28 août 2024

Essai intransigeant sur la gastronomie hospitalière

 


Vous l’aurez compris : si je me suis laissé pourrir les poumons c’est dans l’unique objectif d’infiltrer l’hôpital public parisien afin d’y étudier la  gastronomie particulière qui y règne. Pendant que j’y pense, j’aurais dû me laisser pourrir le foie.

Un illustre blogueur normand, appelons-le DG, publiait une précédente étude démontrait qu’il existait nécessairement une formation spécifique pour produire de la bouffe aussi immonde. Il a parfaitement raison mais il a oublié de détailler les différentes filières qui peuvent exister.

Par exemple, hier soir, mon préparateur de commande avait vraisemblablement suivi l’option « bien choisir un dessert ». En effet, ce gougnafier avait choisi un morceau de pastèque en oubliant que personne ne mange de pastèque chez soi, en dehors de la terrasse et d’une soirée au rosé frais. Ce n’est pas mauvais, la pastèque ! Je ne veux surtout pas stigmatiser ces jolis fruits ronds mais tout de même importés de pays un tantinet racisés. Je ne vaux surtout pas faire croire que je suis pastèquophobe. C’est bon, c’est juteux, c’est frais… Mais PUTAIN DE BORDEL DE MERDE, quelle andouille peut s’imagine qu’un type puisse avoir envie de manger de la pastèque quand il est à l’hosto ? Quel taré, même, envisagerait de prendre pour lui-même, célibataire (ou du moins passant un repas seul), un morceau de pastèque pour terminer son plat ?

 

A ce stade de l’étude, il est évident qu’il faut nécessairement faire des études spécifiques pour avoir l’idée de gâcher la vie d’un pauvre type qui aurait tant voulu avoir un réconfortant yaourt ou un petit peu de compote de pomme à ce point. Et il faut un don.

Mais il ne suffit pas ! Il faut celui du « packaging » comme on dit maintenant. Prenez la photo d’illustration de mon billet. Le morceau de pastèque de mon repas d’hier soir est présenté dans une espèce de barquette blanche, en plastique. D’emblée, elle est douteuse : on sait que pour militer les dégâts de la planète, il faut limiter les couverts et autres machins en plastique s’ils ne sont pas réutilisables. L’hygiène est un peu douteuse, non pas que nous ne faisons pas confiance dans la capacité de l’AP-HP d’utiliser des espèces de gobelets mais le volet psychologique est important. Toute personne ayant hérité de la maison de sa mère décédée le 1er mars 2023, sait que la maison est truffée de récipients en plastique jetables blancs dégueulasses avec un contenu, alimentaire ou pas, à moitié louche.

Il est absolument dégouttant de sortir de la bouffe d’un récipient qui ne soit pas suffisamment rigide pour être lavé correctement.

En outre, la pastèque ne saurait être mangée telle que présentée ici. Il y un type qui a une formation encore spéciale, parmi les aide-cuisiniers, qui a appris la règle d’or : « surtout tu ne coupes pas les aliments – notamment les pastèques – pour rendre service au client ». Il faut donc que l’on prenne le morceau de pastèque, qu’on la pose sur une partie du plateau ou de la table où l’on pourra la découper tout en sachant que le jus va coller partout, que vous n’avez pas de place surtout si vous êtes assez con pour avoir un ordinateur sur la même table pour faire des billets de blog. C’est l’enfer !

 

On devinera assez facilement que ces gens-là sévissent en meute : un individu a un rôle particulier, celui de préparer les entrées. Nous avions ici quelques morceaux de salade coupée dans une barquette blanche que l’on aurait pu croire réservée aux pastèques (non coupées, elles, hein !, faut suivre) avec un espèce de petit pot de vinaigrette.

Dans la vraie vie, personne ne mange de laitue en entrée. Chez soi, on mange la salade dans l’assiette du plat principal (après avoir terminé ce dernier), pas en entrée dans un récipient en plastique dont nous avons déjà évoqué quelques travers mais qui, en plus, est trop profond pour que l’on puisse y cueillir les délicats feuilles…

 

La description de ce repas serait terminée s’il n’y avait pas eu « le fromage », servi en portions individuelles. On comprend ce qui peut motiver nos préparateurs en plateaux gastronomiques à servir de telle préparation mais il faut avouer que dans la vraie vie, le fromage servi en portions individuelles emballées est particulièrement déprimant et qu’en rencontrer à l’hôpital, quand on mange assis sur un coin de lit ou un fauteuil adéquat, le contenu d’un plateau repas lui-même posé sur une table à roulettes branlante est une irrévocable incitation au suicide.

 

Nous poursuivrons notre étude détaillée prochainement. Il faut encore que je digère le yaourt qu’on m’a offert avec le café, ce matin. Quelle idée de penser qu’une majorité de Français puisse avoir envie de manger du yaourt le matin ?


Ainsi, mon poisson "meunière" et mes patates au paprika auraient pu figurer au sein d'un aimable repas à 13 euros dans un restaurant en s'en tirant avec notre positive finiront dans les bas fonds de l'histoire.

27 août 2024

La santé, c'est pas l'pied !

 


Mon téléphone est devant moi. J’attends un appel du service « pneumologie » de l’hôpital Cochin pour me dire à quelle heure je dois me pointer pour une hospitalisation de quelques jours (une petite dizaine ?), préambule, peut-être, à un nouveau séjour à l’hôpital Pompidou pour une opération sérieuse. C’est reparti comme en octobre 2021 avec un léger progrès : le diagnostique est connu à l’avance…

J’avais beaucoup parlé de ces séjours, à l’époque, dans les réseaux sociaux, sans insister sur les aspects liés à ma santé mais ça me fatigue par avance de reprévenir les copains par messages privés et de répondre à chacun.

Revenons à cette époque. Non. Commençons plus tôt. On va dire en 2008 ou 2012, je ne sais plus. Jusqu’alors, mon poids faisait un peu de yoyo entre 100 et 120. Ensuite, je n’ai pas réussi à le stabiliser au centre de la fourchette et j’ai commencé à déborder de mes chemises. Et j’ai arrêter de me peser. Plus tard, une fois vers 2017, l’autre en 2019, j’ai « cumulé » trois entorses ce qui fait que je ne pouvais plus marcher et je me déplaçais avec une canne.

Enfin, la crise sanitaire est arrivée, avec son lot de confinements. J’ai arrêté de sortir de chez moi et donc de bouger. Je ne suis retourné au travail que mi 2021. Dans toute cette période, j’avais ainsi diminué largement mes activités physiques et cela se traduisait sur mon souffle.

En octobre 2021, avec ma boite (les RH et la médecine du travail), on a organisé mon entrée aux urgences vu que j’étais devenu une loque.

 

Les urgences de Cochin puis la pneumologie m’a diagnostiqué un épanchement pleural. De la flotte entre les deux feuilles de la plèvre, cette double sacoche qui entoure les éponges. Au bout d’un mois, j’étais guéri mais il fallait encore chercher l’origine de ce bordel. Je ne faisais pas trop le malin mais compte tenu du nombre de clope que je m’étais enfilé pendant une quarantaine d’années, un bon vieux crabe des éponges était la solution la plus logique.

A noter que je n’ai jamais vraiment été inquiet. A la limite, si je devais clamser, je clamsais… Je ne voulais pas, hein, mais c’était surtout pour ne pas torpiller ma mère. En fait, ce qui me créait du souci, était la façon dont j’allais pouvoir vivre, en tant que célibataire perdu en banlieue parisiennes, les soins prévisibles : les rayons, la chimio puis, il faut le dire, la longue et douloureuse agonie finale.

 

J’avais donc commencé une phase d’examens approfondis et un scanner a montré que j’avais un thrombus dans la courbe montant de l’aorte, ou un truc comme ça, bref, un gros caillot dans les tuyaux qui risquait d’exploser ce qui aurait provoqué des AVC en rafales qui risquaient de me tuer ou de me rendre encore plus con. Ils m’ont donc opéré en urgence le 23 novembre, je crois, ce qui nécessitait d’ouvrir la cage thoracique et d’arrêter le cœur le temps de virer le truc et donc de mettre une alimentation externe pour faire circuler le raisiné.

Je suis sorti de l’hôpital juste avant Noël…

 

Il fallait alors déterminer d’où venaient l’épanchement et le caillot.

Pour ce dernier, ils m’ont diagnostiqué un SAPL (j’ai appris hier que personne n’avait confirmé le diagnostic vu que je n’ai pas tous les symptômes). C’est une maladie auto-immune. En gros, mon système immunitaire détectait des anomalies qui n’existaient pas et envoyait des hordes de globule à l’attaque, ces cons-là finissant par faire coaguler le sang. Et me voila sous anticoagulants (deux piqûres par jours depuis deux ans et demi).

Pour les éponges, ils ont trouvé un carcinome bénin mais mal placé. Au moins, j’avais mon crabe mais un tout petit, un truc de pucelle. La honte. Des années de tabagisme pour un résultat aussi nul. Il fallait l’enlever et, pour se faire, procéder à l’ablation d’un lobe de poumons (sais-tu qu’on en a cinq ?). Avant l’opération, il me fallait renforcer la capacité des autres lobes et c’est alors que j’ai commencé des séries de séance de vélo d’appartement, dans le service de l’Hôtel Dieu réservé aux grands sportifs… On aura tout vu.

L’opération a donc été faite en juillet 2022. La récupération a été progressive et continue. Mais c’est lent et décourageant. Même aller au bistro me demandait un effort…

Entre temps, le 1er mars 2023, ma mère a rendu son dernier souffle alors que le mien était délicat.

 

L’amélioration a quand même continué mais vers mai et juin, cette année, j’ai commencé à en avoir franchement ras le bol. Et ça a commencé à empirer. En juillet, ils m’ont trouvé un nouvel épanchement qui a été rapidement soigné à coup d’antibiotiques. Le moral était reparti, brièvement… Le souffle a décliné à nouveau, le tout empiré par des rhumes avec de grosses toux. J’en ai chié, en particulier, parce que j’avais des ouvriers à la maison et je n’ai pas pu les aider (par exemple, je n’ai pas pu tailler les arbustes pour leur laisser un accès au jardin pour installer le « groupe » pour la pompe à chaleur).

Il était prévu que je passe un scanner en fin de semaine dernière. Il a montré non seulement un troisième épanchement et, surtout, un nouveau thrombus…

 

Début juillet, cela étant, mon pneumologue est devenu persuadé que mes poumons n’avaient pas de problème particulier et qu’il y avait sans doute un problème sanguin derrière tout ça, ce qu’a confirmé, avec ses mots (plus compréhensibles par moi mais moins justes) la radiologue qui mettait sur le dos de mon sang perturbé mes errances d’éponges. J’avais donc un rendez-vous planifié chez les cardiologues de Cochin ou, du moins, chez les espèces de spécialistes des vaisseaux sanguins, pour fin octobre.

 

Alors voila où j’en suis : j’attends une admission en pneumologie pour traiter un épanchement sans doute lié à une infection pour que je puisse récupérer un peu de santé avant d’être pris en compte par les chirurgiens cardiaques pour enlever ce thrombus (si nécessaire)… Puis par la « médecine des vaisseaux »…

Ceci serait incomplet si je ne précisais pas que j’étais devenu moins sérieux pour la prise des anticoagulants vers mai (mon rendez vous chez le pneumologue avait été décalé de deux mois et j’ai fait trainer le stock) et, surtout, fin juillet, après ma période sous antibiotiques, je n’ai pas réussi à retrouver un rythme normal pour mes piqûres…

 

Ne me posez pas de question.


Il faut voir les bons côtés : en étant hospitalisé, je vais pouvoir rependre mes études de gastronomie hospitalière, arrêter à nouveau de fumer et faire de substantielles économies.

Un dernier détail : les recherches des toubibs au sujet de mon SAPL ont été arrêté parce que le hasard à fait que j'étais convoqué par les toubibs du sang le jour même de mon opération des poumons. C'est ballot.

19 août 2024

A la recherche du nouveau monstre sacré

 


Avec la mort d’Alain Delon, nous avons perdu notre dernier monstre sacré du cinéma français. Il faut d’ailleurs peut-être le seul, sans doute avec Jean Gabin, à pouvoir revendiquer cette espèce de distinction fictive. Il y a eu d’autres très grands acteurs, comme Lino Ventura et Jean-Paul Belmondo et tous les autres, Noiret, Serrault, Poiret, Rochefort, Blier, Marielle… et d’autres qu’on ne peut pas élever aussi haut mais qui restent des géants : Blanche, Constantin. Il y a eu ceux, plus de mon époque et morts jeunes : Giraudeau, Dewaere…

Il y en a tout aussi somptueux mais dans un registre plus comique. On pensera à Fernandel, Bourvil, de Funès… Il y en a qui ne traversent pas mon esprit à l’heure où je rédige ces lignes, pauvre d’eux, pauvre de moi.

 


Le successeur naturel de Gabin et Delon serait évidemment Gérard Depardieu mais il est empêtré dans des sordides histoires de cul qui, si elles n’empêchent pas d’en faire un très grand acteur, ne permettent pas de l’ériger au rang de grand homme ou de le montrer comme modèle.

Surtout que les copines de Metoomédia seraient fâchées.

 

Il y a des femmes, évidemment. On citera Romy Schneider, bien sûr, et d’autres un peu moins mortes comme Catherine Deneuve et la mythique Brigitte Bardot. Derrière, on trouvera Jeanne Moreau ou Annie Girardeau (que, pour ma part, je n’ai jamais appréciée), Isabelle Hupert, Sophie Marceau, Isabelle Adjani, Nathalie Baye… Je me demande d’ailleurs si les actrices n’ont pas plus tenu, dans le temps, que les acteurs.

Mais ne sommes pas à la recherche de monstresses sacrée mais de bonhomme et, après avoir éliminé Depardieu, nous sommes bien emmerdés.

 


J’ai soulevé ce problème survenu avec la disparition de Delon dans Facebook et on m’a répondu qu’il reste Lucchini, Auteuil, Richard. Ce dernier mériterait bien évidemment un podium mais, quitte à désigner un nouveau monstre sacré, encore faudrait-il qu’il dure cinq ou dix ans afin d’amortir les frais. Lucchini (comme Torreton, d’ailleurs) pourrait avoir le rôle mais uniquement rive gauche. Auteuil fut (ou est) incontestablement un grand mais je l’ai toujours trouvé assez insipide un peu comme s’il obtenait des grands rôles parce ses concurrents s’étaient saoulés la gueule à la pêche.              

Réno, Berry, Jugnot… Il y en a plein mais, évidemment, aucun n’arrive à la cheville des aînés morts.

Alors on fera sans.

 


Je suis fatigué de la vénération qu’on peut avoir et, surtout, de l’impact des réseaux sociaux ou tout imbécile se croit autorisé, voire obligé, de rendre des hommages et où tout ceux, comme moi, qui préfèrent lancer des vannes reçoivent des soupçons de mauvais esprit (pourquoi pas ?) ou de recherches de clics (non mais ça va pas ? On n’a passé le temps où l’on s’amusait à ça…).

On ne peut pas pleurer Delon. On ne peut pas pleurer un homme qu’on ne connait pas physiquement et qui avait atteint la date de péremption. On ne peut pas être triste de sa mort. Le grand Delon méritait mieux que des pleurnicheries, lui qui avait déjà « prononcé » son hommage posthume de son vivant.

 


Alors on recherche le prochain. Celui dont on dira, si on lui survit, « ah non, putain pas lui, ça fut tout de même un grand, il mériterait une place au Panthéon » et qu’on oubliera dès que nos verres de bière seront pleins.

Pourquoi Depardieu a-t-il fait le con ?


Faudrait un type de gauche, pour changer, mais ils sont assez rares à planer au dessus des autres.

23 juillet 2024

Fin de séries ?

 


Ca fait longtemps que je n’ai pas parlé de séries, dans ce blog ! Je dois avouer que, après avoir vu toutes les classiques, je me suis lassé et il est assez rare que je trouve des fictions qui m’enchantent un peu ! Les dernières, dont je n’ai pas parlé ici furent Entrevias et Permis de vivre, avec « un peu » les mêmes acteurs. Je vous les conseille chaleureusement, tout comme Machos Alfa, dans un tout autre style mais également espagnole, me semble-t-il.

Pour tout vous dire, les dernières que j’ai regardées sont Mr Monk, New Amsterdam, Good Doctor, Cobra Kaï, les Chroniques de Bridgerton (et encore, pour trois d’entre elles, seul le fait que j’avais regardé les premières saisons ont fait que je n’ai pas cliqué sur « abandonner et me réfugier dans le vin blanc ».

 

Outre le fait que beaucoup de séries sont chiantes comme les diabolos menthe qui, au moins, font pisser vert, à condition d’en boire beaucoup, il faut vraiment que je sois sous antibiotiques à haute dose pour le tester, la principale raison de ma lassitude est que toutes les séries, ou presque, finissent en haut de boudin, phénomène constaté par beaucoup de téléspectateurs. Au bout de deux ou trois saisons, on se fait franchement chier et on ne regarde plus que par « habitude ». Les producteurs ont un filon qu’ils essaient d’exploiter jusqu’au bout, ils feraient mieux d’arrêter brutalement.

Pour tout vous dire, je finis par mettre des notes plutôt négatives après avoir regardé la fin de série que j’avais pourtant adorées, telles que Peaky Blinders, Better call Saul et l’autre qui va avec donc le nom m’échappe… Avec d’autres, le phénomène est différent : on s’endort, en fait… 24h Chrono, Blacklist, … Au fond, il reste « les grandes sitcoms classiques » telles que Friends ou The Bigbang Theory…

Aussi, je me réfugie souvent dans des mini-séries (six ou huit épisodes sur une seule saison)… J’aime bien, aussi, les séries policières tirées de polars de mes auteurs préférés, comme Connelly, Leon, Mankell…

Et on trouve toujours quelques pépites. Mais le nombre de séries que j’arrête avant la fin du premier épisode me semble toujours impressionnant. Ou alors, je "binge" et ça tue le jeu...

 

Si vous avez tout suivi sur ce blog et sur mon compte Facebook, vous aurez vu que je fais plusieurs travaux à la maison. J’ai donc un défilé d’ouvriers et j’ai demandé à un électricien travaillant pour mon couvreur de me réparer l’antenne de la télé. Je crois que je vais me remettre à la regarder… aussi souvent que Netflix.

Ca tombe bien, hier soir, il y avait l’excellent « Mon nom est Personne ».

18 juillet 2024

La PAC est là et alors ?

 


Comme je le raconte dans un autre blog, ma pompe à chaleur (PAC) a été installée. Si les lecteurs de mon blog et mes potes Facebook ont bien suivi ma démarche, mes plans, mes réflexions…, il n’en est pas du tout de même des gens « de la vraie vie » que je croise à Loudéac, notamment dans les bistros où j’ai parlé de mes travaux. Ils posent un tas de question et j’ai passé beaucoup de temps à me justifier. J’aurais pu les envoyer chier mais je suis moins grossier dans la vraie vie que dans les blogs. Cela étant, j’y suis beaucoup moins loquace ce qui explique très certainement que je n’ai pas discuté avec eux, à part quelques connaissances ciblés, lorsque je préparais les travaux.

Tout d’abord, ils sont assez dubitatifs sur le principe de la pompe à chaleur. Ils comprennent bien le principe d’une chaudière normale où l’on brûle du bois, du gaz ou du fuel pour avoir de la chaleur voire tout simplement l’utilisation de résistances électrique pour chauffer de l’eau mais pomper des calories dans un air à cinq degrés, les « compresser » pour en sortir de flotte à soixante leur parait surréaliste. Ils ne lient pas l’existence vu qu’on en parle beaucoup, qu’on voit de la publicité… Mais le mur d’incompréhension, comme on dit, est gigantesque !

 

Ils sont effarés par le montant que je paie (j’en reparlerai ci-dessous) mais j’ai beaucoup de mal à expliquer que la facture que je vais payer ne porte pas uniquement sur la chaudière et son installation mais sur des travaux globaux. Les gars ne sont pas arrivés là pour enlever un truc et en poser un autre à la place… Il y a par exemple la refonte des circuits pour l’eau chaude sanitaire et la suppression de deux ballons électriques ou la remise aux normes d’un circuit de radiateurs en fonte qui date de soixante ans. Ces deux exemples ne sont pas énormes en termes de travail mais vous cumulez le nombre d’heures et vous tombez sur plus de trois mille balles de main d’œuvre…

Le coût de la chaudière elle-même est expliquée par différents éléments, comme le volume de ma maison (six chambres pour moi tout seul). « Ma » PAC coûte plus cher qu’une chaudière traditionnelle mais elle remplace aussi deux ballons d’eau chaude (une pour une partie de la maison, j’y reviendrai aussi, l’autre pour l’été, pour ne pas avoir à allumer la chaudière au fuel en permanence).

Une PAC coûte cher mais elle consomme à peu près trois fois moins d’énergie qu’une chaudière traditionnelle ce qui fait que la durée d’amortissement de la différence ne dépasse sans doute pas une demi-douzaine d’années. L’estimation n’est pas facile compte tenu des fluctuations des prix mais il est à peu près sûr que le gaz et fuel continueront d’augmenter alors que l’électricité pourrait revenir à un tarif raisonnable dès lors qu’on n’aura plus de problème avec nos centrales et nos relations internationales…

 

Sinon, mes camarades ne comprennent pas que le prix et le bon sens ne soient pas les seuls critères de choix. Le fait que la PAC consomme moins d’énergie fait « mathématiquement » qu’elle est moins mauvaise pour l’environnement que les autres systèmes. C’est aussi un critère de choix à prendre en compte (je connais beaucoup de militants écolos qui appliquent surtout leurs principes aux autres… mais je ne suis pas militant politique écolo, simplement pratiquant).

Outre cet aspect écologique et le fait que le fuel soit un peu « ringard », la PAC ne consomme pas de produits issus d’hydrocarbures et donc ne dépend pas d’approvisionnements étrangers voire de livraison à la maison (le gaz de ville ne passe pas dans mon impasse). Les chaudières à bois où à pellets nécessitent un « remplissage » et un approvisionnement spécifique ce qui est très chiant et preneur de temps. Seule l’électricité rend le service, en gros. Mais c’est plus onéreux. Une PAC ne coûte pas bien plus cher qu’une chaudière électrique et consomme trois fois moins.

Dans une PAC, il n’y a pas de combustion. Il y a donc moins d’entretien et moins de problèmes potentiels liée au fait de la laisser fonctionner en permanence (j’entends par là : pendant mes séjours hivernaux en région parisienne).

 


Mes camarades loudéaciens ne comprennent pas, non plus, mon choix de ne pas faire « d’acharnement thérapeutique » sur l’ancienne chaudière. Pourtant : « basta, la machine au fuel me casse les couilles ». Les frais d’entretien sont très importants (on n’est pas tombés sur le bon modèle, j’y reviendrai aussi) et pénalisants (il faut que j’organise les rendez-vous avec mon chauffagiste quand je suis à la maison). Je parlais des risques de laisser des machins à combustion en route pendant des périodes d’absence (ils sont légers mais j’ai un peu hérité des phobies de ma mère). Quand il y a un problème, ils se mettent en sécurité (la maison ne brûle pas…) mais ça ne sert à rien de laisser un chauffage en permanence s’il finit par s’éteindre.

Je me répète mais ma machine à fuel était complétée par deux ballons électriques. Le fait d’avoir trois trucs en route pour la même fonction me donnait envie de prendre des cuites.

Donc, je ne m’acharne pas, je remplace… Et les ceusses qui connaissent la maison (notamment ma sœur et mon frère) n’ont pas été surpris de mon choix tant ma mère galérait avec ce bordel depuis l’avant-dernière chaudière…

 

Enfin, mes camarades du Centre Bretagne (ceci explique peut-être cela) ne comprennent pas que je n’ai pas fait appel à un artisan local (j’en avais déjà discuté avant les travaux). Il se trouve que celui qui a fait l’installation (et qui a fermé ensuite) a donné des très mauvais conseils à ma mère et a fait des choix discutables et onéreux. Je parlais, par exemple, du fait d’avoir deux ballons en plus de la chaudière capable de produire de l’eau chaude (le tout dans trois pièces différentes). Si je faisais un procès à l’installateur disparu, je gagnerais une fortune… Il a suffi que je dise à « mon nouveau plombier » : « tu fais un trou là et tu passes un tuyau puis tu condamnes cet autre tuyau ». Et c’était réglé en une ou deux heures.

Le modèle de chaudière au fuel choisi par ma mère (donc imposé par le vendeur…) était difficilement maintenable. Des pièces n’étaient pas robustes et il fallait les changer. Rien que pour la dernière année, j’ai payé huit cent euros pour que le remplaçant puisse trouver l’origine de la panne. Je ne compte pas le nombre d’injecteurs changés et ce genre de bricoles.

Ce modèle avait cette réputation. Je ne sais pas s’il y a une erreur de l’installateur lors de la décision.

 

J’ai choisi une société départementale, succursale d’une entreprise nationale, les deux spécialisés dans les travaux autour du chauffage et d’isolation (il y a plein de boites qui se sont plantés, comme Engie, par exemple, quand ces clowns ont été obligés de s’occuper de laine de verre…). Les techniciens sont spécialisés dans des modèles ou des marques. On ne peut pas l’exiger d’un installateur local qui devra connaître plusieurs machines et s’adapter en permanence.

La commerciale que j’ai reçue était très accorte mais elle a rapidement reconnu avoir atteint son niveau d’incompétence. Elle n’a pas cherché à me vendre n’importe quoi mais a appelé son patron pour qu’il puisse évaluer ce dont j’avais besoin. Quand il est arrivé, il a immédiatement compris les spécificités de mes besoins liés notamment au fait que la maison soit sur deux niveaux, les deux avec des orientations différentes. C’est lui-même qui m’a fait le topo avant que je puisse parler. Il a même découvert des aberrations dans l’installation comme l’emplacement du thermostat général.

Cela a d’ailleurs confirmé mon sentiment au sujet de la nullité de l’installateur « de ma mère ».

Il a bien évidemment tout fait pour me vendre son truc, c’est comme ça qu’il gagne de l’argent, mais il a aussi répondu à mes questions précisément balayant, par exemple et comme je le pensais, l’idée d’avoir un robinet thermostatique sur chacun des radiateurs.

 

En aparté, je vous explique : il faut un thermostat dans la pièce principale la plus difficile à chauffer (chez moi, c’est clairement le séjour). Les radiateurs doivent y être ouverts à fond (sinon ce n’est pas la peine que la chaudière se casse le cul à produire de l’eau chaude parce qu’un thermostat lui a dit qu’elle en avait besoin). Les robinets des radiateurs des autres chambres doivent être ouverts en conséquence et en fonction des besoins. Les robinets thermostatiques individuels (sur chaque radiateur ou dans chaque pièce) ne peuvent pas réguler la production centrale d’eau chaude selon le besoin de chacun… Donc ces thermostats ne peuvent servir que pour des radiateurs qui produisent eux-mêmes leur énergie, donc des radiateurs électriques. Mais il faudra toujours adapter leur ouverture en fonction de leur emplacement dans la pièce et de la circulation d’air.

 

J’espère avoir répondu à toutes les questions. Il y a une dernière. Optimiser tout le bordel ne sert pas à grand-chose si l’on considère que mon espérance de vie n’est pas éternelle. Aussi bien, lors de mon passage en retraite, je déciderai de ne plus habiter Loudéac.

13 juillet 2024

Sur la route de la grossophobie

 


Savez-vous que je suis trop gros pour ouvrir la tablette, dans le train, même en première classe ? Savez-vous que, même avec des urinoirs, je n’ai pas la vue assez dégagée pour viser correctement ? Et dans le même style que la taille de mon ventre empêche de la tenir quand je suis assis sur le trône ?

Revenons au plus délicat.

Savez vous qu’une selle de vélo me fait environ 800 kilomètres avant de casser ? Savez-vous que j’ai cassé trois chaises de bureau les deux premières années du confinement ? Savez-vous que n’ose pas marcher sur un petit tabouret en plastique de peur qu’il cède ou me mettre debout sur un solide fauteuil, pour la même raison ? Savez-vous que même si je le pouvais, mon centre de gravité est placé de telle manière que j’aurais vraiment peur de me casser la gueule ? Savez-vous qu’il m’arrive de rester coincé dans les bistros à la fermeture (il y a pire punition…) parce que je ne peux pas me faufiler entre les éléments du mobilier de la terrasse entassé, pour la nuit, dans la salle du bar ?

Savez-vous que je ne peux pas passer par le portail du garage de chez moi si un seul vantail est ouvert ? Savez-vous que je ne peux pas prendre un bain si je fais couler l’eau avant d’être dans la baignoire à cause du « déplacement de liquide » quand je m’y engouffre ? Savez-vous que j’ai du mal à entrer dans les douches de certains hôtels, quand elles ont une protection en « plastique » rigide, avec une petite entrée coulissante ? Savez-vous qu’il m’arrive de me réveiller d’affreux cauchemars où je finis coincé dans des endroits insensés, souvent des cages d’escalier trop étroites ?

Savez-vous que, à vingt-et-an (lors du début de mon service national), je passais déjà pour grassouillet alors que je ne faisais que 60% de mon poids actuel ?

Savez-vous que, dans un des trois salons de ma maison (je suis gros ET opulent), je ne peux pas me lever du canapé car il est trop mou et je suis trop lourd et qu’il n’y a aucun endroit proche où je puisse m’accrocher ? Savez-vous que je ne peux pas m’asseoir ou m’allonger par terre sans un solide appui ? A contrario, je n’ai pas trop de mal à me lever…

Savez-vous que quand je laisse tomber une pièce de monnaie ou un sous-verre quand je suis au comptoir, j’ai beaucoup de mal à le ramasser au point où je mine des difficultés musculaires pour qu’un voisin le fasse à ma place ? J’ai moins de difficultés quand je suis seul, remarque…

Savez-vous que, ne pouvant pas utiliser un tabouret, je n’ai pas accès à tous les placards dans la maison ? Savez-vous que, dans mon appartement, il a fallu que je demande au concierge de me changer les ampoules des plafonniers ? Savez-vous que j’ai une peur bleue quand je dois descendre un escalier sans la rampe à portée de main (je n’y touche pas mais j’ai toujours peur de perdre l’équilibre) ? Savez-vous que je ne peux pas acheter un tee-shirt, une chemise, un manteau ou une veste à Loudéac, car il n’y a pas à ma taille ?

Heureusement que je conserve un petit cul, je peux acheter des pantalons et des caleçons. Je ne suis gros que du ventre…

 

Je ne dis pas ça pour me plaindre ! Au fond, si je marchais une demi-heure par jour, diminuait de 30% ma consommation de bière et de viande, je retournerai assez rapidement à un poids plus normal. Mais je n’aime pas marcher. Et j’aime la bière et la viande. Pour me plaindre, je parlerai de mes problèmes de poumons. Cumuler les deux handicaps n’est pas joyeux. Voyons voir. Si je ne peux pas marcher beaucoup, c’est aussi par manque de souffle, suite à maladie de 2021, amplifié par le fait que je sois trop lourd et que ce manque d’entraînement m’empêche de faire travailler les poumons. On se mord la queue (je n’ai aucun problème de ce côté, ni-même de celui du foie).

Je me répète : je ne suis pas là pour me plaindre. J’ai même plutôt tendance à en rigoler. Voire à en profiter. Par exemple, je tiens très bien l’alcool aussi parce que j’ai plus de volume pour diluer le machin.

Et au fond, comme je peux boire six ou sept pintes sans pisser, je salis beaucoup moins les toilettes que la plupart des gens, d’autant que je suis obligé de faire plus attention…

 


Je crois avoir dit que je n’étais pas là pour me plaindre. Seulement pour parler des gros et de la grossophobie.

Toi, là, qui me lis, tu regardes souvent les gros avec un regard mi dégouté mi compatissant, que le gros soit tendance sumo ou jeune des banlieues avec un gros cul habillé en survêtement, ou soit tendance « moi », avec uniquement un gros ventre lié à des abus répété et rendu possible par car j’ai choisi de mauvais gènes chez certains de mes ancêtres…

Tu te dis que ce n’est pas normal. Que le pauvre gros n’a pas de chance car il est probablement malade. Ou alors qu’il devrait faire attention, des régimes et du sport.

Tu es grossophobe. Ce n’est pas grave. Je suis moi-même grossophobe. Tiens ! Dès que je vois un type vraiment gros, j’espèce que les gens autour de nous se diront qu’il est plus gros que moi. Ou alors, je me dis : « il fait vraiment fort, celui-là » ! Quant aux femmes vraiment grosses, je dois bien reconnaître qu’elles ne me font vraiment pas envie. Ou alors sous forme de rillettes.

Nous sommes tous grossophobes, telle est ma théorie. C’est même pire que ça. Deviens de noircir un A4 pour décrire mes problèmes de gros (tu y pensais à la difficulté pour changer une ampoule ?) mais je ne pense jamais à ses propres problèmes quand je vois un autre gros. A la limite, je peux critiquer un autre gros en oubliant que je le suis moi-même.

 

La loi 90-615 dit, dans l’article premier : « Toute discrimination fondée sur l'appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. » Et les gros, ils puent de la gueule ? Au fond, ça ne te dérange pas plus que ça qu’un patron de bistro refuse d’embaucher un gros… Il aurait du mal à se faufiler entre les tables ou derrière le comptoir. C’est pourtant de la discrimination…

 

L’article R625-7 du code pénal (on rigole moins là, hein !) parle de « l’incitation à la haine ». Il y est dit : « La provocation non publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une prétendue race ou une religion déterminée est punie de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe.

 

Est punie de la même peine la provocation non publique à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur sexe, de leur orientation sexuelle ou identité de genre, ou de leur handicap, ainsi que la provocation non publique, à l'égard de ces mêmes personnes, aux discriminations prévues par les articles 225-2 et 432-7. »

On pourrait considérer que « les gros » soient classés parmi les handicapés mais la loi prévoit aussi ce qu’est un handicapé : il faut être reconnu comme tel, donc en faire la demande, faire les démarches… pour obtenir une carte…

 


Donc la grossophobie n’est pas reconnue par la loi. Vous me direz qu’on s’en fout et vous auriez particulièrement raison.  Mais appliquez votre réflexion qui vous fait dire qu’on s’en fout à tous les autres motifs de discrimination ou de « provocation à la haine »…

On en reparlera après.

 

Alors vous allez-vous dire que « j’ai raison », qu’il faut reconnaitre la grossophobie mais on arrivera toujours à bloquer sur la définition de la « grosseur ». Il faut que je fasse un « coming out » gros et que je demande une carte de gros à la préfecture ? Pour un peu, vous allez vouloir qu'un juif porte l'étoile jaune pour qu'on soit sûr qu'il soit juif avant d'éviter de l'insulter. 

On marche sur la tête. Où il manque la kippa, d'ailleurs... 


Au bureau, ils ont mis une mouche au fond des pissotières pour inviter les gens à bien viser. Pour voir la mouche, il faut que je me recule de cinquante centimètres. 

On ne peut pas penser à tout et les gros devraient avoir le droit de pisser contre les murs et dans les baignoires.


Savez-vous qu'une ceinture est peu efficace avec moi (j'ai un gros ventre, en dessous, je suis assez mince) ? Je porte donc des bretelles. Savez-vous que, quand je suis assis, elles me font remonter le bouton du pantalon dans le ventre, ce qui me cause parfois de grosses douleurs ? Je ne peux donc pas garder les bretelles si je dois rester assis longtemps... Dans la vraie vie, je ne le mets presque que pour aller à la cantine (mes mains sont occupées avec mon plateau et ne peuvent soutenir mon pantalon) et, bien sûr, quand je dois rester debout longtemps.

Vous imaginez quand je prends le train. Il faut que je mette mes bretelles quand j'arrive à Montparnasse et que je les enlève après avoir trouvé ma place dans le train... 

C'est fou, non ? 

13 juin 2024

Deux jours au petit séminaire



Me voila parti pour deux jours de séminaire professionnel ! C’est le premier depuis six ou sept ans, je crois, à se dérouler avec des activités sur deux jours. Nous avons à peu près chaque année (le Covid a perturbé le rythme) une « sortie » de toute la boite mais, généralement, c’est à Paris et les salariés des succursales de la capitale peuvent dormir chez eux.

En fin de compte, ça se traduit par une journée presque normale sauf que nous finissons « dans la nuit ». Normale mais sans le travail quotidien, remplacé par des discours de la direction, des conférences et des activités dites ludiques. L’an dernier, nous avons eu un déjeuner sur une péniche, sur la Seine, et un dîner dans une grande salle, très agréable. Je suppose qu’une partie des collègues était restée pour danser un peu ou ce genre d’abomination ! J’ai une fâcheuse tendance à m’éclipser dès que le dernier repas est terminé.

Généralement, personne ne picole vraiment. Alors je me satisfais de trois ou quatre coupes puis de cinq ou six verres de vin ce qui abattrait quelques chevaux mais ne me fait pas bouger la moindre oreille. D’ailleurs, si des collègues me suivaient, ils auraient rapidement des difficultés alors je change de groupe pour m’enfiler des choses derrière le cornet ! Imaginez une « soirée de l’ambassadeur » avec moi passant d’un groupe à l’autre comme si je voulais absolument parler avec tout le monde alors que, au contraire, je ne cherche qu’à fuir les conversations et à m’enfiler quelques verres discrètement…

 


Ce soir, nous aurons droit à une nuit d’hôtel ! Cela a généré un mini psychodrame, d’ailleurs, parce qu’on avait compris qu’on serait au minimum deux par chambre (c’est vraiment une chose dont je me fous mais j’ai une pensée pour les andouilles qui partagent ma piaule vu que je n’arrête pas de me lever pour pisser).

J’ai appris que les collègues avaient négocié pour choisir un camarade de chambrée comme si c’était important de partager une salle de bain avec des types que l’on voit souvent… Pour ma part, j’ai laissé le hasard faire le boulot, espérant ne pas tomber sur un gros ronfleur ! J’imagine que les chambres seront organisées avec des « couples » de même sexe ce qui n’est pas rigolo et, en outre, est particulièrement discriminatoire.

En fait, je crois qu’on ne partage pas les chambres mais que ces dernières sont organisées par bungalows de deux chambres, avec une partie commune, dont les toilettes. J’ai fait le pari avec moi-même que j’aurais une chambre dans la partie « hôtel » des lieux vu que je n’ai pas choisi de « coloc » et que je sens mal ma boîte perturber des vieux cons comme moi.

 


Cette après-midi, après un court trajet en car, nous aurons, je suppose, une séance plénière avec des discours des chefs et un vague séminaire pour nous montrer qu’on travaille. Demain matin, nous aurons ce qu’on appelle une activité de Team Building, genre rallye en foret ou un truc comme ça. J’ai déjà annoncé que je n’y participerai pas s’il y avait un volet physique (je ne suis pas spécialement handicapé, pour mon âge, mais marcher vite avec des lascars qui veulent absolument gagner un truc est ma hantise). De toute manière, de la pluie est prévue et la rumeur dit que tout cela sera remplacé par des activités d’extérieur.

Plusieurs collègues ont été surpris de voir que je participerai aux cérémonies. C’est vous dire si j’ai une certaine réputation, pas spécialement justifiée vu que je viens à toutes les cérémonies (j’ai loupé, pour des raisons de santé, le premier séminaire d’une journée après le Covid et la soirée des vœux, cette année mais seulement parce qu’elle commençait après 18h30 et finissait très tard). Par contre, je suis bien le premier à dire que tout cela me gonfle mais c’est uniquement une posture. Les seuls trucs qui m’embêtent sont de trimbaler une valise de bagage (certes petite mais avec une appareil contre l’apnée du sommeil) et surtout de bouleverser mes habitudes du soir : boire des bières à l’Amandine puis à la Comète.

Pour le reste, on voit assez rarement les collègues des autres succursales alors qu’on les a souvent au téléphone. Ca me fait assez plaisir de les voir et de passer une soirée à m’empiffrer de choses sucrées puis salées…

 


Je crois que je me suis entrainé hier soir. J’ai une gueule de bois, ce matin, chose assez exceptionnelle chez moi. Pas de mal de crâne mais le sentiment de planer sur un nuage…

La journée avait mal commencé : j’avais perdu mon iPhone. C’est la deuxième fois depuis une quinzaine d’année que les premières recherches ne paient pas. La fois précédente, je l’avais retrouvé au fond du panier à linge, comme si, dans ma cuite, j’avais voulu le protéger de quelque chose. Souvent, je le retrouve en regardant sous le lit ou en soulevant le matelas (le téléphone se coince parfois entre le lit et le sommier. Ce matin, il a fallu que je lance des fouilles systématiques de l’appartement… Il n’était dans aucun des lieux habituels, table du séjour, étagères de la salle de bain, plan de travail de la cuisine ou placard des toilettes (oui, je lis les informations en posant ma pêche puis je pose l’appareil sur une étage du placard le temps de pratiquer les finitions).

J’ai fini par défaire mon lit au cas où le machin se serait glissé dans une housse ou sous les draps… Il était en fait sous le masque de mon « poumon d’acier » (le fameux appareil contre l’apnée du sommeil) posé sur le lit. J’avais regardé partout sauf à l’endroit le plus évident : où je pose tout en me levant.

On est peu de chose…


Et hier soir, j'ai passé un bon quart d'heure à régler ma bretelle droite qui s'était serrée à fond (j'imagine qu'un camarade m'a fait une plaisanterie mais je ne vois pas comment j'aurais pu ne rien sentir). J'ai passé la fin de soirée avec l'épaule gauche tirée vers le bas et le machin de réglage était grippé...

 

Il est trop tard pour que je me recouche et trop tôt pour commencer les préparatifs (douche et clôture de la valise). Le temps de faire un billet de blog.

J’ai une pensée émue pour les collègues de la direction de la communication, payés pour organiser ce genre de manifestation et pour maintenir le suspens quant au lieu, au programme…


L'endroit semble bien sympathique. Voir les photos...

09 juin 2024

Alerte !

 Je vous préviens, si quelqu’un attend un billet de blog intelligent de ma part après l’annonce de la dissolution, il va être déçu. Le commentaire unanime du bistro est : il est devenu fou. 

On va quand même positiver. Si le RN arrive en tête des législatives et obtient une majorité, il n’aura pas les pleins pouvoirs. Et il pourrait se griller pour la prochaine présidentielle. 

À part ça…


Et en plus je me suis trompé de blog. 

08 juin 2024

Changement de chaudière : faut-il demander plusieurs devis ?

 

Trou dans mon faitage

Je me prépare à signer deux devis (« nettoyage » du toit et chaudière) pour une petite fortune. Je voulais avoir quelques renseignements dans Facebook. J’ai donc posé une ou deux questions quant au sérieux de la société dans un groupe « local » mais les réponses étaient hors sujet. La plus fréquente (et pas que dans Facebook !) est de demander plusieurs devis. On me conseille aussi de prendre un artisan du coin (on comprend très bien les raisons mais j’ai mes raisons de voir ailleurs : les artisans locaux sont formés pour faire des installations en masse grâce aux plans gouvernementaux mais je ne suis pas persuadé qu’ils puissent assurer sur le long terme…).

Pour le devis, je m’interroge ! Quand j’étais consultant, je répondais à des appels d’offre mais je savais parfois à l’avance que ma boite n’allait pas être retenue. A la même époque, il m’arrivait de gérer des appels d’offres lancés par mes clients en sachant très bien à l’avance qui allait être choisi. Dans le milieu professionnel, les appels d’offre sont obligatoires mais sont très souvent complètement bidons !

On va retenir tel ou tel fournisseur parce qu’on est habitués à travailler avec eux, parce qu’on a intérêt à ne pas multiplier les fournisseurs et à les aider à maintenir des « pôles de compétences », parce que la « gestion du changement » sera facilitée, parce qu’on sait que les ingénieurs et autres techniciens connaissent notre environnement.

En fin de compte, la qualité de la solution proposée, la renommée et la pérennité de l’entreprise et le prix, les seuls sujets qui semblent importants, n’entre pas en compte dans le choix final de la solution.

 

Revenons  à l’échelle de ma pompe à chaleur air-eau. J’ai reçu la visite de commerciaux d’une entreprise. Je n’avais rien sollicité mais j’ai répondu positivement à leurs démarcheurs téléphoniques car j’avais dans l’idée de faire les travaux l’hiver prochain. Ils sont venus et ont immédiatement compris les particularités de ma maison, notamment le fait que les pièces à vivre (donc à chauffer…) sont sur deux niveaux, chaque niveau ayant une orientation différente.

Par ces détails, ils ont gagné ma confiance. C’est aussi possible qu’ils aient lu mon blog et mes publications Facebook à l’avance et que je me fasse baiser, au fond !

Ils m’ont proposé d’intervenir pour la pompe à chaleur (et c’est l’objet de ce billet) mais aussi pour toit. Pour ce dernier, ils me proposent une solution qui me fera économiser environ 20000 euros. Je ne sais pas si leurs propositions sont bonnes (je vais me renseigner) mais elles ont le mérite de ne pas me faire dépenser du pognon pour faire tenir des ardoises bien au-delà de mon âge probable de trépas.

Ils ont également compris ce dont j’avais besoin alors que je n’avais rien demandé mais mes besoins n’étaient pas exprimés dans le blog : il y a tout simplement un trou dans le « faitage » (il correspond à l’emplacement d’une girouette qui est tombée lors d’une tempête il y a plusieurs années). Je vais essayer de retrouver la photo. Je n’en avais jamais parlé dans les réseaux sociaux car je ne savais pas qu’il y avait ce trou. Et, à moins, qu’ils aient survolé la commune avec des drones, ils ne pouvaient pas savoir. Pour être précis, ils m’ont proposé les travaux avant de voir cette faitière…

J’ai toutes les raisons de leur faire confiance et je ne pense pas qu’un seul artisan de Loudéac puissent me proposer une solution globale équivalente (ils ne vont pas changer les tuiles – hors faitage – mais les étanchéifier avec je ne sais quel produit).

 

La société en question est affiliée à une enseigne nationale. Les critiques négatives portent sur la démarche commerciale mais je suppose qu’il y a des véreux partout… Les commerciaux n’ont pas essayé de me vendre n’importe quoi. Au contraire, même, la démarcheuse téléphonique m’a posé des questions pour s’assurer que je gérais moi-même mes sous et n’était pas « sous tutelle » (alors que Google diffusait différents types d’arnaque pour forcer des petits vieux à payer). Avec les commerciaux qui se sont déplacés, le volet financement a été très rapidement évoqué (c’est une stratégie de ma part : faire croire que je suis blindé, on pourrait en discuter mais ceux qui négocient pour acheter quelque chose en disant qu’ils n’ont pas de pognon sont assurés d’avoir un service minimum à forte marge et taux de crédit élevé).

 

Revenons à nos moutons (pour la deuxième fois) : dois-je demander des devis d’autres sociétés pour ma chaudière ? Je vais le faire, évidemment, mais ça me gonfle de faire travailler des commerciaux qui n’auront aucune chance d’être retenus.

Tout d’abord, j’ai consulté Internet, les prix « annoncés » correspondent à ce que m’a indiqué la société. Je me demande bien pourquoi demander des devis (au fond, je pourrais économiser peut-être 10% mais je ne sais pas si le jeu en vaut la chandelle). Un type local me proposera une « chaudière de merde » en m’assurant qu’il n’a aucun problème alors que les gugusses présélectionnés sont revendeurs d’une grande marque !

Ma boite d’envergure nationale a forcément plus de techniciens formés qu’un installateur local qui doit, en plus, gérer la maintenance de vieilles chaudières au fioul ou que sais-je ? Mon « indigène » sera sans doute un excellent généraliste mais saura-t-il gérer un produit à la pointe de la technologie ?

 

Par ailleurs, quand on fait un appel d’offre pour le boulot, on demande des références des soumissionnaires, on les vérifie… Vais-je demander à l’artisan local la liste des pompes à chaleur qu’il a installé puis maintient dans le coin.

 

Donc, répondez à la question : à quoi ça sert de faire plusieurs devis ?

 

Je me répète, je vais le faire, mais je pense plus utile le temps que j’ai passé à lire des descriptions techniques…

07 juin 2024

Tout savoir sur les pompes à chaleur

 

Le modèle que je devrais retenir
(PANASONIC - pdf)

J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai fait le choix quasi-définitif quant au choix du nouveau mode de chauffage de la maison. Dire que « je vous annonce que j’ai le plaisir de… » serait un tantinet plus objectif. J’avais déjà fait le choix de ne pas prendre une chaudière au fuel ou au gaz. J’ai opté pour une pompe à chaleur (PAC). Comme je viens de comprendre ce dont il s’agit et que la plupart de mes relations se trompaient tout comme moi, je vais parler de ces solutions ici (sans compter que les explications fournies par les « fournisseurs » de Google sont assez imprécises).

 

Qu’est-ce qu’une pompe à chaleur ?

 

C’est simple : c’est un système qui va récupérer des calories où elles sont pour les injecter dans de l’air ou de l’eau, par un mécanisme quelconque. Par exemple, il pourra pomper l’air ambiant, le compresser, et en retirer de la chaleur. Avec les meilleurs systèmes, on peut pomper de l’air à -15° pour produire de l’eau chaude à 65 !

Ne me demandez pas comment ça fonctionne, c’est magique.

Il ne faut pas réduire la notion de pompe à chaleur à celles « de notre enfance » qui allaient chercher de la chaleur dans les entrailles de la terre. On parle alors de géothermie. J’ai vu utiliser différents termes ou locution dans ma grande quête de vérité, comme la thermodynamique ou l’aérothermique. L’utilisation de ces thermes dans le monde du chauffage domestique entraine des imprécisions voire des erreurs. Jusqu’à hier, j’étais persuadé que j’allais avoir un machin géothermique pour chauffer la maison et de l’aérothermique pour chauffer l’eau. Ces termes ne sont que des branches de la physique mais j’admets qu’ils font bien dans la conversation. Mais il ne faut pas oublier de les préfixer par « pompe à chaleur ».

La pompe à chaleur prend des calories quelque part alors que d'autres systèmes de chauffage (électrique, gaz...) produisent des calories à partir d'une source d'énergie.


Les sources de chaleur ?

 

Nous avons donc les pompes à chaleur aérothermiques, les pompes à chaleur géothermique et le pompes à chaleur hydrothermiques. Elles vont pomper les calories, respectivement, dans l’air, dans le sol et dans l’eau.

La PAC aérothermique est la plus simple. Elle va capter des calories dans l’air, les compresser aimablement et vous les restituer avec le sourire sous une forme que je vais évoquer par la suite. La PAC géothermique va pomper les jolies calories dans le sol, soit en surface (on a alors un réseau de tuyaux et de capteurs sous la forme d’un serpentin sous votre pelouse – par exemple – et qui rappelle les installations de chauffage par le sol), soit en profondeur. La PAC hydrothermique quant à elle va extraire les précieux degrés Celsius ou Fahrenheit selon que vous soyez normal ou étrangers dans la flotte, comme les cours d’eau ou, plus fréquemment, les nappes phréatiques (à ne pas confondre avec les coliques néphrétiques).   

Chaque système à ses inconvénients et ses avantages. Je disais que la première était la plus simple mais elle n’est pas efficace dans les régions froides (je m’en fous, je suis en Bretagne). La PAC Hydrothermique semble un peu compliquée à mettre en œuvre mais si vous avez un puits dans votre jardin, aller titiller les nappes ne sera pas hors de prix.

 

La restitution de chaleur ?

 

Comme pour les sources, il y a trois modes de restitution de la chaleur : l’air, l’eau et « le sol » (pour un chauffage au sol, on a alors un fluide qui transporte les douces calories vers la destination, comme un serpentin sous votre plancher). Chaque système à ses avantages et inconvénients. Par exemple, si vous produisez de l’air chaud, vous saurez en produire du froid et utiliser votre pataquès comme climatiseur vous vous refroidir les refroidir les fesses en hiver mais vous n’aurez pas d’eau chaude pour vous les laver…

Si vous produisez de l’eau, elle pourra être envoyée dans un ballon (pour l’eau chaude sanitaire qui n’est autre que l’eau du robinet, andouille !) ou dans un circuit de chauffage central (les bons vieux radiateurs en fonte de nos grands-mères).  

 

Les nomenclatures ?

 

Il est d’usage d’utiliser une nomenclature de type « Pompe à chaleur source-destination ». On aura donc les PAC air-air, les PAC air-eau, les PAC sol-eau, les PAC sol-sol, les PAC eau-eau et j’en passe…

Je vais choisir, pour chez moi une PAC air-eau, c’est-à-dire que je vais emprunter des calories à l’air de mon jardin fleuri (ou pas, on s’en fout) pour chauffer de l’eau qui ira soit dans un ballon soit dans mes radiateurs.

Encore une fois, chaque combinaison à ses avantages et inconvénients.

 

Pourquoi j’insiste ?

 

C’est tout con mais jusqu’à hier, j’ignorais tout cela. Les renseignements sur Internet sont imprécis quand on n’a pas une recherche précise à faire et les différents interlocuteurs que j’ai eus se trompent souvent et utilisent d’autres mots comme « thermodynamique ». Ils réduisent ce dernier à la production d’eau chaude sanitaire ce qui passe sous silence que la chaleur est produite par des machins aérothermiques, terme assez peu utilisé, en fait, sauf par les professionnels.

J’insiste vraiment : jusqu’à hier, toujours, il n’était pas entré dans ma caboche qu’il existait autre chose que la géothermie pour les radiateurs (donc une PAC sol-eau) et qu’un autre système de type « thermodynamique » me permettrait d’avoir de l’eau pour rincer ma luxuriante coiffure.

Mais ma pompe à chaleur air-eau me fera que je n’aurais à pas forer et le sol et à installer un autre machin pour l’eau chaude du robinet.

 

Le fonctionnement d’une pompe à chaleur air-eau ?

 

En gros, la PAC air-eau a deux unités. La première est à l’extérieur (on en voit à côté des maisons, ça ressemble à des climatiseurs).  Elle ira chercher les calories dans l’air et les transmettra dans un liquide caloporteur (une espèce de fluide) jusqu’à la seconde, à l’intérieur.  Le liquide se transformera en gaz qui sera comprimé par… un compresseur. La température va augmenter. La chaleur sera alors conduite au circuit d’eau pour l’alimentation de la maison.

S’il fait très froid à l’extérieur, un système électrique de secours prend la main (du moins dans les catégories de matériel adaptés à mes besoins), ce secours pourra être utilisé, également, pour forcer la production d’eau chaude sanitaire (le fameux ballon intégré), par exemple si j’héberge une famille de migrants qui passe sa vie sous la douche.

 

Chaque radiateur a un robinet « thermostatique » ce qui permet de différencier les températures par pièce (ou, du moins, par radiateur) mais l’important est qu’il y ait un thermostat central qui va piloter la chaudière pour la partie « chauffage » (par opposition à la production d’eau chaude). Le thermostat central est « sans fil » (ce qui me permet de le mettre où je veux). Le robinet de chaque radiateur va piloter le fonctionnement de chacun alors que le thermostat central dictera la politique globale de la boutique, à savoir la quantité d’eau chaude à produire pour alimenter l’ensemble des radiateurs.

Cela semble évident mais j’aime bien rétablir des vérités car pendant ma phase de recherches, mes potes me disaient qu’il fallait un thermostat par radiateur alors que c’est le thermostat central qui fait le job. La confusion vient du fait que seuls les radiateurs électriques peuvent être pilotés individuellement.

 

Dans le système que j’ai choisi (mais je pense que c’est valable pour la plupart), le thermostat est programmable et pilotable à distance ce qui est très bien pour moi (je ne suis là que par dizaines de jours mais la femme de ménage a droit à un peu de considérations). On peut donc le connecter au réseau internet de la maison (Wifi ou filaire) et le mainteneur a accès au machin pour vérifier le bon fonctionnement de la chaudière.

 

Le coût

 

Je ne vais pas entrer dans le détail vu qu’il doit être adapté à chaque maison ou cas (ça devrait me revenir à 15 ou 20 000 balles sachant que j’ai le droit à peu d’aides). Ce que je veux dire ici, c’est qu’il y a un coût d’usage à cause de l’électricité nécessaire pour le fonctionnement du compresseur, du circuit d’eau…

Chaque PAC a un COP : un coefficient de performance qui va déterminer le rapport entre la consommation d’énergie et l’énergie restituée. Tout cela est bien compliqué mais, en gros, avec un COP à 3, vous consommez trois fois moins d’électricité qu’avec un radiateur électrique.

Mais trois fois rien, ce n’est pas rien !

 

Le diable est dans les détails. Vu que, actuellement, je ne chauffe pas entièrement la maison et que cela me coûte tout de même environ 200 ou 250 euros les mois d’hiver mais que, avec le nouveau système, je chaufferai toute la maison, je ne suis pas sûr d’économiser plus que 100 euros par mois. Disons 1000 euros par an. Mon chauffage sera donc amorti sur 15 ou 20 ans ce qui est probablement supérieur à sa durée de vie…

On est peu de choses.