09 août 2013

Commencer les vacances : fait

Le premier imbécile qui me demande où je pars en vacances aura une baffe. Les vacances correspondent à un arrêt du travail et des deux heures de métro par jour. Ça laisse donc du temps pour la famille et les amis... Et pour glander. Généralement, je fais une virée pour visiter des copains que j'ai envie de voir. Cette année, j'ai décidé d'aller en famille, pour changer. 

Les vacances ne sont pas là pour partir mais pour ne pas travailler. Je fais environ 15 ou 20000 km par an en dehors des vacances. Alors partir pendant les vacances...

Cela ne devrait pas empêcher une virée à Lyon et à Tours, à portée de TGV et peut-être au Plessis-Hébert mais j'ai perdu Tonnégrande. 

Si vous avez des Guyanais en stock, faites attention à ce que vous en faites. J'en profite pour adresser une bise à Nancy. Elle comprendra. 

Cet imbécile était en Guyane. Il m'a envoyé un SMS lundi en me disant qu'on se voyait le lendemain soir. J'ai répondu ok. Depuis, aucune nouvelle malgré mes relances. D'après la patronne de la Comète, il envisageait d'aller en Belgique. 

Ma traditionnelle visite dans le Gard, chez Falconhill et au Canton, voire chez les castors, va me manquer mais on ne peut pas être partout. 

Cela étant les vacances commencent mal. Je ne parle pas du fait qu'il a fallu que je bosse comme un fou aujourd'hui, pendant au moins quatre heures, pour finir ce que j'avais procastiné cet été... 

Le vieux Jacques se laisse glisser. 

Depuis quinze jours ou trois semaines, il est à l'hôpital, envoyé de force par Marcel. Il ne se nourrissait plus... Il était reparti un peu et l'hôpital avait préparé sa sortie. Il a fini par être admis dans un autre hôpital. Il ne tient plus debout. Miranda, la femme à Marcel (dont c'était le métier) l'aide à bouffer un peu, à se raser,...

On était avec des potes à la Comète, l'anniversaire de l'un d'eux,  mes vacances,... 

On rigole bien et je suis triste. 

Le vieux Jacques n'est pas vieux. Il a 71 ans. Je l'ai connu, il en avait 60. 

Je suis épuisé. Le Kremlin des Blogs d'hier, 7 mois sans vacances (comme tous les ans, ça me permet de prendre des journées de temps en temps,...). Je passe à la Comète. Je file à l'Amandine. Je demande des nouvelles de Jacques au patron. Marcel venait de sortir. J'appelle Marcel. 

J'ai des nouvelles. 

Les vacances commencent mal. 

07 août 2013

Fin de ramadan


La mosquée de Paris a parlé ce soir. Le ramadan est fini. C'est incroyable le Conseil machin des musulmans de France a parlé et donne la même date. 

Depuis un mois, les soirées se finissent en terrasse de l'Aéro, comme ce soir. Les gens sont paisibles. Ce soir, ils m'ont offert des pâtisseries arabes, ces machins plein de sucre qui collent entre les dents. 

Demain, c'est terminé. Karim fermera à 19 heures. Le charme est rompu. Le jeûne aussi. 

Vive @Ligne1_RATP


La ligne 1 de la RATP a un compte Twitter. Je viens de m'y abonner. J'en profite pour saluer Thierry qui tient la boutique, ce matin. Il est plus efficace pour informer les braves usagers que le type qui parle dans le micro.

Il a bossé bien plus que Louiza, hier. La ligne 1 est un peu en vrac ce matin. Premier arrêt à 9h39, confirmé à 9h44. J'étais dedans. J'attendais à Palais Royal Musée du Louvre en regardant les touristes passer pour se rendre au musée.

Pour ceux qui ne le savent pas, il y a une entrée directe au bout du quai de la ligne 1 en direction de La Défense, du côté de l'avant des trains. Si je peux rendre service.

Le trafic a repris progressivement à partir de 9h48 mais il y a eu un nouvel arrêt un peu après.

06 août 2013

Zolidaire

J'étais dans le métro, ligne 1. Une famille de noirs monte dans la rame. Une femme, un homme et trois enfants, le plus petit devant avoir trois ou quatre ans. Ils parlaient allemand. Je n'en revenais pas. Des touristes noirs allemands !

Dès fois, on est cons. Quand je pense à tous les imbéciles qui font des théories sur le racisme... Je me demandais pourquoi des noirs parlaient en allemand à leurs enfants : ils ne pourraient pas comprendre. Ça m'avait déjà fait le coup avec un Chinois qui parlait à son chien. 

Rassurez-vous : ce n'est pas du racisme mais une aversion pour les langues étrangères compliquées. A un chien, on parle français. A un môme aussi ou, alors, en anglais, voire en néerlandais, vue l'origine des touristes à Paris. 

Bref ! Au bout de trois stations, la rame se vide. La dame et les deux aînés trouvent des places normales. Le père s'assoit sur le strapontin à côté de moi et prend le petit sur ses genoux. 

J'étais plongé dans mon iPhone à jouer au solitaire. Le père parlant d'iPhone, je me suis vaguement intéressé à la conversation. Et j'ai compris : il expliquait à son fils les règles du solitaire. 

Et je comprenais ce qu'il disait alors que j'ai arrêté l'allemand fin 83 lors de mon entrée en terminale...

Des métiers utiles

Ce matin, dans la station de métro du Kremlin-Bicêtre, il y avait deux types de la RATP (enfin, j’espère pour eux) qui resserraient les boulons qui accrochent les sièges au mur. Et était par terre et serrait les trucs, l’autres était assis sur le siège à côté et tenait celui sur lequel bossait le premier.

Ca ne s’invente pas : il y a des types qui sont payés pour vérifier et revisser les sièges dans les stations de métro. Et quand on y pense, heureusement…

Je les excuse volontiers pour la gène occasionnée : je n'ai pas pu m'asseoir. 

05 août 2013

Apéro dominical au Kremlin-Bicêtre

Je me suis pointé à la Comète, hier, vers 12 heures. Marcel m’attendait, tournant dans tous les sens. Il nous a fait du Marcel. Je lui ai dit que je ne prenais qu’un café et que j’allais prendre l’apéro à l’Amandine. Il restait à la porte, jouant avec son téléphone, comme s’il attendait un coup de fil qui ne venait pas. Au bout de cinq minutes, il finit par entrer et me demande de lui offrir un verre. Je refuse pour voir sa réaction et je l’entraine vers l’Amandine.

En chemin, il croise un lascar et lui dit bonjour. Je vais à l’Amandine, commande un Ricard et l’attend. Il n’arrive pas. Au bout de dix minutes, je l’appelle et lui dis que je l’attends. Il me dit qu’il a rencontré un type. Je lui dis que je redescends à la Comète. De fait, il n’y avait pas un chat à l’Amandine. En passant devant l’Aéro, il y était avec Gilles, un copain du vieux Jacques. Ils sont tous les deux inquiets pour sa santé. Cela fait quinze jours qu’il est à l’hôpital et ne s’alimente plus.

C’était donc ça qui torturait Marcel : il avait rendez-vous avec Gilles mais ne voulait pas me le dire. Du Marcel tout craché. J’entre et force Marcel à m’offrir un verre. On papote. Ils se sont échangés les nouvelles du vieux. Il sort de l’hôpital mardi et Marcel l’a inscrit à un truc pour qu’il se fasse livrer les repas. Je les laisse et rejoints mon QG.

Place de la Comète, pour le marché, il n'y avait qu'un commerçant alors qu'ils semblaient tous présents sur l’avenue. Les clients du bistro, en terrasse, paraissaient différents par rapport aux autres dimanches, l'effet cumulé du Ramadan et des vacances. L'Amandine et l'Aéro, par contre étaient presque déserts. La nouvelle place a au moins un aspect positif : elle attire du monde l'été.

A côté de La Comète, il y a une maison de retraite, un peu classe. Les gens allant visiter leurs vieux les sortent sur la place ce qui est impossible les jours avec un gros marché. Je ne sais pas si c'est une source de clientèle pour le bistro. Je vais recommander aux patrons de faire de la purée et du hachis Parmentier.

J'étais là, oscillant entre le comptoir et la terrasse. Il faisait trop chaud pour rester au comptoir. Il était prévu que je déjeune tard vu que j'avais plus ou moins rendez vous avec Fiso. Elle a fini par se pointer alors que j'avais terminé mon entrecôte traditionnelle. Entre temps, Ramdane est arrivé. Maintenant qu'il a un compte Twitter, je pourrais peut-être l'appeler par son pseudo. Pourtant, il tient à son anonymat.

Étrange, ce garçon. Vira a diffusé sa photo dans Twitter, jeudi ou vendredi, et il était furieux. Comme si quelqu'un de sa connaissance pouvait le reconnaître. Et quand bien même ! Du moment qu'il ne vomit pas et ne montre pas ses fesses. Du coup, dimanche, Vira m'a transmis la photo par mail, je l'ai flouté puis l'ai diffusé avec mon compte. Ramdane était furieux. Il ne voulait même pas qu'on diffuse des photos de lui avec le visage flouté et sans qu'on mentionne son identité.

On n'y pense jamais mais les réseaux sociaux sont très importants pour l'apéro, pendant ces dimanches d'août. J'étais à peu près sur de ne voir personne de la bande. De fait, je n'ai même pas vu les andouilles habituelles de l'Amandine. Je ne sais pas où était le vieux Roger (un vrai con bien facho) et les deux frangins (bien sympathiques mais on n'a jamais rien à se dire...). Patrice aurait pu être là mais en l'absence du vieux Jacques, je suppose qu'il avait mieux à faire.

En descendant de l’Amandine vers l’Aéro, je me disais qu’il fallait vraiment que je prenne l’habitude de prendre tout le mois d’août, comme vacances, les années où Tonnégrande part en vacances en Guyane.

Je suis donc resté plus d’une heure à discuter dans Facebook ou dans Twitter. Si j’avais su à quelle heure venait Fiso, j’aurais probablement commencé la rédaction d’un billet de blog pour parler de ces dimanches d’août de Ramadan, avec le marché plein de monde, la place de la Comète avec des passants normaux, l’Aéro et l’Amandine presque vide, quelques clients en salle, à la Comète.

Dans Twitter, je disais que j’avais rendez-vous avec une rousse avec des gros nichons. Or Fiso n’est pas vraiment rousse. Enfin, je ne sais pas. Je diffusais des photos de moi, aussi. Je n’ai pas tourné mégalo mais l’appareil photo au dos de l’iPhone est HS. Il ne me reste plus que l’appareil frontal. Il n'y a bien qu'en photo qu'on se rend compte qu'il y a des oliviers en terrasse de la Comète.

Avec Fiso et Ramdane, nous avons papoté une ou deux heures, de travail, essentiellement. C’est très rare de pouvoir parler de travail au bistro, les gens n’arrivant généralement pas à comprendre ce en quoi consiste le travail des autres.

Le soir, je suis ressorti vers 19h30. Il faisait trop chaud pour rester chez moi. La Comète était fermée. Un petit groupe de clients était assis en terrasse de l’Aéro. Je ne suis pas allé avec eux. Trop de cons. Cette imbécile de Manu qui n’arrête pas de parler. Je me suis engueulé avec René puis il est parti.

Du comptoir, je voyais les gens qui sortaient du métro avec plein de bagages, pour rejoindre le bus. Leurs vacances sont terminées. J’attends les miennes.

04 août 2013

La grosse bite à Dudule

De nombreux fans du Plessis Hébert ronchonnent par ce que je n'ai rien faut sur mes blogs ce week-end. Voila une poésie. 

Il était deux amants
Qui s'aimaient tendrement;
Ils étaient heureux
Et du soir au matin
Ils allaient au turbin,
Le coeur plein d'entrain.
A l'atelier, les copines lui disaient:
"Pourquoi tu l'aimes tant, ton Dudule ?
Il est pas beau, il est mal fait";
Mais elle, tendrement, répondait:
"Z' en faites pas, les amies,
Moi c' que j'aime en lui."

Refrain

"C'est la grosse bite à Dudule,
J' la prends, j' la suce, elle m'encule,
Ah ! que c'est bon que c'est chaud, que c'est rond
Quand il m' la cal' dans l'oignon
C'est pas un' bite ordinaire
Quand il m' la fout dans le derrière,
De foutre et de merde elle est toute remplie
Des couilles jusqu'au nombril,
A Dudu-ule"

Ça devait arriver
Ils prenaient tant leur pied,
Qu'ils se sont mariés
D'abord ça tourna rond
Après c'était moins bon,
Il lui mit des gnons.
A l'atelier, les copines lui disaient :
Pourquoi tu l'tues pas, ton Dudule ?
Il t'a battue, il t'a cirée".
Mais elle, tendrement répondait:
"Z' en faites pas, les amies, 
Moi c' que j'aime en lui."

Refrain

J'étais seule un beau soir,
J'avais perdu l'espoir,
Je broyais du noir;
Mais voilà que l'on sonne,
Je n'attendais personne,
Je reprends espoir
Mon petit coeur se mit à faire boum-boum
Si c'était là mon Dudule ?
L'était pas beau, l'était mal fait
Mais moi, tendrement, je l'aimais
J'ouvr' la porte, j' tends les bras, 
Et qu'est-ce que je vois ?

Refrain

02 août 2013

Culotte et épicerie fine en septembre

Dans l’escalator, ce matin, je suivais une rousse avec une robe verte, un peu boulotte. Il y a eu un coup de vent au moment où l’escalator s’est méchamment arrêté suite à une panne. Elle avait une culotte blanche.

Il y a un type qui vient tous les soirs à la Comète boire deux ou trois Grimbergen. On n’a jamais eu l’occasion de discuter ensemble. Hier soir, il était avec un smartphone puis me dit : « Putain ! J’ai un trou de mémoire, comment on écrit « septembre », je passe mes journée à écrire et j’ai un trou ».

Un nouveau commerce va s’ouvrir, entre la Comète et chez moi, à la place de la droguerie à côté de la banque portugaise : un restaurant, cave à vin, épicerie fine,… Le patron est venu se présenter à la Comète. Je n’étais pas là mais la patronne de la Comète me dit que je le connais.

01 août 2013

Les touristes à Bicêtre

Je l’ai déjà dit : je n’aime pas les touristes à la Défenses et dans le métro. Dans Paris, ils ne me dérangent pas et au Kremlin-Bicêtre, ils m’amusent. Si ! Il y a des touristes au Kremlin Bicêtre. Essentiellement des anglais, je crois. Il y en a deux catégories. C’est important à savoir. Je me demande d’ailleurs si je ne suis pas le premier blogueur à évoquer le tourisme au Kremlin-Bicêtre.

Je vais vous expliquer tout ça mais il faut que je plante le décor, d’où le magnifique schéma dont est doté ce billet de blog. Il représente le quartier. En vert, nous avons le sud de la ville de Paris. En bleu sont représentées les deux principales rues du Kremlin-Bicêtre. Je dis « principales », c’est pour faire chier ceux qui habitent ailleurs. Verticalement, c’est l’avenue de Fontainebleau surnommée « Nationale 7 » par Charles Trénet. Horizontalement, on s’en fout, elle change de nom à chaque carrefour. En rouge sont les emplacements de quelques hôtels. Les ronds mauves sont les stations de métro : en haut, Porte d’Italie, en bas, Le Kremlin-Bicêtre. Les ronds orange sont mes bistros préférés, celui du bas étant la Comète.

Nous avons ainsi deux catégories de touristes. Trois en fait, puisqu’il y a aussi les touristes normaux, ceux qui sont hébergés à côté de la Comète parce que c’est moins cher. Les touristes des deux autres catégories sont hébergés dans les hôtels près de la Porte d’Italie, les pavés rouges.

Première catégorie : les touristes qui vont à leur hôtel. Comme il est sur la commune de Bicêtre, ils vont au métro « Le Kremlin Bicêtre » alors que le métro « Porte d’Italie » est juste à côté des hôtels. Comme la Comète est le bistro qu’on voit le plus en sortant du métro, ils viennent pour demander leur chemin. Les serveurs autres que Christian ne connaissent pas le quartier et me les envoient.

Deuxième catégorie : les touristes qui quittent leur hôtel pour aller manger à Paris mais qui se trompent de direction. Ils vont vers le sud au lieu d’aller vers le nord. S’ils sont sur le trottoir de droite, le premier restaurant digne de ce nom et ouvert le soir est la Comète.

Ceux de la première catégorie nous amusent beaucoup.

Voila, à droite, une vue aérienne. Nous sommes donc à la Comète (point vert). La plupart vont à l’hôtel Ibis (point rouge). Le chemin le plus court est marqué par des points bleus : il faut longer la nationale jusqu’au périph, prendre à gauche, deux fois. C’est aussi le plus simple.

Quand nous avons envie de jouer, nous les envoyons par un chemin plus compliqué, celui qui est marqué en gris dans la carte. Il fait à peu près la même longueur mais est en zig zag. Après 20 heures, cela nous amuse beaucoup parce qu’ils ne trouveront personne pour les aider et ils vont se perdre. C’est surtout drôle avec les étrangers. « You take the first right, juste après the Crédit Agricole… »

C’est surtout rigolo quand on est plusieurs à expliquer et que chacun à une explication différente.

J’aime bien aussi quand quelqu’un explique le chemin le plus simple. « Vous allez jusqu’au périph et vous prenez la dernière à gauche ». J’ai envie de répondre : hé, ducon, comment veux-tu qu’il sache que c’est la dernière ou qu’il est arrivé au périph puisqu’il faut tourner AVANT le périph ?

La plupart des touristes sont idiots. Ils ne nous demandent pas l’hôtel Ibis mais nous donnent le nom de la rue, Elysée Reclus. Or cette dernière est assez longue. J’envoie donc les touristes à l’autre bout (où j’ai fait un point bleu, sur la carte, à gauche). C’est très facile à expliquer : la première à droite, au feu à gauche et c’est la cinquième à droite. Ca n’est pas beaucoup plus long, cent ou deux cent mètres, mais les touristes se retrouvent alors dans une espèce de quartier résidentiel, déprimant, avec rien, sans passage, avec absolument rien qui puisse ressembler à un hôtel !