22 mai 2020

Ma recette de rôti de porc confit


En discutant avec l’Amiral, l’autre jour, j’ai eu l’envie de me faire un rôti de porc confit. Ca tombe bien, j’avais l’ingrédient principal… J’ai consulté plusieurs recette sur internet. La plupart nécessitaient de commencer la préparation la veille pour laisser macérer la bidoche 24 heures. Je n’allais pas pouvoir attendre. J’ai improvisé en mélangeant ces recettes et ce que j'avais en mémoire, quand je faisais souvent, il y a une quinzaine d'années.

Etape 1 : allumer le four sur 150.

Etape 2 : faire dorer le rôti dans une poêle avec du beurre à feu vif.

Etape 3 : éplucher un oignon et le couper en petits morceaux.

Etape 4 : réserver le rôti et faire fondre les oignons dans la poêle.

Etape 5 : ajouter environ deux verres de fond de veau, du poivre, quelques herbes…

Etape 6 : laisser mijoter un quart d’heure.

Etape 7 : mettre le rôti dans un plat et faire couler dessus le contenu de la poêle. Compléter avec de l’eau chaude jusqu’à presque couvrir le rôti (mais pas plus haut que la hauteur du plat, imbécile).

Etape 8 : enfourner et revenir deux heures plus tard (passer quand même réduire un peu la température au bout d'une heure si vous voulez).

Etape 9 : retourner le rôti et laisser cuire une heure (que l’on peut consacrer à cuire des pommes de terre puis à les sauter).

Etape 10 : bouffer.

10 mai 2020

Ces bistros où je n'allais pas assez souvent

Le Petit Relais à Bicêtre mais la Google Car n'est pas passée au bon moment
Belle terrasse devant...

Dans le blog politique, j’ai présenté une stratégie raisonnable pour ouvrir les bars progressivement (faire de la vente au comptoir uniquement, dans des gobelets consignés, et installer des tables sur la voie publique avec l’accord des autorités). J’ai pris pour exemple les cinq bistros que je fréquente le plus…

Par contre, je ne parle presque jamais des bistros où je ne vais qu’exceptionnellement.

A Bicêtre, il y a le Jean-Bart, le Brazza et le Petit Relais. Les deux premiers sont des bars tabac tenus par des asiatiques. Je n’y vais pas spontanément car le cadre est moche. J’ai l’impression que les « Chinois » se foutent de la clientèle (du moins de ce que de potentiels nouveaux clients aimeraient). Le Brazza a une très grande terrasse juste à côté du CHU qui mériterait un coup de ripolin et du mobilier neuf. La dernière fois où j’ai bu un verre là-bas, c’était parce que j’avais rendez-vous avec un pote pour la levée du corps du vieux Jacques au funérarium de l’hôpital.

Je vais au Jean-Bart quand je rencontre un copain sur le trottoir à côté…

J’aime beaucoup le Petit Relais, le patron est très sympa et il y a une très bonne ambiance. Je n’y vais plus depuis qu’il ferme le dimanche soir et depuis que des copains ont quitté la commune : je ne risque pas d’y croiser une tête connu. Du coup, je vois le patron dans d’autres bistros… ou dans la rue pendant le confinement (c’est la seule personne que j’ai croisée deux fois…). Une des raisons qui fait que je n’y vais plus est qu’il me faut passer devant la Comète, l’Aéro et l’Amandine. Je n’arrive jamais à finir le trajet.

Le bar de la gare, à Loudéac
A Loudéac, c’est différent car j’y ai un seul bistro attitré. Je ne vais ailleurs que quand le 1880 est fermé (hors confinement…). Depuis peu, mon bistro de remplacement est le café de la gare. Il parait absolument ringard mais il est très sympa et on y rigole bien. Je l’ai découvert il y a un ou deux ans seulement (alors qu’il existe depuis la nuit des temps et que je vais quand même souvent à la gare). C’était en rentrant de Paris un jour où le 1880 était fermé. Arrêt obligatoire pour quelques bières à la descente du car.

Quand « on » avait une voiture, j’allais parfois au Bistro ou à la Chope où j’aime bien les patrons mais j’y buvais évidemment peu. Je suis à peu près sûr d’y croiser des têtes connues. Je vais occasionnellement au Colibri parce qu’à certains moments c’est le seul ouverts mais je n’aime pas du tout s’il y a un peu de monde. Quand on est quatre ou cinq au comptoir, c’est bien. Et il y a le pub où je finissais quelques soirées dans le temps, après la fermeture des autres.

Le nombre de bistros dans mon quartier à Bicêtre est largement suffisant même si deux ou trois ont fermé dans un rayon de 300 mètres en vingt-cinq ans, souvent remplacés par des machins de cuisine exotique… A Loudéac, c’est dramatique, il n’y a plus que cinq bistros à moins d’un gros kilomètre… Et dans tout le patelin, c’est le bordel.

Je pense que le nombre a été divisé par quatre en trente ou quarante ans.




06 mai 2020

Militons maintenant pour se préparer à rouvrir rapidement les bistros !


Mon pote Denis pense que la pandémie va cesser rapidement car il fait confiance aux propos du Professeur Raoult (je résume : toute épidémie de ce type a une fin, le virus meurt de lui-même). Je souhaite qu’il est raison et je le crois pour une des miennes : avec la disponibilité de masques, si les gens jouent le jeu, le virus ne pourra plus se propager rapidement et va crever. Disons encore deux semaines. Après on continuera jusqu’à fin juin à porter des masques et tout cela n’aura été qu’un mauvais passage. Mais je ne suis pas dans mon blog politique et le moment n’est pas venu de faire des théories foireuses.

Nous sommes le 6 mai. Aussi bien les bistros pourront rouvrir le 25 mai (exactement deux semaines après le début du déconfinement). Il faut se battre dès aujourd’hui pour obtenir du gouvernement une décision rapide. Disons le 25, on ne va pas mettre le couteau sous la gorge non plus. Le temps de passer les commandes et deux ou trois jours après, on ouvre ! Si on ne se prépare pas à cette ouverture rapide, le gouvernement va tergiverser et on perdra encore un mois. Les grands groupes qui négocient se foutent, à ce stade, du mois de juin : ils veulent sauver juillet et août et toucher des aides. Les petits bistros et restaurants vivent mieux en juin que pendant l’été où les clients sont partis… En ce début d’été, les gens traînent en terrasse. Avec un peu de bol, on pourrait même sauver la fête de la musique.

Ma démonstration tient sur une hypothèse qui ne pourra pas être vérifiée avant et rien n’est gagné, mais ça serait dommage de louper le coche, non ?

On aura des indicateurs avant si le nombre d’hospitalisations chute vraiment. Deux semaines correspondent au délai d’incubation. S’il n’y a plus de nouveau cas à l’issue, cela veut dire que la stratégie de déconfinement a réussi : on se promène avec des masques, point barre et le virus disparait.

Si, à l’issue de quelques semaines, le virus reprend sa folie, on reconfine partiellement et on referme les bistros. Mais si le virus a disparu, on peut ôter le masque dans les lieux de loisir où l’usage de la bouche est nécessaire pour autre chose que parler et le garder ailleurs, tout comme les gestes barrière et le télétravail...

Il faut d’ores et déjà mettre la pression sur le gouvernement et les représentants de la profession. Ne perdons pas un mois supplémentaires.

Et je ne devrais pas parler de pression, ça me met le bourdon.

05 mai 2020

Rôti de veau : séparons l'ail de la viande !


Le veau est évidemment une excellente viande et si on ne les mangeait pas, on finirait par leur couper les couilles pour en faire de bœufs. Je dis ça parce que je suis lu par militant végan dans Facebook. Néanmoins, un célibataire a peu l’occasion d’en préparer mais je me rappelle de ceux cuisinés par ma mère, dans le temps, avec ses deux recettes fétiches : cuits dans du lait avec beaucoup d’oignons dans une grande casserole ou à la cocotte avec des pommes de terre et de l’ail.

J’ai choisi une autre recette pour le mien, à midi. Je n’ai pas mis d’ail, par exemple, car l’ail fait perdre le goût « brut » de la viande. C’est un peu comme un pot-au-feu, je ne prends jamais de moutarde avec.

J’ai donc préchauffé mon four à 180 degrés. J’ai mis mon rôti dans un plat avec un tout petit peu d’eau, j’ai mis du beurre sur le dessus. Je l’ai mis au four 40 minutes (600 grammes) et je l’ai retourné à mi-cuisson.

Comme légumes, j’avais un plat préparé (un gratin de pommes de terre façons sarladaise) que j’ai réchauffé dans le même four. Il y avait de l’ail.

Je préconise.

03 mai 2020

Et si je n'allais plus au bistro ?


Sortir avec le Kiosque (le guide des restaurants à Saumur ...Je me rends compte en répondant à des gens dans mon blog ou Facebook que les bistros ne me manquent plus trop et j’en suis fort déconfit. La page est tournée. Elle se retournera, j’en suis certains mais peut-être ne reprendrais-je pas mes habitudes ? Je pense par exemple à celle de manger à la Comète tous les midis quand je ne bosse pas. Pourquoi aller au bistro si je ne suis pas sûr de trouver des copains ?

D’ailleurs, en sept semaines de confinement, j’ai de moins en moins de contact avec les copains de bistro (mais de plus en plus avec ceux des blogs). Avec Patrice, on continue à s’envoyer des SMS pour rigoler, du genre : « On se retrouve à midi à la Comète » mais je n’ai plus trop de nouvelles des autres. Je le disais l’autre jour : on ne téléphone pas aux copains de bistro. On se dirait quoi ? Déjà, je ne téléphone jamais sauf à ma mère ou, pour le boulot, quand un mail serait trop compliqué.

Toujours est-il que je pourrai bien changer mes habitudes en région parisienne si le télétravail continue et si les bistros ouvrent.

Tout d’abord, en cas de non télétravail, mon bureau va déménager (c’était prévu en juin mais c’est reporté à septembre) : je n’aurai plus de bistro attitré ! Je n’aurai plus de bistro entre le lieu de travail et les transports en commun. Par ailleurs, les patrons de la Comète change et une grande partie du personnel aussi (il ne restera sans doute plus qu’Annie, Fred et peut-être Jojo mais ils ne bossent pas tous les jours). Enfin, si j’allais à la Comète tous les soirs, c’est parce que c’est entre le métro et chez moi (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : j’aime bien la bière pression, le bistro et celui-là en particulier donc j’y vais… Mais s’il n’était pas sur mon chemin, il n’est pas dit que les soirs où j’arrive après 21h, j’y passerais               alors que les clients ont peu d’intérêt, sauf Odette. Les autres sont déjà saouls).

Donc, maintenant que je suis habitué à ne pas sortir de chez moi après le travail, il n’est pas certains que je reprenne le rythme que j’ai depuis vingt-cinq ans qui m’obligerait à sortir pour aller au bistro vu que je suis assez casanier… Me connaissant, il est plus probable que j’y aille vers midi en faisant mes courses, boive une bière et mange un plat du jour s’il me tente et s’il n’y a pas trop de monde. Par contre, il est évident que si le nouveau patron est sympa et met de l’ambiance le soir, je serai fidèle. Quand je parle d’ambiance, ce n’est pas nécessairement la fête mais les derniers barmans du soir n’étaient pas dans le job. Roger était trop absent et Jojo est trop présent.

En outre, ne plus aller au bistro à un avantage indéniable sur les finances quand on est prospère comme moi (un moins nanti ne peut pas faire le con). Ne parlons pas finances personnelles en public : j’ai un blog politique de gauche, certes confiné, mais de gauche). Les pauvres alcoolique picolent du rouge à deux euros le 75 cl à la maison alors que je paie sept euros cinquante pour la même quantité avec deux fois moins d’alcool au bistro.

Il y a néanmoins des incontournables : le vendredi et le samedi au 1880 lors des week-ends en Bretagne, le samedi midi avec Tonnégrande à la Comète et d’autres moments (les soirées de blogueurs, celles du dimanche soir au calme dans d’autres bistros, ma tournée du dimanche midi, aussi, peut-être). Parmi eux, il y a ceux où il n'y a personne et où je peux discuter sérieusement avec mes potes de l'autre côté du comptoir.

Ne vous inquiétez pas : je trouverai.



30 avril 2020

En confinement : slip, caleçon ou boxer

Comment s'occuper d'un boxerIl nous faut ouvrir un débat bien qu'il soit éternel : slip ou caleçon. Ce dernier a d'ailleurs quasiment disparu au profit du boxer qui fait quasiment le remplacement des deux. Toujours est-il que le confinement nous fait voir la chose sous un autre angle.
Je dois avouer que je n'ai jamais réussi à trancher sauf sur un point : sous le jean, un caleçon est plus agréable ce qui n'est pas le cas avec un pantalon autre, on a l'impression que l'appareil est en toute liberté. J'ai toujours eu les deux, sachant que je bosse essentiellement en jean mais que, parfois, le stock de boxers propres nécessite la mise d'un slip.

Tout ceci est très compliqué et il nous faut rester pragmatique.
Depuis deux ans, je fais du télétravail et je dois avouer que je préfère porter un slip quand je bosse sans pantalon. Ca s'est fait par réflexe. Depuis quelques semaines le télétravail se fait à la maison (avant c'était chez ma mère qui n'habite plus là sinon j'aurais mis un pantalon) à cause du confinement et je dois avouer : le slip est bien plus agréable à porter quand on n'a pas de pantalon. On n'a pas une couille qui s'échappe du caleçon pour traîner sur le cuir du fauteuil.
Certes, avec le boxer, on a une assurance. Mais les bons vieux réflexes restent.
A la limite, je serais partisan de mettre un slip pour télétravailler et de le remplacer par un caleçon pour aller faire des courses (en jean) mais la gestion de la lessive serait trop compliquée. Déjà qu'avec les masques à laver, on est emmerdés....
Surtout que je n'arrive toujours pas à me faire à l'idée des masques en tissus lavables. Surtout que je n'ai pas de machine à laver et qu'Odette a autre chose à faire.
Cela étant, l'intérêt du confinement est que les hommes célibataires peuvent porter les sous-vêtements plusieurs jours sans nuisance à autrui.
Mais un caleçon ou un slip sont-ils des sous-vêtements quand on vit sans pantalon ?

Il reste une solution : vivre nu. Je l'écarte, c'est extrêmement désagréable de s'asseoir sur un meuble en tissus ou en cuir sans tissus. Cela m'arrive très rarement. Quand j'ai commencé à faire du télétravail chez ma mère (qui n'habite pas chez elle...), j'avais pris l'habitude de commencer à bosser après la douche vêtu uniquement d'une robe de chambre. Vous vous rendez compte assez rapidement que vous êtes nus. Quand vous vous asseyez, la robe de chambre remonte.Le pire que j'ai fait est d'avoir traîné par réflexe la poubelle au bout de l'impasse. Un coup de vent et j'étais grillé. Le peignoir par en vrille et dargiflard est visible. 

14 recommandations aux industriels, aux employeurs et aux salariés pour des outils de télétravail


ThinkPad T490Dans le blog politique, je parle de mon rêve de télétravail mais, pour cela, il faut les bons outils. Ma boîte a choisi la suite Microsoft avec, notamment, Teams et Outlook. Nous avons un SharePoint pour le service mais il ne sert qu’à partager et archiver les documents (nous n’avons pas les compétences et le temps pour approfondir). Pour se connecter à l’intra ou l’extranet, nous devons passer par un VPN.
 
Je n’ai pas de wifi chez moi. Je passe par la 4G de mon mobile professionnel ce qui me coûte une trentaine d’euros par mois en recharge de data (pour une raison que j’ignore, je n’arrive plus à me connecter avec mon iPhone professionnel).
 
Ma première recommandation, aux entreprises et aux opérateurs de télécom : arrêtez de brider les datas pour les smartphones professionnels. Négociez donc un forfait global pour l’entreprise : la plupart des gens ne consomment pas de data sur leurs téléphones pro. Il n’y a pas que les gens qui n’ont pas de Wifi. Il y a les pannes de réseau. Il faut toujours un secours.
 
Ma deuxième, aux entreprises : arrêter d’obliger les gens à passer par un VPN pour accéder aux sites autres que les sites de la boîte, à savoir, pour moi, internet et les serveurs Microsoft. Ca bouffe de la data et c’est chiant à établir. Il existe d’autres systèmes d’authentification suffisants (le mot de passe est un peu léger, parait-il). On fait quoi si le VPN tombe en rade ?
 
Et, justement, ça m’est arrivé l’autre jour… La dame du SAV voulait donc prendre la main sur mon poste pour vérifier des paramètres divers. Mais sans le VPN, c’était impossible.
 
Ma troisième, à Microsoft : améliorez l’intégration entre Outlook et Teams. Les deux ont des défauts (et d’éminentes qualité, hein !). L’interface épurée de Teams me plait bien sauf peut-être le calendrier. Celle d’Outlook est très lourde (mais le produite est puissant : il faut bien des trucs à ciiquer un peu partout). Pourquoi ne pas mettre une option dans Teams pour lire les messages voir y répondre ou en envoyer sans plus de possibilité de mise en forme que gras, souligné, couleur ? Ou alors une interface légère pour Outlook, pour ne sortir l’artillerie lourde qu’au besoin ? Les deux outils ont un agenda (ils sont synchronisés) mais avoir des présentations différentes est perturbant. Pourquoi ne pas faire une application à part avec l’agenda, proche de celui d’Outlook ? Pourquoi ne pas mettre les fichiers reçus par mail dans les fichiers de Teams ? Rassurez-vous, je sais que c’est du travail et que vous fourmillez d’idées…
 
Allez ! Autre exemple. Si dans l’agenda Outlook, vous avez une réunion Teams. Vous l’ouvrez, il y a un lien. Vous cliquez. Vous vous retrouvez dans l’application web qui va vous renvoyer vers l’application. Ce n’est pas sérieux.
 
Ma quatrième, aux entreprises, reprend la deuxième sur le VPN : pourquoi ne pas permettre aux gens d’utiliser leurs propres équipements informatiques ? Une question de confort : pour une conférence téléphonique, on est aussi bien dans le fauteuil du salon avec une tablette et pour travailler, on peut aussi aller avec une Surface dans le salon de jardin… Certes, les antivirus des serveurs doivent être blindés…
 
Ma cinquième, je ne sais pas à qui (il est possible que le Teams de boîte n’ait pas encore ce que je réclame mais que ça soit disponible en standard) : le Teams doit servir de téléphone (et pour cela, les contacts doivent être fusionnés avec ceux d’Outlook, voir le troisième point). Il ne doit plus y avoir de téléphone de bureau et les portables professionnels ne doivent être utilisés qu’en cas d’urgence (on pourrait d’ailleurs en faire un billet). A la limite, les numéros de portable professionnels doivent disparaitre et la ligne fixe de Teams doit être redirigée sur le portable pro si le PC est verrouillé.
 
Ma sixième, à Microsoft : il faut que Teams puisse lire voire envoyer des SMS en conséquence de ma précédente suggestion qui, somme toute, ne sont que des conversations au sens Teams.
 
Ma septième, à Microsoft : en conséquence des points précédents, il faut que Teams puissent permettre de paramétrer les heures auxquelles le téléphone Teams ne peut plus être redirigé vers les Teams. Il faut donc que les congés soient déclarés dans Teams donc dans Outlook. Pareil pour les vrais SMS. Ca ne me dérange pas de recevoir un SMS pro à n’importe quel moment sauf entre 23h et 6h si j’ai picolé, parce que les collègues sont raisonnables.
 
Ma huitième, aux entreprises : aidez vraiment vos collaborateurs à paramétrer les smartphones professionnels. J’ai galéré pour des conneries avec mon Galaxy vu que j’ai un iPhone depuis près de 12 ans. J’ai passé je ne sais combien de temps à synchroniser mon carnet d’adresse Outlook avec celui du machin alors que c’est automatique ou presque…
 
Ma neuvième, aux entreprises : si le télétravail est un facteur d’économies, il faut penser aux coûts qui vont avec pour avoir un bon SAV avec des gens compétents (dans ma boîte, ils le sont). Il faut que les interventions de maintenance puissent être très rapides (voire à domicile en cas de problème matériel ce qui nécessite de passer par un prestataire extérieure sauf pour des très grosses entreprises, ce qui est le cas de la mienne). Sinon, vous payez un type à glander. Il faut que les mises à jour du poste de travail puissent se faire par wifi public et pas nécessairement par le réseau filaire de l’entreprise (j’en connais…).
 
Ma dixième, aux entreprises et aux collaborateurs : encourez le zéro papier. Pas de rapport avec le télétravail me direz-vous ! Ben si. Quand ils sont au bureau, les gens ne paient pas le papier. A la maison, si. Et c’est leur imprimante qui sert, avec leur encre. Au bureau, j’étais déjà très économe (pas par radinerie mais par esprit pratique). J’avais toujours une feuille de brouillon à côté de moi pour prendre des notes en réunion (je n’aime pas les outils de prise de notes comme One Note) mais uniquement des bricoles (si j’ai le compte rendu à faire, je prends Word et si je n’ai pas d’ordinateur, je prends l’iPhone). Maintenant, avec Teams, on s’envoie les trucs à noter dans les conversations…
 
Ma onzième, aux collaborateurs : votre boite vous a donné un portable alors que vous étiez habituez à un fixe. Habituez-vous à travailler sans la souri. Au début, c’est chiant, mais les réflexes viennent très vite.  Utiliser le « touch pad » est bien plus rapide. Rendez-vous compte à quel point vous avez l’air con à toujours vous déplacer à votre portable, la souri, le téléphone personnel, le professionnel, le câble de branchement au cas où la batterie tombe vide !
 
Ma douzième, aux entreprises : achetez un bon téléphone à vos collaborateurs (ça va vous coûter 500 euros de plus par salarié tous les trois ans, il sera content et prendra ça pour un avantage à nature sans que ça vous coûte les cotisations), avec un grand écran. Putain de bordel pour saisir un mot de passe compliqué sur un A3 ! Et avec double sim, ça lui évitera des frais.
 
Ma treizième, aux entreprises, à Microsoft et aux salariés, n’a pas grand-chose à voir avec les outils : soyez coulants avec l’organisation. Le télétravail, ce n’est pas 8h midi, 14h 17h48. Les salariés peuvent avoir des contraintes (chercher les enfants à l’école ou autres, pour ma part c’est aller voir ma mère en dehors des heures de repas), ça n’empêche pas de faire les heures. Du moment qu’on ne reste pas absent de la messagerie et de Teams plus d’une heure entre 10 et 12h et entre 14 et 17… Les outils doivent permettre de réserver ces créneaux. Cela va être difficile pour les entreprises « psychologiquement » mais le télétravail. Si une personne doit s’occuper des enfants de la fin de l’école à l’arrivée du conjoint, ce n’est pas grave si le boulot est fait (et si je suis absent de 11h à midi parce que je vais voir ma mère, ce n’est pas dramatique sauf si j’ai accepté une réunion…). Il faut que les agendas évoluent pour indiquer que vous avez envie d’être indisponible pour le travail pendant un temps mais que s’il n’y a pas le choix, vous pouvez vous débrouiller (c’est le cas, d’ailleurs, pour les réunions auxquelles vous êtes invités, mais que vous avez acceptées de manière provisoire).
 
Ma quatorzième, à Microsoft et aux entreprises : permettez plus d’interopérabilité entre les boites. Par exemple, pour planifier une réunion avec d’autres entreprises, j’ai besoin d’accéder aux agendas des autres pour connaître leurs disponibilités. Vous me direz que cela n’a rien à voir avec le télétravail mais c’est la suite logique d’utilisation d’outils collaboratifs… Autre exemple : avoir des équipes Teams ou des SharePoint partagés avec des types d’une autre boite, facilement.
 
Bon, j’arrête.
 


24 avril 2020

Le décret pour la réouverture des bistro


Animer l'entrée de son restaurant pour se démarquer de la concurrenceJe me dois d’apporter ma pierre à la réouverture des bistros, ces lieux où l’on s’entasse au comptoir, on ne connaît pas ses voisins, où l’on est serrés en terrasse. Il faut trouver des solutions avec deux postulats : il est impossible d’y faire respecter la distanciation sociale sauf dans les grands restaurants où les tables sont bien séparées et il est impossible de boire ou de manger avec un masque.

Le « mètre » ne peut pas être tenu au comptoir, c’est une évidence (je ne vois pas le serveur dire aux clients « bon les gars, écartez-vous », mais en salle ou terrasse non, cela réduirait le nombre de clients, mathématiquement, donc le chiffre d’affaire et la rentabilité de l’affaire. En d’autres termes : autant rester fermé.

Après ces propos introductifs et justificatifs, nous allons proposer un décret.


Article 1

Un bar naturiste ouvrira bientôt à Paris... Mais pas pour longtemps !Les bars et restaurants (ci-après dénommés les bistros) sont invités à diminuer d’un tiers le nombre de place assises en terrasse. En compensations, ils seront exonérés de cotisations patronales pendant la période de la mesure. Au bout de trois mois, la baisse sera dégressive sur plusieurs mois. Il ne faudrait pas que les patrons prennent de mauvaises habitudes.

Article 2

Les boissons chaudes seront interdites sauf pour les personnes ayant déjeuné ou diné là, entre 10h et 14h et après 17h dès lors que l’établissement est aux trois quarts de sa capacité maximum. Putain de bordel, les gens qui bossent et font une pause pour prendre un café ne vont pas nous casser les couilles à l’heure de l’apéro alors qu’ils ont des machines au bureau.

Article 3

Les commandes au comptoir seront prises par écrits. Les serveurs pourront ainsi se boucher les oreilles pour ne pas entendre toujours les mêmes conneries sur le covid d’autant qu’ils ont passé leur période de confinement à se distraire dans les réseaux sociaux.

On a testé Slip no more - Le premier bar semi-naturiste à Lille !Article 4

Le renouvellement des boissons non alcoolisées sera interdit sauf pour les personnes accompagnant des pochetrons. Surtout s’ils conduisent.

Article 5

Le renouvellement des consommations sera obligatoire tous les quarts d’heure sauf pour ceux qui sont interdits de renouvellement. Ils n’ont qu’à se barrer.

Les buveurs de pintes de bière auront droit à une prolongation proportionnelle à la différence de prix entre le demi et la pinte. Je dis ça pour faire plaisir : boire une pinte par quart d’heure ne me fait pas peur.

Article 6

Les serveurs sont autorisés à garder les gants qui leur servent à faire la vaisselle pour servir les clients.

Article 7

Les gels hydroalcooliques seront en libre-service dans différents endroits facilement accessibles. Ils seront composés d’une dose d’alcool pour cinq doses d’eau à l’heure de l’apéro.

Centre naturiste OLTRA - Le Croqu' méditerranéeArticle 8

Il sera obligatoire de se laver les mains avant et après avoir été aux toilettes, il ne faut pas risquer de se mettre du covid sur la bite.

Article 9

Dans le prolongement de l’article 8, des gants seront mis à disposition des clients qui ne veulent pas toucher des poignées de portes et ils pourront pisser sur le mur ou la vitrine du voisin. Les clientes aussi même si c’est plus compliqué. Dans ce cas, ils et elles seront dispensées du lavage des mains.

Article 10

Les cacahuètes seront servies en doses individuelles. Elles seront désinfectées à l’eau de javel entre deux tournées.

Article 11

Les serveuses et les serveurs âgés devront mettre un masque conséquent.

Article 12

Les communes ou départements qui imposent des heures de fermeture aux établissements ne pourront plus le faire du jeudi au vendredi afin de permettre aux patrons de récupérer le manque à gagner (et aux clients de rattraper neuf semaines de saoulerie manquées).

Article 13
Un décor à la française rétro et typique Terrasse de café ... 
Les jeunes gens se présentant nus (sauf les moches) qui viendront nus se verront offrir une consommation gratuite que le commerçant pourra déduire de la TVA mais ils devront respecter la distanciation sociale sinon cette mesure n’aurait rien à voir avec la prévention contre le corona virus.

Article 13 bis

Les individus décrits à l'article treize auront une autre consommation offerte s'ils ne s'assoient pas lors du quart d'heure de la précédente consommation même en respectant la distanciation sociale. 

Article 14

Les hommes mariés devront avoir une attestation potentiellement sur smartphone pour déclarer que leurs épouses les autorisent à se bourrer la gueule dans un milieu où les gestes barrière peuvent facilement être oubliés.

Article dernier

Tous les établissements en mesure de prendre respecter ces articles pourront rouvrir leurs commerces dès le 2 mai. Les clients pourront remplir leur attestation en cochant la case relative à l’acquisition de produits de première nécessité.

19 avril 2020

Mon blues du comptoir

Valérie-Sans-Stress (@LaGaucheHappy) | Twitter
Recyclons Bartolone

« Voilà plus d’un mois que nous confinons comme des bêtes. » est-il écrit dans Le Monde (via Romain) dans ce qui pourrait être un billet de blog dont je vais m’inspirer outrageusement. Lundi, ça fera cinq semaines que je n’aurai pas bu une bière, que je ne suis pas rentré dans un bistro. Je ne sais pas ce qu’il me manque le plus. Je ne sais même pas si cela me manque.

Je ne sais pas ce qui me fait le plus défaut. Pas le petit déjeuner au comptoir, je l’ai arrêté il y a quatre ou cinq ans après vingt ans de pratique parce que le serveur du matin me faisait chier. En fait, je crois que je ne l’ai aimé que quand le patron était là pour papoter avec les clients, voire faire la liaison entre eux, pendant que le serveur faisait le boulot. J’adorais prendre l’avion vers sept heures parce que je pouvais passer à la Comète à l’ouverture à cinq heures trente. C’est fini depuis longtemps.

Les jeunes serveuses ou serveurs me manquent un peu. Vous savez, ces gens de 20 ou 25 ans, qui n’ont pas encore choisi leur voix professionnelle, qui bossent là pour payer leurs études ou tout simplement parce qu’il faut bien faire quelque chose, qu’ils sont de bonne volonté et que c’est un métier qui ne prendre s’apprendre que sur le tas. Ils sont rigolos avec leurs maladresses les demis qu’ils n’arrivent pas à tirer, les kirs dont ils ont oublié la recette. Ils apportent de la fraicheur, de la jovialité et n’osent discuter avec les clients que lorsqu’ils n’ont pas autre chose à faire et que le patron à le dos tourné. S’ils ne me manquent pas tant que ça, c’est qu’on n’en croise pas tellement. Je crois que je n’en ai connu que trois à la Comète, dont Jim, évidemment, et une autre qui, à partir du moment où elle a décidé d’en faire ce métier, est devenu chiante. Un peu plus au 1880.

Les vieux serveurs un peu chiants qui n’arrête pas de ronchonner me manquent un peu. Vous savez, les types qui ont quarante ans de métier et s’imaginent meilleurs que les autres, plus organisés,… Ils n’arrêtent pas d’engueuler leurs collègues, le comptoir est leur chasse gardée, on les connaît depuis des années et on en rigole ! On se fout de leur gueule et ils nous regardent, pleins d’indulgence. Ils savent qu’au fond, on n’est pas chiants, on attend notre tour quand il y a beaucoup de monde, on paye toujours. Au fond, ils nous aiment. Ils tolèrent nos écarts quand l’apéro a duré et ils se foutent de notre gueule, le lendemain. Et on les aime aussi. Ils sont une espèce de point de repère presque une image paternelle mais il faut qu’ils soient chiants et ronchonnent. S’ils ne le sont pas, déjà, c’est qu’ils changent souvent de boulot, qu’ils ne sont pas attachés au lieu. Le vieux qui ronchonne aime son bistro, la routine,… et s’il marmonne dans barbe, c’est que tout ne va pas comme il faut.

Les serveurs de la Comète me manquent, la plupart. Ils sont tous sur le même moule ou presque, ils ont mon âge, à cinq ans près, ils sont rigolos. Roger est bien plus vieux mais aussi plus drôle. Les serveurs des autres bistros me manquent moins (le 1880 étant à part, c’est un peu la famille). La plupart des patrons me manquent aussi. Certaines patronnes, pas du tout. Elles font le métier pour suivre l’époux, parce qu’il faut quelqu’un de confiance à la caisse mais, au fond, on ne sait pas si elles aiment ça.

Les clientes du comptoir ne me manquent pas, à part Odette et Corinne et les copines de Loudéac. J’en parlais avant-hier. Elles souffrent de solitude et viennent au comptoir pour voir du monde mais elles détestent cela. Ou se déchirent la tronche. Les sandwichs au comptoir me manquent un peu, j’en ai également parlé pendant la semaine.

Les clients copains des patrons ma manquent. Ils assurent une certaine stabilité du comptoir et on sait que, s’ils sont là, on retrouvera l’ambiance qui fait qu’on vient.

Les tournées avec les potes et les petites conversations rituelles qui les accompagnent ! « Allez, c’est ma tournée ! » « Mais non, tu viens de la mettre alors que l’autre, là, ne l’a pas fait. » « Ah oui, tiens ! C’est mon tour. Hé patron, tu nous remets ça. » « Oh, tu vois pas que je suis occupé. » « Ah, désolé, j’ai pas dit tout de suite. » « C’est bon, je suis à vous, Nicolas, tu veux pas de glaçon cette fois ? » « Non merci ». « T’es chiant, on sait jamais quand tu veux. » « Merci patron ! ». « Santé les gars. » « Mais pas des pieds ! ». « Ah oui, tiens ! Personne ne l’avait faite, aujourd’hui. »

Les copains ne me manquent pas en tant que tels. Il arrive que je ne les voit pas pendant des mois mais on reste en contact dans les réseaux sociaux, par téléphone,… Chacun vit sa vie, après tout. Ce qui me manque, c’est des copains pour raconter des conneries et rigoler devant un verre.

Les connaissances me manquent. Vous savez, ces personnes que l’on voit une dizaine de fois par mois ou moins, on se dit bonjour, on s’échange parfois des banalités. On boit peut-être un coup ensemble genre : « tiens Roger, pour mon anniversaire, tu peux mettre un coup au monsieur ? » Ils sont parfaits pour planter une routine ou un décor. Quand le comptoir est plein, ils se mettent avec tes propres copains, ça les rassure, on dirait.

L’agitation du service me manque. Le loufiat qui te bouscule parce que tu l’empêches d’aller servir des clients en salle ou qui t’engueule : « mais bon dieu, tu vois pas que j’ai pas que ça à foutre ? ». Le serveur au comptoir qui s’agite pour essayer de faire face aux commandes, la vaisselle qui s’entasse qui déborde sur le comptoir, le fut de bière qui tombe vide au plus fort du service ou la réserve de Ricard qui est épuisé : il faut que le loufiat dans le jus aille à la cave.

A contrario, le calme me manque, ce moment où vous êtes seul au comptoir avec les serveurs qui font le rangement, la mise en place pour le demain. Ils finissent par faire semblant de s’occuper, passant un coup d’éponge sur l’évier alors qu’ils viennent de le faire. C’est un peut leur métier de faire semblant. Ca met une ambiance au comptoir et ça empêche le patron de leur confier une corvée, comme sortir les poubelles alors qu’il faut passer par le monte-charge.

Si les petits déjeuner ne me manquent pas trop, ce n’est pas le cas de l’ambiance du matin quand la machine se met en marche, quand le chef commence la cuisine, quand les livreurs passent, quand les cagettes de légumes s’entassent, quand il faut rentrer en urgence les surgelés, quand le commis remonte son bac avec les frites qu’il vient de couper, quand le boulanger passe livrer les croissants et qu’il demande combien il faudra de pain pour le midi.

Les petits plaisirs du chef ou du patron me manquent, quand il nous sert une assiette de saucisson avec l’apéro ou un bol de frite, des merguez,…  Les inconnus qui payent une tournée parce qu’ils sont heureux, me manquent. Les clients qui bossent à côté et qui viennent prendre un café vite-fait me manquent.

C’était une vie.