12 avril 2021

Unorthodox

« À dix-neuf ans, Esty, issue d'une famille juive ultra-orthodoxe à Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn, décide de fuir sa communauté un an après son mariage arrangé avec Yanky Shapiro. Elle part secrètement pour Berlin, en Allemagne, où vit sa mère depuis qu'elle a elle-même quitté la communauté. Après avoir appris sa grossesse, le rabbin demande à Yanky de partir lui aussi pour l'Allemagne avec son cousin Moishe dans le but de la retrouver. »

Présenté ainsi par Wikipedia, cette série semble prometteusement chiante. Wikipédia ne se trompe que rarement. Je dois avouer que je ne comprends pas son succès et pourquoi on me la recommandée. Si elle a été primée, ce n’est pas nécessairement dans deux grandes catégories, sans vouloir dénigrer « Primetime Emmy Awards 2020 : meilleure réalisation pour une mini-série ou un téléfilm ».

Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je ne ferai pas la recommandation de ne pas regarder mais je peux vous assurer que le premier épisode m’a emmerdé contrairement aux deux suivants pendant lesquels j’ai profondément dormi. Le dernier, par contre, est assez enthousiasmant ! Comme quoi…

 

C’est peut-être, par contre, un bon reportage sur les juifs orthodoxes et sans doute un bon moyen d’en comprendre plus sur la « culture juive » voire sur ce qui différencie cette religion par rapport aux autres. Les braves gens se voient réellement comme un peuple, issu des esclaves des pharaons et tout ça. Ils sont austères pire que des Amish à Macron et vivent comme dans des siècles passés, les femmes ayant pour rôle de ternir la maison et de pondre des gosses, sans avoir le droit à la culture, aux loisirs (tels qu’on les entend…). Ceux de Rabbi Jacob sont bien plus rigolos. Ne voyez aucune moquerie ou condescendance de ma part mais seulement une certaine surprise, moi qui suis athée comme pas deux et ne revendique aucune origine sauf quand je fais le constat d’être un Breton congénital (mais c’est uniquement par opposition à des lascars qui se revendiquent d’origines précises mais néanmoins variées).

A noter que les personnages sont sympathiques (même l’ignoble cousin), les scènes sont sympathiques, la série est bien rythmée, le thème est original, les épisodes sont « informateurs »…

Ca doit être un problème de mayonnaise.

Ou de petites scènes qui ne vont pas ou sont dérangeantes, comme celles intimes du couple (la mayonnaise ne monte pas, justement…), ou celles qui, au prétexte de décrire la vie, rabaissent les femmes qui se font une joie d’être des machines à procréer.

 

Faites comme vous voulez…

11 avril 2021

Homeland (suite et fin)


J’avais bien aimé le début d’Homeland (les trois premières saisons) et je finissais mon billet ainsi : « Il y a bientôt trente ans, j’étais passionné de romans d’espionnage comme ceux de Tom Clancy, notamment les premiers, avec Jack Ryan jeune analyste à la CIA, ou ceux de Robert Ludnum et c’est dans ces univers que j’avais presque oubliés que je me suis retrouvé dès les premiers épisodes. Brody est comme un Jason Bourne, ne sachant pas trop qui il est, isolé par rapport à son camp… Bourne et Ryan sont surtout connus par le grand public avec les films dont ils sont les héros mais ils sont bien, à la base, des personnages de romans et c’est bien dans les romans qu’on se trouve happés (les films sont plus des films d’action alors les films qui en sont issus sont plus des films d’aventure avec des héros cinégéniques pour faire mouiller les adolescentes et représenter les boutonneux).

Homeland : du grand roman d’espionnage ! En plein dans le rêve américain mais sans complaisance avec les institutions, farouchement opposé à l’islamisme mais avec beaucoup de tendresse pour le monde musulman, victime des barbares des deux bords. »

La deuxième partie (les quatre saisons suivantes) n’est pas déplaisante mais n’arrive pas aux chevilles. Vous pouvez la regarder. L’intrigue et l’aventure sont là mais, alors que la première était axée autour de plusieurs personnages, avec outre Carrie, Brody, sa fille et leurs relations réciproques…, la deuxième était centrée sur Carrie au point de la rendre exaspérante même si Queen fait une belle tentative, au début, pour relever le niveau.

Disons-le : on n’en peut plus de voir cette pouffe geignarde ouin ouin je veux la garde de ma fille mais je ne sais pas m’en occuper car je vole d’aventures en aventure. On n’en peut plus de cette histoire de maladie oui oui je dois arrêter les médicaments qui soignent ma bipolarité et je pourrai à nouveau être absolument génial mais je vais finir par devenir tarée et imbuvable. On n’en peut plus de la sale gueule de Dar Adal (je ne parle pas de l’acteur, très bon, mais de l’espèce de fumier qui arrive toujours à se remettre dans le camp du bien).

 

Pour la huitième saison et dernière partie, les scénaristes ont eu la bonne idée d’oublier ces démons (sauf peut-être au début). Dès le troisième épisode, on retrouve un rythme, une aventure… et quelques clichés de la première partie : les talibans qui ne sont pas tous des fumiers, la constitution américaine qui permet n’importe quoi donc l’arrivée au pouvoir d’un type trop bête pour tenir un blog politique de gauche…

Les scénaristes ont été jusqu’à imaginer un happy end croquignolesque, passé le dénouement heureux de l’intrigue (je ne dévoile rien mais on se doute bien qu’une série américaine de ce niveau finit bien… et le résumé complet est dans Wikipédia), qui nous inspire une ultime réjouissance quand on imaginait ces lascars réunis autour d’une table pour écrire les scènes finales, se demandant qui doit mourir ou pas… Et c’est bien parce qu’on se fout de ces dernières minutes qu’ils ont pu tourner la page à une noirceur, à un pessimisme… qui nous rongent toute la saison.

 

Ainsi, tu as été comblé par les trois premières saisons mais tu as abandonné ensuite. Tu me crois volontiers quand je te dis que la fin est très bien mais tu as la flemme de regarder un paquet d’épisodes pour y arriver… Avec la bonté qui me caractérise et bien qu’étant encore à jeun, je vais te permettre d’éviter 4 saisons de 12 épisodes et 2 épisodes de la suivante (ce qui fait 50, d’ailleurs). Et je vous entraine à un moment où tout va bien. Saul, aidé par Carrie, a quasiment résolu à établir la paix au Moyen-Orient en convainquant notamment un des chefs des talibans à se ranger la bite derrière les oreilles et tous les cheffaillons des pays du coin à dire amen. La présidente des Etats-Unis of the America va jusqu’à démissionner pour garantir l’unité de son pays et arrêter les luttes intestines entre les Républicains et les Démocrates.

Le fait a peu d’importance mais vous pourriez vous étonner de retrouver Max, l’ami de Carrie as de l’informatique, des moyens de surveillance, comme un simple troufion au sein d’un poste avancé de l’armée américaine en Afghanistan. Saul a tout simplement eu besoin de lui pour espionner les conversations entre Talibans.

Nous voila donc au début du troisième épisode de la huitième saison. Le nouveau président américain décide de faire le voyage en Afghanistan pour annoncer la fin de cette guerre de près 20 ans. Dès son atterrissage, il doit se rendre en hélicoptère avec son homologue du cru visiter le poste avancé en question pour saluer les troufions et leurs annoncer qu’ils rentreraient bientôt. Lors du retour, l’hélico s’écrase dans la montagne locale. Tout le monde est persuadé que c’est un nouvel attentat des Talibans. Le processus de paix est arrêté et ça commence à chauffer, notamment parce que le remplaçant de POTUS a de mauvaises influences et est con comme une bite.

Carrie finit bientôt par penser que le plantage de l’hélico est tout simplement accidentel et lié au mauvais entretien du matériel. Elle finit par convaincre Saul. Une course contre la monde est alors déclenchée pour retrouver la boite noire qui est rouge de l’appareil afin de le prouver avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Cette croisade se poursuit pour Carrie par la nécessité de débusquer le contact de Saul dans les hautes sphères du renseignement russe…

 

Le troisième épisode de la huitième saison, vu après la lecture de mon résumé, te permettra d’haleter jusqu’au bout. Notons quand même que si tu as choisi cette trajectoire de fainéasse, tu auras loupé de nombreux rebondissements et de belles scènes d’aventure comme le retranchement des ploucs américains dans une ferme et quelques explications sur l’utilisation des réseaux sociaux et des fake news pour foutre le bordel.

A toi de voir !

05 avril 2021

Homeland (premières saisons)

 


« Après une confidence de l'un de ses informateurs, Carrie Mathison, agent de la Central Intelligence Agency (CIA) souffrant secrètement d'un trouble bipolaire, est la seule persuadée que Nicholas Brody, marine américain libéré lors d'une opération commando en 2011 au terme de huit ans de détention par Al-Qaïda, est radicalisé et représente un risque pour la sécurité nationale américaine. Sa persévérance pour suivre le comportement du soldat, qui vire à l'obsession maladive, va l'amener à déterminer si le traumatisme de Brody est réel, ou s'il participe à une conspiration visant les États-Unis. »

Ma propre intelligence centrale me dit que le rédacteur de Wikipedia, sur ce coup, avait un sacré poil dans la main ! Cette description s’applique aux premières saisons. Carrie est le personnage central des huit alors que l’histoire de Brody ne traverse que les trois premières. D’ailleurs, en commençant la quatrième (où je suis toujours), je me demandais comment ils allaient pouvoir broder autour de ce personnage ! J’ai vite compris : Carrie allait pouvoir avoir d’autres aventures.

Carrie est analyste à la CIA (et se présente comme agent de liaison, soit recruteur « d’indics ») : son métier est de réfléchir aux différents événements pour tenter de comprendre la situation. Ainsi, un informateur lui a dit qu’un soldat américain serait retourné par les islamistes, elle a fait le rapprochement quand Brody et lui alors que toute la CIA l’accueillait en héros. Contre l’avis de la maison mère, elle se met à espionner le marine ce qui nous permet de rentrer dans son univers, son retour avec sa femme et ses deux enfants, la reprise d’une activité… et les prières en cachette dans le garage, heureusement tourné vers La Mecque.

On se prend donc d’affection pour ce type et on devine qu’il ne sera pas entièrement mauvais. Il est tiraillé entre sa proximité avec Al Qaida, sa très forte amitié avec un des chefs, d’un côté et son pays, sa famille, de l’autre. Les différents rebondissements sont haletants.

 

Il y a bientôt trente ans, j’étais passionné de romans d’espionnage comme ceux de Tom Clancy, notamment les premiers, avec Jack Ryan jeune analyste à la CIA, ou ceux de Robert Ludnum et c’est dans ces univers que j’avais presque oubliés que je me suis retrouvé dès les premiers épisodes. Brody est comme un Jason Bourne, ne sachant pas trop qui il est, isolé par rapport à son camp… Bourne et Ryan sont surtout connus par le grand public avec les films dont ils sont les héros mais ils sont bien, à la base, des personnages de romans et c’est bien dans les romans qu’on se trouve happés (les films sont plus des films d’action alors les films qui en sont issus sont plus des films d’aventure avec des héros cinégéniques pour faire mouiller les adolescentes et représenter les boutonneux).

Homeland : du grand roman d’espionnage ! En plein dans le rêve américain mais sans complaisance avec les institutions, farouchement opposé à l’islamisme mais avec beaucoup de tendresse pour le monde musulman, victime des barbares des deux bords.

 

Edit : j'ai vu aussi les épisodes suivants et j'en parle.

02 avril 2021

Le jeu de la dame

 


« Cette fiction suit Elisabeth Harmon, une prodige des échecs orpheline, de huit à vingt-deux ans, dans sa quête pour devenir la meilleure joueuse d'échecs du monde, tout en luttant contre des problèmes émotionnels et une dépendance aux drogues et à l'alcool. L'histoire commence au milieu des années 1950 et se poursuit dans les années 1960. »

Elle commence surtout assez mal, non pas parce que celle dont on sait qu’elle deviendra l’héroïne perd sa mère, mais parce qu’elle est casée  dans une vieil orphelinat et on a peur que notre histoire devienne un espèce de mélodrame tournant autour de la pauvre petite fille perdue dans l’institution avec la méchante directrice qui ne comprend rien aux enfants et les méchants éducateurs patati patata sans compter les méchants autres mômes qui refusent toute intégration ! On continue quand même à regarder parce que de sympathiques internautes vous ont conseillé la série et parce que vous ne pensez pas qu’ils pourraient se complaire dans un funeste remake du Candy de notre enfance (notamment ceux qui sont nés en avril 1966, le 23, pour être précis, au cas où vous souhaiterez me faire un cadeau auquel cas, d’ailleurs, il vaut mieux me prévenir à l’avance pour que je puisse recevoir le livreur de bonne humeur).

Ensuite, vous être confrontés aux relations entre la fillette et le gardien de l’orphelinat, quinquagénaire bourru dont au sujet duquel on a l’envie de penser qu’il aime bien le produit de la vigne et qu’il préfère les petites filles sans culotte plutôt qu’avec la tenue de la pension alors qu’il se contente d’être un excellent joueur d’échec et qu’il transmettra sa passion à la petite !

Alors ces généralités ne sont traitées que pour mettre un fond d’ambiance avec les parties d’échec dans la cave de l’institution. On se prend au jeu quand Harmon le découvre (le jeu) et commence à imaginer des parties dans sa tête, comme si elle jouait sur un échiquier, sur le plafond de la pièce… Elle y prépare ses coups à l’avance, analyse les résultats… et on comprend très vite comment elle « fonctionne » (surtout si, comme moi, on a tripatouillé les jetons sur un damier rétréci au fil de l’adolescence).

Et on y est… Bientôt sont oubliées toutes les craintes sur ce que pourrait devenir la fiction (rien qu’en lisant le résumé Wikipédia, ci-dessus, on s’imagine dans une sordide histoire de joueuse dépravée, ne pouvant agir que défoncée alors qu’il n’en est rien). On y jusqu’à la dernière partie du dernier épisode, là où on devine dès le début qu’elle sera opposée à un grand maître et on espère si fort qu’elle va gagner qu’on se prend d’admiration pour le grand maître en question, le sublimant plus que tout, lui a tout pour effrayer celle que l’on a connu petite fille, une quinzaine d’années plus tôt.

 

Chapeau aux auteurs et réalisateurs qui ont su rendre passionnante cette saga au sujet d’un jeu qui n’est pas vraiment grand public. Notons que cette série a battu tous les records de Netflix. Je crois savoir pourquoi.

01 avril 2021

J'ai regardé House of Cards


« House of Cards se déroule à Washington DC et s'articule autour d'un couple, les Underwood. Francis Joseph Underwood, dit Frank Underwood, (Kevin Spacey), membre du Parti démocrate, est le coordinateur de la majorité parlementaire au Congrès des États-Unis et le représentant du 5e district de Caroline du Sud. Son épouse, Claire Underwood (Robin Wright), tout aussi ambitieuse, assure la direction et le développement d'une ONG environnementale. Tout au long de la série, les Underwood manipuleront voire détruiront des personnes pour leurs propres fins. »

 

C’est une des meilleures séries que j’ai vue depuis que je suis abonné à Netflix (et la meilleure série « longue », c’est-à-dire, de plusieurs dizaines d’épisodes) ce qui ne m’empêchera pas de signaler d’emblée un aspect négatif prouver mon objectivité ou ma connerie : il y a quelques longueurs et je vous la conseille si vous avez des problèmes de sommeil. C’est un peu le problème de ces séries par rapport à des films où on n’a pas cinq minutes à perdre… D’ailleurs, j’ai voulu regarder le 4ème d’épisode d’Homeland pendant ma pause déjeuner : heureusement que j’avais mis le réveil pour ne pas louper ma réunion de 14 heures.

Pendant que j’y suis, je n’aime pas la lumière trop artificielle de ces séries et, d’une manière générale, « l’image », défaut que l’on retrouve dans toutes les séries que je regarde depuis trente ou quarante ans, sauf les séries policières. Le maquillage prend en conséquence une telle importance qu’on ne voit que ça… En outre, dans House of Cards (qui ne veut pas dire housse de couette), les sous-vêtements des gonzesses sont toujours noirs (et, au stade où je suis, je ne peux constater que la même chose dans Homeland). Il faudrait donc que les « accessoiristes » de ces machins changent leurs habitudes !

Par contre, les scénaristes peuvent rester !

 

House of Cards vous tient en haleine du début à la fin avec des combines politiques (entre les élus, avec les journalistes du genre : « je te donne une info et tu diffuses un fake pour faire pression » ou « tu votes pour moi au congrès et je te débloque le budget pour ta centrale nucléaire qui apportera des milliers d’emplois dans ta circonscription).

Au début, on rigole bien et on se fout de la gueule des Américains en se disant que leur système politique est vraiment pourri puis on finit par se rendre compte que cela pourrait être pareil chez nous. D’ailleurs, depuis que j’ai Netflix, j’ai aussi regardé Borgen et The Crown qui évoquent également la politique de deux pays : ils ont le droit à leur dose de bordel !

 

Le coupe Underwood est au centre des actions, avec le fidèle Doug, personnage clé mais absolument antipathique et avec une sale gueule. Il me rappelle une caricature de Frankenstein par Gotlib, c’est vous dire. Il est le maître des basses œuvres de Francis qui pourtant est lui-même un beau salopard, tout comme sa grosse mais on ne le découvre que plus tard. D’ailleurs, sous cet angle, tous les personnages sont haïssables ce qui fait qu’on finit par se prendre d’affection pour notre couple, en espérant qu’ils trouveront une nouvelle saloperie pour triompher. Francis fait des apartés avec le public (c’est nous !) pour expliquer certains volets de sa stratégie, c’est le bonheur. On se retrouve complices…


Il ne faut pas la louper ! La première saison est sans doute un peu chiante, notamment à cause de la lourdeur de Doug mais aussi d’un autre chauve et, somme toute, de Rachel (paradoxalement par rapport aux lenteurs dont je parlais, le début est peut-être trop rapide pour que l’on puisse tout assimiler). Le début de la dernière saison peut-être évité (et le dernier épisode). Si tu suis la presse, tu auras vu que l’acteur principal a été pris dans une de ces affaires de cul à mode (genre : fais-moi une pipe et je te donne un rôle dans ma série) qui nous gonfle tant depuis des années (après tout, c’est la gonzesse qui fait quelque chose de dégueulasse pour avoir du job, je sais c’est immoral, mais les bienpensants vont nous expliquer que les salauds ne devraient pas en abuser ! Tu parles ! Il y a un tas de starlette qui sont prêtes à sucer, toutes aussi belles que les autres… On ne va pas les départager par un tirage au sort, non plus). Je m’égare mais on aurait imaginé une autre fin.

 

Je vois par exemple Claire accéder à la présidence (ce qu’elle fait réellement mais seules importent les circonstances) tout en ayant Francis manipulant les milieux économiques et financiers pour gagner un tas de pognon.

Au moins quelque chose de moral, quoi !

 

22 mars 2021

J'ai regardé I care a lot


« Marla Grayson est une tutrice spécialisée auprès de personnes âgées et riches. Aux dépens de ces derniers, elle mène une vie de luxe. Mais sa prochaine victime a de très gros secrets. Marla va devoir utiliser son esprit et sa ruse si elle souhaite rester en vie. » Je suis persuadé avoir déjà parlé de « I care a lot » dans un de mes blogs mais je ne trouve plus où. C’est une des premières fictions que j’ai regardées sur Netflix, la deuxième suite à des conseils de potes.

A la lecture du début de cette présentation dans Wikipedia, on comprend que Marla est une espèce de salope qui éponge les vieux mais la fin nous laisse penser qu’elle est sympathique mais il n’en est rien, comme si le réalisateur avait complètement loupé son film. Dès fois, j’ai la critique un peu rude mais rassurez-vous : on passe un bon moment devant cette fiction par ailleurs assez antiféministe.

Le « de très gros secrets » réside dans le personnage qu’on devine rapidement être le fils de la dame et qui est lui-même un truand, genre « mafia russe » comme dit Marla. Il est assez sympathique au début mais perd rapidement tout capital humain qui pourrait nous faire l’aimer.

De fait, parmi les premiers rôles, on finit assez rapidement par ne plus pouvoir saquer les protagonistes sauf, peut-être, la vieille dame et la brune, copine de Marla (qui est par ailleurs très appétissante).

Certaines scènes manquent totalement de crédibilité. Je ne les raconte pas pour te dégouter mais pour essayer d’avoir un éclaircissement de la part des copains qui ont aimé ce film.

Tout d’abord, il y a ce juge noir (comme éclaircissement, ça commence mal) qui donne systématiquement raison à la tutrice. Dans la vraie vie, il tomberait assez rapidement pour corruption (le sujet n’est pas évoqué dans le film, on se demande s’il n’est pas tout simplement débile).

Ensuite, un des sous-fifres du fils, armé, essaie de faire fuir la vieille dame (consentante, ce n’est pas un enlèvement) de la maison de retraite et il en est empêché par des gardes du corps armoires à glace. Même si la maison de retraite en question est sans doute complice tout comme les médecins de Marla, ce genre d’établissement a plutôt des grosses aides-soignantes comme personnel.

Enfin, les deux méchants sont très proches de la mort, indépendamment, à deux moments précis et la façon dont ils en réchappent n’est pas crédible.

Par pitié pour mes honorables lecteurs, je ne vais pas parler de la fin mais seul un réalisateur pochetrons aurait pu imaginer cela…

Il y a ainsi des scènes tellement mauvaises qu’on pourrait se demander s’il ne s’agit pas de parodies.

Dans le bénéfice du doute…

J'ai regardé The Dirt


« The Dirt est un film américain réalisé par Jeff Tremaine, sorti en 2019 sur Netflix. Il s'agit d'un film biographique sur le groupe de hard rock américain Mötley Crüe. Il s'inspire de l'autobiographie écrite par plusieurs membres du groupe (Tommy Lee, Mick Mars, Vince Neil et Nikki Sixx) aidés de Neil Strauss.» C’est ce que nous dit Wikipedia et il n’y a absolument aucune raison de ne pas les croire.

Je propose aux lecteurs de passer leur tour s’ils n’aiment pas le hard rock, s’ils n’aiment pas les biographies de groupes musicaux et s’ils n’aiment pas les films où les héros n’arrêtent pas de baiser, de se saouler et de se défoncer la gueule avec des substances illicites. Prises indépendamment, ces exigences ne sont pas dramatiques. Aimer le hard rock n’est pas compliqué. Si on n’aime pas le hard rock, on ne peut pas aimer le rock. D’ailleurs, AC/DC est peut-être bien le meilleur groupe de rock de tous les temps même si cela peut faire mal au cul des fanatiques de Jonnhy Halliday. Cela étant, vous écoutez bien ce que vous voulez et les goûts et les couleurs ne sont pas encore ouverts à la moindre négociation.

 

Je propose également aux militants féministes de ne pas regarder ce film. Pareil pour ceux qui n’apprécient pas le vomi. D’ailleurs, le film en fait peut-être un peu trop mais on peut aussi faire abstraction et voir les scènes dégueulasses comme de la pure poésie.

Pris individuellement, les personnages ne suscitent pas spécialement de sympathie (mes lecteurs, depuis que je parle ici de ce que je vois à la télé, savent que j’aime bien les personnages sympathiques) contrairement aux groupes, ses tournées, sa progression…

J’ai passé un bon moment. Musical mais pas trop.


A noter que Mötley Crüe est un groupe qui a près de 40 ans, sans longue cessation d'activité. Je ne le connaissais pas, contrairement à certains morceaux.

 

20 mars 2021

J'ai regardé la première saison de Borgen, une femme au pouvoir !


« Borgen, une femme au pouvoir est une série télévisée danoise en trente épisodes de 58 minutes. […] Elle expose les rouages de la démocratie danoise en mettant en scène l'exercice du pouvoir par une centriste intègre sur fond d'intrigues politiciennes. Bien qu'il s'agisse d'une fiction, le personnage principal de la série, Birgitte Nyborg, peut faire songer à Helle Thorning-Schmidt, Première ministre danoise de 2011 à 2015, notamment parce que cette dernière est également mère de deux enfants et que la ligne politique de son parti peut, dans une certaine mesure, être assimilée à celle des centristes de la série. »

Finalement, je n’ai pas besoin de résumer ici les séries dont je parle vu qu’internet le fait très bien.

 

La brave Birgitte (prononcer Beurg’itt) étant centriste se trouve de facto dans le camp du bien et comme, en fin de compte, la politique au Danemark n’intéresse personne (sauf, je suppose, quelques Danois ou Bergers allemands), on se retrouve parfaitement bien dans nos pantoufles devant le poste. Je viens d’ailleurs de regarder le dernier épisode de la première saison en attendant la cuisson de ma blanquette dominicale du samedi.

Sauf quelques individus de l’opposition et des journalistes ne sont pas sympathiques, on se retrouve devant une fiction bien plaisante loin de certaines séries – trop nombreuses – où l’on doit se palucher des pue-de-la-gueule la plupart du temps. Là, on serait parfaitement bien s’il ne fallait pas se lever, à l’occasion, pour remplir nos verres. Chaque personnage se trouve travaillé et ne se trouve pas, de fait, cantonné à la caricature de ce qu’il doit être.

Prenons la jeune journaliste, talentueuse, implacable, volontaire et ambitieuse ! Elle est tellement choucarde, limite Barbie, qu’on a envie de les prendre dans nos bras dans un élan paternaliste (et incestueux mais ne nous trompons pas de sujet) à part au moment où elle prend un sportif comme amant qui finit d’ailleurs par sortir rapidement de l’écran tellement elle est imprégnée par son boulot au point d’en être imbuvable.

 

Les querelles politiques pour la formation des majorités sont très instructives (elles ont peu de chance de se dérouler en France compte tenu de notre système électoral qui donne une large majorité à ceux qui arrivent vaguement en tête aux élections) et nous apportent un peu de fraicheur (par rapport à ce qui se passe chez nous). Birgitte et son « spin doktor » se battent pour la probité et pour l’image de la première ministre pendant que quelques chacaux (féminin bien connu de chacal en danois) tentent de la faire bouger de son piédestal (et y parvienne si j’en crois les résumés des saisons suivantes lus dans Google) mais le tout n’est pathétique ni lugubre.

Seulement plaisant. Très.

Je regarde Swat et l'Arme Fatale


Elles n’ont rien à voir avec des « séries Netflix » mais je me dois de parler de tout ce que je regarde couramment et je dois avouer que je ne louperais des épisodes pour rien au monde (à part l’ouverture des bistros). Ces deux séries n’ont rien à voir entre elle à part ce dont je vais parler et le fait qu’elles se tiennent dans le même patelin, je crois : Los Angeles.

Toutes les deux sont des fictions policières d’une cinquantaine de minutes où l’action et les liens entre les personnages priment sur l’enquête elle-même. L’Arme Fatale est évidemment une espèce de suite aux films du même nom. Dans les deux, le principal rôle est dévolu à un grand noir paternaliste et cette seule similitude est, en soi, assez rigolote.

L’Arme fatale est plus humoristique que l’autre qui, par contre, a plus de personnages attachants. Les points communs sont assez nombreux tels que les locaux modernes, l’électronique…

Et le bon temps passé…

Un intellectuel de gauche conchierait SWAT et vénérerait le côté non conformiste de l’autre.

Assez de raisons pour regarder (et faire un seul billet pour les deux, pourtant sans rapport).



Note de service : l'application que j'utilise pour diffuser les billets dans les réseaux sociaux permet trois publications par jour. Je vais beaucoup publier au début pour combler le retard mais ça va se calmer.

19 mars 2021

J'ai regardé Gloria sur TF1 et The Crown sur Netflix


La première série que j’ai regardée avec mon nouvel abonnement à Netflix est The Crown. Je ne vais pas m’attarder ici vu que j’en ai déjà parlé dans le blog politique et dans Facebook mais je voulais profiter du premier vrai billet, ici, au sujet des fictions que je peux regarder que je suis très bon public ! A partir du moment où je comprends tout, que je ne m’ennuie pas et qu’il n’y a pas trop débilités dans le scénario, je peux être très positif !

Par exemple, j’ai regardé, hier, la nouvelle série de TF1 (qui fait généralement des bonnes séries) dont la presse disait du bien (et qui se passe en Bretagne) m’a ennuyé profondément à certains moments à un point que j’ai fait un vrai somme au bout d’un quart d’heure du second épisode. Et il y a une grosse connerie dans le scénario : la gendarmette qui enquête sur la disparition de l’époux de Gloria ne pouvait pas saquer cette dernière car c’était l’avocat de son propre mari lors de son divorce où elle a perdu la garde des enfants parce qu’elle avait profité de sa position de gendarme en chef pour obtenir des faux témoignages. Il y a en plus quelques détails qui font perdre à la fiction toute crédibilité. Gloria connaît très bien un des gendarmes qui bossent sous les ordres de la gonzesse en question. Son beau père est copain avec le nouveau patron de la brigade des stups du coin (une brigade des stup à Saint Malo…) qui a pris la place qui était promise à la gendarmette. Nous avons le  délinquant de service qui est l’Arabe du même métal (incarné par Joey Starr qui semble se faire chier à un point incroyable) dont l’avocat pour le divorce n’est autre Gloria et qui, en deux coups de cuillère à pot, met cette dernière en relation avec l’espace de mafia qui a fourni les faux papiers au disparu, faux papier qu’il a oublié de prendre en partant et qu’elle retrouve par hasard en fouillant dans le garage et qui sont au nom de son premier amour. Je sais bien que la consanguinité fait des ravages en Bretagne mais il y a des limites.

Vous pouvez donc ne pas regarder cette série d’autant que les seconds rôles ne sont pas attachants.

 

Alors, venons-en à The Crown qui, pour résumer, retrace la monarchie anglaise de la guerre à nos jours mais elle est suffisamment célèbre pour que ne la décrive pas plus. C’était ma première série Netflix et j’ai fait l’erreur de regarder tous les épisodes à la suite, dans le même week-end. 4 fois dix épisodes d’une heure.

A la réflexion (que l’on m’a un peu soufflé), à partir de la troisième saison, des personnages deviennent pénibles et il ne reste plus que la reine (qui n’a malheureusement plus la fraicheur de la première saison) et son époux, voire la reine mère, qui nous sont vaguement sympathiques. La sœur et la fille de la reine sont pénibles, le conjoint de la première aussi, le prince Charles est une calamité la plupart du temps, quel que soit son âge sont lassants (même si la série reste à un très bon niveau). La mère Thatcher, à la fin de son règne, semble ne même plus pouvoir servir de serpillière.

 

Comme c’est une série relative à l’histoire, il me manque (je parle bien à la première personne) quelque chose pour savoir si les scènes qui pourraient avoir une valeur historique sont simplement romancées ou carrément inventées

Elle est assez pédagogique en montrant le fonctionnement d’une vraie démocratie qui pourrait nous inspirer, nous qui ne faisons qu’élire un monarque ce qui ne nous empêche pas d’être dédaigneux à souhaits…

Regardez au moins les deux premières saisons. Au moins, on connait la suite !