06 janvier 2018

Fais pipi sur le gazon.

Dans une précédente publication, je parlais de pissotières publiques ce qui me rappelle que je n'ai pas eu le temps de raconter une anecdote parce qu'elle est longue et assez peu correcte ce qui m'oblige à choisir un tantinet les mots. Elle est aussi intime mais ça m'amuse de la raconter en public. 

Mardi soir (lundi était férié), j'ai constaté que mon bistro préféré à côté du boulot était fermé. Je suis donc allé dans un autre, que je connais pas mal et qui est très bien comme restaurant mais je n'aime pas l'ambiance au comptoir. 

Mercredi, j'y suis retourné. A un moment, je suis allé pisser, peut-être trop tard, et le drame arriva. Ma bite est partie en vrille et j'ai pissé partout sauf dans la cuvette. Je ne plaide pas coupable : outre le fait que ça ne m'arrive presque jamais, je suis un militant pour une seule cause, laïque, gratuite et obligatoire. Les bistros devraient avoir des urinoirs, comme à la Comète. 

Je retourne au comptoir en sifflotant discrètement, finis mon verre, paye, prends le métro, vais boire quelques verres à la Comète puis rentre à la maison, dîne et me couche. 

Je me réveille avec le souvenir que j'ai pissé partout dans mes toilettes pire qu'au bistro et j'étais inquiet. En fait, c'était un rêve mais je ne l'ai compris que plus tard. 

Je me lève et vais déjeuner dans mon séjour. Dans le couloir, mon parquet flottant flottait comme la fois où j'avais eu un dégadézeaux quand mon lave vaisselle avait rendu l'âme. Il avait fallu que je fasse marcher l'assurance pour le plafond des voisins du dessous. Me voila très inquiet mais la priorité est au café (ça dépend des jours, souvent je vais le boire au bistro). 

Celui-ci terminé, je vais aux toilettes. Dans le trajet (trois mètre) mon parquet flottait toujours. J'arrive dans le cabinet noir (je n'allume pas la lumière : le privilège du célibataire étant de ne pas fermer la porte des toilettes). J'avais les pieds dans une marre de flotte. Et je me suis rappelé mon rêve (je ne savais pas encore que c'en était un) : le sentiment d'avoir pissé partout des quantités astronomiques. 

Cela étant, le mal était fait : j'étais persuadé d'avoir provoqué un degadezeaux en pisssant. Néanmoins, il me fallait procéder à la grosse commission après le café. Le ménage pouvait attendre. 

Assis sur le trône en méditant à tout ça (passer la serpillère, éponger, faire une déclaration à l'assurance sur le thème j'ai pissé partout il faut refaire le plafond du voisin d'en dessous), je commence à entendre : flop, flop, flop...

J'avais une banale fuite d'eau dans les toilettes... j'ai réparé en deux minutes.

5 commentaires:

  1. Un beau billet comme on aime les lire

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  2. Avec le bide c’est pas toujours facile...

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  3. Moi, ce qui m'épate c'est que, vivant seul, vous ayez besoin d'un lave-vaisselle.

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