06 août 2006

Brian on the blog

Voilà la photo du jeune Brian – 14 ans – suite à une tentative de son frère aîné Kevin de lui faire prendre sa première cuite (ou une de ses premières, je ne suis pas au courant de tout).

Nous, adultes responsables, avons rapidement mis un arrêt brutal à cette agression en règle et cette perversion de mineur.

Je dis ça pour faire sérieux dans le blog, en fait ça nous faisait bien rigoler d’autant que les parents de ces lurons hirsutes étaient occupés à de nobles tâches et qu’il ne restait plus que notre bande de quadragénaires à tenir la buvette pendant que les anciens roulaient sur la piste.

On y a mis absolument aucun arrêt. Ni encouragement, ça aurait été superflu. Juste un benoît ricanement. A propos de Benoît, le cousin des autres lascars, je me demande s’il n’est pas un peu un coupable aussi celui-là.

Ca nous a surtout fait rigoler parce que Brian après avoir déposé une couche d’engrais sur les rosiers (d’après l’expression et la rumeur réunies, il n’y avait en fait aucun rosier) a vite compris que, je cite : bah, l’alcool, faut être con pour se mettre dans des états pareils. Du coup, c’est le grand frère qui s’est retrouvé bêtement assez rapidement avec un QI rapprochant assez bien celui d’un lapin de six semaines ou d'un illustre habitant du Goëzeux en ayant lui-même trop consommé de boissons gazeuses parfumées au houblon.

Je disais donc que les parents étaient occupés à de nobles tâches. Je parle pour la mère, Jocelyne, le père, Yann, étant occupé à surveiller de près les capacités du frigo à faire redescendre le rosé à une température buvable.
Je dis ça pour faire joli : il était en fait bêtement occupé à prendre des photos avec son appareil numérique ce qui n'est pas spécialement original. Moi, au moins j’ai une noblesse dans l'usage de mon appareil photo : chercher des expressions cocasses à diffuser sur le blog. Ce coup-ci j’ai fait la moisson, c’est dommage que je sois en vacances.
J'ai donc menti sur l'activité de Yann, comme je vais mentir sur les voitures des anciens ci-dessous, tout comme je reconte des bêtises sur l'état de certains dans ce billet. C'est pour rigoler.

Il faut néanmoins savoir que Jocelyne et Yann n’étaient pas les seuls organisateurs de cette sauterie à avoir des enfants sympathisant avec des boissons d’une belle couleur blonde généralement servies à la pression. A titre d’exemple, je cite Bruno, qui, à la fin de la soirée a réprimandé son jeune fils : « Arrête – hic – de – hips – boire ! ».

Le jeune fils en question, j’ignore totalement quel âge il a, mais la dernière fois que je l’avais vu, il n’était pas bien vieux. C’était à l’occasion des 40 ans du sus-nommé Bruno, de la sus-nommée Jocelyne, ce n’est pas grave s’il y a beaucoup de sus-nommés aujourd’hui, de Mimi, également mère d’un jeune sus-cité, puisque quelques années auparavant elle était spécialement chargée de la finition des enfants de Bruno et de Michel. Non ! Pas des enfants de Michel. Michel était le quatrième individu à fêter ses 40 ans.

C’était il y a dix ans.

Et nous étions donc réunis, hier, pour fêter les cinquante ans de ces quatre associés, auxquelles s’étaient joints Anita et Jean-François, eux-aussi béats quinquagénaires, ce qui est une preuve irréfutable du vieillissement de la population : il y a plus de quinquagénaires maintenant que de quadragénaires il y a dix ans.

A noter que pour le prénom d’Anita, je ne suis plus trop sûr, c’est la première fois que je rencontrais cette charmante personne et, sur la centaine de personnes présentes, je n’ai pas pu retenir le prénom de toutes !

Déjà, à l’issue de cet interminable préambule, nous avons compris pourquoi Anita, Jocelyne, Mimi, Bruno, Jean-François et Michel ont indiqué sur les cartons d’invitation que les enfants n’étaient pas les bienvenus pour des raisons de sécurité. C’est parce qu’ils avaient assez à faire à surveiller leur propre descendance. Moi qui croyais que c’était pour avoir la paix !

Au cours de ce long préambule, nous avons aussi noté le vieillissement des enfants. Quitte à vous inquiéter : il n’y a pas que les enfants qui vieillissent.

Sur les cent participants (un peu moins en fait), il y a avait une dizaine de « jeunes » (les rejetons des organisateurs, leurs cousins, copains et autres), quelques « à peu près quadragénaires » (je vais compter : Soizic, Dédé, Gilles, Laurent, Patrick, Philippe, Rémi et moi). Il reste donc environ soixante-dix gugusses entre cinquante et soixante balais.

C’est mathématique.

Soixante-dix gugusses qui, pour la plupart, font la fête ensemble depuis plus de trente ans, et s’imaginent qu’ils n’ont pas changé, ce qui est en partie vraie, notamment pour l’aspect festif !Pour le reste, la toison s’est raréfiée et a blanchi pour ce qui n'ont pas découvert les vertues du héné… Ils ont troqué la Simca 1000 par des Zopel Zafira, …

Mais c’est très difficile de constater le vieillissement de gens que l’ont croise au quotidien. Attachons-nous alors à l’observation de gens qu’on ne connaît pas : les nouveaux conjoints des membres de la meute, les nouveaux copains, collègues de bureaux, … et tous ceux qu’on a oublié (on ne voit certains que tous les dix ans).

Eh bien ! A une fête, je n’avais pas encore vu autant de monde que je ne savais pas si je pouvais les tutoyer par sympathie ou si je devais les vouvoyer par respect pour leur âge !
Ce qui n’empêche pas… Vivement les soixante ans ! Des fêtes comme ça, ça s’attend avec impatience !

Merci Anita, Jocelyne, Mimi, Bruno, Jean-François et Michel !

P.S. : Pour les soixante ans, le couchage sous tente me paraîtrait assez peu recommandé, sauf pour les futurs quinquagénaires et vos enfants et petits enfants (ben oui, on y vient). Pour le menu, il serait sage de choisir une soupe en entrée, suivie d’un hachis Parmentier et d’une mousse au chocolat.
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