03 octobre 2017

30 ans...

Ca fera 30 ans demain que je bosse sur des distributeurs de billet ou pour. J'ai probablement un billet de blog à faire. Genre : à 21 ans, il est monté par hasard à Paris. 

Dans ces trente ans, j'ai passé trois années sur d'autres sujets, dont celle de mon service militaire et deux sur une connerie. Le paiement par carte bancaire avec un lecteur de carte sur le terminal. Ce qui fait 27 ans sur les GAB. Je ne sais pas pourquoi cette date, le 4 octobre 1997, est entrée dans mon cerveau. 

Le plus drôle est que j'ai des copains qui ont une expérience similaire à la mienne, comme Boc, MpW, Bertrand ou Veronique même si je suis largement plus vieux. Ils n'ont donc pas mes 30 ans. 

J'en tire une certaine fierté. Je pense que les gugusses que je cite et moi avons acquis quelques connaissances. 

Il me reste 15 ans à bosser. J'espère que le liquide ne baissera pas trop d'ici là. 

Nous sommes des vieux. J'aime toujours autant les liquides, d'ailleurs. 

Ce 4 octobre 1987 reste dans mon crâne. J'avais trouvé ce boulot un peu par hasard. J'étais donc monté à Paris parce qu'il fallait bien bosser. Avec la secrétaire, j'étais le seul de la boite à ne pas être cadre. Pour moi, c'était vraiment l'aventure. Paris m'appelait. Je suis arrivé à Paris. 

L'année suivante, j'ai fait mon service militaire et le directeur commercial m'a appelé. Tu veux revenir chez nous ? Je m'en foutais mais il fallait bien que je bosse. Nous sommes alors entrés dans la traditionnelle négociation salariale. Comme je n'avais pas fait d'études, j'avais été humble. Très. Le directeur commercial m'avait proposé plus (on était passés de 9500 francs à 14000) en m'interdisant de demander moins.  J'avais accepté. Au bout de quelques mois, j'avais été augmenté à un point que je touchais plus que les types qui sortaient d'une école d'ingénieur. Les cons avaient protesté. Le directeur commercial m'avait convoqué. Du genre : on augmente les imbéciles de 1000 francs et toi de 2000 mais tu fermes ta gueule. J'avais accepté. Encore. Je suis très fort pour accepter les augmentations que je n'ai pas demandées. 

Trente ans ont passé depuis mon arrivée à Paris. 27 depuis cette histoire où mes patrons avaient décidé de me payer plus cher que les connards qui avaient fait des études ce que j'avais oublié de faire. 

Dans un nouvel épisode, nous étudierons pourquoi.

02 octobre 2017

Des années de comptoir

J'arrive à la Comète vers 21 heures. Les copains étaient au comptoir. Je vais les saluer, évidemment. Il y avait un type que je ne connaissais pas. Je lui serre la main. 

Il me dit : vous savez que je suis client depuis 1967, ça fait 40 ans. Je lui réponds que je suis né en 1966 et que çà fait 51 ans. Il me dit : ah je me suis trompé. 

Il commence à me parler des très anciens patrons que je ne connais que parce qu'ils habitent dans le quartier et sont sympathiques. Il me parle de leur fille et de son mari qu'il a bien connu. Je réponds envahissement. La vie privée des gens ne nous regarde pas. Je suis client depuis 1996, le patron de l'époque avait déjà été remplacé (il avait mis en gérance). 

Il continue à me casser les ovaires mais bon enfant j'écoute. 

Jusqu'à ce qu'il me dise qu'il est un excellent client. Ce à quoi j'ai répondu que je faisais toutes les fermetures depuis 20 ans et que je ne l'avais jamais vu, que c'est un connard et tout ça. 

Faut pas me chercher.

30 septembre 2017

Féministes en alu

Passons aux vrais sujet (d'autant que Sophie n'aime pas la politique dans Facebook). Vers 12h30, une grosse pouffe est arrivée à la Comète pour déjeuner. Elle était habillée d'un "haut" bleu, d'une jupe qu'on aurait dit faite en papier aluminium et de collants (je suppose qu'elle n'aurait pas eu la délicatesse de mettre des bas qui blessent). 

J'étais éberlué devant une telle faute de goût. 

Tonnégrande est alors arrivé. Il a vu mon regard figé sur la jupe, a regardé cette dernière, m'a regardé à nouveau. 

Nous sommes partis dans un fou rire indigne des militants féministes que nous sommes. 

Non. Pas de photo. La pauvre.

28 septembre 2017

Titrologie


C'est sans doute lamentable et nous pourrions probablement remplir des kilomètres de pétitions. 

Ce qui ne m'empêche pas de rigoler. L'article dit textuellement que mémère est myopathe parce qu'elle n'a pas payé sa facture d'électricité. 

01 juin 2017

After Work en banlieue rouge

J'ai souvent fait des billets pour me moquer des after-work à La Défense. Je résume : des imbéciles d'une même société boivent des coups entre collègues, en restant debout. Je n'ai rien contre les gens qui boivent debout, je passe ma vie au comptoir. Sans tabouret (mais avec tas bourrés). 

Mais pas ailleurs qu'au comptoir. Pas autour de tables. Rester debout autour de tables sans s'assoir est ridicule. 

Ce soir, il y a un after machin à la Comete. Tout se perd. 


Je gueule pour le principe, ça me permet quand même de rester plus tard au bistro. 

05 mai 2017

Mon pote, le vieux Joël !

J'y pense, ce soir, encore plus que tous les soirs (on ne peut pas oublier 10 ans de fermeture de bistro ensemble) parce qu'un ancien serveur de la Comète est passé et qu'il y avait un concert à la Comète. 

Le vieux Joel et moi nous sommes fâchés en janvier l'an dernier et il est mort d'un cancer en avril alors que j'ignorais à quel point il était malade. 

On s'est fâchés un soir de concert, justement. Le patron avait fait circuler une corbeille pour récupérer des sous pour le chanteur. J'avais refusé de donner. Il a insisté. J'ai donné un centime. Joël, qui avait été intermittent du spectacle, n'avait pas aimé. 

On se rappelle des conneries quand on se fâche avec des copains. Je me rappelle des additions réciproque. Le vieux Joel avait bu pour quatorze euros. Moi pour soixante quatorze et j'avais fait venir des potes, notamment le vieux Jacques. Mes souvenirs sont confus. Toujours est-il que je n'avais pas jugé utile de donner des sous pour le chanteur. Mais j'avais fait la connerie de donner vingt centimes à la quête ce qui m'avait fait  me prendre pour un gros con alors que ce n'était qu'une vanne idiote. 

Il ne m'a jamais laissé l'occasion de lui expliquer. Dès le lendemain, il refusait de me parler. Un peu plus d'un an après, je suis toujours triste, d'autant qu'il n'avait "donc" plus de copain intime pour parler de sa maladie. 

On a passé quelques mois au comptoir (deux ?) sans se parler après dix ans de complicité, d'amitié. 

Je suis toujours triste, un an après. Et les souvenirs me reviennent. Ce soir. 

Mehdi, l'ancien serveur, est passé ce soir. Par hasard. Il m'a reconnu. On a discuté. Je lui ai rappelé qu'il connaissait deux clients au comptoir (Odette et Tonnégrande)d. Alors je lui ai tout dit. Y compris ses anciens clients. Dont les morts. 

Et je suis triste. Un loupé. 


19 mars 2017

Drame de la solitude

À la Comète, ils passent du Chuck Berry en boucle. Vive ce bistro. 

Pendant ce temps je discutais avec la "vieille Monique". Celle que le gros Loïc sautait à l'occasion. Elle habite à 100m de la Comète. Moi aussi mais à 200m d'elle. Deux facettes d'un même quartier. J'habite du côté riche. 

Elle m'a parlé de sa vie. Ses parents sont morts. Sa sœur aussi. Du coup, il n'a plus qu'un neveu comme "héritier". Elle pleurait parce qu'il ne l'appelle jamais. 

Elle m'a dit qu'elle allait au bistro pour voir des gens (ça fait vingt ans que je la connais, elle est chiante mais ce n'est pas une pochetronne). Sinon elle ne voit personne. Remarque ! Je suis un peu pareil. Mais j'ai des potes, pas elle. 

Misère.