17 avril 2022

[Film] La bulle

 


La Bulle vient de sortir chez Netflix : « En pleine pandémie de Covid-19, une troupe d'acteurs tourne le blockbuster Cliff Beasts 6: The Battle for Everest - Memories of a Requiem. En raison de la crise sanitaire, le plateau de tournage — situé en Angleterre — est soumis à des règles strictes et est quasiment coupé du reste du monde. »

Autant « The Battke for Everest » semble être un gros navet (une histoire de dinosaures qui mangent les gens) sans doute promis à un large succès, autant La Bulle est plaisant.e.

Je ne l’ai malheureusement pas regardé avec une grande concentration (je croyais que c’était une série, je l’ai commencée, comme souvent, en prenant mon café du matin) mais ce truc est très plaisant avec certains personnages à moitié lunaires.

Le tournage (du film dans le flim) dure beaucoup plus longtemps que prévu et les acteurs (du film dans le film) deviennent à moitié barrés, pour certains, ce qui commence d’ailleurs pendant la phase de quarantaine qui leur est imposée dans l’hôtel où est le plateau de tournage à leur arrivée.

C’est peut-être la première comédie à aborder cette pandémie, les masques, les gestes barrière et tout ce tralala.

 

Je la regarderai à nouveau dans quelques semaines mais dans des conditions plus normales, comme pendant les heures de travail. Non, je déconne.


A part ça, au fond, j'ai horreur du cinéma et du folklore (comme prendre la voiture et le métro puis faire la queue et payer pour voir un truc potentiellement à chier) qui va avec mais j'aime les films. Donc ceux faits pas Netflix et consorts pour être regardés dans nos écrans plats de nos salons me vont à merveille vu qu'on peut les voir à la sortie et qu'on n'est pas obligés d'attendre qu'une chaîne daigne les diffuser surtout qu'elles le font généralement pendant les heures de bistro (l'autre jours, avec des copains, je faisais le compte des films célèbres que je n'ai jamais vu. lls étaient choqués, par exemple, que j'ai loupé le Cinquième élement). J'adooooore. 

[Séries] Brooklyn 99

 


Ayant passé une partie des six dernières semaines à faire des allers-retours entre Loudéac et le Kremlin-Bicêtre, je n’ai pas pu me lancer dans des séries plus ou moins sérieuses ou « de qualité ». Je suis « donc » tombe sur Brooklyn 99. « Brooklyn Nine-Nine raconte la vie d'un commissariat de police dans l'arrondissement de Brooklyn à New York. L'arrivée d'un nouveau capitaine, froid et strict, fait rapidement regretter aux détectives son prédécesseur. […Les] divers personnages la composant sont dotés de caractères très marqués voire extravagants, mettant ainsi à mal l'harmonie dans les bureaux. »

Bah ! Le capitaine Bolt n’est pas si strict que ça et les aventures, centrées sur l’inspecteur Jake Peralta, sont fort plaisantes et distrayantes et les épisodes sont assez courts pour que vous puissiez regarder la série en attendant que la bonne ait fini de passer l’aspirateur pour pouvoir la sauter.


Effectivement chaque personnage a un caractère spécial et vous finissez par vous attacher à chacun et à ses particularités comme la violente Diaz, la fayotte Santiago, les dégueulasses Scully et Hitchcock, le chef Terry...

15 mars 2022

[Séries] Chicago Fire

 


Quand je ne sais pas combien de temps je vais passer en Bretagne avant de retourner à Paris, je regarde des séries sans intérêt, sur Netflix (pour vous dire, j’en suis à Brooklyn Nine-Nine). Cela étant, j’ai réussi à regarder tous les épisodes de Chicago Fire, aimable série qui se déroule dans une caserne de pompier ailleurs qu'à Paris avec des incendies, évidemment, des histoires de cul, d’autres policières…

C’est parfois un peu drôle, les personnages sont sympathiques, le chef de la caserne est un très mauvais acteur ou alors les producteurs font exprès de le faire passer pour un abruti.

C’est plaisant et ça n’a aucun intérêt.

Chicago Fire fait partie d'une "suite de séries" avec Chicago Med et Chicago PD (je crois, PD étant pour "Police Department", imbécile). J'ai déjà parlé ici de la première. On y retrouve à l'occasion des personnages, notamment un des toubibs et une des infirmières (et les personnages de flics sont issus de l'autre série, que je n'ai pas vue).

11 mars 2022

[Cuisine] L'accompagnement des restes de rôti


 

Ceux qui me suivent sur Facebook le savent : je fais souvent des rôtis. Outre que c’est très simple à préparer, mon célibat, mon confinement télétravaillesque de typarisk et ma maladie dont au sujet de laquelle on appellera syndrome anti phospholipide pour les intimes mais qui, doublé par ma légendaire surcharge pondérale (mon poids est normal, en fait, mais je devrais faire 2m50 pour l’avoir et pas 1m80) m’oblige à faire attention. L’intérêt du rôti est que je peux le couper en trois, le premier tiers étant mangé tel quel avec un légume, comme plat, quoi… et les deux autres selon un des principes suivants. 

Petit 1 : tout simplement en viande froide avec de la mayonnaise. Petit 2 : en préparation de reste de viande froide au curry. Petit 3 : en risotto. Petit 4 : en salade de pates ou de pommes de terre. Si vous avez d’autres idées, elles sont les bienvenues. 

J’adore par exemple les sandwichs à la viande froide (mais j’ai rarement du pain assez frais chez moi)… Il y a d’autres solutions comme le bœuf miroton qui est excellent mais un peu chiant à préparer.

Car il faut être une fainéasse, avant tout !

A chaque fois, l’ingrédient principal est un reste de rôti. Les écolos disent qu’il faut 80 grammes. La faculté conseille 120. Moi, je dis, 2 ou 300 grammes. Cela paraitra énorme aux gens normaux mais sachez qu’il y a six mois, je ne passais jamais en dessous de 4 ou 500 et que j’ai perdu quinze kilos depuis. Il y a une quinzaine d’années, un rosbif de 800 grammes pour un repas ne me faisait pas peur à condition qu’il soit accompagné de pommes de terre au beurre.

Cette viande peut donc être du bœuf, du veau, du porc, de la dinde… Et dans chaque bestiole, on pourra avoir des morceaux de n’importe quelle partie mangeable en rôti. Pour le « petit 1 » et le sandwich, débrouillez-vous pour la recette (mais faites des tranches de viande assez fines). Une mayonnaise fera l’affaire pour l’accompagnement avec un peu de salade verte (c’est le seul truc que je mange avec de la salade). Vous pouvez faire la mayonnaise vous-même. Après tout, je ne vais pas vous conseiller autre chose pour ne pas passer pour un gougnafier mais il s’agit de finir les restes et un truc « tout fait » fera aussi l’affaire… Il faut être une fainéasse, je disais. Les esthètes de la mayonnaise me font souvent rigoler mais moins que les partisans de la moutarde.

Si la viande est très fine, genre agneau ou filet de boeuf, préférez les préparations sans recuisson, hein ! Ne soyez pas cons, non plus...

 


Préparation au curry

Ingrédients complémentaires :

Du curry, andouille.

Du « fond » (je préfère le fond de veau mais ne soyons pas sectaire).

Des échalotes (si tu n’as que des oignons, on ne va pas en faire un drame).

Du sel et des machins comme ça.

De la crème fraiche s’il y en a pour une quantité qui dépendra de votre goût et de ce qui reste dans la boite.

Du beurre ou de l’huile d’olive selon ce que vous préférez. Dans le doute, mettre un peu des deux, c’est plus simple.

Petit 1 : éplucher et ciseler l’échalote et la faire légèrement colorer dans la matière grasse dans une casserole (facilement lavable au cas où vous seriez vraiment nul).

Petit 2 : couper la viande en petits morceaux et l’ajouter dans la casserole et laissez roussir un peu. Vous pouvez fariner un peu les jours de fête.

Petit 3 : couvrir le tout de fond de veau et de curry dilués dans l’eau

Petit 4 : foutez moi du poivre et du sel dans ce bazar en plus des épices qui vous traînent sous la paluche.

Petit 5 : laissez mijoter, par exemple le temps de l’apéro.

Petit 6 : ajouter la crème fraiche et laisser cuire encore peu (si vous prenez un nouvel apéro, buvez le cul-sec).

A bouffer avec des patates à l’eau ou des pates.

 


Préparation en risotto

En préambule, précisons qu’il n’a de risotto que le nom que je lui donne pour faire joli ici. J’aurais pu l’appeler paëlla mais les italiens que je connais sont moins cons que les espagnols.

Ingrédients : c’est comme pour le curry ci-dessus mais vous pouvez supprimer le curry et ajouter des champignons de Paris. Pas vraiment en remplacement un. Préférez les oignons à l’échalote, cette fois, mais bon, hein…

Petit 1 : procédez comme les petits 1 et 2 ci-dessus.

Petit 2 : ajouter le riz (rappel : un demi verre par personne).

Petit 3 : mélangez souvent en attendant que le riz devienne presque transparent.

Petit 4 : recouvrir de fond.

Petit 5 : quand il n’y a plus de fond parce qu’il s’est bêtement évaporé, recouvrir d’eau et foutez-moi les champignons coupés dans la casserole.

Petit 6 : quand il n’y a plus d’eau, remettez-en et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit mangeable et les champignons aussi évidemment.

Petit 7 : vous pouvez mettre de la crème fraiche si vous voulez un risotto orienté vers la Normandie.

 


En salade de pommes de terre ou de pates

Ingrédients :

Pommes de terre ou pates. C’est deux recettes différentes avec des résultats différents mais le principe est le même.

Oignons ou échalotes (disons une petite pièce pour une personne).

Epices ou machins pour relever. Pour ma part, je me contente de poivre. Pas mal. J’adore le poivre.

Machins pour la sauce. Pour ma part, je mets une cuillère de mayonnaise en boite, un peu de crème fraiche et un peu d’huile d’olive. On se fout un peu de la qualité, il s’agit de rendre onctueux et de donner un arrière-goût. Les échalotes ou les oignons étant crus, ils accapareront le goût, de toute manière.

Vous avez le droit d’ajouter des légumes verts ou rouges mais je trouve que ça gâche le plaisir. Par contre, un peu de ciboulette ou de fines herbes qui sont la même chose sera de très bon goût.

Voila la recette mais c’est à préparer une heure ou deux, de préférence, avant le repas, de manière à ce que la sauce imprègne bien le bazar et, surtout, que ça rafraichisse un peu.

Petit 1 au choix :

Petit 1.1 : cuisez à l’eau les pommes de terre épluchées ou coupées en morceaux (ou épluchez et coupez après la cuisson). Elles sont cuites quand un couteau rentre dedans. Vérifiez assez fréquemment, si elles sont trop cuites, elles se « déferont » dans la salade. Et si elles ne le sont pas assez, c’est dégueulasse.

Petit 1.2 : vous pouvez très bien cuire les patates au four microondes. Dans un bol ou un truc comme ça, vous les foutez avec seulement un fond d’eau. Surtout pas trop d’eau. Mais assez quand même. Disons huit minutes.

Petit 1.3 : vous pouvez remplacer les pommes de terre par des pâtes, de préférence de type « farfalles » ou « pennes » pas des vulgaires coquillettes ou d’ignobles macaronis (mais au fond c’est pareil, ils font quand même chier les ritals).

Petit 2 : refroidissez tout cela jusqu’à la température ambiante (à la limite, vous en chierez moins à cuire la veille, sinon vous mettez les trucs dans une passoire et vous faite couler de l’eau froide).

Petit 3 : vous épluchez les oignons ou échalotes et les ciselez.

Petit 4 : vous coupez la viande en petits morceaux.

Petit 5 : foutez-moi ça dans un saladier et mélangez très bien. Ne me noyez pas le tout dans la sauce, surtout.

Petit 6 : une heure ou deux dans le bas du frigo.

Et hop.

02 mars 2022

Communisme hospitalier

 


Dans son journal de février, Didier Goux semble montrer son affection pour trois blogueurs : Jacques Etienne, Seb Musset et moi mais vous pouvez rayer la mention incongrue. Et me voila épinglé à cause de ma façon de torcher mes phrases, de mon imprécision et de sa fâcheuse manie d’interpréter malheureusement certains écrits. Je cite (nous sommes le vendredi 11) :

« Cinq heures. – Dans son interminable billet d'hier, Nicolas écrit notamment ceci :

« Tout ce que je regrette est le fait que le PCF n’a pas su tourner la page d’un communisme « mondial » pourri, période bien représentée par les propos de Marchais sur le bilan globalement positif. Pour le reste, les communistes en France ont contribué à la mise en œuvre d’acquis sociaux que nous envient plus d’un méchant étranger. »

Donc, premier point, Nicolas regrette que des gens qui se proclament “communistes” n'aient pas rejeté… le communisme. C'est amusant. J'imagine les hurlements progressistes si, un de ces jours, quelques olibrius recréaient un parti nazi, mais en prétendant rejeter les fautes et les crimes de Hitler…

Le deuxième point est une contre-vérité : les communistes, au moins en France, n'ont jamais contribué aussi peu que ce soit, à la “mise en œuvre d'acquis sociaux”. Les acquis en question ont toujours été le fait soit de gouvernements socialo-radicaux, soit de gouvernements centristes ou même de droite. On ne voit d'ailleurs pas comment ils auraient pu le faire, même s'ils en avaient eu l'intention (ce dont je doute très fortement), n'ayant jamais exercé le pouvoir, leur présence éphémère dans divers gouvernements n'ayant relevé que de la figuration plus ou moins bruyante. »

 

Les réactionnaires, toujours sur la défensive, ont un problème avec l’idéologie communiste et on les comprend : pour que le communisme se fasse, il faut quand même une sacrée dose de privation de liberté et une absence de démocratie « étatique ». Forcément, à chaque fois que des couillons ont tenté le coup, c’est parti en vrille.

Notez que je lui réponds sur ce blog, à Didier, car j’ai lu son billet de la salle d’attente de l’hôpital Cochin où j’ai encore passé 8h30 pour des examens qui ont duré en tout une heure, ce qui fait trois fois en deux mois et cela m’énerve. Je comprends leurs difficultés mais ces braves gens sont désorganisés à un point qui frise le sublime ! Et ça ne les dérange pas de faire perdre « ma » journée de travail à la sécu et à mon employeur.

Hier, à l’Amandine, je parlais des gabegies de l’Etat avec le patron qui me citais les exemples connus comme les grosses pouffes qui branlent dans les administrations. Il y a surtout que ces dernières fonctionnent n’importe comment. Par exemple, le service d’examen cardiaque de Bichat ne transmet les résultats de ses analyses que sous forme papier ! Il ne serait venu à l’idée d’aucun chefaillon de service d’envoyer un mail.

Alors m’emmerdez pas avec les communistes.

 

Le dernier paragraphe de Didier est faux : les gens se revendiquant du communisme ont participé à la plupart des gouvernements ayant permis des avancées sociales même s’ils n’étaient pas tout seul. Nous voila donc au deuxième paragraphe du vieux : « Nicolas regrette que des gens qui se proclament “communistes” n'aient pas rejeté… le communisme ».  Je regrette simplement que des gens qui veulent l’égalité, le partage et tout ça, sans compter la bière sans taxe, n’aient pas rejeté les abrutis qui ont commis des massacres au nom de l’idéologie en question (que je ne soutiens par ailleurs pas : je ne suis pas égalitariste brutal).

 

Du coup, la brochette de toubibs qui a l’honneur de me suivre ayant échoué, jusqu’alors, à me trouver un cancer suite à mon hospitalisation multiplient les examens qui font perdre du temps à tout le monde pour me découvrir un tas de maladie qu’aurait détecté n’importe quel toubib de campagne si j’avais daigné en consulter.

La jeune interne qui m’a reçu après l’IRM, les scanners et tous les machins m’a demandé si je me levais souvent pour pisser la nuit. Avec les bières que je m’enfile, le contraire serait surprenant. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que vendredi, je suis rentré à vélo après une bonne quinzaine de demis sans la moindre difficulté et sans aller pisser. Et ensuite, elle me fait des tests pour vérifier mon sens de l’équilibre car avec le résultat des examens, je devrais me casser la gueule plus souvent.

On n'a pas attendu la faculté de médecine pour rigoler avec les pochetrons et leurs vessies.

 

Il parait qu’ils ont une bonne médecine, à Cuba…

28 février 2022

C'est aujourd'hui, le jour d'après, dans les bistros ?

 


Ce matin, j’arrive à la Comète pour prendre un café et je ne reconnais pas la serveuse. « Tiens, une nouvelle » me dis-je. Par contre, elle, elle m’a reconnu : « un grand « noisette » avec deux croissants, comme d’habitude ? » qu’elle me demande. Je me dis que j’avais un trou de mémoire et c’est le patron qui m’a rassuré, ce matin : « Ouf ! Notre première journée sans masque ! ». Je n’avais jamais vu la tronche de la serveuse…

La crise sanitaire est donc bien finie ? Deux ans (moins de deux semaines, si on veut négocier) après son début…

 

Dans les bistros, on sera passés par un tas de phase ! Déjà, on n’oubliera pas « la soirée de lancement ». C’était le samedi deux jours après le discours de Macron qui disait, en substance : « ça va chier ! » Déjà, pour ma part, je l’avais appris part le serveur du bistro quelques minutes avant l’annonce officielle par le premier ministre de l’époque, Doudou. Les bistros allaient fermer ce soir, à minuit ! Ca fut peut-être la première connerie gouvernementale visible de la période : les troquets allaient se retrouver avec un stock qui allait être perdu. J’y ai gagné du boudin noir mais je l’ai oublié dans mon sac à doc…

Après, on a eu la fin du confinement. Les bistros étaient toujours fermés mais on allait acheté des bières chez l’Arabe du coin et on les buvait devant, avec les copains. Avec Patrice, en particulier, on a commencé à se faire une réputation et nous ne fûmes bientôt plus les seuls.

J’ai oublié des étapes et c’est aussi bien mais je crois me rappeler que les bistros ont commencé à rouvrir avec l’autorisation uniquement de consommer en terrasse, avec une « jauge » pour ne pas dépasser un quota de client. C’était le début du ridicule (dans deux des plus gros établissements que je fréquente, il y a toujours plus de client en terrasse qu’au comptoir !). Ensuite, on a eu le droit de consommer au comptoir mais il n’y avait pas le droit de rester debout sans avoir un verre à boire et, je ne sais plus trop, les tabourets sont devenus obligatoires mais l’interprétation des règlements était un peu au bon vouloir des patrons.

Tout a fini par rentrer à peu près dans l’ordre sauf que les masques sont restés obligatoires pendant les déplacements et, surtout, il y a eu ce fameux passe-sanitaire puis vaccinal. Je vous passe en partie les volets politiques : ce truc est inique, obligeant pour la première fois dans l’histoire de notre démocratie des propriétaires de lieux publics à faire des contrôles sur les clients, contrôles autres que ceux nécessaires à la prévention de la jeunesse (interdiction de boire de l’alcool, de jouer de l’argent). Toujours est-il qu’un certain nombre de citoyens ont refusé ce passe et donc la possibilité de fréquenter certains lieux publics dont les débits de boisson. Pour ma part, j’aurais été du genre à faire les vaccins à cause de ma santé et du fait que je sois « population à risque » mais à refuser le passe-vaccinal ! Après tout, on avait tenu avec les troquets carrément fermés, alors…  Surtout que je connaissais, dans mes « deux villes » des établissements qui n’allaient pas contrôler ce machin (entre nous, il suffisait d’avoir une sortie sur l’arrière pour éviter les risques sauf qu’on n’ose jamais faire les guignols devant les casques bleus de la gendarmerie nationale). A la Comète, par exemple (mais trop gros bistro pour oser faire le con), la salle du fond a une sortie vers les parties communes de l’immeuble et n’est pas visible de l’entrée. Il suffisait d’y masser les crétins et, en cas, d’alerte, trouver un système pour les alerter : « cassez-vous par là. » Mais j’ai fini par prendre un passe. Outre que je n’ai pas le tempérament rebelle, je passe une partie de ma vie dans le train ou à l’hôpital…

Je m’égare un peu mais ce passe a été marquant avec les employés contrôlant les types qui rentraient tout en tentant de ne pas énerver les clients habitués. On a vu des phrases idiotes sortir : « je vais vous scanner votre passe, s’il vous plait » (le fait de scanner n’est qu’annexe, il s’agit de le contrôler) ou « je vais fous faire un petit passe, s’il vous plait ». Il y a des trucs qu’on n’apprend pas à l’école d’hôtellerie.

Plus récemment, les conditions ont encore évolué dans les bistros et il est devenu « officiel » qu’on ne pouvait plus consommer qu’assis au comptoir mais que le reste était libre (à part les règles sur le passe et les masques). C’était très dur pour certains établissements comme l’Amandine qui n’avait pas la place pour mettre des tabourets. Du coup, on a vu fleurir les changements d’aménagements avec des petites tables posées le long du comptoir (quand il y avait de l’espace), par exemple. A l’Amandine, on se tassait avec des inconnus sur les quelques chaises à proximité du bar.

 

Encore plus récemment, le passe sanitaire est devenu le passe vaccinal. Cela n’a rien changé pour les bistros sauf que les non vaccinés ne pouvaient plus faire des PCR pour boire un demi. Le changement a été, pour moi, plutôt psychologique (mais je ne suis pas dans mon blog politique : le vaccin n’empêche ni la maladie ni la contagion, l’obligation du passe ne correspondait plus à des règles d’hygiène liées à la présence dans le bistro mais, semble-t-il, à la garantie de maintenir un taux de vaccinés important, le temps que la vague en cours ne bifurque ou un truc comme ça). Cela s’est accompagné, ou presque, d’un changement de durée du « deux doses » qui a été assez perturbant (mais toujours hors bistro).

Peu après, les contraintes sur les comptoirs ont été levés : on a pu reprendre une partie de la vie d’avant dans les bistros sans tabouret ! Un vrai soulagement, pour certains…

Et il y a ce matin, avec la fin du masque. Mais le maintien du passe ce qui rend le tout toujours ridicule (cela étant, avoir le droit de consommer sans masque mais être obligés de mettre le masque pour circuler dans l’établissement était cocasse).

 

La mémoire me joue des tours. Je crois réellement que j’ai oublié des étapes importantes (je me demande, par exemple, s’il n’y a pas eu une deuxième phase de fermeture des bistros).

Au moins, bientôt, tout cela sera derrière nous jusqu’à la prochaine alerte. Mais pas totalement. Le fossé entre les « pour » et les « contre » se s’est tellement creusé qu’on n’arrivera pas à calmer totalement le jeu. En particulier, je ne me vois pas organiser de nouvelles rencontres de blogueurs politiques…

Et il y a tous les ahuris qui traitent les « bistros » de collabos et qui jurent de ne jamais aller dans ceux qui ont rendu les contrôles obligatoires… vu qu’ils étaient obligatoires. Vous savez, toutes ces andouilles qui traitent ceux qui respectent la loi de « collabos » vu qu’au  tant de la guerre la loi était faite par les nazis avec du poil dans les oreilles.

La crise sanitaire aura bien réussi à éloigner les cons des comptoirs…

14 février 2022

[Séries] La femme qui habitait en face de la fille à la fenêtre


 

« Anna s'est fait récemment larguer et vit désormais seule. Pour s'occuper, elle observe ses voisins par la fenêtre, un verre de vin à la main, surtout quand un charmant voisin emménage en face. Alors qu'elle refait peu à peu surface, elle voit un soir un terrible meurtre depuis sa fenêtre. Enfin c'est ce qu'elle pense avoir vu. » Nous dit Wikipedia.

Disons le franchement : cette série a deux intérêts, le running gag sur le gratin de poulet et son format, 8 épisodes de 30 minutes, ce qui permet de la regarder facilement. Pour le reste, l’histoire est plaisante mais la fiction n’a rien d’extraordinaire dans le jeu des acteurs, le scénario et tout ces trucs qu’on aime bien, même si elle est un peu originale et si on ne s’attend jamais à la suite des événements.

En fait, on se dit qu’elle ressemble à une parodie d’un film d’Hitchock et on a l’air moins con quand Google nous dit, pour résumer, que c’est une parodie d’un film d’Hitchock. A la limite, pour bien comprendre cette série, je vous conseille google plutôt que mon blog ce qui est lamentable de ma part mais il faut bien comprendre que je n'ai pas la culture suffisante dans le domaine. Et comme c'est uniquement pour décrypter ce qui aurait été franchement un navet si les producteurs avaient picolé un peu plus, je vais vous laisser chercher.

Dans la mesure où elle est divertissante (et pas trop chiante, un peu drôle avec un peu de cul et la gonzesse charmante), vous pouvez regarder. Anna est ombrophobe (là, vais t’aider : elle a peur de la pluie) et boit des verres de vin grand comme une chope de bière.

12 février 2022

Les Défaites de la musique

 


Rentrant à la maison vers 21h30 après avoir peu pitanché, j’ai commencé à préparé ma pitance puis à zapper « la télé » n’ayant pas le courage d’entamer une nouvelle série Netflix (j’ai terminé ce qui est disponible pour Ozark) quand je suis tombé sur « Les Victoires de la musique », sur France 2, au moment où ils commençaient un hommage à Jacques Dutronc, chanteur que j’adore (sans tomber dans le fanatisme : je n’irai le voir en concert que si les brasseurs sont en grève et que les fûts sont vides).

J’ai décidé de regarder (coup de bol, c’était la deuxième chaîne ! Imaginez si je m’en étais fadé une vingtaine auparavant) et, à la fin de cette séquence, de voir la suite de cette émission histoire de savoir ce qui se fait dans la chanson française.

Hé bien, Mesdames, Messieurs, j’ai le regret de vous annoncer que tout est à chier. Je veux bien reconnaître qu’il est devenu difficile d’avoir des chansons originales après des décennies voire des siècles de création mais, parmi toutes les andouilles appelées « artistes », très peu ont une voix, notamment chez les femmes et on a l’impression qu’ils (ou ielles) chuchotent (rappelle-toi Barbara…) sans compter que le sens du rythme chez les compositeurs est dérisoire (on a rarement de « taper du pied »).

Heureusement qu’il y avait des rétrospectives avec des gens morts en 2021 (année très féconde en mortalité, avec la Covid) et des présentations des concerts à venir (avec le retour de vieux crabes, comme le Dutronc en question) pour qu’on puisse ne désespérer que sur le futur de la chanson française…

 

J’ai récemment critiqué Stromae dans Facebook (ce qui m’a valu des engueulades) mais, au moins, il a de la voix. C’est aussi le cas d’andouilles comme OrelSan mais ce sont ses chansons qui sont nulles, pas lui.

Je rappelle d’ailleurs que dire le contraire ne sert à rien, même pas à pourver qu’on est branchouillé et au fait de la mode. Ce qui est à chier à chier.

Je parlais de Dutronc. Il a de la voix, du rythme… Et ses tubes que l’on fredonne toujours ont environ 60 ans…Essayez d’imaginer ce que l’on dira de Clara Luciani, de Terrenoire, de Barbara Pravi, d’Hoshi (dans la colle), de SCH, de Feu!Chatterton (je n’invente rien), de Juliette Armanet, et j’en passe, en 2080 !

 

Comment ça, je suis réactionnaire ? Où est le bon vieux rock'n roll de ma jeunesse ?

10 février 2022

Ces séries dont la qualité baisse au fil des saisons !

 


Depuis un an, environ, je parle dans ce fucking blog des séries que je regarde. Et qui me transforment, je deviens grossier comme Ruth dans Ozark, feuilleton hautement recommandable même si j’ai fait la connerie de commencer à regarder la quatrième saison alors que tous les épisodes ne sont pas disponibles mais cette erreur de ma part me permet de faire ce billet dont au sujet duquel, comme disait Béru, il est temps que je précise l’objet.

Pour la plupart des séries, qu’elles soient sérieuses, presque cinématographique, ou légère, par exemple comme les séries hospitalières ou les sitcoms que je peux regarder : la première saison ou les deux premières sont emballantes mais l’intérêt baisse, souvent à la troisième. Je l’ai constaté, mes copains de bistro aussi, tout comme les sympathiques commentateurs de ce blog.

La raison est simple : les producteurs trouvent une bonne idée, ils travaillent bien les sujets, puis, puisque la fiction a bien « fonctionné », ils décident de faire une suite mais la « boîte à idées » se tarit. C’est logique. J’ai vu plusieurs séries où le niveau revient à la dernière saison car les producteurs en question cherchent les moyens de finir en beauté et je pense que c’est le cas d’Ozark, sans vouloir spoiler.

 

Je vais illustrer avec cette dernière série (voir plus de détails dans mon précédent billet). La famille Byrde blanchit du pognon pour un cartel de la drogue Mexicain et s’installe près du lac Ozark. Les deux premières saisons racontent tout cela et ressemble à « une mise en place ». La quatrième semble vouloir terminer l’aventure et faire en sorte que la famille reprenne une vie normale (du moins, c’est que je suppose). Je me demande bien à quoi sert la troisième ! Elle décrit le quotidien de ces « blanchisseurs » mais on se fait chier, surtout avec la très haute qualité des deux précédentes.

Cette baisse de qualité a différentes conséquences, avec, notamment pour moi, j’ai tendance à m’endormir et à arrêter de regarder avant la fin d’un épisode, ce qui fait que j’ai du mal à suivre. L’autre difficulté, pour moi, est de parler des séries alors que je finis par m’emmerder (ave Ozark, j’ai fait mon billet avant la fin…).

 

Cela m’amène plusieurs questions :

La première : cette baisse est-elle réelle ou est-elle créée par la lassitude ? La réponse me semble sûre mais le doute doit être permis…

La deuxième : pourquoi je continue à regarder alors que je sais détecter le moment où cela devient chiant ? Et vous ? D’une manière générale, j’ai regardé entièrement toutes les séries que j’ai commencée sauf deux, une où le premier épisode était très chiant (ce qui est d’ailleurs assez le cas d’Ozark) et une autre, plaisante et divertissante, mais pas au point de perdre du temps (Chicago Fire, ou un truc comme ça).

La troisième : on comprend que les producteurs continuent quand une série fonctionne, il faut bien gagner du pognon. Mais ils savent nécessairement que cela va partir en couilles. Pourquoi prennent-ils toujours le risque de transformer un chef d’œuvre en infame bouse ?

06 février 2022

[Séries] Ozark [citoyens]

Like a byrde

 

Ozark est un massif aux USA avec un lac. Les Bretons pourront imaginer Guerlédan en infiniment plus grand (le lac est mince, long et sinueux…). Nos héros sont la famille Byrde, installée à Chicago pour le premier épisode. Le père, Marty, est associé à un lascar et ils pratiquent le blanchiment d’un cartel de trafiquant de drogue mais tout va mal et ils sont obligés de déménager pour les bords du lac Ozark, dans le Missouri.

Disons le franchement : comprendre ce qu’ils foutent là-bas est à peu près le seul intérêt du premier épisode mais les autres (quatre saisons d’une dizaine) sont captivant et hautement recommandables par un blogueur de ma qualité.

Que je cherche toujours, d’ailleurs, parce qu’il n’est pas facile de faire des billets de blog pour parler des séries en sachant qu’une requête google idiote donnera beaucoup d’informations aux lecteurs que la consultation d’un blog… Il s’agit bien, pour moi, au cours de cette série de » billets débutée il y a bientôt un an, de donner mon avis et pas de décrire trop formellement la série ni d’en faire une critique alors que des professionnels sont payés et formés pour le faire. Regardez Ozark et fermez là !

Alors, il me faut innover. Tenez-vous bien. Ou pas. C’est la première fois que je fais mon billet au sujet d’une série sans avoir vu l’intégralité des épisodes disponibles (quitte à y revenir plus tard mais les critiques que j’ai lues semblent correctes).

Tant qu’à faire des confidences, je dois avouer que j’aime bien trouver dans Wikipedia un bon résumé de chaque épisode (quand j’étais malade, j’avais tendance à m’endormir un peu facilement… et j’ai conservé cette habitude : après les épisodes, je lis le résumé pour voir si j’ai tout suivi, résumé que je relis si j’ai un trou de mémoire lors du passage à la suite). Hé bien, pour Ozark, le « résumé » est très bien fait. Il ne relate pas séquentiellement chaque épisode mais cite les faits, plus ou moins dans le désordre, personnage par personnage.

 

Il me faut quand même en dire un peu plus sur la série. Au sein de la famille, l’harmonie n’est pas de mise. Si elle n’éclate pas, c’est parce que les membres sont assez solidaires devant leurs malheurs, notamment leur poursuite par le cartel et le FBI, sans compter le flic corrompu et les personnages qu’ils rencontrent, au cœur de l’histoire.

Parmi eux, il y a la famille Langmore, des espèces de ploucs délinquants, voleurs, assassins, du cœur de l’Amérique, celles que j’aime bien au fil de ces séries. La fille et le fils (ils sont cousins…), surtout elle, s’avèrent d’excellent acteurs qu’on ne peut pas blairer au départ tant ils sont ploucs voire laids, grossiers ou vulgaires… mais que l’on finit par bien apprécier et que les auteurs arrivent à mettre au cœur de la série.

Il y a aussi les Snell, un couple de vieux paysans qui produisent surtout de l’héroïne. Ils sont propriétaires de grandes terres, vite convoitées par le cartel et les Byrde.

Je passe le personnel politique, la mafia locale…

 

Tout cela est captivant.