14 février 2013

La véritable histoire de la déliquescence du sandwich

Vrai problème abordé par Suzanne, aujourd'hui sur son blog : le Lidl près de chez elle où les gens achètent des sandwichs. Ne stigmatisons pas une marque, ça pourrait en être une autre. D'ailleurs, le problème ne vient ni des sandwichs ni des marques mais des gens qui achètent ce genre de cochonnerie.

Il n'empêche qu'ils achètent ce qu'ils veulent mais s'ils voulaient manger correctement, ils achèteraient du pain et du jambon. Toujours est-il que ce billet traite des sandwichs. Le monde du sandwich tombe en déliquescence ! C'est un scandale !

A part pour ce qui concerne le sandwich au camembert mais j'y reviendrai. Peut-être.

Revenons à la base. Qu'est-ce qu'un sandwich ? La définition est simple : c'est un bout de baguette blanche d'environ 25 centimètres au milieu duquel vous mettez soit du jambon et du beurre, soit du pâté, soit des rillettes, soit de l'andouille, soit du gruyère, soit du saucisson sec, soit du saucisson à l'ail (ou halal pour les musulmans).

On notera que le sandwich au saucisson à l'ail est bien meilleur avec du beurre. C'est également le cas du sandwich au camembert. Un sandwich au camembert sans beurre est infâme sauf si le camembert est bien fait, limite périmé.

C'est un des premiers signes de déliquescence du sandwich au cours des dernières années. Il est rare que je prenne des sandwichs au camembert. En fait je n'aime pas vraiment le camembert mais quand mon premier sandwich (généralement au pâté) n'est pas suffisant, je prends un camembert beurre. Et bien figurez-vous que dans le bistro à côté du bureau, ils servent le camembert beurre sans beurre. Et c'était pareil dans le bistro avant que je change de lieu de travail. Je remercie ces braves gens de prendre soin de ma santé, mais je fais ce que je veux.

Le deuxième signe de déliquescence est la baisse de la taille des sandwich. Les bistros sont des parfois des cons. Si je n'ai pas assez avec un sandwich, je vais à la cantine avec les collègues, ce qui me coûtera moins cher.

Les sandwichs ne se limitent pas à ceux que j'ai cité. Il existe également les sandwichs mixtes avec du jambon et du fromage. Et il y a bien sûr le sandwich à la viande froide : rosbif, poulet et rôti de porc. Dans ces cas, il est de bon ton de mettre une feuille de salade et une pointe de mayonnaise, pas trop pour ne pas masquer le goût du produit.

Voilà.

Parallèlement, au comptoir des bistros nous avons également les hotdogs et les croque-monsieur.

Les patrons de bistro un peu classique ont voulu varier et ont produits "les tartines" qui sont des pins spéciaux avec des trucs dessus, parfois chauds... Je suis contre. Pour moi. Les gens bouffent les merdes qu'ils veulent. Mais pourquoi manger une tartine à l'andouille alors qu'ils pourraient manger une andouille avec des tartines ?

C'est un signe de déliquescence. Et ça me fait penser que j'ai oublié le sandwich à l'andouille. Du coup, il me fait aussi préciser que le jambon pour le sandwich est nécessairement blanc. Le jambon dit de pays sera réservé à d'autres usages. Pendant que j'y suis, le beurre n'est pas obligatoire dans le sandwich mixte sauf si le gruyère est peu sec.

Le sandwich mixte doit être pris comme étalon. Un sandwich mixte représente exactement ce que doit manger un homme, le midi. Pas un travailleur manuel, non plus. Un cô comme moi toujours assis derrière un bureau ou sous le bureau de la secrétaire bien que je préfère l'inverse.

Déliquescence... D'autres signes.

Le sandwich étant devenu un produit phare pour les bistro, par le passé, correspondant à une évolution du mode de vie, d'autres commerces ont commencé à en faire, des sandwicheries et des boulangeries.

Ces cons - il n'y a pas d'autre mot - ont commencé à remplacer la baguette blanche par des pains spéciaux, voire ces affreux machins italiens que sont les paninis.

Il faut boycotter. Le vrai sandwich "frais" du commerce doit être fait avec de la baguette blanche. Vous pourrez prendre du pain de campagne pour chez vous. Jamais des pains spéciaux ; c'est de l'arnaque ! La vraie fraîcheur du sandwich se trouve dans la baguette blanche. Mais elle se conserve moins bien, ce qui fait que des commerçants trichent. Le pain spécial est un truc de bobos. Le pain de campagne est parfait pour la maison.

Le deuxième point de déliquescence est qu'ils ont commencé à mettre n'importe quoi dedans, comme des crudités. Je n'ai rien contre les sandwichs aux crudités mais ça ne me viendrait pas à l'idée d'en acheter. Vous êtes chez vous, vous regardez ce que vous avez dans le frigo. Un œuf dur, des tomates, un peu de salade ! Hop ! Vous bricolez ce que vous avez envie. Mais n'allez pas acheter un tel sandwich, malheureux ! Ils vont vous le gaver de carottes râpées et de concombres, produit relativement bons quand ils sont mangés tous seuls. Enfin, les carottes râpées, bof...

Ça me rappelle une boulangerie qui vendait des sandwichs au rôti de veau. N'importe quoi ! Cuire du rôti de veau pour en faire des sandwichs est un scandale. D'ailleurs, des boulangeries ou des industriels cuisent des trucs uniquement pour que les gens puissent les bouffer en sandwich. Hérésie. Dans les bistros, on tolérera le rôti de porc, le rosbif et le poulet qui sont probablement des restes (même s'il est permis de douter).

Il faut que je parle aussi des sandwichs industriels. Je ne suis pas contre. Une aire d'autoroute, un train,... ne peuvent pas toujours avoir de la baguette blanche ni, par exemple, du personnel pour le faire.

Ils font donc des sandwichs avec des pains qui se conservent. Les meilleurs sont au pain de mie, bien plus légers,... Je mange souvent des sandwichs industriels quand je fais de la route ou prend le train. Il m'arrive d'en acheter en supermarché, notamment pendant les vacances : je fais des courses pour le soir et je prends des sandwichs industriels pour le midi.

Toujours est-ils qu'ils sont tombés dans les mêmes travers que les boulangeries : ils mettent n'importe quoi dedans ! Du saumon, de la crème fraîche, des tomates,... On dirait que ces machins servent de cache misère. C'est lamentable.

Je ne mange jamais de camembert ou de salade. Sauf en sandwich. Je ne mange jamais de tomate. Y compris en sandwich. La prochaine fois que vous irez dans un machin de sandwichs industriels regardez bien le choix qui me reste quand j'ai enlevé tous les machins qui contiennent potentiellement de la tomate.

Et s'ils en mettent partout, c'est bien parce que ça sert de cache misère.

Alors je l'affirme aujourd'hui haut et fort : la déliquescence du sandwich a commencé non seulement le jour où ils ont été vendus hors des bistros mais aussi le jour où des connards ont commencé à mettre n'importe quoi dedans et surtout des tomates !

Mesdames, messieurs, faites vos sandwichs vous-mêmes à la maison ou en pique-nique, y compris avec des tomates si vous aimez ça, mais n'achetez jamais un sandwich qui ne soit pas traditionnel tel que je le décrivais en introduction, qu'il soit à la baguette blanche ou industriel.

Et du beurre dans le sandwich au camembert, bordel !

13 février 2013

Égalitarisme à tous les étages

Je n'ai stigmatisé personne sur ce blog, aujourd'hui. Hier, c'était au tour de l'Amiral Woland. Je n'ai raconté que des bêtises pour faire l'intéressant. En fait, c'est un révolutionnaire communiste Espagnol qui s'achète une virginité en se faisant passer pour réactionnaire boutonneux et violent.

Dans la vraie vie, c'est un pur égalitariste. Non seulement il est pour le mariage pour tous mais en plus il vole les riches pour donner de l'argent aux scientifiques pour qu'ils trouvent une solution pour que les homosexuels puissent avoir des enfants entre eux en copulant. Mais comme c'est un pragmatique, la copulation n'est que la cerise sur le gâteau.

Au cours des mêmes travaux de recherche, des travaux génétiques permettront de faire en sorte que tous les hommes et les femmes fassent 1m77 et 105 kilos (je confirme que ce sont les données idéales mais il ne faut pas que les kilos soient répartis aux mêmes endroits chez les hommes que chez les femmes) et aient tous la même couleur, y compris les ivrognes.

Il y a en effet une injustice : Tonnégrande et Djibril, tous les deux noirs, picolent beaucoup et ne sont pas rouge. Alors que moi qui ai une consommation modérée suis obligé d'arrêter toute consommation d'alcool une semaine avant de prendre la voiture pour éviter d'être trop facilement repéré par les gendarmes avec leurs jumelles.

Dieu n'était pas égalitariste. L'Amiral si. Il va intenter une religion parfaitement paritaire. La religion est nécessaire. C'est l'opium du peuple. Et quand les lascars iront à l'église, on pourra violer leurs épouses. Égalitairement. Quand les pouffes iront à l'église, nous violeront leurs époux.

La nouvelle religion sera monothéiste. Nous avons eu un long débat à ce sujet. Nous avions le choix entre quatre solutions.

La première : mettre un couple avec un homme et une femme. Mais avec notre histoire de mariage pour tous, on aurait été emmerdés.

La deuxième : faire comme les Grecs, ils avaient plein de Dieux de tous les sexes qui copulaient dans tous les sens. Mais c'était le bordel. Il fallait un chef, Zeus est arrivé. C'était un homme, ce qui doit bien, par ailleurs, être la preuve de quelque chose, comme de la supériorité de l'homme.

Il faut que j'accélère. Mon métro arrive à Jussieu.

La troisième : changer le sexe de Dieu toutes les semaines. Mais la décoration des églises aurait été délicate.

La quatrième : désigner toutes les semaines un citoyen Dieu en alternant les sexes. Mais il aurait fallu faire des cérémonies. C'est déjà compliqué de changer de pape, alors vous imaginez ? Changer de Dieu...

La cinquième : avoir un Dieu sans sexe. Ça aurait été bien pratique mais un peu terne. Imaginez l'immaculée conception qu'il aurait fallu entièrement réécrire. Nous aurions été quand au bistro ?

La sixième : Dieu aura le sexe du croyant. Les hommes verront le Dieu en mâle. Les femmes en femelle. Et ainsi de suite. Les homosexuels et les zoophiles feront comme ils veulent.

Des quatre solutions, nous avons retenu la sixième. Notre Dieu n'est pas encore parfaitement au point, il n'a pas encore inventé l'arithmétique.

La vie politique ne sera pas totalement paritaire. Seules des gonzesses auront des postes de Ministres ou de Présidents de la République. Tant pis si elles sont obligées de gouiner légèrement lors des déplacements officiels.

Ainsi, qu'elles se démerdent !

Les hommes auront les étages en dessous dans le machin de la démocratie. Les 577 députés seront des hommes obsédés sexuels. Pour le Sénat, on ne sait pas encore.

Les Ministres et les Députés auront le droit de cuissage les uns sur les autres et sans le moindre préavis et uniquement en cas de désaccord sur les textes proposés. Et à condition de prendre une douche avant.

Mon métro est arrivé. Je vous laisse régler les détails.

Illustration : les vitraux de notre nouvelle cathédrale.

12 février 2013

Pourquoi l'Amiral Woland ?

Des hordes de facétieux internautes m'ont signalé que j'avais fait deux liens en deux jours vers le blog de l'Amiral Woland. Ça fera trois d'ailleurs. 

Je tiens d'abord à rassurer mes lecteurs. Je ne suis pas amoureux de l'Amiral. Entre nous, il n'y a rien de sexuel. Il lui manque un orifice et deux nichons pour être qualifié de baisable. N'étant pas catholique, je ne suis pas à cheval sur les principes mais il y a des limites : il n'est pas beau. Pas laid non plus d'ailleurs. Je m'en fous. 

C'est Didier Goux qui nous a présenté. Il s'est dit : j'ai deux copains, blogueurs, gros et cons. Ils devraient s'entendre. Il nous a forcés à nous rencontrer dans son territoire. Nous avons accepté pour ne pas lui faire de la peine. C'est d'ailleurs pour lui rendre service que nous buvons du vin à table. 

L'Amiral Woland, Jérémie Unetournée de son vrai nom, est professeur d'équitation dans un lycée privé de jeunes filles dans le 8eme arrondissement de Paris. Privé par opposition à « public ». Il y a plein de jeunes filles, la plupart encore pucelle, du moins pour celles qui n’ont pas choisi l’option « équitation ». Sa femme étant très pieuse ne prend pas la pillule ce qui fait qu'à 26 ans, ils ont déjà six enfants dont un de 18 ans ce qui pourrait sembler suspect alors que ce n'est que le reflet de leur précocité intellectuelle. 

L'Amiral Woland a un tas de défauts en tant que blogueur : il est réactionnaire, catholique, violent dans ses écrits, parfois incompréhensible et j'en passe. L'Amiral Woland a un tas de qualités en tant que blogueur : il est réactionnaire, catholique, violent dans ses écrits, parfois incompréhensible et j'en passe.

Nul n'étant censé ignorer la loi, je ne dévoilerai pas ses qualités et défauts de la vraie vie, à part sa plus grosse tare : il a un BlackBerry et non un iPhone, ce qui complique la tache quand il s'agit de commenter un billet de blog. 

Issu des pieds et d'une longue lignée de la noblesse parisienne, la famille Unetournée de La Poste du Louvre, il n'en demeure pas moins d'une rare simplicité. Il est même sympathique avec le personnel du bistro. A mon avis, cette amabilité n'est qu'une ruse pour être servi plus rapidement mais nous ne lui jetterons pas la pierre. D'ailleurs, à ce sujet, il me semble que nous condamnons tous les deux la lapidation tout comme l'excision et un tas de pratiques que l'on pourrait qualifier de barbares ce qui me le rend plus sympathique que nombre de blogueurs prétendument de gauche. 

Mais je ne suis pas dans mon blog politique. J'y serais, je pourrais condamner certains écrits qui ont tourné la semaine dernière. Ils expliquaient que c'était l'Occident qui avait introduit l'homosexualité en Afrique... Les imbéciles auteurs ne se rendaient même pas compte à quel point ils étaient insultants avec nos amis d'Afrique du nord, du sud, du centre, de Guyane. D'ailleurs, interrogeant Ramdane, Tonnégrande, Karim et Djibril à leur sujet, ils m'ont répondu, en cœur : « on les encule, on est capables d'inventer nos propres conneries nous-mêmes. On est même anthropophages, les guignols du nord de la Méditerranée n'ont rien à nous apprendre à part, peut-être, la fabrication du vin et de la bière. Votre civilisation a tout de même du bon et nous vous remercions de nous avoir colonisés, d’autant qu’auparavant notre bière ressemblait à une lavasse ignoble tout droit issue de l’Egypte des pharaons ». 

Tiens ! Mon iPhone ne connait pas le mot "encule". Faudrait que j'essaie avec un BlackBerry. 

Nous allons maintenant procéder à une analyse de texte. Dans un récent billet, je disais que j'étais excédé par les non catholiques qui se positionnaient à propos du pape. Que dit l'Amiral ?

« Ils ne sont pas catholiques et ils veulent que le pape, à qui ils ne reconnaissent aucune autorité morale, soit comme eux. Je propose de leur déboiter la mâchoire au pied de biche rouillé dans la pisse et de les forcer à se gargariser avec leur propre merde après les avoir gavés aux dragées Fuca. »

Il fait preuve d'une certaine violence que je ne peux pas nier. Je peux vous rassurer : il abuse. Je suis persuadé, par exemple, qu'on pourrait négocier pour limiter la dose à une dragée Fuca. 

Il n'empêche que l'on dit la même chose : lui avec son ton, moi avec le mien ce qui pourrait donner, par exemple : « je me fous du pape, ils peuvent bien mettre qui ils veulent, ce n'est pas lui qui fixe les prix du demi à la Comète ». Et je suis sur qu'il approuverait mes propos d'autant plus qu'il ne boit pas à la Comète. 

Ses écrits ne sont pas dangereux. Ce n'est pas un stratège. Par exemple, il propose de défoncer la mâchoire des imbéciles avant de les forcer à ingurgiter des dragées Fuca sans même se rendre compte qu'ils auront du mal à ingurgiter les dragées avec la gueule défoncée. De là à penser qu'il est un peu con, c'est un pas que je me refuse à franchir (au cas où il ne plaisanterait pas avec ces choses là). 

J'étais parti à faire un billet de trois lignes pour faire un test avec Google et je ne sais plus où j'en suis. Son éloge funèbre, peut-être. J'ai la flemme de me relire. 

Mes amis, nous sommes réunis, ce jour, autour de cette bière pour rendre un premier hommage à l'Amiral Woland, avec un seul l comme à jambon, qui devrait nous quitter au terme d'une longue et douloureuse agonie au cours des soixante prochaines années. Mon iPhone m'apprend que soixante ne prend pas de s au pluriel. Je ne sais pas si le BlackBerry me permettrait de détecter cette horrible faute. 

Déjà, si jeune, il est infâme et réactionnaire. Non ! Pas le BlackBerry mais Jérémie Unetournée de la Poste du Louvre, dit l'Amiral Woland. Dans quelques années, il deviendra con et aigri. Il épousera une quebecoscandinave et vivra reclus en Normandie corrézienne. 

Il me faut conclure, maintenant. J'ai fini mon steak haché de cheval garanti sans bœuf, on n'est jamais trop prudent. 

Ma conclusion ? On rigole plus au bistro et dans les blogs avec les gros réactionnaires qu'avec certains types qui se prétendent d'extrême gauche mais qui sont tellement misérabilistes avec les Africains et les musulmans qu'on se demande s'ils ne sont pas un peu fachos. Juste un peu... Du genre à faire le guet dans les miradors autour du camp qu'ils nous réservent tout en répétant que la loi Godwin a nécessairement été inventée par un juif. 

11 février 2013

Kronenbourg avec Montebourg !

Non seulement, je défends le Gouvernement mais en plus je me sacrifie pour la bonne marche de sa politique et notamment celle d’Arnaud Montebourg, soutenu par Melclalex. Cette dépêche nous le confirme : « La production manufacturière française a progressé de 0,1% entre novembre et décembre, selon les données publiées ce matin par l'INSEE. »

Pourtant, les économistes avaient parié pour une contraction de 0,3%. Mais « En décembre, les industries agricoles et alimentaires (+1,9%) tirent leur épingle du jeu, notamment à cause de la forte hausse de la production de bière avant l'augmentation de la taxation du 1er janvier 2013. »

09 février 2013

La dernière gorgée de bière

Je vais vous raconter une anecdote confidentielle. Ne la répétez surtout pas dans les blogs et les réseaux sociaux. Figurez-vous qu'hier soir, j'étais au bistro, le 1880. Ça ferme à 1h du matin. On ne rigole pas avec l'heure de fermeture. La police fait des rondes.

Je suis souvent dans les derniers à partir parce que, contrairement aux autres clients, je ne paye pas à chaque tournée mais uniquement à la fin. Il faut donc qu'une serveuse soit disponible pour encaisser mon oseille.

Hier, enfin ce matin, je pars à 0h59 ! Pas le temps d'aller pisser, tant pis. Je pars à pied... Ma mère habite dans une impasse à 1,4 km. Arrivé à l'entrée de l'impasse, l'envie était trop forte. Je fais 15 mètres et je pisse sur la grille de chez Allot pour la première fois de ma vie.

Soulagement !

Sauf que trois secondes après une voiture s'arrête à l'entrée de l'impasse. Personne ne s'arrête jamais là, il n'y a rien (la rue longe un terrain de foot). J'étais donc persuadé que c'était les gendarmes qui m'avaient repéré. J'ai eu un excellent réflexe, j'ai repris ma marche tout en pissant. La rue était mal éclairée ; ils ne pouvaient pas voir. Je jouais au mec qui titubait ce qui m'évitait de marcher dans l'urine.

D'ailleurs, ils sont repartis. Ils avaient vu un type rentrer dans l'impasse et s'étaient probablement arrêtés pour vérifier que je n'étais pas voleur. Ils ont vu un pochetron qui rentrait chez lui.

J'imagine néanmoins qu'ils ont repéré mon manège et qu'ils étaient pliés de rire mais, hier soir, j'étais persuadé avoir réussi mon coup.

La situation était ridicule. C'était la première fois que je pissais en marchant. Il fallait que j'arrête immédiatement. Échapper aux gendarmes est une chose mais... Imaginez qu'un voisin me voit par hasard. La rumeur dans le quartier : "la pauvre Mme Jégou, son fils pisse en marchant".

Je me suis donc arrêté à nouveau et tourné vers les "voisins suivants", des nouveaux dans le quartier, en espérant pisser contre le muret du jardin. Or, je n'avais jamais remarqué que leur muret est si bas. Je pissais donc par dessus, directement dans leur jardin. Ça m'a évidemment paru extrêmement grossier. Je me suis donc dépéché et j'ai plié la gaule, si je puis me permettre.

Visiblement trop vite, ça fera du boulot pour la machine à laver.

08 février 2013

La voiture et la moto aussi

(Voir mon précédent billet, mon pote Dominique est le propriétaire de la moto. La voiture lui a coupé la priorité)



Dominique est tout cassé

Entorse de l'épaule droite, pouce gauche déboité, entorse cheville droite, problème au thorax...

Le long des Golf foncées

J'ai gagné une Golf foncée, cette fois. Dernière génération. 1400 km au compteur. Pourtant, j'ai bien failli ne pas partir.

Tout d'abord, j'avais préparé un long billet à propos de l'UMP et de sa nouvelle mort, avec cette ridicule histoire de petites annonces pour trouver des candidats. J'ai galéré pour trouver une phrase de conclusion... Et mon PC s'est mis à mouliner, comme il le fait parfois. Normalement, ça dure 4 ou 5 minutes. Cette fois, j'ai attendu plus de dix minutes et j'ai fini par éteindre le PC violemment. La colère.

J'arrive chez le loueur. En retard, donc. La préposée ne trouvait pas ma réservation. On a fini par la dénicher. Elle était pour dans quinze jours. Elle m'a expliqué qu'ils étaient en rupture de stock et avaient été obligés de fermer les réservations par internet pour deux semaines. Donc le serveur web m'avait proposé le prochain week-end disponible. Comme ça fait une bonne quarantaine de fois que je réserve une voiture chez eux, je n'avais pas fait attention à ce qui était indiqué à l'écran.

Il leur restait deux voitures. Une japonaise que je ne connaissais pas et une Golf. Ensuite, la petite dame n'arrivait pas à annuler ma "mauvaise réservation" tout en récupérant le paiement que j'avais fait par internet... Il a fallu qu'elle fasse appel à un de ses collègues.

Nouvelle perte de temps de 20 minutes.

J'arrive à l'aire d'autoroute habituelle. Au moment de couper le moteur, l'ordinateur de bord me dit de penser au "verrouillage safe". Encore cinq minutes de perdues à fouiller dans la notice.

Je mange et me lance dans la rédaction d'un billet de blog trop long. Encore 10 minutes.



07 février 2013

Honorons les automobilistes cons !

Étant en RTT demain pour cause de week-end en Bretagne, je me suis permis une petite sortie et je rentre plus tard que d'habitude. Pour rentrer chez moi, je passe par le parking qui donne sur une cour où cinq voitures peuvent de garer. Comme personne ne le sait, il y a toujours de la place (ça fait 10 ans que ça dure).

Bref ! Ce soir, je rentre. Une espèce de connard s'est garée sagement parallèlement aux autres voitures mais devant le portail d'entrée au parking de l'immeuble en face de chez moi.

Il y a de ces cons...

(Voir la Twingo à gauche, désolé pour la mauvaise qualité de la photo, le pb de l'iPhone)

Bon anniversaire de blogueur @GuyBirenbaum

J’ai toujours une impression bizarre quand on me rappelle que Guy Birenbaum a commencé à bloguer après moi alors qu’il me semble qu’il m’a tout appris. Il a réellement commencé à tenir des blogs le 7 février 2006, il y a sept ans aujourd’hui et c’est l’objet de son billet du jour. Pour ma part, j’ai ouvert le présent blog et le blog geek fin octobre 2005 et le blog politique fin décembre 2005. Il se rappelle, aujourd’hui, qu’il avait déjà tenu un blog avant mais qui n’avait duré qu’une semaine. Il l’a retrouvé.

Moi aussi, j’avais un autre blog, avant. Il était hébergé par aol.fr et a donc disparu. J’en parle dans mon premier billet, ici. Je crois bien que je l’ai ouvert un peu par hasard, en 2003 ou 2004. On commençait tout juste à parler des blogs et un jour, mon hébergeur m’a demandé « voulez-vous créer un blog ? » et j’avais cliqué sur « oui » pour savoir ce que c’était. J’y étais très peu actif. Je bloguais un peu en circuit fermé, sans m’occuper des autres blogs. J’y racontais des bêtises mais personne ou presque ne connaissait ce blog, je ne faisais strictement rien pour le connaître. C’est en créant le présent blog que j’ai pris vraiment plaisir à bloguer.

C’est en bloguant qu’on devient blogueur et c’est en bloguant politique que je suis devenu blogueur politique. J’ai alors commencé à m’intéresser aux blogueurs un peu connu, on va dire vers le deuxième trimestre 2006 et deux blogs parmi ceux qui étaient qualifiés d’influents à l’époque (qualificatif idiot que j’ai vite détourné en zinfluent pour parler du mien), celui de Versac et celui de Guy.

On a ainsi quelques souvenirs émus, dans les blogs. Je me rappelle d’une engueulade chez Versac entre lui et Loïc Lemeur. J’avais commenté pour rigoler et le commentaire suivant était de Loïc qui envoyait chier Versac, dont le prénom est Nicolas. C’était du genre : « mais tu délires, Nicolas ! ». C’est à cette époque que j’ai arrêté de signer mes commentaires « Nicolas » et que j’ai choisi « Nicolas J ». Certains blogueurs que j’ai connus à l’époque continuent à m’appeler ainsi.

A cette époque, Guy faisait toujours son billet un peu avant 7 heures du matin et comme je bossais de bonne heure, j’attendais son billet, je lisais, je commentais et je partais bosser (via la douche et la Comète). J’aimais bien commenter chez lui, il avait une meute de fan et c’était le bon vieux temps où les commentateurs allaient visiter les blogs des autres commentateurs. Du coup, ça faisait des visites au mien… Une dizaine par jour (quand on a en tout 40 visites par jour, ce n’est pas rien). Chez Versac, ça marchait aussi mais nous n’avions pas les mêmes horaires.

Je suis ainsi devenu un fidèle, chez lui. C’est le premier blog que je suivais par réflexe. A l’époque, nous n’avions pas d’agrégateur de flux, de bloguerolle dynamique. 6h50, je fonce chez Guy !

C’est chez lui que j’ai connu des gens comme Zgur que j’ai retrouve ensuite dans Twitter et surtout FalconHill qui était déjà un vieux blogueur et une autre forme de référence mais ce n’est que bien après que j’ai réellement connu le Faucon et que nous sommes devenus très proches. Rien que pour ça, merci à Guy.

Un jour, Guy a arrêté son blog (quand il est passé au Post). J’étais le premier commentateur de son dernier billet, du dernier billet d’un des tous premiers blogueurs politiques.

En 2007, j’ai « réformé » ma manière de blogueur. J’ai rencontré d’autres blogueurs, les leftblogs sont nés sous l’impulsion de Potiteeks (Dagrouik, à l’époque) et mon style de blogage (les copains, les liens, …). Versac a arrêté son blog, les algorithmes de Wikio ont changé, … Du coup, en octobre 2008, mon politique s’est retrouvé premier au classement Wikio des blogs politiques. J’étais le « number one kenobi » comme disait Rimbus. Je suis resté comme ça pendant trois ans, indétrônable. Sauf par Guy qui m’a piqué ma place pendant trois ans. J’avais connu des blogueurs politiques zinfluent et j’étais moi-même devenu le zinfluent number one, ce qui m’a appris à relativiser ce bordel, contrairement à un tas de connards.

Entre temps, les Kremlins des Blogs sont nés, la vie se passe… Le 1er août 2009, mon blog politique était arrivé premier du classement général, détrônant d’autres poids lourds, tels que Presse Citron.

Vers juin 2009, en papotant avec Cycee, on a décidé d’organiser un gros Kremlin des Blogs, fin août, à la fin des vacances pour permettre aux provinciaux de se pointer. C’était, de mémoire, le 28 août. Une petite cinquantaine de personnes avaient dit qu’ils venaient (nous étions 45, je crois).

J’attendais les visiteurs à l’entrée du bistro. Un petit bonhomme se pointe et me dit « Salut Nicolas » en me tendant la main. « Salut, t’es qui, toi ? ». « Guy Birenbaum ».

J’en étais tout retourné. En se pointant à ma rencontre de blogueurs, Guy avait validé ma vision des blogs, les copains et tout ça, toujours face aux connards susnommés qui se prenaient au sérieux et ne supportaient pas qu’un type qui raconte des histoires de bistro soit devant eux alors qu’ils écrivaient vachement mieux, étaient vachement plus intelligents et avaient les idées politiques les vachement plus bonnes.

Le lendemain, Guy était rentré voir sa famille en vacances à Trouville. Dans la nuit, il se promenait sur la plage et a assisté à l’intervention des pompiers pour la noyade d’un môme. Il est rentré à la maison et a balancé un tweet, presque désespéré (je suppose qu’il pointait sur un billet de son blog). A l’époque, Twitter n’était pas le bordel qu’il est maintenant. De fait, j’étais peut-être le seul dans les parages, à voir le tweet de Guy. J’avais essayé de le réconforté. Voilà le genre d’épisode qui rapproche les gens…Me voila à réconforter celui qui m'avait tant ému la veille...

Dans son billet nostalgique du jour (il fallait bien que je fasse plus fort que lui, non ?), Guy nous parle de cette époque, cette grande époque des blogs, où les commentaires étaient bien plus important que les billets, que Twitter, …

Finalement, j’ai rencontré Guy assez peu souvent, je crois. Je me rappelle d’une soirée en tout petit comité, à l’Aéro. Il y avait Klaragora, Guy, Dagrouik et Ahmed. Guy m’avait appelé pour me demander si j’avais soif. C’est une question à ne pas me poser.

Remarque ! Il m’a envoyé un DM, ce matin, pour me signaler son billet.

Comme si c’était utile. Je n’ai pas loupé un seul de ses billets sur le DEL et sur son blog actuel depuis sept ans.