04 octobre 2016

Les bistros et la prestance des nouveaux cons

Il A la Comète, on a un nouveau con parmi les clients. Ça nous change de Geneviève qui n'est pas une nouvelle conne. Ça nous change de Didier Goux aussi, mais il n'est pas, non plus, un nouveau con. Que vient faire Geneviève dans ce billet ? Rien. Le nouveau con parle autant qu'elle. Que vient faire Didier Goux, alors ? Rien non plus mais le type est aussi mal fringué que lui et est aussi grand. 

Tout d'abord, il est barbu avec une barbe entretenue. J'ai horreur de ça. Soit on se rase soit on ne se rase pas, comme moi, mais une barbe courte ne s'entretient pas. C'est grotesque. 

Il n'arrête pas de parler et adresse la parole à tout le monde. Il fait toutes les plaisanteries usuelles de comptoir et est plus que compétent que tous les sujets que tout le monde. 

Les mecs à qui il cause sont contents. Il leur offre des verres. Et comme ils sont encore plus cons que lui, ils remettent une tournée. Ils sont cons. Ils deviennent assez rapidement copains d'enfance pour deux ou trois semaines. C'est beau l'amitié. 

Comme il a cette prestance, il croit avoir du charisme. Il croit réellement qu'il intéresse les gens parce qu'ils finissent à ses pieds. Ils l'écoutent pour se faire payer des verres. Et en payent. Moi-même, j'ai eu des hordes de cons qui étaient avec moi pour se faire offrir des verres, mais, au moins, ils n'ont pas à m'écouter. Je ne parle pas. Mon côté altruiste silencieux. 

Il est grand, à dix ans de moins que moi, je ne peux pas l'insulter. Mais un de ces jours, il aura droit à une de ces réflexions sont j'ai le secret. Il comprendra que je ne l'aime pas. Il ne sera pas triste. Il changera de bistro. Je lui laisse six semaines. On ne le verra plus. 

Il n'y a que deux personnes que je n'ai pas réussi à virer. Geneviève. Mais elle est trop conne. Didier Goux mais je ne l'ai pas viré, il est parti tout seul. Une sombre histoire de cuite pourtant bien naturelle. 

Édit :
1. Et en plus il m'appelle Nico. Ça mérite des baffes. 
2. Je n'ai pas de chance. Le con du jour avec qui il parlait avait une guitare. Ils l'ont sortie. 

1 commentaire:

  1. Si j'ai cessé de venir à la Comète, c'est parce que je prévoyais fort bien que ce con-là finirait par s'y pointer.

    (Et aussi, un peu, parce que Catherine refuse de conduire de nuit et, donc, de nous ramener à la maison après boire…)

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !