15 septembre 2021

Dr House à la Comète

 Première journée de télétravail normale de ma carrière ! Je m’explique : je suis en télétravail chez moi, au Kremlin-Bicêtre et non pas à Loudéac, chez ma mère. Et les précédentes fois où je bossais de la maison, c’était avec de grosses contraintes extérieures comme celles liées au confinement et à ses extravagances comme la fameuse attestation débile.

Je vous préviens : le titre de ce billet de blog est assez mensonger mais le premier réflexe que j’ai eu, ce matin, est de faire ce que je faisais encore en mai 2020 : sortir avec ma canne, celle que j’utilisais lors de mes précédentes entorses et qui me permettaient alors de rentrer dans les supermarchés plutôt que d’attendre, dehors, avec une population qui, il faut bien le dire, ne sent pas très bon.

N’allez pas voir de malice de ma part : c’était bien la reprise d’un réflexe… Depuis cette époque, je me suis mis à regarder des série à la télé, dont l’illustre Doctor House qui est un type mal rasé avec une béquille. Notre seule différence visible est assez légère : environ 70 kg. Aussi, je me suis rappelé pourquoi des collègues m’appelaient parfois Dr House, à l’époque des béquilles… Et aussi, et il n’y a pas de mal à se faire du bien, un jeune m’avait alors expliqué qu’en cas de problème auquel les spécialistes ne trouvaient pas de solution et qui laissaient sèche la ligne hiérarchique, ils venaient voir et… me trouvaient ! Dans la mesure du possible, c’est moi qui les amenais vers la solution, généralement au bout de quelques tonitruantes insultes pour les pousser dans leurs retranchements, provoquer la réflexion juste, celle qui entraine le déclic !

Les jours de travail en présentiel, je vais m’équiper d’un stéthoscope.

 

Toujours est-il que la première sortie de ma canne, ce matin, fut à l’occasion du café vers 8h30. Figurez-vous qu’avec ma période d’entorse puis de crise sanitaire, je n’avais pas mis les pieds dans un bistro avant midi depuis sans doute plus de deux ans ! Quel bonheur de retrouver les petits bruits du comptoir, le personnel qui se met doucement en place pour affronter une dure journée de labeur.

Figurez-vous que la Comète a enfin de nouveaux patrons après 18 mois de bordel et que je les découvre cette semaine à ma plus grande joie : ils sont sympathiques (on nous a fait la tronche pendant plus de deux ans, quand même !).

 

Ce midi, je suis allé déjeuner : c’était très bien (à part la météo et le service qui bouchonnait un peu : c’était peut-être la plus grosse journée depuis l’ouverture). Il me tarde d’y redescendre (non sans aller faire mon rapport aux autres bistros du quartier) pour notre première soirée de blogueurs depuis des siècles, dans un cadre très bien refait.

08 septembre 2021

[Séries] Bloodline

 


« Robert et Sally Rayburn sont les propriétaires de Rayburn House, un hôtel réputé des Keys, au large de la Floride. Ils ont eu ensemble trois fils et deux filles. Leur famille est très soudée, à l'exception du fils aîné, Danny, qui a quitté l'archipel et entretient des relations exécrables avec son père. Alors qu'une grande fête est organisée pour célébrer les 45 ans de l'ouverture de l'hôtel, Danny revient dans les Keys. Son retour coïncide avec une série d'événements plus ou moins dramatiques et fait remonter à la surface de vieilles histoires familiales dont la mort par noyade d'une des filles. » Ils se retrouvent assez rapidement embringués dans des histoires de drogue, de meurtres…

Les images sont superbes, les personnages sympathiques s’ils ont besoin d’être sympathiques, très bien interprétés par la plupart (sauf peut-être, étrangement, pour le principal qui semble un peu amorphe et résigné dans son rôle de défenseur ultime de la famille).

Mais vous pouvez passer à côté. Trop de rebondissements sans intérêt sauf pour comprendre la suite, trop de faits importants perdus au cours d’une conversation.

Quand vous regardez une série d’une demi-douzaine de saisons de 20 épisodes, vous pouvez prendre la télécommande une fois ou deux pour revenir en arrière parce qu’il vous semble que vous avez piqué un roupillon. Avec Bloodline, c’est trois fois par saison.

Un auditeur à forte capacité de concentration pourrait suivre, je suppose…

30 août 2021

[Séries] Lucifer


« Lassé et fatigué d'être le « Seigneur des Enfers », Lucifer Morningstar abandonne son royaume et s'en va à Los Angeles où il est propriétaire d'une boîte de nuit appelée « Le Lux ». Lucifer a reçu le don de contraindre les gens à révéler leurs désirs les plus profonds. Un soir, Lucifer assiste au meurtre d'une chanteuse pop devant son club. Il décide donc d'aller à la recherche du coupable et croise sur son chemin une policière nommée Chloe Decker qui résiste à son don et lui met des bâtons dans les roues.

Pendant que Lucifer Morningstar et Chloé Decker font équipe pour trouver le meurtrier, Dieu envoie l'ange Amenadiel sur Terre pour convaincre Lucifer de revenir régner à nouveau sur l'Enfer. »

Pour une fois, la présentation par Wikipedia d’une série n’est pas mauvaise (et ne voyez pas une critique très négative dans mes propos ; je connais la difficulté de l’exercice) mais je voudrais apporter quelques précisions afin que le lecteur ne s’imagine que Lucifer n’est qu’un saltimbanque avec quelques pouvoirs de vision pour résoudre des enquêtes. Lucifer est le diable, bordel, Satan en personne, quoi ! L’esprit du mal, et tout ça… Or, le nôtre est sympathique. Il ne pense qu’à picoler et à baiser (et à sa gueule)             . Il n’est pas là pour faire le mal mais pour s’assurer que ceux qui l’ont fait soient bien punis…

 

Sinon, les épisodes ressemblent un peu à ceux des séries des années 1980 avec une grande place à la déconne mais une trame d’enquête sans intérêt, l’originalité étant portée par le couple d’enquêteur : Chloé et Lucifer. Au fil des épisodes, différents personnages que nous qualifierons volontiers de biblique si j’avais la moindre culture religieuse et, surtout, s’il apparaissaient bien aux vrais génériques des livres de l’époque pondus dans la sueur de type qui réfléchissaient comme la paire de Testaments. Devoir considérer les anges comme les fils de Dieu et de son épouse de l’époque laisse perplexe le cuistre et, pourtant, au fil des épisodes et des saisons, de nouveaux personnages apparaissent comme Eve, Caïn, l’ex-femme de Dieu… Même Dieu apparait et j’y reviendrai…

Les enquêtes (un épisode, souvent) comme généralement normalement, par une scène d’un crime sans rapport avec la religion mais il y a presque toujours une pièce du puzzle (le thème de la saison) qui est dévoilée (genre : le receleur d’autoradios volés est le gars qui aura revendu la bague de Lucifer). Alors, c’est évidemment chiant comme la lune. La première saison est sans doute là pour mettre en place les personnages mais la deuxième est dans la lignée, donc de trop. Ce n’est qu’à partir de la troisième (sur six) que le déclic se fait en nous, pauvres auditeurs pour finir en apothéose qui est plus proche du fantastique que du policiers avec un bouquet final autour de la succession de Dieu, lui-même, l’éternel en personne…

Il aura longtemps été décrit par un salopard par ses enfants, comme Lucifer, qui ne décrivent comme un être manichéen voué à faire chier tout le monde mais, au cours de son apparition dans la série, apparait tout en bonhomie, un être débonnaire et emphatique. Quand il apparait, on est un peu surpris : le gars qui a créé l’homme à son image est noir. On se demande si c’est une modernere hollewodienne ou un truc pour faire chier les réactionnaires trumpistes mais on s’en fout. Le personnage est parfait, incarnant le grand père gâteux !

Sans spoiler, il se fait suer depuis une éternité donc plusieurs milliers d’années à régner sur le paradis et il s’emmerde. Sa femme est partie depuis longtemps diriger un autre univers et il ne pense qu’à la rejoindre. Il ne pense plus qu’à arrêter mais il lui faut un digne remplaçant…

 

C’est étrange pour un athée comme moi (un vrai athée, pas une espèce d’agnostique, mais en plus un athée inculte, n’ayant une vue des trois religions monothéistes que parce qu’il a entendu sans prêter attention mais les 10 commandements, c’est quand même un beau film ! Pour peu que vous regardiez Ben Hur par la suite, votre culture est au sommet !) de découvrir ce monde des croyants complètement repeint ! On connait bien l’éternité même si découvrir que tout a commencé par le bigbang n’est pas joyeux mais on ne peut pas imaginer que Dieu – celui des autres – ne puisse pas être éternel en tant que tel même s’il est en tant que personnage ! On ne peut croire qu’il donne les clés de son univers, le paradis, pour aller se fondre dans une autre foule.

 

La plupart des seconds rôles sont très bien, notamment dans le camp du bien (celui du diable, par rapport à celui des malfrats terriens ou éternels). Parmi les personnages récurrents, je pense notamment à la psi, à la « garde du corps » de Lucifer et à celui du grand frère de Lucifer, tous trois dans des registres différents (par exemple, la psi a pour clients des protagonistes de l’histoire et leurs conversations permettent d’approfondir les sujets traités).

C’est bien dommage que les deux premières saisons soient loupées, au point de réduire chaque épisode à celui d’un de Starsky et Hutch, tout juste bon à faire patienter entre la fin de la sieste de le début de l’apéro.

15 août 2021

[Séries] Peaky Blinders


« Fondée sur l'histoire du gang des Peaky Blinders, actif à la fin du xixe siècle, cette série suit un groupe de gangsters de Birmingham à partir de 1919. Cette bande, emmenée par l'ambitieux et dangereux Thomas Shelby et formée de sa fratrie, pratique le racket, la protection, la contrebande d'alcool et de tabac et les paris illégaux. »

Depuis que je regarde des séries sur Netflix ou Amazon, je ne suis tombé que sur des trucs à peu près bien, sans doute parce que je fais assez attention aux copains qui me les conseillent. Le thème de certains est assez traditionnel (de l’aventure, de l’espionnage…) mais le thème de certains est parfois très original (décrivez-moi Fargo en quelques mots…). Peaky Blinders entre dans cette catégorie. N’étant pas spécialement lettré ou littéraire, j’ai un peu de mal à en parler sur mon blog alors que j’ai décidé d’en parler systématiquement. Depuis le deux ou troisième, je m’en tire en recopiant la phrase d’introduction dans Wikipedia… A l’occasion, je vais bien consulter la presse en ligne pour voir ce qu’ils disent de la série mais les journalistes sont sans doute aussi mauvais que moi pour trouver une approche originale. Les propos sont généralement sans intérêt.

Mon billet tiendra donc en peu de mots : vous devez regarder Peaky Blinders. Point. Pour les aspects négatifs, elle ressemble à beaucoup de séries avec trop de personnages et vous finissez par être un peu perdus… Pour beaucoup d’entre elles, on a l’impression d’avoir une baisse au bout de quelques saisons. Ce n’est pas le cas de Peaky Blinders (on attend même avec impatience la sixième).

 

Dans ces nouvelles séries, il n’y a pas que le scénario et le jeu des acteurs à être travaillé, contrairement aux nunucheries – souvent plaisantes, la question n’est pas là – françaises des grandes à 20h30. La lumière, la photographie, le son et à la musique sont très bien. Peaky Blinders est exemplaire (même si trop de scènes sont dans des pièces sombres). L’introduction de séquences dans faubourgs de Birmingham par un lent traveling « monochrome » sur fond de Hard Rock est sublime. Wikipedia parme de l’utilisation d’une musique anachronique et c’est tout à fait ça. Le rock un peu dur donne une puissance incroyable à des actions se déroulant 50 ou 100 ans plutôt.

Parlons des acteurs. Je l’ai dit, il y a en a un peu trop et on s’y perd, que ça soit du côté des méchants, des gentils ou de la famille. Certains sont très complexes mais contrairement à d’autres séries, les auteurs ne cherchent pas à rendre tout le monde sympathique. Donc tout est parfait.

 

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ? Cinq saisons de six épisodes d’une heure : une paille.


11 août 2021

[Séries] La méthode Kominski

 

« Sandy Kominsky (Michael Douglas), un ancien comédien ayant brièvement connu la gloire des années auparavant, s'est reconverti en coach pour acteurs qu'il forme et accompagne dans son école située à Los Angeles. Accompagné de son ancien agent Norman Newlander (Alan Arkin), il tente de naviguer dans la culture de la jeunesse et de la beauté de Hollywood, en décalage avec son âge. Il doit faire avec des problèmes d'argent et de santé, des décès de proches, etc. »

C’est court, ça va vite, c’est drôle… Les acteurs sont excellents. Michael Douglas est au top et il a fait venir des copains à lui (enfin, au moins un : Morgan Freeman). Il n’y a pas beaucoup de raison pour ne pas regarder au plus vite cette série !

04 août 2021

[Séries] Occupied


« Dans un avenir proche, alors que les États-Unis ont quitté l'OTAN, la Norvège élit un gouvernement écologiste et cesse l'ensemble de sa production pétrolière et gazière, tandis qu'une grave crise énergétique touche l'Union européenne. Cette dernière demande l'appui de la Russie qui, en quelques minutes, enlève le Premier ministre alors qu'il venait d'inaugurer une usine de production énergétique au thorium. Il est forcé d'accepter que la production d'hydrocarbures reprenne sous le contrôle russe.  »

C’est le genre de série qui devrait me plaire et je devrais donc remercier le camarade qui me l’a conseillée. Ou commencer à facturer le temps qu’on me fait perdre. Déjà, l’histoire est à peine crédible. Ensuite, elle est très mal racontée ce qui fait que vous ne comprenez plus rien. Les personnages se ressemblent (normal, des Norvégiens, mais ils auraient pu faire ça au Sénégal…).

Les Russes sont perçus comme les méchants (ce qu’ils sont) à un point qu’on les compare assez rapidement aux nazis alors qu’ils n’ont pas franchement les pratiques des SS. A contrario, les résistants sont présentés comme des neuneus… C’est presque insupportable. Après on a le premier ministre sorti et rentrant qui devient contre les Russes et passe pour un héros alors qu’il passait pour le fumier au départ, le garde du corps collabo qui devient, à la limite, libérateur, le militaire haut gradé taré (mais droit dans ses bottes) qui passe héros de la résistance.

 

Je vais raconter une anecdote. J’ai regardé le premier épisode à un moment où j’étais sans doute fatigué. A la fin, je ne savais pas trop ce qui s’était passé. Je suis allé voir dans Wikipedia : l’histoire est parfaitement décrite. J’étais donc passé à côté. J’ai regardé une deuxième fois, plus reposé. Phénomène identique : je n’avais pas vu l’action. J’avais vu chacun des gestes mais n’avais pas pu recoller les morceaux. Du coup, j’ai visionné la saison une troisième fois après avoir appris par cœur le résumé Wikipédia et j’ai enfin compris… Je vais préciser : à un moment, on apprend qu’un des principaux personnages était mort parce que d’autres acteurs en parlaient. Cela paraissait tellement surprenant de l’apprendre ainsi que toute la crédibilité de l’histoire était foutue. Alors j’ai regardé à nouveau toute la série entre la dernière apparition du type et la conversation en question. Tout ce qu’on voit est une scène de deux secondes où un type sort le cadavre de l’eau… Rien de plus.

Notons bien qu’on ne se fait pas chier. Ou alors je suis particulièrement persévérant. J’ai regardé sans faillir (mais non sans faire des retours en arrière et des lectures de wikipedia) deux saisons. J’ai commencé la troisième : elle n’était qu’en VO.

 

Je suis parti sans regret. La première fois, je crois…

 

03 août 2021

[Séries] Designated Survivor


 « Au cours du discours sur l'état de l'Union, un attentat frappe le Capitole. Le président des États-Unis et le vice-président périssent avec l'ensemble du cabinet, ainsi que la totalité des membres du Congrès, à l'exception du secrétaire au Logement et au Développement urbain, Tom Kirkman, choisi comme étant le « survivant désigné » (designated survivor). Il est alors investi président des États-Unis. »

L’attentat sur le congrès et le type qui se trouve POTUS par hasard est dérivé d’un livre de Tom Clancy, « Sur ordre », parmi les aventures de Jack Ryan, que j’avais adoré. Parmi les séries dont je parle ici, je crois que c’est la deuxième que je trouve fortement inspirée de Clancy et que la première était Homeland. A la limite, 24 heures chrono aurait pu en être inspiré. Clancy est un maître. Surtout pour vendre du livre d’aventure américain…

Par ailleurs, tous ces films sur les hauts lieux du pouvoir m’intéressent (dans le thème récemment, j’ai vu The Crown, House of Cards, 24 heures chrono…) et je suis donc naturellement un bon public pour Designated Survivor sauf que le titre est à chier.

A noter que c’est la première série sur laquelle je tombe par hasard et qui ne m’a pas été conseillée par un pote.

La première partie de la première saison est consacrée à la « mise en place » : l’attentat, le serment, la reconstruction des institutions, les enquêtes… Ensuite des ces dernières sont en toile de fond mais, notamment pour la deuxième saison, chaque épisode traite d’un événement (une prise d’otage, la découverte d’une bombe salle, une attaque terroriste bactérienne…). La troisième saison est plus consacrée à l’élection présidentielle suivante, à laquelle se présente Kirkman.

Côté politique, Kirkman est « indépendant » et doit ainsi manœuvrer entre les Démocrates et les Républicains même s’il est sans doute plus proche des premiers. Il est dans le camp du bien ce qui me va très bien mais, en plus, il ne s’attaque pas de front directement au camp du mal (et ne fais pas chier, par exemple, avec les armes à feu) ce qui me va encore plus. Plus je tiens un blog politique, plus je me dis qu’il ne faut pas forcer les électeurs… Disons que s’il avait été confronté au covid, il n’aurait pas milité pour une vaccination obligatoire mais aurait fait en sorte que la vaccination soit bien possible pour tout le monde…

 

La série commence en fanfare mais je me demande si je ne me suis pas un peu fait chier dès la moitié de la première saison. Pour la deuxième, le rythme est plus régulier (un épisode, une histoire…), ce qui est très bien. Pour la dernière, je pense que le tout bon est revenu.

Après plusieurs séries, j’ai dit que les personnages sont sympathiques. A la limite, heureusement… Designated Survivor n’échappe pas à la règle : il y a peu de méchants.Là, il y a un phénomène amusant. Trois personnages sont éminemment familiers. Kirkman est joué par Kiefer Sutherland qui tenait également le premier rôle dans 24 heures chrono. L’enquêtrice Hannah Wells, asiatique maigrichonne, a pour doublure, en français, la même que Christina, la cardiologue de Grey’s anatomie. Les voix et les tics de langage sont rigoureusement les mêmes. Enfin, la grande blonde industrielle copine du chef jours aussi dans Grey’s Anatomy…

 

Vous pouvez regarder ! En revanche, si un épisode vous emmerde, passez au suivant…

26 juillet 2021

[Séries] Bosch


« La série présente le travail du détective du Los Angeles Police Department, Harry Bosch. » Au moins, la présentation par Wikipedia est sommaire mais ça fait du boulot pour le blogueur d’autant qu’il ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec le personnage du roman dont il porte plus que le nom perturbé par ailleurs par la batterie de son vélo électrique dont la batterie Bosch est en cours de chargement sur son bureau.

Bosch est ainsi un détective expérimenté du LAPD. Les enquêtes s’étalent généralement sur une saison (de 10 épisodes). Les premiers épisodes de chaque saison sont parfois un peu compliqué : les enquêtes et les personnages se mettent en place doucement et il faut tenter de mémoriser mais au bout de cinq ou six, tout s’emboîte et on reste scotchés. Les enquêtes sont palpitantes, la répartition entre elles, la vie du poste et les histoires privées sont très bien dosées.

Une des particularités de Bosch est que sa mère était une prostituée qui a été assassinée quand il avait 12 ans ce qui lui donne une vision particulière sur la société, la pauvreté mais aussi les institutions, les enfants…

 

Les enquêtes sont globalement celles des livres mais elles sont traitées différemment. Le Bosch est évidemment le même mais beaucoup de différences sont à noter. Tout d’abord, la série s’échelonne de 2014 à maintenant alors que les romans ont commencé 20 ans avant ! C’est d’ailleurs un élément prépondérant dans la lecture : le héros vieillit. Pas dans la série (sa fille, quant à elle, « commence » au lycée et on la retrouve stagiaire dans des cabinets d’avocat, vers la fin).

Du fait de ce « rythme » différent, les querelles ou changement internes au LAPD restent en arrière plan. Jerry Edgar reste le coéquipier. Le chef de la police est Irving Irving, aussi, mais une personne honnête (il me semble que, dans le roman, les premières années, c’est une fripouille). La bande d’enquêteurs ne change pas trop. Bosch ne change pas de boulot (alors qu’avec les romans, on a du mal à suivre…) et, s’il a quelques bisbilles avec la hiérarchie, cela reste marginal.

Non seulement, Bosch ne vieillit pas, dans la série, mais il ne ressemble pas du tout, physiquement, à ce que j’imaginais, une sorte d’inspecteur Harry en plus râblé… C’est un type normal, aux cheveux blancs mais assez jeune (disons vers 40 au début de la série), l’allure de maigrichon… Une espèce d’antihéros dans un film palpitant sans trop de scènes d’action qui se devient très bon s’il y a fusillade ou bagarre…

Comme dans le film, Harry a une très belle maison située sur les hauteurs de LA (dans les deux cas, il a réussi à toucher des droits suite à la reprise au cinéma d’une de ses premières enquêtes et il a tout investi dans cette résidence vraiment particulière et « enchanteresse »). On y est bien, donc est bien sa vie personnelle (je ne vais pas tout raconter : c’est la même fille que dans les romans et elle finit par vivre avec son vieux pour les mêmes raisons mais au cours d’histoires différentes. A noter que le rôle de la mère est tenu par Sarah Clarke qui jouait aussi dans 24 heures chrono, pour le rôle de Nyna Myers ce qui m’a perturbé au début car j’avais l’impression de la connaître).

 

Contrairement à la version lisible, et paradoxalement, la musique est peu mise en avant et est souvent à chier. Disons que Bosch est une espèce d’esthète et on aurait souhaité en avoir plus à la télé…

Enfin, les 20 ans entre le premier livre et le début de la série ne sont pas sans importance vu que l’intrigue des bouquins se situe peu après les émeutes de Los Angeles et au moment de l’affaire OJ Simpson. Cela pourrait perturber le lecteurs gros et normand, mais la série Bosch est assez « multiculturelle ». Comme cerise sur le gâteau, nous avons même la cheffesse de Bosch qui est lesbienne.

 

A ne pas louper. Les romans policiers de Michaël Connelly étaient déjà, de loin, mes préférés, surtout (mais pas que) la série des Bosch. Je ne suis pas trop déçu par l'adaptation à la télé. Au contraire (dans le sens où j'avais peur). Connelly est aussi un bon producteur...

 

A noter que c’est la première série que je présente vraiment et qui n’est pas disponible chez Netflix. Mais à peu près tout le monde a, sans le savoir, un abonnement Amazon Prime.

22 juillet 2021

[Séries] Grey's Anatomy (et un peu de The Big Bang Theory)

En mars, j’ai pris un abonnement Netflix et j’ai commencé à raconter ici tout ce que je découvrais soit 16 séries. Le 24 mai, les bistros ont rouvert et ma capacité à regarder de jolies choses a dramatiquement diminué. Je n’ai fait que finir le regardissionnage de ce que j’avais commencé et il me restait les deux séries les plus légères : Grey’s Anatomy et The Big Bang Theory, toutes deux terminées cette semaine. J’ai repris le « sérieux » avec Bosh dont au sujet duquel on reparlera.

J’ai déjà fait un billet sur The Big Bang Theory et je ne vais pas en refaire une pendule. Deux choses néanmoins : les toutes dernières saisons sont très bien alors que, comme beaucoup de série, au bout deux quatre ou cinq, on entre dans une certaine monotonie. Ensuite, on a une sensation bizarre en regardant la fin du dernier épisode : alors que les aventures auraient pu durer indéfiniment (on imagine facilement nos héros à 70 ans… ; il aurait suffi que les auteurs continuent à picoler), après deux événements parmi tous ceux qu’on a vus, on se rend compte que c’est terminé, on est comme orphelin, une page de la vie qui se tourne, un rendez-vous quotidien qui cesse, des nuits blanches à occuper autrement. Je me rappelle que je me suis précipité sur Internet pour vérifier mon impression. J’avais « évidemment » raison.

Pas de manque, néanmoins, un très bel happy end, les personnages ont tenu bon jusqu’au bout, ils vont vivre leur vie sans nous. Je n’ai pas souvenir d’une autre série à happy end où l’on sent à ce point qu’une suite n’aurait aucun sens, que les producteurs n’auraient pas envie de continuer à traire la vache même s’il y a toujours de la matière. L’œuvre était achevée.

 

Grey’s Anatomy

Dans la mesure où elle a été diffusée sur plusieurs grandes chaines à des heures de grande écoute, que c’est une des séries hospitalières les plus populaires, qu’elle a été primée plusieurs fois, que des épisodes ont battu tous les records d’audience, je ne devrais pas avoir besoin d’en parler ici. Mais…

Vers janvier, j’ai commencé à regarder des séries à la télévision après des années d’abstinence (hors quelques classiques, comme Columbo). Je suis tombé sur « Le Doc » sur TF1 (une série italienne) que j’ai trouvé de grande qualité. Ca fut ma première série hospitalière. Elle a été suivie par deux autres sans le moindre intérêt (The Residence et une autre avec un môme bon toubib mais autiste).

Un jour, j’ai vu « Grey’s Anatomy » sur la 20 à 20h dans le programme. Le hasard a fait que je suis tombé sur un des épisodes les plus importants, le plus noir (et donc le moins drôle), le plus bizarre (par rapport au reste), disons-le sans spoiler : celui avec l’accident de voiture dans la route de montagne prise parce que l’autoroute est bouchée. Et j’ai commencé à regarder tous les jours… Finissant par attendre ce créneau d’une heure. J’ai continué après avoir pris l’abonnement Netflix (où l’on a tendance à regarder plusieurs épisodes d’affinée).

Et les bistros ont ouverts. J’ai fini par rattraper mon retard de Grey’s Anatomy en streaming « intensif » puis j’ai tout regardé jusqu’à la fin (du moins jusqu’au dernier épisode disponible, vers la fin de la saison 17, la suite de la série a été perturbée par la covid) ! Et j’ai trouvé rigolo de tout reprendre au début alors que j’avais commencé au milieu. Ca m’amusait de voir les personnages jeunes et de savoir comment ils avaient atterri là. Au bout de quelques mois, je suis retombé sur l’épisode avec l’accident de voiture (à la fin de la saison 11). Et j’ai continué à regarder, jusqu’à la saison 16 (bizarrement, la 17 n’était plus disponible sur Amazon Prime…).

 

J’ai ainsi regardé 16 années de série en quatre ou cinq mois (avec un rythme très intensif sur la fin) dont 5 saisons en double ! Des personnages apparaissent, d’autres disparaissent… On s’attache beaucoup à la plupart (c’est le but) avec des visions différentes selon le moment où on les découvre. Par exemple, à mon premier passage, je ne pouvais pas blairer Arizona alors qu’elle était une de mes préférées au second. C’est pareil pour le neurochirurgien qui deviendra le chef de tous les hôpitaux (et donc j’ai oublié le nom).

A part quelques scènes notoires, on oublie tout assez rapidement. En regardant la deuxième fois les dernières saisons, j’avais rarement l’impression de « déjà vu » même si je connaissais l’issue de certaines histoires, un comme si j’avais vu 22 saisons et pas 17. Néanmoins, ne pas revoir les épisodes de la saison 17 m’a laissé un vide. Un personnage important y est mort mais ne pas retomber sur l’épisode m’a laissé un vide. Il y a un tas d’épisodes qui m’ont semblé très importants « en première lecture » mais sans le moindre intérêt ensuite.

 

Je vous déconseille l’expérience : c’est du temps perdu.

07 juin 2021

Des séries et un homme

Je comprends parfaitement mes milliers de lecteurs qui se demandent ce que je fous sur ce blog dorénavant consacré aux séries et autres fictions que je peux avoir le loisir de mater à la télé mais n’oublions pas ce blog s’appelle « au bistro » ! Et les bistros ont rouvert et j’y suis jusqu’à 21 heures tous les soirs ce qui m’enlève deux ou trois heures de visionnage.

Vous pouvez appeler à la démission de Casteix, cela ne changera rien ! D’autant que je consacrais ces deux heures à New York : Police spéciale et Grey’s Anatomy vu que je les regardais déjà en plein confinement avant de m’abonner à Netflix. J’avais déjà arrêté le premier mais j’aimais bien mon habitude : tous les soirs, à 20h05, je passais sur TF1 Série Film et hop pendant 50 minutes.

En trois mois, j’ai regardé The Crown, Borden, The Dirt, I care a lot, House of cards, le jeu de la dame, Homeland, Unorthodox, 24 heures chrono, Bodyguard, Fargo, Breaking Bad, Better call Saul et une bonne partie de The Big Bang Theory sans compter plusieurs sur les chaînes normales…

Figurez-vous que pour chacune d’entre elles (sauf la dernière), malgré mes efforts, mes promesses,… j’ai toujours regardé les épisodes à la suite : entre le premier épisode de la première saison et le dernier de la dernière, je ne regardais rien d’autre et ne me livrais à aucun autre loisir. Il parait que cela porte un nom. Toujours est-il que l’on devient dingue. Il ne devrait pas être possible de regarder plus de deux épisodes par jour…

J’ai commencé à regarder Bosch (sur PrimeVideo) et j’espère avoir plus de discipline mais…

 

Depuis quatre ou cinq mois, je regardais Grey’s Anatomy à la télé tous les jours entre 20 et 21h. Décalé par l’ouverture des bistros, j’ai commencé à regarder le « replay » deux jours plus tard, de 18 à 19h. Je n’ai pas tenu à cause du boulot… J’ai commencé à regarder sur Amazon Prime comme les autres séries, donc j’ai vu deux ou trois saisons (jusqu’à la dernière) puis j’ai recommencé à la première vu que j’avais débuté à la 13 ou 14ème 

Cette saison n’a sans doute aucun intérêt mais, peu importe : les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais il y a un autre phénomène : alors que je connais les saisons « modernes », c’est passionnant de découvrir les premières, la genèse des personnages et tout ça. Ca aide à comprendre la suite…

Les saisons 3 et 4 sont bien chiantes.

 

Je reviens ici bientôt.