01 octobre 2022

Ces vieux



 Mon ascenseur s’est arrêté au premier étage quand je faisais route vers le bistro. Un couple de personnes âgées (85 ans ?) est monté. Je les connais depuis que j’habite là (1994) et on a vaguement sympathisé. Monsieur semblait triste en entrant. Il ne m'avait jamais fait cette impression. Il tenait Madame par la main. « Tirait » serait plus exact. Elle semblait apeurée par ma présence, semblant ne pas me reconnaître. J’ai souri bêtement pour essayer de montrer ma bonhomie, pour la rassurer, peut-être. Rapidement (forcément : descendre d’un étage…), elle a commencé à montré le visage d’une femme heureuse, contente d’être avec son homme et moi…

La machine s’est ouverte. Monsieur a ouvert la porte du sas où se trouvent les boites à lettres. Madame, toujours tenue par la main, l’a suivi, puis moi. Il a ouvert sa boite et a dit qu’il n’y avait rien. J’ai ouvert la porte extérieure puis l’ai tenue. Je les ai regardés en les attendant. Je n’avais rien de mieux à faire. Elle me regardait souriant de plus en plus. Il nous a dit, tout triste : « on ne va pas plus loin ». Elle s’est renfrogné a^rès m'avoir observé, comme si elle était admiratrice.
J’ignore de quelle maladie elle souffre. Son époux l’a sortie jusqu’à la boîte à lettres sans lui lâcher la main. Il semblait lui-même incapable d’en faire plus.

30 septembre 2022

Ces bistros qu'on n'aime pas


 

Il y a des bistros que l’on n’aime pas pour des mauvaises raisons. Par exemple, le KB, en bas de chez moi, que je devrais chérir compte tenu de ses horaires, me sort par les trous de nez depuis toujours. L’ancien patron n’était pas sympathique. Un jour, il m’avait reconnu vu que La Comète est à moins de 100 mètres et m’avait invité à boire une bière après avoir papoté deux minutes sur le trottoir. J’avais accepté (par politesse, hein !) et j’en avais commandé une autre (par savoir-vivre, hein !). Il m’avait facturé les deux…

Le patron a changé et j’y suis allé une fois parce que mes fiefs étaient fermés : le serveur s’était trompé, largement en sa défaveur, au moment de l’addition (il m’avait compté la pinte – et je n’en ai pas bu qu’une – au prix du demi). Malgré mon insistance, il avait… insisté. Je ne peux pas supporter un bistro où les serveurs jouent contre le commerce. Je n’y ai plus jamais remis les pieds.

En outre, tout comme un autre pas très loin, rue Carnot, je crois, il s’est monté récemment et j’ai toujours considéré qu’il faisait une concurrence peu sympathique à la Comète, ce qui est complètement con, venant de moi, vu que je défends, dans mon blog politique, la libre installation des commerces…

Plus loin sur l’Avenue, vers Paris, il y a chez Pierre. Le patron trainait beaucoup dans un de mes fiefs de l’époque, les Monts d’Aubrac, juste en face, et j’avais fini par atterrir chez lui, faisant des allers-retours en travers de la Nationale 7. Un jour, son bail n’a pas été renouvelé par la propriétaire et j’ai toujours considéré cela comme une injustice même s’il est probable que les raisons de la dame soient bonnes (un peu de tapage nocturne dans le quartier et un chiffre d’affaires en baisse, je suppose). Depuis, j’ai boycotté l’affaire ce qui est d’autant plus ballot qu’une partie de mes potes étaient restés avec le remplaçant, voire ne venait plus aux Monts d’Aubrac. Or, j’ai horreur des infidélités aux bistros… Peut-être une sorte de jalousie ?

 

Entre les deux, il y a le PMU. J’adore les patrons mais j’ai pris le café en grippe pour des raisons que j’ai du mal à analyser. J’y ai peu de potes et donc y suis souvent seul mais, généralement, ça ne me dérange pas. C’est comme en face, le Jean-Bart : le personnel est agréable mais je n’aime pas du tout le cadre, très vieillissant, alors je fuis… Pourtant, « l’obsolescence » du PMU n’entre pas du tout dans mes raisons de de désertion.

Beaucoup plus loin, il y a le Petit Relais que j’ai beaucoup fréquenté mais des successions d’événements font que je me suis complètement détourné ce qui fait que, maintenant, j’ai presque peur d’y aller, comme si je m’imaginais que le patron, qui « fut » un excellent copain (y compris pendant les périodes de Covid où les bistros étaient fermés : il trainait souvent dans mon coin), allait me détester…

Je pourrais parler d’autres bistros, des bars-tabacs, comme le Jean-Bart, qui font franchement sales : le Marigny, le Brazza… avec un service qui m’a toujours paru hors du temps : il est hors de question que j’y mette les pieds. Sauf si on m’y invite ou si les autres rades sont fermés, évidemment.

Entre le Brazza et l’Amandine, il y avait un bar PMU où j’allais à l’occasion. Le théâtre, je crois, qu’il s’appelait. Il est fermé, maintenant. Il parait qu’on y mangeait bien. Tous les clients étaient tournés vers les écrans du Rapido et du PMU. On avait l’impression que tout l’entourage était branché sur les jeux et ne s’intéressaient pas aux autres clients… A fuir…

 


Pour en revenir à Chez Pierre, les patrons ont changé plusieurs fois, je crois. Le nouveau est là depuis longtemps. Pendant beaucoup de temps, le bouche à oreille m’a dit qu’il n’y avait personne mais d’autres bouches ou d’autres oreilles me disent que la bouffe est très bonne, ce que semblent confirmer les photos mises sur Facebook. Toujours est-il que cette image de bistro moderne avec une bonne bouffe vue sur « la page » tout comme les avis positifs de certaines connaissances m’ont fait prendre en grippe, toujours, cette brasserie, sans que les raisons soient fondées.

Le pire est qu’ils ont maintenant une affiche montrant qu’ils sont au Gault et Millau ce qui est très surprenant pour une petite brasserie de banlieue. Chez Pierre n’est pas référencé sur le site web de l’honorable maison. On se demandait si ce n’était pas un faux et, je me demande, si elle n’a pas des « sous-marques » plus ou moins régionales. Ce macaron me met hors de moi… Les patrons de bistros qui pensent se faire de la publicité se trompent souvent. L’image ne se construit pas sur ce genre de détail.

 

A ce sujet, certains semblent très attachés aux avis donnés par les utilisateurs, notamment dans Google Maps mais cela me semble surréaliste. D’ailleurs, quand on va voir les avis en question, ils ressemblent à n’importe quoi et sont contradictoires. C’est logique si vous allez en terrasse de la Comète un long soir d’été, vous n’aurez pas le même sentiment que si vous déjeuner alors qu’il pleut. Et outre, la plupart des avis donnés à tous les restaurants, même ceux à chier (qui, de toute manière, ne sont fréquentés que par des habitués), sont positifs. C’est ridicule. D’ailleurs, on se demande souvent s’ils ne sont pas rédigés par des copains des patrons. Et les quelques commentaires négatifs que j’ai pu lire dans mes bistros préférés sont purement conjoncturels : il peut arriver que la viande ne soit pas cuite comme on veut ou que le serveur soit dans le jus au point de se mélanger les pinceaux.

Pour ma part, la meilleure solution qu’aurait une brasserie, dans un quartier que je ne connais pas, pour m’attirer, serait d’avoir un menu affiché à l’extérieur, évidemment donnant appétit mais surtout parfaitement lisible. Le KB, dont je parlais, a un vague A4 scotché sur une ardoise : il faut se pencher pour deviner ce qu’il y à manger. C’est évidemment très con mais, surtout, cela donne une très mauvaise image du bistro, comme un lieu qui ne sait pas se rendre attractif au quotidien et donc très peu commercial… Haïssable.

 

J’ai parlé de bistro que je n’aime pas pour de mauvaises raisons (c’est le thème du billet) mais tout cela est un peu aléatoire. Par exemple, si j’habitais à côté de chez Pierre, j’y serais probablement tout le temps fourré. Et j’ai dit que je n’aimais pas des bars parce que le serveur n’était pas sympa, qu’ils faisaient vieux ou sales, mais si le hasard m’y poussait, par exemple parce que des copains s’y regroupaient ou parce que j’avais sympathisé pour une raison ou une autre avec le loufiat, mon avis pourrait changer assez rapidement.

On est peu de chose. Par contre, dans l’autre sens, je n’ai jamais déserté un bistro où j’étais vraiment habitué sauf pour des raisons géographiques (chez Pierre que je n’aime pas et le Petit Relais que j’aime bien sont assez loin de chez moi dans le sens où il y a d’autres troquets sur la route, tout comme « chez Y » que j’ai bien connu à une époque mais je pense surtout à ceux qui étaient près d’un de mes appartements ou de mes lieux de travail) sauf une fois (le bar avait néanmoins changé de nom et traité par-dessus la jambe les anciens clients afin de changer l’ambiance : il n’a pas tenu un an).

Je n’étais client du PMU que lorsque la Comète était fermée le samedi et que c’était le seul bistro ouvert après 20h le dimanche. Je suis client du 1880 depuis près de 40 ans (très fidèle depuis une vingtaine d’années mais moins souvent présent depuis que j’ai eu des problèmes de santé). Dans un mois, cela fera vingt-sept ans que je suis client de la Comète depuis vingt-sept ans. Je fréquente beaucoup l’Amandine depuis janvier 2008 vu que la Comète fermait tôt, avec de nouveaux patrons, et plus souvent encore, maintenant, que mon fief est fermé le week-end. Cela fait une grosse vingtaine d’années que je suis un client épisodique de l’Aéro (très épisodique, maintenant, vu qu’il ferme souvent de très bonne heure et que, la Comète fermant le week-end, je n’ai plus l’occasion de passer devant).

 


Je ne suis pas vraiment hors sujet car, autant je suis fidèle, autant la légèreté de certains potes me sidère, d’autant plus qu’ils disent « maintenant » qu’ils n’aiment plus les bistros où l’on a passé tant de temps ensemble ou, du moins, en voisins de comptoir. Le pire que j’ai vu, c’est peut-être « chez Y », dont je parlais dans une parenthèse, plus haut. Ma bande de potes a arrêté de le fréquenter assez subitement en expliquant qu’on y mangeait mal, que les patrons n’étaient pas sympa ou que sais-je alors que rien n’avait changé, à part la fréquentation, justement (la foule attire la foule et le désert n’est pas prometteur…).

Alors, ils ont tous des mauvaises raisons. Je pense à la Comète qui a changé de propriétaire, comme je le disais, fin 2007 (et de nombreuses fois depuis). Une partie des clients disait que La Comète n’était plus la Comète sans son patron historique. D’autres expliquaient que les tarifs avaient augmentés (certes, les verres de rouge étaient passé de 1€30 pour de la Côtes-du-Rhône de comptoir à 2€60 pour un vin de meilleure qualité… en oubliant que la dose était passée de 7 à 14 cl).

C’est à peu près valable dans tous les bistros pour tous les clients ou presque. A l’Amandine, par exemple, j’y vois très souvent des anciens clients du PMU, partis pour d’obscures raisons.

On est peu de choses mais je l’ai déjà dit.

Ce billet serait incomplet si je n'évoquais pas les bistros où j'avais toujours refusé d'aller, encore une fois pour des raisons qui m'échappent, comme l'Etalon Noir ou la Place Rouge...

22 septembre 2022

[Séries] The Last Kingdom


 

On peut difficilement évoquer « The Last Kingdom » sans faire le rapprochement avec « Vikings » et « Vikings Valhalla » vu que cela se passe à peu près à la même époque (il y a un millier d’années), peut-être un peu avant (même si Ragnar est cité) et il s’agit essentiellement de Vikings (plus exactement, pour TLK, des Danois installés dans ce qui deviendra le Royaume-Uni) et des futurs Anglais… The Last Kingom est basé sur un roman et évoque des personnages à peu près réels alors que Vikings est beaucoup plus issu de l’imagination des réalisateurs, avec des personnages inventés mais à partir de réels. Peu importe, on s’en fout, on est devant le poste.

Vikings Valhalla est basé sur l’histoire de la Norvège alors que TLK part de celle des Iles Britanniques, ce qui fait que nos « préférés » ne sont pas les mêmes. A part ceux qui meurent, les personnages de TLK accompagnent la série tout au long (d’ailleurs le principal ne change pas, contrairement à Vikings). TLK est beaucoup plus structuré : chaque épisode et chaque saison se suffisent à eux-mêmes alors que, pour Vikings, on a parfois l’impression que chaque partie est coupée au bout de 50 minutes pour répondre aux exigences des réalisateurs…  

 

Tu préfères ton père ou ta mère ? On s’en fout. Après réflexion, je suis incapable de dire si une série et meilleure que l’autre mais je trouve TLK beaucoup plus facile à suivre vu qu’il y a beaucoup moins de personnage… Mais ils ont quand même des noms à la con ce qui fait qu’on a quand même quelques doutes…

Malgré les différences citées, on a quand même des abrutis chevelus et des andouilles propres sur elles qui se foutent sur la gueule à coup de grosses épées et d’haches, avec du sang qui gicle partout, c’est rigolo.

 

« À la fin du ixe siècle, ce qu'on appelle aujourd'hui l'Angleterre est constituée de plusieurs royaumes. Les terres anglo-saxonnes sont attaquées et régies par les Danois. Uhtred de Bebbanburg est le fils orphelin d'un noble saxon. Kidnappé par les Scandinaves et élevé parmi eux, il doit sans cesse choisir entre le royaume de ses origines et le peuple qui l'a vu grandir. » Toute l’histoire est centrée sur Uhtred. Au fil des conflits entre les « pays » anglosaxons ou avec les Danois, il tente de satisfaire tout le monde, en fonction de ses propres convictions, des engagements et autres allégeances… Le roi machin a mis sa fille sur le trône de tel pays mais elle est abattue et tel ou tel noble cherche à marier son arrière petits fils avec une nouvelle poufiasse qui pourra hériter du trône mais il faut s’allier avec des voisins, pendre des connards en otage et tout ça et notre brave Uthred fait le tri pour savoir quels débiles on peut massacrer tout en étant félicités par les dieux ou par un dieu selon qu’on est danois à Thor ou à raison ou fan absolu d’un monoïdéisme chrétien.

J’aime bien, moi. Je vais bientôt finir la cinquième saison. Il y a des gonzesses égorgées, des moines émasculés, le tout dans une très grande bonne humeur.

15 septembre 2022

[Séries] Vikings Valhalla

 


Vikings Valhalla, courte série, est la suite de Vikings dont je parlais encore pas plus tard qu'hier. Elle se passe 100 ans plus tard et est donc à peu près autonome d'autant qu'on est à peu près débarrasser des fantômes de Ragnar... Si vous avez aimé Vikings, vous pouvez regarder sans crainte : je pense que la qualité est à peu près identique.

Un défaut néanmoins : il y a trop de personnage, tous d'affreux barbus, et vous finissez par vous perdre dans l'histoire... Je vais résumer, quand même : dans la première série, des Vikings ont réussi à s'installer en rosbiferie dans la paix mais le nouveau roi des ancêtre de nos ennemis héréditaires décide de massacrer tout le monde pendant la nuit de la Saint Brice ce qui déplait les locdus restés en scandinaverie qui vont revenir venger tout ça... 


Il faut dire qu'avec notre Saint Barthélémy, on est des petits joueurs. Ces anglais officiels savaient massacrer.

14 septembre 2022

[Séries] Vickings [à partir de la saison 3]

Délicate jeune fille

 

Le 24 août, je faisais un billet au sujet de la série Vickings alors que je n’avais vu que deux saisons, tant j’étais persuadé ne pas tenir jusqu’au bout. J’ai tenu alors je vais parler – très rapidement – de la suite. Contrairement à beaucoup de séries, il n’y a pas de baisse de qualité mais, tout au plus, une vague lassitude devant les efforts des producteurs pour varier les plaisirs qu’ils nous offrent. Cela étant, les héros vieillissent, certains meurent, d’autres sont increvables… La descendance de Ragnar Lothbrok ne nous fatigue pas. Certains sont exaspérants, d’autres attachants, voire les deux selon l’humeur du jour.

La troisième saison porte en grande partie sur la bataille de Paris et, en fait, on n’arrête pas de voyager, avec des détours – improbables – vers la Russie dont la capitale est Kiev et, bien évidemment, vers l’Angleterre qui ne s’appelait pas encore franchement ainsi.

Cette proximité avec Kiev et les origines de la royauté anglaise nous rapprochent de l’actualité et toute l’histoire (au sens du récit – romancé – des événements du passé) de cette époque, presque à l’origine de la construction du monde moderne, est passionnante. Pour ma part, j’ai presque passé plus de temps dans les dictionnaires à vérifier certains points qu’à regarder la série.

Par exemple, pour notre propre histoire, on connait nos ancêtres les gaulois puis Clovis puis Charlemagne mais il faut bien reconnaître qu’on a un gros trou jusqu’à Hugues Capet…

A voir, donc ! Sans compter que l’histoire est haletante (comme dans toutes les séries, il y a trop de personnages et on s’y perd parfois).


L'autre raison qui me pousse à faire ce billet sans savoir quoi mettre dedans est que j'ai commencé à regardé l'espèce de spin-off qui suit... et qu'il me faudra bien évoquer ici.

08 septembre 2022

Comparaison n'est pas raison

 

Elisabeth II est en fonction depuis 70 ans, 7 mois et 2 jours. Louis XIV tient le record mondial absolu avec un règne de 72 ans, 3 mois et 18 jours soit une différence de 14 mois et demi. Vers le 20 novembre 2023, il nous faudra affiner nos calculs, voire compter en heures. 

Ceci était mon billet patriotique et royaliste de la semaine.


31 août 2022

Facebook live des travaux dans l'ex jardin de la mère de l'évèque

 



J’ai repris le boulot hier et la voisine d’en face en a profité pour faire intervenir des jardiniers. J’ai tout de suite pensé que les travaux étaient lourds. J’ai décidé d’en parler d’en Facebook ce qui n’intéresse évidemment personne sauf ma sœur et mon frère mais ceux qui s’imaginent publier des choses intéressantes sur Facebook devraient consulter immédiatement.

Mes « notes » sont prises pendant mes audioconférences pendant les parties qui ne me concernaient pas vraiment.

 


Publication initiale :

« Il y a des jardiniers chez la voisine d'en face (où habitait la mère de l'évêque) ce qui est rare dans le quartier (à part chez nous ; la plupart des maisons sont habitées par des paysans à la retraite qui font tout eux-mêmes ou le font faire par leurs enfants, ceux qui ont repris les fermes, des jardiniers de luxe, en gros...).

Il y a deux rangées de fil à linge (de part et d'autre de l'allée) ce qui, à notre époque moderne de sèche-linge voire même tout simplement de machines avec fort essorage ou, mieux, de nouveaux tissus, est largement trop (surtout que la nouvelle habitante est célibataire).

Il sont donc en train d'en enlever une mais c'est celle sur laquelle ils ont mis leurs sweet-shirts.

Peu importe.

Toujours est-il que c'est en face de ma fenêtre et que ça va occuper ma première journée de travail après deux mois...

Vous avez gagné la page Wikipédia du fils de mes anciens voisins avec qui, malgré la différence d'âge, il m'arrivait de jouer aux billes. Ce qui est loin d'expliquer mon anticléricalisme. »

 

Premier petit tracteur

Mes remarques d’hier :

·         Ils coupent plein d'arbres. C'était le jardin le plus bordélique du quartier. Ca va être le nôtre, maintenant (mais j'aime bien les plantes qui poussent en vrac).

·         Deux camions sont passés dans l'impasse : un petit pour prendre les branchages et un grand, genre "porte char", comme s'ils allaient faire venir une sorte de buldozer.

·         Visiblement, ils cassent l'allée (vieux machin en ciment).

·         De toute manière, un bulldozer ne peut pas entrer dans la jardin. Portail pas assez large. Etrange, tout ça.

·         Ah oui ! Il y a un type avec une espèce de pioche et un autre qui porte des plaques de ciment.

·         Ah non, ce sont juste les bordures verticales du côté gauche qu'ils enlèvent.

·         Ils sont de retour de la déchetterie avec le camion vidé des branchages. Ils y mettent maintenant les plaques de ciment ôtées.

·         C'est étrange : ils n'ont cassé que deux tiers de l'allée (et pas seulement des parties verticales, comme je le disais) et pas tout. Par contre, ils n'ont enlevé qu'une partie du fil à linge, le long de la partie de l'allée pas enlevée et d'un seul côt… Voir plus

·         Ah ben voilà. Ils vont mettre un minibulldozer en le déposant avec la grue du camion.

·         J'avais pas vu... Le fil à linge est sur deux rangées : ils ont enlevé celle du bas pour que l'engin passe dessous.

·         J'espère qu'ils ne vont pas faire fonctionner le bulldozer pendant ma sieste (qui sera courte à cause du télétravail mais tout de même...).

·         Premiers travaux avec le bull : arracher les poteaux du fil à linge (toute la partie droite, contrairement à ce que je disais plus haut ; voire celle de gauche vu qu'il ne reste du fil que dans le tronçon le plus proche de la maison).

·         Ils ont une grosse scie circulaire pour scier les poteaux... En plus, un des types a ressorti sa tronçonneuse pour niquer quelques arbres. Bonjour la poussière et surtout le bruit. Il va falloir que je ferme la fenêtre.

·         Le bull sert maintenant à arracher les plantes qui touchent le mur, à gauche, avec le voisin (celui qui a un abris de jardin pour ranger sa 2cv).

·         Le temps que j'aille remuer les pommes de terre et poser une pêche, ils ont carrément coupé tous les arbustes de la partie gauche du jardin. Il n'en reste plus que deux à droite (et encore, pour combien de temps ?).

·         Ah non ! Il reste deux ou trois trucs, à gauche, mais ils étaient masqués par le camion. Là, ils sont partis déjeuner.

·         Le début de l'après-midi a été consacré au ramassage des déchets de la fin de matinée. De fait le suivi des travaux ne fut pas intéressant. Il n'empêche que les poteaux de feu de fil à linge sont bizarres : il n'en reste plus que trois mais dans deux allées différentes.



Jour 2 - Ils ne commencent pas de bonne heure (après 9 heures).

·         Visiblement, ils ont amené plus tôt, quand même, une espèce de grosse machine à labourer et viennent d'amener un autre petit tracteur visiblement "conçu" pour le jardinage. Par contre, ils n'ont pas de grue pour lui faire franchir le sommet.

·         Ah ! Si ! Ils ont amené un gros tracteur, également, mais il était garé au bout de l'impasse. Il devrait servir à porter le nouveau.

·         Quant au tracteur d'hier, il me semble qu'il a été muni, depuis, d'un plus gros godet.

·         Maintenant que la vue est dégagée, je vois maintenant que l'allée dans le jardin n'a pas été vraiment détruite : seuls les panneaux verticaux qui la bordaient, le long de la pelouse, semble avoir été enlevés.

·         Le gros tracteur est en train de porter dans le jardin une espèce de herse ou une espèce de truc pour aérer le sol ou compléter le labourage.

·         Je viens de me rappeler du nom de "l'espèce de grosse machine à labourer". Un motoculteur. Mais celui-là est vraiment très large...

·         Voilà. Le deuxième petit tracteur est en cours de portage.

·         J’arrête le suivi dans Facebook, je passe dans Blogger.

·         Je n’ai rien vu mais le gros tracteur est parti. Du coup, le « petit jeune » (celui qui conduisait le petit tracteur, celui qui a changé de godet) a ramené son camion (celui avec la remorque du petit tracteur, essayez de suivre) et je ne vois plus grand-chose dans le jardin.

·         Toujours est-il qu’il ne sont plus que deux. L’ancien (30 ans ?...) travaille les plates-bandes du côté de la maison avec la 2cv et le petit jeune déplace de la terre avec son tracteur à large godet comme s’il voulait « égaliser » le terrain.

·         En fait, avec le gros godet, ils raclent le sol et mettent la « couche du dessus » dans le camion.

·         Ils ont apporté des longues plaques de béton. Comme ils bossent actuellement derrière le muret du fond (celui qui donne sur l’impasse où nous habitons), j’ai l’impression qu’ils vont y faire des petites allées.

·         Ca y est : ils ont démarré le second tracteur (avec leurs trucs derrière le muret, j’ai l’impression qu’ils n’ont rien glandé depuis une heure). Pour le bouger de cinq mètres… Je vais faire la cuisine, je reviens après.

·         Ah ben ils font une pause. A 11h50. Vous avez le numéro de téléphone de leur patron ?

·         Tiens ! Ils ont repris le boulot 10 minutes après. Je vais manger. Mais eux ?

·         Reprise du boulot à 14 en présence de ce qui ressemble au patron qui est venu avec des plantes en pot. Il les dépose le long des murets, un peu comme s’ils voulaient faire des haies, sur des bâches vertes. J’imagine qu’ils vont les replanter « à travers ».

·         Le « patron » est parti. Le « petit jeune » est en train (depuis quelques temps, déjà) de nettoyer son petit tracteur. Je suppose donc qu’il va être récupéré par le camion (et j’espère que ça ne sera pas pendant la sieste – exceptionnellement prévue entre 15h30 et 15h45…).

·         Et voila, les deux qui restent font encore une pause…

·         Ils ont mis en route le deuxième tracteur qui semble être destiné à travailler la surface de la terre, comme s’ils allaient semer de la pelouse.

·         Et revoila le camion grue qui fait beaucoup de bruit (les gars ne luttent pas contre les gaz à effet de serre). Il est 15h35. J’ai gagné. Du coup, je vais encore travailler pendant la sieste mais ça dure depuis ce matin…

·         Le camion est resté moteur allumé pendant vingt minutes avant qu’ils ne commencent les « manœuvres d’embarquement » du premier petit tracteur.

·         La partie gauche du terrain semble « nickel » : on dirait bien, effectivement, qu’ils vont semer de la pelouse. C’est une belle connerie (c’est l’arrière de la maison et donc personne n’en profite et, six mois par an, hors sécheresse, il faut tondre deux ou trois fois par mois : la nouvelle propriétaire aurait dû me demander conseil).

Jour 3 – J’ai loupé la fin, hier, et le début, ce matin.

·         En rentrant du bistro, j’ai quand même pu voir que la partie gauche du jardin était OK et avait bien été « terminée » avec l’espèce de motoculteur pour bien « égaliser » le terrain. J’ai vu aussi (après m’être approché…) que les plantes livrées avaient bien été plantées au travers des bâches.

·         Ce matin, je constate que le dernier tracteur a été sorti du jardin et mis sur la remorque et que le travail avait bien été terminé sur tout le terrain.

·         Il reste un truc étrange : l’allée (entre la maison et le portillon qui donne sur notre impasse) est à peine visible et semble recouverte de petit tas de terre. Un surplus qui attend d’être ramassé ?

·         Je ne comprends rien : un des lascars récupère de la terre dans le camion (celle qui avait été enlevée du terrain après l’espèce de ratissage par le petit tracteur) pour la mettre dans une brouette, le tout alors que j’allais stopper ce « live », pensant qu’il ne se passerait plus rien.

·         Ils ont relancé un passage du vibromasseur dans une rangée et travaillent maintenant à l’ancienne avec un gros balais et un râteau…

·         Ca y est ! Ils ramassent les tas de terre sur l’allée.

·         Ils finissent pas égaliser les espaces où la machine ne passait pas  (sous les deux arbustes qui restent sur le côté droit).

·         Midi dix – je sors de réunion : ils sont partis. Les travaux semblent terminés. Il reste quand même à semer la pelouse, je suppose.

24 août 2022

[Séries] Vikings

 


Netflix m’avait plusieurs fois proposé de regarder Vikings et j’avais toujours refusé, ce genre de truc n’étant pas pour moi. Attention ! Pas de snobisme mais je n’aime pas du tout les films « moyenâgeux sanguinaires » avec des types qui se foutent sur la gueule à coup de hache ou des dieux à moitié débiles à qui il faut offrir des sacrifices humains… Puis, un copain, P’tit Louis, m’a parlé de cette série en commentaire et j’ai voulu en savoir plus. Je ne regrette pas… Même si le lancement n’était pas facile. Rien que le résumé wikipédiesque est imbitable.

« Ragnar Lothbrok et son frère Rollo participent à une bataille contre les peuples baltes. Après le massacre, Ragnar a des visions du Dieu Odin et ses Valkyries. De retour dans son village, Ragnar se rend, en compagnie de son fils Björn, à Kattegat pour assister au Thing et afin que ce dernier subisse son rite de passage vers l'âge adulte. Restée à la ferme familiale, la femme de Ragnar, Lagertha, met en fuite deux vagabonds qui tentent de la violer. À Kattegat, Ragnar convainc Rollo que les raids vers l'ouest sont plus prometteurs en termes de butin que les attaques traditionnelles contre les populations baltes. Il affirme qu'il est capable de trouver son cap en pleine mer grâce à un instrument qu'il s'est procuré auprès d'un voyageur, un compas de navigation. Il est cependant réprimandé et menacé par son chef de clan, le jarl Haraldson, qui ne croit pas à la présence de terres à l'ouest et souhaite poursuivre ses raids vers l'est. Björn et Ragnar rendent visite à Floki, un charpentier de marine visionnaire qui, grâce au soutien financier de son ami Ragnar, a secrètement entrepris la construction d'un nouveau type de navire, plus adapté à la navigation en haute mer : un drakkar. Les premiers tests en mer sont très prometteurs. Tandis que Ragnar recrute des hommes, son frère Rollo fait des avances importunes à Lagertha. Le navire étant fin prêt, Ragnar met le cap à l'ouest, vers l'inconnu, tandis que le jarl Haraldson, mis au courant par un traître, commence à tirer vengeance de ceux qui ont aidé Ragnar à monter son expédition. »

Pourtant tout y est : les vikings ne pense qu’à se battre entre eux et à coloniser de potentielles îles lointaines. L’héro, Ragnar Machin est un des premiers types persuadés à l’existence de peuples à l’ouest et se fait construire un bateau par son copain Floki pour aller piller les rosbifs.

Après il leur faut monter des alliances pour être plus puissants lors de leurs interventions et ces alliances génèrent de nouvelles batailles entre eux, c’est fascinant, d’autant qu’ils arrivent à peu près à baiser dans tous les sens, que même les gonzesses massacrent les imbéciles de manière rigolote, comme un poignard dans l’œil, ou plus traditionnelle, comme une bonne vieille décapitation à coup de hache. A force de baiser, ils n’arrêtent plus de faire des gamins.

De temps en temps, il faut qu’ils aillent rendre visite à Thor, à travers et à Odin. Cela nécessite de trouver des volontaires pour servir de sacrifice humain qui rendra les autres plus forts pour mourir au combat en étant sûrs d’aboutir au walhalla sorte de paradis local où ils n’arrêtent pas de bouffer au gueuleton des dieux…

Après, on a Marcel qui trahit Roger qui refuse ainsi de payer une nouvelle tournée en l’honneur de Maurice qui ne pense qu’à se saouler la gueule avec Albert tout en matant les fesses de Cunégonde.

C’est un résumé, hein !

 

A part ça, c’est vraiment passionnant, c’est très bien filmé, les acteurs sont bons, les images magnifiques, les décors somptueux… Les images magnifiques mais souvent trop sombre (on voit mal), notamment à cause des images dans les bâtiments ou de nuit (c’est ballot) dans des coins éclairés uniquement par des espèces de bougies. Des décors somptueux mais souvent assez flous à cause du brouillard. Mais il faut bien que je gueule…

Autre source de mécontentement : on se rend compte assez vite que les producteurs prennent pas mal de libertés avec la « vérité historique » ce qui amène presque à quelques incohérences (et on me dit qu’au stade où je suis du visionnage, je ne suis pas sorti de mes peines).

 

Il n’empêche que c’est somptueux et à voir.

 

23 août 2022

[Séries] Unbreakable Kimmy Schmidt

 


« Kimmy Schmidt, une jeune femme de 29 ans originaire de l'Indiana, part vivre à New York après avoir passé quinze ans sous terre dans un bunker, en compagnie de trois autres femmes. Elles étaient prisonnières d'un gourou qui leur faisait croire que l'Apocalypse avait eu lieu.

Dans sa nouvelle vie, elle fait la connaissance d'autres personnages hauts en couleurs : Titus, un gay noir flamboyant cherchant à vivre de la chanson et du spectacle pour lesquels il fait montre d'un vrai talent ; Lilian, la vieille logeuse en guerre contre la gentrification de son quartier ; et Jacqueline, femme mondaine en pleine crise de la quarantaine, alors que son mariage s'effondre et qu'elle cherche à honorer ses origines amérindiennes.

Ces quatre personnages en quête d'émancipation et aux caractères bien trempés vont se lier d'amitié et avancer dans leurs objectifs respectifs, celui de Kimmy étant de se reconstruire et de vaincre son traumatisme afin de tourner la page de ses années de captivité. » nous dit Wikipedia à propos de Unbreakable Kimmy Schmidt.

 

Vous me connaissez ! Je suis assez bon client de ces espèces de sitcom. Il n’empêche qu’Unbreakable Kimmy Schmidt est largement au-dessus du lot, sans être vraiment drôle, pour des raisons que j’ai assez de mal à formuler. « Elle a reçu d'excellentes critiques en raison de son caractère à la fois feel-good et intelligent, couplé à une histoire bien rythmée, de nombreuses références culturelles, des acteurs attachants et hauts en couleur ainsi qu'une réalisation de bonne facture. »

En fait, pendant cet été, j’ai vu le début de tellement de ces mauvaises séries que je tenais à mettre en avant celle-ci. Parmi celles qu’il faut mettre à la poubelle, l’application Netflix pour mon iPhone me dit que j’ai abandonné : Unité 42, Arrested Development, Uncoupled, Seinfeld… Et elle en oublie certainement.

 

Je n’ai pas encore tout vu… mais assez pour vous recommander de vous en envoyer un ou deux épisodes par jour, en guise d’apéritif, quitte à bâcler un peu les premiers, le temps que les quatre protagonistes essentiels entrent dans votre vie (les autres personnages sont tout aussi attachants mais ce sont bien Kimmy, Jacqueline, Lilian et Titus qui sont au cœur de l’histoire).

A part ça, j'ai commencé à regarder la série Vikings qui devrait être l'objet de mon prochain billet. Très bien aussi.

 

 

19 août 2022

[Séries] Au service de la France [et considérations diverses sur la critique audiovisuelle]

 


« En 1960, André Merlaux, 23 ans, intègre les services de renseignement français, comme stagiaire. Beau garçon, bien élevé, malin mais influençable, Merlaux aura beaucoup à apprendre pour servir et défendre les intérêts de la France. Trois fonctionnaires suffisants sont chargés de le former pour effectuer des opérations délicates et parfois saugrenues : Moulinier (responsable de la zone Afrique), Jacquard (Algérie française) et Calot (bloc de l'Est). André découvre les méandres de l'administration et navigue à vue au milieu des incidents diplomatiques à répétition ». Voila la description de « Au service de la France », gracieusement fournie par Wikipedia.

Disons, pour être poli, que l’aspect parodique des services secrets français et, d’une manière plus globale, de notre administration, est assez plaisant, de même que certains dialogues truculents et ironiques mais il faut quand même que j’avoue que je dois me plonger dans Wikipedia et le résumé des critiques pour trouver du bien à dire.

La série est chiante comme la lune, on ne comprend pas forcément tout à moins d’être concentré mais, comme je le dis souvent, vous pouvez la regarder, ça ne mande pas de pain. De toute manière, les séries vraiment nulles, je ne tiens pas plus de quelques épisodes et je n’en fais de billet ici.

 

Au service de la France ne nécessiterait aucun billet si je n’avais pas envie, résolument, de donner des baffes aux critiques vaguement intellectuelles que l’on peut lire à droite ou à gauche, mais surtout à gauche, des productions audiovisuelles. Tenez ! Il y a peu, je parlais de Better Call Saul. Pour résumer mes propos : c’est une des meilleures séries qu’il m’a été donné de voir mais la fin est complètement ratée.

Peu importe le ratage de la fin, les producteurs de TOUTES les séries tirent sur la corde et la plupart des séries ont une fin qui devrait finir dans les égouts grâce à un heureux dispositif appelé « chasse d’eau » mais cette manière qu’ont les journalistes spécialisés ou les internautes sans imagination de dire du bien de la fin ratée des séries réussies est très lassante. Il y a une espèce de bienpensance des médias gauchisants qui ne va pas sans nous rappeler les bonnes années d’un ministère de la culture dirigé par Jack Lang uniquement critiqué par Cabu qui n’arrêtait pas de se foutre de sa gueule, même que c’est une partie non négligeable, probablement, du terrorisme islamiste.

Notons que tout petit, j’étais déjà un con. Je me rappelle d’une époque où je travaillais comme consultant dans les services informatiques du Crédit Lyonnais, à la Défense, vers 1990. A l’époque, il n’y avait que Télérama dans la presse non seulement culturelle et relativement grand public puisque réservée à des types qui se prenaient pour des intellectuels mais aussi de gauche. Un collègue, d’origine étrangère, genre Iranienne mais j’imagine que ses vioques avaient débarqué en France après la révolution dans ce patelin. Il était toujours en jean avec une cravate et se promenait avec Télérama sous le bras. Il était évidemment nul en informatique et avec mes trois ans d’expérience contre une quinzaine pour lui, j’étais aimablement payé pour corriger les conneries des ancêtres. Je m’égare. C’était un parfait ringard et à un moment où il m’avait énervé, je m’étais foutu de sa gueule à cause du Télérama qu’il promenait sous son bras et ça avait fait rigoler la plupart des autres collègues, non pas par méchanceté, mais par haine de l’intellectualisme forcé.

 

Si une andouille vous dit que « Au service de la France », la dernière saison de « Peaky Blinders » et les derniers épisodes de « Better Call Saul » sont réussis, moquez-vous de lui et retournez au bistro en clamant haut et effort que vous refusez le terrorisme intellectuel ce qui ne veut pas dire grand-chose mais est toujours valable.

A mon avis, il avait choisi Télérama après la disparition du Matin de Paris. Si Télérama bouge encore, à ma connaissance, c’est grâce à la nullité de la concurrence, littéralement bouffée par Internet.

17 août 2022

[Série] Better call Saul - la fin [spoiler : arrêtez à la fin du huitième épisode]

 


Incontestablement (au moins dans mon esprit…) la saga « Breaking Bad » et « Better Call Saul » est une des meilleures séries Netflix. J’avais fait un premier billet au sujet de Breaking Bad il y a bientôt 18 mois puis un sur le film qui faisait office de suite « El Camino », également suivi de peu par un sur les premières saisons de Better Call Saul. Je le commençais pas une brève description tirée de Wikipedia : «Il s'agit d'une série dérivée préquelle de l'univers de Breaking Bad, centrée sur la vie de Saul Goodman, l'avocat corrompu de Walter White. »

Et je terminais par : « La dernière saison n’est pas encore sortie ! Il me tarde de la voir car on devine qu’elle permettra la jonction entre les deux séries et je dois avouer que je suis assez inquiet pour certains héros de la « seconde » qui ne sont pas dans la « première ». Arriveront-ils à s’en sortir ou périront-ils, notamment à cause des cartels ? »

C’est chose faite ! On a les nouvelles attendues et c’est à peu près tout ce que je vais vous dire, vous n’avez qu’à regarder par vous-mêmes. Si vous avez le courage. Car il en faut.

Cette sixième saison est sortie en deux fois. J’avais déjà évoqué la première moitié. Je disais d’ailleurs n’importe quoi : « A l’heure où je vous parle, le dernier épisode n’est pas disponible sur Netflix et je ne peux donc pas commenter la fin… Mais la fin de l’avant-dernier laisse présager du bonheur sans compter qu’on a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une transition vers la suite (sortie avant) : Breaking Bad ! » Tout d’abord, ce n’était pas un dernier épisode qui n’était pas disponible mais 6 si je compte bien. Je ne disais d’ailleurs pas totalement n’importe quoi vu qu’un seul épisode, le huitième et premier de cette seconde partie, aurait dû suffire, à peu près…

A la limite, ça m’amuse. Didier Goux, illustre commentateur, me disait récemment : « De notre côté, nous nous sommes précipités sur la sixième et dernière saison de Better Call Saul… que nous avons lâchée, consternés, après le neuvième épisode, tant il nous a paru que cette ultime saison barrait complètement en sucette. » En rédigeant le présent billet, je me rends compte que nous sommes absolument d’accord : tout part en couille à partir du neuvième épisode (d’une saison qui ne commençait d’ailleurs pas très bien).

Tout d’abord, c’est très pénible à regarder avec une succession de « flash back » avec l’alternance de partie en couleur (les épisodes du passé) avec du noir et blanc : les épisodes « actuels » qui se passent d’ailleurs souvent après « Breaking bad ». Ainsi, on alterne les séquences entre la vie de « Saul/Gene/Jimmy » avant Breaking bad (la suite des cinq premières saisons « et demi » de « Better call Saul », pendant Breaking bad et après.

 


Je vais vous raconter la fin. Je vous préviens. Ce n’est pas par méchanceté. D’ailleurs, je vous préviens : vous pouvez louper le paragraphe suivant, écrit en italique. Ce n’est pas méchant car c’est décrit aussi dans Wikipedia. Même que le rédacteur se perd aussi en les périodes de flash back et les autres (c’est quoi l’inverse de flash back ? Flash post ?). On a déjà regardé plus de 100 épisodes (110 ?), sans compter un film… Alors quand on éteint le poste de télévision pour aller prendre une bière, on reste sur un sentiment étrange et, souvent, on se met à penser à Mike, sans doute le personnage le plus sympathique des deux séries, peut-être avec Nacho et le flic, Hank, le beau père de Walter White… Ce type qui était exaspérant, tout comme Jesse Pinkman, mais avait la vedette de la première série.

 


La fin : ne lisez pas… Après Breaking Bad, Jimmy et Kim se séparent. Jimmy trouve un petit boulot dans un commerce alimentaire d’une galerie marchande géante. Pour arrondir ses fins de mois, il monte plusieurs arnaques qui sont l’objet essentiel de la plupart des épisodes de la deuxième partie mais sa vie d’avant était tellement somptueuse qu’on s’en fout totalement des bricolages courants et mesquins (de même qu’une partie des faits de la première partie, disons-le). Au cours de l’une d’elle, il finit par se faire attraper les flics et écope de 86 ans de prison, en partie pour s’être dénoncé afin de préserver Kim dont au sujet de laquelle on aurait tendance à penser qu’il aurait toujours un peu envie de la retourner mais cela ne nous regarde pas.

Ce qui est cher payé pour la participation à une si bonne série dont la fin est totalement ratée.

[Séries] Marseille [pourquoi pas ?]

 


« Robert Taro est le maire emblématique de Marseille depuis 20 ans. Après une trahison politique il décide de se représenter et d'affronter Lucas Barres, qu'il avait pourtant choisi comme successeur. Les deux candidats vont se livrer un combat sans merci au terme duquel un seul sortira vainqueur. Marseille met en scène une lutte au couteau entre les politiciens, les syndicats et les acteurs de l'ombre de la ville sur fond de trafic de drogues. »

Le personnage de Robert Taro est joué par Gérard Depardieu et Marseille est la première série Netflix française dont j’ai entendu parler et c’était pour moi une excellente raison de la regarder malgré les mauvaises critiques lues en diagonale chez M. Wikipedia et que je vais résumer : ah ben on dirait une mauvaise série française du début des années 2000…

Je dois reconnaitre que les critiques visent assez juste. Il n’empêche…

 

C’est la première production que je vois avec le Depardieu contemporain. Il reste un grand acteur. Et un gros acteur. Sans doute le seul encore plus gros que moi. Il incarne un personnage humain et aimant sa ville, bien loin de tous les clichés que pourrait transporter cette série qui montre assez bien le fonctionnement de la politique dans ses métropoles où le hasard des découpages, des votes, des systèmes électoraux, des alliances… font que ce ne sont pas nécessairement les gagnants dans les urnes qui prennent le pouvoir. C’est un plaidoyer pour changer le système électoral de Paris, Lyon et Marseille…

Derrière les intrigues à la maire (j’aime bien ça…) se cachent des histoires de méchants, de trafiquants de drogue et tout ça. Les producteurs devaient boire beaucoup pour avoir l’indulgence du public.

Tenez ! Comme par hasard, c’est la fille d’un des principaux personnages qui est témoin de l’assassinat d’un gugusse qui a lieu sur les lieux où est entreposé un container appartenant à un trafiquant de drogue faisant la campagne de l’ancien premier adjoint et maintenant principal rival du personnage en question, container surveillé par un de ses sous-fifres, ancien amant de la fille et qui parvient à la sauver quand elle est repérée par les assassins. Sacré hasard.

 

Ainsi, le scénario ne tient pas du tout la route et il n’est pas étonnant que Netflix ait renoncé à une troisième saison pourtant introduite à la toute fin du dernier épisode. Pour autant, les personnages sont attachants, il y a plein de petites histoires annexes auxquelles on pourra s’intéresser et, en fin de compte, on ne passe pas un mauvais moment. Le rythme est serré (on ne s’emmerde pas) et on sort « globalement satisfaits ».

Pour ce qui concerne les acteurs, je n'ai parlé que de Depardieu, parce qu'il est largement au dessus du lot (au niveau de la notoriété) : c'est probablement le plus grand acteur français qui restera après la mort de Delon... Les autres ne sont néanmoins pas mauvais, comme "l'adjoint" (qui l'accompagne sur la photo d'illustration). D'autres sont franchement mauvais (comme la présidente du Conseil départemental). Une critique : au début de la série, toutes les femmes se ressemblent (des grandes aux cheveux longs) et on a assez de mal à suivre... Accrochez-vous... 

Ma conclusion est : faites ce que vous voulez et je ne sais pas pourquoi je me suis juré de faire un billet sur chaque connerie que je regarderai sur Netflix.