objectivité et la grandeur d’âme qui me caractérisent, j’ai cru que j’allais sombrer dans une nunucherie sentimentale pour les gonzesses alors que je suis militant féministe…

Pourtant, j’ai cliqué. Quelque chose dans la description par Netflix m’a poussé à le faire. Comme en plus, depuis le début de mon précédent séjour, j’ai un peu de chance…

Pourtant, elle me plait bien la Marcella. Je ne vais pas tarder à en causer.

Pourtant, je n’ai pas dépassé la deuxième saison. Le début de la troisième confirmait ce que l’on ressentait à la fin de la seconde : elle allait changer, Marcella. La lecture des critiques m’a conforté dans ce choix alors que je conchier généralement leurs auteurs, jouant une carte bien intello et oubliant l’intérêt du public.

 

« À Londres, une ancienne enquêtrice de la London Metropolitan Police Service, Marcella Backland, décide de réintégrer la police après que son mari Jason lui annonce qu'il la quitte, après avoir consacré les dix dernières années à l'éducation de leurs enfants. » Pour la première saison, elle « doit reprendre l'enquête sur une série de meurtres non résolus qui reprennent après onze ans. En parallèle, elle découvre que son mari a une liaison avec Grace Gibson, une riche héritière. Marcella souffre de troubles mentaux et de pertes de mémoire que son mari utilisera pour obtenir la garde exclusive des enfants. »

Les deux saisons ont des caractéristiques communes, outre l’équipe d’enquêteur.

Tout d’abord, il y a les troubles mentaux ci-dessus. Mémère peut avoir des moments de grande violence et les pertes de mémoire qui vont avec.

Ensuite, il y a la participation de la famille et de la vie privée, à la série (sans que cela ne devienne trop important).

Après, il y a « le hasard » qui fait que des proches de l’enquête se trouvent impliqués créant des situations complexes à gérer, voire des « enquêtes dans l’enquête », des enquêteurs écartés…

Poursuivons avec des intrigues assez complexes (mais pas incompréhensibles) et un résultat étonnant qui n’apparait qu’au cours du dernier épisode ?

Finissons par signalés que les personnages intégrés au fil de l’eau à l’enquête, généralement comme suspects, souvent temporaires, sont intégrés à l’histoire dès le premier épisode ce qui nous fait comprendre pourquoi ils sont suspects.

 

Tout cela est bien passionnant.


A noter qu'une série, Rebecca, en a été dérivée et diffusée sur une grande chaîne française, TF1, je crois.

16 avril 2023

[Série] Anatomie d'un scandale



« Sophie Whitehouse, épouse du député conservateur britannique James Whitehouse, apprend que son mari l'a trompée avec une assistante. La nouvelle est rendue publique, la forçant à faire face aux conséquences des actions de son mari. Pour ne pas arranger les choses, James est accusé de viol et doit être jugé. » Telle est la description par Wikipedia d’Anatomie d’un scandale. Pourtant c’est bien le viol – ou, pour être précis, l’accusation – qui est au cœur de l’histoire, dans un milieu de l’élite britannique, Westminster, les gentlemans, Oxford, les déjeuners dans des salons somptueux tout en bois chaleureux. Du rosbif, quoi ! Du rosbif, mais loin des cercles royaux que l’on commence à bien connaître dans Netflix, loin aussi des milieux plus populaires ou mafieux que l’on voit parfois, dans des séries comme Peaky Blinders, loin des cercles d’affaire londoniens, de Scotland Yard, comme dans « Criminal : Royaume-Uni » dont je parlais récemment ou de « Marcella » que je savoure actuellement.

De l’aristocratie, du gouvernement… On imagine presque, parfois, nos héros tourner autour d’un Phileas Fogg, revenu d’une époque lointaine. J’abuse un peu : c’est pour planter le décor, pas par méchanceté. Je continue : à l’entrée de chaque demeure, on se croit à celle du « 10 Downing Street », telle qu’on peut voir dans quelques reportages à la télé. Des personnages pourraient participer à la première et ultime sortie de Titanic, dans les ponts réservés à l’élite.

Une partie de l’histoire, on le découvrira rapidement, a pour origine les clubs d’étudiants élitistes d’Oxford, où l’omerta est la règle pour cacher les lourdes turpitudes d’étudiants nantis.

 

Notre héros, James Whitehouse, devenu ministre, tout comme Tom Southern, le premier d’entre eux, resté son meilleur ami, mais aussi Sophie Whitehouse et d’autres personnages en viennent, d’Oxford. Pourtant, James et Sophie vivent maintenant comme des gens normaux, du moins comme peuvent vivre un couple de nantis dont un est ministre. Madame aurait pu avoir une belle carrière mais a tout sacrifié pour la carrière de son mari, tout en bénéficiant de l’opulence liée à l’ascendance de ce dernier et à sa situation professionnelle lui permettant de naviguer entre de belles expositions et des soirées mondaines, seule ou dans son rôle de « femme de ». Une jeune fille au pair l’aide pour élever les deux enfants – une famille idéale : papa, maman, une fille aînée suivie d’un fils – mais elle s’en occupe toujours, allant les chercher à l’école et toutes ces putains d’obligations qui font que j’ai préféré le célibat (en plus de la liberté de pouvoir aller au bistro sans avoir la soupe à la grimace en rentrant au foyer surnommé l’hôtel du cul tourné mais je m’égare).

L’ambiance est posée et le scandale arrive. James arrive à la maison et est obligé d’avouer à sa femme qu’il y a eu une liaison avec Olivia Lytton, une membre (menbresse ?) de son cabinet, pendant quelques mois. Puis ils apprennent qu’elle a porté plainte pour viol. Et nous voila dans l’histoire. Kate Woodcroftt est le « conseiller de la Reine » (l’équivalent de nos « procureurs de la République » ?) en charge de l’affaire « James Whitehouse ». C’est sans doute le deuxième personnage le plus important de notre série après Sophie Whitehouse autour de laquelle l’intrigue est organisée.

Pour finir de planter le décors dont ce milieu élitiste, nous avons aussi, presque par définition, le milieu judiciaire britannique, bien différent de ce que nous connaissons, essentiellement par des fictions soit françaises soit américaines. Cette série est passionnante, entre la progression de l’enquête, l’histoire des protagonistes et de leurs relations, le milieu politique et les affaires proches du pouvoir mais aussi la vie de famille, les relations amoureuses.

 


Mais nous allons la décrire autrement après avoir laissé nos doigts taper n’importe quoi sur un clavier usé par des années de labeur, des déjeuners passés au-dessus avec des miettes tombées entre les touches et des cigarettes ayant fait fondre le plastique (heureusement que je ne renverse jamais de café ou de bière, remarque !).

Nous avons tout simplement un puissant, protégé par de plus puissants (dont le conseiller en communication du premier ministre, Chris Clarkle, personnage exaspérant mais voila que je m’égare encore) qui est accusé de viol par une subalterne. Comme ils ont eu une liaison « normale » (certes, extraconjugale) passionnée, on voit mal ce qui pourrait motiver cette accusation à part une espèce de jalousie après la rupture.

Mais nous avons bien un puissant auquel nous donnerions le bon dieu sans confession (give the good god without confession), comme à un président du FMI favori à l’élection présidentielle en France, ou au plus célèbre des présentateurs du journal télé de la plus grande chaine nationale… qui est accusé de viol.

 


C’est du #meeto typique mais l’intelligence de cette série est de ne jamais tomber dans la moralisation ou la démagogie, soit par la dénonciation de ces abus sexuels (qualifiés de troussage de bonne dans un autre monde) ni même celle de l’élite face à des opprimés, de gens bien nés opposé à des pue-la-sueur obligés de travailler pour sortir la tête de l’eau, ni celle de l’omerta qui peut régner dans certains milieux où, pure hypothèse, on laisserait une espèce de pédophile présider la cérémonie des César ou le festival de Cannes.

C’est peut-être du militantisme féministe, on n’en sait rien, mais on ne tombe jamais à ce niveau. Au fil de l’histoire, on en sait de plus en plus sur l’accusé mais sans jamais perdre confiance, tant son épouse – le personnage principal – continue à la soutenir malgré des moments de doute.

Mais si j’insiste sur cette absence de moralisation, de dénonciation… C’est justement parce que c’est fabuleux alors que c’est ce que dénoncent certains féministes après avoir vu la série alors que c’est une pure marque d’intelligence.

 


Voir par exemple, cette critique de ces bobos « d’Ecranlarge » (heureusement pas majoritaire, comme thème). Après une introduction élogieuse, le rédacteur sombre. « Problème : c'est à peu près tout ce qu'on retiendra de son nouveau cru [celui de David E. Kelley, le réalisateur], puisque passé son merveilleux tempo, Anatomie d'un scandale ne s'élève jamais. » « Il y avait pourtant des pistes scénaristiques (et sociales) passionnantes dans la série Netflix. D'abord, le thriller judiciaire autour du scandale sexuel et de l'accusation de viol, offrant de multiples questions énormément traitées sur les écrans post-#MeToo sur le consentement, la culpabilité, la perception et la quête difficile (voire impossible) d'une vérité ou justice pour ce genre d'affaires. Puis, le thriller politique et la descente aux enfers d'un homme de pouvoir, dont le récit se fera un plaisir de le confronter à ses privilèges et finalement à ceux de toute une élite de quasi-intouchables (oui, le Premier ministre n'est pas tout net dans cette fiction). » « Malheureusement, aucun des deux n'a le droit à un traitement digne de ce nom. Au contraire, la série est d'une superficialité désespérante, ne s'attardant jamais réellement sur ses thématiques puisqu'elle préfère se concentrer sur l'efficacité de sa narration. Et c'est dommage, car avec ses sujets, Anatomie d'un scandale aurait pu être une grande réflexion sur le consentement sauf que la victime, Olivia Lytton, disparait très vite du récit (sans qu'on ne comprenne vraiment comment ni pourquoi).

 

La série aurait aussi pu faire le portrait mordant des élites se croyant tout permis sauf qu'elle survole trop le sujet, relégué à quelques coups de fil entre deux couloirs. Enfin, elle aurait pu critiquer violemment les fraternités de grandes universités/écoles (dont les membres masculins et leurs agissements inappropriés sont trop souvent excusés sans raison valable autre que leur argent et futur pouvoir), sauf que cela ressemble plus à un exposé qu'une véritable dénonciation. » « Bref, non seulement Anatomie d'un scandale aurait pu être un divertissement hyper-rythmé, jouant admirablement avec les codes sériels, tout en menant à bien sa grande analyse des affres d'une sphère politique faisandée et d'une société malade, où les apparences comptent souvent plus que la vérité. Mais finalement, la grande série n'est qu'une petite distraction pleine de suspense, reposant uniquement sur son histoire et restant à la surface des riches propos qu'elle dissimule. » « Ainsi, si la série est régulièrement tendue, elle s'appuie sur des lignes de dialogues très fades (même lors des plaidoiries ou témoignages au tribunal) n'explorant jamais le regard de ses personnages (puisqu'elle jongle des uns aux autres sans fil conducteur). Pire, avec sa sur-utilisation agaçante des flashbacks, baignant eux-mêmes au coeur d'une surabondance de plans flous idiots (quelle horrible idée de mise en scène signée S.J. Clarkson), et de plans débullés (ou ralentis) trop nombreux pour avoir un quelconque écho sur la psyché des personnages, Anatomie d'un scandale finit par plonger tête la première dans le soap (avec un twist saugrenu dans l'épisode 4). Décevant. »

Je ne sais pas ce qu’a fumé le rédacteur de ces quelques lignes mais il mérite qu’on se foute de sa gueule et qu’on le méprise outrageusement.

 


Vous penserez ce que vous voudrez de cette série (surtout si vous la regardez, hein !) mais elle n’est pas du tout politique ou militante. C’est ce qui en fait la force. Et l’absence de message évident n’évite pas au joyeux spectateur pantois d’en tirer des conclusions.

Que je ne dévoilerai pas mais ça serait intéressant d’en parler entre lascars qui connaissent la fin. 

Belle histoire et gonzesses choucardes.


A part ça, c'est peut-être une des séries qui m'a marqué le plus - même si je l'aurai sûrement oubliée dans trois mois - peut-être parce qu'elle touche à un thème que je ne sais jamais aborder dans le blog politique, tant je suis proche de copines militantes féministes et grand défenseur de la présomption d'innocence, voire de la relativisation de certaines pratiques. Dans l'histoire du Sofitel de New York, par exemple, j'étais un des derniers défenseurs de DSK sur le thème "ben quoi, une domestique se fait mousser après avoir taillé une pipe à un puissant". Et, pas plus tard que cette semaine, j'ai fait un billet de blog expliquant pourquoi les militants Nupes devraient réintégrer Adrien Quatennens. Dans les deux cas, je n'ai évidemment pas pardonné les actes mais je crois bien que la question n'est pas toujours là. 

15 avril 2023

[Série] Jusqu'ici, tout va bien

 


« Fara, journaliste pour une chaîne d’informations en continu, se dévoue à son travail dans l’espoir de devenir la nouvelle présentatrice star de la chaîne. Alors que ses projets semblent sur le point d’aboutir, elle se retrouve mêlée aux déboires de son petit frère, en prise avec des trafiquants de drogue. Fara et ses sœurs vont faire face ensemble à cette spirale infernale tout en essayant de garder la face auprès de leur entourage et au travail… »

Pendant les deux premiers épisodes, on se croit devant un aimable feuilleton en « prime time » sur une grande chaîne nationale puis, à un moment, l’alchimie vient. L’histoire est établie et on connaît bien les personnages : la série devient captivante même si, il faut le dire, le dernier épisode n’est peut-être pas totalement à la hauteur (mais cette impression est sans doute très personnelle). Pour être précis, je pense que le déclic se fait au moment où l’on comprend « la nièce » (celle avec plein de cheveux) mais peu importe, dans ce billet.

 

Dans le résumé que j’ai copié, ci-dessus, il manque deux aspects. Tout d’abord, ça peut sembler évident, mais tous ces gens habitent dans des banlieues pourries de la région parisienne. Les trafiquants sont des racailles du même métal en relation avec des espèces de cartels. A contrario, tels que décrits, les « sœurs » semblent être des jeunes beurettes écervelées. En fait, ce sont des « femmes mures » (dont on se ferait bien le dîner, même si une porte le voile quand elle sort).

Cela m’amuse. Généralement, en choisissant une série, je fais un tour sur Google pour avoir les critiques et, cette fois, je suis tombé sur les remarques des lecteurs, tous des beurs critiquant la série parce qu’elle sombre dans la carricature. Moi qui habite une banlieue, je peux vous assurer que ce n’est pas le cas et que ces gugusses ne sont que de vils aigris. Ou alors je suis raciste. Tant pis. Mais c’est cet acharnement d’Arabes du bon coin des commentaires qui a fait que j’ai regardé la série. C’est mal. Car la curiosité est un vilain défaut.

 


Toujours est-il qu’un des personnages, la mère, n’est pas citée dans le résumé mais c’est un personnage clé vu que ce sont ses trois filles qui s’unissent pour défendre le fils, elle est forcément importante. Et elle est issue de l’immigration. C’est à peu près tout ce qui touche à l’immigration, dans cette série, qui n’a rien de woke. Certaines filles sont bien dévergondées (ce n’est pas un film de cul, hein !) et le ramadan est pris en dérision… Mais comme elle est issue de l’immigration, elle habite dans une maison au cœur d’une cité. Allez comprendre…

Mais je cause trop.

Fara, qui ne rêve que de sa progression dans le travail, reçoit un jour la visite du petit frère apeuré qui lui demande à ranger sa camionnette dans son box. Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il a renversé un flic, avec. La maréchaussée se pointe le lendemain chez la petite dame car elle cherche le propriétaire de la voiture. Elle nie tout mais comprend que le petit est dans la mouise pour une raison qu’elle ne connait pas. Elle en parle à ses deux sœurs ainées et ils décident de déplacer la voiture puis de la brûler vu que cela se passe à une époque de bordel dans les banlieues. Elles voulaient faire croire au flic, je suppose, que le petit était lui-même victime des délinquants. Elles la brulent, donc. Ce qu’elles ne savaient pas est que de la drogue était cachée sous les fauteuils…

Le petit se retrouve avec les flics au cul (tout n’a pas brulé…) et, surtout, la bande de trafiquant de drogue, dont le chef est en relations avec des manias. Elles finissent par jurer de rembourser (il y en a pour un million et demi, tout de même).

Et voila ce qui entraîne le fond de l’histoire, ponctuée (de près…) par la vie professionnelle (voire de cul) de Fara et ce qui se passe dans la famille dont avec la nièce dont au sujet de laquelle je parlais au début.

Et l’histoire est palpitante, pleine de rebondissements et anecdotes diverses, montrant plus le milieu des chaînes d’information et des brigades de lutte contre la drogue que ces conneries de banlieues…

 

Série validée même si le titre, « jusqu’ici tout va bien » est à chier qui serait plus adaptée à pièce de théâtre avec Maria Pacôme et Michel Roux dans les années 70. A ne pas confondre, d’ailleurs, avec un film récent du même nom.

13 avril 2023

[Série] En place

 


En regardant des critiques de « En place » dans Google, on s’attend à tomber sur une série certes sympathique mais surtout franchement woke. Et elle l’est ! Tu parles ! Un candidat à la présidentielle noir « issu des banlieues », accédant au second tour ou ils sera opposée à une écolo, lesbiennes, décroissante, vegan avec une équipe de supporters des causes LBGT (et j’ai oublié la suite), ça ne peut pas louper !

Pourtant, quand vous apprenez que la candidate écolo s’appelle Douanier, vous ne pouvez qu’y voir une plaisanterie par rapport à Sandrine Rousseau, vous commencez à espérer trouver quelques pépites. Et comme, en plus, le futur Président sera soit cette espèce de folle soit notre type des banlieues, vous commencez à imaginer ce que pourrait être sa présidence.

Je ne dévoile rien de l’histoire à part la première minute, où on voit qui accède au second tour. Et on retourne à l’époque où notre héros se retrouve candidat, par quel hasard. Allez ! Je vous le raconte. Alors que le candidat de centre gauche, nous rappelant un peu Hollande mais pas spécialement honnête, se promène dans les banlieues avec les caméras de la télé, il rencontre notre candidat et ils ont une altercation au cours de laquelle, pour résumer, ils s’échangent des slogans. La séquence passe à la télé et un rapide sondage montre que son nombre de voix pourrait ne pas être négligeable. Un malfaisant s’imagine alors favoriser sa campagne pour aider le candidat de la droite en piquant à notre Hollande en herbe des voix pour qu’il ne puisse pas accéder au second tour, donnant la victoire au candidat de droite qui serait alors opposé à un lascar d’extrême droite. Genre Chirac en 2002 avec un pseudo Hollande dans le rôle de Jospin.

Les anecdotes se succèdent pour arriver au second tour avec nos deux hurluberlus. Je vous passe la recherche d’un slogan qui doit permettre d’obtenir les 500 signatures puis lancer la campagne…

 


Notre ami est bien un jeune des banlieues. Plutôt de gauche mais pas vraiment préoccupé par tous les secteurs de la vie. Il est animateur en MJC à Bobigny, pour tout vous dire (et à condition que je ne me trompe pas de patelin) et pense surtout à ce qu’il faudrait pour que tous ces jeunes favorisés sortent de la misère, de la drogue et de tous les trafics. Parmi les anecdotes dont je parlais, il y a tout ce qu’il faut pour qu’il se sorte de cette banlieue et aille au-devant des autres électeurs, par ailleurs tout autant rebuté par lui que pas sa consœur.

Nous avons donc une caricature poussée à son paroxysme tant les scénarios ne sont pas crédibles mais qui n’est pas sans rappeler la situation en France où deux candidats populistes finissent par s’affronter pour le pouvoir. Nos deux candidats ne sont pourtant pas populistes, au contraire, ils sont complètement déconnectés des réalités et des électeurs, un peu comme si Rachel Kéké était opposée à Eric Piole. Sauf qu’ils ont réussi à être élus, eux, alors que nos deux héros n’auraient aucune chance de dépasser deux points à un premier tour d’une présidentielle.

Au fond, cette histoire intéresse peut-être plus un blogueur politique ne pouvant qu’assister à la disparation des partis politiques. Elle est non crédible, aussi, car elle ne repose sur aucune implantation locale des candidats en dehors de leurs propres fiefs, comme si les campagnes ne servaient à rien au niveau national, comme si les meetings n’avaient aucune importance… Par contre, les incidents locaux de Bobigny sont omniprésents… En revanche, les magouilles politiques sont très réalistes et nos deux grands naïfs passent au travers.

 

Du wokisme, disais-je ? Au fond, il s’annule de lui-même : un jeune renoi face à une lesbienne vegan, hein ! En plus, c’est une série Netflix française. Allez donc savoir ce que ces gens ont imaginé faire ! Ils ont quand même réussi à caser une militante politique voilée dans l’équipe de notre personnage. Ils sont habitués à faire des productions destinées à des centaines de millions de téléspectateur (j’ignore tout du nombre, en fait) et ils limitent à ce qui pourrait n’intéresser que des franchouillards, passionnés de politique, de banlieues, de véganisme ou de gouines (qui ne pratiquent pas à l’écran ce qui est quand même dommage). Ils se cantonnent, en fait, à la particularité de notre démocratie, un président tout puissant issus d’un mode de scrutin d’un autre âge.

 


Les acteurs sont bons. J’aime bien le héros principal (par Jean-Pascal Zadi lauréat du César du meilleur espoir masculin en 2021 pour son rôle dans « tout simplement noir ») mais j’ai un faible pour son épouse (par Fadily Camara) et deux ou trois seconds rôles. A noter la présence de Benoit Poelvoorde dans le rôle du candidat socialiste. Il est assez bon dans le sens où il ne surjoue pas son côté poelvoodien… et redescend vite au niveau du petit élu local ayant l’occasion de gagner des élections nationales. Le malfaisant dont je parlais est Eric Zudor, du duo « Eric et Ramzy » ce qui rend amusante sa présence auprès de Stéphane Blé, notre idole, jeune noir des banlieues.

La qualité des acteurs permet de faire passer au second plan les crétineries du scénario.

Et c’est heureux. On est quand même à la limite de sombrer dans le champ des navets, tout de même.

Mais j’ai passé un bon moment (trois heures en tout).

[Série] Acharnés

 


Quand je reviens en Bretagne après une dizaine de jours à Paris, je m’arrête au bistro (faut bien…) puis me précipite à la maison et, la fatigue aidant, je cherche une série facile, sur Netflix. Hier soir, je suis tombé sur « Acharnés ». Google me confirme que c’est une série de grande qualité : je fonce. C’est surtout une manière de confirmer qu’il ne faut pas lire des critiques dans des médias de gauche. Je n’ai pas réussi à finir le troisième épisode de « Acharnés ».

A la suite d’une engueulade idiote entre deux automobilistes, nos deux héros ne peuvent pas se blairer et se « jouent des tours » tout au long de la série. Genre : il pisse dans sa cuisine et elle tague sa voiture.

Lui ? Jeune asiatique fauché, multipliant les petits boulots pour des entreprises et des particuliers, n’hésitant à courir à l’arnaque, vivant dans l’ancien hôtel de leurs parents, avec son frère, lui ne rêvant que de s’enrichir suffisamment pour faire revenir les parents en question, ruinés et retournés en Corée.

Elle ? Jeune asiatique pleine aux as, enchaînant les succès professionnels dans le domaine d’art contemporain ou un truc comme ça (elle vend aussi des plantes, je n’ai pas tout suivi). Elle vit dans une somptueuse résidence avec son mari et sa petite fille, ne rêvant que d’avoir une carrière professionnelle normale (et rentable) afin de pouvoir avoir le temps de s’occuper de ses proches et de participer à l’éducation de la gamine.

 

France Info nous dit, par exemple : « Argent, sexe, religion, famille, ascension sociale : Acharnés aborde tous les sujets sur un ton décalé et avec un humour noir, très noir. Le jeu des deux acteurs est exceptionnel, avec une note spéciale pour Steven Yeun qui, jusque dans ses silences, est bouleversant d'authenticité. Loin de ses rôles habituels, Ali Wong, aussi, est habitée par son rôle d'épouse en mal de sensations fortes. La scène où elle découvre une arme dans un coffre-fort est inoubliable.

Tous deux interprètent des personnages fort peu sympathiques qu'on adore détester, et auxquels au final on s'attache sans le vouloir. Acharnés, peut-être plus adapté comme titre que l'original Beef, est une pépite addictive, à regarder sans modération. »

Je ne sais pas si le ton est décalé. Je ne sais pas s’il y a un ton. Je ne sais pas si l’humour est noir. Je ne sais même pas s’il y a de l’humour à part quelques gags ou situations légèrement burlesques. On se fait chier. La scène de l’arme n’a aucun intérêt. Ce sont des héros d’une série : on n’adore pas les détester. On voit d’emblée qu’ils ont des problèmes psychologiques et on s’y attache (pas au point de suivre toutes leurs aventures). Ce n’est pas addictif : moi qui regarde à peu près n’importe quoi jusqu’au bout, je n’ai pas tenu.

Le fait que les personnages soient asiatiques (aux Etats Unis) n’apporte pas grand-chose. La série n’est même pas woke.

 

Le bon côté est que j’étais au lit de bonne heure.

[Série] Criminal : Allemagne - Espagne - France

 

Je me rends compte que j’avais oublié de parler de « trois séries » que j’ai vues en début de moi : « Criminal : Allemagne », « Criminal : Espagne » et « Criminal : France ». J’avais parlé, dans ce blog, de « Criminal : Royaume Uni » : « Quel que soit le pays, le principe est le même : chaque épisode concerne une affaire et se déroule dans une salle d’interrogatoire (et un peu dans le couloir avec la machine à café ou salle derrière la célèbre vitre sans tain). Les enquêteurs tentent de faire parler une personne, généralement un suspect, pour prouver sa culpabilité, son innocence ou même lui extorquer un témoignage qui pourra faire avance une affaire. »

Les versions allemandes, françaises et espagnoles sont aussi bonnes que la version britannique : vous pouvez regarder. Il y a, d’ailleurs, peut-être (à moins que cela m’ait échappé chez les rosbifs), une histoire plus personnelle entre les enquêteurs.

03 avril 2023

[Série] Blacklist - saison 9

 


Si vous avez vu et digéré les huit premières saisons de Blacklist, vous pouvez vous précipiter sur la neuvième, sortie en fin de semaine dernière ou de mois dernier. Et même si vous avez craqué avant la fin de la huitième, vous pouvez vous lancer tant il y a de différence « chez » les personnages.

Déjà, Liz n’est plus là… Elle commençait à me les brouter sérieusement comme la plupart de ce type d’héroïne un peu pimbêche, voulant prouver qu’elle est la meilleure du monde et tout ça. Déjà, le fait qu’elle prenne partie pour sa mère contre Red, s’il était bien compréhensible, ne serait-ce qu’humainement, avait suffi à me la faire prendre en grippe. Elle n’est pas plus là, dans la « cellule du FBI ». Bon débarras.

Red, lui-même, a changé. Tout comme Liz, il était parfois exaspérant, surtout avec les anecdotes qu’il racontait, tournant autour du pot pour introduire ses sujets… Pour tout vous dire, il a franchement changé de caractère, n’est plus jovial… En plus, il vit avec une dame, dans une modeste caravane. Il reste bien sûr à la tête d’un empire criminel (et c’est bien le même personnage qui a changé pour des raisons que l’on comprendra très bien).

Son fidèle ami et garde du corps, Dembé, ne travaille plus pour lui mais a intégré la « cellule » du FBI (s’il fallait que les fictions soient crédibles…). Il est remplacé pour une jeune femme pour assurer la protection de Raymond. Elle est la sœur de la campagne. Elle me botte bien, notamment quand elle tâte de la gâchette. Les autres membres de la « cellule » sont toujours là, notamment Aram, Cooper et Park, introduite en saison 7, de mémoire, pour remplacer Samar.

Ressler, enfin, est toujours là mais ce n’est plus la grande carricature droite et honnête de l’agent du FBI. On l’a connu accroc aux antidouleurs et autres psychotropes… Il avait fini par sombrer. Un épisode, assez plaisant, est d’ailleurs consacré à sa sortie des enfers. Et donc, il revient. C'est lui, sur la photo, à droite. Il mettra plusieurs épisodes avant de se raser.

 

L’intrigue se passe deux ans après les événements la fin de la saison 8. Quelques flashbacks bien sentis nous remettent en mémoire le « pourquoi du comment ». La cellule avait été dissoute puis avait été réactivée. Le principe n’a pas changé. Chaque épisode est consacré à une enquête sur un personnage ou une organisation, membre de la fameuse blackliste de Reddington. Une « double » intrigue permet de maintenir le suspens d’un épisode à l’autre.

On se rappelle que les huit premières saisons étaient globalement consacrées à la découverte du passé de Liz et de ce qui la relie à Reddington. Cette fois, nous avons, d’un côté, l’empire de Red qui est sérieusement menacé et, de l’autre, Cooper qui est accusé de meurtre. On comprend assez rapidement que c’est son arme de fonction qui a été utilisée  et qu’il a été drogué ce qui fait qu’il ne se rappeler plus avoir assassiné une andouille sans intérêt.

 

Vous pouvez – devez ! – regarder. On comprend à la fin qu’il y aura une dixième saison et que l’intrigue générale tournera autour de tentatives d’assassinat de Reddington. Et comme les producteurs ont annoncé qu’il n’y en aura pas de onzième, on se demande bien si les tueurs ne vont pas finir par réussir.