06 mars 2016

Salut Nordine !

Je viens d'apprendre que Nordine est mort la semaine dernière, d'un cancer du poumon foudroyant. Ca lui apprendra à fumer trois paquets de Gitane par jour. J'aimais ce gars que je connaissais depuis près de 20 ans. Il était mécanicien  et bossais sans garage, réparant les voitures des gens de la commune, celles des copains. 

Je vais rappeler une anecdote que j'ai déjà narrée ici. Ça fait près de dix ans. On prenait l'apéro avec des copains aux Monts d'Aubrac. On n'en était as au premier... Un arabe (ou kabyle, on s'en fout) entre dans le bistro en criant : "la voiture est tombée sur Nordine". Je devine qu'il était sous la voiture pour réparer un truc et qu'un machin avait cédé. 

Le patron me regarde. Il avait bu autant que moi. Il me demande d'appeler les pompiers à sa place. Je le fais. 

Allo les pompiers ? Une voiture est tombée sur un copain au bistro, il faudrait que vous arrivez rapidement. 

Salut Nordine. Fallait arrêter de fumer avant. 

03 mars 2016

Le sas chauffe

Je ne suis jamais resté au bureau aussi tard pour une raison aussi conne. Du coup, je vais arriver en retard à la Comète. 

Dans la tour, après 19 heures, nous avons des sas pour empêcher les gens de rentrer. La porte extérieure ne s'ouvre pas si on vient de l'extérieur. La porte intérieure ne s'ouvre pas s'il y a quelqu'un dans le sas. La porte extérieure ne s'ouvre que si la porte intérieure a été ouverte juste avant et s'est refermée. 

Je suis arrivé devant les sas, pour partir, ce soir. Il y avait un type coincé dans le sas qui ne pouvait plus ouvrir aucune porte. Je suppose qu'il est entré dans le sas au moment où un gugusse en sortait. Il y a bien un système de secours pour forcer l'ouverture extérieure mais il ne fonctionne visiblement pas. 

Voyant sa panique, je l'ai rassuré et j'ai appelé le service de sécurité de la tour avec le Telephone de l'accueil. Le type au bout ne me croyait évidemment pas et j'ai mis un temps infini à le convaincre et il a fallu que je me fâche en lui expliquant que si j'utilisais le téléphone de l'accueil, c'est que je faisais moi-même partie du personnel de la tour. 

Je me demande si les agents de sécurité sont recrutés en fonction de leur intelligence. 

Je suis resté l'attendre pour que l'andouille coincée ne se croit pas abandonnée (j'aurais pu sortir par un autre sas). C'est alors que j'ai vu que le type commençait à se déshabiller. Étonné, j'ai fini par comprendre, d'autant qu'il me faisait de grands signes. Les sas sont équipés d'un puissant chauffage par soufflerie d'air (pour ne pas introduire de froid dans le hall dans la journée quand les deux portes peuvent s'ouvrir en même temps). 

Mon nouvel ami était en train de cuire !

Le "pompier" est arrivé. Je suis parti.

27 février 2016

Injustice de bistro

Dans les bistros, on met sur le comptoir des trucs avec du sucre pour les buveurs de café. Donc pour les gens qui n'aiment pas le café puisqu'ils le dénaturent avec un truc qui dénature le goût. 

Je me demande pourquoi ils ne mettent pas des machins avec du saucisson pour les buveurs de bière. C'est injuste. 

D'autant que le saucisson sublime la bière contrairement au sucre avec le café. Le sucre est un truc pour ceux qui n'aiment pas le café. Le saucisson est un truc pour ceux qui aiment la bière. 

Les patrons de bistro sont des fourbes qui favorisent, pour des raisons commerciales, ceux qui n'aiment pas les produits plutôt que de remercier ceux qui les aiment. 

Heureux


Je suis heureux d'apprendre que j'ai enfin un partenaire bronzage à Bicêtre. 

Je devrais me promener plus souvent, moi. 

La voleuse dit-il en roulant les "r" !

Il y a quelques semaines, Tonnégrande avait fait ses courses chez Leclerc, un samedi (je n'étais pas là mais ça ne change rien). Sa mission accomplie, il se précipite à la Comète. Il pose son sac de courses dans un coin et va au comptoir comme tout être normal. 

Au moment de partir, son sac n'était plus là. Il interroge et un serveur lui dit qu'une petite vieille était partie avec mais qu'il ne savait pas que ce n'était pas à elle. 

En en parlant, ce midi, en rigolant, il m'a demandé depuis quand quand les petites vieilles blanches volaient les gros noirs ? Le monde à l'envers. 

22 février 2016

Fâché avec le vieux Joël !

Je croyais la crise passagère mais ce soir il me fait toujours la gueule, hier soir, contrairement à nos habitudes, il ne m'a donné aucun signe de vie. Moi non plus, d'ailleurs, je ne l'ai pas contacté. Samedi, il m'a engueulé comme du poisson pourri. 

Ça date de vendredi. Il y avait un concert à la Comète. Le patron a fait une quête pour le chanteur, par rapport excellent. Je n'ai rien donné (parce qu'il me restait 15 euros et que j'en avais besoin, mais peu importe, il est probable que même avec rien sur moi, je n'aurais rien donné). 

Cela étant, je me demande de quoi il se mêle. Tout cela est entre le patron et moi. Ayant fait venir le vieux Jacques qui a probablement dépensé une trentaine d'euros et étant moi même venu plus tôt que d'habitude, à nous deux, nous avons dépensé probablement près de 100 euros. Le vieux Joël a probablement donné 10 euros pour la quête et 15 pour ses consommations. 

C'est totalement surréaliste, mais ce qui me troue le cul est que cette andouille, que j'aime bien, donne des leçons de politique sans se rendre compte dans quel monde on vit. Il est dans son trucs d'intermittents du spectacle où les gugusses aiment bien gagner du pognon pas nécessairement déclaré et, moi, je joue le jeu du commerce. 

Je consomme et j'offre des verres. 

Et qu'il s'occupe de ses fesses plutôt que de monter les serveurs contre moi.

21 février 2016

Trop de locomotives '

Vous savez ce que les patrons de bistro appellent les locomotives ? Ce sont ces clients qui apportent du chiffre d'affaire parce qu'ils attirent d'autres clients autour d'eux. 

J'en suis clairement une. Je viens à la Comète, des gens viennent pour ce fait. Le vieux Jacques est venu à la Comète, ce midi, parce qu'il savait que j'y étais, cela dit sans prétention, c'est moi qui l'ai appelé et lui ai dit de venir. 

La locomotive, c'est aussi moi pour les réunions de blogueurs. Les copains viennent parce que je suis là. Toujours sans prétention. Ça rimerait à quoi que je dise : hop, un Kremlin des blogs, tel jour, mais je ne suis pas là ?

Je suis une locomotive. À vapeur. 

Comment la caractériser ? J'en ai connu des tonnes. Des types qui décident dans quel bistro il faut être ? 

Toujours est-il qu'il y a trop de locomotives à la Comète. 

Moi, je m'en fous. J'arrive vers 21 heures, le soir. Mais il y a déjà des groupes avec des types qui gravitent comme des mouches autour d'une merde. 

C'est étrange. 

16 février 2016

Ça se fête vraiment !


J'aime cette andouille. Malgré quelques divergences palpables dans les réseaux sociaux mais pas autour d'une table. 

15 février 2016

Mon appartement, 22 ans après.

Je le rappèlerai toujours, ce jour de février 1994, quand j'ai eu les clés de l'appartement que je venais d'acheter, celui où je vis toujours. Plutôt que de rentrer où j'habitais, en sortant de chez le notaire, je suis allé voir ce qui serait "chez moi". 

J'ai eu une énorme déception : je trouvais le séjour minuscule. Pourquoi avais-je acheté cela ? Finalement, je l'ai meublé à ma convenance et depuis je m'en fous, mais je n'oublierai jamais cette sensation. 

Ce matin, suite à mon dégâts des eaux de la semaine dernière, je suis passé chez mes voisins du dessous pour remplir le constat. J'ai trouvé leur séjour ridicule. J'ai observé de plus près et je me suis rendu compte que leur appartement était le même que le mien. 

Ils sont locataires. Chez moi, je fais ce que je veux. J'ai viré des portes mais cela ne change rien à la taille des pièces. 

Alors j'ai réfléchi, ce qui m'arrive une fois par an, en moyenne. D'une part, j'ai beaucoup plus de meubles qu'eux, donc naturellement l'impression d'une pièce plus grande. D'autre part, comme beaucoup de glandus, ils ont essayé de séparer le séjour en deux parties : un côté salon et un côté salle à manger. 

Depuis plus de quinze ans, chez moi, j'ai réussi à fusionner les deux espaces. La table de la salle à manger est entre les fauteuils du salon, ce qui me permet d'y ajouter un canapé lit  (au salon) utilisable en permanence (ce qu'ils font, la chambre est réservée à leur gamin) et un bureau où je peux ranger le bordel tout en conservant une table de salon et une table pour mon PC. 

L'aménagement d'intérieur n'est pas une science exacte.

Je le rappelle de la fois où après une soirée à la Comète avec des blogueurs, nous avions fini chez moi à une quinzaine, tout le monde rentrait. 

L'un dans l'autre.