17 janvier 2022

Il était une fois l'isolement

 


36,9 me dit mon joli thermomètre depuis samedi soir et je n’ai aucun symptôme d’Omicron à part un écoulement nasal mais qui n’en aurait pas en janvier dans une maison au chauffage aléatoire. Soyons précis, j’ai plusieurs vagues symptômes mais ils sont liés au fait que le film d’hier soir, Il était une fois dans l’Ouest, a duré environ trois heures et que j’avais un cubi de rouge sur la table du salon.

D’ailleurs, en le regardant, je me suis dit que c’était sans doute un des plus grands films de tous les temps et j’ai eu envie de faire un billet avec la liste de ces grands films. M’en rappelant, ce matin, avant même d’appuyer sur la gâchette du thermomètre (qui ressemble à un pistolet), j’ai interrogé Mme Google et suis tombé sur deux classements. « Mon » film y figure bien mais je ne suis pas du tout d’accord avec ces espèces de tri. Les classements sont sans doute faits par des intellos ou des types qui se la pètent, croyant connaître le peuple et ses goûts. Il faudrait préciser les critères. J’ai choisi de regarder Il était une fois dans l’Ouest dès que j’a vu qu’il passait à la télé tout en fouillant dans mon cerveau pour vérifier que je ne le connais pas par cœur (a posteriori, j’ai constaté que certaines scènes étaient bien ancrées entre mes oreilles mais ne représentant pas plus de 10% du film)…

J’invite tout un chacun à exprimer la liste de ce qu’il considère comme les plus grands films : à savoir, ce que l’on fait le choix de regarder sauf si on les connait par cœur.

Pour ma part, il y a évidemment celui dont je parle, Le bon, la brute et le truand, Les tontons flingueurs, Mon nom est Personne, On l’appelle Trinita et La grande vadrouille. Je pense qu’on pourrait ajouter Pour une poignée de dollars et Pour quelques dollars de plus mais ça fait tellement de temps que je ne les ai pas vus que je les ai un peu oubliés. Il y en a surement d’autres mais par rapport « aux tops » disponibles sur Internet, j’ai assez peu de « films culte » (ou « films cultes » ?) en tête.

Cela étant, me température reste constante à 36,9 degrés. Je mesure souvent : compte tenu de la forme de la maison, on a parfois l’impression d’avoir très chaud ou très froid…

C’est jeudi soir qu’il y avait un « KdB ». Nous étions trois dont un testé négatif le jour même mais qui a rapidement développé les symptômes du Covid, confirmé dimanche matin par un test. Du coup, je me suis mis à l’isolement mais je n’ai sans doute absolument rien. Je suis quand même un peu inquiet vu que j’ai vu du monde depuis, notamment ma mère et des copains de bistro. J’ai gagné un test, ce matin (probablement dans les minutes qui viennent). Résultat ce soir.

Dans l’attente, je ne fais rien. A part bosser, c’est ballot.

14 janvier 2022

Renaissance (de l'appartement 144 de ma copropriété)

 

Pendant les deux semaines entre mes hospitalisations, avec
Odette, j’ai remis en état mon séjour et ma cuisine. Il y avait du boulot avec tout le bordel entassé pendant le confinement et les mois précédents. Disons qu’elle y a passé six heures et moi quatre.

Mais pendant cette première opération, mon chauffe-eau est tombé en panne (en fait, ce n’était qu’un fusible mais comme il a presque trente ans, je trouvais la panne normale).

Juste après, alors que je venais d’être opéré, j’ai eu un dégât des eaux sur la chasse d’eau. La gardienne m’avait appelé mais j’avais complètement zappé. Du coup, quand je suis arrivé chez moi, en début de semaine, je n’avais plus d’eau. Tout m’est revenu en mémoire et je suis allé la voir pour avoir des précisions. Elle m’a alors informé qu’un plombier allait arriver pour faire quelques travaux chez elles et m’a promis de me l’envoyer ensuite.

En papotant avec elle, j’ai eu l’idée de faire appel à son époux (à la pipelette, pas au plombier, andouille), jeune retraité, pour faire quelques travaux bien mineurs que j’avais en tête comme changer des ampoules des plafonniers (avec mon poids, je ne peux pas monter sur un tabouret et, avec l’opération, je ne peux pas travailler les bras en l’air !).

Il s’est donc pointé et a changé cinq ampoules (elles sont toutes tombées en panne en environ deux semaines juste avant le premier confinement mais comme je n’osais pas sortir, j’avais survécu avec les autres). Je lui ai alors dit que mes deux halogènes ne fonctionnaient plus (ce qui ne me dérangeait pas plus que ça, j’étais bien décidé à les remplacer par des machins consommant moins). Il a démonté le premier et n’a pas réussi à le réparer… Il a fini par constater qu’il n’était plus branché (j’ignore pourquoi, le machin est à la même place depuis 28 ans…). Quant au deuxième, il lui a suffi de changer l’ampoule (ce que j’avais déjà fait, pourtant…).

Voyant mon état de déliquescence, il a décidé de regarder le reste : l’origine du dégât des eaux, se disant qu’il pouvait m’éviter quelques centaines d’euros de frais de plombier, et le chauffe-eau car il avait un doute sur la panne.

Pour ce dernier, il a mis un peu de temps. C’est en fait le machin qui commande le passage « heures creuses heures pleines » qui était hors service (il « affichait » un bon fonctionnement mais était en fait bloqué sur « heures pleines » donc sans fonctionnement du chauffe-eau). A ma décharge, je ne pouvais pas le deviner. J’ai cru comprendre qu’il avait eu le même problème chez lui et que ça serait dû à l’installation du compteur Linky, pendant la période.

Pour le dégât des eaux, il provenait du robinet d’alimentation de la chasse d’eau. En fait, le mécanisme avait une fuite : j’avais donc pris l’habitude de couper le robinet après chaque utilisation… A force de jouer avec lui, il a commencé à fuir (finissant par perdre une dizaine de litres par jour). Tant que j’étais sur place, je ne me rendais pas compte de la quantité, je ne sais pas pourquoi mais mon absence a été dévastatrice. L’époux a donc changé le robinet et en a profité pour réparer ou remplacer le mécanisme complet (il en a chié).

Enfin, à l’occasion d’un de mes rapides retours à Paris pendant les premiers mois de la crise sanitaire, c’est mon robinet de douche qui a explosé mais comme je ne passais pas à la maison, je m’en foutais, puis… je n’avais plus d’eau chaude. Il a remplacé le robinet.

Avant son intervention de plomberination, néanmoins, il me fallait que je rendre praticable les toilettes et la salle de bain et le rétablissement de l’éclairage m’a permis de voir que certains coins étaient vraiment dégueulasses. J’ai donc passé une bonne paire d’heures à briquer tout ça (me contentant, pour l’instant, du minimum dans la salle de bain), allant jusqu’à asperger certains coins d’acide chloridrique (ça pue mais qu’est-ce que c’est efficace !).

Tout cela va me coûter quelques bouteilles de whisky vu qu’il y aura passé deux heures, au moins.

Il me reste donc la chambre et une moitié de salle de bain et l’appartement sera comme neuf. Je verrai ça avec Odette (au moins, c’est elle qui me doit du pognon et ça m’arrange : elle picole plus que le concierge) lors de ma prochaine visite à Paris.

 

Cette après-midi, j’ai une réunion pour étudier les évolutions de la réglementation de Visa et de Mastercard (on a de ces conneries à faire pendant les heures de travail) puis je suis en week-end (mon premier depuis mi-novembre, au fond) : je vais commencer par laver les carreaux du séjour et de la cuisine.

05 janvier 2022

[Séries] Damnation

 

Paire de frères

Damnation se passant dans le far West au début du siècle dernier, il a beaucoup de points communs avec un western d’autant que les bonhommes jouent des armes à feu comme moi de la bière à la fin du siècle en question mais ça n’en est pas un ! Il décrit une des facettes de la « grande dépression » dans cette Amérique pauvre, où les paysans se battent contre les banques et les riches pour garantir des prix de vente valable et que les citadins sont plutôt du côté des riches en question, un peu par commodité.

C’est un comme en France, quoi ! Sauf que, chez nous, les paysans sont à droite et que ce sont des cadres bourrés de pognon qui jouent à l’opposition au monde du capital en se faisant appeler « insoumis » mais je m’égare.

Notre héros, Seth Davenport, est un pasteur qui s’installe avec son épouse dans cette petite ville de l’Iowa. On se doute assez rapidement, notamment grâce à sa facilité à dégommer ses congénères à coup de révolver, qu’il n’a pas toujours été « curé de campagne ». Il prend rapidement parti pour les ploucs et les aide dans leur combat. Les riches font appel à un « casseur de grève » qui n’est autre que le frère de Seth (qui n’est pas Osiris). D’où un certain bordel. Le schérif et le ku klux kan locaux jouent des rôles importants dans cette belle histoire.

Malheureusement, et je ne sais pas trop si ça ne vient pas de moi et de ma boulimie de séries depuis une semaine (mais j’ai lu deux articles dans Google qui allaient un peu dans mon sens), j’ai eu du mal à suivre les cinq premiers épisodes (c’est une minisérie de 10 épisodes de trois quarts d’heure) et, si j’ai tenu, c’est grâce à la qualité des images, du jeu des acteurs, de certaines scènes… Au sixième, tout redevient normal, les rôles de chacun deviennent clairs, on sait qui sont les mauvais et les méchants et on suit avec beaucoup plus de plaisir d’autant qu’il y a beaucoup de scènes d’actions, que des seconds rôles, notamment des femmes, prennent de l’importance et que les deux frangins commencent à se rendre compte qu’ils ne peuvent pas se tirer dessus. Des flashbacks (légers, je précise, car j’ai déjà dit que j’en avais horreur) finissent par nous aider à comprendre le positionnement de tout un chacun.

Vous pouvez regarder mais préférez le bistro si vous avez l’occasion.


(7 billets en une semaine sur ce blog, ça va se calmer !)

04 janvier 2022

[Séries] Squidgame


C'est un peu la série à la mode, celle dont le démarrage a fait péter les compteurs. Chez moi, un seul a disjoncté : je n'ai tenu que vingt minutes et, bien que d'un naturel ouvert vu que les goûts et les couleurs ne se discutent pas, je ne comprends pas que des andouilles puissent rester plus longtemps. On va dire que seule l'introduction est chiante, mais, bon, tout de même... Je me demande si mes compatriotes n'ont pas tendance à apprécier n'importe quoi et à entrer dans le suspens même si les films sont chiants. Rien que les clichés du départ poussent à tourner le dos...

Pas de billet, donc, vu que je n'a pas tout vu. Et en plus, c'est le quatrième billet depuis hier.

[Séries] Clickbait


 

Clickbait (littéralement : appât à clics) est une minisérie de huit épisodes d’une petite heure. « Nick Brewer, un père de famille qui a récemment disparu, apparait dans une vidéo virale, qui contient un message effrayant disant qu'il mourra si la vidéo atteint 5 millions de vues. La vidéo l'accuse également d'abuser les femmes et d'en avoir tué une. Alors que la police part à sa recherche, les secrets de tous seront révélés petit à petit. »

Les sept premiers épisodes sont racontés sous l’angle de vue de personnages différents (la sœur de la victime, puis le flic, puis la femme et ainsi de suite) ce qui rend la narration assez intéressante. Le tout est fort plaisant même si c’est loin d’être la meilleure série qu’ait sortie la plateforme.

Internet, les réseaux sociaux, les sites de rencontre… sont au cœur de l’action mais la presse évoque une critique du monde du web, de l’anonymat et tout ça alors que, à mon sens, ce ne sont que des supports à une intrigue dont, disons-le, dans ce sens, la fin est bien décevante. Désolé de spoiler mais cela a peu d’importance et je ne dévoile pas grand-chose, tout ça pour dire que la série se regarde pour chaque scène et pas pour la cohérence globale même si le découpage des épisodes « par narrateur » est assez plaisant d'autant que la complexité de l'intrigue fait en sorte qu'il y a, au fond, plusieurs coupables. Cette complexité est par ailleurs tout à fait plaisante et ne rend pas difficile la compréhension de la chose.

Vous pouvez regarder mais préférez plutôt une soirée au bistro avec les potes. Néanmoins, il n'y a pas de longueur, de flashback imbitable et chiant, de miniscènes psychomachin insupportable : les auteurs ne tirent pas à la ligne pour remplir un contrat. On ne s'ennuie pas.

 

Je vous ai dit que j’aimais bien les miniséries (et les films assez longs, du coup) mais le défaut est que je peux en voir deux par jour et que j’en suis donc à trois billets depuis hier et il devrait y en avoir un autre d’ici ce soir. Courage…

[Film] The power of the dog



The Power of the Dog se passe dans le farwest au début du siècle dernier (il y a une voiture !) dans un grand ranch avec des cowboy (à cheval !) mais je ne crois pas qu’on puisse le qualifier de western : les gens ne se tirent pas dessus, les indiens sont des pauvres comme les autres… Disons que c’est un drame voire une comédie dramatique.

Deux frères tiennent un grand ranch. L’aîné est un vrai dur alors que l’autre est plus raffiné. L’aîné semble être le vrai patron. Le plus jeune se marie avec une future ancienne hôtelière qui a un fils, grand adolescent, tellement efféminé qu’on pourrait le penser outrageusement homosexuel « mais » intelligent et faisant des études de médecine.

Tout ce beau monde finit par vivre dans le ranch et on peut dire que la première partie du film, lorsque tout cela se met en place, est franchement chiante à un point que j’ai abandonné à 21 heures préférant me réfugier dans un sommeil absolument mérité. Du coup, j’étais debout vers 5h30 et je me suis mis à regarder la deuxième heure de ce film au cours de laquelle j’étais bien passionné ! Je vais le faire autrement et je charge mes lecteurs ayant vu de le film de compléter : dans les conditions dans lesquelles j’ai vu ce machin, j’aurais envie de lui donner une bonne note même si j’ai trouvé très chiante la première moitié…

La jeune mariée (qui a quand même un fils qui frise la vingtaine) se fait sans doute prodigieusement chier à la ferme et se met à picoler. L’aîné ne peut pas les saquer, elle et son fils, montrant une certaine homophobie suspecte car on finit par se demander s’il n’est pas lui-même homosexuel. Se demander ou pas. Il finit par se prendre d’affection pour le môme et par le prendre tout court mais sous sa coupe uniquement (du moins à l’écran), le formant au métier de cowboy et en diminuant progressivement les railleries destinées à faire rigoler ses salariés, ces machistes de cowboy.

Ne lisez pas le résumé dans Wikipédia, ils vont un peu trop loin dans le spoilage mais, heureusement, avec mon visionnage en deux phases, j’avais oublié ce que j’avais lu la veille.

Les paysages sont splendides et les « ambiances » très bien tournées, que ce soit, au départ, à l’hôtel de la dame ou, ensuite, dans le ranch.

03 janvier 2022

[Séries] Godless

 


Bien sûr qu’il faut aimer les bons vieux westerns pour aimer une mini-série comme Godless mais c’est quand même autre chose que Au nom de la loi, les mystères de l’ouest ou autres feuilletons de chevaux qui courent et de gens qui se tuent de notre enfance.

C’est du bon. Evidemment, on notera que le premier épisode ne sert pas à grand-chose vu que le décor est planté au cours du second et on se demande toujours ce qui se passe par la tête des auteurs mais du deuxième au septième et dernier, ça roule. Résumons… Roy Goode est un gentil cowboy genre Robin des Bois qui a quitté Frank Griffin, à la tête d'un groupe d'une trentaine de despérados, genre "la horde sauvage", qui le recherche pour se venger alors qu’un gentil shérif ne rêve que d’arrêter toutes ces andouilles.

Googe se « cache » dans une ferme tenue Alice Fletcher, près du village de La Belle et d’un autre patelin habité uniquement par des noirs qui ont faire la guerre. La Belle a une mine d’argent (je crois) mais un accident y a provoqué la mort de tous les hommes en âge d’y travailler ce qui fait que le patelin est essentiellement habité par des femmes. Ces dernières ont donc la part belle dans cette série (même si la plupart des premiers rôles sont tenus par des hommes) ce qui est assez rare dans un western (ça apporte, en outre, de la fraicheur et des scènes éloignées de ce qu'on peut voir traditionnellement).

On peut considérer Godless comme une espèce d’hommage au genre (le western) avec plusieurs très beaux clichés tout en restant terriblement novateur pour différents aspects. C’est à voir même si, con comme je suis, je regrette que le happy end ne soit pas si happy que ça mais je ne vais pas spoiler d’autant qu’il n’y a rien de bien grave.

 

Par ailleurs, j’adore cette notion de mini-série (je crois qu’il y a sept épisodes d’une petite heure chacun) : dans les vraies séries, les producteurs ont tendance à faire du remplissage et on se retrouve avec des scènes qui n’ont pas de rapport avec l’intrigue. Dans Godless, quelques flashbacks, juste ce qu’il faut, permettent de situer ce qui unit (ou pas…) les hommes, notamment Roy Googe et Frank Griffin. Et une part très belle est laissée aux seconds rôles.

A voir. Mais il faut aimer les westerns, disais-je.

02 janvier 2022

[Séries] La Casa de Papel

 


Les bandes annonces et autres extraits de La Casa de Papel avec ces types en combinaison rouge et avec des masques de Dali ne donnent pas spécialement envie de regarder cette série, tout comme d’ailleurs une grande partie de ce que l’on peut en lire sur Internet. D’ailleurs, je vais moi-même commencer par être négatif : il y a beaucoup trop d’apartés ou de flashbacks même s’ils sont nécessaires pour mettre en place les différents éléments de l’histoire. Du coup, la Casa de Papel ne dénote pas parmi les autres excellentes séries : c’est parfois un peu long…

Il n’empêche qu’elle est parmi les meilleures que j’ai pu visionner en neuf mois de netflixage et je ne peux que la conseiller ! Ces longueurs communes laissent parfois penser que les auteurs s’imaginent avoir trouvé un bon filon et tente d’en ajouter un maximum. Note aux auteurs : la prochaine, essayez de virer la moitié des scènes qui ne sont pas directement dans l’action… Autre point commun avec les autres séries netflixienne : tous les personnages, même les plus antipathiques, paradoxalement, sont éminemment sympathiques et on s’y attache. Ici, prenez par exemple la fliquette du deuxième braquage ! Je ne vais pas spoiler mais il faut admettre qu’au début elle passe pour une vraie conne à qui on a envie de donner des baffes mais, au fur et à mesure de l’intrigue, on s’y attache franchement. C’est le cas également, en pire, du gros type barbu qui est responsable des autorités pendant ce deuxième braquage. Jusqu’à ses dernières apparitions, il passe pour une grosse enflure mais on finit par l’apprécier. Les malfrats, quant à eux, du moins pour ce qui concerne ceux qu’on voit le plus, entrent directement, tous, dans votre estime !

 

C’est l’histoire d’un type, le professeur, issu d’une famille de braqueurs professionnels (très « classes », pas de petits délinquants de banlieue) qui organise, chaque saison, un « casse du siècle ». Pour la première, en deux parties, il s’agit de pénétrer, avec une prise d’otages, dans l’entreprise espagnole très sécurisée où sont imprimés les billets en euros (pour en imprimer des dizaines de milliers de milliards ou un truc comme ça). Pour la deuxième, en trois parties, c’est carrément la réserve centrale d’or d’Espagne qui est visée. Le professeur est le cerveau qui prépare tout (ce qui prend des années) et recrute les voleurs, les meilleurs du pays, qui mèneront les actions dans les institutions. Ces derniers sont habillés en combinaison rouge avec des masques de Dali, tout comme les otages afin de perturber les flics et autres snipers officiels.

C’est haletant ! J’ai commencé vendredi soir, pendant le réveillon, et j’ai fini ce matin, après deux nuits de cinq ou six heures et sans rien glander d’autre ou presque (disons 15 ou 16 heures par jour devant la télé mais, dans mon état, je n’ai pas grand-chose de mieux à foutre).

Ces deux saisons en cinq parties comprennent chacune à peu près une douzaine d’épisodes d’une petite heure qui s’enchaînent automatiquement (j’entends par là que dès qu’un est fini, vous voulez passer au suivant plutôt qu’aller au bistro ce qui, malgré tout, serait bien légitime).

Chacun des braquages est très complexe, parfaitement organisé et exécuté. Pour le deuxième, par exemple, il ne suffit pas de rentrer avec des flingues dans la banque centrale : sortir des tonnes d’or ne se fait pas en claquant des doigts, d’autant que les mesures de sécurité sont impressionnantes, et l’armée ne tarde pas à intervenir ! Les actions principales du professeur sont donc de manipuler les autorités, de créer des fausses pistes…

Par ailleurs, la clé du succès est que l'équipe fait tout pour avoir la sympathie du public, tout d'abord en évitant la violence (il y en a pourtant plein dans a série) mais aussi en montrant bien l'image de lascars qui s'attaquent au système, un peu comme des Robin des Bois qui volent les riches pour donner aux pauvres.

 

C’est haletant, disais-je.

30 décembre 2021

[Film] Don't look up : déni cosmique



Ce qu’il y a de bien avec Leonardo di Caprio, c’est que, en vieillissant, il ne s’enfonce pas dans le rôle de l’ancien jeune premier ou du vieux beau georgeclooneytien ce qui fait que les rôles de quinquagénaires qui font un peu moins lui vont à merveille ! Ce qui est le cas du personnage qu’il incarne dans Don’t Look Up, film qu’il arrive à sortir de l’eau car c’est loin d’être le chef d’œuvre dont on parle même s’il y a des moments de drôlerie ou de dix-huitième degré assez jouissifs…

Je résume l’intrigue au cas où des lecteurs n’en aient jamais entendu parler ou soient incapables d’ouvrir Wikipedia. Di Caprio joue le rôle d’un docteur en astromachin. Lui et une de ses élèves découvrent une comète qui s’écrasera dans six mois sur la terre, détruisant toute forme de vie ce qui, il faut bien l’admettre, est ballot. Il leur faut donc convaincre les autorités, dont la trumpissime présidente des USA plus intéressée par les élections de mi-mandat, qu’il faut faire quelque chose comme atomiser ce machin pour éviter le désastre.

 

N'allez pas me voir si négatif que ça mais, au vu de la critique, je m’attendais à un vrai chef d’œuvre… et je l’attendais d’autant plus que c’est le premier truc que je regarde sur Netflix depuis des mois, à cause de mes hospitalisations successives. Je vais en profiter pour raconter une anecdote… Je suis donc rentré à Loudéac après trois mois d’absence il y a une dizaine de jours… La télévision (achetée en début d’année) ne fonctionnait pas mais je m’en foutais ; j’avais passé plus d’un mois dans mon lit d’hôpital à regarder des conneries et venais de retrouver mes livres. Il y avait trois pannes : les chaînes reçues par l’antenne passaient très mal (c’était déjà le cas avant), celles passant par le décodeur Orange n’avaient ni son ni image (mais du texte…) et celles passant, disons par Internet, comme Netflix, n’étaient plus du tout accessibles ce que m’a dit mon frère avant-hier… Du coup, j’ai profité de mon mardi pour faire fonctionner le poste : il est parfaitement opérationnel (sauf les chaînes de l’antenne) et les pannes étaient fictives (sans doute liées à une défaillance d’internet).


Vous pouvez regarder Don’t Look Up sans vous poser de question ; je ronchonne mais on passe du bon temps. Poussez le vice à aller jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’après le générique de fin. On y rigole bien.

08 décembre 2021

[Hopital] Toilette

Malgré mon machisme invertébré j’ai demandé de l’assistance pour ma toilette car je commençais à puer. L’infirmière en chef de l’étage a donc appelé sa collègue, une femme d’une bonne cinquantaine d’années (comme moi, il faut le dire) manquant de féminité mais pas d’accent russe ni d’une carrure qui incite les grassouillets à la modestie. Je faisais moins le malin et je lui ai expliqué que je voulais de l’aide pour le haut du corps, notamment le shampoing, afin de ne pas mouiller ma cicatrice. Elle a mis une chaise sous la douche, a protégé ma poitrine dans une espèce de sac plastique après avoir enlevé l’espèce de chemise d’hôpital que je portais malgré mon goût immodéré pour un minimum d’élégance. 


Elle me lave la tête puis le haut du corps avec une énergie incroyable (mais réellement agréable). Elle passe au jambe gauche puis m’a fait mettre debout. Constatant que je n’étais pas à poil, elle semblait déçue (de ne pas pouvoir terminer son nettoyage ?), elle gueule : « ah ! Vous avez un slip ! Ben débrouillez-vous ! » Je n’y étais pas opposé, répugnant à me faire tripoter les parties encore intimes par une espèce de virago. Elle sort : « Et dépêchez-vous, je vais faire le lit ! ». J’imaginais malgré tout le rapport de cause à effet. Je n’ai pas perdu une minute…


J’avais à peine terminé quand elle est entrée avec une chemise propre qu’elle a pris soin de m’enfiler sans me forcer à lâcher la serviette qui me protégeait les toujours intimes. Elle a remis mon harnais, m’a demandé si ça allait mieux. 


J’ai acquiescé et remercié. Et mis un caleçon de propre ce qui ne semble pas dans les codes vestimentaires de l’établissement. La chemise de base de l’hôpital français porte quand même un sacré coup à notre réputation d’élégance mais j’ai rendez vous avec le kiné. Je ne tiens pas à faire le tour de la boutique les fesses à l’air. 


Même si elles sont parfaitement propres.