03 mai 2020

Et si je n'allais plus au bistro ?


Sortir avec le Kiosque (le guide des restaurants à Saumur ...Je me rends compte en répondant à des gens dans mon blog ou Facebook que les bistros ne me manquent plus trop et j’en suis fort déconfit. La page est tournée. Elle se retournera, j’en suis certains mais peut-être ne reprendrais-je pas mes habitudes ? Je pense par exemple à celle de manger à la Comète tous les midis quand je ne bosse pas. Pourquoi aller au bistro si je ne suis pas sûr de trouver des copains ?

D’ailleurs, en sept semaines de confinement, j’ai de moins en moins de contact avec les copains de bistro (mais de plus en plus avec ceux des blogs). Avec Patrice, on continue à s’envoyer des SMS pour rigoler, du genre : « On se retrouve à midi à la Comète » mais je n’ai plus trop de nouvelles des autres. Je le disais l’autre jour : on ne téléphone pas aux copains de bistro. On se dirait quoi ? Déjà, je ne téléphone jamais sauf à ma mère ou, pour le boulot, quand un mail serait trop compliqué.

Toujours est-il que je pourrai bien changer mes habitudes en région parisienne si le télétravail continue et si les bistros ouvrent.

Tout d’abord, en cas de non télétravail, mon bureau va déménager (c’était prévu en juin mais c’est reporté à septembre) : je n’aurai plus de bistro attitré ! Je n’aurai plus de bistro entre le lieu de travail et les transports en commun. Par ailleurs, les patrons de la Comète change et une grande partie du personnel aussi (il ne restera sans doute plus qu’Annie, Fred et peut-être Jojo mais ils ne bossent pas tous les jours). Enfin, si j’allais à la Comète tous les soirs, c’est parce que c’est entre le métro et chez moi (ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : j’aime bien la bière pression, le bistro et celui-là en particulier donc j’y vais… Mais s’il n’était pas sur mon chemin, il n’est pas dit que les soirs où j’arrive après 21h, j’y passerais               alors que les clients ont peu d’intérêt, sauf Odette. Les autres sont déjà saouls).

Donc, maintenant que je suis habitué à ne pas sortir de chez moi après le travail, il n’est pas certains que je reprenne le rythme que j’ai depuis vingt-cinq ans qui m’obligerait à sortir pour aller au bistro vu que je suis assez casanier… Me connaissant, il est plus probable que j’y aille vers midi en faisant mes courses, boive une bière et mange un plat du jour s’il me tente et s’il n’y a pas trop de monde. Par contre, il est évident que si le nouveau patron est sympa et met de l’ambiance le soir, je serai fidèle. Quand je parle d’ambiance, ce n’est pas nécessairement la fête mais les derniers barmans du soir n’étaient pas dans le job. Roger était trop absent et Jojo est trop présent.

En outre, ne plus aller au bistro à un avantage indéniable sur les finances quand on est prospère comme moi (un moins nanti ne peut pas faire le con). Ne parlons pas finances personnelles en public : j’ai un blog politique de gauche, certes confiné, mais de gauche). Les pauvres alcoolique picolent du rouge à deux euros le 75 cl à la maison alors que je paie sept euros cinquante pour la même quantité avec deux fois moins d’alcool au bistro.

Il y a néanmoins des incontournables : le vendredi et le samedi au 1880 lors des week-ends en Bretagne, le samedi midi avec Tonnégrande à la Comète et d’autres moments (les soirées de blogueurs, celles du dimanche soir au calme dans d’autres bistros, ma tournée du dimanche midi, aussi, peut-être). Parmi eux, il y a ceux où il n'y a personne et où je peux discuter sérieusement avec mes potes de l'autre côté du comptoir.

Ne vous inquiétez pas : je trouverai.



8 commentaires:

  1. Ne vous inquiétez pas : je trouverai. voilà le meilleur mot de ce billet. Et ça change encore d'équipe à la Comète ? ça alors sinon j'ai un peu vécu la fin d'un bistot où j'allais avec le tovarich Gilles dans le 18e : une mésentente entre associés, ça s'est vu progressivement dans l'assiète...

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    1. Oui, c'est le sixième changement, je crois, que je vois à la Comète, en douze ans.

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  2. Tu trouves des vins supers à des prix moins minables que ceux annoncés, les caves coopératives ou les villes des cavistes.

    3,5 € bouteilles basé, 5 € la bien, 10€ c’est du top. Et en Bib, tu as des cote du Rhône ou même ailleurs à 15€ les 5 litres.
    Boire avec plaisir. Et pas dû villageoise...

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    1. il m'en faut à trois euros.

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    2. Tu trouves aussi en grande surface. Faut pas s'emmerder pour le vin de tous les jours.

      Le miens de vin est à 11€ les 5 litres et il est parfait. En CdR ça monte à 13€...

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  3. Ton billet m’étonne.

    Au contraire, les bistrots vont avoir besoin de soutien lorsqu’ils rouvriront. Parce que certains vont avoir du mal. C’est maintenant qu’il ne faudrait pas les lâcher.

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