07 juin 2021

Des séries et un homme

Je comprends parfaitement mes milliers de lecteurs qui se demandent ce que je fous sur ce blog dorénavant consacré aux séries et autres fictions que je peux avoir le loisir de mater à la télé mais n’oublions pas ce blog s’appelle « au bistro » ! Et les bistros ont rouvert et j’y suis jusqu’à 21 heures tous les soirs ce qui m’enlève deux ou trois heures de visionnage.

Vous pouvez appeler à la démission de Casteix, cela ne changera rien ! D’autant que je consacrais ces deux heures à New York : Police spéciale et Grey’s Anatomy vu que je les regardais déjà en plein confinement avant de m’abonner à Netflix. J’avais déjà arrêté le premier mais j’aimais bien mon habitude : tous les soirs, à 20h05, je passais sur TF1 Série Film et hop pendant 50 minutes.

En trois mois, j’ai regardé The Crown, Borden, The Dirt, I care a lot, House of cards, le jeu de la dame, Homeland, Unorthodox, 24 heures chrono, Bodyguard, Fargo, Breaking Bad, Better call Saul et une bonne partie de The Big Bang Theory sans compter plusieurs sur les chaînes normales…

Figurez-vous que pour chacune d’entre elles (sauf la dernière), malgré mes efforts, mes promesses,… j’ai toujours regardé les épisodes à la suite : entre le premier épisode de la première saison et le dernier de la dernière, je ne regardais rien d’autre et ne me livrais à aucun autre loisir. Il parait que cela porte un nom. Toujours est-il que l’on devient dingue. Il ne devrait pas être possible de regarder plus de deux épisodes par jour…

J’ai commencé à regarder Bosch (sur PrimeVideo) et j’espère avoir plus de discipline mais…

 

Depuis quatre ou cinq mois, je regardais Grey’s Anatomy à la télé tous les jours entre 20 et 21h. Décalé par l’ouverture des bistros, j’ai commencé à regarder le « replay » deux jours plus tard, de 18 à 19h. Je n’ai pas tenu à cause du boulot… J’ai commencé à regarder sur Amazon Prime comme les autres séries, donc j’ai vu deux ou trois saisons (jusqu’à la dernière) puis j’ai recommencé à la première vu que j’avais débuté à la 13 ou 14ème 

Cette saison n’a sans doute aucun intérêt mais, peu importe : les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais il y a un autre phénomène : alors que je connais les saisons « modernes », c’est passionnant de découvrir les premières, la genèse des personnages et tout ça. Ca aide à comprendre la suite…

Les saisons 3 et 4 sont bien chiantes.

 

Je reviens ici bientôt.

24 mai 2021

Better call Saul


« Il s'agit d'une série dérivée préquelle de l'univers de Breaking Bad, centrée sur la vie de Saul Goodman, l'avocat corrompu de Walter White. » Cette phrase contient des mots, ce qui, me direz-vous, est la moindre des choses mais comme vous êtes aussi con que moi, vous ne savez pas ce que veut dire « préquelle ». En plus, Word me le souligne en rouge, ce qui est suspect mais Larousse consultée nous dit que c’est un « Film, roman, etc., dont la réalisation est postérieure à une œuvre de référence mais qui, à l’inverse de la suite, évoque des faits antérieurs à cette œuvre. »

Tant de babillages inutiles pour expliquer que « Better Call Saul » a été tournée après « Breaking Bad » mais relate des faits antérieurs, notamment autour de Saul, l’avocat « véreux » de la série avec, en supplément, des flash backs sur ces encore plus jeunes années ! En plus, on a quelques introductions d’épisodes (le premier de chaque saison ?) qui nous montre ce qu’est devenu Saul après Breaking Bad sous une troisième identité, la seconde étant Saul et la troisième Jimmy.

La saison commence alors que celui-ci est un jeune avocat cherchant les missions de commis d’office. Il est fiancé à Kim, jeune avocate travaillant pour un grand cabinet dont, son frère largement ainé, Chuck, est un des fondateurs. Chuck est atteint d’une maladie amusante, l’allergie aux ondes électromagnétiques, ce qui le fait vivre dans une maison sans électricité et n’est aidé que par Jimmy qui l’idolâtre bien que le grand frère ne veuille pas aider le petit à rejoindre le cabinet.

Jimmy gagne son beurre en défendant des vieux arnaqués par une maison de retraite mais devient assez rapidement margoulin, montant les uns contre les autres et aidant des crapules proches des trafiquants de drogue. L’affaire des maisons de retraite étant trop grosse, il finit par la donner au cabinet du grand frère mais il se rend compte que les vieux se font aussi plus ou moins arnaquer par ce dernier et un autre…

La fiancée de Jimmy, Kim, est ainsi salariée du cabinet (puis de l’autre) et gère des grands clients. Elle a les dents longues mais se prend d’affection pour les petits boulots de son mec… Vers les trois ou quatrièmes saisons, Jimmy se voit temporairement exclu du barreau. Pour gagner sa vie, il se met à vendre des téléphones portables (cela se passe au début des années 2000) sous le nom de Saul pour se protéger en tant qu’avocat et finit par acquérir la réputation de vendre des appareils « sûrs », ce qui lui permet d’être connu auprès de malfrats qu’il finira pas récupérer comme clients !

Raconter une telle série n’est évidemment pas facile et j’ai oublié quelques épisodes, comme les clips publicitaires tournés par Saul/Jimmy.

 

On y retrouve d’autres personnages de la série initiale comme Mike, le vieux détective privé chauve aux ordres du cartel et on apprend comment il obtient le job. On y retrouve aussi Gus, le chef d’un cartel vendeur de poulot. Il y a aussi le vieux Mexicain que l’on retrouve dans Breaking Bad dans un fauteuil roulant avec une sonnette comme seul moyen de communication (et on apprend comment il est arrivé là, après avoir été chef du cartel) ainsi que quelques autres lascars (comme le grand chef et, un petit peu, Hank, le flic de la DEA).

 

« Breaking Bad » et « Better Call Saul » se ressemblent sur bien des aspects mais ce n’est pas du tout la même histoire (à part pour ce qui concerne le trafic de drogue), le même rythme… Il me semble indispensable de les voir dans l’ordre : Breaking Bad puis Better Call Saul. On garde le désert et les zones commerciales...

La dernière saison n’est pas encore sortie ! Il me tarde de la voir car on devine qu’elle permettra la jonction entre les deux séries et je dois avouer que je suis assez inquiet pour certains héros de la « seconde » qui ne sont pas dans la « première ». Arriveront-ils à s’en sortir ou périront-ils, notamment à cause des cartels ?

19 mai 2021

The Big Bang Theory

« Leonard Hofstadter et Sheldon Cooper vivent en colocation à Pasadena, ville de l'agglomération de Los Angeles. Ce sont tous deux des physiciens surdoués, « geeks » de surcroît. C'est d'ailleurs autour de cela qu'est axée la majeure partie comique de la série. Ils partagent quasiment tout leur temps libre avec leurs deux amis Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali pour jouer à des jeux vidéo comme Halo, organiser un marathon de la saga Star Wars, jouer à des jeux de société comme le Boggle klingon ou de rôles tel que Donjons et Dragons, voire discuter de théories scientifiques très complexes.

Leur univers routinier est perturbé lorsqu'une jeune femme, Penny, s'installe dans l'appartement d'en face. Leonard a immédiatement des vues sur elle et va tout faire pour la séduire ainsi que l'intégrer au groupe et à son univers, auquel elle ne connaît rien. »

The Big Bang Theory n’a rien à voir avec les séries dont je parle généralement. C’est une sitcom avec des épisodes d’une vingtaine de minutes (et des rires enregistrés…). Cela semble ridicule et réservé aux adolescents prépubères mais… La série a 12 saisons donc les producteurs trouvent du contenu et elle est très bien classée (par exemple, c’est la série la plus regardée aux USA en 2017).

Ces indicateurs sont à prendre pour ce qu’ils sont mais je rigole bien.

 

18 mai 2021

El Camino : Un film Breaking Bad

« Après avoir été libéré par Walter White du repaire du gang de Jack où il était séquestré (dans l'épisode concluant la série Breaking Bad), Jesse Pinkman doit se réconcilier avec son passé pour pouvoir prétendre à un avenir plus radieux, alors qu'il se trouve traqué par les forces de l'ordre. »

El Camino n’est pas une série mais un film qui dure une paire d’heures mais qui complète « Breaking Bad » par une vraie histoire : comment Jesse est devenu exclave des méchants trafiquants puis a réussi à changer d’identité.

Pas déplaisant… (mais vu ce que j'ai à en dire ici, il n'aurait pas fallu que regarde ce film juste après la série... - je fais ce billet pour faciliter la transition avec Better Call Saul)


Pour l’anecdote, Jesse est sous la coupe de Todd qui fut le jeune gars qui a participé à l’attaque du train dans la série mais, pendant un temps, j’ai cru qu’ils avaient changé d’acteur (en fait, le type semble avoir pris 30 kilo et perdu 10 centimètres). Pourtant, il m’était vaguement familier… C’est en wikipédiant pour réaliser ce billet que j’ai compris : l’acteur est celui qui joue de boucher en fuite dans une saison de Fargo.

Le monde est petit.

15 mai 2021

Breaking Bad


« Walter « Walt » White est professeur de chimie dans un lycée, et vit avec son fils handicapé moteur et sa femme enceinte à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Le lendemain de son 50ème anniversaire, on lui diagnostique un cancer du poumon en phase terminale avec une espérance de vie estimée à deux ans. Tout s'effondre pour lui ! Il décide alors de mettre en place un laboratoire et un trafic de méthamphétamine pour assurer un avenir financier confortable à sa famille après sa mort, en s'associant à Jesse Pinkman, un de ses anciens élèves devenu petit trafiquant. »

Pour une fois, le résumé de Wikipédia permet d’y voir un peu plus clair. Bien sûr, pour tenir une soixantaine d’épisodes, il faut un tas de rebondissements ! Les combats avec « le cartel » mexicain, les assassinats, les incendies, les engueulades, les techniques de fabrication… et de revente… De quoi nous tenir au chaud quelques heures pour des meilleures séries que j’ai pu voir depuis que j’ai Netflix même si mon expérience est assez pauvre en la matière… L’intérêt de ces séries, qu’on appelait feuilletons dans ma jeunesse (dans un épisode du série, il y avait une histoire se suffisant à elle-même), est – évidemment – que l’on peut faire tenir des intrigues assez longues alors que les films sont généralement limités à une paire d’heures.

Et on en a pour notre argent avec Breaking Bad ! Et je ne parle pas de l’attaque du train, du crash d’avion…

 

Pendant les trois premières saisons, tous les personnages, bons comme méchants, sont sympathiques ou, au moins, on a envie de s’intéresser à eux, sauf les méchants Mexicains. Comme je le dis souvent, ils sont attachants et, contrairement, aux autres séries, on ne passe pas à l’épisode suivant pour le suspense lié à l’intrigue mais parce qu’on a envie de rester avec eux.

Le charme n’est pas rompu après ces trois saisons mais on commence à en savoir plus sur ceux qui sont les salopards et qui sont les vrais gentils. On comprend les fantômes habités par chacun, comment ils fonctionnent... Le charme n’est pas rompu mais c’est presque une autre série qui commence. Et disons-le : à la fin de l’avant-dernière saison, on se demande comment ils vont tenir. La réponse est : « mal ».

 

Passés les deux personnages principaux, on s’intéressera aux seconds rôles : la femme, doutant parfois et soutenant souvent, de Walt et la sœur de de cette dernière, bête comme ses pieds et exaspérante au possible, son mari, Hank, un des patrons la DEA locale, Mike, une espèce de détective privé, Gus un chef des trafiquants… Hank, par exemple, a nombre de facettes, du gros con de flic, au mari attentionné, oncle méritant, flic intraitable… Dès le début, on sait qu’il finira par deviner que c’est son beau-frère, le fameux chimiste qui produite la méthamphétamine mais le suspense reste jusqu’au bout. Même les junkies, potes de Jesse, commence par nous apparaitre comme des débiles avant d’apparaitre sous d’autres facettes. Saul, l’avocat « pittoresque » est évidemment au centre de cette galaxie sans oublier les mexicains abrutis et dangereux.

Les personnages principaux passent eux-mêmes par différentes stades. Le cancer de Walt nous octroie une dose d’affection mais dans la minute qui suit, on finit par se demander si ce n’est pas un beau salopard. Et ses sous-vêtements sont à chier.

Le jeu des acteurs est souvent très bon (ne nous leurrons pas ! Une belle sœur bête comme ses pieds finit pénible, un cancéreux est lassant et la tronche d’un junky a peu d’intérêt). Même le bébé est très bien ! Certains sont très drôles, dans des lignes spécifiques, ce qui fait une série pleine de pointes d’humour (même si la drôlerie de cette série n’est pas son attrait principal…).

 

Les paysages sont somptueux dans ces déserts dignes de grands westerns ou dans ses bourgades qui ressemblent à nos périphéries… La grande Amérique des ploucs, quoi !

 

07 mai 2021

Fargo, la série


Dès les premières minutes de visionnage, j’ai su qu’il ne me serait pas facile de faire mon billet au sujet de la série Fargo car elle ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Didier Goux l’a vue il y a quelques années et en avait fait un billet décrivant la connerie des protagonistes, connerie au centre de la première saison mais pas étrangère à la seconde (à son époque, la troisième n’était pas sortie ; à la mienne, on attend la quatrième).

Pour les nuls en géographie comme moi, Fargo est une ville au milieu des Etats-Unis proche de la frontière canadienne. Disons que c’est à mi-chemin entre Montréal et Seatle. C’est le patelin le plus peuplé du Dakota du Nord et il frôle le Minnesota. La plupart des scènes se déroulent dans des bleds avoisinnants voire à la campagne, dans de gigantesques plaines où on l’imaginerait des bisons gambadant si elles n’étaient pas couvertes de neige ou dans de somptueuses forêt si tant est que somptueux puisse s’accorder à forêts. C’est un peu l’image de l’Amérique profonde que nous avons, bien Républicaine, port d’arme obligatoire, longues routes en parfaites lignes droites, parfois bordées de motels ou de cabine téléphonique. Dans notre inconscient, nous imaginons sans doute ce genre de paysage plus au sud mais on se fout autant de la géographie de ces gens qu’eux de la nôtre.

Fargo est d’abord un film des frères Coen que tout le monde connait sauf moi (à part de nom mais je connais très bien les sœurs notamment Suzanne et Alléluia) dans la mesure où je ne suis pas cinéphile. On me dit qu’il a inspiré la première saison et sans doute les suivantes. Elles n’ont que très peu de liens entre elles, seulement à la marge. Par exemple, la jeune fliquette de la première saison est la fille du jeune flic de la seconde, devenu patron de bistro à l’âge de la retraite. Ou, il faut voir la troisième pour se demander comment ces guignols ont imaginé des soucoupes volantes pour la deuxième.

Outre la zone géographique et la connerie humaine, le principal point commun entre les trois saisons est le rôle central joué par des jeunes flics, un peu ploucs mais pas bêtes du tout et que l’on prend en affection d’autant que l’on devine que ce sont eux qui nous amènerons à la clé, à faire le tri entre les imbéciles, les flics idiots, les malfrats (l’un empêchant pas les autres…).

Les trois ont en commun de très belles photos comme on dit à la cérémonie des césars, notamment la première avec ces immenses étendues enneigés avec un ciel gris très clair presque uniforme. Elles ont aussi de très bonnes musiques, dans des styles propres à chaque saison (classique pour la première, plus rock pour la seconde, plus varié pour la troisième). La musique, sublime donc (pour des films…), joue un rôle très important pas seulement pour le rythme et l’ambiance. Il y a même un épisode, dans la troisième, je crois, où Pierre et le Loup nous accompagne jusqu’au bout. Le même thème nous berce tout au long de la première saison.

 

Les histoires sont bien différentes. On sait que les flics ont un rôle important vu que je l’ai dit, étant un mauvais spoiler, mais c’est le volet délirant de l’histoire qui est au centre, toujours avec cette connerie mais aussi le côté machiavélique de certains protagonistes. Ces histoires sont compliquées et originales donc difficiles à raconter ce que je vais tenter de faire ci-après après un aparté : le premier épisode de la saison 3 est tellement compliqué que l’on a bien envie de décrocher. Tout est limpide à partir du second… Ne vous formalisez pas. Faites semblant d’avoir compris pour montrer que vous êtes plus intelligents que les autres.

Je crois que je tire à la ligne, moi, pour retarder le moment où il faudra que je raconte les histoires, uniquement pour que vous sachiez de quoi on parle, pas pour spoiler… Je vais me lancer mais n’oubliez pas ce que j’ai déjà dit. Petit 1 : les jeunes flics ne sont pas bêtes et sont très importants dans les films. Petit 2 : la connerie de ces pauvres gens est quasiment le personnage principale.

 


Commençons par la deuxième saison, tiens ! Dans un patelin, il y a une famille (la mère de 61 ans, les trois fils – en conflit – et toute la smala) à la main sur tout le marché des transports de marchandises. La mafia de Fargo essaie de récupérer le business. En début de saison, le plus jeune des trois fils fait son boulot de racketteur d’un commerce mais y provoque une fusillade avec trois morts, dont une jugesse. En s’enfuyant, il se fait percuter par la voiture conduite par la femme du jeune coupe de bouchers de la commune. Paniquée, elle ramène le cadavre sur son capot à la maison. Et nous voila partis avec les deux groupes de malfrats qui s’entretuent, essaient de deviner ce que sont devenus les leurs et ce couple de bouchers qui a tout le monde aux fesses pour avoir fait une connerie dont l’ampleur lui échappe. Chaque famille a son tueur à gage, tous les deux largement moins bêtes que les autres, presque attachants et qui, s’ils restent des méchants, deviennent les héros de la saison avec les bouchers et les flics… Respectivement un indien et un noir dont j’ai oublié les prénoms ce qui est bien dommage.

Passons à la troisième. A l’origine, il y a deux frères rivaux : un est un looser, devenu contrôleur d’application des peines ; l’autre a monté une entreprise de gestion de parkings et gagne bien sa vie. Le premier est jaloux du second et tout dégénère quand le premier organise le cambriolage de l’autre pour récupérer un timbre que l’on imagine de très grande valeur. Pour se faire, il embauche un malfrat crétin qui foirera tout. En même temps, le contrôleur est en couple avec une magnifique jeune fille dont il a la charge et sont bien amoureux. Parallèlement, le machiavélique Vargas pend le contrôle de l’entreprise pour y pratiquer du blanchiment d’argent. En fait, il avait prêté des sous à la boite et, au moment où il devait être remboursé fait comme si son prêt était une participation au capital. Chacun tente de récupérer le contrôle, de venger ses morts et ainsi de suite ce qui nous assurer une bonne dizaine d’heures de tueries, de fuites, de mensonges…

Il nous reste donc la première… On apprend que Malvo est un tueur à gage venu pour liquider un industriel du coin. Il a une tête de maître chanteur dans une bande dessinée, une espèce de psychopathe, adorant jouer avec la mort, avec les autres, sûr de lui… A titre d’exemple, à un moment il est arrêté par un policier en voiture. Ce dernier essaie de le faire descendre de la voiture mais, calmement, Malvo lui fait comprendre calmement qu’il prendrait des risques en insistant et que cela n’en vaut pas la chandelle. Le personnage principal est un agent d’assurance, tout timide, introverti, maladroit… Il rencontre Malvo dans la salle d’attente d’un hôpital puis, chez lui, tue sa femme par mégarde. Il appelle Malvo à sa rescousse et les meurtres et autres péripétie comme Malvo qui aide un type à jouer au maître chanteur, gratuitement, pour sa propre satisfaction, rejetant le pognon gagné et organisant la mort du lascar au cours d’une fusillade. Notre assureur reprend de l’assurance et notre tueur à gage va exercer son métier ailleurs. Puis tous les deux se rencontrent par hasard quelques années plus tard…

 

J’ai un peu sloilé, là ! Dépêchez-vous d’oublier ce qui arrive au maître chanteur, il fallait bien que je décrive Malvo. Ce qu’il faut retenir : des successions d’histoires sordides avec des jeunes flics sympa et des psychopathes ou tueurs à gage largement moins con que la moyenne de la population.

Sans doute la meilleure des séries que j'ai vues depuis mon abonnement Netflix. 

06 mai 2021

24 chrono, la kro des séries


J’avais fait un premier billet après la troisième saison de 24 heures chrono et je m’étais promis d’en faire un autre après avoir visionnalisationné toute la série. C’est ballot : je n’ai pas grand-chose à ajouter… Je n’aurais pas dû me promettre de faire un billet par découverte Netflix… Je ne sais même pas quel est l’intérêt de ces billets ! Au moins, j’aurais pu espérer encourager mes lecteurs à voir des trucs mais, je suis toujours en retard, et ils ont tout vu avant moi. 

Je vais donc reprendre ma conclusion : « C’est un peu la routine mais ce n’est pas du tout monotone. C’est même bien prenant.

C’est indispensable. Une excellente série ! » Et ajouter : ça ne cesse jamais. Cela étant : ne faites pas comme moi. Pas plus d’une saison par semaine (ce qui fait quand même une moyenne de plus de deux heures par jour).

 

Est-ce bien sérieux de donner des conseils aux gens sur la manière de regarder des séries ? Non. C’est même grotesque. Dans ma vie de blogueur, j’ai donné un tas de conseils, notamment, d’ailleurs, pour la tenue des blogs mais il est possible que j’ai un don spécifique. Alors que regarder des conneries sur un écran plat est loin d’être ma spécialité.

 

Même pour la bière, je suis incapable de donner des conseils : je ne bois que de la blonde légère digeste ce qui est un pléonasme. J’apprécie beaucoup des bières parfumées mais, au bout de deux, on a les dents du fond qui baignent. Je pourrais conseiller de boire de la pisse, tiens ! Commencez par de la 1664 ! Ca fait urine de luxe. Basculer ensuite sur la Carlsberg, pour l’image de marque. Terminez à la Kro, de toute manière, on ne fait quasiment pas la différence à partir de la deux ou troisième gorgée.

Si vous regardez les séries que je conseille, au moins, vous en aurez pour votre argent. 24 heures chrono, c’est de la Kronenbourg, l’image en plus ! Et le son, d’ailleurs. Burp. C’est excellent, très digeste, ça se boit sans fin… Ca fait bas de gamme : les scénarios sont répétitifs. « Patron, tu nous remets ça ». « Allez, c’est la tournée du patron ». « Bon, je vais changer l’eau des patates ». « Mais pas des pieds, hein ! ».

Du moins : « Allez, je massacre 34 terroristes ». « J’explique à mon copain que c’est la seule solution et que je suis désolé ». « Je torture un méchant qui l’a bien mérité ». « Je me faits moi-même torturer mais je résiste car je suis très fort ». « J’aime beaucoup ma famille mais je ne lui parle plus pour ne pas la mettre en danger. ».

La Kro rend accroc, Chrono aussi : remettez les mots dans l’ordre pour faire un titre de billet de blog qui tienne la route.

 

Je vais donner des conseils à Kronenbourg. Non. Un seul. Faites des fûts de six litres. En période de confinement, on est obligés de boire à la maison et on n’a pas de quoi en mettre des plus de 10 en perce. Du verbe percer. Contrairement à Perse qui pourrait donner un bon thème de 24 heures.

Donnons des conseils aux auteurs de 24 heures chrono, plutôt. Ne cassez évidemment pas ce qui marche : le rythme endiablé, l’enchaînement des actions… et les 24 heures (quoi que, la dernière saison, sur 12 heures, n’est pas mal).

 

Tout d’abord, soignez un peu les seconds rôles, épisode par épisode mais aussi, sur la durée… Fatalement on s’attache à Bauer et à ses proches. Du coup, on aimerait bien savoir ce qu’ils deviennent. Elle devient quoi, sa fille ? Et la dame qui l’a hébergé pendant des mois ? Et le fils de la dame en question qui avait été pris en otage ? Et le jeune analyste des dernières saisons à LA ? On reste sur notre faim.

C’est un peu comme avec l’électronique. On a des lascars avec des téléphones qui existaient avant la naissance de M. Nokia, clapet compris, et des types qui arrivent à y charger du code, des plans, des vidéos alors que, 10 ou 20 après, on ne réussit toujours pas à voir convenablement des films de cul avec nos iPhone et on se met la 5G en intramusculaire. Les types percent les systèmes de sécurité du pentagone alors que je n’arrive même pas à mettre mon mot de passe Netflix sur mon PC du bureau…

Du coup, je ne regarde pas les séries pendant les heures de travail. Mais il m’arrive de boire un demi.  


03 mai 2021

Bodyguard


« Le sergent de police David Budd, un vétéran de guerre usé, déprimé, souffrant de Trouble de stress post-traumatique, travaille comme agent de protection rapprochée des personnalités, dans le Metropolitan Police Service de Londres. Après avoir brillamment empêché une attaque terroriste, David se retrouve promu à la protection de la Secrétaire d'État à l'Intérieur britannique, l'ambitieuse Julia Montague, dont la politique néo-conservatrice (symbolisée par son projet d'extension de la loi RIPA) représente tout ce qu'il méprise. »

Une fois n’est pas coutume : la description de Wikipedia ne rend pas bien compte de la série. Son état de santé n’est qu’annexe tout comme l’opposition politique entre les deux principaux personnages. Budd a une trentaine d’année. Franchement, ce type, sur la photo, a-t-il l'air d'un vétéran usé, déprimé, souffrand de stress post-machin ?

De retour de guerre, il a trouvé du boulot au sein du service de la police en charge de la protection de personnalités et devient en charge de celle de la ministresse considérée. Suite à différentes péripéties et attentats, on se retrouve au cœur d’une palpitante enquête policière antiterroriste avec le fort sentiment de trahisons à la tête des services de l’Etat et un joli suspens, la série n’étant pas américaine, on se demande bien si on verra un happy end… Différents éléments font que Budd est rapidement suspecté et se retrouve seul même si certains continuent à lui faire confiance et à l’associer aux enquêtes officielles.

 

Je ne sais pas pourquoi on m’a conseillé cette série ! Est-ce parce qu’elle est d’excellent niveau ? Est-ce parce que le hasard a fait que les premières séries que j’ai regardées sont proches de la tête de l’Etat ? Ca me fait penser que j’ai terminé 24 heures chrono un peu dans le même registre mais pas du tout du même style.

Le fond politique, à savoir la loi RIPA, proche de ce qu’on voit régulièrement se pointer en France avec des lois pour autoriser les forces de l’ordre à surveiller tout le monde n’est pas spécialement bien traité, ce qui est un détail, mais on sent que les auteurs sont contre mais échouent complètement dans ce qui pourrait être leur quête… On finit bien persuadés que cet espionnage du grand public est indispensable (personnellement, je ne me suis jamais prononcé pour ou contre car je suis, comme souvent, très partagé).

 

Passé l’attaque terroriste initiale (et encore…), le début semble poussif dans le sens où on se demande comment ce type avec une oreillette va nous occuper pendant une large demi-douzaine d’heures mais en quelques épisodes, tous les éléments se mettent en place pour une palpitante aventure.

Après avoir passé plus de trois semaines dans 24 heures chrono, j’ai eu un peu de mal à apprécier une série qui a une fin avec tous les mystères résolus… Il va falloir que je m’y remette ! A la fin du dernier épisode de Bodyguard, je suis resté quelques temps à me demander comment on allait pouvoir rebondir, les méchants étant sous les verrous ou sous terre ! Avec 24 heures chrono, on aurait eu l’apparition de la mafia russe ou de méchants Chinois qui auraient manipulé tout le monde.

Avec Bodyguard, on finit sereins et satisfaits. Un peu surpris.

 

 

21 avril 2021

24 heures chronos (premières saisons)


« Le feuilleton est connu notamment pour son principe d’unité de temps : chaque saison se compose de vingt-quatre épisodes censés correspondre à vingt-quatre heures. Les faits se déroulent donc en temps réel ou presque, sachant qu'un épisode dure une quarantaine de minutes ; dans le cas de la diffusion aux États-Unis, le temps de la publicité est pris en compte dès la création des épisodes. »

Cette description est évidemment incompréhensible pour le commun des mortels et je vais traduire. Chaque saison correspond à une aventure de notre sympathique héros. Chaque aventure d’écoule précisément sur vingt-quatre heures, le tout durant environ dix-huit heures à cause du temps prévu pour la publicité. Chaque « heure » correspond à un épisode (qui ne correspond pas à une histoire précise, même s’il y a un « suspens de bas de page » qui donne envie de regarder immédiatement la suite.

Notre Héros, Jack Bauer, agit (au moins au cours des premières saisons) pour le compte d’une cellule anti-terroriste basée à Los Angeles. Chaque histoire consiste en une ou plusieurs attaques terroristes. Les actions s’enchaînent à une très grande vitesse avec beaucoup de scènes… d’action, un peu comme un jeu, au cours desquelles Jack avec ses collègues de la cellule, aidés par un tas de machins électroniques, donnent des indices qui mèneront à la prochaine scène… d’action.

Ca bouge beaucoup ! Des potes à moi ont dit que j’allais devenir accro mais ce n’est sans doute pas le bon terme. De toute manière, il est impossible de regarder un film de 24 heures, on arrive à s’arrêter un peu n’importe où pour passer à des occupations idiotes telles que dormir et travailler. Mais il faut reconnaitre que l’on fait en sorte de regarder chaque saison assez rapidement, disons six heures par jour (pour ma part, une heure le matin, une le midi et quatre le soir).

Il y a plein de morts, les menaces terroristes étant très grave (genre une bombe nucléaire à Los Angeles), les moyens mis en œuvre pour les parer sont assez sympathiques : assassinats, tortures, trahisons, taupes… Quelques scènes sont presque drôles comme quand notre Jack s’attaque tout seul avec deux révolvers à des commandos ennemis… Le ridicule ne tue pas, heureusement pour lui. Sa phrase préférée est « je suis désolé » qu’il va sortir à la veuve du type qu’il vient de trucider au nom de l’intérêt national, au président quand il a une mauvaise nouvelle… Au début, on s’attache un peu aux seconds rôles mais on apprend vite à voir tout le monde se faire trucider parce que notre héros permet de sauver des millions de vie en abattant un copain. On espère toujours qu’il va éviter les dommages collatéraux par miracle.

C’est un peu la routine mais ce n’est pas du tout monotone. C’est même bien prenant.

C’est indispensable. Une excellente série !


A noter que David Palmer, celui qui est président dans les premières saisons (le noir sur la photo d'illustration), ressemble beaucoup à l'ancien patron de ma boite, notamment au niveau des mimiques. Cela me ramène souvent dans la vraie vie, au cours de réunions et autres cérémonies. C'est rigolo. Et j'ai moins de complexes à regarder pendant les heures de bureaux.

 

N.B. : plusieurs lecteurs m'ont fait le reproche de parler de séries qu'ils avaient déjà vu. Je ne prétends pas être précurseur, j'ai même un sacré retard... Surtout, si je parlais de séries nouvelles, personnes ne lirait mes billets. Le fait de donner mon avis sur des sujets qu'ils connaissent ne me semble pas délirant, ça permet de discuter.

 

12 avril 2021

Unorthodox

« À dix-neuf ans, Esty, issue d'une famille juive ultra-orthodoxe à Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn, décide de fuir sa communauté un an après son mariage arrangé avec Yanky Shapiro. Elle part secrètement pour Berlin, en Allemagne, où vit sa mère depuis qu'elle a elle-même quitté la communauté. Après avoir appris sa grossesse, le rabbin demande à Yanky de partir lui aussi pour l'Allemagne avec son cousin Moishe dans le but de la retrouver. »

Présenté ainsi par Wikipedia, cette série semble prometteusement chiante. Wikipédia ne se trompe que rarement. Je dois avouer que je ne comprends pas son succès et pourquoi on me la recommandée. Si elle a été primée, ce n’est pas nécessairement dans deux grandes catégories, sans vouloir dénigrer « Primetime Emmy Awards 2020 : meilleure réalisation pour une mini-série ou un téléfilm ».

Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je ne ferai pas la recommandation de ne pas regarder mais je peux vous assurer que le premier épisode m’a emmerdé contrairement aux deux suivants pendant lesquels j’ai profondément dormi. Le dernier, par contre, est assez enthousiasmant ! Comme quoi…

 

C’est peut-être, par contre, un bon reportage sur les juifs orthodoxes et sans doute un bon moyen d’en comprendre plus sur la « culture juive » voire sur ce qui différencie cette religion par rapport aux autres. Les braves gens se voient réellement comme un peuple, issu des esclaves des pharaons et tout ça. Ils sont austères pire que des Amish à Macron et vivent comme dans des siècles passés, les femmes ayant pour rôle de ternir la maison et de pondre des gosses, sans avoir le droit à la culture, aux loisirs (tels qu’on les entend…). Ceux de Rabbi Jacob sont bien plus rigolos. Ne voyez aucune moquerie ou condescendance de ma part mais seulement une certaine surprise, moi qui suis athée comme pas deux et ne revendique aucune origine sauf quand je fais le constat d’être un Breton congénital (mais c’est uniquement par opposition à des lascars qui se revendiquent d’origines précises mais néanmoins variées).

A noter que les personnages sont sympathiques (même l’ignoble cousin), les scènes sont sympathiques, la série est bien rythmée, le thème est original, les épisodes sont « informateurs »…

Ca doit être un problème de mayonnaise.

Ou de petites scènes qui ne vont pas ou sont dérangeantes, comme celles intimes du couple (la mayonnaise ne monte pas, justement…), ou celles qui, au prétexte de décrire la vie, rabaissent les femmes qui se font une joie d’être des machines à procréer.

 

Faites comme vous voulez…