10 janvier 2018

Caisse blanche

On était en terrasse de la Comète en train de papoter. Il y avait deux blacks habitués du bistro et une gonzesse du même métal et surtout Lucas, le serveur. Il me cherchait pour rigoler et j'ai fini par larguer une grosse caisse bien bruyante. 

J'aime bien faire pipi caca dans mes publications, ça les rend plus drôles que celles de certaines andouilles illisibles. Notons que ça n'est pas mon style de larguer des caisses en public, mais pour la précédente j'avais été discret. C'est à cause de la bouffe à la cantine. Lundi, il y avait du paleron. Hier, du Bourguignon. Aujourd'hui, ils ont recyclé les restes et je crois bien être le seul type dans les réseaux sociaux à expliquer pourquoi je pète. 

Toujours est-il que j'ai réussi à péter sur commande, ce soir, pour rigoler avec Lucas. Juste après, je l'ai traité de gros dégueulasse ce qui fait que les types ont cru que c'était lui. 

Et les deux ont dit la même chose : il n'y a que des blancs qui peuvent faire ça.

06 janvier 2018

Fais pipi sur le gazon.

Dans une précédente publication, je parlais de pissotières publiques ce qui me rappelle que je n'ai pas eu le temps de raconter une anecdote parce qu'elle est longue et assez peu correcte ce qui m'oblige à choisir un tantinet les mots. Elle est aussi intime mais ça m'amuse de la raconter en public. 

Mardi soir (lundi était férié), j'ai constaté que mon bistro préféré à côté du boulot était fermé. Je suis donc allé dans un autre, que je connais pas mal et qui est très bien comme restaurant mais je n'aime pas l'ambiance au comptoir. 

Mercredi, j'y suis retourné. A un moment, je suis allé pisser, peut-être trop tard, et le drame arriva. Ma bite est partie en vrille et j'ai pissé partout sauf dans la cuvette. Je ne plaide pas coupable : outre le fait que ça ne m'arrive presque jamais, je suis un militant pour une seule cause, laïque, gratuite et obligatoire. Les bistros devraient avoir des urinoirs, comme à la Comète. 

Je retourne au comptoir en sifflotant discrètement, finis mon verre, paye, prends le métro, vais boire quelques verres à la Comète puis rentre à la maison, dîne et me couche. 

Je me réveille avec le souvenir que j'ai pissé partout dans mes toilettes pire qu'au bistro et j'étais inquiet. En fait, c'était un rêve mais je ne l'ai compris que plus tard. 

Je me lève et vais déjeuner dans mon séjour. Dans le couloir, mon parquet flottant flottait comme la fois où j'avais eu un dégadézeaux quand mon lave vaisselle avait rendu l'âme. Il avait fallu que je fasse marcher l'assurance pour le plafond des voisins du dessous. Me voila très inquiet mais la priorité est au café (ça dépend des jours, souvent je vais le boire au bistro). 

Celui-ci terminé, je vais aux toilettes. Dans le trajet (trois mètre) mon parquet flottait toujours. J'arrive dans le cabinet noir (je n'allume pas la lumière : le privilège du célibataire étant de ne pas fermer la porte des toilettes). J'avais les pieds dans une marre de flotte. Et je me suis rappelé mon rêve (je ne savais pas encore que c'en était un) : le sentiment d'avoir pissé partout des quantités astronomiques. 

Cela étant, le mal était fait : j'étais persuadé d'avoir provoqué un degadezeaux en pisssant. Néanmoins, il me fallait procéder à la grosse commission après le café. Le ménage pouvait attendre. 

Assis sur le trône en méditant à tout ça (passer la serpillère, éponger, faire une déclaration à l'assurance sur le thème j'ai pissé partout il faut refaire le plafond du voisin d'en dessous), je commence à entendre : flop, flop, flop...

J'avais une banale fuite d'eau dans les toilettes... j'ai réparé en deux minutes.

01 janvier 2018

Bananée

J'aime bien les vœux et tout ça mais je conchie le "surtout la santé". Complètement faux cul. Je suis en pleine santé mais j'ai une tante qui a été hospitalisée à 80 balais hier ou avant hier. 

Je pense à ses enfants et petits enfants. 

On souhaite la santé. Pas celle des proches. C'est lassant. Contentons nous de souhaiter une bonne année. Pas "surtout la santé". Celle de mes proches m'est plus chère que la mienne.

17 novembre 2017

Juif de comptoir

Je suis arrivé trop tard à la Comète ce soir. Du coup, on m'a raconté l'anecdote. Un type d'une cinquantaine d'années allait voir tous les clients pour se faire payer un verre. Du coup,  un serveur (Lucas) a fini par le foutre dehors. Le gars est devenu menaçant en le traitant d'antisémite.  Il a commencé à fouiller dans ses poches. 

L'autre loufiat (ce n'est pas péjoratif, chez moi) est sorti pour soutenir son collègue. Il faut dire qu'on a eu des précédents à la Comète. Un type avait fouillé ses poches et en avait sorti une arme à feux. 

L'espèce d'imbécile qui préoccupait nos loufiats à fini par sortir une kippa de sa poche (et pas une arme) et se l'a mise sur le crâne en criant "vous voyez bien que vous êtes antisémites" !

14 novembre 2017

Battre sa grosse, ça s'organise.

Je suis désolé. Je ne suis pas dans le même monde que vous. Il est 22h34. Au comptoir. Le type à côté de moi vient de demander comment aller à Porte Dorée.  Le serveur, Pascal, ne savait pas. Moi non plus. Et j'avais la flemme de demander au patron Francois. Pascal étant dans l'incapacité de répondre à un client, j'interviens (c'est une erreur).  

C'est alors que le le type m'explique qu'il doit aller battre sa femme mais qu'il ne sait plus où il habite.

07 novembre 2017

Salut gros !

Je me demande si la légère surcharge pondérale de Thomas n'est pas plus forte que la mienne. 

03 octobre 2017

30 ans...

Ca fera 30 ans demain que je bosse sur des distributeurs de billet ou pour. J'ai probablement un billet de blog à faire. Genre : à 21 ans, il est monté par hasard à Paris. 

Dans ces trente ans, j'ai passé trois années sur d'autres sujets, dont celle de mon service militaire et deux sur une connerie. Le paiement par carte bancaire avec un lecteur de carte sur le terminal. Ce qui fait 27 ans sur les GAB. Je ne sais pas pourquoi cette date, le 4 octobre 1997, est entrée dans mon cerveau. 

Le plus drôle est que j'ai des copains qui ont une expérience similaire à la mienne, comme Boc, MpW, Bertrand ou Veronique même si je suis largement plus vieux. Ils n'ont donc pas mes 30 ans. 

J'en tire une certaine fierté. Je pense que les gugusses que je cite et moi avons acquis quelques connaissances. 

Il me reste 15 ans à bosser. J'espère que le liquide ne baissera pas trop d'ici là. 

Nous sommes des vieux. J'aime toujours autant les liquides, d'ailleurs. 

Ce 4 octobre 1987 reste dans mon crâne. J'avais trouvé ce boulot un peu par hasard. J'étais donc monté à Paris parce qu'il fallait bien bosser. Avec la secrétaire, j'étais le seul de la boite à ne pas être cadre. Pour moi, c'était vraiment l'aventure. Paris m'appelait. Je suis arrivé à Paris. 

L'année suivante, j'ai fait mon service militaire et le directeur commercial m'a appelé. Tu veux revenir chez nous ? Je m'en foutais mais il fallait bien que je bosse. Nous sommes alors entrés dans la traditionnelle négociation salariale. Comme je n'avais pas fait d'études, j'avais été humble. Très. Le directeur commercial m'avait proposé plus (on était passés de 9500 francs à 14000) en m'interdisant de demander moins.  J'avais accepté. Au bout de quelques mois, j'avais été augmenté à un point que je touchais plus que les types qui sortaient d'une école d'ingénieur. Les cons avaient protesté. Le directeur commercial m'avait convoqué. Du genre : on augmente les imbéciles de 1000 francs et toi de 2000 mais tu fermes ta gueule. J'avais accepté. Encore. Je suis très fort pour accepter les augmentations que je n'ai pas demandées. 

Trente ans ont passé depuis mon arrivée à Paris. 27 depuis cette histoire où mes patrons avaient décidé de me payer plus cher que les connards qui avaient fait des études ce que j'avais oublié de faire. 

Dans un nouvel épisode, nous étudierons pourquoi.

02 octobre 2017

Des années de comptoir

J'arrive à la Comète vers 21 heures. Les copains étaient au comptoir. Je vais les saluer, évidemment. Il y avait un type que je ne connaissais pas. Je lui serre la main. 

Il me dit : vous savez que je suis client depuis 1967, ça fait 40 ans. Je lui réponds que je suis né en 1966 et que çà fait 51 ans. Il me dit : ah je me suis trompé. 

Il commence à me parler des très anciens patrons que je ne connais que parce qu'ils habitent dans le quartier et sont sympathiques. Il me parle de leur fille et de son mari qu'il a bien connu. Je réponds envahissement. La vie privée des gens ne nous regarde pas. Je suis client depuis 1996, le patron de l'époque avait déjà été remplacé (il avait mis en gérance). 

Il continue à me casser les ovaires mais bon enfant j'écoute. 

Jusqu'à ce qu'il me dise qu'il est un excellent client. Ce à quoi j'ai répondu que je faisais toutes les fermetures depuis 20 ans et que je ne l'avais jamais vu, que c'est un connard et tout ça. 

Faut pas me chercher.