03 avril 2020

La supercherie des VPN ?

Au boulot, en télétravail, on passe par un VPN pour accéder au réseau de la boîte. Ça me paraissait une mesure sage jusqu’à ce matin. Du coup, il est impossible d’utiliser nos ordinateurs portables pour internet sans passer par le VPN. 

Didier, vous n’allez rien comprendre à ce billet. 

Par exemple, si demain je veux aller sur Google pour trouver des bistros ouverts illégalement, il faudra que je lance le VPN pour me connecter via internet au réseau de ma boîte, réseau qui enverra ma demande sur internet. C’est complètement con. Puisque je suis obligé de passer par internet et le réseau de la boîte pour aller sur internet, autant me permettre d’y aller directement. 

Nos PC sont sécurisés. Les disques durs sont chiffrés. Il y a de gros antivirus. On n’a pas les droits administrateur. Il n’y aurait aucun problème de sécurité à aller directement sur internet. 

Mais les gens de la sécurité ont des lubies. Je travaille dans un domaine sensible : je suis amené à manipuler des données personnelles de clients, notamment les numéros de cartes bancaires des clients. La boîte ferme donc les ports USB en écriture pour qu’on ne puisse pas extraire des listes de numéros de cartes. Le truc de sécurité contrôle nos mails professionnels pour vérifier qu’il n’y a pas de numéros de carte. Tout cela est du pur bon sens mais on peut chiffrer les numéros avec Winzip et les envoyer. On peut aussi les envoyer avec nos messageries personnelles. Et comme on travail dans un domaine sensible, on a un tas d’outils pour envoyer de manière sécurisée des informations confidentielles à l’extérieur. Genre : je peux envoyer des données sensibles à moi sur un PC personnel. Il est évident que toutes ces lubies ont un coût non négligeable pour les entreprises (je parle de mon cas mais la plupart des grosses boites ont les mêmes pratiques). 

Mais revenons à nos VPN. Déjà, vous ne savez peut-être pas ce que c’est. Virtual Private Network. En gros vous établissez une liaison sécurisée entre un PC ou un réseau et un autre PC ou un autre réseau. Les données sont chiffrées et les points d’accès sont authentifiés. 

Par exemple, le VPN de ma boîte me permet d’accéder à ses serveurs. Quiconque n’a pas de VPN ne peut pas y accéder. C’est la moindre des choses. Et si on tombait sur un bon pirate, l’accès aux serveurs est lui même ultra protégé. 

Ce VPN m’emmerde. Il bouffe de la bande passante (je n’ai pas internet chez moi, je passe par mon iPhone). Donc je suis obligé de limiter le temps de connexion de mon PC. J’y vais le matin pour récupérer les mails et en journée quand j’ai vraiment besoin d’accéder à une application de la boîte. 

Notons d’ailleurs qu’il y a de moins en moins « d’application de la boîte » vu que nous passons par beaucoup de truc en mode SaaS comme les outils de gestion des incidents... mais aussi les les applications Microsoft comme SharePoint ou Teams. Et Outlook. Nous avons bien des applications sur nos PC pour ces deux derniers mais on peut y accéder sans le VPN depuis nos ordinateurs personnels. 

Par contre, avec le PC du boulot, il faut passer par le VPN. Cette période de confinement est très pénible. Je pourrais travailler sur un PC perso mais je n’en ai pas. Je passe ma vie au bistro pas sur un ordinateur. C’est d’ailleurs pour ça que je n’ai pas de wifi chez moi et que j’utilise mon forfait personnel pour me connecter à Internet avec le PC du bureau. 

Ce matin, un détail m’a mis la puce à l’oreille. Mon PC déconnait et j’ai du le rebooter. J’en ai profiter pour vaquer. Quand je suis revenu, j’avais des messages dans Outlook et dans Teams alors que je n’avais encore établi le VPN. Les gars de la boîte avaient dont fait une modification essentielle de la politique de sécurité. Permettre à certaines applications d’accéder à internet sans passer par le VPN. 

Une évidence. 

De là, pourquoi ne permettent-ils pas à toutes les applications de se connecter à Internet vu que les PC sont sécurisés. 

Le plus délirant est qu’ils ont bloqué l’usage des sites gourmands en données comme ceux qui diffusaient de la vidéo comme Facebook, Twitter ou YouTube pendant la période de confinement pour libérer le VPN... Alors qu’ils ne pourraient les bloquer que quand le VPN est monté ! Et encore, cela ne servirait à rien. On n’aurait pas besoin de se connecter via VPN, ce dernier serait moins chargé et on ne l’utiliserait plus que pour l’accès au réseau de la boîte. 

Et l’accès aux serveurs de production étant ultra sécurisé, on pourrait presque être open bar. 

Voilà les gens de la sécurité démasqués. Ils sont très exigeants mais en période de crise, comme maintenant, on se rend compte que tout cela ne sert à rien. 

C’est ballot. 

01 avril 2020

Je déteste les balcons !

Les crétins qui applaudissent tous les soirs à 20 heures sur leurs balcons m’exaspèrent de plus en plus. Ce n’est pas la fête, bordel ! Je sais bien tout ce qu’on doit aux soignants. N’oublions pas, d’ailleurs, qu’on leur doit surtout du pognon. 

Et quand le gouvernement décidera d’augmenter les impôts pour leur verser des primes exceptionnelles et leur donner un équipement de qualité, vous n’applaudirez plus. Moi si. 

Les cons sont confinés chez eux (à juste raison, ce n’est pas la question) et sortent sur leur balcon pourri (je sais, j’ai le même) pour faire une espèce de fiesta à 20h. C’est n’importe quoi. 

J’habite dans un appartement dans un immeuble où les voitures accèdent par le sous sol et l’espace entre les immeubles est occupé par les jardins des rez-de-chaussée et des espaces pour déconfiner les chiens et les enfants. En cette période, on n’y voit personne. Je passe mes journées à travailler près de la fenêtre. Pardon, de la porte-fenêtre qui me permet d’accéder à mon balcon. Je n’ai vu personne en 15 jours de confinement sauf une fois alors qu’en temps normal il y a un peu de monde. A croire que même les chiens ne chient plus. 

Mon balcon ? Il ne m’a jamais servi à rien. La première année, j’y prenais parfois le café. Après, j’ai commencé à entasser du bordel. Je ne vois jamais personne sur les balcons des voisins à part pour arroser les plantes. On est pourtant assez éloignés les uns des autres pour ne pas y aller par pudeur. Les gens se foutent de leurs balcons. Ils prennent un appartement parce qu’il y a un grand balcon mais n’y vont jamais. Je ne critique pas. J’en fais partie. Et pourtant mon balcon est idéal. Dernier étage. Plein sud. Contrairement aux autres locdus dont les types en face (à 200 mètres) qui n’ont jamais le soleil. 

L’expression « il y a du monde au balcon » devra être traduite pour les cons.

27 mars 2020

Renouvelons la fête du balcon à 20h

J’ai senti moins de ferveur que d’habitude sur les balcons autour de moi à 20 heures. Je ne suis pas favorable à cette démonstration de soutien aux soignants. Je pense qu’ils n’en veulent pas. Je pense qu’ils en veulent aux gens d’avoir voté (depuis longtemps) pour des andouilles pour lesquelles ils ont aussi voté. 

Je pense qu’il serait plus intelligent (heu...) de faire une fête balconesque sur le thème : « Covid on t’encule, on est confiné mais on te vaincra car nous sommes unis dans nos solitudes. » Faudra travailler le slogan. Je suis blogueur, pas informaticien. 

Pour une fête, il faut une buvette. Je propose que des drones nous livrent des bières fraîches aseptisées à nos balcons de 20h à 22h. Que l’on chante la Marseillaise et la grosse bite à Dudule. Que l’on sorte en sous vêtements (ne me dites pas que vous vous habillez pour glander à la maison). Que l’on agite des drapeaux de tous les pays du monde. Même de la Chine. Que l’on mette des masques de Mickey pour célébrer le manque de masques pour nous protéger du coronavirus. Qu’on s’habille en porte parole du gouvernement si nos sous vêtements sont douteux (légitimement). 

Un mot d’ordre pour cette fête : « on se confiné et on encule le Covid ». Après un préservatif. On est jamais trop prudents.

25 mars 2020

J’ai écouté Macron !

J’ai écouté Macron à Mulhouse. Non pas moi, lui. Essaie de suivre. Moi, je suis confiné, lui porte un masque, celui qu’on nous dit qu’il ne sert à rien sauf pour les croque mort quand ils ne vont pas assez vite et que ça pue vraiment mais ils ont beaucoup de boulot. 

Il a dit : « je suis désolé nous avons fait plein d’erreur mais c’est pour gagner du pognon et on ne va pas s’arrêter ainsi on va déclencher des gros prêts européens pour filer le pognon aux multinationales meme que les gauchistes sont contents ils vont croire qu’on fait une reprise keunésienne ».

Le ménage, c'est maintenant !


Photo d'un homme de ménageIl y a eu, au deuxième trimestre 2008, deux gros changements dans ma vie. J’ai changé d’employeur et la Comète a été transformée. Le premier événement a fait que je me coltine une heure et demie de transport en plus par jour et le deuxième une extension des horaires d’ouverture mais aussi un changement de clientèle, en partie lié à une augmentation des tarifs.

Plus récemment, d’autres changements sont venus dans ma vie. La fermeture d’un bistro près du boulot fait que je mange à la cantine tous les jours et le fait que ma mère soit en maison de retraite m’oblige à faire la cuisine quand je vais en Bretagne.

Du coup, j’ai arrêté de manger chez moi autre chose que des barquettes passées au microonde à part quelques samedis soirs où je m’offre un dîner un peu plus copieux mais ne nécessitant aucune préparation.

Au début du confinement, j’ai eu le réflexe de faire le plein de barquettes mais au bout de quelques jours, je me suis décidé à manger à peu près normalement et donc à faire de la cuisine mais j’avais totalement oublié l’organisation de cette dernière. Quand j’ai acheté l’appartement, j’ai acheté un équipement normal, des casseroles, des plats, des couteaux,… L’autre jour (je n’ai déjà raconté), je ne trouvais plus de passoire et j’avais totalement oublié l’existence de quatre grands tiroirs… Hier, je n’avais plus de place pour travailler.

Mon plan de travail était jonché de trucs à jeter (des trucs qui ne vont pas à la poubelle du tout-venant, flacons de produits ménagers, bouteilles vides,…). Mon évier était plein de vaisselle (rien de dramatique, je faisais quand même la vaisselle parfois) et les alentours de vaisselle propre et de machins divers (lessive liquide, huile d’olive,…) qui auraient eu tout leur place dans le placard en dessous. J’avais même, au-dessus des plaques de cuisson un grand miroir car ma cuisine est bien plus lumineuse que ma salle de bain et c’est plus pratique pour se raser. A part les murs, ce n’était pas franchement salle, le bordel ne m’empêchant pas d’avoir un minimum d’hygiène, de nettoyer les plaques et l’évier après usage. Il n’empêche qu’une brave ménagère aurait été effrayée.

La palme de ma vie de confiné est décernée à la fois où je me suis fait un steak dans une sauteuse, ayant le flemme de chercher le grill.

Alors hier, pour la première journée de la deuxième semaine de confinement, j’ai profité de difficultés de connexion à internet pour entreprendre le ménage ce que je m’étais promis en début de cette période, annoncée au départ pour une quinzaine de jours mais qu’on savait déjà sans fin. Ma promesse est de faire le ménage d’un quart de chaque pièce chaque jour. Un quart d’heure ou une demi-heure, maximum. Disons trois jours pour la cuisine, quatre pour le séjour (où s’entassent un tas de trucs), quatre pour la chambre (ça peut paraitre beaucoup mais l’appartement est petit et j’ai « rangé » un tas de bordel entre mon lit et la fenêtre : des chaises cassées, des sacs de voyage… et même une vieille porte vitré de l’armoire du séjour. Il y a aussi le linge propre et le sale), deux pour la salle de bain (comme la cuisine : pas salle mais bordélique), un pour le placard de l’entrée et un pour les finitions (et entrée).

Ce qui nous fait 15 jours donc trois semaines de télétravail, plus celle passée, le confinement doit durer au minimum quatre semaines.

C’est dit.



24 mars 2020

Risotto de poulet à l'ail

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Ingrédient facultatif 

Confiné chez moi, il faut bien que je me fasse à manger plutôt que de bouffer des boîtes en permanence mais, à Bicêtre, je ne peux pas trouver tous les ingrédients que j’ai à Loudéac et comme on ne peut pas faire les courses tous les jours, je ne peux pas reconstituer les stocks. Et beaucoup de ce que j’avais est périmé vu que ça fait plus de dix ans que j’ai arrêté de cuisiner à la maison.

Pour deux repas :
350 grammes de filet de poulets,
Un grand verre de riz,
30 cl de crème fraîche.
Des machins. J’ai mis du poivre, des herbes de Provence et surtout beaucoup d’ail comme ça si je croise quelqu’un dans la rue, il s’écartera et ne me donnera pas de virus (c’est une répétition, je ne suis même pas sorti).
Et du beurre, toujours du beurre pour ce genre de trucs. Les Italiens n’ont rien compris. Du beurre demi sel. Pas beaucoup. Disons 20 grammes.

Vous faites revenir le beurre même s’il est confiné dans l’appartement. Vous y coller le poulet découpé en petits morceaux. Ou en gros morceaux, je n’en ai rien à foutre. A feu vif au départ puis vous réduisez. Vous ajoutez les espèces d’épices.

Une fois que bon ça vous semble OK, vous rajoutez le riz. Vous mélangez et laissez un peu. Vous couvrez d’eau. Quand il n’y a plus d’eau, vous en remettez un peu. Quand c’est presque sec, vous ajoutez la crème fraiche, vous mélangez et les laissez mijoter un peu.

Disons 40 minutes au total. Un régal. Mais c’est pâlichon. Il aurait fallu faire revenir un peu d’oignon avant.

22 mars 2020

Panem et circenses

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Austin

Du pain et des jeux… Ca résume bien ma situation de confiné. Préoccupé par les courses et m’occupant en jouant avec mon iPhone. Dans le temps, dans mon blog geek, je décrivais à quels jeux je jouais. Je vais vous proposer une liste. Faites en ce que vous voulez. Sauf mention contraire, ils sont « Candy Crush like » : il faut aligner trois machins pour faire des trucs et remplir des niveaux. Voilà ceux que je préfère, dans l’ordre décroissant (mais rien de scientifique).

Garden Scape : en gagnant des niveaux (j’en suis à plus de 2000), je permets à Austin, mon majordome, d’aménager des espaces de mon jardin, accompagné de son fidèle chien que j’ai appelé Boby parce qu’on l’a toujours dans les pattes.

Dream Blast, de Rovio : une variante d’Angry Birds où des oiseaux (de type « blast » : il faut cliquer sur des éléments identiques côte à côte pour les éliminer et remplir différents challendes). Bien mieux que les autres « blast », comme Toon Blast, beaucoup plus animé. Du Rovio, quoi !

Home Scape : petit frère de Garden Blast, Austin le majordome habite dans le vieux manoir avec ses parents. En gagnant des niveaux (j’en suis à plus), je l’aide à aménager sa maison.  Assez proche de son aîné (mais plus connu, je crois), mais pas identique. Les couleurs sont plus ternes.

AB Match (AB comme Angry Birds), de Rovio : les oiseaux doivent détruire des cochons et manger le chocolat. On ne comprend pas grand-chose à la toile de fond et à la progression, mais les niveaux sont très bien !

AB Pop, de rovio : c’est la version « buble » (un lance pierre pour lancer des boules sur des boules de la même couleur) de la maison. Fait marquant : c’est le seul jeu « buble » auquel j’ai pu accrocher et ce n’est pas la faute d’avoir essayé.

AB Blast, de Rovio mais sans le désign habituel de leurs jeux (sauf les cochons). Tout est dans titre : Angry Birds et Blast.

Toon Blast : j’en parlais plus haut. Toucher des cubes de même couleur pour les abattre et faire des trucs comme dégommer des manèges, faire exposer des ballons. Ca a été mon jeu préféré pendant un bout de temps mais on finit par se lasser.

Jolly Jam : je le cite parce que ça a été mon préféré pendant trois ans et tous ceux à qui je l’ai présenté l’ont adopté ! Ce n’est pas réellement un « Candy Crush like ». Il faut toucher les trucs consécutifs.

« La Belotte » (celle qu’on trouve en premier dans l’Apple Store en cherchant belote gratuite) : C’est le jeu auquel j’ai le plus joué pendant deux ans. Rien d’exceptionnel mais il passe quand il n’y a pas la 4G et on n’est pas limité en durée contrairement aux autres avec les « cinq vies ».

On le voit : Rovio mène la danse… Une nouvelle version, Angry Birds Casual, arrive bientôt.

Je précise que je n’ai pas dépensé un sous pour un jeu sauf lors de la sortie du premier Angry Birds, avant qu’il ne se fasse détrôné par Candy Crush qui avait un autre modèle économique adopté depuis par tous ou presque.

21 mars 2020

Ma dernière soirée au bistro


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Ingrédient essentiel
En partant du boulot, lundi, je suis tombé sur un bar tabac où je bois parfois un coup qui était ouvert avec un client qui buvait en terrasse. Je vais saluer le patron et lui demande s’il sait qu’il n’a pas droit d’ouvrir. Il m’a répondu qu’il avait le droit vu qu’il tenait un tabac. Ce n’était évidemment pas vrai et je me suis foutu de sa gueule. Et je l’ai mis en garde. Il y a des patrouilles sentinelles qui passent par là tous les jours et ils vont finir par te signaler aux flics et tu auras une fermeture administrative. Il s’est défendu du genre : oui ben faut que je rembourse mon emprunt et paye le loyer.

Il a insisté pour que je boive un verre. Je n’en n’ai pas bu qu’un. Comme j’étais le seul client à l’intérieur, je ne prenais pas trop de risque et comme on allait être confiné pendant quelques semaines, j’avais bien le droit à ça (vous vous imaginez, moi sans boire de pression !).

A un moment, le patron de la brasserie d’à côté, où je vais souvent est passé. Il avait une barquette de produits qui venait de son resto avec des fruits et légumes et deux paquets de six boudins noirs, sous vide. Le patron du tabac a insisté pour que je prenne le boudin car il n’en mangeait pas (il est musulman). Alors, j’ai pris six boudins sachant qu’il était fort peu probable que je les mange (j’adore pourtant ça mais ne savais pas du tout comment ça se préparait et, avec, le confinement (pas encore annoncé mais probable), je ne pourrai pas acheter les ingrédients.

Dans le doute, je regarde les recettes du boudin noir, avec l’iPhone et sur la première d’entre elles, dans Google, je lis la liste des ingrédients. Le premier était « un porc ». Somme toute, ils ont parfaitement raison mais je me demande si les types qui produisent du boudin cherchent des recettes dans Google… J’ai laissé tomber.

En rédigeant ces lignes, je me rappelle que le boudin est toujours dans la pochette de mon sac de transport de l’ordinateur.

3 jeunes des banlieues sont arrivés et se sont mis respectueusement à l’autre bout du comptoir. 2 ours dont un qui est parti très rapidement et un type, genre 22 ans, très sympa. Vraiment. D’ailleurs, me voyant seul il m’a tendu son téléphone pour que je regarde (et écoute) une vidéo et j’étais plié de rire.

Je suis resté deux heures, arrivé avec le moral à zéro, reparti avec la pêche… Qui a cessé quand je suis arrivé à Bicêtre et vu un désert.

Profitant du confinement, le bistro rouvre !


Produit de substitution
Je profite du confinement pour déconfiner ce blog et arrêter de lasser les lecteurs de l’autre avec des conneries, notamment geek mais je n’ai plus de blog geek. Faisons ça dans le blog bistro, il y aura au moins un bistro ouvert en France, mais sans rien à boire et sans personne réelle à contacter… Sur l’autre blog, je tiens le journal du confinement et je vais essayer d’y être plus sérieux. Je vais résumer ici ce que j’ai dit là-bas au cas où j’ai encore des abonnés qui ne s’intéressent pas à jegoun.com ce qui est ballot.

Mon histoire récente

Un soir de la semaine dernière, jeudi, je crois, le Président a fait un discours pour des trucs qui ont été annulé le samedi soir.

Effectivement, le samedi, on était avec les copains en train de rigoler à la Comète quand Roger a dit « je viens d’avoir mon fils qui bosse au ministère de l’intérieur. Demain, tous les lieux de rassemblement seront fermés, dont les bistros. » On n’y croyait pas mais l’annonce officielle est tombée peu après. Déprime. Je ne pouvais pas imaginer la vie sans les bistros. Notons, une semaine après, que je m’en passe très bien.

Juste après, je suis allé faire des réserves chez Leclerc au cas où. Bonne idée.

Dimanche, j’étais décidé à ne pas voter mais je suis sorti pour voir s’il n’y avait pas un bistro qui n’aurait pas respecté les instructions. J’ai croisé le patron du Petit Relais qui déambulait. Il a freiné mes ardeurs. Ma promenade m’amené devant le bureau de vote ou presque j’ai changé d’avis, pour une seule raison : j’avais promis à l’ancien maire que je voterai pour lui et l’avais annoncé sur mon blog. Ce qui fait deux raisons, d’ailleurs.

Puis je suis rentré à la maison pour déjeuner. J’ai glandé toute l’après-midi.

Le lundi, boulot. L’ambiance était morose et on sentait bien que les chefs préparaient le confinement. Ils ne s’en cachaient d’ailleurs pas puisqu’ils expliquaient à chacun quel serait leur rôle et voyaient avec les prestataires qui ne pouvaient pas bosser hors du bureau ce qu’ils pouvaient faire pour eux, à savoir, rien. Le midi, la cantine était fermée. J’ai mangé un sandwich.

Le soir, on est partis en pensant bien que le confinement serait annoncé le soir. En rentrant, j’ai trouvé un bar tabac ouvert. J’y ai pris mes dernières bières puis suis rentré. Je n’ai pas dîné. Le mardi télétravail débutant par une audioconférence pour que l’on s’organise, du moins ceux qui restaient. Je n’ai pas mangé le midi, j’ai mangé 100g de tartiflette le soir. Le mercredi midi, j’ai un peu plus mangé. Le soir je me suis forcé. Jeudi et vendredi, la routine était faite, je mangeais un peu (mais il faut dire que l’activité physique est très réduite quand on a un appartement de 48 mètres carrés).

Les quatre journées se sont bien passées à part le faible moral au début. Consacrées au travail mais avec de longues pauses (ben oui, on n’a que ça à faire de 7h à 20h, en gros, on arrive à caser les 8 heures de travail).

Mes fenêtres donnent sur une école et une espèce de petit parc. Je n’ai vu personne de lundi soir à vendredi 14h quand je suis allé faire des courses (j’avais envie de changer des barquettes à passer au micro-onde). Heureusement qu’il y a le travail et les réseaux sociaux pour savoir que la terre continue à tourner.

Mon avis sur le confinement

Je ne vais pas le donner ici, trop de types le donnent et ça n’a aucun intérêt. Je le respecte les consignes dans leur totalité et j’appelle tout le monde à faire pareil, voire à les amplifier (par exemple en boycottant les marchés où aucune prudence ne peut être respectée). Mais il faudrait que le gouvernement revienne sur cette histoire de formulaire qui ne fait que favoriser ceux qui ont une imprimante.

Je les respecte en ne sachant pas si elles sont bonnes mais si nous n’allons pas tous dans le même sens, on ne sortira jamais de la crise.
Néanmoins, je vais faire une entorse : faire une promenade tous les jours, marcher un quart d’heure, en approchant pas des autres couillons. Je vais réapprendre à écrire lisiblement à la main vu que je n’ai pas d’imprimante.

J’espère que ça ne va pas durer : j’ai envie de revoir les copains et la famille, ici et à Loudéac. Certains se sont demandés pourquoi je n’y suis pas allé dès lundi.
1.       Pas envie de me faire chier à Montparnasse pour tenter de monter dans un train d’autant que Cécile m’avait prévenue qu’il n’y aurait sans doute plus de car à Saint Brieuc.
2.       Pas envie de transporter des virus avec moi.
3.       Quel intérêt d’aller à Loudéac si je ne peux pas voir ma mère, les copains, alors que les bistros sont fermés.
4.       C’est plus pratique pour moi de rester à Bicêtre (j’ai un Leclerc en bas de chez moi).

Geekeries

Je suis donc calfeutré dans mon appartement sans wifi ni télé mais avec un PC du boulot, un Samsung (bas de gamme) du boulot et un iPhone personnel. Le PC du boulot nécessite le passage par un VPN pour se connecter, via Internet, au réseau de mon entreprise qui peut m’autoriser à repartir sur internet pour consulter des sites web. C’est un peu ubuesque. Vous ne savez pas ce qu’est un VPN, ce n’est pas grave. Il y a, dans l’ordinateur, un petit logiciel qui me demande de saisir une identité, un mot de passe, et un code que je reçois sur un petit boitier accroché à mon porte clé.

Mais je n’ai pas la wifi. On devrait d’ailleurs dire le wifi mais je préfère la. Je dois donc passer par un de mes deux téléphones par un hasardeux partage de connexion. Le partage par l’iPhone marche bien mieux mais je n’ai pas envie de casser mon forfait. Quand le Samsung A3 tombe en marche, les performances sont identiques.

Mais le VPN dont je parlais est normalement réservé aux gens en télétravail ou à des lascars en salle de réunion, par exemple. Mais tous les types des services centraux de la boîte sont en télétravail. Le VPN sature à certaines heures (notamment vers 9h le matin).

Au boulot, on a commencé à utiliser Microsoft Teams. C’est ce qu’on appelle un outil de travail collaboratif. Ca permet d’échanger des fichiers, de partager des écrans, de faire des visioconférences et des audioconférences, de discuter par « chat »,... Vous me direz que ce n’est pas indispensable mais c’est bien pratique ! Vous recevez un message, vous cliquez sur le nom du type et ça l’appelle, il clique sur un truc pour décrocher et hop ! Il vous montre alors son écran avec un joli schéma (ou autre) pour étayer ses propos.

Mais la terre entière est confinée et Teams a connu une explosion de son utilisation. Les tuyaux n’était pas assez gros et Microsoft a ramé pour corriger ça. Vendredi ça allait bien. Mais on a bien galéré pendant trois jours.

Vous pensez bien qu’avec tous ces outils pourris, je me suis demandé comment allaient se passer ces trois ou quatre semaines.

Et pour la suite ?

Je pense que je vais reprendre le rythme de blogage que j’avais il y a une dizaine d’années même si je suis moins rapide maintenant. Aujourd’hui, c’est la première fois que je mets les mains dans le cambouis depuis fort longtemps…

Le coronamachin covidé de sens ?

En surfant sur Facebook, ce matin, l’alarmisme du gouvernement est de mise et il a raison, je le disais. Mais d'ici quelques jours on aura peut-être la confirmation que le virus peut être terrassé en 6 jours par la nivaquine. Les usines de fabrication de masques tournent à plein tubes. L’approvisionnement va reprendre. Les chiffres fournis sont faux ou, du moins, pas comparables à ceux d’autres pays. Ce n’est pas le lieu ni le moment de donner des explications mais il y a eu moins de mort dans un pays de près d’un milliard et demi d’habitant que chaque année, de la bête grippe, dans un pays de près de 70 millions.

Attention ! Je ne suis pas en train de faire une théorie mais de dire qu’il faut garder l’espoir. Aussi bien, nous serons tous dehors dans une semaine ou deux.

Le gouvernement demandera peut-être aux entreprises de continuer à inciter les gens à rester en télétravail, interdira les lieux d’entassement des gens (comme les bistros)…

Gardons espoir et respectons les consignes.


03 décembre 2019

Écoutez bien les distributeurs de billets

L’important dans tous les métiers, c’est l’oreille. Vous mettez une carte bancaire dans un distributeur de billet, elle est happée par une espèce de machin motorisé. En entrant dans le machin, la piste magnétique est lue. Quelques temps après (le temps dépend du logiciel), vous entendez un « clac ». Il est très léger. Je ne sais pas si le public le perçoit. C’est un métier. Ça équivaut au moment où le lecteur de cartes descend son espèce de griffe qui permettra de mettre chacune des zones de la puce en contact électrique avec le distributeur. 


T’as vu ? Je suis certes bon en vulgarités dans les réseaux sociaux mais aussi en vulgarisation. 


Ce soir, je vais chercher du pognon au Crédit Mutuel en face de la Comète. J’entends un « clac ». Puis un deuxième, après que j’ai choisi mes 200 euros pour régler mes frais de bistro de la semaine (du moins ceux des bistros où j’aurais consommé une seule bière, sinon je paye par carte). Ne perdez pas le fil avec mes apartés. 


Je mets ma carte dans le machin du Crédit Mutuel. Il l’avale je dis que je veux deux cent euros. La machine fait « clac ». Normal. Puis un deuxième « clac ». Ah me dis-je. C’est louche. Je la machine me dit « incident carte ». 


Hé toi ! Tu as déjà eu un tel message. J’imagine que tu as eu « votre banque est injoignable » ou « provisions insuffisantes » mais « incident carte » ? Tu as peut-être eu « carte non acceptée sur ce réseau » ce qui ne veut rien dire. Mais « incident carte » ? Non, franchement. 


C’est un métier. Du coup, je me demandais si c’est ma puce qui est hors service ou le lecteur de puce du Crédit Mutuel en face de la Comète. Alors je remets ma carte, généreusement rendue par la machine. Et pareil. Deux « clac » et restitution avec le message : « incident carte ». Je restais sur la même interrogation : la carte est-elle HS ? J’étais un peu inquiet... 


Je vais donc tirer des sous à la Banque Populaire à côté. Ça marche. Ouf. 


Écoutez bien les « clac ». 


Autre conseil : lisez bien le message affiché. Notez-le. Apprenez le par cœur.