18 juillet 2024

La PAC est là et alors ?

 


Comme je le raconte dans un autre blog, ma pompe à chaleur (PAC) a été installée. Si les lecteurs de mon blog et mes potes Facebook ont bien suivi ma démarche, mes plans, mes réflexions…, il n’en est pas du tout de même des gens « de la vraie vie » que je croise à Loudéac, notamment dans les bistros où j’ai parlé de mes travaux. Ils posent un tas de question et j’ai passé beaucoup de temps à me justifier. J’aurais pu les envoyer chier mais je suis moins grossier dans la vraie vie que dans les blogs. Cela étant, j’y suis beaucoup moins loquace ce qui explique très certainement que je n’ai pas discuté avec eux, à part quelques connaissances ciblés, lorsque je préparais les travaux.

Tout d’abord, ils sont assez dubitatifs sur le principe de la pompe à chaleur. Ils comprennent bien le principe d’une chaudière normale où l’on brûle du bois, du gaz ou du fuel pour avoir de la chaleur voire tout simplement l’utilisation de résistances électrique pour chauffer de l’eau mais pomper des calories dans un air à cinq degrés, les « compresser » pour en sortir de flotte à soixante leur parait surréaliste. Ils ne lient pas l’existence vu qu’on en parle beaucoup, qu’on voit de la publicité… Mais le mur d’incompréhension, comme on dit, est gigantesque !

 

Ils sont effarés par le montant que je paie (j’en reparlerai ci-dessous) mais j’ai beaucoup de mal à expliquer que la facture que je vais payer ne porte pas uniquement sur la chaudière et son installation mais sur des travaux globaux. Les gars ne sont pas arrivés là pour enlever un truc et en poser un autre à la place… Il y a par exemple la refonte des circuits pour l’eau chaude sanitaire et la suppression de deux ballons électriques ou la remise aux normes d’un circuit de radiateurs en fonte qui date de soixante ans. Ces deux exemples ne sont pas énormes en termes de travail mais vous cumulez le nombre d’heures et vous tombez sur plus de trois mille balles de main d’œuvre…

Le coût de la chaudière elle-même est expliquée par différents éléments, comme le volume de ma maison (six chambres pour moi tout seul). « Ma » PAC coûte plus cher qu’une chaudière traditionnelle mais elle remplace aussi deux ballons d’eau chaude (une pour une partie de la maison, j’y reviendrai aussi, l’autre pour l’été, pour ne pas avoir à allumer la chaudière au fuel en permanence).

Une PAC coûte cher mais elle consomme à peu près trois fois moins d’énergie qu’une chaudière traditionnelle ce qui fait que la durée d’amortissement de la différence ne dépasse sans doute pas une demi-douzaine d’années. L’estimation n’est pas facile compte tenu des fluctuations des prix mais il est à peu près sûr que le gaz et fuel continueront d’augmenter alors que l’électricité pourrait revenir à un tarif raisonnable dès lors qu’on n’aura plus de problème avec nos centrales et nos relations internationales…

 

Sinon, mes camarades ne comprennent pas que le prix et le bon sens ne soient pas les seuls critères de choix. Le fait que la PAC consomme moins d’énergie fait « mathématiquement » qu’elle est moins mauvaise pour l’environnement que les autres systèmes. C’est aussi un critère de choix à prendre en compte (je connais beaucoup de militants écolos qui appliquent surtout leurs principes aux autres… mais je ne suis pas militant politique écolo, simplement pratiquant).

Outre cet aspect écologique et le fait que le fuel soit un peu « ringard », la PAC ne consomme pas de produits issus d’hydrocarbures et donc ne dépend pas d’approvisionnements étrangers voire de livraison à la maison (le gaz de ville ne passe pas dans mon impasse). Les chaudières à bois où à pellets nécessitent un « remplissage » et un approvisionnement spécifique ce qui est très chiant et preneur de temps. Seule l’électricité rend le service, en gros. Mais c’est plus onéreux. Une PAC ne coûte pas bien plus cher qu’une chaudière électrique et consomme trois fois moins.

Dans une PAC, il n’y a pas de combustion. Il y a donc moins d’entretien et moins de problèmes potentiels liée au fait de la laisser fonctionner en permanence (j’entends par là : pendant mes séjours hivernaux en région parisienne).

 


Mes camarades loudéaciens ne comprennent pas, non plus, mon choix de ne pas faire « d’acharnement thérapeutique » sur l’ancienne chaudière. Pourtant : « basta, la machine au fuel me casse les couilles ». Les frais d’entretien sont très importants (on n’est pas tombés sur le bon modèle, j’y reviendrai aussi) et pénalisants (il faut que j’organise les rendez-vous avec mon chauffagiste quand je suis à la maison). Je parlais des risques de laisser des machins à combustion en route pendant des périodes d’absence (ils sont légers mais j’ai un peu hérité des phobies de ma mère). Quand il y a un problème, ils se mettent en sécurité (la maison ne brûle pas…) mais ça ne sert à rien de laisser un chauffage en permanence s’il finit par s’éteindre.

Je me répète mais ma machine à fuel était complétée par deux ballons électriques. Le fait d’avoir trois trucs en route pour la même fonction me donnait envie de prendre des cuites.

Donc, je ne m’acharne pas, je remplace… Et les ceusses qui connaissent la maison (notamment ma sœur et mon frère) n’ont pas été surpris de mon choix tant ma mère galérait avec ce bordel depuis l’avant-dernière chaudière…

 

Enfin, mes camarades du Centre Bretagne (ceci explique peut-être cela) ne comprennent pas que je n’ai pas fait appel à un artisan local (j’en avais déjà discuté avant les travaux). Il se trouve que celui qui a fait l’installation (et qui a fermé ensuite) a donné des très mauvais conseils à ma mère et a fait des choix discutables et onéreux. Je parlais, par exemple, du fait d’avoir deux ballons en plus de la chaudière capable de produire de l’eau chaude (le tout dans trois pièces différentes). Si je faisais un procès à l’installateur disparu, je gagnerais une fortune… Il a suffi que je dise à « mon nouveau plombier » : « tu fais un trou là et tu passes un tuyau puis tu condamnes cet autre tuyau ». Et c’était réglé en une ou deux heures.

Le modèle de chaudière au fuel choisi par ma mère (donc imposé par le vendeur…) était difficilement maintenable. Des pièces n’étaient pas robustes et il fallait les changer. Rien que pour la dernière année, j’ai payé huit cent euros pour que le remplaçant puisse trouver l’origine de la panne. Je ne compte pas le nombre d’injecteurs changés et ce genre de bricoles.

Ce modèle avait cette réputation. Je ne sais pas s’il y a une erreur de l’installateur lors de la décision.

 

J’ai choisi une société départementale, succursale d’une entreprise nationale, les deux spécialisés dans les travaux autour du chauffage et d’isolation (il y a plein de boites qui se sont plantés, comme Engie, par exemple, quand ces clowns ont été obligés de s’occuper de laine de verre…). Les techniciens sont spécialisés dans des modèles ou des marques. On ne peut pas l’exiger d’un installateur local qui devra connaître plusieurs machines et s’adapter en permanence.

La commerciale que j’ai reçue était très accorte mais elle a rapidement reconnu avoir atteint son niveau d’incompétence. Elle n’a pas cherché à me vendre n’importe quoi mais a appelé son patron pour qu’il puisse évaluer ce dont j’avais besoin. Quand il est arrivé, il a immédiatement compris les spécificités de mes besoins liés notamment au fait que la maison soit sur deux niveaux, les deux avec des orientations différentes. C’est lui-même qui m’a fait le topo avant que je puisse parler. Il a même découvert des aberrations dans l’installation comme l’emplacement du thermostat général.

Cela a d’ailleurs confirmé mon sentiment au sujet de la nullité de l’installateur « de ma mère ».

Il a bien évidemment tout fait pour me vendre son truc, c’est comme ça qu’il gagne de l’argent, mais il a aussi répondu à mes questions précisément balayant, par exemple et comme je le pensais, l’idée d’avoir un robinet thermostatique sur chacun des radiateurs.

 

En aparté, je vous explique : il faut un thermostat dans la pièce principale la plus difficile à chauffer (chez moi, c’est clairement le séjour). Les radiateurs doivent y être ouverts à fond (sinon ce n’est pas la peine que la chaudière se casse le cul à produire de l’eau chaude parce qu’un thermostat lui a dit qu’elle en avait besoin). Les robinets des radiateurs des autres chambres doivent être ouverts en conséquence et en fonction des besoins. Les robinets thermostatiques individuels (sur chaque radiateur ou dans chaque pièce) ne peuvent pas réguler la production centrale d’eau chaude selon le besoin de chacun… Donc ces thermostats ne peuvent servir que pour des radiateurs qui produisent eux-mêmes leur énergie, donc des radiateurs électriques. Mais il faudra toujours adapter leur ouverture en fonction de leur emplacement dans la pièce et de la circulation d’air.

 

J’espère avoir répondu à toutes les questions. Il y a une dernière. Optimiser tout le bordel ne sert pas à grand-chose si l’on considère que mon espérance de vie n’est pas éternelle. Aussi bien, lors de mon passage en retraite, je déciderai de ne plus habiter Loudéac.

13 juillet 2024

Sur la route de la grossophobie

 


Savez-vous que je suis trop gros pour ouvrir la tablette, dans le train, même en première classe ? Savez-vous que, même avec des urinoirs, je n’ai pas la vue assez dégagée pour viser correctement ? Et dans le même style que la taille de mon ventre empêche de la tenir quand je suis assis sur le trône ?

Revenons au plus délicat.

Savez vous qu’une selle de vélo me fait environ 800 kilomètres avant de casser ? Savez-vous que j’ai cassé trois chaises de bureau les deux premières années du confinement ? Savez-vous que n’ose pas marcher sur un petit tabouret en plastique de peur qu’il cède ou me mettre debout sur un solide fauteuil, pour la même raison ? Savez-vous que même si je le pouvais, mon centre de gravité est placé de telle manière que j’aurais vraiment peur de me casser la gueule ? Savez-vous qu’il m’arrive de rester coincé dans les bistros à la fermeture (il y a pire punition…) parce que je ne peux pas me faufiler entre les éléments du mobilier de la terrasse entassé, pour la nuit, dans la salle du bar ?

Savez-vous que je ne peux pas passer par le portail du garage de chez moi si un seul vantail est ouvert ? Savez-vous que je ne peux pas prendre un bain si je fais couler l’eau avant d’être dans la baignoire à cause du « déplacement de liquide » quand je m’y engouffre ? Savez-vous que j’ai du mal à entrer dans les douches de certains hôtels, quand elles ont une protection en « plastique » rigide, avec une petite entrée coulissante ? Savez-vous qu’il m’arrive de me réveiller d’affreux cauchemars où je finis coincé dans des endroits insensés, souvent des cages d’escalier trop étroites ?

Savez-vous que, à vingt-et-an (lors du début de mon service national), je passais déjà pour grassouillet alors que je ne faisais que 60% de mon poids actuel ?

Savez-vous que, dans un des trois salons de ma maison (je suis gros ET opulent), je ne peux pas me lever du canapé car il est trop mou et je suis trop lourd et qu’il n’y a aucun endroit proche où je puisse m’accrocher ? Savez-vous que je ne peux pas m’asseoir ou m’allonger par terre sans un solide appui ? A contrario, je n’ai pas trop de mal à me lever…

Savez-vous que quand je laisse tomber une pièce de monnaie ou un sous-verre quand je suis au comptoir, j’ai beaucoup de mal à le ramasser au point où je mine des difficultés musculaires pour qu’un voisin le fasse à ma place ? J’ai moins de difficultés quand je suis seul, remarque…

Savez-vous que, ne pouvant pas utiliser un tabouret, je n’ai pas accès à tous les placards dans la maison ? Savez-vous que, dans mon appartement, il a fallu que je demande au concierge de me changer les ampoules des plafonniers ? Savez-vous que j’ai une peur bleue quand je dois descendre un escalier sans la rampe à portée de main (je n’y touche pas mais j’ai toujours peur de perdre l’équilibre) ? Savez-vous que je ne peux pas acheter un tee-shirt, une chemise, un manteau ou une veste à Loudéac, car il n’y a pas à ma taille ?

Heureusement que je conserve un petit cul, je peux acheter des pantalons et des caleçons. Je ne suis gros que du ventre…

 

Je ne dis pas ça pour me plaindre ! Au fond, si je marchais une demi-heure par jour, diminuait de 30% ma consommation de bière et de viande, je retournerai assez rapidement à un poids plus normal. Mais je n’aime pas marcher. Et j’aime la bière et la viande. Pour me plaindre, je parlerai de mes problèmes de poumons. Cumuler les deux handicaps n’est pas joyeux. Voyons voir. Si je ne peux pas marcher beaucoup, c’est aussi par manque de souffle, suite à maladie de 2021, amplifié par le fait que je sois trop lourd et que ce manque d’entraînement m’empêche de faire travailler les poumons. On se mord la queue (je n’ai aucun problème de ce côté, ni-même de celui du foie).

Je me répète : je ne suis pas là pour me plaindre. J’ai même plutôt tendance à en rigoler. Voire à en profiter. Par exemple, je tiens très bien l’alcool aussi parce que j’ai plus de volume pour diluer le machin.

Et au fond, comme je peux boire six ou sept pintes sans pisser, je salis beaucoup moins les toilettes que la plupart des gens, d’autant que je suis obligé de faire plus attention…

 


Je crois avoir dit que je n’étais pas là pour me plaindre. Seulement pour parler des gros et de la grossophobie.

Toi, là, qui me lis, tu regardes souvent les gros avec un regard mi dégouté mi compatissant, que le gros soit tendance sumo ou jeune des banlieues avec un gros cul habillé en survêtement, ou soit tendance « moi », avec uniquement un gros ventre lié à des abus répété et rendu possible par car j’ai choisi de mauvais gènes chez certains de mes ancêtres…

Tu te dis que ce n’est pas normal. Que le pauvre gros n’a pas de chance car il est probablement malade. Ou alors qu’il devrait faire attention, des régimes et du sport.

Tu es grossophobe. Ce n’est pas grave. Je suis moi-même grossophobe. Tiens ! Dès que je vois un type vraiment gros, j’espèce que les gens autour de nous se diront qu’il est plus gros que moi. Ou alors, je me dis : « il fait vraiment fort, celui-là » ! Quant aux femmes vraiment grosses, je dois bien reconnaître qu’elles ne me font vraiment pas envie. Ou alors sous forme de rillettes.

Nous sommes tous grossophobes, telle est ma théorie. C’est même pire que ça. Deviens de noircir un A4 pour décrire mes problèmes de gros (tu y pensais à la difficulté pour changer une ampoule ?) mais je ne pense jamais à ses propres problèmes quand je vois un autre gros. A la limite, je peux critiquer un autre gros en oubliant que je le suis moi-même.

 

La loi 90-615 dit, dans l’article premier : « Toute discrimination fondée sur l'appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. » Et les gros, ils puent de la gueule ? Au fond, ça ne te dérange pas plus que ça qu’un patron de bistro refuse d’embaucher un gros… Il aurait du mal à se faufiler entre les tables ou derrière le comptoir. C’est pourtant de la discrimination…

 

L’article R625-7 du code pénal (on rigole moins là, hein !) parle de « l’incitation à la haine ». Il y est dit : « La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.

 

Est punie de la même peine la provocation non publique à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, ou de leur handicap, ainsi que la provocation non publique, à l'égard de ces mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7. »

On pourrait considérer que « les gros » soient classés parmi les handicapés mais la loi prévoit aussi ce qu’est un handicapé : il faut être reconnu comme tel, donc en faire la demande, faire les démarches… pour obtenir une carte…

 


Donc la grossophobie n’est pas reconnue par la loi. Vous me direz qu’on s’en fout et vous auriez particulièrement raison.  Mais appliquez votre réflexion qui vous fait dire qu’on s’en fout à tous les autres motifs de discrimination ou de « provocation à la haine »…

On en reparlera après.

 

Alors vous allez-vous dire que « j’ai raison », qu’il faut reconnaitre la grossophobie mais on arrivera toujours à bloquer sur la définition de la « grosseur ». Il faut que je fasse un « coming out » gros et que je demande une carte de gros à la préfecture ? Pour un peu, vous allez vouloir qu'un juif porte l'étoile jaune pour qu'on soit sûr qu'il soit juif avant d'éviter de l'insulter. 

On marche sur la tête. Où il manque la kippa, d'ailleurs... 


Au bureau, ils ont mis une mouche au fond des pissotières pour inviter les gens à bien viser. Pour voir la mouche, il faut que je me recule de cinquante centimètres. 

On ne peut pas penser à tout et les gros devraient avoir le droit de pisser contre les murs et dans les baignoires.


Savez-vous qu'une ceinture est peu efficace avec moi (j'ai un gros ventre, en dessous, je suis assez mince) ? Je porte donc des bretelles. Savez-vous que, quand je suis assis, elles me font remonter le bouton du pantalon dans le ventre, ce qui me cause parfois de grosses douleurs ? Je ne peux donc pas garder les bretelles si je dois rester assis longtemps... Dans la vraie vie, je ne le mets presque que pour aller à la cantine (mes mains sont occupées avec mon plateau et ne peuvent soutenir mon pantalon) et, bien sûr, quand je dois rester debout longtemps.

Vous imaginez quand je prends le train. Il faut que je mette mes bretelles quand j'arrive à Montparnasse et que je les enlève après avoir trouvé ma place dans le train... 

C'est fou, non ? 

13 juin 2024

Deux jours au petit séminaire



Me voila parti pour deux jours de séminaire professionnel ! C’est le premier depuis six ou sept ans, je crois, à se dérouler avec des activités sur deux jours. Nous avons à peu près chaque année (le Covid a perturbé le rythme) une « sortie » de toute la boite mais, généralement, c’est à Paris et les salariés des succursales de la capitale peuvent dormir chez eux.

En fin de compte, ça se traduit par une journée presque normale sauf que nous finissons « dans la nuit ». Normale mais sans le travail quotidien, remplacé par des discours de la direction, des conférences et des activités dites ludiques. L’an dernier, nous avons eu un déjeuner sur une péniche, sur la Seine, et un dîner dans une grande salle, très agréable. Je suppose qu’une partie des collègues était restée pour danser un peu ou ce genre d’abomination ! J’ai une fâcheuse tendance à m’éclipser dès que le dernier repas est terminé.

Généralement, personne ne picole vraiment. Alors je me satisfais de trois ou quatre coupes puis de cinq ou six verres de vin ce qui abattrait quelques chevaux mais ne me fait pas bouger la moindre oreille. D’ailleurs, si des collègues me suivaient, ils auraient rapidement des difficultés alors je change de groupe pour m’enfiler des choses derrière le cornet ! Imaginez une « soirée de l’ambassadeur » avec moi passant d’un groupe à l’autre comme si je voulais absolument parler avec tout le monde alors que, au contraire, je ne cherche qu’à fuir les conversations et à m’enfiler quelques verres discrètement…

 


Ce soir, nous aurons droit à une nuit d’hôtel ! Cela a généré un mini psychodrame, d’ailleurs, parce qu’on avait compris qu’on serait au minimum deux par chambre (c’est vraiment une chose dont je me fous mais j’ai une pensée pour les andouilles qui partagent ma piaule vu que je n’arrête pas de me lever pour pisser).

J’ai appris que les collègues avaient négocié pour choisir un camarade de chambrée comme si c’était important de partager une salle de bain avec des types que l’on voit souvent… Pour ma part, j’ai laissé le hasard faire le boulot, espérant ne pas tomber sur un gros ronfleur ! J’imagine que les chambres seront organisées avec des « couples » de même sexe ce qui n’est pas rigolo et, en outre, est particulièrement discriminatoire.

En fait, je crois qu’on ne partage pas les chambres mais que ces dernières sont organisées par bungalows de deux chambres, avec une partie commune, dont les toilettes. J’ai fait le pari avec moi-même que j’aurais une chambre dans la partie « hôtel » des lieux vu que je n’ai pas choisi de « coloc » et que je sens mal ma boîte perturber des vieux cons comme moi.

 


Cette après-midi, après un court trajet en car, nous aurons, je suppose, une séance plénière avec des discours des chefs et un vague séminaire pour nous montrer qu’on travaille. Demain matin, nous aurons ce qu’on appelle une activité de Team Building, genre rallye en foret ou un truc comme ça. J’ai déjà annoncé que je n’y participerai pas s’il y avait un volet physique (je ne suis pas spécialement handicapé, pour mon âge, mais marcher vite avec des lascars qui veulent absolument gagner un truc est ma hantise). De toute manière, de la pluie est prévue et la rumeur dit que tout cela sera remplacé par des activités d’extérieur.

Plusieurs collègues ont été surpris de voir que je participerai aux cérémonies. C’est vous dire si j’ai une certaine réputation, pas spécialement justifiée vu que je viens à toutes les cérémonies (j’ai loupé, pour des raisons de santé, le premier séminaire d’une journée après le Covid et la soirée des vœux, cette année mais seulement parce qu’elle commençait après 18h30 et finissait très tard). Par contre, je suis bien le premier à dire que tout cela me gonfle mais c’est uniquement une posture. Les seuls trucs qui m’embêtent sont de trimbaler une valise de bagage (certes petite mais avec une appareil contre l’apnée du sommeil) et surtout de bouleverser mes habitudes du soir : boire des bières à l’Amandine puis à la Comète.

Pour le reste, on voit assez rarement les collègues des autres succursales alors qu’on les a souvent au téléphone. Ca me fait assez plaisir de les voir et de passer une soirée à m’empiffrer de choses sucrées puis salées…

 


Je crois que je me suis entrainé hier soir. J’ai une gueule de bois, ce matin, chose assez exceptionnelle chez moi. Pas de mal de crâne mais le sentiment de planer sur un nuage…

La journée avait mal commencé : j’avais perdu mon iPhone. C’est la deuxième fois depuis une quinzaine d’année que les premières recherches ne paient pas. La fois précédente, je l’avais retrouvé au fond du panier à linge, comme si, dans ma cuite, j’avais voulu le protéger de quelque chose. Souvent, je le retrouve en regardant sous le lit ou en soulevant le matelas (le téléphone se coince parfois entre le lit et le sommier. Ce matin, il a fallu que je lance des fouilles systématiques de l’appartement… Il n’était dans aucun des lieux habituels, table du séjour, étagères de la salle de bain, plan de travail de la cuisine ou placard des toilettes (oui, je lis les informations en posant ma pêche puis je pose l’appareil sur une étage du placard le temps de pratiquer les finitions).

J’ai fini par défaire mon lit au cas où le machin se serait glissé dans une housse ou sous les draps… Il était en fait sous le masque de mon « poumon d’acier » (le fameux appareil contre l’apnée du sommeil) posé sur le lit. J’avais regardé partout sauf à l’endroit le plus évident : où je pose tout en me levant.

On est peu de chose…


Et hier soir, j'ai passé un bon quart d'heure à régler ma bretelle droite qui s'était serrée à fond (j'imagine qu'un camarade m'a fait une plaisanterie mais je ne vois pas comment j'aurais pu ne rien sentir). J'ai passé la fin de soirée avec l'épaule gauche tirée vers le bas et le machin de réglage était grippé...

 

Il est trop tard pour que je me recouche et trop tôt pour commencer les préparatifs (douche et clôture de la valise). Le temps de faire un billet de blog.

J’ai une pensée émue pour les collègues de la direction de la communication, payés pour organiser ce genre de manifestation et pour maintenir le suspens quant au lieu, au programme…


L'endroit semble bien sympathique. Voir les photos...

09 juin 2024

Alerte !

 Je vous préviens, si quelqu’un attend un billet de blog intelligent de ma part après l’annonce de la dissolution, il va être déçu. Le commentaire unanime du bistro est : il est devenu fou. 

On va quand même positiver. Si le RN arrive en tête des législatives et obtient une majorité, il n’aura pas les pleins pouvoirs. Et il pourrait se griller pour la prochaine présidentielle. 

À part ça…


Et en plus je me suis trompé de blog. 

08 juin 2024

Changement de chaudière : faut-il demander plusieurs devis ?

 

Trou dans mon faitage

Je me prépare à signer deux devis (« nettoyage » du toit et chaudière) pour une petite fortune. Je voulais avoir quelques renseignements dans Facebook. J’ai donc posé une ou deux questions quant au sérieux de la société dans un groupe « local » mais les réponses étaient hors sujet. La plus fréquente (et pas que dans Facebook !) est de demander plusieurs devis. On me conseille aussi de prendre un artisan du coin (on comprend très bien les raisons mais j’ai mes raisons de voir ailleurs : les artisans locaux sont formés pour faire des installations en masse grâce aux plans gouvernementaux mais je ne suis pas persuadé qu’ils puissent assurer sur le long terme…).

Pour le devis, je m’interroge ! Quand j’étais consultant, je répondais à des appels d’offre mais je savais parfois à l’avance que ma boite n’allait pas être retenue. A la même époque, il m’arrivait de gérer des appels d’offres lancés par mes clients en sachant très bien à l’avance qui allait être choisi. Dans le milieu professionnel, les appels d’offre sont obligatoires mais sont très souvent complètement bidons !

On va retenir tel ou tel fournisseur parce qu’on est habitués à travailler avec eux, parce qu’on a intérêt à ne pas multiplier les fournisseurs et à les aider à maintenir des « pôles de compétences », parce que la « gestion du changement » sera facilitée, parce qu’on sait que les ingénieurs et autres techniciens connaissent notre environnement.

En fin de compte, la qualité de la solution proposée, la renommée et la pérennité de l’entreprise et le prix, les seuls sujets qui semblent importants, n’entre pas en compte dans le choix final de la solution.

 

Revenons  à l’échelle de ma pompe à chaleur air-eau. J’ai reçu la visite de commerciaux d’une entreprise. Je n’avais rien sollicité mais j’ai répondu positivement à leurs démarcheurs téléphoniques car j’avais dans l’idée de faire les travaux l’hiver prochain. Ils sont venus et ont immédiatement compris les particularités de ma maison, notamment le fait que les pièces à vivre (donc à chauffer…) sont sur deux niveaux, chaque niveau ayant une orientation différente.

Par ces détails, ils ont gagné ma confiance. C’est aussi possible qu’ils aient lu mon blog et mes publications Facebook à l’avance et que je me fasse baiser, au fond !

Ils m’ont proposé d’intervenir pour la pompe à chaleur (et c’est l’objet de ce billet) mais aussi pour toit. Pour ce dernier, ils me proposent une solution qui me fera économiser environ 20000 euros. Je ne sais pas si leurs propositions sont bonnes (je vais me renseigner) mais elles ont le mérite de ne pas me faire dépenser du pognon pour faire tenir des ardoises bien au-delà de mon âge probable de trépas.

Ils ont également compris ce dont j’avais besoin alors que je n’avais rien demandé mais mes besoins n’étaient pas exprimés dans le blog : il y a tout simplement un trou dans le « faitage » (il correspond à l’emplacement d’une girouette qui est tombée lors d’une tempête il y a plusieurs années). Je vais essayer de retrouver la photo. Je n’en avais jamais parlé dans les réseaux sociaux car je ne savais pas qu’il y avait ce trou. Et, à moins, qu’ils aient survolé la commune avec des drones, ils ne pouvaient pas savoir. Pour être précis, ils m’ont proposé les travaux avant de voir cette faitière…

J’ai toutes les raisons de leur faire confiance et je ne pense pas qu’un seul artisan de Loudéac puissent me proposer une solution globale équivalente (ils ne vont pas changer les tuiles – hors faitage – mais les étanchéifier avec je ne sais quel produit).

 

La société en question est affiliée à une enseigne nationale. Les critiques négatives portent sur la démarche commerciale mais je suppose qu’il y a des véreux partout… Les commerciaux n’ont pas essayé de me vendre n’importe quoi. Au contraire, même, la démarcheuse téléphonique m’a posé des questions pour s’assurer que je gérais moi-même mes sous et n’était pas « sous tutelle » (alors que Google diffusait différents types d’arnaque pour forcer des petits vieux à payer). Avec les commerciaux qui se sont déplacés, le volet financement a été très rapidement évoqué (c’est une stratégie de ma part : faire croire que je suis blindé, on pourrait en discuter mais ceux qui négocient pour acheter quelque chose en disant qu’ils n’ont pas de pognon sont assurés d’avoir un service minimum à forte marge et taux de crédit élevé).

 

Revenons à nos moutons (pour la deuxième fois) : dois-je demander des devis d’autres sociétés pour ma chaudière ? Je vais le faire, évidemment, mais ça me gonfle de faire travailler des commerciaux qui n’auront aucune chance d’être retenus.

Tout d’abord, j’ai consulté Internet, les prix « annoncés » correspondent à ce que m’a indiqué la société. Je me demande bien pourquoi demander des devis (au fond, je pourrais économiser peut-être 10% mais je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle). Un type local me proposera une « chaudière de merde » en m’assurant qu’il n’a aucun problème alors que les gugusses présélectionnés sont revendeurs d’une grande marque !

Ma boite d’envergure nationale a forcément plus de techniciens formés qu’un installateur local qui doit, en plus, gérer la maintenance de vieilles chaudières au fioul ou que sais-je ? Mon « indigène » sera sans doute un excellent généraliste mais saura-t-il gérer un produit à la pointe de la technologie ?

 

Par ailleurs, quand on fait un appel d’offre pour le boulot, on demande des références des soumissionnaires, on les vérifie… Vais-je demander à l’artisan local la liste des pompes à chaleur qu’il a installé puis maintient dans le coin.

 

Donc, répondez à la question : à quoi ça sert de faire plusieurs devis ?

 

Je me répète, je vais le faire, mais je pense plus utile le temps que j’ai passé à lire des descriptions techniques…

07 juin 2024

Tout savoir sur les pompes à chaleur

 

Le modèle que je devrais retenir
(PANASONIC - pdf)

J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai fait le choix quasi-définitif quant au choix du nouveau mode de chauffage de la maison. Dire que « je vous annonce que j’ai le plaisir de… » serait un tantinet plus objectif. J’avais déjà fait le choix de ne pas prendre une chaudière au fuel ou au gaz. J’ai opté pour une pompe à chaleur (PAC). Comme je viens de comprendre ce dont il s’agit et que la plupart de mes relations se trompaient tout comme moi, je vais parler de ces solutions ici (sans compter que les explications fournies par les « fournisseurs » de Google sont assez imprécises).

 

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

 

C’est simple : c’est un système qui va récupérer des calories où elles sont pour les injecter dans de l’air ou de l’eau, par un mécanisme quelconque. Par exemple, il pourra pomper l’air ambiant, le compresser, et en retirer de la chaleur. Avec les meilleurs systèmes, on peut pomper de l’air à -15° pour produire de l’eau chaude à 65 !

Ne me demandez pas comment ça fonctionne, c’est magique.

Il ne faut pas réduire la notion de pompe à chaleur à celles « de notre enfance » qui allaient chercher de la chaleur dans les entrailles de la terre. On parle alors de géothermie. J’ai vu utiliser différents termes ou locution dans ma grande quête de vérité, comme la thermodynamique ou l’aérothermique. L’utilisation de ces thermes dans le monde du chauffage domestique entraine des imprécisions voire des erreurs. Jusqu’à hier, j’étais persuadé que j’allais avoir un machin géothermique pour chauffer la maison et de l’aérothermique pour chauffer l’eau. Ces termes ne sont que des branches de la physique mais j’admets qu’ils font bien dans la conversation. Mais il ne faut pas oublier de les préfixer par « pompe à chaleur ».

La pompe à chaleur prend des calories quelque part alors que d'autres systèmes de chauffage (électrique, gaz...) produisent des calories à partir d'une source d'énergie.


Les sources de chaleur ?

 

Nous avons donc les pompes à chaleur aérothermiques, les pompes à chaleur géothermique et le pompes à chaleur hydrothermiques. Elles vont pomper les calories, respectivement, dans l’air, dans le sol et dans l’eau.

La PAC aérothermique est la plus simple. Elle va capter des calories dans l’air, les compresser aimablement et vous les restituer avec le sourire sous une forme que je vais évoquer par la suite. La PAC géothermique va pomper les jolies calories dans le sol, soit en surface (on a alors un réseau de tuyaux et de capteurs sous la forme d’un serpentin sous votre pelouse – par exemple – et qui rappelle les installations de chauffage par le sol), soit en profondeur. La PAC hydrothermique quant à elle va extraire les précieux degrés Celsius ou Fahrenheit selon que vous soyez normal ou étrangers dans la flotte, comme les cours d’eau ou, plus fréquemment, les nappes phréatiques (à ne pas confondre avec les coliques néphrétiques).   

Chaque système à ses inconvénients et ses avantages. Je disais que la première était la plus simple mais elle n’est pas efficace dans les régions froides (je m’en fous, je suis en Bretagne). La PAC Hydrothermique semble un peu compliquée à mettre en œuvre mais si vous avez un puits dans votre jardin, aller titiller les nappes ne sera pas hors de prix.

 

La restitution de chaleur ?

 

Comme pour les sources, il y a trois modes de restitution de la chaleur : l’air, l’eau et « le sol » (pour un chauffage au sol, on a alors un fluide qui transporte les douces calories vers la destination, comme un serpentin sous votre plancher). Chaque système à ses avantages et inconvénients. Par exemple, si vous produisez de l’air chaud, vous saurez en produire du froid et utiliser votre pataquès comme climatiseur vous vous refroidir les refroidir les fesses en hiver mais vous n’aurez pas d’eau chaude pour vous les laver…

Si vous produisez de l’eau, elle pourra être envoyée dans un ballon (pour l’eau chaude sanitaire qui n’est autre que l’eau du robinet, andouille !) ou dans un circuit de chauffage central (les bons vieux radiateurs en fonte de nos grands-mères).  

 

Les nomenclatures ?

 

Il est d’usage d’utiliser une nomenclature de type « Pompe à chaleur source-destination ». On aura donc les PAC air-air, les PAC air-eau, les PAC sol-eau, les PAC sol-sol, les PAC eau-eau et j’en passe…

Je vais choisir, pour chez moi une PAC air-eau, c’est-à-dire que je vais emprunter des calories à l’air de mon jardin fleuri (ou pas, on s’en fout) pour chauffer de l’eau qui ira soit dans un ballon soit dans mes radiateurs.

Encore une fois, chaque combinaison à ses avantages et inconvénients.

 

Pourquoi j’insiste ?

 

C’est tout con mais jusqu’à hier, j’ignorais tout cela. Les renseignements sur Internet sont imprécis quand on n’a pas une recherche précise à faire et les différents interlocuteurs que j’ai eus se trompent souvent et utilisent d’autres mots comme « thermodynamique ». Ils réduisent ce dernier à la production d’eau chaude sanitaire ce qui passe sous silence que la chaleur est produite par des machins aérothermiques, terme assez peu utilisé, en fait, sauf par les professionnels.

J’insiste vraiment : jusqu’à hier, toujours, il n’était pas entré dans ma caboche qu’il existait autre chose que la géothermie pour les radiateurs (donc une PAC sol-eau) et qu’un autre système de type « thermodynamique » me permettrait d’avoir de l’eau pour rincer ma luxuriante coiffure.

Mais ma pompe à chaleur air-eau me fera que je n’aurais à pas forer et le sol et à installer un autre machin pour l’eau chaude du robinet.

 

Le fonctionnement d’une pompe à chaleur air-eau ?

 

En gros, la PAC air-eau a deux unités. La première est à l’extérieur (on en voit à côté des maisons, ça ressemble à des climatiseurs).  Elle ira chercher les calories dans l’air et les transmettra dans un liquide caloporteur (une espèce de fluide) jusqu’à la seconde, à l’intérieur.  Le liquide se transformera en gaz qui sera comprimé par… un compresseur. La température va augmenter. La chaleur sera alors conduite au circuit d’eau pour l’alimentation de la maison.

S’il fait très froid à l’extérieur, un système électrique de secours prend la main (du moins dans les catégories de matériel adaptés à mes besoins), ce secours pourra être utilisé, également, pour forcer la production d’eau chaude sanitaire (le fameux ballon intégré), par exemple si j’héberge une famille de migrants qui passe sa vie sous la douche.

 

Chaque radiateur a un robinet « thermostatique » ce qui permet de différencier les températures par pièce (ou, du moins, par radiateur) mais l’important est qu’il y ait un thermostat central qui va piloter la chaudière pour la partie « chauffage » (par opposition à la production d’eau chaude). Le thermostat central est « sans fil » (ce qui me permet de le mettre où je veux). Le robinet de chaque radiateur va piloter le fonctionnement de chacun alors que le thermostat central dictera la politique globale de la boutique, à savoir la quantité d’eau chaude à produire pour alimenter l’ensemble des radiateurs.

Cela semble évident mais j’aime bien rétablir des vérités car pendant ma phase de recherches, mes potes me disaient qu’il fallait un thermostat par radiateur alors que c’est le thermostat central qui fait le job. La confusion vient du fait que seuls les radiateurs électriques peuvent être pilotés individuellement.

 

Dans le système que j’ai choisi (mais je pense que c’est valable pour la plupart), le thermostat est programmable et pilotable à distance ce qui est très bien pour moi (je ne suis là que par dizaines de jours mais la femme de ménage a droit à un peu de considérations). On peut donc le connecter au réseau internet de la maison (Wifi ou filaire) et le mainteneur a accès au machin pour vérifier le bon fonctionnement de la chaudière.

 

Le coût

 

Je ne vais pas entrer dans le détail vu qu’il doit être adapté à chaque maison ou cas (ça devrait me revenir à 15 ou 20 000 balles sachant que j’ai le droit à peu d’aides). Ce que je veux dire ici, c’est qu’il y a un coût d’usage à cause de l’électricité nécessaire pour le fonctionnement du compresseur, du circuit d’eau…

Chaque PAC a un COP : un coefficient de performance qui va déterminer le rapport entre la consommation d’énergie et l’énergie restituée. Tout cela est bien compliqué mais, en gros, avec un COP à 3, vous consommez trois fois moins d’électricité qu’avec un radiateur électrique.

Mais trois fois rien, ce n’est pas rien !

 

Le diable est dans les détails. Vu que, actuellement, je ne chauffe pas entièrement la maison et que cela me coûte tout de même environ 200 ou 250 euros les mois d’hiver mais que, avec le nouveau système, je chaufferai toute la maison, je ne suis pas sûr d’économiser plus que 100 euros par mois. Disons 1000 euros par an. Mon chauffage sera donc amorti sur 15 ou 20 ans ce qui est probablement supérieur à sa durée de vie…

On est peu de choses.

13 mai 2024

Considérations parmentières

 


Comme Didier Goux parle de séries Netflix, je peux me concentrer à une autre vocation de ce blog avec trois recettes de pommes de terre. Il me reste dix-sept minutes avant d’aller au bistro.

Je vais quand même commencer par deux considérations culinaires générales.

La première me vient d’une considération lue dans Threads, de la part d’une gonzesse végane, qui nous disait que l’on ne pouvait qu’être d’accord sur le fait que l’huile végétale était meilleure que le beurre. Je comprends tout à fait qu’une végane ne veuille pas manger de machin qui vienne de bestioles mais de là à affirmer péremptoirement que l’huile est meilleure que le beurre... Je vais supposer qu’elle met de l’huile sur ses tartines. Je ne sais pas si, dans le quatre-quarts, elle met un quart d’huile de colza ou un quart d’huile de tournesol… Pour ce qui est de la cuisson, il faut reconnaitre que ça dépend. Je ne fais pas mes frites dans du beurre mais, étant breton, je cuisine beaucoup au beurre.

La deuxième est plus proche du thème de ce billet : faut-il épluche les pommes de terre avant la cuisson ou après ? Tout d’abord, on évitera de présenter aux convives des patates non épluchées sauf les pommes de terre nouvelles (à ne pas confondre avec les pommes grenailles, bordel !) et de prendre exemple sur Mc Do qui économise des frais d’épluchages en imposant des patatoes aux heureux consommateurs. Il y a très peu de cas où l’on tolèrera des pommes de terre non épluchées, à table, et ils se limitent, globalement, aux cas où l’on présente les pommes de terre nécessairement entières, comme quand elles sont en papillote ou farcies. Dans un cadre familial, on tolèrera les pommes de terre « vapeur » non épluchées (mais on ne peut pas forcer des convives à se salir les mains pour retirer une peau).

Conserver la peau est préférable quand on cuit les pommes de terre à l’eau car cela évite aux vitamines de se faire la belle. En revanche, c’est trop chiant à éplucher quand elles sont cuites, surtout si elles sont chaudes. Alors arrêtez de vous poser des questions et épluchez vos patates avant de les cuire et systématiquement. Bordel. Qu’est-ce qu’on en a à foutre des vitamines dans les pommes de terre ?

 

Pommes de terre au beurre de maman

Depuis que ma mère n’est plus aux fourneaux à la maison, j’ai toujours tenté d’égaler sa recette de pommes de terre au beurre. J’ai enfin réussi. Il suffit de ne plus les couper (sauf les très grosses) et donc de cuire des patates assez grosses (genre cinq à sept centimètres.

Dans du beurre, évidemment. Et sans épices ou herbes (la photo n'est pas contractuelle), seulement un peu de sel, sinon cela cacherait le goût brut de la cuisson au beurre. Salé. Mettez un peu de poivre si vous aimez mettre des machins.

On n’oubliera pas de réduire « le gaz » dès le début de la cuisson sinon cela crame mais on ne remuera pas trop souvent. Le but est aussi que ça crame. Démerdez-vous avec les paradoxes.

 

Pommes de terre au cervelas

C’est simple : vous coupez les patates en morceaux (trois centimètres) et vous les faites cuire dans l’huile d’olive (vous avez vu que je ne suis pas sectaire !), bien sûr en baissant « le gaz » après le début de la cuisson.

Dès qu’elles commencent à colorer, vous ajoutez un oignon émincé (disons un oignon pour trois personnes, ce n’est pas que pour le goût mais aussi pour la texture de l’espèce de sauce). Quand elles commencent à être cuite (c’est-à-dire que la pointe d’un couteau peut rentrer un peu dedans), vous ajoutez des morceaux de cervelas et vous attentez la cuisson complète en mélangeant régulièrement.

C’est un nectar.

Mais c’est un peu gras vu que l’oignon finit par confire.

 

Pommes de terre à la plancha

Mon premier essai fut un désastre. J’ai découpé les patates comme des frites, les ai fait mariner dans un peu d’huile (encore…), du sel, du poivre, du paprika et des herbes puis j’ai cuit sur la plancha, en prenant bien soin qu’elles soient toutes en contact avec la plaque, tout en les retournant de temps en temps.

Aucun intérêt. Et c’est bien chiant de retourner des frites une à une…

 

Le lendemain (aujourd’hui), j’ai varié parce qu’il me faut bien amortir ma plancha toute neuve. J’ai coupé les pommes de terre en rondelles et les ai fait cuire à l’eau un petit quart d’heure. J’ai égoutté et fait mariner dans un tout petit d’huile et terminé la cuisson sur la plancha.

C’est une excellente recette de pomme sautées.

05 mai 2024

Vie et mort de bandes de potes de bistro

 


Patrice, le deuxième en partant de la gauche, a retrouvé cette photo et l’a diffusée dans Facebook, hier. Ce matin, je tombe à nouveau dessus au moment où j’allais faire un billet dans ce blog (sur le thème : les gros cons au comptoir) pour faire oublier les derniers qui trainent encore dans des bloguerolles.

Elle date probablement de 2006, peut-être un peu avant. Comme je ne me vois pas vieillir et que j’ai l’air tout gamin, j’ai l’impression que j’avais 20 ans… alors que j’en avais probablement 40. A part ça, j’ai un peu grossi. Disons 50 kg, une paille.

De gauche à droite, nous avons Brahim, le copatron (avec Mouloud) des Monts d’Aubrac, qui a fermé à la fin de la cette année-là si ma mémoire est bonne. Ensuite, c’est Patrice, puis moi suivi de Tonnégrande, Hassan (de mémoire seulement, car on ne l’appelait pas comme ça mais du Prénom qui servait de nom à la boîte où il travaillait, une chaîne de boulangerie, vous avez 20 secondes) et, enfin, Djibril.

Je n’arrive plus à me rappeler des circonstances. Si on avait réussi à faire descendre Hassan, nous avions sûrement un bon prétexte (pour une fois) pour prendre l’apéro et la Comète était logiquement fermée. C’était donc a priori soit un samedi, soit un jour férié (où il n’y a pas de marché à Bicêtre), soit en août. Comme Tonnégrande n’a pas la veste et que, moi-même, je n’ai qu’un blouson, je suppose que c’était aux beaux jours. Ce n’était pas pour mes 40 ans (qu’on avait d’ailleurs fêté à la Comète). Si Djibril et moi buvions du Ricard (et, visiblement, Patrice de la Suze ou de la Salers), c’était à l’apéro du midi. On pourrait même s’amuser à trouver l’heure : pour que Djibril soit arrivé, c’est qu’il avait terminé ses vadrouilles en voiture (c’est resté une énigme). Disons 13h.

Il y a un indice qui devait me donner une indication sur la nature de l’événement : nous n’étions que nous cinq, en plus du patron. Il n’y avait pas les autres loustics de la bande. Il manque ainsi les fidèles de la Comète, comme le vieux Joël et le vieux Jacques mais je pense plus aux andouilles que je croisais surtout aux Monts d’Aubrac, les matins, que les soirs à la Comète.

 

Mes 40 ans, le 23 avril 2006.

La bar a été démoli. Ils ont construit un Auchan, à la place. C’est malin… Brahim et Mouloud ont pris une affaire à Choisy-le-Roi. Je n’ai revu le premier que deux ou trois fois. Je continue à voir souvent Patrice. Je ne sais pas si j’ai revu Hassan depuis le changement de propriétaire de la Comète (fin 2007). Je suis resté très proche de Djibril et Tonnégrande pendant longtemps, jusqu’à la fin de la décennie suivante. Mais ils ont pris leurs retraites… ce qui rend compliqué le fait de s’arrêter au bistro après le boulot. Puis il y a eu le Covid et ses confinements, prolongés par ma maladie et ma « convalescence » en Bretagne. Deux ou trois fois par an (et encore…), ils débarquent à l’Amandine ou à la Comète.

Patrice va prendre sa retraite cette année et j’attends un peu la mienne… et surtout mes séjours en Bretagne  

 

Je pense ainsi à tous ceux de la bande qui ont disparu des écrans. Le dernier est Antoine. Il a pris sa retraite, aussi, et a déménagé à Rennes où sa fille habite. Je l’ai connu lors de ma première arrivée à la Comète, fin octobre 1996, donc dix ans avant. Sa fille est née le 14 octobre et ils ont aménagé dans leur appartement un peu après. Il m’avait invité alors qu’on n’avait bu que quelques tournées,

Néanmoins, il picolait trop et il m’a fatigué au bout de quelques années. Je me suis mis à aller à l’Aéro, en face, en attendant qu’il parte, vers 19h20. C’est là-bas que j’ai connu Tonnégrande.

Il y avait Bruno qui était mécanicien chez Ada. Un peu vers cette époque, il a quitté la région Parisienne, ayant trouvé un travail près de chez lui. Je n’ai aucune nouvelle. De toute manière, il avait fini par m’énerver. A la fin, je me demandais s’il ne venait pas à la Comète surtout pour que je lui offre des verres.

Il y avait Jeannine et François. Elle a pris sa retraite et, moins âgé, il a été licencié. Ils sont allés vivre chez sa mère, dans le sud-ouest (ou du moins, dans la maison dont il avait hérité), toujours à la même époque. Il est mort peu après. Je n’ai aucune nouvelle d’elle. Heureusement. Ils m’avaient pris à la bonne, le gars célibataire. Ils m’invitaient à déjeuner, parfois, je suis même allé en week-end prolongé avec eux, dans le patelin Bruno.  Mais elle était chiante car elle picolait trop et lui la suivait pas mal et devenait aigri.

C’est mon grand problème : comme je tiens assez bien l’alcool, les gens sont saouls avant moi et ils me font chier.

Il y avait Régine et Michel. On s’est beaucoup moins vus après la fermeture des Monts d’Aubrac, où je les ai connus car j’avais fini par y suivre les copains de la Comète comme Jeannine, Patrice, François et Bruno les jours où je ne travaillais pas, finissant par plus y a aller qu’à la Comète, les week-ends. Après, ce sont Tonnégrande et Djibril qui m’ont suivis…

Je suis parti plusieurs fois en vacances avec Michel et Régine, dans un grand camping à la Croix-Valmer. Je m’offrais quelques jours de repos. Mais la grosse Régine passait son temps à crier et mes siestes en étaient perturbées. Nos rencontres se sont espacées, Michel me manquait un peu. Finalement, ils sont quitté la région alors que, pourtant, elle était née à Bicêtre.

 

Il y avait le vieux Jacques et le vieux Joël, dont j’ai parlé plus haut, mais aussi Marcel Le Fiacre. Seul le premier allait souvent aux Monts d’Aubrac. Ils sont morts, tous les trois, en quelques années (j’ai revu la femme du fiacre, Miranda, le premier mai : elle semble bien guérie de son mauvais crabe). Il y avait Henri, aussi, mais pas vraiment dans la même bande, mort aussi dans ces années… (je vois toujours Odette, avec qui je passe à peu près toutes mes soirées quand je suis encore à Bicêtre).

J’en passe, comme Jean-Michel, qui vient de vendre son appart et de prendre sa retraite : il n’aura plus de point d’attache dans le coin. Je passe aussi ceux avec qui j’étais très proche comme Pascal et Jeff (tant de fermetures de la Comète… Les deux ont quitté la région, je n’ai plus eu, du jour au lendemain, de nouvelles du second ; je suppose qu’il est mort). Il y a eu Laurent, le premier type avec qui je suis devenu proche et que j’avais intégré à ma récente bande. J’avais été son témoin de mariage, peu après son déménagement en Normandie. Aucune nouvelle depuis, c’est le premier à avoir disparu de mes radars.

Je passe aussi Ramdane avec qui j’étais très proche mais qui est devenu fou et s’est fâché, progressivement, avec tout le monde. On continue à le voir au Kremlin-Bicêtre.

 

Je passe également le gros Loïc. Il est parti vivre avec son ex, à Châtellerault Je lui envoie un SMS à chaque fois qu’un type de Bicêtre qu’on a connu « ensemble » passe l’arme à gauche. Il me rappelle toujours, quelques temps après et nous évoquons le bon vieux temps, quand lui et moi faisions le tour des bistros de la commune.

Je passe, enfin, les patrons de bistro et les serveurs. Au fond, je ne crois pas avoir plus proche de quelqu’un connu à Bicêtre, que Martine, Josiane, Jean et Jim. Connus à la Comète entre 1996 et 2007. Trois ont pris leurs retraites et le dernier a rejoint sa famille.

Et je n'ai pas parlé de mes copains blogueurs que j'ai beaucoup vus à la Comète. C'est une autre bande. Ou d'autres bandes...


De la bande de l’époque, il reste Odette, Patrice et moi. Et encore, les deux premiers ne fréquentent pas les mêmes bistros… On voit encore un peu Jean-Michel mais il n’aura bientôt plus de pied à terre et dans quelques années, je suppose que je vais moi-même les laisser.

 

N.B. : je cite un tas de copains, ici, mais je suis incapable de me rappeler s’ils se connaissaient et surtout s’ils étaient potes, entre eux. 

28 avril 2024

Le blogueur et sa maison : le résumé


 

Depuis mercredi, j’ai récapitulé ce que j’envisageais pour la maison pour les prochains mois. Il me faut maintenant résumer tout ça. Le chantier aura lieu en trois phases, elles-mêmes scientifiquement organisées. Je vais essayer de respecter la chronologie (au fond, pour les travaux les plus lourds, la disponibilité des artisans sera plus structurante, comme on dit).

Première phase : le rangement de l’étage (en début d’été).

Deuxième phase : le vidage des dépendances (à la fin de l’été).

Troisième phase : les gros travaux (j’aimerai bien que ce qui sera relatif au chauffage soit terminé avant l’hiver même si je n’y crois pas vraiment).

 


Première phase : le rangement de l’étage

L’objectif est de vider ce qui ne m’intéresse pas et ce dont les héritiers ne feront rien. Cela permettra de supprimer l’armoire de gauche de la chambre maternelle et l’armoire de la chambre bleue, sans oublier le secrétaire du bureau. Ce dernier sera probablement remplacé par de toutes simples étagères genre « Ikéa » pour stocker des beaux livres et surtout les bandes dessinées (et une petite télé). L’armoire de la bleue sera remplacée par la commode de la chambre des garçons.

En complément, les meubles de la salle de bains seront préparés pour une suppression (lorsque le placard du couloir aura eu un compartiment aménagé pour recevoir « les trucs »). Le meuble télé du séjour sera remplacé. L’opération de rangement dite de l’étage devra donc comprendre ce meuble et le petit placard derrière la porte de la cuisine et ceux du haut de la cuisine et celui avec le matériel de couture. Il y a aussi la commode de l’entrée.

 

Lot 1 : la réserve de draps

Elle occupe l’armoire de la chambre bleue. Tout devrait disparaitre dans le mois : c’est organisé. Toutes les couvertures seront stockées dans le placard au-dessus du lit de droite de la chambre des garçons.

Tous les draps utilisables seront stockés dans le placard du haut à gauche de cette pièce (ils seront ultérieurement remis dans les pièces où ils pourront être utilisés).

 

Lot 2 : le bureau et les livres

J’en ai fait un billet détaillé que je ne peux pas résumer en trois lignes. On n’oubliera pas les livres dans d’autres pièces, un peu le séjour et surtout la chambre des garçons (sur la commode, dans ma table de nuit et dans l’étagère du bas du placard central.

 

Lot 3 : le textile (hors literie)

Il en restera peut-être un peu dans l’armoire avec les draps blancs. Il y a en a aussi sans doute dans l’armoire maternelle (le tri ayant déjà été fait, ça devrait être très vite réglé). Il y a en a surtout dans les chambres « des enfants ».

Tout, ou presque, doit disparaitre sauf mes propres fringues dans lesquelles je rentre encore et d’éventuelles laissées là en secours par la famille.

Pour celles du placard du couloir, je suis partagé.

 


Lot 4 : les babioles

J’entends par là tout ce qui n’est pas du papier ou des trucs comme ça. Il s’agit de faire une première passe pour trouver de la place pour mettre ce qui devra être conservé.

Essentiellement dans les deuxième et troisième placard de la chambre des garçons, dans la commode, dans l’armoire de la grand-mère, il y en a aussi très certainement ailleurs comme dans la chambre de le fille (pièce dont je parle peu mais l’ancienne taulière saura quoi faire de ses trucs). Le principe est que tout doit disparaitre sauf : les bijoux et les petits souvenirs de famille. Il est probable que tout tienne dans un tiroir de la commode.

 

Lot 5 : les éléments à conserver

Les papiers sont dans l’armoire maternelle. Ils n’en bougeront pas. Elle contient aussi des photos (et des choses en lien) qui y resteront et seront rejointes par des choses du même genre. Tout doit tenir dans cette armoire. Débrouillez-vous.

A part ça, il y a la collection de « Le Hulotte » traitée dans le billet lié aux livres. Il y a la collection de Sciences et Avenir dans la partie droite de l’armoire de gauche de la chambre maternelle. Il y a les affaires liées à la généalogie. Je pense que ces deux paquets devraient tenir dans les deuxième et troisième placards de la chambre des garçons.

 

Lot 6 : les meubles de bureau

Je pense au long bureau des garçons, à celui « paternel » et au bas du secrétaire. Je vais mettre dans cette catégorie les rangements du séjour dont j’ai déjà parlé. Le principe est le même : tout doit disparaitre ou presque. On trouvera tout de même quelques pépites comme une cafetière dans mon bureau. Je suppose que rien n’est à jeter dans le placard du séjour et la commode de l’entrée (cette dernière pourra rester intacte mais ce qu’il y a dans le placard pourraient être répartis ailleurs, notamment, je crois, avec ce qui concerne les archives « photographique » donc dans la chambre maternelle).

 

Lot 7 : le garage

Ceci est un peu à part mais j’aimerais bien qu’on fasse un chantier en famille… Contrairement aux autres dépendances, une partie des affaires doit être conservée.

 


Deuxième phase : le vidage des dépendances

Il s’agit de la buanderie, de son annexe, de la grande cave et du dessous de l’escalier dans la petite cave. Les travaux seront confiés à un tiers qui devra être suffisamment avisé pour faire un vague tri. Il ne s’agit pas de garder des choses de valeurs qui pourraient être perdues dans le bordel (de toute manière, on ne sait pas qu’elles existent). Mais il serait ballot, par exemple, de foutre à la décharge le stock de pots de confiture vide qui pourrait toujours servir tout comme les restes de tapisseries qui pourraient être utilisés pour des « réparations ».

Le mobilier est inclus dans le lot du bastringue à virer. Pas le lave linge…

 

Troisième phase : les gros travaux

Peu importe leur taille d’ailleurs, il s’agit de ce que l’on ne peut pas faire nous-mêmes.

 

Lot 1 : les châssis de toit (les lucarnes de la partie arrière).

Ils fuient et en cas de forte pluie, les pièces d’eau desservies par les puits de lumière sont inondées.

C’est con.

 


Lot 2 : la toiture et l’évacuation des eaux de pluie

La première a dépassé l’âge limite et « on » me conseille de la refaire. Je devrais recevoir prochainement une injonction pour la mise aux normes du traitement des eaux de pluie. Il n’y aucune espèce d’urgence, à ce stade.

 

Lot 3 : l’escalier du garage à la cave

Je sais, c’est nouveau… Et une de mes fantaisies. Il n’empêche que si cela doit être fait, il faut commencer par ça…

 

Lot 4 : le chauffage

Tout cela devra être précisé avec les artisans.

Lot 4.1 : j’ai décidé de remplacer la chaudière et les deux ballons d’eau chaude. Les nouveaux machins seront installés dans le recoin des garages. Ils seront avec des technologies « modernes » (géothermie et thermodynamie, si possible secourables par l’électricité).

Lot 4.2 : pour se faire, il faudra refaire les circuits d’eau, notamment sanitaire (il y a actuellement deux circuits distincts) mais aussi pour le chauffage vu le changement d’emplacement de la chaudière.

Lot 4.3 : je suppose qu’il faudra une grosse rénovation des radiateurs en fonte avec, en particulier, le changement des robinets.

Lot 4.4 : j’en visage de mettre deux thermostats (contrairement à un global comme actuellement ou un part pièce comme on me le conseille). Un sera dans la cuisine ou le séjour, l’autre dans le bureau (ou le couloir).

 


Lot 5 : la buanderie

La chambre « de la fille » sera transformée en buanderie. Tout doit être refait, du sol au plafond. La pièce doit être carrelée, il faut de la place pour le sèche-linge et la machine à laver, un peu d’espace pour un étendoir et un tancarville et des plans de travail.

Je ne vous cache pas l’envie débordante que j’ai d’y mettre une baignoire…

 

Lot 6 : la « suite d’invités »

 Il s’agit de la réaffectation de l’actuelle buanderie qui aura été vidée au fil des précédents travaux.

L’annexe sera séparée en deux. La plus petite partie, à gauche, sera carrelée et préparée pour recevoir une cuisinette. La partie droite sera transformée en toilettes (douches, WC, lavabo, emplacement pour une machine à laver au cas où).

La grande fenêtre sera… agrandie. Pourquoi pas une porte-fenêtre ? Les petites seront remplacées mais on s’en fout. La pièce principale sera réhabilitée (parquet, tapisserie, plafond…). Du mobilier sera installé : un grand lit, un espace bureau, un petit salon.

 

Lot 7 : la grande cave

Elle aura reçu un nouvel accès à partir du garage. On fera une isolation du plafond (ou du moins des pièces au-dessus). La pièce sera réhabilitée (placo, carrelage…). Un espace de travail (établi) sera mis et les murs qui restent recevront des placards un peu surélevés (en cas d’inondation) sauf un destiné aux fourches et autres pioches et râteaux (que je jure, par ailleurs, ne pas user).

On ne touchera pas à la petite cave (de laquelle un ballon d’eau-chaude et un tas de charbon auront été virés : elle est parfaite pour la conservation du vin même si, avec moi, le vin ne se conserve pas).

 


Lot 8 : l’arrière-cuisine

Tout d’abord « laverie » lors de la construction de la maison puis transformée en salle d’eau, tout y sera refait… pour faire ce qu’on appelle des toilettes d’invités et un espace de rangements pour balais, seaux, aspirateurs, produits d’entretien…

N.B. : je ne sais plus si j’ai dit pourquoi je veux casser autre chose que la douche. Je vais faire un aparté : les chiottes sont merdiques, peu adaptés au gros, trop tassés avec le reste ce qui rend difficile l’entretien. Et il manque des pissotières, bordel ! On se fait engueuler quand on pisse à côté mais il faut étudier nos conditions de mictions en urgence pendant les publicités à la télé.

 

Lot 9 : la salle de bain du haut

La baignoire sera remplacée par une douche et le lavabo sera changé (ce à quoi je n’ai pensé qu’hier et qui explique la baignoire dans la buanderie). Le reste du mobilier connaît ses derniers jours. Il y a aura donc de la place pour mettre un nouveau WC. Le placard « dans le grenier » sera refait. Proprement. Entièrement. Sachant que la porte sera nécessairement au moins en partie derrière la douche.

 

Lot 10 : les WC du haut

Vous allez me dire que je vais avoir plein de WC (4 je crois) dans cette barraque mais peu importe. Au point où j’en suis. Le seul travail à faire est la réhabilitation du placard (comme pour la salle de bain) mais je suppose que changer les toilettes et le lavabo ne serait pas du luxe.

 

Lot 11 : l’escalier arrière

Il s’agit de ceux qui descendent de la cuisine à la porte du jardin puis de ceux qui vont à la cave. Ils seront « réorganisés » pour qu’on n’ait pas peur de se casser la gueule, que l’escalier de la cave soit moins moche, que la porte à l’entrée de cet escalier moins stupide.

 

Lot 12 : les huisseries diverses

La porte en verre du porche sera remplacée. Les portes donnant sur l’entrée aussi ou, du moins mises dans un état correct avec des serrures dignes de ce nom, tout comme celle de l’arrière-cuisine vers le jardin. La porte d’entrée principale sera « réparée » (ce qui veut dire probablement changée).

Les volets de la chambre maternelle et surtout du bureau seront électrifiés. J’aimerais bien que certaines serrures soient remplacées par un dispositif électronique automatique, potentiellement biométrique comme dans les films d’espionnage. Non, je ne suis pas fou mais quitte à refaire des choses autant plonger dans la modernité (et avoir un bouton central pour tout fermer).

Une cloison isolante sera ajoutée entre l’entrée et le reste de la maison mais j’ai du mal à me faire un plan.

 

Lot 13 : la cuisine

Les trois placards seront repensés avec des grands tiroirs en bas des plus grands. Ils auront des portes (ou des bouts de tiroir) en bois ou formica blanc (je m’en fous un peu mais c’est pour noter que je vais bien les refaire).  

La hotte aussi, nananère, sera étudiée je sens que je vais me faire engueuler si je n’y ajoute pas un éclairage.  

Je pourrais me décider à refaire toute la cuisine.

 


Lot 14 : la véranda

Le toit est à refaire vu qu’il y a des fuites et qu’il laisse passer le soleil. Les ouvertures sont insuffisantes l’été et les mécanismes pourris. Tout refaire me semble l’issue souhaitable. La partie du fond sera transformée en cuisine d’été (évier, plaques, barbecue ou plancha, frigo et assez grand – par rapport à la taille de la pièce – congélateur.

Le toit se poursuivra jusqu’au bout de la terrasse (sur lequel une table et des chaises seront mises, la véranda elle-même contenant un salon).

 

Il n’y a plus qu’à faire. Je rappelle tout de même que cela est une vision de ma part : compte tenu de l'ampleur, je suppose que des architectes devront avoir le dernier mot, en plus des artisans.