14 avril 2024

La cuisine de maman


 

Tout le monde a des souvenirs des « petits plats » de sa jeunesse, souvenirs qui peuvent être bons, mauvais ou mitigés (je vais m’expliquer), généralement préparés par la « maman » (ceci n’est pas un billet féministe), souvent par la grand-mère, pour ce qui me concerne. Je me rappelle le vieux Jacques qui disaient souvent que les endives au jambon de sa mère étaient fantastiques, tout cela restant évidemment subjectif ! Madame Maman Jacques faisait sans doute les endives au jambon « comme tout le monde » et pépère se rappelle plutôt l’ambiance à table, je suppose…

Moi, par exemple, j’ai un souvenir extraordinaire des moules et des langoustines que ma mère me faisait souvent le vendredi soir quand je rentrais de Paris et que nous dinions tous les deux, en tête à tête (ce qui, d’ailleurs, ne date pas de l’enfance mais s’est arrêté lorsque j’avais 52 ans…). C’est à un point que je n’ai jamais vraiment eu envie de m’en faire, pour moi tout seul, surtout que je n’en ai jamais mangé de bonnes hors de cette table familiale. Dans le même ordre d’idées (et toujours le vendredi soir mais plutôt en famille depuis la nuit des temps), il y avait les « pompidous » (j’ignore d’où vient ce nom, je crois que c’était plus du côté des parents de mon père), des doubles galettes, proches des complètes, où le bacon remplace le jambon !

De fait, je ne vais presque jamais dans des crêperies ou des « Léon de Bruxelles, haïssant les restaurants de « moules frites » (ce n’est pas que je n’aime pas cela mais ce n’est pas du tout dans la tradition de chez nous et j’ai l’impression de braver interdit ! En outre, le seul Léon de Bruxelles que j’ai essayé, à Montparnasse avec ma sœur et mon beau-frère, il y a sans doute plus de trente ans, m’avait dégoûté tellement c’était mauvais).

 


Les meilleurs souvenirs que je garde sont des choses qui ont malheureusement disparu (de ma table). Je peux citer les coquilles Saint Jacques et les soles. Un de mes oncles péchaient des coquilles dans la baie de Saint Brieuc et nous en mangions « des seaux », des ventrées de ces noix juste passées à la poêle avec du persil et d’ail. Quant aux soles, c’est mon père qui les pêchait dans le golfe du Morbihan et nous en mangions presque tous les jours, l’été ! Préparées au plus simple, c’était un bonheur de les retrouver dans nos assiettes, de couper le bord puis de lever les filets…

Indépendamment des souvenirs familiaux, il faut tout de même admettre que c’est drôlement bon ! Si j’ai arrêté d’en manger, c’est surtout parce que c’est devenu hors de prix (surtout par rapport à l’époque donc je parlais vu que nous ne payions pas les soles et les coquilles revenaient à une bouchée de pain).

 


Parmi les nectars disparus, il y avait les platées de spaghettis bolognaises que l’on mangeait en famille. Cela n’a sans doute rien d’exceptionnel mais je garde un souvenir incroyable de ces repas où nous gavions, littéralement…

Ils ont disparu le jour où ma mère a commencé à les faire avec des pots de sauce bolognaise (avec la viande) qu’elle achetait dans les supermarchés plutôt que de tout faire elle-même, hachant des restes de viande, les faisant revenir avec la sauce tomate (et je crois qu’elle ne mettait pas d’oignons vu que mon père n’aimait pas ça). Je crois que la rupture a eu lieu avant mes dix-huit ans. Sa « recette secrète » s’est évanouie.

 

Parmi les excellents souvenirs, il y a aussi les mets que j’essaie de reproduire, à l’occasion (je fais des choses très bonnes mais je ne retrouve pas les sentiments). Je ne vais en citer que trois : les restes de viande blanche préparés avec du curry (c’est plus ma grand-mère qui les faisait, le midi), le rôti de veau à la cocotte avec des pommes de terre et les pommes de terre au beurre…

Il y avait évidemment un tas de choses très bonnes, au menu, même si la gastronomie n’est pas vraiment bien ancrée en Centre Bretagne. Un seul autre exemple : le pot-au-feu. Je le cite parce que je n’ai plus l’occasion d’en manger qu’au restaurant où il est préparé comme si c’était un sommet de la gastronomie française alors que ça n’est qu’un plat de pauvres et que tout tenait dans la présentation.

On mangeait même des endives aux jambons qui étaient fantastiques… Et d’autres choses, comme le fameux poulet rôti du dimanche et, un truc que j’aimais bien, les bigorneaux, dans un tout autre registre voire le hachis parmentier de ma grand-mère (elle mélangeait la viande et la purée, c’était le bonheur !).

 


Au centre des orgies, de moules, de spaghettis, de pommes de terre au beurre, de langoustines, il y avait la cocotte (minute, bien sûr, nous sommes dans les années 70 et 80) qui était déposée au centre de la table car il n’y avait pas de plat suffisamment grand pour contenir toute la pitance.

Je crois que SEB a bien contribué au folklore familial (et donc aux souvenirs, et ce même si on n’utilisait pas la pression pour cuire ces machins).

 


Je parlais de souvenirs mitigés. Il y avait, par exemple, dans les jours qui suivaient le pot-au-feu, les assiettes de soupe : un jour le bouillon avec les légumes, un jour sans, un jour avec des vermicelles, l’autre du tapioca et, enfin, les restes des restes mixés. Et les autres soirs d’hiver, il y avait des soupes plus simples. J’aimais bien ça mais, tout de même, quelle monotonie !

Quand nous recevions du monde (peut-être deux fois par an), ma mère faisait toujours la même chose. En entrée, nous avions une espèce de tarte au raisin et au fromage, suivi d’une pintade au cidre ! C’était très bon mais j’avais une hantise des grands repas à cause de leur monotonie, y compris dans l’organisation… Ma mère passait du « ah mais qu’est-ce que je pourrais faire ? » au « ah ben une tarte aux raisons, tout le monde aime ça, mais après » à « tiens ! Et si je faisais une pintade au cidre ». Ca durait plusieurs jours.

J’adorais (et je continue, d’ailleurs) les ris de veau ! Mais ma mère avait toujours la même recette (celle de François Bernard). J’ai commencé à le lui reprocher (et à haïr cette préparation) bien après, quand j’ai eu l’âge (et les moyens) d’en manger au restaurant. En écrivant cela, je me rends compte que c’était pareil pour les rognons : toujours la même recette, une fois avec du Madère, l’autre avec du Porto.

 


L’heure est venue de passer aux mauvais souvenirs… En préalable, je dois préciser que j’étais un gamin assez difficile (j’ai connu pire). Je suis en partie guéri (mais vous ne me ferez pas manger de tomates, d’huitres crues ou de l’ananas). Ma mère me préparait toujours des menus alternatifs, je ne suis pas trop à plaindre… Mais quand les autres mangeaient de tomates en entrée, j’avais souvent le droit uniquement à des carottes râpées (grossièrement mixées aurait d’ailleurs été un terme plus efficace vu qu’elle utilisait toujours le même robot mixeur).

Par ailleurs, je me suis toujours demandé si c’était moi qui étais tordu ou si c’était ma mère qui ne savait pas faire la vinaigrette (cela explique en partie pourquoi je mange peu de salade). Toujours est-il que j’avais des plats en horreur à cause de la sauce, notamment des préparations de restes (il m’arrivait de finir les légumes, comme les haricots verts, pour ne pas en retrouver dans des salades en entrée, le lendemain).

J’adorais les asperges mais la moitié du temps, elle les proposait avec sa vinaigrette, l’horreur ! D’autant que les asperges fraiches sont souvent très filandreuses, au point que les assiettes sont pleines de rester à la fin du repas. Maintenant, quand je mange des asperges, elles sont toujours en bocal et je mets de la mayonnaise…

Ces restes m’amènent aux artichauds (ne citez pas Coluche, merci, les citations les meilleurs doivent être rares), souvent servies, d’ailleurs, avec une vinaigrette. C’est peut-être le pire souvenir que j’ai d’autant que ma mère adorait ça. C’est très chiant à bouffer, ça n’est pas nourrissant et, sans être mauvais pour autant, ça n’est pas vraiment bon.

Enfin, par tradition, tous les vendredis midi nous avions du poisson à manger. J’adorais ça mais, parfois, les repas devenaient un enfer ! Vous avez déjà mangé du congre plein d’arrêtes ? Et les darnes de thon qui nagent dans l’huile ?


 

Je vais terminer ce billet sans trop évoquer les desserts. Il y avait des choses que je n’appréciais pas trop, comme les pommes cuites ou les pommes douillon mais aussi des plats gravés dans ma mémoire. Il y a bien sûr le riz-au-lait de Paimpol (dont j’ai déjà parlé dans le blog). Mais je ne sais pas pourquoi, mon meilleur souvenir est le gâteau de semoule aux raisins secs de ma grand-mère.

Ca fait sans doute près de quarante ans que je n’en ai pas mangé. C’est bien triste. Mais ma grand-mère aurai 123 ans…

SNCF Connect et Apple Pay


Je viens de réserver mon prochain aller-retour vers la Bretagne avec l'application sur iPhone (vu que, sur le site, il y a un gros bug qui empêche de choisir une gare de départ... Les flèches...) et pour la première fois, le machin me propose de régler avec Apple Pay.

J'allais dire qu'il était temps mais j'ai eu la sagesse de vérifier dans Google : ce moyen de paiement est disponible depuis un an ou deux. Pourquoi Connect ne me le proposait-il pas ? Avec les guignols qui bossent à l'informatique de notre transporteur national, on ne peut jamais savoir... 


Toujours est-il que c'est la première fois que je paie un billet de train sans sortir ma carte bancaire... depuis le bon vieux temps où on pouvait payer en espèces.


Je sais que vous pourrez juger sans intérêt, tout comme le précédent (où je divaguais suite à l'annonce de la prochaine disponibilité de Navigo dans l'iPhone), mais signaler les événements dans le blog me permet de mémoriser leurs dates... Les deux événements (Navigo sur Iphone et Apple Pay avec Connect, encore que ce n'est pas la première application qui me le propose) marquent des tournants dans le domaine "moyens de paiement" que j'essaie de suivre (sans m'intéresser aux divagations de certaines publications).

Le plus drôle, dans un contexte de "billet pas utile", est que si mes lecteurs s'intéressent vraiment au sujet, ils auront découvert eux-mêmes les fonctions.

12 avril 2024

Après Navigo, quels usages du NFC sur smartphone ?

 


On a enfin une date de disponibilité du « Pass Navigo » dans l’iPhone (en mai). C’est une nouvelle importante (évidemment surtout pour ceux qui ont un iPhone et prennent les transports en commun en Ile-de-France !) : c’est la première application que je vais avoir sur mon appareil utilisant de NFC du machin autrement qu’en simple « lecteur », en plus d’Apple Pay.

Je présente mes excuses à mes honorables lecteurs pour une partie un peu technique mais il faut savoir que le NFC a différents modes de fonctionnement : le mode lecteur permet de lire des étiquettes électroniques, un peu comme une puce RFID ou le scan d’un QR Code ; le mode « émulation » permet à des dispositifs externes d’utiliser votre dispositif (comme une carte de paiement sans contact) ; enfin, le mode « pair à pair » permet d’échanger des informations comme des vidéos, des photos… C’est bien le mode « émulation » (on se fout des autres, autant lire un QR Code ou passer en Bluetooth) qu’Apple vient d’ouvrir (ou du moins de faciliter l’usage, notamment sous pression des instances européennes), alors que la fonctionnalité est disponible sur des appareils Android depuis quelques années.

La décision est d’ailleurs aussi symbolique puisqu’elle permet de mettre à égalité les iPhone par rapport aux autres smartphones. On ne voit pas un industriel développer des usages qui seraient réservés à certains clients…

 


En début d’année, Apple acceptait d’ouvrir le NFC à toutes les applications de paiement ce qui permettra à nos banques de concurrencer Apple Pay (tout en continuant à passer par l’application « Cartes ») ce qui ne changera d’ailleurs pas grand-chose pour les clients « au quotidien ».

Une deuxième étape est franchie avec Navigo (qui sera logiquement suivie par les autres « transporteurs » du pays). Je ne vais pas évoquer tous les avantages : chacun jugera. Pour ma part, ça m’évitera d’avoir une carte spécifique à portée de main, donc d’avoir un porte carte : je sortirai l’iPhone de ma poche et hop !

 

Il reste à imaginer les usages futurs. Comme je parle souvent des moyens de paiement, il y a les applications « tap to pay » qui permettront aux commerçants d’utiliser leurs smartphones comme terminal de paiement.

Pour le reste, les possibilités décrites sur le web sont assez lunaires. Wikipedia fournit quelques exemples mais, objectivement, la plupart sont assez délirantes. Par exemple, il n’y a pas besoin de NFC pour avoir accès aux fonctions domotiques d’un bâtiment, il suffit de la 5G ou du Wifi et, comme je le disais plus haut, beaucoup d’utilisations présentées ne nécessitent pas le NFC.

 

C’est à vous de regarder les cartes et badges que vous avez dans vos poches et qui sont destinées à être lue par un dispositif quelconque sans contact. Pour ma part, j’ai ma carte bancaire. C’est fait, elle est remplacée par Apple Pay, en mieux vu qu’il y a une authentification par reconnaissance faciale et des planchers plus importants. J’ai ma carte Navigo. Ca va être fait, donc…

Ensuite, j’ai mon badge d’accès au bureau, celui pour l’utilisation de la machine à café, celui pour la cantine. J’attends (avec impatience) le remplacement par une application.

 


Il y a, ensuite, les applications et badges destinées à être lus par un machin avec contact, comme la carte Vitale. Le passage au NFC n’apporterait pas grand-chose. Par contre, la remplacer par une application sur smartphone serait bien pratique (le NFC deviendrait alors nécessaire pour lire la carte).

C’est peu même s’il en va de même pour d’autres machins, comme les cartes de fidélité de grands commerces. Et l’on peut utiliser plein d’utilisations, comme le démarrage d’une voiture.

 


Il y a aussi les applications sur smartphone que vous utilisez en générant un QR Code. Je ne parle pas de l’attestation pour le Covid mais, par exemple, de l’application Connect de la SNCF. J’ai l’équivalent pour les cars régionaux que je prends en Bretagne. En gros, vous achetez des produits à l’avance et le QR Code vous permet de le consommer. Un remplacement par un dispositif NFC pourrait être bien pratique (ça me les brise menu de devoir placer l’écran de mon iPhone devant un lecteur pour qu’il puisse voir un QR Code quand je dois accéder aux quais des gares ou de devoir fouiller parmi mes applications puis au sein de Connect pour trouver le QR Code).

Il y a, enfin, toutes les cartes dont le remplacement par une application sur smartphone est annoncé, comme le permis de conduire et la carte d’identité. Le NFC pourrait accélérer les contrôles et faciliter les authentifications par les forces de l’ordre.

 

L’ouverture du NFC par Apple marque donc le début de la disparition de plein de cochonneries que nous avons dans nos poches voire celle de nos portefeuilles encore que je déconseille d’utiliser un smartphone comme décapsuleur, coupe ongle ou mouchoir.

A vous de voir…

02 avril 2024

Tapie (persé) [la série sur Netflix, à éviter quoi qu'il arrive)

 


Le personnage principal de la série – je me fous du personnage de la vraie vie – est indubitablement un bon acteur. On y voit sa montée (puis le début de sa chute). Ce lascar – le personnage – a réussi en mentant, en trichant, en manipulant, en charmant, en trahissant…

Autant dire que le spectateur ne l’aime pas. Aucune sympathie n’émane du zozo. La série est totalement ratée. On attend la fin par principe, avec un fond d’espoir mais la mayonnaise ne prend pas.

La victoire de l’OM à la coupe des champions de 1993 est surtout traitée sous l’angle de la triche (l’affaire OM VA) par exemple et pas sur le fait que l’OM reste le seul club français à avoir gagné une grande coupe internationale. A croire que le réalisateur est un supporter du PSG.

En outre, une telle série « biographique » ne peut pas tout raconter. La vie de Nanard est un peu complexe, il a tout fait… Mais pourquoi nous pondre à un personnage avec deux enfants alors que le vrai en a quatre. Par exemple…

Ne regardez surtout pas.

28 mars 2024

L'instantanéité des paiements et des virements par l'exemple dans la bière

 


J’ai vu récemment que des proches confondaient les virements instantanés et l’Instant Payment. Je sais, généralement c’est sur le blog politique que je parle des moyens de paiement mais je n’avais pas fait de billet depuis longtemps, ici. Et, au fond, le principal intérêt des paiements est pour les notes de bistro et les abonnements Netflix…

Pour le virement instantané, c’est simple et vous connaissez. Vous allez sur votre application pour faire un virement vers un destinataire, vous lancez votre virement et, avant de valider, vous « cochez » « virement instantané ». Le débit et le crédit sont alors immédiats. Les serveurs des banques utilisent alors des API spécifiques et pas les vieux circuits que l’on connait depuis la nuit des temps.

Le « payeur » est le seul acteur à intervenir pour déclencher l’opération.

Pour l’Instant Payment, c’est différent. Vous êtes chez un commerçant et le montant est trop élevé pour passer par la carte. Il vous faut un autre moyen. Le marchand initie donc le paiement sur son terminal et c’est dans son application qu’est saisi votre IBAN. L’application l’oriente vers l’application de votre banque où vous pouvez taper vos identifiants pour autoriser l’opération.

Le « destinataire » est ainsi l’initiateur du virement et les deux acteurs sont concernés. Il y a différentes API utilisées pour cela et, généralement, les flux passent par des opérateurs de paiement.

C’est bien différent même si vous vous en foutez comme de la première érection que vous avez eue en voyant un demi de bière servi parfaitement, avec juste ce qu’il faut de mousse, un peu épaisse, avec un léger relief. En plus, vous ne savez peut-être pas ce que sont des API (ce sont des machins standardisés pour que les serveurs informatiques, et pas les serveurs de bistro, causent entre eux). Et, pour les deux, les API sont relativement proches et il existe différentes variantes… L’autre jour, j’ai donné une autorisation de prélèvement à un grand opérateur (comme EDF) et c’est l’application de ce sacripant qui a fait la connexion avec l’application de ma banque où j’ai pu « m’identifier et m’authentifier ».

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle souvent des moyens de paiement. La principale raison est que cela m’intéresse beaucoup (et j’ai accès à une information triée). Ensuite, je crois que c’est important. En outre, la carte bancaire est au cœur de mon métier et les enjeux commerciaux et technologiques ne sont pas petits…

On parle aujourd’hui du « paiement par la paume ». Mais qu’on se rassure, les moyens techniques utilisés ne sont pas très différents : les fameuses API permettent de transférer du pognon et point barre. Que vous soyez identifié ou authentifié avec votre carte, votre iris sur l’iPhone, la paume de la main chez un commerçant, votre mot de passe sur votre application ou votre raie des fesses chez votre pute préférée, au fond, cela ne change pas grand-chose…

 

Mais ce n’est pas seulement moi qui m’intéresse aux moyens de paiement. Les banques aussi. Il faut bien qu’elles gagnent du pognon.

 

11 mars 2024

Giboulée de séries aimablement fournies par Netflix

 


Pendant quelques mois, je suis tombé sur des séries chez Netflix que je n’ai pas trop aimées ou qui sont d’une telle mièvrerie que je n’ai pas envie de les conseiller afin de ne pas trop ternir ma réputation. A l'occasion de mes deux dernières séjours en Bretagne, j'ai plus de nez...

 

Entrevias

Je ne sais plus si j’avais parlé ici des premières saisons que j’avais bien appréciées. Toujours est-il que la troisième est sortie le mois dernier et qu’elle est au top.

Rappelons que c’est l’histoire d’un vieux réac d’une banlieue de Madrid, ancien militaire devenu quincailler, qui pourchasse les bandes de trafiquants et protège sa petite fille faces aux bandes en question mais aussi une famille débile. Il n’est pas sans rappeler quelques rôles qu’aurait pu jouer Clint Eastwood.

Je la conseille sincèrement.

 


The Gentlemen

C’est l’histoire d’un jeune anglais qui hérite du manoir et du domaine de son père. Il découvre que que tout cela est lié à gigantesque trafic de drogue. Il va s’opposer aux trafiquants et protéger sa famille mais va finir par prendre goût à tout ça.

C’est anglais, plein d’humour, décalé et tout. Même si l’intrigue, au fond, n’est pas génial, on prend plaisir à tout ça…

C’est récent.

 


Furies

« Lyna Guerrab s'est éloignée de sa famille quand elle a découvert qu'ils faisaient partie d'une des six familles mafieuses qui règnent en secret sur le crime à Paris. Le jour de son anniversaire, elle découvre que son père lui a transféré plus de deux millions d'euros avant qu'il soit assassiné sous ses yeux. Soupçonnant la Furie, une tueuse implacable qui permet de maintenir l'équilibre des forces entre les familles, elle va tenter de la retrouver mais va devenir son élève, alors que la police la suit encore. » Tout étant dit par Wikipedia, je n’ai pas trop à en ajouter…

C’est une série française et je m’attendais donc au pire (ce qui n’est qu’un bête a priori de ma part mais il y a le risque de tomber sur un machin de grande écoute à chier alors que c’est une série produite par Netflix).

C’est un peu décalé, aussi, avec également de l’humour, un peu tordu… On peut suivre.

C’est récent.

 


Dérapages

C’est aussi français et c’est avec Eric Cantonna qui se révèle assez bon acteur. Il joue le rôle d’un ancien responsable des ressources humaines quinquagénaire qui est prêt à tout pour trouver un nouvel emploi afin de finir de payer son appartement et ne pas être à la charge de ses filles. Il finit par participer à une espèce de jeu de rôle : une entreprise organise la simulation d’une prise d’otage entre ses cadres supérieurs afin de sélectionner celui qui a la meilleure résistance au stress. Notre héro est sélectionner pour, en quelques sorte, faire partie du jury. Et il y a engrenage.

Le premier épisode est assez pénible (genre drame social sur le chômage des vieux qui risquent de tout perdre) mais on se prend de sympathie pour notre héros et on a envie de voir la suite. Et au fond, elle est parfaitement digeste.

Ca se passe en partie dans le quartier de la Défense, où j’ai bien beaucoup bossé (heu… beaucoup fréquenté les immeubles de bureau) et cela montre, en fait, un coin à la fois moche et moderne ce qui change de toutes les niaiseries françaises.

Il y a plus de scènes de parlote que d’action, malheureusement.

C’est français, évidemment (du genre à avoir été diffusé sur Arte ce qui aurait dû être rédhibitoire pour moi mais j’ai bien aimé).

Ca me réconcilie avec Cantonna (je n'ai jamais trop aimé les sportifs "atypiques"... d'autant que je m'en fous mais je n'aime pas les discussions enflammées au bistro).

 


Il processo

Le corps d’une adolescente est retrouvé et une procureuse ou une procureure (faites comme vous voulez) est chargée de l’enquête. On découvre rapidement qu’elle est liée à la victime (mais elle ne se « dénonce » pas et continue son job. Elle soupçonne rapidement une dame qui clame son innocence. Le troisième personnage important est l’avocat de cette dernière.

On va s’engouffrer dans des histoires de trafic de drogue, de prostitution de mineure et tout un tas de trucs glauques.

Il y a plus de scènes de parlote que d’action, malheureusement.

C’est rital, évidemment.

 


La petite fille sous la neige

Une petite fille disparait lors d’un défilé à Malaga. Une étudiante en journaliste se lance dans l’enquête. Six ans après, elle reçoit une vidéo d’elle puis, trois ans plus tard, une nouvelle.

J’ai bien aimé mais je ne vais pas aller jusqu’à conseiller sinon vous aller me haïr. L’épisode le plus important, car il explique la genèse de tout ce pataquès, est malheureusement, en plus, particulièrement chiant.

L’étudiante a été violée quelques années plus tôt ce qui explique son implication.

La série est pleine de flashbacks (entre la période actuelle, celle de l’enlèvement, celles des deux vidéos) ce qui empêche de dormir si on veut suivre.

Malaga est en Espagne et vous aurez compris que la série est espagnole. Le prof de journalisme de la « môme » est joué par le même acteur que celui dont au sujet duquel je parlais plus haut, à propos d’Entrevias.

Je ne suis pas là pour vous donner envie, non plus…

09 mars 2024

Blacklist - saison 10 [à ne pas rater pour les fans, chez Netflix]

 


J’avais en tête que je n’avais pas aimé la neuvième saison de Blacklist (ce qui était, semble-t-il une erreur compte tenu du billet de blog que j’avais fait à l’époque, relativement élogieux). C’est donc un peu par réflexe que j’ai commencé à regarder la dixième, histoire de poursuivre « une œuvre ». Les premiers épisodes sont un peu poussifs mais, rapidement, l’affaire devient prenante, passionnante, plein de suspens, le genre qui pousse à avaler à la suite toute la fin de la série.

Je n’en dirai pas beaucoup plus. Au fond, si vous avez vu neuf saisons, vous n’avez pas besoin de moi pour la suite.

Les personnages masculins deviennent de plus en plus sympathiques. A la limite, ce n’est pas vrai pour Dembe vu que je crois qu’il a toujours été mon préféré mais c’est très net pour Donald (qui dès la neuvième avait perdu son balai dans le cul), Harold et l’indispensable Raymond.

 

A noter d’ailleurs que, étrangement vu la tournure des séries récentes, on n’est pas emmerdés par les bonnes femmes… Si je puis me permettre (nous sommes le lendemain du 8 mars, ma formulation est une provocation qui marque d'une part ma désapprobation de voir que la plupart des séries ont maintenant des héroïnes à un point que les hommes sont souvent "invisibilisés" et d'autre part celle d'avoir une série où les personnages principaux sont essentiellement tenus par des hommes ; je sens que je m'enfonce).

Ne cherchez pas trop de critiques sur Internet avant d’avoir tout fini : des imbéciles y racontent la fin (c’est souvent le cas mais, cette fois, ça arrive dès les premiers résultats de recherche, heureusement que ne l’avais pas fait). Il y a tout de même des baffes qui se perdent.


Alors que se terminait le dernier épisode (le 200ème ?), Netflix m'a proposé de recommencer au premier de la première saison. C'est le genre de série qu'on ne peut pas regarder plusieurs fois (notamment les huit premières saisons) car il y a une vraie progression (dans la connaissance de l'histoire de Reddington et de Keen) mais revoir l'introduction avec l'entrée des premiers personnages (Red, Cooper, Kessler, Liz...) est assez plaisant !

28 février 2024

Les jargons du métier

 


Quand on fréquente dans les blogs des ex gros blogueurs normands, on devient vite assez pointilleux avec l’utilisation de certains mots à la place d’autres, non pas que l’on découvre le français mais on ne supporte plus ces erreurs…  Au bureau, c’est vite l’enfer ! Je ne parle pas des expressions moderneuses dont on se moque à l’occasion mais des trucs les plus bêtes…

C’est ainsi que je suis devenu la bête noire de mes collègues qui parlent fréquemment de clôturer un incident ou une fiche budgétaire (appellation d’ailleurs à chier), de renseigner un formulaire ou un fichier Excel sans compter ce qui sort souvent du cadre du boulot comme le « j’ai un souci avec l’application » ou, pire, « l’application a un souci » !

J’imagine cette pauvre application se tournant dans son lit en attendant d’oublier ses soucis et de trouver le sommeil ou le comptable plantant des piquets pour bâtir une clôture autour de son logiciel de comptabilité dûment renseigné… Quant au fichier Excel qui s’arrête au bord de la route pour demander des renseignements aux passants, il me laisse sans voix.

 

Le plus exaspérant est de voir des andouilles écrire « scenarii » pour le pluriel de « scenario » que l’on devrait d’ailleurs écrire « scénario » vu que l’Académie conseille la « francisation » des termes étrangers entrés dans la langue. La sagesse serait de s’en foutre mais ces couillons se permettent de vous reprendre en vous faisant remarquer que vous avez écrit « scénarios » au lieu de « scenarii ». Depuis quand les mots italiens se terminant par « o » se terminent-ils par « ii » au pluriel ? Doit-on dire « des pianii » ?

Ces gens n’ont pas mauvais fond mais ils se prennent pour des intellectuels… Ils en arrivent à utiliser des mots assez rares en se trompant dans l’usage. J’ai une collègue qui emploie souvent le terme « conscientiser » mais en voulant dire « prendre conscience ».

En plus, ce mot est laid.

 

Il y a aussi les anglicismes. Ils ne me gênent pas trop. Ils sont d’ailleurs beaucoup moins vilains que les versions françaises tirées par les cheveux… Il n’empêche que j’avais une réunion, ce matin, avec des collègues, afin de mettre au point un document. Je suis tombé sur la phrase « nous allons installer la version N de l’application downgradée en N-1 puis upgradée en N+1 ». L’utilisation de l’anglais empêche les auteurs de se rendre compte des énormités qu’ils débitent…

Tout cela m’énerve !

20 janvier 2024

Démystifions la mayonnaise

 


Force est de constater que l’on dit beaucoup d’âneries au sujet de la mayonnaise. Hier, j’ai eu une espèce d’impulsion : il me fallait vérifier deux points. Le premier est que la mayonnaise n’est pas compliquée à faire et la deuxième que la mayonnaise maison n’est pas « bien plus bonne » que l’industrielle. Je me suis donc lancé de la confection de ce nectar, fleuron de nôtre gastronomie nationale qui nous vaut le respect dans le monde entier sauf là où Depardieu est passé.

Sur la difficulté à faire de la mayonnaise, la propagande anticlitoridienne va jusqu’à prétendre qu’une ménagère ne peut pas la réussir si elle a ses règles alors qu’il n’y a évidemment aucun rapport. Hier, j’ai choisi la simplicité. J’ai pris un jaune d’œuf, du sel, du poivre, de la moutarde et du vinaigre. J’ai mis le tout dans un saladier. J’ai sorti le « batteur » reçu en héritage et stocké parmi les ustensiles de cuisine dont au sujet desquels je me demandais s’ils n’allaient pas finir à la déchèterie. J’ai mélangé très bien mes trucs. J’ai continué à « battre » en ajoutant de l’huile et ma mayonnaise était parfaite. J’en ai remangé le soir et elle était divine avec du rôti de porc froid et du jambons achetés tout prêts chez Intermarché mais peu importe.

Il faut dire que je n’avais pas de vinaigre normal mais uniquement du balsamique ce qui donne un goût parfait mais peu habituel. En outre, je n’avais presque plus de moutarde ce qui n’est pas très grave. D’ailleurs, la vraie mayonnaise se fait sans moutarde. Si vous en mettez, ça devient une rémoulade.

J’ai un blog pédagogique : je viens de démystifier la fabrication de la mayonnaise et de vous informer sur ce que c’est réellement.

 

Venons-en au fait que la mayonnaise maison serait meilleure que l’industrielle. En fait, c’est comme avec les frites. Personne ne sait vraiment différencier les industrielles des « maisons » : tout dépend de qualité de la patate et de la cuisson. Vous prenez des mauvaises patates, vous n’en ferez jamais des aussi bonnes que celles faites par des industrielles qui ont les moyens de sélectionner les bons produits.

Il y a d’autres éléments à prendre en compte. Si vous avez une demi-heure pour faire à manger pour six personnes, autant prendre des frites surgelées, surtout si vous en avez acheté des bonnes. Et si vous voulez manger un sandwich au poulet, autant pendre de la mayonnaise en bocal : vous n’allez pas vous faire chier à en confectionner une vraie avec le ramassis de conneries que l’on entend comme le fait de sortir les œufs du frigo à l’avance pour qu’ils aient la même température que l’huile puis s’épuiser à battre le tout avec une fourchette alors qu’il suffit de tout foutre dans un récipient et de sortir un batteur.

Le sujet de ce billet n’est pas de savoir s’il faut conserver les œufs au frigo, au fait ! Je n’ai pas d’avis sur ce sujet. Je mets les miens dans le frigo un peu par tradition familiale et beaucoup parce que je ne sais pas où les foutre, sinon.

 

Je suis persuadé que la plupart des gens qui pensent manger une bonne mayonnaise au restaurant pensent qu’elle est maison alors qu’elle a été achetée chez métro, notamment parce que les conditions de conservation des œufs sont un peu casse burnes. Par conséquent, ceux qui pensent que la mayonnaise maison est meilleure que l’autre, le font un peu par pure croyance en étant persuadés être des cordons bleus.

Quand on parle de fruits de mer, au bistro, je dis souvent que mes préférés sont les langoustines ce qui est faut, ce sont les bigorneaux. D’ailleurs mon truc sur la mayonnaise fonctionne aussi avec les bulots : les gens disent adorer ça alors que nous les foutions à la poubelle quand nous étions gamins en bord de mer.

Ainsi, quand vous dites que vous aimez les langoustines (ou les bulots), vous ajoutez que vous les mangez avec un peu de mayonnaise et que c’est divin. Il y a SYSTEMATIQUEMENT un type qui ajoute « ah oui avec une bonne mayonnaise maison ». Ce à quoi je rétorque que l’on n’est pas là pour déguster la mayonnaise mais les langoustines qui ont d’ailleurs surtout le goût du court-bouillon dans lequel elles ont été cuites.

C'est un peu comme tous ces types (hé oui, toi aussi) qui ajoutent de la moutarde avec du pot-au-feu sans même se rendre compte qu'ils apprécient ainsi plus le goût de la moutarde que celui de la viande.

 

La mayonnaise maison, c’est bon. Je le conçois. Mais il n’y a pas de quoi en chier une pendule. Et la mayonnaise que j’ai faite hier a surtout le goût du vinaigre balsamique et de la faible quantité de moutarde, ingrédient qui ne rentre pas dans la confection de la mayonnaise.

Il fallait que ça soit dit.

 

Surtout que depuis que j’ai arrêté de parler des séries dans ce blog, il faut bien que je trouve des sujets.

Depuis hier, un stock de mayonnaise à consommer alors que je n'en avais besoin que pour accompagner de la viande froide pour un repas. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a plus de vingt ans que je n'avais pas fait la mayonnaise moi-même, je n'ai pas que ça à foutre.

14 janvier 2024

Piégé au bistro !


Comme cette photo l'atteste, ils ont tenté de me poussé dans un concours idiot, au bistro, ce soir. 

J'ai résisté. Sinon le pèse personne n'aurait pas survécu.

Il n'empêche que je suis surtout surpris par les méandres qui nous poussent à faire les cons, même à peu près à jeun, quand on est au comptoir... 

Pour tout vous dire, l'un des nôtres, tenant un peu moins la marée que les gens normaux, c'est-à-dire qu'il commençait à être un peu saoul avec moins d'une demi-douzaine de verres de vin, nous a expliqué que le patron avait de très grosse couilles. Je ne sais pas pourquoi. Pour rigoler, le patron en question a tenu à expliquer qu'elles étaient dans la moyenne et a été cherché ce pèse-personne, pour rigoler.

Cela interpelle. Il est impossible de peser des couilles. Il aurait fallu peser le patron, lui couper les couilles, le peser après et calculer la différence puis peser les couilles pour vérifier les calculs. Je pense qu'il n'aurait pas été d'accord. On s'attache à des petites choses, alors des grosses... 



Cela étant, j'ai diffusé la photo dans Facebook, comme il se doit, et un ami, un vrai, un gros, a répondu avec la photo d'une bascule normale mais je me demande maintenant, si avec ses seulement 120 kilos, il n'est pas un peu malade sans compter que ses pantoufles sont à chier. 

Le patron a rangé sa balance mais je me demande ce qu'il fout avec dans son rade. 


Tout cela me rappelle tout de même quand j'étais si gros  que je ne voyais pas le cadran. J'étais obligé d'en prendre une photo avec mon iPhone, de regarder le poids indiqué puis de soustraire le poids du smartphone en question. 

Il pesait bien 10 kg.