12 juin 2015

Et vive la bière !

J'ai des lectures réactionnaires (et surtout des informateurs avisés de gauche réac) mais c'est le Figaro Madame qui le dit : la bière est bonne pour la santé. 



Par exemple, la bière ne fait pas grossir. Ce qui ne prouve pas que je ne suis pas gros, mais que je ne suis pas gros parce que je bois de la bière. C'est simple : à même quantité d'alcool la bière a moins de calories que d'autres alcools mais en plus elle remplit l'estomac et on mange moins. En outre, j'ai plus grossi dans les périodes où je vous moins de bière, comme quand je suis en déplacement pour le boulot (je ne suis habitué à aucun bistro, je mange au resto en buvant du rouge et je ne fais aucun exercice physique vu que le taxi m'emmène de l'hôtel au boulot). 

Vive la science. 

Trust - Antisocial #radioblogueurs







J’ai choisi cela pour différentes raisons.

Petit 1 : Parce que Jacqueline est éculée mais seuls
Lolobobo et moi pouvons comprendre.
Petit 2 : parce que j’avais fait un billet, il y a
quelques mois ou années disant que Mistral Gagnant était la plus belle chanson
française. Une horde de réacs s’était alors foutue de ma gueule. Je me disais
alors que si j’avais à choisir une deuxième, ça serait Antisocial.
Petit 3 : parce que je l’aime bien et que ça me fait
toujours plaisir de l’entendre.
Petit 4 : parce que c’est « une des chansons de ma
jeunesse ». J’avais 14 ans quand elle est sortie.
Petit 5 : parce qu’elle est passé à la radio à la
Comète, aimable radio branchée sur Ouï FM, la radio des quadra et
quinquagénaires qui prétendent écouter le meilleur du rock.
Petit 6 : parce qu’en l’écoutant, ce soir, elle m’a
fait penser aux clowns de la vraie gauche qui tapent sur Valls en oubliant
totalement de lutter contre l’antisocial.
Petit 7 : parce que c'est son ridicule qui fait son charme, tant les bobos qui la sortent dans les manifs oublient d'où ils viennent.



Ceci est un billet politique.

10 juin 2015

Et pourtant elle tourne !


C'est l'horloge de la Comète. Avant (depuis juin 2008), elle était d'une précision incroyable : à l'heure précisément deux fois par jour, à 9h21 et à 21h21. C'était bien pratique. 

Le nouveau patron a mis une pile. Notons que c'est le seul reproche qu'on peut lui faire à part qu'avant, il y avait une patronne. Elle tourne. Pas l'ancienne patronne, l'horloge. On ne saura plus jamais quand elle sera à l'heure. C'était mieux avant. 

09 juin 2015

Quel braquemart !

Ne me demandez pas pourquoi mais avec des collègues, on se demandait l'orthographe du mot "braquemart". Certains, dont moi, penchaient pour "braquemard". Google semble autoriser les deux mais les dictionnaires sérieux confirment "Braquemart" (tout comme le correcteur orthographique de mon navigateur, d'ailleurs).

Toujours est-il que la définition officielle du Dictionnaire de l'Académie Française me laisse perplexe.

(1)BRAQUEMART n. m. XIVe siècle, bragamas. Emprunté du moyen néerlandais breecmes, « couperet, serpe », composé de breken, « casser », etmes, « couteau ».
Anciennt. Épée courte et large à deux tranchants. Par anal. Pop. Membre viril.


En effet, que signifie : "Par anal. Pop; membre viril." ? Il y a des mots qu'on ne devrait pas abréger dans certaines situations. 

08 juin 2015

Nouvelle réglementation à la Comète

Morts en série, à Bicêtre

J'annonçais la "mort de cuite" du cuisinier du Petit Relais. Notons que c'est aussi la perte d'un bon client. Peu importe. Enfin non. 

J'ai appris aussi la mort d'un autre type, également bon client de ce bistro (et probablement aussi client de l'hôtel), le grand qui buvait des petits verres de rouge. Je ne sais pas comment il s'appelait. La soixantaine bien passée. Il avait une dégaine de con mais ne l'était pas, discret comme tout. 

Au suivant !

07 juin 2015

Mort de cuite

C'est Laurent, le cuisinier du Petit Relais. Selon la rumeur, il est rentré ivre, hier. Il s'est cassé la gueule. "Ils" l'ont aidé à se coucher. Ensuite, ils l'ont entendu râler. Puis plus rien. Ils ont pensé qu'ils s'était endormi. Ce matin, ils avaient besoin de lui, au restaurant de l'hôtel. Ou alors c'était pour remplacer temporairement le patron au comptoir. Ils m'ont appelé. Pas de réponse. Ils sont allés le chercher. Il était mort. Pompiers et tout çà. On saura de quoi il est mort à l'autopsie. 

Disons qu'il est mort de cuite à 49 ans, mon âge. Celui de Poireau aussi. Lui c'est aujourd'hui qu'il fête son anniversaire. Tout comme Franssoit mais lui il est plus vieux. C'est l'anniversaire de Florian aussi. Beaucoup plus jeune. C'est par les réseaux sociaux que je l'ai retrouvé. C'est le fils de ma cousine mais je ne l'ai pas revu depuis l'enterrement de ma grand-même, son arrière grand-mère. Il doit bien avoir 30 ans mais chaque année je suis surpris en découvrant que son anniversaire tombe le même jour que celui de mon frère. Pas Poireau, l'autre. 

Mort de cuite à 49 ans. José disait que c'était une belle mort. Philippe n'était pas content qu'il dise ca. Il n'y a pas de belle mort. Au fait !, n'annonçais récemment la mort de Franck, le beauf à Antoine. C'est Jum qui m'avait dit. C'est faux. J'ignore comment une telle rumeur a pu se répandre. Pour Laurent, ce n'est probablement pas une rumeur. 

Ca me rappelle la fois où c'est Patricj qui était mort. C'est un type relativement âge, très mince, avec des longs cheveux blancs. C'est à ca qu'on le connaissait. Sinon ils ne disait rien. Il arrivait dans un bistro buvait des bières en silence et repartait. Sa mort m'avait peiné. Quand il a recommencé à fréquenter les bistros, après l'annonce de sa mort, j'ai été surpris. Un rien me surprend. 

Laurent était du genre bavard mais bavard prétentieux, comme si l'hôtel était à lui alors qu'il n'était que cuisinier dans un restaurant qui fait "hôtel au mois", où il logeait. Le type même du gars qui a raté sa vie, cela dit sans la moindre méchanceté. C'est probablement la vie qu'il voulait. Et la mort attendue. 

Il paraît qu'il avait un fils mais ne l'a pas vu depuis plus de dix ans. Il était "en rupture" avec sa famille. 

Tout l'enjeu, maintenant, est de la retrouver pour qu'il ne finisse pas dans la fosse commune.  Le bistro ne parle que de ça (j'ai fui ! Patrice et Michel peuvent le confirmer). Je me fous qu'il finisse dans la fosse commune. Lui aussi probablement. Du moment que ses copains pensent à lui. Je n'étais pas un copain. 

J'en parle parce que sa mort, seul, sans famille, à mon âge, me touche. 

Mais si je fais ce billet, c'est à cause de l'ambiance dans les bistros. Elle est indescriptible et je ne vais rien tenter. Vous n'avez qu'à imaginer. Toujours est-il que c'est fou le nombre de type qui ont raté leur vie, vivent à l'hôtel,... et disent maintenant "Laurent, c'était mon copain". 

Alors j'ai changé de bistro. J'ai annoncé la nouvelle à Karim, le patron de l'Aéro. Il est de 1966, aussi, et célibataire. Il a eu la même réaction que moi. Il est touché mais il s'en fout. Lui, il a perdu un client. Moi, j'ai perdu une connaissance. Un petit blond qui fréquentait les mêmes bistros et, à l'occasion, me servait au Perit Relais. 

J'irai voir le patron ce soir. Je ne sais pas pourquoi. Certainement pas pour des condoléances. Peut-être pour témoigner de mon amitié. 

Ou pour prendre la cuite qu'on aurait pu prendre avec Laurent. Pas l'ultime, j'espère. 

Mort de cuite...

05 juin 2015

On voit des cons dans les bistros mais je les aime !

Une copine, à côté de son mec, le pose la question : combien tu gagnes, toi ?  En trente ans de bistro, c'est la première fois qu'on me pose la question. Ça me troue le cul. 

J'ai donc répondu : plus que vous deux réunis. Con jusqu'au bout. 

03 juin 2015

Nouveau patron

Déjà trois jours qu'il y a un nouveau patron à la Comète. Il a compris, ce soir, que étais un "élément clé" dans la clientèle du soir, gérant les tournées de chacun. Cela étant je ne cherche pas à m'imposer. S'il veut nettoyer la clientèle, c'est son problème. En première analyse, il aurait tort de m'envoyer chier mais c'est à lui de voir. 

Toujours est-il qu'il est sympathique et qu'il serait idiot qu'on se fâche. Cela ne viendra donc pas.  

Sauf s'il persiste à m'appeler "Nico". 

01 juin 2015

Réactionnaire au bureau

Nous avons une relation professionnelle qui se prénomme « Tugdual », prénom d’origine Bretonne, (du moins, Saint Tugdual est un des cinq lascars considérés comme fondateurs de la Bretagne, ne remerciez pas mon érudition mais Wikipedia), que tout le monde appelle « Tug », y compris lui-même, ce que je trouve profondément grotesque. Prononcer « Teug » pas « Tug », hein ! Ca fait encore plus branché.


Du coup, je suis le seul à l’appeler par son vrai prénom et pas son diminutif ce qui surprend tout le monde voire énerve un tantinet, y compris le principal intéressé auquel je rappellerai à l'occasion que si ses parents ont choisi de le prénommer « Tugdual », ce n'est pas pour le voir appeler « Teug ». A la limite, sa mère peut l'appeler « mon petit Tug ». Sa grand mère bretonnante peut l'appeler « am bihan tug », à la limite (surtout dans la limite de ma mémoire).

Il y a des sujets qui ne sont pas assez souvent abordés dans les blogs.