24 mai 2022

Miss Tic : du toc

 


Ce week-end, on a appris la mort de Mademoiselle Tic et je ne vous dis pas à quel point d’adresse mes condoléances à la famille et aux amis car, non seulement, j’ai appris sa mort mais j’ai aussi appris son existence mais avec effet rétroactif vu qu’elle n’existait plus quand la nouvelle est arrivée à moi.

Je ne la connaissais pas mais j’ai évidemment reconnu ses œuvres d’art quand elles ont été diffusées dans Facebook par de visibles adorateurs. Je pensais que c’étaient des merdes faites au pochoir par des abrutis sur des murs qui n’avaient rien demandé, auparavant, alors qu’il semble que cela s’agisse de merde faite par quelqu’un qui me parait avoir accédé au statut d’artiste sous la pression gauchiste forcément proche de la culture.

Il parait que l’art de rue en est, de la culture. Il y a sans doute gourance : ce sont bien des merdes faites au pochoir de manière non autorisée, généralement, dans des murs innocents.

Cela devrait évidemment être interdit et je suppose, d’ailleurs, que ça l’est. Du coup, les artistes passent pour des rebelles alors qu’ils ne sont que des délinquants et des salopiauds qui vont imposer dans notre champ visuel des trucs sans intérêt ou, du moins, sans qu’ils puissent garantir le moindre intérêt.

Les slogans à vue de nez représentatifs de la dame n'ont pas, non plus, le même intérêt comme sur mon illustration avec une histoire d'anus de plaisir incompatible avec les bonnes mœurs en vigueur dans mon blog.

14 mai 2022

[Séries] La Défense Lincoln

 


Mickey Haller est « un avocat brillant, idéaliste, iconoclaste et sans bureau fixe, sinon la banquette arrière de sa Lincoln, d’où il gère l’ensemble de ses affaires, certaines de grande ampleur. Autant dire qu’à Los Angeles, où les réputations se font et se défont bien souvent au gré de l’apparat et du nombre de mètres carrés, on le considère soit comme fou, soit comme illuminé. Il gagne pourtant la très grande majorité de ses affaires. Quelle que soit leur ampleur et quels que soient les moyens dont disposent ses clients. »

C’est aussi le demi-frère de Harry Bosch et donc, avec McCaleb, un des trois héros de Michaël Connelly qui est sans doute un des plus grands auteurs de romans policiers des trente dernières années ce qui ne nous rajeunit pas. Le lien de parenté entre Bosch et Haller n’a aucun intérêt dans cette série, du moins pour le premier épisode de la série qui est arrivé sur nos écrans et dans nos Netflix hier.

Et c’est bien la première fois que je suis un précurseur dans ce domaine mais il se trouve que j’ai rallumé mon Netflix après deux semaines d’absence et, surtout, beaucoup de temps consacré au visionnage de sitcoms à la con. Mon écran a proposé à mes doigts boudinés de cliquer sur la télécommande pour regarde « La Défense Lincoln » ce qu’ils ont fait par réflexe, tellement je suis un inconditionnel de l’auteur des romans. A noter qu’une autre série découle des polards connellyesque, Bosh, dont j’avais parlé en juillet dernier et sortie chez Amazon. Le troisième lascar, McCalleb, quant à lui, avait été joué par Clint Eastwood dans un long métrage, Créance de Sang. Il me semble que la critique était bonne mais que je n’avais pas aimé le film car je venais de lire le livre. C’est traumatisant, beaucoup trop (dans le domaine, le pire que j’ai vu est Octobre Rouge dans la foulée de la lecture mais je m’égare… Il n’empêche que les Tom Clancy repris à l’écran sont « trop divergents » des films).

La Défense Lincoln avait aussi donné lieu à un film, il y a une dizaine d’années et la critique était très bonne (je ne l’ai pas vu). Il n’y a pas encore beaucoup de critiques de la nouvelle série mais elle m’a emballé (j’ai oublié le livre, seul le titre m’est revenu en mémoire, de même que la personnalité de l’auteur, réapparu dans des lectures ultérieures).

 

Mickey Haller a eu un accident puis des problèmes de drogue et a arrêté de bosser pendant pas mal de temps quand il « hérite » du cabinet et des affaires d’un confrère à lui qui a été assassiné. La plus grosse est le meurtre, présumé, de son épouse et de son amant, par un type plein de pognon gagné dans les jeux vidéo. Le procès a lieu dans une semaine et le prévenu ne veut pas demander un report d’audience pour permettre à son nouvel avocat de se préparer. S’en suit donc une espèce de course-poursuite pour refaire toute l’enquête pour innocenter le magnat, en partie en parallèle avec le déroulement du procès, dont le choix de la composition du jury, ce qui nous fait rentrer à fond dans le système judiciaire de ce patelin, Los Angeles, dans ce bled, les Etats-Unis d’Amérique.

Mickey a une fille, issue d’un premier mariage avec une adjointe du procureur. Il bosse maintenant avec son ex-femme, la deuxième, donc, elle-même à la colle avec l’enquêteur bossant pour lui. Avec sa chauffeur, eux cinq, et une père de flics, ils forment les personnages principaux de cette première (et j’espère « pas dernière ») saison.

 

C’est une belle intrigue, bien relevée, bien mise en scène et que l’on ne peut que conseiller.

02 mai 2022

Des séries pour pas un rond

 


Quand je n’ai pas un rythme stable (quand je n’arrive pas à savoir « quand » je vais retourner à Paris), je n’arrive pas à me concentrer sur des séries plus ou moins sérieuses ce qui est dommage, d’ailleurs, vu que la période est propice à la sortie de nouvelles saisons (Ozark, Better Call Saul,..)… Du coup, je prends les propositions faites par M. Netflix.

J’avais déjà parlé de The Crew, sur ce blog. Il a d’ailleurs fallu que je relise mon billet pour savoir de quoi il s’agit.  J’ai aussi parlé de Space Force (très bon par rapport aux autres conneries dont je parle ici), de Brooklyn 99 et, dans un tout autre domaine (car proche d’autres séries que j’ai déjà vues), Chicago Fire. Par le passé, j’avais regardé d’autres trucs sans grand intérêt comme Cobra Kaï, Swat et bon nombre de séries hospitalières (plus sur Amazon que Netflix, d’ailleurs).  Elles n’ont aucun intérêt contrairement à d’autres qui se distinguent par la qualité cinématographie (intrigue, jeu des acteurs, décors…) à part occuper du temps et se distraire pendant les repas (qui peuvent être très longs chez moi s’il faut que je finisse le cubi de rouge).

 


Figurez-vous qu’en une dizaine de jours, j’en ai vu trois autres (sans terminer la dernière) : Mr Iglesias, The Brews Brother et Champions. Toutes les trois sont paradoxalement nulles et plaisantes et ce qui les caractérise, comme the Crew, c’est que les producteurs ont stoppé la série après une ou deux saisons. Je ne vais pas en faire un billet pour chacune. Tant pis pour vous. Je pourrais dire la même chose sur chaque ce que j’ai d’ailleurs fait dans le présent paragraphe.

Mr Iglesias, la moins pire des trois (des quatre avec The Crew), est l’histoire d’un prof dans un collège et de sa classe de lascars en difficulté, du moins de quelques élèves, tous assez attachants pour que l’on puisse regretter la fin précoce de la série. Chacun des profs est un personnage et chaque épisode raconte une histoire de la vie des ses ados. Les collègues du prof sont souvent sympathiques est drôle. Iglesias, lui-même, l’est pas mal « mais » il est très moche et très gros, toujours habillé en bermuda, qui fait de lui une espèce de petit gros jovial.

 


The Brews Brother a pour seul intérêt de se passer dans une brasserie (bar et fabrication de bière) tenue par deux frères qui ont bien du mal à vivre de leurs ventes. Champions, cette fois, est une salle de sport tenue, également par deux frère qui « récupèrent » le fils de l’un d’entre eux dont ils ignoraient l’existence, un adolescent gay de 15 ans. Tout l’intérêt que vous avez pour cette dernière série tombe quand vous découvrez en prenant des renseignements dans le web que l’acteur choisi pour le rôle de l’adolescent est… une adolescente ! Avant, vous le preniez pour un garçon efféminé et vous trouviez qu’il jouait très bien. Quand le poteau rose vous monte au nez, ça fait déborder le vase. Voir la première illustration inutile de ce billet.

 

Les producteurs n’ont pas lu des gender studies, visiblement, et ils ont totalement merdé d’autant que l’homosexualité du môme n’est absolument pas un élément clé de la série. Que j’aurais oublié dans trois jours ce qui m’est arrivé avec The Crew et The Brews Brother (il a fallu que je regarde l’application Netflix pour retrouver les trois noms)…

21 avril 2022

L'argot


Ceux qui me connaissent savent que j'utilise parfois des mots en argot. Ce n'est pas du tout lié à mon éducation mais plus à la lecture assidue de San-Antonio à une époque de ma vie (où, comme dans mes propos, l'argot n'est qu'à la marge) et surtout à la fréquentation des bistros de banlieue. Le sujet m'intéresse un peu. Je suis tombé, dans Facebook, sur un article à ce sujet.

Du coup, j'ai laissé un long commentaire que je livre à votre sagacité, grosses andouilles, avec quelques adaptations : "L'article conclut bien par un des problèmes de l'argot : il s'est dilué dans le franscaille et on mélange un peu les deux. Par contre, il parle assez peu de ce qui a tué l'argot, le fait qu'il est élitiste, fait pour être compris par une seule corporation et pas des gens qui n'en font pas partie. C'est particulière vrai pour le louchébem, l'argot des bouchers, au point qu'il est passé, en quelque sorte, comme "l'argot officiel", rendant ridicule les locdus qui utilisaient l'argot à papa. En outre, il a été supplanté il y a trente à cinquante ans par le verlan : les "jeunes" avaient trouvé leur langue parlée uniquement par eux, cessant l'utilisation de l'argot. Notons bien que je m'en fous un peu (contrairement aux apparences vu que j'en parle au point de sortir des théories...) mais ça m'attriste de voir des mots argots qui subsistent car bien intégrés à la langue française qui prennent un caractère péjoratif. Par exemple, j'emploie souvent le mot "gonzesse" mais ça n'a rien de vulgaire ou de déplaisant, c'est un synonyme de "nana", par exemple. Pire, j'utilise souvent le mot "grosse" pour "femme" (dans le sens "la femme de quelqu'un") parce que des copains à moi l'utilisaient souvent (c'est typique de l'argot de banlieue) mais ça n'a rien à voir, directement, avec la corpulence de la dame en question. A la limite, c'est un diminutif de grognasse, pour vous dire ! Et quand vous dites "bonjour à ta grosse", ça veut dire "je vous prie de passer le bonjour à votre épouse". C'est une formule de politesse.

Et quand on voit les jeunes qui s'appellent "gros", entre eux, ce que je fais moi-même avec mes potes bedonnants, ça en provient peut-être.

Et j'ai été bloqué de Facebook 24 heures et de Twitter 12 heures pour avoir utilisé des mots (tafiole et nègre pour ne pas les citer) qui sont maintenant considérés comme des injures, voire des termes racistes, homophobes... D'où ma nostalgie car les modernoeuds rendent l'argot interdit. 

Et je ne peux plus appeler quelqu'un "gros" que parce que je fais 135kg pour 1m77."

20 avril 2022

[Séries] The Crew

 


Il y a différentes solutions pour découvrir de nouvelles séries sur Netflix : d’un côté, les conseils des amis, le buzz, la presse et, de l’autre, les propositions faites directement par votre poste et c’est ainsi que je suis tombé sur « The Crew » qui n’a même pas de page Wikipedia, ce qui va m’obliger à faire moi-même le résumé.

The Crew est une espèce de sitcom (assez courte) qui se passe autour d’une « écurie » de courses de voitures aux USA. Ca commence par le départ à la retraite du propriétaire qui impose sa fille comme nouveau patron pour le remplacer. Elle procède à plusieurs modifications et, en particulier, change le principal sponsor au profit d’une boîte qui produit de la viande artificielle ce qui n’est évidemment pas du goût de nos bouffeurs de bidoches que forment nos fans de bagnoles.

The Crew est loin d’être une des meilleures séries ce qui n’est pas la faute de l’absence de page Wikipedia (disons que personne n’aurait envie de se fatiguer à pondre des âneries sauf moi) mais elle reste plaisante, dans la tradition des petites sitcoms qu’on aime. Du délire et du loufoque à tous les étages !

Les personnages – il faut le dire : une grande partie est à moitié débile – sont bien sympathique et attachants et, comme un des derniers machins dont je vous ai parlés, j’ai regardé la totalité des épisodes en deux ou trois jours, sans me forcer (j’entends parler que j’ai déjà passé plus de huit heures consécutives à regarder le même truc…), peut-être avec le sourire benoit de l’imbécile heureux qui passe du bon temps sans se faire des nœuds au cerveau.

Notez ce truc dans un coin et si vous avez une demi-heure à tuer, par exemple en attendant une livraison de bière, regardez donc un épisode.

Il y a peu d’épisodes (10, je crois) et figurez-vous que c’est à peu près la première fois que j’ai été déçu en constatant avoir terminé la série. Bof. En fait, on est très souvent déçus mais, d’une part, les dernières saisons sont souvent moins bonnes que les premières et, d’autre part, on s’attend généralement à la fin…

Là, j’ai été déçu comme si je n’en avais pas eu pour mon argent, comme si je n’allais pas pouvoir poursuivre ma promesse d’en regarder un ou deux épisodes par jour pendant une semaine, pour préparer la sieste.

19 avril 2022

[Séries] Space Force

 


« Le général Mark Naird se voit promu à la tête d'une nouvelle branche des Forces armées américaines : l'United States Space Force (Force spatiale des États-Unis), chargée de mener la guerre dans et depuis l'espace. Dans son nouveau QG situé au fin fond du Colorado, il devra travailler avec le Dr Adrian Mallory afin d'accomplir l'objectif assigné à la Space Force par le président des États-Unis en personne : renvoyer un homme sur la Lune pour la première fois depuis la fin du programme Apollo. Mais sa tâche va être compliquée, notamment parce que la Space Force naissante est mal considérée au sein de l'armée américaine, mais aussi à cause des opérations hautement hostiles de la Chine... » Tel est le résumé par Wikipedia. Tout y est dit ou presque.

La série est humoristique, souvent « limite sitcom » mais fréquemment très drôle, avec des histoires heureusement peu réalistes et des personnages relativement délirants. Par delà, le retour de l'homme sur la lune, il y a l'envoi d'hommes sur mars, sur Neptune (de mémoire), l'installation d'un groupe de "colons" sur notre satellite, en concurrence (voire en guerre) avec un groupe Chinois. Il y a des batailles budgétaires, des guerres de pouvoir entre Naird et les commandants des autres forces, voire avec le secrétaire d'Etat... Il y a des volets personnels, des histoires d'amour (que du gag, rien de fleur bleue), d'autres de famille (la "maman" est en prison pour quarante ans mais on ne sait pas pourquoi et, sans spoiler plus que de saison, sort avec une gardienne), il y a aussi des geekeries (le CM "Twitter" est un des personnages principaux) et plein de chose pour varier les plaisirs.

Il y a la bizarre impression d'avoir des acteurs importants (et je ne parle pas de Malkovich) qui m'a titiller tout le long (vu que je suis en bille en cinéma), notamment le général sans compter certains - mais pas tous - qui jouent assez bien.

Pour faire court : je dirais « à voir », d’autant qu’elle est « rapide » (dix-sept épisodes de 30 minutes). En fait, elle est très plaisante et j’ai tout vu en deux jours sans pour autant rester figer devant ma télé comme j’ai pu le faire pour d’autres séries.

17 avril 2022

[Film] La bulle

 


La Bulle vient de sortir chez Netflix : « En pleine pandémie de Covid-19, une troupe d'acteurs tourne le blockbuster Cliff Beasts 6: The Battle for Everest - Memories of a Requiem. En raison de la crise sanitaire, le plateau de tournage — situé en Angleterre — est soumis à des règles strictes et est quasiment coupé du reste du monde. »

Autant « The Battke for Everest » semble être un gros navet (une histoire de dinosaures qui mangent les gens) sans doute promis à un large succès, autant La Bulle est plaisant.e.

Je ne l’ai malheureusement pas regardé avec une grande concentration (je croyais que c’était une série, je l’ai commencée, comme souvent, en prenant mon café du matin) mais ce truc est très plaisant avec certains personnages à moitié lunaires.

Le tournage (du film dans le flim) dure beaucoup plus longtemps que prévu et les acteurs (du film dans le film) deviennent à moitié barrés, pour certains, ce qui commence d’ailleurs pendant la phase de quarantaine qui leur est imposée dans l’hôtel où est le plateau de tournage à leur arrivée.

C’est peut-être la première comédie à aborder cette pandémie, les masques, les gestes barrière et tout ce tralala.

 

Je la regarderai à nouveau dans quelques semaines mais dans des conditions plus normales, comme pendant les heures de travail. Non, je déconne.


A part ça, au fond, j'ai horreur du cinéma et du folklore (comme prendre la voiture et le métro puis faire la queue et payer pour voir un truc potentiellement à chier) qui va avec mais j'aime les films. Donc ceux faits pas Netflix et consorts pour être regardés dans nos écrans plats de nos salons me vont à merveille vu qu'on peut les voir à la sortie et qu'on n'est pas obligés d'attendre qu'une chaîne daigne les diffuser surtout qu'elles le font généralement pendant les heures de bistro (l'autre jours, avec des copains, je faisais le compte des films célèbres que je n'ai jamais vu. lls étaient choqués, par exemple, que j'ai loupé le Cinquième élement). J'adooooore. 

[Séries] Brooklyn 99

 


Ayant passé une partie des six dernières semaines à faire des allers-retours entre Loudéac et le Kremlin-Bicêtre, je n’ai pas pu me lancer dans des séries plus ou moins sérieuses ou « de qualité ». Je suis « donc » tombe sur Brooklyn 99. « Brooklyn Nine-Nine raconte la vie d'un commissariat de police dans l'arrondissement de Brooklyn à New York. L'arrivée d'un nouveau capitaine, froid et strict, fait rapidement regretter aux détectives son prédécesseur. […Les] divers personnages la composant sont dotés de caractères très marqués voire extravagants, mettant ainsi à mal l'harmonie dans les bureaux. »

Bah ! Le capitaine Bolt n’est pas si strict que ça et les aventures, centrées sur l’inspecteur Jake Peralta, sont fort plaisantes et distrayantes et les épisodes sont assez courts pour que vous puissiez regarder la série en attendant que la bonne ait fini de passer l’aspirateur pour pouvoir la sauter.


Effectivement chaque personnage a un caractère spécial et vous finissez par vous attacher à chacun et à ses particularités comme la violente Diaz, la fayotte Santiago, les dégueulasses Scully et Hitchcock, le chef Terry...

15 mars 2022

[Séries] Chicago Fire

 


Quand je ne sais pas combien de temps je vais passer en Bretagne avant de retourner à Paris, je regarde des séries sans intérêt, sur Netflix (pour vous dire, j’en suis à Brooklyn Nine-Nine). Cela étant, j’ai réussi à regarder tous les épisodes de Chicago Fire, aimable série qui se déroule dans une caserne de pompier ailleurs qu'à Paris avec des incendies, évidemment, des histoires de cul, d’autres policières…

C’est parfois un peu drôle, les personnages sont sympathiques, le chef de la caserne est un très mauvais acteur ou alors les producteurs font exprès de le faire passer pour un abruti.

C’est plaisant et ça n’a aucun intérêt.

Chicago Fire fait partie d'une "suite de séries" avec Chicago Med et Chicago PD (je crois, PD étant pour "Police Department", imbécile). J'ai déjà parlé ici de la première. On y retrouve à l'occasion des personnages, notamment un des toubibs et une des infirmières (et les personnages de flics sont issus de l'autre série, que je n'ai pas vue).

11 mars 2022

[Cuisine] L'accompagnement des restes de rôti


 

Ceux qui me suivent sur Facebook le savent : je fais souvent des rôtis. Outre que c’est très simple à préparer, mon célibat, mon confinement télétravaillesque de typarisk et ma maladie dont au sujet de laquelle on appellera syndrome anti phospholipide pour les intimes mais qui, doublé par ma légendaire surcharge pondérale (mon poids est normal, en fait, mais je devrais faire 2m50 pour l’avoir et pas 1m80) m’oblige à faire attention. L’intérêt du rôti est que je peux le couper en trois, le premier tiers étant mangé tel quel avec un légume, comme plat, quoi… et les deux autres selon un des principes suivants. 

Petit 1 : tout simplement en viande froide avec de la mayonnaise. Petit 2 : en préparation de reste de viande froide au curry. Petit 3 : en risotto. Petit 4 : en salade de pates ou de pommes de terre. Si vous avez d’autres idées, elles sont les bienvenues. 

J’adore par exemple les sandwichs à la viande froide (mais j’ai rarement du pain assez frais chez moi)… Il y a d’autres solutions comme le bœuf miroton qui est excellent mais un peu chiant à préparer.

Car il faut être une fainéasse, avant tout !

A chaque fois, l’ingrédient principal est un reste de rôti. Les écolos disent qu’il faut 80 grammes. La faculté conseille 120. Moi, je dis, 2 ou 300 grammes. Cela paraitra énorme aux gens normaux mais sachez qu’il y a six mois, je ne passais jamais en dessous de 4 ou 500 et que j’ai perdu quinze kilos depuis. Il y a une quinzaine d’années, un rosbif de 800 grammes pour un repas ne me faisait pas peur à condition qu’il soit accompagné de pommes de terre au beurre.

Cette viande peut donc être du bœuf, du veau, du porc, de la dinde… Et dans chaque bestiole, on pourra avoir des morceaux de n’importe quelle partie mangeable en rôti. Pour le « petit 1 » et le sandwich, débrouillez-vous pour la recette (mais faites des tranches de viande assez fines). Une mayonnaise fera l’affaire pour l’accompagnement avec un peu de salade verte (c’est le seul truc que je mange avec de la salade). Vous pouvez faire la mayonnaise vous-même. Après tout, je ne vais pas vous conseiller autre chose pour ne pas passer pour un gougnafier mais il s’agit de finir les restes et un truc « tout fait » fera aussi l’affaire… Il faut être une fainéasse, je disais. Les esthètes de la mayonnaise me font souvent rigoler mais moins que les partisans de la moutarde.

Si la viande est très fine, genre agneau ou filet de boeuf, préférez les préparations sans recuisson, hein ! Ne soyez pas cons, non plus...

 


Préparation au curry

Ingrédients complémentaires :

Du curry, andouille.

Du « fond » (je préfère le fond de veau mais ne soyons pas sectaire).

Des échalotes (si tu n’as que des oignons, on ne va pas en faire un drame).

Du sel et des machins comme ça.

De la crème fraiche s’il y en a pour une quantité qui dépendra de votre goût et de ce qui reste dans la boite.

Du beurre ou de l’huile d’olive selon ce que vous préférez. Dans le doute, mettre un peu des deux, c’est plus simple.

Petit 1 : éplucher et ciseler l’échalote et la faire légèrement colorer dans la matière grasse dans une casserole (facilement lavable au cas où vous seriez vraiment nul).

Petit 2 : couper la viande en petits morceaux et l’ajouter dans la casserole et laissez roussir un peu. Vous pouvez fariner un peu les jours de fête.

Petit 3 : couvrir le tout de fond de veau et de curry dilués dans l’eau

Petit 4 : foutez moi du poivre et du sel dans ce bazar en plus des épices qui vous traînent sous la paluche.

Petit 5 : laissez mijoter, par exemple le temps de l’apéro.

Petit 6 : ajouter la crème fraiche et laisser cuire encore peu (si vous prenez un nouvel apéro, buvez le cul-sec).

A bouffer avec des patates à l’eau ou des pates.

 


Préparation en risotto

En préambule, précisons qu’il n’a de risotto que le nom que je lui donne pour faire joli ici. J’aurais pu l’appeler paëlla mais les italiens que je connais sont moins cons que les espagnols.

Ingrédients : c’est comme pour le curry ci-dessus mais vous pouvez supprimer le curry et ajouter des champignons de Paris. Pas vraiment en remplacement un. Préférez les oignons à l’échalote, cette fois, mais bon, hein…

Petit 1 : procédez comme les petits 1 et 2 ci-dessus.

Petit 2 : ajouter le riz (rappel : un demi verre par personne).

Petit 3 : mélangez souvent en attendant que le riz devienne presque transparent.

Petit 4 : recouvrir de fond.

Petit 5 : quand il n’y a plus de fond parce qu’il s’est bêtement évaporé, recouvrir d’eau et foutez-moi les champignons coupés dans la casserole.

Petit 6 : quand il n’y a plus d’eau, remettez-en et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit mangeable et les champignons aussi évidemment.

Petit 7 : vous pouvez mettre de la crème fraiche si vous voulez un risotto orienté vers la Normandie.

 


En salade de pommes de terre ou de pates

Ingrédients :

Pommes de terre ou pates. C’est deux recettes différentes avec des résultats différents mais le principe est le même.

Oignons ou échalotes (disons une petite pièce pour une personne).

Epices ou machins pour relever. Pour ma part, je me contente de poivre. Pas mal. J’adore le poivre.

Machins pour la sauce. Pour ma part, je mets une cuillère de mayonnaise en boite, un peu de crème fraiche et un peu d’huile d’olive. On se fout un peu de la qualité, il s’agit de rendre onctueux et de donner un arrière-goût. Les échalotes ou les oignons étant crus, ils accapareront le goût, de toute manière.

Vous avez le droit d’ajouter des légumes verts ou rouges mais je trouve que ça gâche le plaisir. Par contre, un peu de ciboulette ou de fines herbes qui sont la même chose sera de très bon goût.

Voila la recette mais c’est à préparer une heure ou deux, de préférence, avant le repas, de manière à ce que la sauce imprègne bien le bazar et, surtout, que ça rafraichisse un peu.

Petit 1 au choix :

Petit 1.1 : cuisez à l’eau les pommes de terre épluchées ou coupées en morceaux (ou épluchez et coupez après la cuisson). Elles sont cuites quand un couteau rentre dedans. Vérifiez assez fréquemment, si elles sont trop cuites, elles se « déferont » dans la salade. Et si elles ne le sont pas assez, c’est dégueulasse.

Petit 1.2 : vous pouvez très bien cuire les patates au four microondes. Dans un bol ou un truc comme ça, vous les foutez avec seulement un fond d’eau. Surtout pas trop d’eau. Mais assez quand même. Disons huit minutes.

Petit 1.3 : vous pouvez remplacer les pommes de terre par des pâtes, de préférence de type « farfalles » ou « pennes » pas des vulgaires coquillettes ou d’ignobles macaronis (mais au fond c’est pareil, ils font quand même chier les ritals).

Petit 2 : refroidissez tout cela jusqu’à la température ambiante (à la limite, vous en chierez moins à cuire la veille, sinon vous mettez les trucs dans une passoire et vous faite couler de l’eau froide).

Petit 3 : vous épluchez les oignons ou échalotes et les ciselez.

Petit 4 : vous coupez la viande en petits morceaux.

Petit 5 : foutez-moi ça dans un saladier et mélangez très bien. Ne me noyez pas le tout dans la sauce, surtout.

Petit 6 : une heure ou deux dans le bas du frigo.

Et hop.