15 septembre 2021

Dr House à la Comète

 Première journée de télétravail normale de ma carrière ! Je m’explique : je suis en télétravail chez moi, au Kremlin-Bicêtre et non pas à Loudéac, chez ma mère. Et les précédentes fois où je bossais de la maison, c’était avec de grosses contraintes extérieures comme celles liées au confinement et à ses extravagances comme la fameuse attestation débile.

Je vous préviens : le titre de ce billet de blog est assez mensonger mais le premier réflexe que j’ai eu, ce matin, est de faire ce que je faisais encore en mai 2020 : sortir avec ma canne, celle que j’utilisais lors de mes précédentes entorses et qui me permettaient alors de rentrer dans les supermarchés plutôt que d’attendre, dehors, avec une population qui, il faut bien le dire, ne sent pas très bon.

N’allez pas voir de malice de ma part : c’était bien la reprise d’un réflexe… Depuis cette époque, je me suis mis à regarder des série à la télé, dont l’illustre Doctor House qui est un type mal rasé avec une béquille. Notre seule différence visible est assez légère : environ 70 kg. Aussi, je me suis rappelé pourquoi des collègues m’appelaient parfois Dr House, à l’époque des béquilles… Et aussi, et il n’y a pas de mal à se faire du bien, un jeune m’avait alors expliqué qu’en cas de problème auquel les spécialistes ne trouvaient pas de solution et qui laissaient sèche la ligne hiérarchique, ils venaient voir et… me trouvaient ! Dans la mesure du possible, c’est moi qui les amenais vers la solution, généralement au bout de quelques tonitruantes insultes pour les pousser dans leurs retranchements, provoquer la réflexion juste, celle qui entraine le déclic !

Les jours de travail en présentiel, je vais m’équiper d’un stéthoscope.

 

Toujours est-il que la première sortie de ma canne, ce matin, fut à l’occasion du café vers 8h30. Figurez-vous qu’avec ma période d’entorse puis de crise sanitaire, je n’avais pas mis les pieds dans un bistro avant midi depuis sans doute plus de deux ans ! Quel bonheur de retrouver les petits bruits du comptoir, le personnel qui se met doucement en place pour affronter une dure journée de labeur.

Figurez-vous que la Comète a enfin de nouveaux patrons après 18 mois de bordel et que je les découvre cette semaine à ma plus grande joie : ils sont sympathiques (on nous a fait la tronche pendant plus de deux ans, quand même !).

 

Ce midi, je suis allé déjeuner : c’était très bien (à part la météo et le service qui bouchonnait un peu : c’était peut-être la plus grosse journée depuis l’ouverture). Il me tarde d’y redescendre (non sans aller faire mon rapport aux autres bistros du quartier) pour notre première soirée de blogueurs depuis des siècles, dans un cadre très bien refait.

08 septembre 2021

[Séries] Bloodline

 


« Robert et Sally Rayburn sont les propriétaires de Rayburn House, un hôtel réputé des Keys, au large de la Floride. Ils ont eu ensemble trois fils et deux filles. Leur famille est très soudée, à l'exception du fils aîné, Danny, qui a quitté l'archipel et entretient des relations exécrables avec son père. Alors qu'une grande fête est organisée pour célébrer les 45 ans de l'ouverture de l'hôtel, Danny revient dans les Keys. Son retour coïncide avec une série d'événements plus ou moins dramatiques et fait remonter à la surface de vieilles histoires familiales dont la mort par noyade d'une des filles. » Ils se retrouvent assez rapidement embringués dans des histoires de drogue, de meurtres…

Les images sont superbes, les personnages sympathiques s’ils ont besoin d’être sympathiques, très bien interprétés par la plupart (sauf peut-être, étrangement, pour le principal qui semble un peu amorphe et résigné dans son rôle de défenseur ultime de la famille).

Mais vous pouvez passer à côté. Trop de rebondissements sans intérêt sauf pour comprendre la suite, trop de faits importants perdus au cours d’une conversation.

Quand vous regardez une série d’une demi-douzaine de saisons de 20 épisodes, vous pouvez prendre la télécommande une fois ou deux pour revenir en arrière parce qu’il vous semble que vous avez piqué un roupillon. Avec Bloodline, c’est trois fois par saison.

Un auditeur à forte capacité de concentration pourrait suivre, je suppose…

30 août 2021

[Séries] Lucifer


« Lassé et fatigué d'être le « Seigneur des Enfers », Lucifer Morningstar abandonne son royaume et s'en va à Los Angeles où il est propriétaire d'une boîte de nuit appelée « Le Lux ». Lucifer a reçu le don de contraindre les gens à révéler leurs désirs les plus profonds. Un soir, Lucifer assiste au meurtre d'une chanteuse pop devant son club. Il décide donc d'aller à la recherche du coupable et croise sur son chemin une policière nommée Chloe Decker qui résiste à son don et lui met des bâtons dans les roues.

Pendant que Lucifer Morningstar et Chloé Decker font équipe pour trouver le meurtrier, Dieu envoie l'ange Amenadiel sur Terre pour convaincre Lucifer de revenir régner à nouveau sur l'Enfer. »

Pour une fois, la présentation par Wikipedia d’une série n’est pas mauvaise (et ne voyez pas une critique très négative dans mes propos ; je connais la difficulté de l’exercice) mais je voudrais apporter quelques précisions afin que le lecteur ne s’imagine que Lucifer n’est qu’un saltimbanque avec quelques pouvoirs de vision pour résoudre des enquêtes. Lucifer est le diable, bordel, Satan en personne, quoi ! L’esprit du mal, et tout ça… Or, le nôtre est sympathique. Il ne pense qu’à picoler et à baiser (et à sa gueule)             . Il n’est pas là pour faire le mal mais pour s’assurer que ceux qui l’ont fait soient bien punis…

 

Sinon, les épisodes ressemblent un peu à ceux des séries des années 1980 avec une grande place à la déconne mais une trame d’enquête sans intérêt, l’originalité étant portée par le couple d’enquêteur : Chloé et Lucifer. Au fil des épisodes, différents personnages que nous qualifierons volontiers de biblique si j’avais la moindre culture religieuse et, surtout, s’il apparaissaient bien aux vrais génériques des livres de l’époque pondus dans la sueur de type qui réfléchissaient comme la paire de Testaments. Devoir considérer les anges comme les fils de Dieu et de son épouse de l’époque laisse perplexe le cuistre et, pourtant, au fil des épisodes et des saisons, de nouveaux personnages apparaissent comme Eve, Caïn, l’ex-femme de Dieu… Même Dieu apparait et j’y reviendrai…

Les enquêtes (un épisode, souvent) comme généralement normalement, par une scène d’un crime sans rapport avec la religion mais il y a presque toujours une pièce du puzzle (le thème de la saison) qui est dévoilée (genre : le receleur d’autoradios volés est le gars qui aura revendu la bague de Lucifer). Alors, c’est évidemment chiant comme la lune. La première saison est sans doute là pour mettre en place les personnages mais la deuxième est dans la lignée, donc de trop. Ce n’est qu’à partir de la troisième (sur six) que le déclic se fait en nous, pauvres auditeurs pour finir en apothéose qui est plus proche du fantastique que du policiers avec un bouquet final autour de la succession de Dieu, lui-même, l’éternel en personne…

Il aura longtemps été décrit par un salopard par ses enfants, comme Lucifer, qui ne décrivent comme un être manichéen voué à faire chier tout le monde mais, au cours de son apparition dans la série, apparait tout en bonhomie, un être débonnaire et emphatique. Quand il apparait, on est un peu surpris : le gars qui a créé l’homme à son image est noir. On se demande si c’est une modernere hollewodienne ou un truc pour faire chier les réactionnaires trumpistes mais on s’en fout. Le personnage est parfait, incarnant le grand père gâteux !

Sans spoiler, il se fait suer depuis une éternité donc plusieurs milliers d’années à régner sur le paradis et il s’emmerde. Sa femme est partie depuis longtemps diriger un autre univers et il ne pense qu’à la rejoindre. Il ne pense plus qu’à arrêter mais il lui faut un digne remplaçant…

 

C’est étrange pour un athée comme moi (un vrai athée, pas une espèce d’agnostique, mais en plus un athée inculte, n’ayant une vue des trois religions monothéistes que parce qu’il a entendu sans prêter attention mais les 10 commandements, c’est quand même un beau film ! Pour peu que vous regardiez Ben Hur par la suite, votre culture est au sommet !) de découvrir ce monde des croyants complètement repeint ! On connait bien l’éternité même si découvrir que tout a commencé par le bigbang n’est pas joyeux mais on ne peut pas imaginer que Dieu – celui des autres – ne puisse pas être éternel en tant que tel même s’il est en tant que personnage ! On ne peut croire qu’il donne les clés de son univers, le paradis, pour aller se fondre dans une autre foule.

 

La plupart des seconds rôles sont très bien, notamment dans le camp du bien (celui du diable, par rapport à celui des malfrats terriens ou éternels). Parmi les personnages récurrents, je pense notamment à la psi, à la « garde du corps » de Lucifer et à celui du grand frère de Lucifer, tous trois dans des registres différents (par exemple, la psi a pour clients des protagonistes de l’histoire et leurs conversations permettent d’approfondir les sujets traités).

C’est bien dommage que les deux premières saisons soient loupées, au point de réduire chaque épisode à celui d’un de Starsky et Hutch, tout juste bon à faire patienter entre la fin de la sieste de le début de l’apéro.

15 août 2021

[Séries] Peaky Blinders


« Fondée sur l'histoire du gang des Peaky Blinders, actif à la fin du xixe siècle, cette série suit un groupe de gangsters de Birmingham à partir de 1919. Cette bande, emmenée par l'ambitieux et dangereux Thomas Shelby et formée de sa fratrie, pratique le racket, la protection, la contrebande d'alcool et de tabac et les paris illégaux. »

Depuis que je regarde des séries sur Netflix ou Amazon, je ne suis tombé que sur des trucs à peu près bien, sans doute parce que je fais assez attention aux copains qui me les conseillent. Le thème de certains est assez traditionnel (de l’aventure, de l’espionnage…) mais le thème de certains est parfois très original (décrivez-moi Fargo en quelques mots…). Peaky Blinders entre dans cette catégorie. N’étant pas spécialement lettré ou littéraire, j’ai un peu de mal à en parler sur mon blog alors que j’ai décidé d’en parler systématiquement. Depuis le deux ou troisième, je m’en tire en recopiant la phrase d’introduction dans Wikipedia… A l’occasion, je vais bien consulter la presse en ligne pour voir ce qu’ils disent de la série mais les journalistes sont sans doute aussi mauvais que moi pour trouver une approche originale. Les propos sont généralement sans intérêt.

Mon billet tiendra donc en peu de mots : vous devez regarder Peaky Blinders. Point. Pour les aspects négatifs, elle ressemble à beaucoup de séries avec trop de personnages et vous finissez par être un peu perdus… Pour beaucoup d’entre elles, on a l’impression d’avoir une baisse au bout de quelques saisons. Ce n’est pas le cas de Peaky Blinders (on attend même avec impatience la sixième).

 

Dans ces nouvelles séries, il n’y a pas que le scénario et le jeu des acteurs à être travaillé, contrairement aux nunucheries – souvent plaisantes, la question n’est pas là – françaises des grandes à 20h30. La lumière, la photographie, le son et à la musique sont très bien. Peaky Blinders est exemplaire (même si trop de scènes sont dans des pièces sombres). L’introduction de séquences dans faubourgs de Birmingham par un lent traveling « monochrome » sur fond de Hard Rock est sublime. Wikipedia parme de l’utilisation d’une musique anachronique et c’est tout à fait ça. Le rock un peu dur donne une puissance incroyable à des actions se déroulant 50 ou 100 ans plutôt.

Parlons des acteurs. Je l’ai dit, il y a en a un peu trop et on s’y perd, que ça soit du côté des méchants, des gentils ou de la famille. Certains sont très complexes mais contrairement à d’autres séries, les auteurs ne cherchent pas à rendre tout le monde sympathique. Donc tout est parfait.

 

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire ? Cinq saisons de six épisodes d’une heure : une paille.


11 août 2021

[Séries] La méthode Kominski

 

« Sandy Kominsky (Michael Douglas), un ancien comédien ayant brièvement connu la gloire des années auparavant, s'est reconverti en coach pour acteurs qu'il forme et accompagne dans son école située à Los Angeles. Accompagné de son ancien agent Norman Newlander (Alan Arkin), il tente de naviguer dans la culture de la jeunesse et de la beauté de Hollywood, en décalage avec son âge. Il doit faire avec des problèmes d'argent et de santé, des décès de proches, etc. »

C’est court, ça va vite, c’est drôle… Les acteurs sont excellents. Michael Douglas est au top et il a fait venir des copains à lui (enfin, au moins un : Morgan Freeman). Il n’y a pas beaucoup de raison pour ne pas regarder au plus vite cette série !

04 août 2021

[Séries] Occupied


« Dans un avenir proche, alors que les États-Unis ont quitté l'OTAN, la Norvège élit un gouvernement écologiste et cesse l'ensemble de sa production pétrolière et gazière, tandis qu'une grave crise énergétique touche l'Union européenne. Cette dernière demande l'appui de la Russie qui, en quelques minutes, enlève le Premier ministre alors qu'il venait d'inaugurer une usine de production énergétique au thorium. Il est forcé d'accepter que la production d'hydrocarbures reprenne sous le contrôle russe.  »

C’est le genre de série qui devrait me plaire et je devrais donc remercier le camarade qui me l’a conseillée. Ou commencer à facturer le temps qu’on me fait perdre. Déjà, l’histoire est à peine crédible. Ensuite, elle est très mal racontée ce qui fait que vous ne comprenez plus rien. Les personnages se ressemblent (normal, des Norvégiens, mais ils auraient pu faire ça au Sénégal…).

Les Russes sont perçus comme les méchants (ce qu’ils sont) à un point qu’on les compare assez rapidement aux nazis alors qu’ils n’ont pas franchement les pratiques des SS. A contrario, les résistants sont présentés comme des neuneus… C’est presque insupportable. Après on a le premier ministre sorti et rentrant qui devient contre les Russes et passe pour un héros alors qu’il passait pour le fumier au départ, le garde du corps collabo qui devient, à la limite, libérateur, le militaire haut gradé taré (mais droit dans ses bottes) qui passe héros de la résistance.

 

Je vais raconter une anecdote. J’ai regardé le premier épisode à un moment où j’étais sans doute fatigué. A la fin, je ne savais pas trop ce qui s’était passé. Je suis allé voir dans Wikipedia : l’histoire est parfaitement décrite. J’étais donc passé à côté. J’ai regardé une deuxième fois, plus reposé. Phénomène identique : je n’avais pas vu l’action. J’avais vu chacun des gestes mais n’avais pas pu recoller les morceaux. Du coup, j’ai visionné la saison une troisième fois après avoir appris par cœur le résumé Wikipédia et j’ai enfin compris… Je vais préciser : à un moment, on apprend qu’un des principaux personnages était mort parce que d’autres acteurs en parlaient. Cela paraissait tellement surprenant de l’apprendre ainsi que toute la crédibilité de l’histoire était foutue. Alors j’ai regardé à nouveau toute la série entre la dernière apparition du type et la conversation en question. Tout ce qu’on voit est une scène de deux secondes où un type sort le cadavre de l’eau… Rien de plus.

Notons bien qu’on ne se fait pas chier. Ou alors je suis particulièrement persévérant. J’ai regardé sans faillir (mais non sans faire des retours en arrière et des lectures de wikipedia) deux saisons. J’ai commencé la troisième : elle n’était qu’en VO.

 

Je suis parti sans regret. La première fois, je crois…

 

03 août 2021

[Séries] Designated Survivor


 « Au cours du discours sur l'état de l'Union, un attentat frappe le Capitole. Le président des États-Unis et le vice-président périssent avec l'ensemble du cabinet, ainsi que la totalité des membres du Congrès, à l'exception du secrétaire au Logement et au Développement urbain, Tom Kirkman, choisi comme étant le « survivant désigné » (designated survivor). Il est alors investi président des États-Unis. »

L’attentat sur le congrès et le type qui se trouve POTUS par hasard est dérivé d’un livre de Tom Clancy, « Sur ordre », parmi les aventures de Jack Ryan, que j’avais adoré. Parmi les séries dont je parle ici, je crois que c’est la deuxième que je trouve fortement inspirée de Clancy et que la première était Homeland. A la limite, 24 heures chrono aurait pu en être inspiré. Clancy est un maître. Surtout pour vendre du livre d’aventure américain…

Par ailleurs, tous ces films sur les hauts lieux du pouvoir m’intéressent (dans le thème récemment, j’ai vu The Crown, House of Cards, 24 heures chrono…) et je suis donc naturellement un bon public pour Designated Survivor sauf que le titre est à chier.

A noter que c’est la première série sur laquelle je tombe par hasard et qui ne m’a pas été conseillée par un pote.

La première partie de la première saison est consacrée à la « mise en place » : l’attentat, le serment, la reconstruction des institutions, les enquêtes… Ensuite des ces dernières sont en toile de fond mais, notamment pour la deuxième saison, chaque épisode traite d’un événement (une prise d’otage, la découverte d’une bombe salle, une attaque terroriste bactérienne…). La troisième saison est plus consacrée à l’élection présidentielle suivante, à laquelle se présente Kirkman.

Côté politique, Kirkman est « indépendant » et doit ainsi manœuvrer entre les Démocrates et les Républicains même s’il est sans doute plus proche des premiers. Il est dans le camp du bien ce qui me va très bien mais, en plus, il ne s’attaque pas de front directement au camp du mal (et ne fais pas chier, par exemple, avec les armes à feu) ce qui me va encore plus. Plus je tiens un blog politique, plus je me dis qu’il ne faut pas forcer les électeurs… Disons que s’il avait été confronté au covid, il n’aurait pas milité pour une vaccination obligatoire mais aurait fait en sorte que la vaccination soit bien possible pour tout le monde…

 

La série commence en fanfare mais je me demande si je ne me suis pas un peu fait chier dès la moitié de la première saison. Pour la deuxième, le rythme est plus régulier (un épisode, une histoire…), ce qui est très bien. Pour la dernière, je pense que le tout bon est revenu.

Après plusieurs séries, j’ai dit que les personnages sont sympathiques. A la limite, heureusement… Designated Survivor n’échappe pas à la règle : il y a peu de méchants.Là, il y a un phénomène amusant. Trois personnages sont éminemment familiers. Kirkman est joué par Kiefer Sutherland qui tenait également le premier rôle dans 24 heures chrono. L’enquêtrice Hannah Wells, asiatique maigrichonne, a pour doublure, en français, la même que Christina, la cardiologue de Grey’s anatomie. Les voix et les tics de langage sont rigoureusement les mêmes. Enfin, la grande blonde industrielle copine du chef jours aussi dans Grey’s Anatomy…

 

Vous pouvez regarder ! En revanche, si un épisode vous emmerde, passez au suivant…

26 juillet 2021

[Séries] Bosch


« La série présente le travail du détective du Los Angeles Police Department, Harry Bosch. » Au moins, la présentation par Wikipedia est sommaire mais ça fait du boulot pour le blogueur d’autant qu’il ne peut s’empêcher de faire la comparaison avec le personnage du roman dont il porte plus que le nom perturbé par ailleurs par la batterie de son vélo électrique dont la batterie Bosch est en cours de chargement sur son bureau.

Bosch est ainsi un détective expérimenté du LAPD. Les enquêtes s’étalent généralement sur une saison (de 10 épisodes). Les premiers épisodes de chaque saison sont parfois un peu compliqué : les enquêtes et les personnages se mettent en place doucement et il faut tenter de mémoriser mais au bout de cinq ou six, tout s’emboîte et on reste scotchés. Les enquêtes sont palpitantes, la répartition entre elles, la vie du poste et les histoires privées sont très bien dosées.

Une des particularités de Bosch est que sa mère était une prostituée qui a été assassinée quand il avait 12 ans ce qui lui donne une vision particulière sur la société, la pauvreté mais aussi les institutions, les enfants…

 

Les enquêtes sont globalement celles des livres mais elles sont traitées différemment. Le Bosch est évidemment le même mais beaucoup de différences sont à noter. Tout d’abord, la série s’échelonne de 2014 à maintenant alors que les romans ont commencé 20 ans avant ! C’est d’ailleurs un élément prépondérant dans la lecture : le héros vieillit. Pas dans la série (sa fille, quant à elle, « commence » au lycée et on la retrouve stagiaire dans des cabinets d’avocat, vers la fin).

Du fait de ce « rythme » différent, les querelles ou changement internes au LAPD restent en arrière plan. Jerry Edgar reste le coéquipier. Le chef de la police est Irving Irving, aussi, mais une personne honnête (il me semble que, dans le roman, les premières années, c’est une fripouille). La bande d’enquêteurs ne change pas trop. Bosch ne change pas de boulot (alors qu’avec les romans, on a du mal à suivre…) et, s’il a quelques bisbilles avec la hiérarchie, cela reste marginal.

Non seulement, Bosch ne vieillit pas, dans la série, mais il ne ressemble pas du tout, physiquement, à ce que j’imaginais, une sorte d’inspecteur Harry en plus râblé… C’est un type normal, aux cheveux blancs mais assez jeune (disons vers 40 au début de la série), l’allure de maigrichon… Une espèce d’antihéros dans un film palpitant sans trop de scènes d’action qui se devient très bon s’il y a fusillade ou bagarre…

Comme dans le film, Harry a une très belle maison située sur les hauteurs de LA (dans les deux cas, il a réussi à toucher des droits suite à la reprise au cinéma d’une de ses premières enquêtes et il a tout investi dans cette résidence vraiment particulière et « enchanteresse »). On y est bien, donc est bien sa vie personnelle (je ne vais pas tout raconter : c’est la même fille que dans les romans et elle finit par vivre avec son vieux pour les mêmes raisons mais au cours d’histoires différentes. A noter que le rôle de la mère est tenu par Sarah Clarke qui jouait aussi dans 24 heures chrono, pour le rôle de Nyna Myers ce qui m’a perturbé au début car j’avais l’impression de la connaître).

 

Contrairement à la version lisible, et paradoxalement, la musique est peu mise en avant et est souvent à chier. Disons que Bosch est une espèce d’esthète et on aurait souhaité en avoir plus à la télé…

Enfin, les 20 ans entre le premier livre et le début de la série ne sont pas sans importance vu que l’intrigue des bouquins se situe peu après les émeutes de Los Angeles et au moment de l’affaire OJ Simpson. Cela pourrait perturber le lecteurs gros et normand, mais la série Bosch est assez « multiculturelle ». Comme cerise sur le gâteau, nous avons même la cheffesse de Bosch qui est lesbienne.

 

A ne pas louper. Les romans policiers de Michaël Connelly étaient déjà, de loin, mes préférés, surtout (mais pas que) la série des Bosch. Je ne suis pas trop déçu par l'adaptation à la télé. Au contraire (dans le sens où j'avais peur). Connelly est aussi un bon producteur...

 

A noter que c’est la première série que je présente vraiment et qui n’est pas disponible chez Netflix. Mais à peu près tout le monde a, sans le savoir, un abonnement Amazon Prime.

22 juillet 2021

[Séries] Grey's Anatomy (et un peu de The Big Bang Theory)

En mars, j’ai pris un abonnement Netflix et j’ai commencé à raconter ici tout ce que je découvrais soit 16 séries. Le 24 mai, les bistros ont rouvert et ma capacité à regarder de jolies choses a dramatiquement diminué. Je n’ai fait que finir le regardissionnage de ce que j’avais commencé et il me restait les deux séries les plus légères : Grey’s Anatomy et The Big Bang Theory, toutes deux terminées cette semaine. J’ai repris le « sérieux » avec Bosh dont au sujet duquel on reparlera.

J’ai déjà fait un billet sur The Big Bang Theory et je ne vais pas en refaire une pendule. Deux choses néanmoins : les toutes dernières saisons sont très bien alors que, comme beaucoup de série, au bout deux quatre ou cinq, on entre dans une certaine monotonie. Ensuite, on a une sensation bizarre en regardant la fin du dernier épisode : alors que les aventures auraient pu durer indéfiniment (on imagine facilement nos héros à 70 ans… ; il aurait suffi que les auteurs continuent à picoler), après deux événements parmi tous ceux qu’on a vus, on se rend compte que c’est terminé, on est comme orphelin, une page de la vie qui se tourne, un rendez-vous quotidien qui cesse, des nuits blanches à occuper autrement. Je me rappelle que je me suis précipité sur Internet pour vérifier mon impression. J’avais « évidemment » raison.

Pas de manque, néanmoins, un très bel happy end, les personnages ont tenu bon jusqu’au bout, ils vont vivre leur vie sans nous. Je n’ai pas souvenir d’une autre série à happy end où l’on sent à ce point qu’une suite n’aurait aucun sens, que les producteurs n’auraient pas envie de continuer à traire la vache même s’il y a toujours de la matière. L’œuvre était achevée.

 

Grey’s Anatomy

Dans la mesure où elle a été diffusée sur plusieurs grandes chaines à des heures de grande écoute, que c’est une des séries hospitalières les plus populaires, qu’elle a été primée plusieurs fois, que des épisodes ont battu tous les records d’audience, je ne devrais pas avoir besoin d’en parler ici. Mais…

Vers janvier, j’ai commencé à regarder des séries à la télévision après des années d’abstinence (hors quelques classiques, comme Columbo). Je suis tombé sur « Le Doc » sur TF1 (une série italienne) que j’ai trouvé de grande qualité. Ca fut ma première série hospitalière. Elle a été suivie par deux autres sans le moindre intérêt (The Residence et une autre avec un môme bon toubib mais autiste).

Un jour, j’ai vu « Grey’s Anatomy » sur la 20 à 20h dans le programme. Le hasard a fait que je suis tombé sur un des épisodes les plus importants, le plus noir (et donc le moins drôle), le plus bizarre (par rapport au reste), disons-le sans spoiler : celui avec l’accident de voiture dans la route de montagne prise parce que l’autoroute est bouchée. Et j’ai commencé à regarder tous les jours… Finissant par attendre ce créneau d’une heure. J’ai continué après avoir pris l’abonnement Netflix (où l’on a tendance à regarder plusieurs épisodes d’affinée).

Et les bistros ont ouverts. J’ai fini par rattraper mon retard de Grey’s Anatomy en streaming « intensif » puis j’ai tout regardé jusqu’à la fin (du moins jusqu’au dernier épisode disponible, vers la fin de la saison 17, la suite de la série a été perturbée par la covid) ! Et j’ai trouvé rigolo de tout reprendre au début alors que j’avais commencé au milieu. Ca m’amusait de voir les personnages jeunes et de savoir comment ils avaient atterri là. Au bout de quelques mois, je suis retombé sur l’épisode avec l’accident de voiture (à la fin de la saison 11). Et j’ai continué à regarder, jusqu’à la saison 16 (bizarrement, la 17 n’était plus disponible sur Amazon Prime…).

 

J’ai ainsi regardé 16 années de série en quatre ou cinq mois (avec un rythme très intensif sur la fin) dont 5 saisons en double ! Des personnages apparaissent, d’autres disparaissent… On s’attache beaucoup à la plupart (c’est le but) avec des visions différentes selon le moment où on les découvre. Par exemple, à mon premier passage, je ne pouvais pas blairer Arizona alors qu’elle était une de mes préférées au second. C’est pareil pour le neurochirurgien qui deviendra le chef de tous les hôpitaux (et donc j’ai oublié le nom).

A part quelques scènes notoires, on oublie tout assez rapidement. En regardant la deuxième fois les dernières saisons, j’avais rarement l’impression de « déjà vu » même si je connaissais l’issue de certaines histoires, un comme si j’avais vu 22 saisons et pas 17. Néanmoins, ne pas revoir les épisodes de la saison 17 m’a laissé un vide. Un personnage important y est mort mais ne pas retomber sur l’épisode m’a laissé un vide. Il y a un tas d’épisodes qui m’ont semblé très importants « en première lecture » mais sans le moindre intérêt ensuite.

 

Je vous déconseille l’expérience : c’est du temps perdu.

07 juin 2021

Des séries et un homme

Je comprends parfaitement mes milliers de lecteurs qui se demandent ce que je fous sur ce blog dorénavant consacré aux séries et autres fictions que je peux avoir le loisir de mater à la télé mais n’oublions pas ce blog s’appelle « au bistro » ! Et les bistros ont rouvert et j’y suis jusqu’à 21 heures tous les soirs ce qui m’enlève deux ou trois heures de visionnage.

Vous pouvez appeler à la démission de Casteix, cela ne changera rien ! D’autant que je consacrais ces deux heures à New York : Police spéciale et Grey’s Anatomy vu que je les regardais déjà en plein confinement avant de m’abonner à Netflix. J’avais déjà arrêté le premier mais j’aimais bien mon habitude : tous les soirs, à 20h05, je passais sur TF1 Série Film et hop pendant 50 minutes.

En trois mois, j’ai regardé The Crown, Borden, The Dirt, I care a lot, House of cards, le jeu de la dame, Homeland, Unorthodox, 24 heures chrono, Bodyguard, Fargo, Breaking Bad, Better call Saul et une bonne partie de The Big Bang Theory sans compter plusieurs sur les chaînes normales…

Figurez-vous que pour chacune d’entre elles (sauf la dernière), malgré mes efforts, mes promesses,… j’ai toujours regardé les épisodes à la suite : entre le premier épisode de la première saison et le dernier de la dernière, je ne regardais rien d’autre et ne me livrais à aucun autre loisir. Il parait que cela porte un nom. Toujours est-il que l’on devient dingue. Il ne devrait pas être possible de regarder plus de deux épisodes par jour…

J’ai commencé à regarder Bosch (sur PrimeVideo) et j’espère avoir plus de discipline mais…

 

Depuis quatre ou cinq mois, je regardais Grey’s Anatomy à la télé tous les jours entre 20 et 21h. Décalé par l’ouverture des bistros, j’ai commencé à regarder le « replay » deux jours plus tard, de 18 à 19h. Je n’ai pas tenu à cause du boulot… J’ai commencé à regarder sur Amazon Prime comme les autres séries, donc j’ai vu deux ou trois saisons (jusqu’à la dernière) puis j’ai recommencé à la première vu que j’avais débuté à la 13 ou 14ème 

Cette saison n’a sans doute aucun intérêt mais, peu importe : les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Mais il y a un autre phénomène : alors que je connais les saisons « modernes », c’est passionnant de découvrir les premières, la genèse des personnages et tout ça. Ca aide à comprendre la suite…

Les saisons 3 et 4 sont bien chiantes.

 

Je reviens ici bientôt.

24 mai 2021

[Séries] Better call Saul


« Il s'agit d'une série dérivée préquelle de l'univers de Breaking Bad, centrée sur la vie de Saul Goodman, l'avocat corrompu de Walter White. » Cette phrase contient des mots, ce qui, me direz-vous, est la moindre des choses mais comme vous êtes aussi con que moi, vous ne savez pas ce que veut dire « préquelle ». En plus, Word me le souligne en rouge, ce qui est suspect mais Larousse consultée nous dit que c’est un « Film, roman, etc., dont la réalisation est postérieure à une œuvre de référence mais qui, à l’inverse de la suite, évoque des faits antérieurs à cette œuvre. »

Tant de babillages inutiles pour expliquer que « Better Call Saul » a été tournée après « Breaking Bad » mais relate des faits antérieurs, notamment autour de Saul, l’avocat « véreux » de la série avec, en supplément, des flash backs sur ces encore plus jeunes années ! En plus, on a quelques introductions d’épisodes (le premier de chaque saison ?) qui nous montre ce qu’est devenu Saul après Breaking Bad sous une troisième identité, la seconde étant Saul et la troisième Jimmy.

La saison commence alors que celui-ci est un jeune avocat cherchant les missions de commis d’office. Il est fiancé à Kim, jeune avocate travaillant pour un grand cabinet dont, son frère largement ainé, Chuck, est un des fondateurs. Chuck est atteint d’une maladie amusante, l’allergie aux ondes électromagnétiques, ce qui le fait vivre dans une maison sans électricité et n’est aidé que par Jimmy qui l’idolâtre bien que le grand frère ne veuille pas aider le petit à rejoindre le cabinet.

Jimmy gagne son beurre en défendant des vieux arnaqués par une maison de retraite mais devient assez rapidement margoulin, montant les uns contre les autres et aidant des crapules proches des trafiquants de drogue. L’affaire des maisons de retraite étant trop grosse, il finit par la donner au cabinet du grand frère mais il se rend compte que les vieux se font aussi plus ou moins arnaquer par ce dernier et un autre…

La fiancée de Jimmy, Kim, est ainsi salariée du cabinet (puis de l’autre) et gère des grands clients. Elle a les dents longues mais se prend d’affection pour les petits boulots de son mec… Vers les trois ou quatrièmes saisons, Jimmy se voit temporairement exclu du barreau. Pour gagner sa vie, il se met à vendre des téléphones portables (cela se passe au début des années 2000) sous le nom de Saul pour se protéger en tant qu’avocat et finit par acquérir la réputation de vendre des appareils « sûrs », ce qui lui permet d’être connu auprès de malfrats qu’il finira pas récupérer comme clients !

Raconter une telle série n’est évidemment pas facile et j’ai oublié quelques épisodes, comme les clips publicitaires tournés par Saul/Jimmy.

 

On y retrouve d’autres personnages de la série initiale comme Mike, le vieux détective privé chauve aux ordres du cartel et on apprend comment il obtient le job. On y retrouve aussi Gus, le chef d’un cartel vendeur de poulot. Il y a aussi le vieux Mexicain que l’on retrouve dans Breaking Bad dans un fauteuil roulant avec une sonnette comme seul moyen de communication (et on apprend comment il est arrivé là, après avoir été chef du cartel) ainsi que quelques autres lascars (comme le grand chef et, un petit peu, Hank, le flic de la DEA).

 

« Breaking Bad » et « Better Call Saul » se ressemblent sur bien des aspects mais ce n’est pas du tout la même histoire (à part pour ce qui concerne le trafic de drogue), le même rythme… Il me semble indispensable de les voir dans l’ordre : Breaking Bad puis Better Call Saul. On garde le désert et les zones commerciales...

La dernière saison n’est pas encore sortie ! Il me tarde de la voir car on devine qu’elle permettra la jonction entre les deux séries et je dois avouer que je suis assez inquiet pour certains héros de la « seconde » qui ne sont pas dans la « première ». Arriveront-ils à s’en sortir ou périront-ils, notamment à cause des cartels ?

19 mai 2021

[Séries] The Big Bang Theory

« Leonard Hofstadter et Sheldon Cooper vivent en colocation à Pasadena, ville de l'agglomération de Los Angeles. Ce sont tous deux des physiciens surdoués, « geeks » de surcroît. C'est d'ailleurs autour de cela qu'est axée la majeure partie comique de la série. Ils partagent quasiment tout leur temps libre avec leurs deux amis Howard Wolowitz et Rajesh Koothrappali pour jouer à des jeux vidéo comme Halo, organiser un marathon de la saga Star Wars, jouer à des jeux de société comme le Boggle klingon ou de rôles tel que Donjons et Dragons, voire discuter de théories scientifiques très complexes.

Leur univers routinier est perturbé lorsqu'une jeune femme, Penny, s'installe dans l'appartement d'en face. Leonard a immédiatement des vues sur elle et va tout faire pour la séduire ainsi que l'intégrer au groupe et à son univers, auquel elle ne connaît rien. »

The Big Bang Theory n’a rien à voir avec les séries dont je parle généralement. C’est une sitcom avec des épisodes d’une vingtaine de minutes (et des rires enregistrés…). Cela semble ridicule et réservé aux adolescents prépubères mais… La série a 12 saisons donc les producteurs trouvent du contenu et elle est très bien classée (par exemple, c’est la série la plus regardée aux USA en 2017).

Ces indicateurs sont à prendre pour ce qu’ils sont mais je rigole bien.

 

18 mai 2021

[Séries] El Camino : Un film Breaking Bad

« Après avoir été libéré par Walter White du repaire du gang de Jack où il était séquestré (dans l'épisode concluant la série Breaking Bad), Jesse Pinkman doit se réconcilier avec son passé pour pouvoir prétendre à un avenir plus radieux, alors qu'il se trouve traqué par les forces de l'ordre. »

El Camino n’est pas une série mais un film qui dure une paire d’heures mais qui complète « Breaking Bad » par une vraie histoire : comment Jesse est devenu exclave des méchants trafiquants puis a réussi à changer d’identité.

Pas déplaisant… (mais vu ce que j'ai à en dire ici, il n'aurait pas fallu que regarde ce film juste après la série... - je fais ce billet pour faciliter la transition avec Better Call Saul)


Pour l’anecdote, Jesse est sous la coupe de Todd qui fut le jeune gars qui a participé à l’attaque du train dans la série mais, pendant un temps, j’ai cru qu’ils avaient changé d’acteur (en fait, le type semble avoir pris 30 kilo et perdu 10 centimètres). Pourtant, il m’était vaguement familier… C’est en wikipédiant pour réaliser ce billet que j’ai compris : l’acteur est celui qui joue de boucher en fuite dans une saison de Fargo.

Le monde est petit.

15 mai 2021

[Séries] Breaking Bad


« Walter « Walt » White est professeur de chimie dans un lycée, et vit avec son fils handicapé moteur et sa femme enceinte à Albuquerque, au Nouveau-Mexique. Le lendemain de son 50ème anniversaire, on lui diagnostique un cancer du poumon en phase terminale avec une espérance de vie estimée à deux ans. Tout s'effondre pour lui ! Il décide alors de mettre en place un laboratoire et un trafic de méthamphétamine pour assurer un avenir financier confortable à sa famille après sa mort, en s'associant à Jesse Pinkman, un de ses anciens élèves devenu petit trafiquant. »

Pour une fois, le résumé de Wikipédia permet d’y voir un peu plus clair. Bien sûr, pour tenir une soixantaine d’épisodes, il faut un tas de rebondissements ! Les combats avec « le cartel » mexicain, les assassinats, les incendies, les engueulades, les techniques de fabrication… et de revente… De quoi nous tenir au chaud quelques heures pour des meilleures séries que j’ai pu voir depuis que j’ai Netflix même si mon expérience est assez pauvre en la matière… L’intérêt de ces séries, qu’on appelait feuilletons dans ma jeunesse (dans un épisode du série, il y avait une histoire se suffisant à elle-même), est – évidemment – que l’on peut faire tenir des intrigues assez longues alors que les films sont généralement limités à une paire d’heures.

Et on en a pour notre argent avec Breaking Bad ! Et je ne parle pas de l’attaque du train, du crash d’avion…

 

Pendant les trois premières saisons, tous les personnages, bons comme méchants, sont sympathiques ou, au moins, on a envie de s’intéresser à eux, sauf les méchants Mexicains. Comme je le dis souvent, ils sont attachants et, contrairement, aux autres séries, on ne passe pas à l’épisode suivant pour le suspense lié à l’intrigue mais parce qu’on a envie de rester avec eux.

Le charme n’est pas rompu après ces trois saisons mais on commence à en savoir plus sur ceux qui sont les salopards et qui sont les vrais gentils. On comprend les fantômes habités par chacun, comment ils fonctionnent... Le charme n’est pas rompu mais c’est presque une autre série qui commence. Et disons-le : à la fin de l’avant-dernière saison, on se demande comment ils vont tenir. La réponse est : « mal ».

 

Passés les deux personnages principaux, on s’intéressera aux seconds rôles : la femme, doutant parfois et soutenant souvent, de Walt et la sœur de de cette dernière, bête comme ses pieds et exaspérante au possible, son mari, Hank, un des patrons la DEA locale, Mike, une espèce de détective privé, Gus un chef des trafiquants… Hank, par exemple, a nombre de facettes, du gros con de flic, au mari attentionné, oncle méritant, flic intraitable… Dès le début, on sait qu’il finira par deviner que c’est son beau-frère, le fameux chimiste qui produite la méthamphétamine mais le suspense reste jusqu’au bout. Même les junkies, potes de Jesse, commence par nous apparaitre comme des débiles avant d’apparaitre sous d’autres facettes. Saul, l’avocat « pittoresque » est évidemment au centre de cette galaxie sans oublier les mexicains abrutis et dangereux.

Les personnages principaux passent eux-mêmes par différentes stades. Le cancer de Walt nous octroie une dose d’affection mais dans la minute qui suit, on finit par se demander si ce n’est pas un beau salopard. Et ses sous-vêtements sont à chier.

Le jeu des acteurs est souvent très bon (ne nous leurrons pas ! Une belle sœur bête comme ses pieds finit pénible, un cancéreux est lassant et la tronche d’un junky a peu d’intérêt). Même le bébé est très bien ! Certains sont très drôles, dans des lignes spécifiques, ce qui fait une série pleine de pointes d’humour (même si la drôlerie de cette série n’est pas son attrait principal…).

 

Les paysages sont somptueux dans ces déserts dignes de grands westerns ou dans ses bourgades qui ressemblent à nos périphéries… La grande Amérique des ploucs, quoi !

 

07 mai 2021

[Séries] Fargo


Dès les premières minutes de visionnage, j’ai su qu’il ne me serait pas facile de faire mon billet au sujet de la série Fargo car elle ne ressemble à rien de ce que l’on connaît. Didier Goux l’a vue il y a quelques années et en avait fait un billet décrivant la connerie des protagonistes, connerie au centre de la première saison mais pas étrangère à la seconde (à son époque, la troisième n’était pas sortie ; à la mienne, on attend la quatrième).

Pour les nuls en géographie comme moi, Fargo est une ville au milieu des Etats-Unis proche de la frontière canadienne. Disons que c’est à mi-chemin entre Montréal et Seatle. C’est le patelin le plus peuplé du Dakota du Nord et il frôle le Minnesota. La plupart des scènes se déroulent dans des bleds avoisinnants voire à la campagne, dans de gigantesques plaines où on l’imaginerait des bisons gambadant si elles n’étaient pas couvertes de neige ou dans de somptueuses forêt si tant est que somptueux puisse s’accorder à forêts. C’est un peu l’image de l’Amérique profonde que nous avons, bien Républicaine, port d’arme obligatoire, longues routes en parfaites lignes droites, parfois bordées de motels ou de cabine téléphonique. Dans notre inconscient, nous imaginons sans doute ce genre de paysage plus au sud mais on se fout autant de la géographie de ces gens qu’eux de la nôtre.

Fargo est d’abord un film des frères Coen que tout le monde connait sauf moi (à part de nom mais je connais très bien les sœurs notamment Suzanne et Alléluia) dans la mesure où je ne suis pas cinéphile. On me dit qu’il a inspiré la première saison et sans doute les suivantes. Elles n’ont que très peu de liens entre elles, seulement à la marge. Par exemple, la jeune fliquette de la première saison est la fille du jeune flic de la seconde, devenu patron de bistro à l’âge de la retraite. Ou, il faut voir la troisième pour se demander comment ces guignols ont imaginé des soucoupes volantes pour la deuxième.

Outre la zone géographique et la connerie humaine, le principal point commun entre les trois saisons est le rôle central joué par des jeunes flics, un peu ploucs mais pas bêtes du tout et que l’on prend en affection d’autant que l’on devine que ce sont eux qui nous amènerons à la clé, à faire le tri entre les imbéciles, les flics idiots, les malfrats (l’un empêchant pas les autres…).

Les trois ont en commun de très belles photos comme on dit à la cérémonie des césars, notamment la première avec ces immenses étendues enneigés avec un ciel gris très clair presque uniforme. Elles ont aussi de très bonnes musiques, dans des styles propres à chaque saison (classique pour la première, plus rock pour la seconde, plus varié pour la troisième). La musique, sublime donc (pour des films…), joue un rôle très important pas seulement pour le rythme et l’ambiance. Il y a même un épisode, dans la troisième, je crois, où Pierre et le Loup nous accompagne jusqu’au bout. Le même thème nous berce tout au long de la première saison.

 

Les histoires sont bien différentes. On sait que les flics ont un rôle important vu que je l’ai dit, étant un mauvais spoiler, mais c’est le volet délirant de l’histoire qui est au centre, toujours avec cette connerie mais aussi le côté machiavélique de certains protagonistes. Ces histoires sont compliquées et originales donc difficiles à raconter ce que je vais tenter de faire ci-après après un aparté : le premier épisode de la saison 3 est tellement compliqué que l’on a bien envie de décrocher. Tout est limpide à partir du second… Ne vous formalisez pas. Faites semblant d’avoir compris pour montrer que vous êtes plus intelligents que les autres.

Je crois que je tire à la ligne, moi, pour retarder le moment où il faudra que je raconte les histoires, uniquement pour que vous sachiez de quoi on parle, pas pour spoiler… Je vais me lancer mais n’oubliez pas ce que j’ai déjà dit. Petit 1 : les jeunes flics ne sont pas bêtes et sont très importants dans les films. Petit 2 : la connerie de ces pauvres gens est quasiment le personnage principale.

 


Commençons par la deuxième saison, tiens ! Dans un patelin, il y a une famille (la mère de 61 ans, les trois fils – en conflit – et toute la smala) à la main sur tout le marché des transports de marchandises. La mafia de Fargo essaie de récupérer le business. En début de saison, le plus jeune des trois fils fait son boulot de racketteur d’un commerce mais y provoque une fusillade avec trois morts, dont une jugesse. En s’enfuyant, il se fait percuter par la voiture conduite par la femme du jeune coupe de bouchers de la commune. Paniquée, elle ramène le cadavre sur son capot à la maison. Et nous voila partis avec les deux groupes de malfrats qui s’entretuent, essaient de deviner ce que sont devenus les leurs et ce couple de bouchers qui a tout le monde aux fesses pour avoir fait une connerie dont l’ampleur lui échappe. Chaque famille a son tueur à gage, tous les deux largement moins bêtes que les autres, presque attachants et qui, s’ils restent des méchants, deviennent les héros de la saison avec les bouchers et les flics… Respectivement un indien et un noir dont j’ai oublié les prénoms ce qui est bien dommage.

Passons à la troisième. A l’origine, il y a deux frères rivaux : un est un looser, devenu contrôleur d’application des peines ; l’autre a monté une entreprise de gestion de parkings et gagne bien sa vie. Le premier est jaloux du second et tout dégénère quand le premier organise le cambriolage de l’autre pour récupérer un timbre que l’on imagine de très grande valeur. Pour se faire, il embauche un malfrat crétin qui foirera tout. En même temps, le contrôleur est en couple avec une magnifique jeune fille dont il a la charge et sont bien amoureux. Parallèlement, le machiavélique Vargas pend le contrôle de l’entreprise pour y pratiquer du blanchiment d’argent. En fait, il avait prêté des sous à la boite et, au moment où il devait être remboursé fait comme si son prêt était une participation au capital. Chacun tente de récupérer le contrôle, de venger ses morts et ainsi de suite ce qui nous assurer une bonne dizaine d’heures de tueries, de fuites, de mensonges…

Il nous reste donc la première… On apprend que Malvo est un tueur à gage venu pour liquider un industriel du coin. Il a une tête de maître chanteur dans une bande dessinée, une espèce de psychopathe, adorant jouer avec la mort, avec les autres, sûr de lui… A titre d’exemple, à un moment il est arrêté par un policier en voiture. Ce dernier essaie de le faire descendre de la voiture mais, calmement, Malvo lui fait comprendre calmement qu’il prendrait des risques en insistant et que cela n’en vaut pas la chandelle. Le personnage principal est un agent d’assurance, tout timide, introverti, maladroit… Il rencontre Malvo dans la salle d’attente d’un hôpital puis, chez lui, tue sa femme par mégarde. Il appelle Malvo à sa rescousse et les meurtres et autres péripétie comme Malvo qui aide un type à jouer au maître chanteur, gratuitement, pour sa propre satisfaction, rejetant le pognon gagné et organisant la mort du lascar au cours d’une fusillade. Notre assureur reprend de l’assurance et notre tueur à gage va exercer son métier ailleurs. Puis tous les deux se rencontrent par hasard quelques années plus tard…

 

J’ai un peu sloilé, là ! Dépêchez-vous d’oublier ce qui arrive au maître chanteur, il fallait bien que je décrive Malvo. Ce qu’il faut retenir : des successions d’histoires sordides avec des jeunes flics sympa et des psychopathes ou tueurs à gage largement moins con que la moyenne de la population.

Sans doute la meilleure des séries que j'ai vues depuis mon abonnement Netflix. 

06 mai 2021

24 chrono, la kro des séries


J’avais fait un premier billet après la troisième saison de 24 heures chrono et je m’étais promis d’en faire un autre après avoir visionnalisationné toute la série. C’est ballot : je n’ai pas grand-chose à ajouter… Je n’aurais pas dû me promettre de faire un billet par découverte Netflix… Je ne sais même pas quel est l’intérêt de ces billets ! Au moins, j’aurais pu espérer encourager mes lecteurs à voir des trucs mais, je suis toujours en retard, et ils ont tout vu avant moi. 

Je vais donc reprendre ma conclusion : « C’est un peu la routine mais ce n’est pas du tout monotone. C’est même bien prenant.

C’est indispensable. Une excellente série ! » Et ajouter : ça ne cesse jamais. Cela étant : ne faites pas comme moi. Pas plus d’une saison par semaine (ce qui fait quand même une moyenne de plus de deux heures par jour).

 

Est-ce bien sérieux de donner des conseils aux gens sur la manière de regarder des séries ? Non. C’est même grotesque. Dans ma vie de blogueur, j’ai donné un tas de conseils, notamment, d’ailleurs, pour la tenue des blogs mais il est possible que j’ai un don spécifique. Alors que regarder des conneries sur un écran plat est loin d’être ma spécialité.

 

Même pour la bière, je suis incapable de donner des conseils : je ne bois que de la blonde légère digeste ce qui est un pléonasme. J’apprécie beaucoup des bières parfumées mais, au bout de deux, on a les dents du fond qui baignent. Je pourrais conseiller de boire de la pisse, tiens ! Commencez par de la 1664 ! Ca fait urine de luxe. Basculer ensuite sur la Carlsberg, pour l’image de marque. Terminez à la Kro, de toute manière, on ne fait quasiment pas la différence à partir de la deux ou troisième gorgée.

Si vous regardez les séries que je conseille, au moins, vous en aurez pour votre argent. 24 heures chrono, c’est de la Kronenbourg, l’image en plus ! Et le son, d’ailleurs. Burp. C’est excellent, très digeste, ça se boit sans fin… Ca fait bas de gamme : les scénarios sont répétitifs. « Patron, tu nous remets ça ». « Allez, c’est la tournée du patron ». « Bon, je vais changer l’eau des patates ». « Mais pas des pieds, hein ! ».

Du moins : « Allez, je massacre 34 terroristes ». « J’explique à mon copain que c’est la seule solution et que je suis désolé ». « Je torture un méchant qui l’a bien mérité ». « Je me faits moi-même torturer mais je résiste car je suis très fort ». « J’aime beaucoup ma famille mais je ne lui parle plus pour ne pas la mettre en danger. ».

La Kro rend accroc, Chrono aussi : remettez les mots dans l’ordre pour faire un titre de billet de blog qui tienne la route.

 

Je vais donner des conseils à Kronenbourg. Non. Un seul. Faites des fûts de six litres. En période de confinement, on est obligés de boire à la maison et on n’a pas de quoi en mettre des plus de 10 en perce. Du verbe percer. Contrairement à Perse qui pourrait donner un bon thème de 24 heures.

Donnons des conseils aux auteurs de 24 heures chrono, plutôt. Ne cassez évidemment pas ce qui marche : le rythme endiablé, l’enchaînement des actions… et les 24 heures (quoi que, la dernière saison, sur 12 heures, n’est pas mal).

 

Tout d’abord, soignez un peu les seconds rôles, épisode par épisode mais aussi, sur la durée… Fatalement on s’attache à Bauer et à ses proches. Du coup, on aimerait bien savoir ce qu’ils deviennent. Elle devient quoi, sa fille ? Et la dame qui l’a hébergé pendant des mois ? Et le fils de la dame en question qui avait été pris en otage ? Et le jeune analyste des dernières saisons à LA ? On reste sur notre faim.

C’est un peu comme avec l’électronique. On a des lascars avec des téléphones qui existaient avant la naissance de M. Nokia, clapet compris, et des types qui arrivent à y charger du code, des plans, des vidéos alors que, 10 ou 20 après, on ne réussit toujours pas à voir convenablement des films de cul avec nos iPhone et on se met la 5G en intramusculaire. Les types percent les systèmes de sécurité du pentagone alors que je n’arrive même pas à mettre mon mot de passe Netflix sur mon PC du bureau…

Du coup, je ne regarde pas les séries pendant les heures de travail. Mais il m’arrive de boire un demi.  


03 mai 2021

[Séries] Bodyguard


« Le sergent de police David Budd, un vétéran de guerre usé, déprimé, souffrant de Trouble de stress post-traumatique, travaille comme agent de protection rapprochée des personnalités, dans le Metropolitan Police Service de Londres. Après avoir brillamment empêché une attaque terroriste, David se retrouve promu à la protection de la Secrétaire d'État à l'Intérieur britannique, l'ambitieuse Julia Montague, dont la politique néo-conservatrice (symbolisée par son projet d'extension de la loi RIPA) représente tout ce qu'il méprise. »

Une fois n’est pas coutume : la description de Wikipedia ne rend pas bien compte de la série. Son état de santé n’est qu’annexe tout comme l’opposition politique entre les deux principaux personnages. Budd a une trentaine d’année. Franchement, ce type, sur la photo, a-t-il l'air d'un vétéran usé, déprimé, souffrand de stress post-machin ?

De retour de guerre, il a trouvé du boulot au sein du service de la police en charge de la protection de personnalités et devient en charge de celle de la ministresse considérée. Suite à différentes péripéties et attentats, on se retrouve au cœur d’une palpitante enquête policière antiterroriste avec le fort sentiment de trahisons à la tête des services de l’Etat et un joli suspens, la série n’étant pas américaine, on se demande bien si on verra un happy end… Différents éléments font que Budd est rapidement suspecté et se retrouve seul même si certains continuent à lui faire confiance et à l’associer aux enquêtes officielles.

 

Je ne sais pas pourquoi on m’a conseillé cette série ! Est-ce parce qu’elle est d’excellent niveau ? Est-ce parce que le hasard a fait que les premières séries que j’ai regardées sont proches de la tête de l’Etat ? Ca me fait penser que j’ai terminé 24 heures chrono un peu dans le même registre mais pas du tout du même style.

Le fond politique, à savoir la loi RIPA, proche de ce qu’on voit régulièrement se pointer en France avec des lois pour autoriser les forces de l’ordre à surveiller tout le monde n’est pas spécialement bien traité, ce qui est un détail, mais on sent que les auteurs sont contre mais échouent complètement dans ce qui pourrait être leur quête… On finit bien persuadés que cet espionnage du grand public est indispensable (personnellement, je ne me suis jamais prononcé pour ou contre car je suis, comme souvent, très partagé).

 

Passé l’attaque terroriste initiale (et encore…), le début semble poussif dans le sens où on se demande comment ce type avec une oreillette va nous occuper pendant une large demi-douzaine d’heures mais en quelques épisodes, tous les éléments se mettent en place pour une palpitante aventure.

Après avoir passé plus de trois semaines dans 24 heures chrono, j’ai eu un peu de mal à apprécier une série qui a une fin avec tous les mystères résolus… Il va falloir que je m’y remette ! A la fin du dernier épisode de Bodyguard, je suis resté quelques temps à me demander comment on allait pouvoir rebondir, les méchants étant sous les verrous ou sous terre ! Avec 24 heures chrono, on aurait eu l’apparition de la mafia russe ou de méchants Chinois qui auraient manipulé tout le monde.

Avec Bodyguard, on finit sereins et satisfaits. Un peu surpris.

 

 

21 avril 2021

24 heures chronos (premières saisons)


« Le feuilleton est connu notamment pour son principe d’unité de temps : chaque saison se compose de vingt-quatre épisodes censés correspondre à vingt-quatre heures. Les faits se déroulent donc en temps réel ou presque, sachant qu'un épisode dure une quarantaine de minutes ; dans le cas de la diffusion aux États-Unis, le temps de la publicité est pris en compte dès la création des épisodes. »

Cette description est évidemment incompréhensible pour le commun des mortels et je vais traduire. Chaque saison correspond à une aventure de notre sympathique héros. Chaque aventure d’écoule précisément sur vingt-quatre heures, le tout durant environ dix-huit heures à cause du temps prévu pour la publicité. Chaque « heure » correspond à un épisode (qui ne correspond pas à une histoire précise, même s’il y a un « suspens de bas de page » qui donne envie de regarder immédiatement la suite.

Notre Héros, Jack Bauer, agit (au moins au cours des premières saisons) pour le compte d’une cellule anti-terroriste basée à Los Angeles. Chaque histoire consiste en une ou plusieurs attaques terroristes. Les actions s’enchaînent à une très grande vitesse avec beaucoup de scènes… d’action, un peu comme un jeu, au cours desquelles Jack avec ses collègues de la cellule, aidés par un tas de machins électroniques, donnent des indices qui mèneront à la prochaine scène… d’action.

Ca bouge beaucoup ! Des potes à moi ont dit que j’allais devenir accro mais ce n’est sans doute pas le bon terme. De toute manière, il est impossible de regarder un film de 24 heures, on arrive à s’arrêter un peu n’importe où pour passer à des occupations idiotes telles que dormir et travailler. Mais il faut reconnaitre que l’on fait en sorte de regarder chaque saison assez rapidement, disons six heures par jour (pour ma part, une heure le matin, une le midi et quatre le soir).

Il y a plein de morts, les menaces terroristes étant très grave (genre une bombe nucléaire à Los Angeles), les moyens mis en œuvre pour les parer sont assez sympathiques : assassinats, tortures, trahisons, taupes… Quelques scènes sont presque drôles comme quand notre Jack s’attaque tout seul avec deux révolvers à des commandos ennemis… Le ridicule ne tue pas, heureusement pour lui. Sa phrase préférée est « je suis désolé » qu’il va sortir à la veuve du type qu’il vient de trucider au nom de l’intérêt national, au président quand il a une mauvaise nouvelle… Au début, on s’attache un peu aux seconds rôles mais on apprend vite à voir tout le monde se faire trucider parce que notre héros permet de sauver des millions de vie en abattant un copain. On espère toujours qu’il va éviter les dommages collatéraux par miracle.

C’est un peu la routine mais ce n’est pas du tout monotone. C’est même bien prenant.

C’est indispensable. Une excellente série !


A noter que David Palmer, celui qui est président dans les premières saisons (le noir sur la photo d'illustration), ressemble beaucoup à l'ancien patron de ma boite, notamment au niveau des mimiques. Cela me ramène souvent dans la vraie vie, au cours de réunions et autres cérémonies. C'est rigolo. Et j'ai moins de complexes à regarder pendant les heures de bureaux.

 

N.B. : plusieurs lecteurs m'ont fait le reproche de parler de séries qu'ils avaient déjà vu. Je ne prétends pas être précurseur, j'ai même un sacré retard... Surtout, si je parlais de séries nouvelles, personnes ne lirait mes billets. Le fait de donner mon avis sur des sujets qu'ils connaissent ne me semble pas délirant, ça permet de discuter.

 

12 avril 2021

[Séries] Unorthodox

« À dix-neuf ans, Esty, issue d'une famille juive ultra-orthodoxe à Williamsburg, dans le quartier de Brooklyn, décide de fuir sa communauté un an après son mariage arrangé avec Yanky Shapiro. Elle part secrètement pour Berlin, en Allemagne, où vit sa mère depuis qu'elle a elle-même quitté la communauté. Après avoir appris sa grossesse, le rabbin demande à Yanky de partir lui aussi pour l'Allemagne avec son cousin Moishe dans le but de la retrouver. »

Présenté ainsi par Wikipedia, cette série semble prometteusement chiante. Wikipédia ne se trompe que rarement. Je dois avouer que je ne comprends pas son succès et pourquoi on me la recommandée. Si elle a été primée, ce n’est pas nécessairement dans deux grandes catégories, sans vouloir dénigrer « Primetime Emmy Awards 2020 : meilleure réalisation pour une mini-série ou un téléfilm ».

Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, je ne ferai pas la recommandation de ne pas regarder mais je peux vous assurer que le premier épisode m’a emmerdé contrairement aux deux suivants pendant lesquels j’ai profondément dormi. Le dernier, par contre, est assez enthousiasmant ! Comme quoi…

 

C’est peut-être, par contre, un bon reportage sur les juifs orthodoxes et sans doute un bon moyen d’en comprendre plus sur la « culture juive » voire sur ce qui différencie cette religion par rapport aux autres. Les braves gens se voient réellement comme un peuple, issu des esclaves des pharaons et tout ça. Ils sont austères pire que des Amish à Macron et vivent comme dans des siècles passés, les femmes ayant pour rôle de ternir la maison et de pondre des gosses, sans avoir le droit à la culture, aux loisirs (tels qu’on les entend…). Ceux de Rabbi Jacob sont bien plus rigolos. Ne voyez aucune moquerie ou condescendance de ma part mais seulement une certaine surprise, moi qui suis athée comme pas deux et ne revendique aucune origine sauf quand je fais le constat d’être un Breton congénital (mais c’est uniquement par opposition à des lascars qui se revendiquent d’origines précises mais néanmoins variées).

A noter que les personnages sont sympathiques (même l’ignoble cousin), les scènes sont sympathiques, la série est bien rythmée, le thème est original, les épisodes sont « informateurs »…

Ca doit être un problème de mayonnaise.

Ou de petites scènes qui ne vont pas ou sont dérangeantes, comme celles intimes du couple (la mayonnaise ne monte pas, justement…), ou celles qui, au prétexte de décrire la vie, rabaissent les femmes qui se font une joie d’être des machines à procréer.

 

Faites comme vous voulez…

11 avril 2021

[Séries] Homeland (suite et fin)


J’avais bien aimé le début d’Homeland (les trois premières saisons) et je finissais mon billet ainsi : « Il y a bientôt trente ans, j’étais passionné de romans d’espionnage comme ceux de Tom Clancy, notamment les premiers, avec Jack Ryan jeune analyste à la CIA, ou ceux de Robert Ludnum et c’est dans ces univers que j’avais presque oubliés que je me suis retrouvé dès les premiers épisodes. Brody est comme un Jason Bourne, ne sachant pas trop qui il est, isolé par rapport à son camp… Bourne et Ryan sont surtout connus par le grand public avec les films dont ils sont les héros mais ils sont bien, à la base, des personnages de romans et c’est bien dans les romans qu’on se trouve happés (les films sont plus des films d’action alors les films qui en sont issus sont plus des films d’aventure avec des héros cinégéniques pour faire mouiller les adolescentes et représenter les boutonneux).

Homeland : du grand roman d’espionnage ! En plein dans le rêve américain mais sans complaisance avec les institutions, farouchement opposé à l’islamisme mais avec beaucoup de tendresse pour le monde musulman, victime des barbares des deux bords. »

La deuxième partie (les quatre saisons suivantes) n’est pas déplaisante mais n’arrive pas aux chevilles. Vous pouvez la regarder. L’intrigue et l’aventure sont là mais, alors que la première était axée autour de plusieurs personnages, avec outre Carrie, Brody, sa fille et leurs relations réciproques…, la deuxième était centrée sur Carrie au point de la rendre exaspérante même si Queen fait une belle tentative, au début, pour relever le niveau.

Disons-le : on n’en peut plus de voir cette pouffe geignarde ouin ouin je veux la garde de ma fille mais je ne sais pas m’en occuper car je vole d’aventures en aventure. On n’en peut plus de cette histoire de maladie oui oui je dois arrêter les médicaments qui soignent ma bipolarité et je pourrai à nouveau être absolument génial mais je vais finir par devenir tarée et imbuvable. On n’en peut plus de la sale gueule de Dar Adal (je ne parle pas de l’acteur, très bon, mais de l’espèce de fumier qui arrive toujours à se remettre dans le camp du bien).

 

Pour la huitième saison et dernière partie, les scénaristes ont eu la bonne idée d’oublier ces démons (sauf peut-être au début). Dès le troisième épisode, on retrouve un rythme, une aventure… et quelques clichés de la première partie : les talibans qui ne sont pas tous des fumiers, la constitution américaine qui permet n’importe quoi donc l’arrivée au pouvoir d’un type trop bête pour tenir un blog politique de gauche…

Les scénaristes ont été jusqu’à imaginer un happy end croquignolesque, passé le dénouement heureux de l’intrigue (je ne dévoile rien mais on se doute bien qu’une série américaine de ce niveau finit bien… et le résumé complet est dans Wikipédia), qui nous inspire une ultime réjouissance quand on imaginait ces lascars réunis autour d’une table pour écrire les scènes finales, se demandant qui doit mourir ou pas… Et c’est bien parce qu’on se fout de ces dernières minutes qu’ils ont pu tourner la page à une noirceur, à un pessimisme… qui nous rongent toute la saison.

 

Ainsi, tu as été comblé par les trois premières saisons mais tu as abandonné ensuite. Tu me crois volontiers quand je te dis que la fin est très bien mais tu as la flemme de regarder un paquet d’épisodes pour y arriver… Avec la bonté qui me caractérise et bien qu’étant encore à jeun, je vais te permettre d’éviter 4 saisons de 12 épisodes et 2 épisodes de la suivante (ce qui fait 50, d’ailleurs). Et je vous entraine à un moment où tout va bien. Saul, aidé par Carrie, a quasiment résolu à établir la paix au Moyen-Orient en convainquant notamment un des chefs des talibans à se ranger la bite derrière les oreilles et tous les cheffaillons des pays du coin à dire amen. La présidente des Etats-Unis of the America va jusqu’à démissionner pour garantir l’unité de son pays et arrêter les luttes intestines entre les Républicains et les Démocrates.

Le fait a peu d’importance mais vous pourriez vous étonner de retrouver Max, l’ami de Carrie as de l’informatique, des moyens de surveillance, comme un simple troufion au sein d’un poste avancé de l’armée américaine en Afghanistan. Saul a tout simplement eu besoin de lui pour espionner les conversations entre Talibans.

Nous voila donc au début du troisième épisode de la huitième saison. Le nouveau président américain décide de faire le voyage en Afghanistan pour annoncer la fin de cette guerre de près 20 ans. Dès son atterrissage, il doit se rendre en hélicoptère avec son homologue du cru visiter le poste avancé en question pour saluer les troufions et leurs annoncer qu’ils rentreraient bientôt. Lors du retour, l’hélico s’écrase dans la montagne locale. Tout le monde est persuadé que c’est un nouvel attentat des Talibans. Le processus de paix est arrêté et ça commence à chauffer, notamment parce que le remplaçant de POTUS a de mauvaises influences et est con comme une bite.

Carrie finit bientôt par penser que le plantage de l’hélico est tout simplement accidentel et lié au mauvais entretien du matériel. Elle finit par convaincre Saul. Une course contre la monde est alors déclenchée pour retrouver la boite noire qui est rouge de l’appareil afin de le prouver avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Cette croisade se poursuit pour Carrie par la nécessité de débusquer le contact de Saul dans les hautes sphères du renseignement russe…

 

Le troisième épisode de la huitième saison, vu après la lecture de mon résumé, te permettra d’haleter jusqu’au bout. Notons quand même que si tu as choisi cette trajectoire de fainéasse, tu auras loupé de nombreux rebondissements et de belles scènes d’aventure comme le retranchement des ploucs américains dans une ferme et quelques explications sur l’utilisation des réseaux sociaux et des fake news pour foutre le bordel.

A toi de voir !