17 novembre 2017

Juif de comptoir

Je suis arrivé trop tard à la Comète ce soir. Du coup, on m'a raconté l'anecdote. Un type d'une cinquantaine d'années allait voir tous les clients pour se faire payer un verre. Du coup,  un serveur (Lucas) a fini par le foutre dehors. Le gars est devenu menaçant en le traitant d'antisémite.  Il a commencé à fouiller dans ses poches. 

L'autre loufiat (ce n'est pas péjoratif, chez moi) est sorti pour soutenir son collègue. Il faut dire qu'on a eu des précédents à la Comète. Un type avait fouillé ses poches et en avait sorti une arme à feux. 

L'espèce d'imbécile qui préoccupait nos loufiats à fini par sortir une kippa de sa poche (et pas une arme) et se l'a mise sur le crâne en criant "vous voyez bien que vous êtes antisémites" !

14 novembre 2017

Battre sa grosse, ça s'organise.

Je suis désolé. Je ne suis pas dans le même monde que vous. Il est 22h34. Au comptoir. Le type à côté de moi vient de demander comment aller à Porte Dorée.  Le serveur, Pascal, ne savait pas. Moi non plus. Et j'avais la flemme de demander au patron Francois. Pascal étant dans l'incapacité de répondre à un client, j'interviens (c'est une erreur).  

C'est alors que le le type m'explique qu'il doit aller battre sa femme mais qu'il ne sait plus où il habite.

07 novembre 2017

Salut gros !

Je me demande si la légère surcharge pondérale de Thomas n'est pas plus forte que la mienne. 

03 octobre 2017

30 ans...

Ca fera 30 ans demain que je bosse sur des distributeurs de billet ou pour. J'ai probablement un billet de blog à faire. Genre : à 21 ans, il est monté par hasard à Paris. 

Dans ces trente ans, j'ai passé trois années sur d'autres sujets, dont celle de mon service militaire et deux sur une connerie. Le paiement par carte bancaire avec un lecteur de carte sur le terminal. Ce qui fait 27 ans sur les GAB. Je ne sais pas pourquoi cette date, le 4 octobre 1997, est entrée dans mon cerveau. 

Le plus drôle est que j'ai des copains qui ont une expérience similaire à la mienne, comme Boc, MpW, Bertrand ou Veronique même si je suis largement plus vieux. Ils n'ont donc pas mes 30 ans. 

J'en tire une certaine fierté. Je pense que les gugusses que je cite et moi avons acquis quelques connaissances. 

Il me reste 15 ans à bosser. J'espère que le liquide ne baissera pas trop d'ici là. 

Nous sommes des vieux. J'aime toujours autant les liquides, d'ailleurs. 

Ce 4 octobre 1987 reste dans mon crâne. J'avais trouvé ce boulot un peu par hasard. J'étais donc monté à Paris parce qu'il fallait bien bosser. Avec la secrétaire, j'étais le seul de la boite à ne pas être cadre. Pour moi, c'était vraiment l'aventure. Paris m'appelait. Je suis arrivé à Paris. 

L'année suivante, j'ai fait mon service militaire et le directeur commercial m'a appelé. Tu veux revenir chez nous ? Je m'en foutais mais il fallait bien que je bosse. Nous sommes alors entrés dans la traditionnelle négociation salariale. Comme je n'avais pas fait d'études, j'avais été humble. Très. Le directeur commercial m'avait proposé plus (on était passés de 9500 francs à 14000) en m'interdisant de demander moins.  J'avais accepté. Au bout de quelques mois, j'avais été augmenté à un point que je touchais plus que les types qui sortaient d'une école d'ingénieur. Les cons avaient protesté. Le directeur commercial m'avait convoqué. Du genre : on augmente les imbéciles de 1000 francs et toi de 2000 mais tu fermes ta gueule. J'avais accepté. Encore. Je suis très fort pour accepter les augmentations que je n'ai pas demandées. 

Trente ans ont passé depuis mon arrivée à Paris. 27 depuis cette histoire où mes patrons avaient décidé de me payer plus cher que les connards qui avaient fait des études ce que j'avais oublié de faire. 

Dans un nouvel épisode, nous étudierons pourquoi.

02 octobre 2017

Des années de comptoir

J'arrive à la Comète vers 21 heures. Les copains étaient au comptoir. Je vais les saluer, évidemment. Il y avait un type que je ne connaissais pas. Je lui serre la main. 

Il me dit : vous savez que je suis client depuis 1967, ça fait 40 ans. Je lui réponds que je suis né en 1966 et que çà fait 51 ans. Il me dit : ah je me suis trompé. 

Il commence à me parler des très anciens patrons que je ne connais que parce qu'ils habitent dans le quartier et sont sympathiques. Il me parle de leur fille et de son mari qu'il a bien connu. Je réponds envahissement. La vie privée des gens ne nous regarde pas. Je suis client depuis 1996, le patron de l'époque avait déjà été remplacé (il avait mis en gérance). 

Il continue à me casser les ovaires mais bon enfant j'écoute. 

Jusqu'à ce qu'il me dise qu'il est un excellent client. Ce à quoi j'ai répondu que je faisais toutes les fermetures depuis 20 ans et que je ne l'avais jamais vu, que c'est un connard et tout ça. 

Faut pas me chercher.

30 septembre 2017

Féministes en alu

Passons aux vrais sujet (d'autant que Sophie n'aime pas la politique dans Facebook). Vers 12h30, une grosse pouffe est arrivée à la Comète pour déjeuner. Elle était habillée d'un "haut" bleu, d'une jupe qu'on aurait dit faite en papier aluminium et de collants (je suppose qu'elle n'aurait pas eu la délicatesse de mettre des bas qui blessent). 

J'étais éberlué devant une telle faute de goût. 

Tonnégrande est alors arrivé. Il a vu mon regard figé sur la jupe, a regardé cette dernière, m'a regardé à nouveau. 

Nous sommes partis dans un fou rire indigne des militants féministes que nous sommes. 

Non. Pas de photo. La pauvre.

28 septembre 2017

Titrologie


C'est sans doute lamentable et nous pourrions probablement remplir des kilomètres de pétitions. 

Ce qui ne m'empêche pas de rigoler. L'article dit textuellement que mémère est myopathe parce qu'elle n'a pas payé sa facture d'électricité. 

01 juin 2017

After Work en banlieue rouge

J'ai souvent fait des billets pour me moquer des after-work à La Défense. Je résume : des imbéciles d'une même société boivent des coups entre collègues, en restant debout. Je n'ai rien contre les gens qui boivent debout, je passe ma vie au comptoir. Sans tabouret (mais avec tas bourrés). 

Mais pas ailleurs qu'au comptoir. Pas autour de tables. Rester debout autour de tables sans s'assoir est ridicule. 

Ce soir, il y a un after machin à la Comete. Tout se perd. 


Je gueule pour le principe, ça me permet quand même de rester plus tard au bistro.