23 juin 2022

Les mains dans le cambouis

 

Vous avez sûrement remarqué quelques problèmes avec les blogs blogueurs. Sur iPhone, il est quasiment impossible de commenter en étant connecté avec son compte. Sur Mac, il faut choisir son navigateur et, encore, ce n’est pas nécessairement le même pour tout le monde… Sur PC, ça fonctionne à peu près bien. Quant à moi, j’ai des problèmes particuliers : je n’ai pas d’ordinateur à part celui du bureau et j’envisage d’en acquérir un nouvel pour, d’une part, pouvoir l’emporter pendant mon hospitalisation et, d’autre part, pouvoir accéder à tous les blogs (la plupart me sont coupés par les services de sécurité, au bureau). Surtout, je ne peux pas l’utiliser pour accéder à ma messagerie personnelle.

Pour ce qui concerne les commentaires de blogs sur iPhone, je crois que j’ai cerné le problème il y a quelques jours avec deux choses distinctes : la machines (disons les API permettant aux navigateurs du téléphone de se connecter à Google via les anciens comptes Blogger) qui déconne plus un bête problème de formatage des pages (quand on sélectionne l’option pour s’authentifier, la page part en vrille). Pour faire une partie des tests, il a fallu que je télécharge deux nouveaux navigateurs, Edge et Firefox (sans résultat par ailleurs).

J’ai également téléchargé Firefox sur mon ordinateur de bureau pour y tester les identifications possibles aux comptes Blogger et Google. Pour se faire, il a fallu que je réactive des anciennes messageries, donc celle @orange.fr et celle @outlook.com et je viens de le faire avec celle @icloud.com.

Cette dernière est utilisée pour mon compte Netflix et la première pour le compte Twitter @nicolasjegou ce que j’avais oublié. J’ai donc pu réactiver ce compte, l’autre étant l’objet d’attaque insoumise en cette période électorale forte (il fallu que je le rende « privé » pour éviter les intrus susceptibles de m’insulter).

Je n’ai pas réussi à créer un compte Blogger avec un compte qui n’est pas chez gmail.com, étrangement, par contre, j’ai récupéré un compte qui existait, associé à mon adresse chez Orange (Nicolas J, pour ceux qui ont de la mémoire).

Indépendamment de tout ça, ma boîte a modifié, hier, les paramètres pour permettre la connexion à Teams à partir de son mobile ce que j’ai dû tester aujourd’hui).

 

En récupérant mon adresse orange, j’ai découvert que j’y avais plus de 5000 messages non lus… (presque que de la publicité) et 290 chez icloud (essentiellement utilisé par Netflix et dlvr.it, le truc qui publie les billets de blogs sur Twitter qui n’est plus actif mais aussi, je ne sais pas pourquoi Linkedin) !

Je vais essayer de me rappeler des mots de passe de tout cela sachant qu’on peut, pour tous les machins, aisément les retrouver avec les procédures de secours, notamment des codes envoyés sur l’iPhone ou à saisir sur l’iPhone, comme avec Orange. C’est assez magique.

Mais c’est un beau bordel.

 

J’ai récupéré trois adresses mails dont je n’ai que faire, un vieux profil Blogger/Google et un compte Twitter. Je n'ai pas eu le temps d'acheter un PC. Tant pis.

15 juin 2022

[Santé] Mais pas des pieds

 


En fin de compte, je passe plus de temps à l’hôpital qu’à regarder des séries par la grâce de Netflix mais encore moins de temps qu’au bistro et il faudrait que je sois hospitalisé très longtemps pour rattraper les quarante ans de comptoir que j’ai derrière moi. Il n’est néanmoins pas inutile que je raconte mes séances dans le blog.

Reprenons néanmoins l’historique pour permettre aux historiens du futur de retrouver le chaînon manquant. A l’issue des périodes de confinement, quand on a pu raisonnablement retourner au bureau tout en respectant des strictes consignes de sécurité et mettre fin au télétravail à 100%, je n’ai pu constater que j’avais grossi comme une vache – je suis monté à 151 kg – et que j’étais essoufflé pour un rien. Il fallait que je fasse de pause en rentrant de la Comète à chez moi (au moins 200 mètres…). Je mettais le tout sur le dos du confinement pendant lequel je n’avais fait aucun exercice physique mais en étais de moins en moins convaincu. Ma cheffe et ma DRH ont pris les choses en main et, avec mon accord, m’ont envoyé voir la médecine du travail. C’était, je crois, le 6 octobre 2021. Je retiens cette date surtout parce que c’est le jour de ma dernière cigarette.

La doctoresse du boulot, aidée de ses assistantes fort charmantes, ont confirmé que j’étais dans un salle état ! Elles ont appelé les pompiers qui m’ont envoyé à l’Hôpital Cochin. Quand j’ai revu la toubib, six semaines plus tard, je crois, elle m’a dit que les pompiers lui avaient assuré qu’ils n’avaient jamais vu un type à la médecine du travail dans un état aussi moche que le mien.

De fait, à Cochin, j’ai passé un peu de temps en réanimation, tout de même, et je n’en ai qu’un vague souvenir. J’ai ensuite passé quatre semaines dans le service de pneumologie pour soigner un épanchement pleural (la cavité avec les poumons était pleine de liquide). J’étais bien guéri mais les médecines ont transféré mon dossier à l’hôpital de jour de pneumologie qui devaient faire des investigations pour trouver l’origine de la chose. Ils m’ont donc convoqué une journée, le 23 novembre, pour une série d’examens : évaluation fonctionnelle respiratoire, IHM du crâne, échographie du cœur et scanner du thorax.

En faisant ce dernier, ils ont trouvé que les images étaient dégueulasse et m’en ont fait faire un deuxième : en fait, j’avais un thrombus dans l’aorte montante (en français, un gros caillot dans l’artère qui irrigue le ciboulot). Il risquait de boucher complètement le tuyau ou d’éclater provoquant la dispersion de petits morceaux qui auraient provoqué différents AVC. Le tout aurait été bien fâcheux…

J’ai donc été opéré, à Pompidou, en urgence avec ouverture du thorax et arrêt du cœur avec dérivation temporaire, excusez du peu. Après presque cinq nouvelles semaines d’hospitalisation, ils m’ont libéré et j’ai pu rentrer me reposer en Bretagne avec des piqûres d’anticoagulants pour éviter que cela ne se reproduise.

De retour à l’hôpital de jour, mon pneumologue et oncologue avait donc deux pathologies sur les bras : ce qui avait provoqué mon thrombus et ce qui avait généré mon épanchement pleural. Il avait pu avancer, entre les deux hospitalisations mais, à cause de l’opération de l’aorte, nous n’avions pas pu en discuter. Parmi les examens, j’avais fait, aussi, un pet scan et une fibroscopie des poumons avec un prélèvement : cette dernière avait montré une chose pas belle dans les poumons mais très surprenante.

En janvier, on a pu refaire des examens : le scanner a montré que mes anticoagulants étaient insuffisants et qu’il me fallait de l’aspirine en plus, sans compter que j’avais aussi au caillot dans les reins, sans grande importance mais à surveiller. Ils ont par ailleurs rendu plus délicate la fibroscopie (il ne fallait pas me faire saigner…) mais cette dernière à bien retrouvé le truc pas beau mais les volets inquiétants ont disparu comme s’il y avait eu une erreur dans la première.

Il n’empêche qu’ils ont décidé qu’il valait mieux m’opérer pour faire disparaitre cette histoire, ce qui provoque ce billet de blog qui est sans doute le premier d’une série.

Côté sang, ils m’ont trouvé une maladie auto-immune joyeusement appelée « syndrome antiphospholipide » ou un truc comme ça. C’est assez rare et les toubibs l’ont découverte assez récemment. J’ai été reçu par des pontes de Pompidou mais aussi par l’hôpital de jour en médecine générale de l’hôpital Cochin, spécialisé dans la chose. Les deux m’ont prélevé une quantité incroyable de sang pour faire des recherches dans mon ADN même s’ils sont persuadés que ce n’est pas génétique.

 

Ca m’a donné soif.

10 juin 2022

Intensification de la préparation respiropératoire

 


J’ai commencé mes exercices de respiration pré-opératoire (j’aurais du le faire avant le kiné de l’hôpital n’avait pas pensé au fait que je fais aussi de la rééducation respiratoire préventive à l’hôpital ce qui consiste en trois séances par semaine d’une demi-heure de vélo « d’appartement »). Cela consiste à faire trois séances par jour avec dix exercices de « vidage » des poumons puis cinq de remplissage).

Pour les premiers, il s’agit de souffler le plus longtemps possible dans une espèce de grosse paille plongée dans de l’eau (le machin de gauche sur la photo). Pour les seconds, il faut aspirer dans une espèce de tuyau qui fait « monter » un truc jaune (à droite). Il ne s’agit pas de faire ses opérations le « plus fort possible » mais de manière à ce que cela dure le plus longtemps possible jusqu’à la limite physique de mes éponges.

En fin de compte, ça n’est pas très chiant mais, cinq minutes après ma première séance, je suis encore à moitié essoufflé ce qui prouve sans doute que c’est efficace.

 

La prochaine étape, peut-être dès ce midi, consistera à augmenter mes exercices physiques, non pas en augmentant le nombre de bière que je vais devoir porter mais le nombre de pas et la difficulté pour aller au bistro. Ce n’est pas compliqué : j’habite sur une place piétonne, il me suffira d’en sortir par un autre endroit et de faire le tour du pâté de maison.

Pour ceux qui habitent le quartier : le soir, pour aller à l’Amandine, je vais faire le tour du théâtre par les escaliers qui donnent rue Anatole France et que je redescende par les avenues Charles Gide et Eugène Thomas. Ces dénivelés me feront le plus grand bien. Le midi, je vais essayer de sortir par l’autre côté de la place : la rue Anatole France du côté de la rue des Coquettes.

Ca me gonfle déjà, rien que d’y penser : mes exercices respiratoires à l’hôpital me prennent déjà trois fois trois heures par semaine, il va falloir que je fasse au moins deux fois un quart d’heure par jour de marche idiote. C’est la moindre des choses, me direz-vous, mais ça fait 12 heures par semaine, en tout. Il va quand même falloir que je chronomètre tout cela pour m’assurer que cette marche durera bien un quart d’heure…

Cela semble dérisoire à une personne normale mais quand on sait à quel point je suis une grosse fainéasse… Ci-joint le plan de quartier. Ca me fait rigoler de voir que le commerce le plus proche de chez moi (le point bleu marque ma géolocalisation, j’ai mis une croix rouge à côté) est une salle de sport. Pour un peu, je vais m’y inscrire pour après : ma réputation est foutue (sur la carte, l’Avenue Eugène Thomas est celle où il y a le drive de Leclerc. La Charles Gide est dans son prolongement vers le sud-est. La rue Anatole France va de l’Avenue de Fontainebleau – après « Planet Scooter », sur le grand axe - et bifurque, à la croisée de la rue des Coquettes vers le nord-ouest pour rejoindre l’avenue Charles Gide près de l’école primaire Charles Péguy. L’ECAM est le théâtre dont je parlais. Maintenant vous connaissez bien le quartier même s’il manque deux bistros notoires : le KB, tout près de chez moi, sur l’Avenue de Fontainebleau et, surtout, l’Aéro, entre la Caisse d’Epargne et le Crédit Agricole ce qui est bien pratique, tout chose étant égale par ailleurs, vu que la patron ne prend pas la carte bancaire).

 

Cela m’a été prescrit la semaine dernière et j’aurais dû commencer mardi (je n’allais pas trimbaler ces instruments de torture pendant mon week-end en Bretagne) mais d’abord complètement oublié puis remis au lendemain même si je vois la date de l’opération s’approcher.

Le double déclic a eu lieu hier.

 


D’abord, le midi… J’allais à l’Hôtel Dieu et me préparais à prendre le bus mais celui-ci avait 10 minutes d’avance (ou, plutôt, le précédent avait 10 minutes de retard… Le site de la RATP dit qu’il y en a un toutes les six minutes mais j’ai bien l’impression que c’est faux). J’ai eu peur d’arriver en retard et j’ai donc décidé de prendre le métro pour le rattraper (les parcours sont parallèles du Kremlin Bicêtre à Place Monge : le métro est plus rapide mais, à moins de marcher, il faut finaliser le trajet en bus alors je préfère faire toute la route en bus, ce qui m’ajoute près de 10 minutes).

Je descends donc à Place Monge mais je me « trompe » de sortie (je mets des guillemets car je n’avais aucun moyen de savoir quelle sortie prendre). Il m’a fallu monter six groupes d’une quinzaine de marche et, une fois dehors, j’ai pris dans le mauvais sens ce qui m’a forcé à aller jusqu’à l’arrêt de bus suivant. Ca m’a fait rigoler d’autant que j’avais quand même une bonne dizaine de minutes d’avance par rapport à d’habitude.

Et je me suis rappelé que, de toute manière, la faculté de médecine m’avait imposé de faire du sport « intensif » pendant quinze jours.

 


Ensuite, le soir… J’étais au comptoir de la Comète (enfin quelque chose de normal dans ce billet de blog). Un type est entré et a demandé la rue des coquettes (vous la verrez tout en bas, sur le plan, à une grosse centaine de mètres de chez moi). Je la connaissais mais, au moment de donner des indications, je ne me rappelais plus… Il faut dire que je ne traine pas souvent à pied dans le coin et que je n’ai rien à foutre dans cette rue vu qu’il n’y a aucun bistro. Je prends Google Maps sur iPhone qui ne trouve pas cette rue, mais en trouve une à Villejuif (en fait, la frontière entre le Kremlin-Bicêtre et Villejuif passe par le bas de la Rue Anatole France).

Je me suis alors rappelé que quand on a eu les premiers machins faisant de la géolocalisation, ils indiquaient mon appartement « rue des Coquettes au Kremlin-Bicêtre ». J’en ai conclu que cette rue avait disparu, sans doute lors de la construction des immeubles de mon coin, ce qui explique la forme un peu bizarre de la rue Anatole France officiellement à Bicêtre.

J’ai alors regardé où étais la rue des Coquettes à Villejuif et j’ai rigolé en pensant que je la connaitrais si je faisais la marche prescrite…

 

06 juin 2022

[Fin de séries] Borgen, Ozark et Better call Saul

 


De retour en Bretagne pour un long week-end, j’ai pu retrouver mon Netflix et les séries qui vont avec (en vrai, n’ayant pas la télé à Paris, je n’ai jamais la moindre envie de me coller devant) et j’ai eu la « joie » de voir que la suite de trois d’entre elles étaient sorties : Borgen, Better Call Saul et Ozark et j’a eu le temps de tout mater.

A noter, en préambule, que ce sont trois séries bien différentes. J’ai bien aimé les trois (les deux dernières sont peut-être les deux meilleures que j’ai vues) mais il est tout à fait compréhensible que ça ne soit pas le cas de tout le monde.

 

Ozark


J’ai deux souvenirs particuliers de la première partie des épisodes que j’ai vus. D’une part le fait que le premier n’est pas du tout à la hauteur et pourrait donner envie de prendre les jambes à son coup. Ces ensuite que tout se met en place. D’autre part, un excellent jeu d’acteurs, très rare.

Ce n’est « que » la deuxième moitié de la dernière saison qui est sortie récemment (huit épisodes ?) et c’est à l’image du reste. A noter, en particulier, que l’intrigue est si bien menée que quelques rappels discrets vous remettent en mémoire le début et vous n’avez aucun problème de compréhension…

C’est bien la fin de l’aventure pour les Birde et, plus vous vous rapprochez du bout, plus vous vous demandez comment cela va se finir. Vous imaginez un massacre par les cartels de la drogue, la décision de se cacher comme « témoins protégés » ou que sais-je ! A la limite, vous craignez une banalité mal imaginée par des producteurs pressés par des financiers d’en finir et il n’en est rien : tout est soigné jusqu’au bout.

 

Better Call Saul

C’est en rédigeant ce billet que je me rends compte que le fond de l’histoire est proche de celui d’Ozark : des cartels de la drogue mexicains… Là, ce n’est pas une famille prise dans une espèce de spirale (dans Ozark, les Birde sont coincés et doivent blanchir de l’argent) mais un avocat, et son épouse, mi loupé mi déjanté qui gravite autour.

Le premier épisode de cette dernière sortie est un peu chiant, dans le sens où on n’y comprend pas grand-chose et, contrairement à Ozark, il faut faire un sacré effort de mémoire pour se rappeler pourquoi on est là !

A l’heure où je vous parle, le dernier épisode n’est pas disponible sur Netflix et je ne peux donc pas commenter la fin… Mais la fin de l’avant-dernier laisse présager du bonheur sans compter qu’on a vraiment l’impression qu’il s’agit d’une transition vers la suite (sortie avant) : Breaking Bad !

A ce sujet, je pense que la suite qui se passe avant (c’est incompréhensible, comme Starwar…) est bien meilleurs que la série phare dans le sens où les acteurs sont bien moins pénibles.

 


Borgen

Ce n’est pas vraiment la suite qui vient de sortir mais, plutôt, une autre histoire, avec les mêmes personnages, 10 ans plus tard mais toujours dans les coulisses du pouvoir au Danemark. C’est peut-être meilleur que la série originale ou, du moins, c’est ce qu’il me semble : l’héroïne est plus aguerrie, toujours ambitieuse et assoiffée de pouvoir tout en ayant l’image d’une sainte mais, au moins, on sait à quoi s’y attendre.

31 mai 2022

Rééducation (du blog)

 J'ai diffusé par erreur mon billet politique ici, ce matin. Et je les supprimé pour le mettre où il faut. Mais il apparait dans les blogrolls et autres agrégateurs de flux. Voila un court billet pour faire le ménage. Cliquez sur "billet plus ancien", ci-dessous pour voir le dernier vrai billet que j'ai fait ici, à propos de ma rééducation respiratoire.

30 mai 2022

La Sainte Chapelle et l'Hôtel Dieu comme centres de rééducation ?

 


Je suis bien inscrit dans un camp de rééducation et si vous me demandez pourquoi, je vous répondrai de vous occupez de vos fesses. Il s’agit de faire travailler mes poumons pour qu’ils se réhabituent à l’effort, les cons. Trois fois par semaine, je vais à l’Hôtel Dieu, hôpital parisien dont l’entrée donne sur le parvis de Notre-Dame et je fais une demi-heure de vélo d’appartement dans une pièce avec une vue magnifique sur la Sainte Chapelle.

Je vous explique comment ça se passe. Il y a plusieurs phases, chacune se traduisant par une résistance différente du vélo, donc de la force que vous devez utiliser pour maintenir une vitesse de rotation constante, à savoir 60 tours par minute. Ils mesurent cette résistance en watts. Les cinq premières minutes sont consacrées à l’échauffement, à 20 watts. Les cinq dernières sont, toujours à 20 watts, pour décompresser (je ne sais plus quel terme ils emploient, un truc simple, pourtant, il faut faire redescendre le rythme cardiaque progressivement). Les 20 minutes du milieu sont divisées en quatre séquences de cinq, les quatre première étant à environ le double de puissance de l’échauffement, et la dernière, encore au double. La puissance augmente au fil des séances. Aujourd’hui, la huitième, je crois, sur dix-huit, j’alternait entre 45 et 80. La prochaine, je serai entre 50 et 80. Je crois qu’à la première, j’étais entre 35 et 65. Une fois, ce n’était pas quatre fois cinq mais cinq fois quatre.

Les « coachs » cherchent à augmenter progressivement tout en se rapprochant de ce qu’il y a de mieux pour vous. Je peux vous garantir que cette demi-heure est longue. Déjà, vous vous emmerder à rester comme un imbécile avec comme seul occupation de mesurer le temps qui passe. Au bout de trois minutes, vous vous dites que vous avez fait 10%, au bout de cinq, un sixième, et donc au bout de six, un cinquième, à sept minutes trente vous avez fait le quart, à dix, le tiers, à quinze la moitié, à vingt, les deux tiers, mais aussi les trois quarts des séquences de cinq minutes, à vingt-deux trente, vous arrivez aux trois quarts et vous approchez de la dernière minute de la quatrième séquence et donc de la phase de « décompression » (le terme ne me vient toujours pas). Chaque séquence est elle-même très longue, du moins la partie de quatre minutes qui précèdent celle où vous vous donnez à fond. Vous avez envie de vous reposer alors vous arrêtez de pédaler quelques secondes en évitant de faire tomber trop la vitesse moyenne pour que l’effort de reprise ne soit pas trop fort (et pour tenter de ne pas être repéré par le « coach »).

Cette durée relative est augmentée par le fait que vous avez une demi-heure (du moins, pour ce qui me concerne) de bus avant, ce qui vous oblige à prendre presque une heure de marge puis, à devoir rentrer après, pour la même durée alors que marcher jusqu’à l’arrêt de bus est un effort considérable après le pédalage tout en vous pressant pour avoir le temps de manger, de prendre un café, avant de reprendre le boulot.

Mais cela fonctionne ! Aujourd’hui, alors que la « résistance » était au maximum depuis le début de mes séances, je n’ai pas eu le moindre « ras-le-bol », j’ai pédalé fièrement jusqu’à l’atterrasse. Me faisant la réflexion, je me suis rappelé que, hier soir, mon ascenseur était en panne (140 kg à monter sur 7 étages, tout de même) et que je n’avais pas été essoufflé…

On progresse...

26 mai 2022

Le guide Michelet

 


On apprend la mort, ce soir, de Claude Michelet auteur de la saga « Des grives aux loups » et d’une lointaine suite qui se passe en Amérique du sud, la pauvre. Je dois avouer que je ne sais pas si je tiendrais plus de trois pages, aujourd’hui, mais c’est bien ces deux séries qui m’ont redonné la passion pour lecture, à une autre époque (à la fin des années 1980, sans doute), et notamment pour les machins à rallonge.

J’avais déjà eu une période de « gros lecteur » (et pas lecteur gros, imbécile), à la fin de l’adolescence mais, progressivement, mes principaux loisirs avaient tourné, ensuite, autour de l’informatique… Ayant commencé à bosser dans ce domaine, j’avais mieux à faire que de la programmation compulsive et j’ai fini une première fois dans Michelet. Cela étant, j’étais déjà fêtard, puis j’ai fait mon service, avant de rebosser en Bretagne où je lisais essentiellement des bandes dessinées (que des classiques : Astérix, Tintin, Lucky Luke…). Je suis retourné à Paris où j’ai acheté mon appartement début 1994 et mon seul loisir hors bistro a vite tourné autour de la lecture et je suis revenu vers Michelet. J’ai tout relu, lu ce qui était sorti entre temps (en lisant les nécros, sur le web, je vois que je n’ai même pas tout lu).

 

De fil en aiguille, j’étais tombé sur des bouquins de Robert Merle, sans le moindre rapport évidemment, à part que « Fortune de France » est quand même une belle saga…, dont « Le jour ne se lève pas pour nous », une espèce de reportage qui se passait dans un sous-marin. Cela m’a amené à lire d’autres trucs soulots dont, évidemment, Octobre Rouge, de Tom Clancy. En conséquence, j’ai lu tout Tom Clancy et suis devenu fan de Jack Ryan. Je me suis mis à lire un tas de romans américain, notamment de Ludnum et, vu que j’en parle parfois ici, Michaël Connelly, qui reste à peu près le seul type dont j’achète tout ce qui sort et que je lis encore. Ou presque.

J’ai beaucoup diminué mes lectures vers 2006, quand mon principal loisir tournait autour des blogs mais aussi à une époque où je n’avais pas l’occasion de prendre les transports en commun. J’ai quasiment arrêté, ensuite, quand j’ai eu un iPhone sur lequel je pouvais lire des trucs, vers 2010, je crois, et qui me permettait de m’occuper quand le besoin s’en faisait sentir.

 

Tout cela n’a évidemment aucun intérêt mais la mort de Claude Michelet vient de me remettre tout cela en mémoire dont, notamment, les longues heures passés avec ses héros vers Valparaiso !

Tout cela est néanmoins d'autant plus étrange que je n'ai rien à voir avec ses héros, ces paysans qui pensaient s'en sortir, voire faire fortune, avec le travail. Donc je n'avais pas de respect, seulement de la passion.

24 mai 2022

Miss Tic : du toc

 


Ce week-end, on a appris la mort de Mademoiselle Tic et je ne vous dis pas à quel point d’adresse mes condoléances à la famille et aux amis car, non seulement, j’ai appris sa mort mais j’ai aussi appris son existence mais avec effet rétroactif vu qu’elle n’existait plus quand la nouvelle est arrivée à moi.

Je ne la connaissais pas mais j’ai évidemment reconnu ses œuvres d’art quand elles ont été diffusées dans Facebook par de visibles adorateurs. Je pensais que c’étaient des merdes faites au pochoir par des abrutis sur des murs qui n’avaient rien demandé, auparavant, alors qu’il semble que cela s’agisse de merde faite par quelqu’un qui me parait avoir accédé au statut d’artiste sous la pression gauchiste forcément proche de la culture.

Il parait que l’art de rue en est, de la culture. Il y a sans doute gourance : ce sont bien des merdes faites au pochoir de manière non autorisée, généralement, dans des murs innocents.

Cela devrait évidemment être interdit et je suppose, d’ailleurs, que ça l’est. Du coup, les artistes passent pour des rebelles alors qu’ils ne sont que des délinquants et des salopiauds qui vont imposer dans notre champ visuel des trucs sans intérêt ou, du moins, sans qu’ils puissent garantir le moindre intérêt.

Les slogans à vue de nez représentatifs de la dame n'ont pas, non plus, le même intérêt comme sur mon illustration avec une histoire d'anus de plaisir incompatible avec les bonnes mœurs en vigueur dans mon blog.

14 mai 2022

[Séries] La Défense Lincoln

 


Mickey Haller est « un avocat brillant, idéaliste, iconoclaste et sans bureau fixe, sinon la banquette arrière de sa Lincoln, d’où il gère l’ensemble de ses affaires, certaines de grande ampleur. Autant dire qu’à Los Angeles, où les réputations se font et se défont bien souvent au gré de l’apparat et du nombre de mètres carrés, on le considère soit comme fou, soit comme illuminé. Il gagne pourtant la très grande majorité de ses affaires. Quelle que soit leur ampleur et quels que soient les moyens dont disposent ses clients. »

C’est aussi le demi-frère de Harry Bosch et donc, avec McCaleb, un des trois héros de Michaël Connelly qui est sans doute un des plus grands auteurs de romans policiers des trente dernières années ce qui ne nous rajeunit pas. Le lien de parenté entre Bosch et Haller n’a aucun intérêt dans cette série, du moins pour le premier épisode de la série qui est arrivé sur nos écrans et dans nos Netflix hier.

Et c’est bien la première fois que je suis un précurseur dans ce domaine mais il se trouve que j’ai rallumé mon Netflix après deux semaines d’absence et, surtout, beaucoup de temps consacré au visionnage de sitcoms à la con. Mon écran a proposé à mes doigts boudinés de cliquer sur la télécommande pour regarde « La Défense Lincoln » ce qu’ils ont fait par réflexe, tellement je suis un inconditionnel de l’auteur des romans. A noter qu’une autre série découle des polards connellyesque, Bosh, dont j’avais parlé en juillet dernier et sortie chez Amazon. Le troisième lascar, McCalleb, quant à lui, avait été joué par Clint Eastwood dans un long métrage, Créance de Sang. Il me semble que la critique était bonne mais que je n’avais pas aimé le film car je venais de lire le livre. C’est traumatisant, beaucoup trop (dans le domaine, le pire que j’ai vu est Octobre Rouge dans la foulée de la lecture mais je m’égare… Il n’empêche que les Tom Clancy repris à l’écran sont « trop divergents » des films).

La Défense Lincoln avait aussi donné lieu à un film, il y a une dizaine d’années et la critique était très bonne (je ne l’ai pas vu). Il n’y a pas encore beaucoup de critiques de la nouvelle série mais elle m’a emballé (j’ai oublié le livre, seul le titre m’est revenu en mémoire, de même que la personnalité de l’auteur, réapparu dans des lectures ultérieures).

 

Mickey Haller a eu un accident puis des problèmes de drogue et a arrêté de bosser pendant pas mal de temps quand il « hérite » du cabinet et des affaires d’un confrère à lui qui a été assassiné. La plus grosse est le meurtre, présumé, de son épouse et de son amant, par un type plein de pognon gagné dans les jeux vidéo. Le procès a lieu dans une semaine et le prévenu ne veut pas demander un report d’audience pour permettre à son nouvel avocat de se préparer. S’en suit donc une espèce de course-poursuite pour refaire toute l’enquête pour innocenter le magnat, en partie en parallèle avec le déroulement du procès, dont le choix de la composition du jury, ce qui nous fait rentrer à fond dans le système judiciaire de ce patelin, Los Angeles, dans ce bled, les Etats-Unis d’Amérique.

Mickey a une fille, issue d’un premier mariage avec une adjointe du procureur. Il bosse maintenant avec son ex-femme, la deuxième, donc, elle-même à la colle avec l’enquêteur bossant pour lui. Avec sa chauffeur, eux cinq, et une père de flics, ils forment les personnages principaux de cette première (et j’espère « pas dernière ») saison.

 

C’est une belle intrigue, bien relevée, bien mise en scène et que l’on ne peut que conseiller.

02 mai 2022

Des séries pour pas un rond

 


Quand je n’ai pas un rythme stable (quand je n’arrive pas à savoir « quand » je vais retourner à Paris), je n’arrive pas à me concentrer sur des séries plus ou moins sérieuses ce qui est dommage, d’ailleurs, vu que la période est propice à la sortie de nouvelles saisons (Ozark, Better Call Saul,..)… Du coup, je prends les propositions faites par M. Netflix.

J’avais déjà parlé de The Crew, sur ce blog. Il a d’ailleurs fallu que je relise mon billet pour savoir de quoi il s’agit.  J’ai aussi parlé de Space Force (très bon par rapport aux autres conneries dont je parle ici), de Brooklyn 99 et, dans un tout autre domaine (car proche d’autres séries que j’ai déjà vues), Chicago Fire. Par le passé, j’avais regardé d’autres trucs sans grand intérêt comme Cobra Kaï, Swat et bon nombre de séries hospitalières (plus sur Amazon que Netflix, d’ailleurs).  Elles n’ont aucun intérêt contrairement à d’autres qui se distinguent par la qualité cinématographie (intrigue, jeu des acteurs, décors…) à part occuper du temps et se distraire pendant les repas (qui peuvent être très longs chez moi s’il faut que je finisse le cubi de rouge).

 


Figurez-vous qu’en une dizaine de jours, j’en ai vu trois autres (sans terminer la dernière) : Mr Iglesias, The Brews Brother et Champions. Toutes les trois sont paradoxalement nulles et plaisantes et ce qui les caractérise, comme the Crew, c’est que les producteurs ont stoppé la série après une ou deux saisons. Je ne vais pas en faire un billet pour chacune. Tant pis pour vous. Je pourrais dire la même chose sur chaque ce que j’ai d’ailleurs fait dans le présent paragraphe.

Mr Iglesias, la moins pire des trois (des quatre avec The Crew), est l’histoire d’un prof dans un collège et de sa classe de lascars en difficulté, du moins de quelques élèves, tous assez attachants pour que l’on puisse regretter la fin précoce de la série. Chacun des profs est un personnage et chaque épisode raconte une histoire de la vie des ses ados. Les collègues du prof sont souvent sympathiques est drôle. Iglesias, lui-même, l’est pas mal « mais » il est très moche et très gros, toujours habillé en bermuda, qui fait de lui une espèce de petit gros jovial.

 


The Brews Brother a pour seul intérêt de se passer dans une brasserie (bar et fabrication de bière) tenue par deux frères qui ont bien du mal à vivre de leurs ventes. Champions, cette fois, est une salle de sport tenue, également par deux frère qui « récupèrent » le fils de l’un d’entre eux dont ils ignoraient l’existence, un adolescent gay de 15 ans. Tout l’intérêt que vous avez pour cette dernière série tombe quand vous découvrez en prenant des renseignements dans le web que l’acteur choisi pour le rôle de l’adolescent est… une adolescente ! Avant, vous le preniez pour un garçon efféminé et vous trouviez qu’il jouait très bien. Quand le poteau rose vous monte au nez, ça fait déborder le vase. Voir la première illustration inutile de ce billet.

 

Les producteurs n’ont pas lu des gender studies, visiblement, et ils ont totalement merdé d’autant que l’homosexualité du môme n’est absolument pas un élément clé de la série. Que j’aurais oublié dans trois jours ce qui m’est arrivé avec The Crew et The Brews Brother (il a fallu que je regarde l’application Netflix pour retrouver les trois noms)…

21 avril 2022

L'argot


Ceux qui me connaissent savent que j'utilise parfois des mots en argot. Ce n'est pas du tout lié à mon éducation mais plus à la lecture assidue de San-Antonio à une époque de ma vie (où, comme dans mes propos, l'argot n'est qu'à la marge) et surtout à la fréquentation des bistros de banlieue. Le sujet m'intéresse un peu. Je suis tombé, dans Facebook, sur un article à ce sujet.

Du coup, j'ai laissé un long commentaire que je livre à votre sagacité, grosses andouilles, avec quelques adaptations : "L'article conclut bien par un des problèmes de l'argot : il s'est dilué dans le franscaille et on mélange un peu les deux. Par contre, il parle assez peu de ce qui a tué l'argot, le fait qu'il est élitiste, fait pour être compris par une seule corporation et pas des gens qui n'en font pas partie. C'est particulière vrai pour le louchébem, l'argot des bouchers, au point qu'il est passé, en quelque sorte, comme "l'argot officiel", rendant ridicule les locdus qui utilisaient l'argot à papa. En outre, il a été supplanté il y a trente à cinquante ans par le verlan : les "jeunes" avaient trouvé leur langue parlée uniquement par eux, cessant l'utilisation de l'argot. Notons bien que je m'en fous un peu (contrairement aux apparences vu que j'en parle au point de sortir des théories...) mais ça m'attriste de voir des mots argots qui subsistent car bien intégrés à la langue française qui prennent un caractère péjoratif. Par exemple, j'emploie souvent le mot "gonzesse" mais ça n'a rien de vulgaire ou de déplaisant, c'est un synonyme de "nana", par exemple. Pire, j'utilise souvent le mot "grosse" pour "femme" (dans le sens "la femme de quelqu'un") parce que des copains à moi l'utilisaient souvent (c'est typique de l'argot de banlieue) mais ça n'a rien à voir, directement, avec la corpulence de la dame en question. A la limite, c'est un diminutif de grognasse, pour vous dire ! Et quand vous dites "bonjour à ta grosse", ça veut dire "je vous prie de passer le bonjour à votre épouse". C'est une formule de politesse.

Et quand on voit les jeunes qui s'appellent "gros", entre eux, ce que je fais moi-même avec mes potes bedonnants, ça en provient peut-être.

Et j'ai été bloqué de Facebook 24 heures et de Twitter 12 heures pour avoir utilisé des mots (tafiole et nègre pour ne pas les citer) qui sont maintenant considérés comme des injures, voire des termes racistes, homophobes... D'où ma nostalgie car les modernoeuds rendent l'argot interdit. 

Et je ne peux plus appeler quelqu'un "gros" que parce que je fais 135kg pour 1m77."

20 avril 2022

[Séries] The Crew

 


Il y a différentes solutions pour découvrir de nouvelles séries sur Netflix : d’un côté, les conseils des amis, le buzz, la presse et, de l’autre, les propositions faites directement par votre poste et c’est ainsi que je suis tombé sur « The Crew » qui n’a même pas de page Wikipedia, ce qui va m’obliger à faire moi-même le résumé.

The Crew est une espèce de sitcom (assez courte) qui se passe autour d’une « écurie » de courses de voitures aux USA. Ca commence par le départ à la retraite du propriétaire qui impose sa fille comme nouveau patron pour le remplacer. Elle procède à plusieurs modifications et, en particulier, change le principal sponsor au profit d’une boîte qui produit de la viande artificielle ce qui n’est évidemment pas du goût de nos bouffeurs de bidoches que forment nos fans de bagnoles.

The Crew est loin d’être une des meilleures séries ce qui n’est pas la faute de l’absence de page Wikipedia (disons que personne n’aurait envie de se fatiguer à pondre des âneries sauf moi) mais elle reste plaisante, dans la tradition des petites sitcoms qu’on aime. Du délire et du loufoque à tous les étages !

Les personnages – il faut le dire : une grande partie est à moitié débile – sont bien sympathique et attachants et, comme un des derniers machins dont je vous ai parlés, j’ai regardé la totalité des épisodes en deux ou trois jours, sans me forcer (j’entends parler que j’ai déjà passé plus de huit heures consécutives à regarder le même truc…), peut-être avec le sourire benoit de l’imbécile heureux qui passe du bon temps sans se faire des nœuds au cerveau.

Notez ce truc dans un coin et si vous avez une demi-heure à tuer, par exemple en attendant une livraison de bière, regardez donc un épisode.

Il y a peu d’épisodes (10, je crois) et figurez-vous que c’est à peu près la première fois que j’ai été déçu en constatant avoir terminé la série. Bof. En fait, on est très souvent déçus mais, d’une part, les dernières saisons sont souvent moins bonnes que les premières et, d’autre part, on s’attend généralement à la fin…

Là, j’ai été déçu comme si je n’en avais pas eu pour mon argent, comme si je n’allais pas pouvoir poursuivre ma promesse d’en regarder un ou deux épisodes par jour pendant une semaine, pour préparer la sieste.

19 avril 2022

[Séries] Space Force

 


« Le général Mark Naird se voit promu à la tête d'une nouvelle branche des Forces armées américaines : l'United States Space Force (Force spatiale des États-Unis), chargée de mener la guerre dans et depuis l'espace. Dans son nouveau QG situé au fin fond du Colorado, il devra travailler avec le Dr Adrian Mallory afin d'accomplir l'objectif assigné à la Space Force par le président des États-Unis en personne : renvoyer un homme sur la Lune pour la première fois depuis la fin du programme Apollo. Mais sa tâche va être compliquée, notamment parce que la Space Force naissante est mal considérée au sein de l'armée américaine, mais aussi à cause des opérations hautement hostiles de la Chine... » Tel est le résumé par Wikipedia. Tout y est dit ou presque.

La série est humoristique, souvent « limite sitcom » mais fréquemment très drôle, avec des histoires heureusement peu réalistes et des personnages relativement délirants. Par delà, le retour de l'homme sur la lune, il y a l'envoi d'hommes sur mars, sur Neptune (de mémoire), l'installation d'un groupe de "colons" sur notre satellite, en concurrence (voire en guerre) avec un groupe Chinois. Il y a des batailles budgétaires, des guerres de pouvoir entre Naird et les commandants des autres forces, voire avec le secrétaire d'Etat... Il y a des volets personnels, des histoires d'amour (que du gag, rien de fleur bleue), d'autres de famille (la "maman" est en prison pour quarante ans mais on ne sait pas pourquoi et, sans spoiler plus que de saison, sort avec une gardienne), il y a aussi des geekeries (le CM "Twitter" est un des personnages principaux) et plein de chose pour varier les plaisirs.

Il y a la bizarre impression d'avoir des acteurs importants (et je ne parle pas de Malkovich) qui m'a titiller tout le long (vu que je suis en bille en cinéma), notamment le général sans compter certains - mais pas tous - qui jouent assez bien.

Pour faire court : je dirais « à voir », d’autant qu’elle est « rapide » (dix-sept épisodes de 30 minutes). En fait, elle est très plaisante et j’ai tout vu en deux jours sans pour autant rester figer devant ma télé comme j’ai pu le faire pour d’autres séries.

17 avril 2022

[Film] La bulle

 


La Bulle vient de sortir chez Netflix : « En pleine pandémie de Covid-19, une troupe d'acteurs tourne le blockbuster Cliff Beasts 6: The Battle for Everest - Memories of a Requiem. En raison de la crise sanitaire, le plateau de tournage — situé en Angleterre — est soumis à des règles strictes et est quasiment coupé du reste du monde. »

Autant « The Battke for Everest » semble être un gros navet (une histoire de dinosaures qui mangent les gens) sans doute promis à un large succès, autant La Bulle est plaisant.e.

Je ne l’ai malheureusement pas regardé avec une grande concentration (je croyais que c’était une série, je l’ai commencée, comme souvent, en prenant mon café du matin) mais ce truc est très plaisant avec certains personnages à moitié lunaires.

Le tournage (du film dans le flim) dure beaucoup plus longtemps que prévu et les acteurs (du film dans le film) deviennent à moitié barrés, pour certains, ce qui commence d’ailleurs pendant la phase de quarantaine qui leur est imposée dans l’hôtel où est le plateau de tournage à leur arrivée.

C’est peut-être la première comédie à aborder cette pandémie, les masques, les gestes barrière et tout ce tralala.

 

Je la regarderai à nouveau dans quelques semaines mais dans des conditions plus normales, comme pendant les heures de travail. Non, je déconne.


A part ça, au fond, j'ai horreur du cinéma et du folklore (comme prendre la voiture et le métro puis faire la queue et payer pour voir un truc potentiellement à chier) qui va avec mais j'aime les films. Donc ceux faits pas Netflix et consorts pour être regardés dans nos écrans plats de nos salons me vont à merveille vu qu'on peut les voir à la sortie et qu'on n'est pas obligés d'attendre qu'une chaîne daigne les diffuser surtout qu'elles le font généralement pendant les heures de bistro (l'autre jours, avec des copains, je faisais le compte des films célèbres que je n'ai jamais vu. lls étaient choqués, par exemple, que j'ai loupé le Cinquième élement). J'adooooore. 

[Séries] Brooklyn 99

 


Ayant passé une partie des six dernières semaines à faire des allers-retours entre Loudéac et le Kremlin-Bicêtre, je n’ai pas pu me lancer dans des séries plus ou moins sérieuses ou « de qualité ». Je suis « donc » tombe sur Brooklyn 99. « Brooklyn Nine-Nine raconte la vie d'un commissariat de police dans l'arrondissement de Brooklyn à New York. L'arrivée d'un nouveau capitaine, froid et strict, fait rapidement regretter aux détectives son prédécesseur. […Les] divers personnages la composant sont dotés de caractères très marqués voire extravagants, mettant ainsi à mal l'harmonie dans les bureaux. »

Bah ! Le capitaine Bolt n’est pas si strict que ça et les aventures, centrées sur l’inspecteur Jake Peralta, sont fort plaisantes et distrayantes et les épisodes sont assez courts pour que vous puissiez regarder la série en attendant que la bonne ait fini de passer l’aspirateur pour pouvoir la sauter.


Effectivement chaque personnage a un caractère spécial et vous finissez par vous attacher à chacun et à ses particularités comme la violente Diaz, la fayotte Santiago, les dégueulasses Scully et Hitchcock, le chef Terry...

15 mars 2022

[Séries] Chicago Fire

 


Quand je ne sais pas combien de temps je vais passer en Bretagne avant de retourner à Paris, je regarde des séries sans intérêt, sur Netflix (pour vous dire, j’en suis à Brooklyn Nine-Nine). Cela étant, j’ai réussi à regarder tous les épisodes de Chicago Fire, aimable série qui se déroule dans une caserne de pompier ailleurs qu'à Paris avec des incendies, évidemment, des histoires de cul, d’autres policières…

C’est parfois un peu drôle, les personnages sont sympathiques, le chef de la caserne est un très mauvais acteur ou alors les producteurs font exprès de le faire passer pour un abruti.

C’est plaisant et ça n’a aucun intérêt.

Chicago Fire fait partie d'une "suite de séries" avec Chicago Med et Chicago PD (je crois, PD étant pour "Police Department", imbécile). J'ai déjà parlé ici de la première. On y retrouve à l'occasion des personnages, notamment un des toubibs et une des infirmières (et les personnages de flics sont issus de l'autre série, que je n'ai pas vue).

11 mars 2022

[Cuisine] L'accompagnement des restes de rôti


 

Ceux qui me suivent sur Facebook le savent : je fais souvent des rôtis. Outre que c’est très simple à préparer, mon célibat, mon confinement télétravaillesque de typarisk et ma maladie dont au sujet de laquelle on appellera syndrome anti phospholipide pour les intimes mais qui, doublé par ma légendaire surcharge pondérale (mon poids est normal, en fait, mais je devrais faire 2m50 pour l’avoir et pas 1m80) m’oblige à faire attention. L’intérêt du rôti est que je peux le couper en trois, le premier tiers étant mangé tel quel avec un légume, comme plat, quoi… et les deux autres selon un des principes suivants. 

Petit 1 : tout simplement en viande froide avec de la mayonnaise. Petit 2 : en préparation de reste de viande froide au curry. Petit 3 : en risotto. Petit 4 : en salade de pates ou de pommes de terre. Si vous avez d’autres idées, elles sont les bienvenues. 

J’adore par exemple les sandwichs à la viande froide (mais j’ai rarement du pain assez frais chez moi)… Il y a d’autres solutions comme le bœuf miroton qui est excellent mais un peu chiant à préparer.

Car il faut être une fainéasse, avant tout !

A chaque fois, l’ingrédient principal est un reste de rôti. Les écolos disent qu’il faut 80 grammes. La faculté conseille 120. Moi, je dis, 2 ou 300 grammes. Cela paraitra énorme aux gens normaux mais sachez qu’il y a six mois, je ne passais jamais en dessous de 4 ou 500 et que j’ai perdu quinze kilos depuis. Il y a une quinzaine d’années, un rosbif de 800 grammes pour un repas ne me faisait pas peur à condition qu’il soit accompagné de pommes de terre au beurre.

Cette viande peut donc être du bœuf, du veau, du porc, de la dinde… Et dans chaque bestiole, on pourra avoir des morceaux de n’importe quelle partie mangeable en rôti. Pour le « petit 1 » et le sandwich, débrouillez-vous pour la recette (mais faites des tranches de viande assez fines). Une mayonnaise fera l’affaire pour l’accompagnement avec un peu de salade verte (c’est le seul truc que je mange avec de la salade). Vous pouvez faire la mayonnaise vous-même. Après tout, je ne vais pas vous conseiller autre chose pour ne pas passer pour un gougnafier mais il s’agit de finir les restes et un truc « tout fait » fera aussi l’affaire… Il faut être une fainéasse, je disais. Les esthètes de la mayonnaise me font souvent rigoler mais moins que les partisans de la moutarde.

Si la viande est très fine, genre agneau ou filet de boeuf, préférez les préparations sans recuisson, hein ! Ne soyez pas cons, non plus...

 


Préparation au curry

Ingrédients complémentaires :

Du curry, andouille.

Du « fond » (je préfère le fond de veau mais ne soyons pas sectaire).

Des échalotes (si tu n’as que des oignons, on ne va pas en faire un drame).

Du sel et des machins comme ça.

De la crème fraiche s’il y en a pour une quantité qui dépendra de votre goût et de ce qui reste dans la boite.

Du beurre ou de l’huile d’olive selon ce que vous préférez. Dans le doute, mettre un peu des deux, c’est plus simple.

Petit 1 : éplucher et ciseler l’échalote et la faire légèrement colorer dans la matière grasse dans une casserole (facilement lavable au cas où vous seriez vraiment nul).

Petit 2 : couper la viande en petits morceaux et l’ajouter dans la casserole et laissez roussir un peu. Vous pouvez fariner un peu les jours de fête.

Petit 3 : couvrir le tout de fond de veau et de curry dilués dans l’eau

Petit 4 : foutez moi du poivre et du sel dans ce bazar en plus des épices qui vous traînent sous la paluche.

Petit 5 : laissez mijoter, par exemple le temps de l’apéro.

Petit 6 : ajouter la crème fraiche et laisser cuire encore peu (si vous prenez un nouvel apéro, buvez le cul-sec).

A bouffer avec des patates à l’eau ou des pates.

 


Préparation en risotto

En préambule, précisons qu’il n’a de risotto que le nom que je lui donne pour faire joli ici. J’aurais pu l’appeler paëlla mais les italiens que je connais sont moins cons que les espagnols.

Ingrédients : c’est comme pour le curry ci-dessus mais vous pouvez supprimer le curry et ajouter des champignons de Paris. Pas vraiment en remplacement un. Préférez les oignons à l’échalote, cette fois, mais bon, hein…

Petit 1 : procédez comme les petits 1 et 2 ci-dessus.

Petit 2 : ajouter le riz (rappel : un demi verre par personne).

Petit 3 : mélangez souvent en attendant que le riz devienne presque transparent.

Petit 4 : recouvrir de fond.

Petit 5 : quand il n’y a plus de fond parce qu’il s’est bêtement évaporé, recouvrir d’eau et foutez-moi les champignons coupés dans la casserole.

Petit 6 : quand il n’y a plus d’eau, remettez-en et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit mangeable et les champignons aussi évidemment.

Petit 7 : vous pouvez mettre de la crème fraiche si vous voulez un risotto orienté vers la Normandie.

 


En salade de pommes de terre ou de pates

Ingrédients :

Pommes de terre ou pates. C’est deux recettes différentes avec des résultats différents mais le principe est le même.

Oignons ou échalotes (disons une petite pièce pour une personne).

Epices ou machins pour relever. Pour ma part, je me contente de poivre. Pas mal. J’adore le poivre.

Machins pour la sauce. Pour ma part, je mets une cuillère de mayonnaise en boite, un peu de crème fraiche et un peu d’huile d’olive. On se fout un peu de la qualité, il s’agit de rendre onctueux et de donner un arrière-goût. Les échalotes ou les oignons étant crus, ils accapareront le goût, de toute manière.

Vous avez le droit d’ajouter des légumes verts ou rouges mais je trouve que ça gâche le plaisir. Par contre, un peu de ciboulette ou de fines herbes qui sont la même chose sera de très bon goût.

Voila la recette mais c’est à préparer une heure ou deux, de préférence, avant le repas, de manière à ce que la sauce imprègne bien le bazar et, surtout, que ça rafraichisse un peu.

Petit 1 au choix :

Petit 1.1 : cuisez à l’eau les pommes de terre épluchées ou coupées en morceaux (ou épluchez et coupez après la cuisson). Elles sont cuites quand un couteau rentre dedans. Vérifiez assez fréquemment, si elles sont trop cuites, elles se « déferont » dans la salade. Et si elles ne le sont pas assez, c’est dégueulasse.

Petit 1.2 : vous pouvez très bien cuire les patates au four microondes. Dans un bol ou un truc comme ça, vous les foutez avec seulement un fond d’eau. Surtout pas trop d’eau. Mais assez quand même. Disons huit minutes.

Petit 1.3 : vous pouvez remplacer les pommes de terre par des pâtes, de préférence de type « farfalles » ou « pennes » pas des vulgaires coquillettes ou d’ignobles macaronis (mais au fond c’est pareil, ils font quand même chier les ritals).

Petit 2 : refroidissez tout cela jusqu’à la température ambiante (à la limite, vous en chierez moins à cuire la veille, sinon vous mettez les trucs dans une passoire et vous faite couler de l’eau froide).

Petit 3 : vous épluchez les oignons ou échalotes et les ciselez.

Petit 4 : vous coupez la viande en petits morceaux.

Petit 5 : foutez-moi ça dans un saladier et mélangez très bien. Ne me noyez pas le tout dans la sauce, surtout.

Petit 6 : une heure ou deux dans le bas du frigo.

Et hop.

02 mars 2022

Communisme hospitalier

 


Dans son journal de février, Didier Goux semble montrer son affection pour trois blogueurs : Jacques Etienne, Seb Musset et moi mais vous pouvez rayer la mention incongrue. Et me voila épinglé à cause de ma façon de torcher mes phrases, de mon imprécision et de sa fâcheuse manie d’interpréter malheureusement certains écrits. Je cite (nous sommes le vendredi 11) :

« Cinq heures. – Dans son interminable billet d'hier, Nicolas écrit notamment ceci :

« Tout ce que je regrette est le fait que le PCF n’a pas su tourner la page d’un communisme « mondial » pourri, période bien représentée par les propos de Marchais sur le bilan globalement positif. Pour le reste, les communistes en France ont contribué à la mise en œuvre d’acquis sociaux que nous envient plus d’un méchant étranger. »

Donc, premier point, Nicolas regrette que des gens qui se proclament “communistes” n'aient pas rejeté… le communisme. C'est amusant. J'imagine les hurlements progressistes si, un de ces jours, quelques olibrius recréaient un parti nazi, mais en prétendant rejeter les fautes et les crimes de Hitler…

Le deuxième point est une contre-vérité : les communistes, au moins en France, n'ont jamais contribué aussi peu que ce soit, à la “mise en œuvre d'acquis sociaux”. Les acquis en question ont toujours été le fait soit de gouvernements socialo-radicaux, soit de gouvernements centristes ou même de droite. On ne voit d'ailleurs pas comment ils auraient pu le faire, même s'ils en avaient eu l'intention (ce dont je doute très fortement), n'ayant jamais exercé le pouvoir, leur présence éphémère dans divers gouvernements n'ayant relevé que de la figuration plus ou moins bruyante. »

 

Les réactionnaires, toujours sur la défensive, ont un problème avec l’idéologie communiste et on les comprend : pour que le communisme se fasse, il faut quand même une sacrée dose de privation de liberté et une absence de démocratie « étatique ». Forcément, à chaque fois que des couillons ont tenté le coup, c’est parti en vrille.

Notez que je lui réponds sur ce blog, à Didier, car j’ai lu son billet de la salle d’attente de l’hôpital Cochin où j’ai encore passé 8h30 pour des examens qui ont duré en tout une heure, ce qui fait trois fois en deux mois et cela m’énerve. Je comprends leurs difficultés mais ces braves gens sont désorganisés à un point qui frise le sublime ! Et ça ne les dérange pas de faire perdre « ma » journée de travail à la sécu et à mon employeur.

Hier, à l’Amandine, je parlais des gabegies de l’Etat avec le patron qui me citais les exemples connus comme les grosses pouffes qui branlent dans les administrations. Il y a surtout que ces dernières fonctionnent n’importe comment. Par exemple, le service d’examen cardiaque de Bichat ne transmet les résultats de ses analyses que sous forme papier ! Il ne serait venu à l’idée d’aucun chefaillon de service d’envoyer un mail.

Alors m’emmerdez pas avec les communistes.

 

Le dernier paragraphe de Didier est faux : les gens se revendiquant du communisme ont participé à la plupart des gouvernements ayant permis des avancées sociales même s’ils n’étaient pas tout seul. Nous voila donc au deuxième paragraphe du vieux : « Nicolas regrette que des gens qui se proclament “communistes” n'aient pas rejeté… le communisme ».  Je regrette simplement que des gens qui veulent l’égalité, le partage et tout ça, sans compter la bière sans taxe, n’aient pas rejeté les abrutis qui ont commis des massacres au nom de l’idéologie en question (que je ne soutiens par ailleurs pas : je ne suis pas égalitariste brutal).

 

Du coup, la brochette de toubibs qui a l’honneur de me suivre ayant échoué, jusqu’alors, à me trouver un cancer suite à mon hospitalisation multiplient les examens qui font perdre du temps à tout le monde pour me découvrir un tas de maladie qu’aurait détecté n’importe quel toubib de campagne si j’avais daigné en consulter.

La jeune interne qui m’a reçu après l’IRM, les scanners et tous les machins m’a demandé si je me levais souvent pour pisser la nuit. Avec les bières que je m’enfile, le contraire serait surprenant. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que vendredi, je suis rentré à vélo après une bonne quinzaine de demis sans la moindre difficulté et sans aller pisser. Et ensuite, elle me fait des tests pour vérifier mon sens de l’équilibre car avec le résultat des examens, je devrais me casser la gueule plus souvent.

On n'a pas attendu la faculté de médecine pour rigoler avec les pochetrons et leurs vessies.

 

Il parait qu’ils ont une bonne médecine, à Cuba…