La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
04 juillet 2009
03 juillet 2009
Histoires de gros et de Loïc
Le Gros Loïc était pressé de raconter ses aventures et Didier avait les pensées ailleurs. Je ne sais d’ailleurs pas s’il se souvient de cette raconte, d’où l’intérêt de ce blog. Il faut toujours faire des billets pour raconter les soirées avec les potes pour qu’ils puissent se souvenir des événements.
Je vais faire court. Nous étions assis en terrasse, le gros Tonnegrande, Didier et moi, à côté d’Odette, Henri et La Branlette. La conversation tournait autour d’Hypos. J’ai montré sa photo à Tonnegrande qui était curieux de découvrir le visage de celle que venait de lui décrire Didier en des termes flatteurs, ne portant pas sur son apparence physique mais sur sa capacité à ingurgité des doses impressionnantes de liquides jaunes issus de la fermentation de céréales diverses.
Nous avons été rejoints par Mohamed que Didier a décidé d’appeler « connard » non pas, comme on pourrait le penser, en hommage à un blogueur quelconque, mais parce que son épouse, à Didier, trouve Mohamed plus beau que Didier. Même sans ses lunettes.
Nous avons été rejoints par le Grand Loïc jusqu’à ce que Mohamed soit appelé par sa grosse son épouse qui lui a dit, si j’ai bien compris : « Hé ! Connard, tu vas arrêter de trainer au bistro avec les gros. Rentre à la maison ». Ce qui nous montre que :
Petit 1 : Mohamed est marié. Catherine, ce n’est plus la peine d’espérer.
Petit 2 : Sa femme l’appelle « Connard » or ce terme a été déposé par Didier. Donc la femme de Mohamed connaît Didier. C’est louche.
Du coup, Tonnegrande s’est rappelé qu’il avait une épouse (hé oui, @Hypos) et est parti aussi. Nous n’étions plus que trois, Didier, le Grand Loïc et moi. Le Grand Loïc a fini l’apéritif et est repassé à la bière quand le gros Loïc est arrivé et a raconté son aventure de la journée.
Pour que vous la compreniez bien, il faut que je vous raconte ça depuis le début. Faisons court. Le Gros est en arrêt de travail depuis fin 2007. On n’a jamais compris ce qu’il avait, un truc aux os du bas d’une jambe, une espèce d’infection. Il a été très content car il a fait un tas d’examens avec des noms rigolos qu’il était obligé de noter pour s’en rappeler. Il guérit progressivement. Il aurait du reprendre le boulot en février mais n’a pas pu et a obtenu un rab de congés maladie. Jusqu’au 2 juillet.
Il est donc revenu à Bicêtre en début de semaine et a commencé à s’engueuler avec son patron avant même de rembaucher. Avec Michel, nous avons parié qu’il ne tiendrait pas une journée (voir mon billet d’hier).
La suite m’a été racontée par le Gros Loïc quand il est arrivé, relativement tard, hier soir, à ma grande surprise car je le croyais déjà parti. Il arrivait de l’hôpital où il était entré en début d’après-midi. Pour l’aventure c’est tout : pour Loïc, passer 6 heures à l’hôpital pour une coupure qui nécessitait 6 points de suture, c’est trop.
Il s’entend bien, maintenant, avec son nouveau patron (il ne devrait pas tarder à commencer à chier sur les anciens) et pense que grâce à son retour, la boulangerie est sauvée.
D’ailleurs, pour pouvoir bosser, il n’a pas pris l’arrêt de travail proposé par l’hôpital… car ça aurait interrompu son mi-temps thérapeutique… Je ne pouvais pas tout comprendre, non plus.
Bon anniversaire au numéro un des blogs politiques Loudéaciens !
Classement Wikio, ça recommence !
02 juillet 2009
Fromages et déserts
Djibril a arrêté de boire sur recommandation médicale. Il fait ça une fois sur deux. Le toubib lui dit d’arrêter, il le fait. A la visite suivante, le toubib ne lui dit rien. Djibril se dit qu’il peut recommencer. Quand Djibril arrête de boire, il ne vient plus au bistro.
Le Vieux Joël a arrêté de boire et ne vient plus que vite-fait au bistro, le temps de faire les mots fléchés de France Soir. J’aime bien les faire avec lui et si je le suis pas à côté de lui, il gueule.
Tonnegrande fait la gueule quand je fais les mots fléchés avec Joël.
Tonnegrande fait à moitié la gueule quand je suis avec Edouard.
Je suis à moitié fâché avec le vieux Jacques. Une bricole a fait déborder le vase qui m'est monté au nez. Ca se tassera.
Marcel est parti en Italie. Il faudra que je vous raconte ça. En bref : il m’a demandé de lui faire les réservations par Internet. Il m’avait dit départ début juillet pour trois jours. J’ai – tout seul – pensé que ça faisait trop court pour un voyage. J’ai réservé l’aller le 2 et le retour le 7.
Le Gros Loïc est bien revenu mais il reprend le boulot aujourd’hui et il est fort probable qu’il se remette en arrêt maladie et reparte chez son épouse dès aujourd’hui. Il faudra que je vous raconte ça. Je résume : il a promis à tous les copains qu’il essaierait de reprendre le boulot normalement (en mi temps thérapeutique). Il était prévu qu’il bosse de 6 heures à 10 heures (ben oui, dans la boulangerie, on commence assez rarement à 9 heures…). Mais son patron lui a changé ses horaires hier : de 7 à 11 heures. J’étais avec lui, hier soir, quand son épousé a appelé. J’ai compris au passage une phrase « Bon, je pourrais pas être là à l’heure prévue, demain, mon patron a changé mes horaires, il faut que je modifie la réservation ». Bref, cet imbécile promet aux copains qu’il reprend le boulot mais a déjà réservé son train pour se tailler…
Henri est à moitié malade et est ronchon et n’arrête pas de se plaindre. Il boit dehors (pour être assis) et si on va le voir, il nous parle de sa maladie.
Les bistros se désertifient…
01 juillet 2009
Le gros Loïc est dans le journal !
Samoussa et tapenade
Je vous ai probablement déjà présenté Molière. C’est un con. En plus, il s’appelle réellement Molière alors que, par exemple, « La Grosse à Jacques » n’est que le surnom de Jackie. Pour laisser Google tranquille, je ne vous dirais pas son prénom mais il ressemble étrangement au nom de famille d’un écrivain né en 1799. En l’an VII, plus exactement, le 1er plairial, mais on ne va pas chipoter.
C’est un ancien militaire qui a fait 30 ans de carrière avant de se trouver un prétexte pour prendre une retraite anticipée en touchant une confortable pension suite à de faux problèmes de santé. Il n’arrête pas de brailler dans les bistros. Personne ne peut le sentir mais, il n’est pas méchant, juste très con, on n’a aucune raison de le virer. Molière est Indien, ce qui vaut mieux que deux Tuloras, dirait Jacques. De Pondichéry, si ma mémoire est bonne.
Nicolas le Loufiat a amené l’assiette de tapenade, composée de 8 toasts de gros pain avec de la tapenade (ben ouais…), un filet d’anchois et des tomates confites. J’ai horreur des tomates, en principe, mais j’adore les confites. J’ai horreur des anchois mais j’adore la tapenade.
Je mange deux toasts. Djibril et Molière aussi. Je dis : « Putain ! Tonnegrande est sorti, il faut lui garder ses deux parts ».
Tonnegrande revient, mange un toast et je vois Molière prendre le deuxième, le presser pour jeter la tapenade dans le ramequin pour ne garder que le pain et le filet d’anchois. Il n’aurait pas du ! D’une part, c’est très grossier de prendre le dernier toast, surtout quand on s’était mis d’accord pour le garder pour un copain. D’autre part, c’est très grossier de recouvrir un bol de succulentes tomates confites de tapenade malaxée avec ses petits doigts. Surtout, c’est complètement con de supprimer la garniture d’une espèce de sandwich pour n’en manger que le pain. Je cherchais un prétexte pour me fâcher avec Molière. Il était tout trouvé.
Je l’engueule donc prodigieusement. Djibril, Nicolas et Tonnegrande me connaissant, ils savaient que je plaisantais. Pas Molière.
Je lui dis : « Putain de connard, Tonnegrande nous offre une assiette » (ce qui était faux) « tu pourrais au moins t’abstenir de prendre le dernier ». Molière commence à répondre piteusement : « mais je savais pas qu’il avait payé » (il ne pouvait pas savoir, c’était faux) « je vais en acheter une autre, ce n’est pas grave ». Moi : « si c’est grave, bordel, tu t’installes entre nous, tu piques notre bouffe en jetant une partie et tu penses t’en tirer par une pirouette ».
Molière commençait à trépigner. Djibril et Tonnegrande tentaient de calmer les choses alors que je ne voulais que me fâcher avec Molière pour virer un con. Nicolas le Loufiat rigolait comme un bossu mais commençait à avoir peur que le palpitant de Molière ne lâche. J’ai donc calmé le jeu tout en continuant à reprendre chaque prétexte de Molière, je ne voulais pas lâcher.
Mes trois autres camarades de jeu étaient pliés de rire. Nous sommes sortis. Molière s’est cassé pour tirer du pognon. Il a filé 10 euros à Tonnegrande qui a fini par les lui rendre pour qu’il commande une nouvelle assiette de tapenade. Puis il est parti fâché. Une autre andouille est arrivée. Nous avions marre de bouffer de la tapenade. Nous avons donc filé un toast à l’autre andouille qui a trouvé ça très bon. Elle a donc commandé une assiette pour lui mais s’est rappelé qu’il devait rentrer chez lui bouffer en famille. Il nous a donc refilé sa tapenade. J’en ai marre de la tapenade.
La soirée s’est poursuivie. Je suis allé faire les mots croisés à l’Amandine. Michel m’a prévenu du décès de Michel. Je suis revenu à la Comète. Le gros Loïc mangeait avec ses anciens patrons. A mon avis, il ne mangera pas avec les nouveaux.
Je suis resté rêver aux heures passées avec Michel. Molière s’est repointé vers 10 heures, visiblement surpris de me trouver là. Il a donné à Nicolas une pochette de papier alu contenant une préparation de sa femme, des espèces de beignets triangulaires, des samoussas, je crois.
Molière offre toujours de la bouffe à Nicolas le Loufiat quand il fait le con au bistro et doit se faire pardonner.
Nicolas avait déjà dîné. Dès que Molière est parti, il m’a refilé les samoussas. Ne le dites pas à Molière. On était pliés de rire. Merci Molière !


