04 janvier 2022

[Film] The power of the dog



The Power of the Dog se passe dans le farwest au début du siècle dernier (il y a une voiture !) dans un grand ranch avec des cowboy (à cheval !) mais je ne crois pas qu’on puisse le qualifier de western : les gens ne se tirent pas dessus, les indiens sont des pauvres comme les autres… Disons que c’est un drame voire une comédie dramatique.

Deux frères tiennent un grand ranch. L’aîné est un vrai dur alors que l’autre est plus raffiné. L’aîné semble être le vrai patron. Le plus jeune se marie avec une future ancienne hôtelière qui a un fils, grand adolescent, tellement efféminé qu’on pourrait le penser outrageusement homosexuel « mais » intelligent et faisant des études de médecine.

Tout ce beau monde finit par vivre dans le ranch et on peut dire que la première partie du film, lorsque tout cela se met en place, est franchement chiante à un point que j’ai abandonné à 21 heures préférant me réfugier dans un sommeil absolument mérité. Du coup, j’étais debout vers 5h30 et je me suis mis à regarder la deuxième heure de ce film au cours de laquelle j’étais bien passionné ! Je vais le faire autrement et je charge mes lecteurs ayant vu de le film de compléter : dans les conditions dans lesquelles j’ai vu ce machin, j’aurais envie de lui donner une bonne note même si j’ai trouvé très chiante la première moitié…

La jeune mariée (qui a quand même un fils qui frise la vingtaine) se fait sans doute prodigieusement chier à la ferme et se met à picoler. L’aîné ne peut pas les saquer, elle et son fils, montrant une certaine homophobie suspecte car on finit par se demander s’il n’est pas lui-même homosexuel. Se demander ou pas. Il finit par se prendre d’affection pour le môme et par le prendre tout court mais sous sa coupe uniquement (du moins à l’écran), le formant au métier de cowboy et en diminuant progressivement les railleries destinées à faire rigoler ses salariés, ces machistes de cowboy.

Ne lisez pas le résumé dans Wikipédia, ils vont un peu trop loin dans le spoilage mais, heureusement, avec mon visionnage en deux phases, j’avais oublié ce que j’avais lu la veille.

Les paysages sont splendides et les « ambiances » très bien tournées, que ce soit, au départ, à l’hôtel de la dame ou, ensuite, dans le ranch.

03 janvier 2022

[Séries] Godless

 


Bien sûr qu’il faut aimer les bons vieux westerns pour aimer une mini-série comme Godless mais c’est quand même autre chose que Au nom de la loi, les mystères de l’ouest ou autres feuilletons de chevaux qui courent et de gens qui se tuent de notre enfance.

C’est du bon. Evidemment, on notera que le premier épisode ne sert pas à grand-chose vu que le décor est planté au cours du second et on se demande toujours ce qui se passe par la tête des auteurs mais du deuxième au septième et dernier, ça roule. Résumons… Roy Goode est un gentil cowboy genre Robin des Bois qui a quitté Frank Griffin, à la tête d'un groupe d'une trentaine de despérados, genre "la horde sauvage", qui le recherche pour se venger alors qu’un gentil shérif ne rêve que d’arrêter toutes ces andouilles.

Googe se « cache » dans une ferme tenue Alice Fletcher, près du village de La Belle et d’un autre patelin habité uniquement par des noirs qui ont faire la guerre. La Belle a une mine d’argent (je crois) mais un accident y a provoqué la mort de tous les hommes en âge d’y travailler ce qui fait que le patelin est essentiellement habité par des femmes. Ces dernières ont donc la part belle dans cette série (même si la plupart des premiers rôles sont tenus par des hommes) ce qui est assez rare dans un western (ça apporte, en outre, de la fraicheur et des scènes éloignées de ce qu'on peut voir traditionnellement).

On peut considérer Godless comme une espèce d’hommage au genre (le western) avec plusieurs très beaux clichés tout en restant terriblement novateur pour différents aspects. C’est à voir même si, con comme je suis, je regrette que le happy end ne soit pas si happy que ça mais je ne vais pas spoiler d’autant qu’il n’y a rien de bien grave.

 

Par ailleurs, j’adore cette notion de mini-série (je crois qu’il y a sept épisodes d’une petite heure chacun) : dans les vraies séries, les producteurs ont tendance à faire du remplissage et on se retrouve avec des scènes qui n’ont pas de rapport avec l’intrigue. Dans Godless, quelques flashbacks, juste ce qu’il faut, permettent de situer ce qui unit (ou pas…) les hommes, notamment Roy Googe et Frank Griffin. Et une part très belle est laissée aux seconds rôles.

A voir. Mais il faut aimer les westerns, disais-je.

02 janvier 2022

[Séries] La Casa de Papel

 


Les bandes annonces et autres extraits de La Casa de Papel avec ces types en combinaison rouge et avec des masques de Dali ne donnent pas spécialement envie de regarder cette série, tout comme d’ailleurs une grande partie de ce que l’on peut en lire sur Internet. D’ailleurs, je vais moi-même commencer par être négatif : il y a beaucoup trop d’apartés ou de flashbacks même s’ils sont nécessaires pour mettre en place les différents éléments de l’histoire. Du coup, la Casa de Papel ne dénote pas parmi les autres excellentes séries : c’est parfois un peu long…

Il n’empêche qu’elle est parmi les meilleures que j’ai pu visionner en neuf mois de netflixage et je ne peux que la conseiller ! Ces longueurs communes laissent parfois penser que les auteurs s’imaginent avoir trouvé un bon filon et tente d’en ajouter un maximum. Note aux auteurs : la prochaine, essayez de virer la moitié des scènes qui ne sont pas directement dans l’action… Autre point commun avec les autres séries netflixienne : tous les personnages, même les plus antipathiques, paradoxalement, sont éminemment sympathiques et on s’y attache. Ici, prenez par exemple la fliquette du deuxième braquage ! Je ne vais pas spoiler mais il faut admettre qu’au début elle passe pour une vraie conne à qui on a envie de donner des baffes mais, au fur et à mesure de l’intrigue, on s’y attache franchement. C’est le cas également, en pire, du gros type barbu qui est responsable des autorités pendant ce deuxième braquage. Jusqu’à ses dernières apparitions, il passe pour une grosse enflure mais on finit par l’apprécier. Les malfrats, quant à eux, du moins pour ce qui concerne ceux qu’on voit le plus, entrent directement, tous, dans votre estime !

 

C’est l’histoire d’un type, le professeur, issu d’une famille de braqueurs professionnels (très « classes », pas de petits délinquants de banlieue) qui organise, chaque saison, un « casse du siècle ». Pour la première, en deux parties, il s’agit de pénétrer, avec une prise d’otages, dans l’entreprise espagnole très sécurisée où sont imprimés les billets en euros (pour en imprimer des dizaines de milliers de milliards ou un truc comme ça). Pour la deuxième, en trois parties, c’est carrément la réserve centrale d’or d’Espagne qui est visée. Le professeur est le cerveau qui prépare tout (ce qui prend des années) et recrute les voleurs, les meilleurs du pays, qui mèneront les actions dans les institutions. Ces derniers sont habillés en combinaison rouge avec des masques de Dali, tout comme les otages afin de perturber les flics et autres snipers officiels.

C’est haletant ! J’ai commencé vendredi soir, pendant le réveillon, et j’ai fini ce matin, après deux nuits de cinq ou six heures et sans rien glander d’autre ou presque (disons 15 ou 16 heures par jour devant la télé mais, dans mon état, je n’ai pas grand-chose de mieux à foutre).

Ces deux saisons en cinq parties comprennent chacune à peu près une douzaine d’épisodes d’une petite heure qui s’enchaînent automatiquement (j’entends par là que dès qu’un est fini, vous voulez passer au suivant plutôt qu’aller au bistro ce qui, malgré tout, serait bien légitime).

Chacun des braquages est très complexe, parfaitement organisé et exécuté. Pour le deuxième, par exemple, il ne suffit pas de rentrer avec des flingues dans la banque centrale : sortir des tonnes d’or ne se fait pas en claquant des doigts, d’autant que les mesures de sécurité sont impressionnantes, et l’armée ne tarde pas à intervenir ! Les actions principales du professeur sont donc de manipuler les autorités, de créer des fausses pistes…

Par ailleurs, la clé du succès est que l'équipe fait tout pour avoir la sympathie du public, tout d'abord en évitant la violence (il y en a pourtant plein dans a série) mais aussi en montrant bien l'image de lascars qui s'attaquent au système, un peu comme des Robin des Bois qui volent les riches pour donner aux pauvres.

 

C’est haletant, disais-je.

30 décembre 2021

[Film] Don't look up : déni cosmique



Ce qu’il y a de bien avec Leonardo di Caprio, c’est que, en vieillissant, il ne s’enfonce pas dans le rôle de l’ancien jeune premier ou du vieux beau georgeclooneytien ce qui fait que les rôles de quinquagénaires qui font un peu moins lui vont à merveille ! Ce qui est le cas du personnage qu’il incarne dans Don’t Look Up, film qu’il arrive à sortir de l’eau car c’est loin d’être le chef d’œuvre dont on parle même s’il y a des moments de drôlerie ou de dix-huitième degré assez jouissifs…

Je résume l’intrigue au cas où des lecteurs n’en aient jamais entendu parler ou soient incapables d’ouvrir Wikipedia. Di Caprio joue le rôle d’un docteur en astromachin. Lui et une de ses élèves découvrent une comète qui s’écrasera dans six mois sur la terre, détruisant toute forme de vie ce qui, il faut bien l’admettre, est ballot. Il leur faut donc convaincre les autorités, dont la trumpissime présidente des USA plus intéressée par les élections de mi-mandat, qu’il faut faire quelque chose comme atomiser ce machin pour éviter le désastre.

 

N'allez pas me voir si négatif que ça mais, au vu de la critique, je m’attendais à un vrai chef d’œuvre… et je l’attendais d’autant plus que c’est le premier truc que je regarde sur Netflix depuis des mois, à cause de mes hospitalisations successives. Je vais en profiter pour raconter une anecdote… Je suis donc rentré à Loudéac après trois mois d’absence il y a une dizaine de jours… La télévision (achetée en début d’année) ne fonctionnait pas mais je m’en foutais ; j’avais passé plus d’un mois dans mon lit d’hôpital à regarder des conneries et venais de retrouver mes livres. Il y avait trois pannes : les chaînes reçues par l’antenne passaient très mal (c’était déjà le cas avant), celles passant par le décodeur Orange n’avaient ni son ni image (mais du texte…) et celles passant, disons par Internet, comme Netflix, n’étaient plus du tout accessibles ce que m’a dit mon frère avant-hier… Du coup, j’ai profité de mon mardi pour faire fonctionner le poste : il est parfaitement opérationnel (sauf les chaînes de l’antenne) et les pannes étaient fictives (sans doute liées à une défaillance d’internet).


Vous pouvez regarder Don’t Look Up sans vous poser de question ; je ronchonne mais on passe du bon temps. Poussez le vice à aller jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’après le générique de fin. On y rigole bien.

08 décembre 2021

[Hopital] Toilette

Malgré mon machisme invertébré j’ai demandé de l’assistance pour ma toilette car je commençais à puer. L’infirmière en chef de l’étage a donc appelé sa collègue, une femme d’une bonne cinquantaine d’années (comme moi, il faut le dire) manquant de féminité mais pas d’accent russe ni d’une carrure qui incite les grassouillets à la modestie. Je faisais moins le malin et je lui ai expliqué que je voulais de l’aide pour le haut du corps, notamment le shampoing, afin de ne pas mouiller ma cicatrice. Elle a mis une chaise sous la douche, a protégé ma poitrine dans une espèce de sac plastique après avoir enlevé l’espèce de chemise d’hôpital que je portais malgré mon goût immodéré pour un minimum d’élégance. 


Elle me lave la tête puis le haut du corps avec une énergie incroyable (mais réellement agréable). Elle passe au jambe gauche puis m’a fait mettre debout. Constatant que je n’étais pas à poil, elle semblait déçue (de ne pas pouvoir terminer son nettoyage ?), elle gueule : « ah ! Vous avez un slip ! Ben débrouillez-vous ! » Je n’y étais pas opposé, répugnant à me faire tripoter les parties encore intimes par une espèce de virago. Elle sort : « Et dépêchez-vous, je vais faire le lit ! ». J’imaginais malgré tout le rapport de cause à effet. Je n’ai pas perdu une minute…


J’avais à peine terminé quand elle est entrée avec une chemise propre qu’elle a pris soin de m’enfiler sans me forcer à lâcher la serviette qui me protégeait les toujours intimes. Elle a remis mon harnais, m’a demandé si ça allait mieux. 


J’ai acquiescé et remercié. Et mis un caleçon de propre ce qui ne semble pas dans les codes vestimentaires de l’établissement. La chemise de base de l’hôpital français porte quand même un sacré coup à notre réputation d’élégance mais j’ai rendez vous avec le kiné. Je ne tiens pas à faire le tour de la boutique les fesses à l’air. 


Même si elles sont parfaitement propres. 



04 décembre 2021

[Hopital] Aïe !

Je vais faire un aveu : j’ai beaucoup de mal à ne pas avoir envie d’étrangler le toubib qui m’a fait ça. A sa décharge, ma traditionnelle lucidité : s’il n’avait pas fait le con, j’aurais probablement lâché la rampe en milieu de semaine dernière… Dans le doute, je préfère le remercier. Mais j’en chie. 

Je rappelle : j’ai passé le mois dernier en pneumologie suite à des difficultés  respiratoires (genre : le con qui a fumé 40 ans) au cours duquel les médecins n’ont pas trouver d’explications valables. Ils avaient décidé de me faire passer des examens supplémentaires suite à la reprise du travail. Ils n’ont rien montré… sauf un caillot dans la courbe de l’aorte au dessus du cœur. Ils ont décidé d’intervenir rapidement. Tout cela je l’ai déjà dit. Ils avaient peur que le caillot se disloque et provoque un AVC ce qui aurait été dommage, surtout pour les bistros où je dois encore du pognon. L’opération était elle même à risque, l’excavation du caillot pouvant elle même provoquer la dislocation et l’AVC.  

Ils ont simplement oublié de me donner les inconvénients d’une belle opération (mais ont prévenu mon frère lorsqu’ils l’ont appelé après le charcutage). Pour opérer l’aorte, il fallait intervenir dans la cage thoracique donc derrière les côtes. La seule solution est de virer celles-ci, pour résumer, à coup de scie circulaire. 

Ce que je ne savais pas est que la cicatrisation prend des jours et jours… et que, entre temps, ça fait assez mal (et je ne suis pas très douillet). Dès que vous changez ss position, ne serait-ce que pour vous relever dans le lit, c’est affreux. Sans compter que certains sont vraiment très cons et vous engueule. 

L’autre jour, je les appelle, ils ne viennent pas. Je finis par me contorsionner (le but du jeu est que les pieds touchent le sol pour que vous puissiez avoir un appui sans les bras). Il arrive : ah mais je vous avait dit de rien faire sans nous attendre et tout ça. Du coup, la fois suivante, je l’ai attendu et j’ai fini par pisser sur moi… et à me faire engueuler. 

C’est l’horreur. 

30 novembre 2021

[Hopital] On remet le couvert

Lors des examens de routine suite à mon hospitalisation d’octobre, un radiologue a trouvé un truc louche dans la courbe de l’aorte après le cœur. Les médecins se sont concertés : il s’agissait d’une espèce de gros caillot qui rnenacait d’exploser ce qui aurait provoqué un affreux AVC. La décision fut prise d’opérer en urgence (la nuit de mardi à mercredi la semaine dernière). C’était une opération lourde nécessitant la dérivation de l’aorte (si j’ai bien compris) et donc l’arrêt du cœur. 

Ça s’est bien passé mais j’ai toujours de grosses douleurs suite à l’intubation avec l’impression de ne faire aucun progrès. Par exemple, le surlendemain de l’opération, les infirmiers m’ont mis dans un fauteuil mais n’ont pas pu recommencer depuis. 

Ce rapide message parce que j’ai une potesse qui s’est inquiétée. Je n’ai pas prévenu les copains de la bande car je ne veux pas les inquiéter. Si vous avez une demi heure (mais pas plus) à perdre vers Pompidou, vous pouvez passer. Ça fait du bien. Mais ça m’épuise. J’ai eu trois visites hier, je dormais à 21h. 

Ne posez pas de questions en commentaire, un smiley Solidarnosc ira très bien. A bientôt, pour de nouvelles aventures médicales !

20 novembre 2021

[Hôpital] Mon pet scan chie dans la colle



Qui est passé pour un gros con en disant à l’accueil du service de médecine nucléaire : « bonjour, je suis Monsieur Jégou, j’ai rendez-vous pour une IRM ? » Normalement, ce blog est consacré aux séries télévisées me faisait remarquer un vieux commentateur. Comme je ne regarde plus que des séries hospitalières (je n’ai pas la télé, donc je regarde sur l’iPhone, j’évite les trucs compliqués), je peux bien raconter mes propres aventures à l’hôpital.

« Non Monsieur » qu’elle me répond « vous avez rendez-vous pour un Pet Scan ». J’ai joué à l’imbécile ce qui n’est pas un rôle de composition et je n’en menais pas large vu que j’ignorais ce que c’était. Je ne voyais pas l’intérêt de scanner mes pets alors que j’ai un problème dans les poumons. D’un autre côté, mon apnée du sommeil générait peut-être la nécessité de virer les gaz par l’autre bout. Il n’en est rien et dans la salle d’attente j’ai pu en apprendre plus. En gros, ils vous collent un produit radioactif dans le sang et regarde avec une machine où il s’est entassé au bout de quelques temps ce qui peut montrer des pets de travers. D’où le nom ?

 

Mais, reprenons. Je me suis pointé au pavillon Copernic de l’hôpital de Port Royal qui est accolé à Cochin mais de l’autre côté de la rue. Je dis ça pour Olympe qui se demandait dans Facebook ce que je faisais à la maternité vu que Port Royal sauf Copernic est dédié à l’obstétriques et toutes ces conneries de gonzesses qui pourraient quand même accoucher à la maison. Il était 7h15 et j’avais rendez-vous à 8h, c’est tout moi.

Il y avait une salle d’attente qui était vide avant que j’arrive et je décide d’attendre là. En face des sièges, il y avait quatre guichets dont trois fermés et un avec un chauve qui semblait attendre les gens. Un jeune type arrive, je ne le regarde pas mais j’ai su après qu’il avait pris un ticket avec le numéro 1. Un écran indique que le 1 est attendu au premier guichet. Il y va. Il dit au chauve où il doit aller. L’autre lui répond de prendre par là et de suivre les flèches.

Une petite dame se pointe, sans ticket, et dit « on m’a dit de venir ce matin en dermato » (entre nous, la discrétion n’est pas de rigueur dans cet hosto, j’étais bien à 10 mètres). Le chauve demande « vous avez rendez-vous ? » Elle répond que non mais on lui a dit de venir. L’autre « oui mais vous n’avez pas rendez-vous ». La petite dame explique que c’est pareil vu qu’elle avait téléphoné et qu’on lui avait dit de passer à 8 heures. Le chauve s’énerve mais pas après la dame : « donc vous n’avez pas rendez-vous mais on vous a dit de venir à telle heure et je commence à en avoir marre de ces soi-disant docteurs qui disent n’importent quoi et ne respectent pas les procédures, vous n’avez qu’à prendre l’ascenseur et aller en dermato au moins 1 ».

Quand je me suis pointé un peu plus tard, vers 7h45, il ronchonnait toujours dans sa barbe. Je dis bonjour. Il me répond « vous avez le numéro trois ? »  Je réponds que je voulais juste un renseignement et que j’étais tout seul : prendre un numéro n’était pas utile. Il me dit que si et n’ayant pas envie de perdre du temps, je vais en chercher un. Je reviens. Il me demande « vous avez le numéro trois ? ». Pas de bol, j’avais le quatre. Il se précipite pour afficher « 4 » sur l’écran. Sans doute a-t-il compris qu’il était au bord de dépasser les bornes (sans compter qu’il avait travaillé au maximum cinq minutes pendant la demi-heure que j’ai passé là). Je lui explique que j’avais rendez vous en médecine nucléaire et que je voulais la confirmation que je devais descendre au sous-sol par l’ascenseur en face. Il confirme. Ca valait le coup de prendre un numéro.

Je descends. C’était indiqué sur la porte : « ouverture automatique à 8h, ne forcez pas ». Peu importe mais il y a évidement un crétin qui m’a bousculé pour essayer d’ouvrir la porte. Me voila donc obliger de patienter 10 minutes debout vu que la salle d’attente était de l’autre côté de la porte, là où on n’avait pas à attendre.

Accélérons le reportage. 1. Une préposée vous pose trois questions. 2. Une infirmière vous dit de la suivre et vous met dans un box. 3. Elle vérifie les réponses aux questions et vous pose un cathéter après avoir chercher des veines. 4. Elle vous envoie dans un autre box et vous met sous perfusion. 5. Vous devez attendre 40 minutes que le produit se diffuse. 6. Elle vous envoie aux toilettes sans dire pourquoi. Dans le doute, j’ai pissé. 7. Elle vous met dans une cabine ou vous devez vous mettre en teeshirt avec une espèce de pantalon en papier (j’ai eu beaucoup de mal à le mettre compte tenu de ma carrure). 8. Vous vous allongez sur un truc. 9. Pendant une dizaine de minutes le truc bouge dans une espèce de machine ronde comme on voit à la télé. 10. C’est fini, vous vous rhabillez et attendez qu’un toubib valide le truc.

Type petscanné


J’étais donc arrivé un peu après 7h pour commencer l’examen à 8h et j’étais sorti à 9h15 et au boulot à 10h alors qu’on m’avait dit que l’examen durait jusqu’à 13h30 ce qui m’a forcé à négocier avec ma boite et à bouger des réunions.

En conclusion : l’administration d’APHP chie dans la colle.

 

Ca me rappelle à l’entrée, quand je suis arrivé. Le gardien avait une tablette fixée à un socle, il fallait donc que les passants glissent le passe sanitaire dessous et se débrouillent à l’aveugle pour faire tomber le QR code sous l’objectif ! Le gardien se fâchait après les gens qui n’y arrivaient pas. Quand je suis parti, un camion était garé devant l’entrée « piétons », ceux-ci passaient donc par le passage pour les voitures, sans être contrôlés… 

18 novembre 2021

Mon poumon d'acier


 

Si mon respirateur artificiel est sur la table de mon séjour (notre illustration), c’est parce qu’un technicien est passé me le régler, aujourd’hui, et pas parce que je dors dans mon salon. C’est un appareil à VNI (ventilation non invasive) et peu de blogs évoquent le sujet. Je me dévoue. Voila le lien vers Resmed, le producteur de l’AirSence 10 avec lequel je passe dorénavant mes nuits et qui va m’emmerder prodigieusement car il faudra que je le trimbale en Bretagne, en plus de mon ordinateur professionnel…

Un de ces jours, il va falloir que j’achète une voiture pour mieux respirer. C’est un comble.

Si j’en parle, c’est non seulement parce que le technicien est venu mais surtout parce qu’il était au courant de mon utilisation de cette machine avant d’arriver ce qui m’a fait en tirer la conclusion que il y avait un dispositif GSM dans la machine pour transmettre les informations. Ils auraient pu me prévenir avant…

 

Wikipedia donne plein d’explication sur la VNI mais on s’y perd un peu car il y a différents dispositifs dont certains utilisés pour des types à moitié mort ce qui n’est pas encore mon cas.  Alors le site de l’AirSence 10 dit : « Le mode AutoRamp™ avec le principe de détection de sommeil est activé automatiquement fournit une basse pression au cours de l'étape de pré-sommeil pour plus de confort, en augmentant progressivement la pression jusqu'à atteindre la thérapie prescrite à partir du moment où le patient se endort. » Je suppose que ça a été traduit par Google…

En gros, la machine détecte l’endormissement (je ne sais pas comment) et augmente la pression de l’air pour obliger à respirer mieux, le tout progressivement, ce qui permet de donner un coup de pied au cul pendant les phases d’apnée du sommeil. Figurez-vous que j’en fais neuf par heure (quand j’ai commencé à utiliser la machine, une quinzaine de jours après mon arrivée à l’hôpital si je me rappelle bien, j’en étais à 22).

Vous pouvez cliquer.

 

Pour l’instant, je ne peux dire que du bien de ce machin. Il était un peu difficile à régler (quand vous vous mettez le masque sur la tronche, il ne faut pas de fuite, sinon la machine ne peut pas réguler la pression et analyser votre respiration ce qui est dommage, donc le masque doit être très bien positionné ce qui n’est pas évident quand vous êtes allongé penché sur un coté).

Je vous le conseille.


Mon titre est là pour rappeler que ces petits appareils légers remplacent les poumons d'acier de nos grands-pères et vive le progrès... 


A noter que la perspective de la venue d'un technicien à la maison m'a mis en panique car il a fallu que je fasse le ménage (fasse faire serait plus précis) en urgence... Déjà, à l'hôpital, je stressais à la pensée de ma sortie au cas où je dusse avoir des piqûres par une infirmière, à domicile.

08 novembre 2021

[Séries] New Amsterdam et Chicago Med (et autres séries hospitalières, je suis un spécialiste...)


Je crois que je l’ai déjà dit mais un rappel n’est pas inutile alors je résume : je viens de passer près de 4 semaines à l’hôpital pour une maladie aucunement honteuse et, avant, au cours de l’été, j’avais bouclé plusieurs séries hospitalière, Grey’s Anatomy (j’ai commencé il y a longtemps mais il y a beaucoup d’épisodes) et l’excellent Docteur House, notamment. Auparavant, en début d’année, j’avais pu voir « Le Doc », série Italienne qui avait été diffusée sur TF1 et quelques épisodes de The Resident et de Good Doctor.

 


Figurez-vous que, débile comme je suis, j’ai consacré une partie de mon séjour à Cochin pour finir « New Amsterdam » et pour continuer « Chicago Med ». « L'hôpital New Amsterdam a la particularité de traiter, sous le même toit, des patients souffrant d'Ebola, des prisonniers d'un pénitencier de haute sécurité et le Président des États-Unis. Cet établissement public sous-financé est bouleversé par l'arrivée à sa tête d'un nouveau directeur. » « Le quotidien mouvementé du personnel d'un des plus importants hôpitaux de Chicago. Leur mission : sauver des vies, en se confrontant aux cas médicaux les plus critiques. Seuls leur courage et leur compassion leur permet au quotidien de faire face aux challenges parfois insurmontables de la médecine, ainsi qu'aux dilemmes éthiques propres à leur noble discipline. »

Au fond, toutes ces séries sont assez proches, comme le sont les séries policières, avec certaines qui surnagent naturellement. Disons qu’il y a trois aspects : la vie de l’hôpital, la vie du personnel (et, disons-le, ses histoires de cul) et, bien évidemment, les patients avec, souvent, la nécessité de faire une « enquête » pour en savoir plus sur l’origine de la maladie (les relations, les voyages faits, les conditions de vie)… le tout avec des héros récurrents éminemment sympathiques.

Les deux séries que j’évoque ici ont un autre point commun : les personnages qui jouent les psychiatres (le professeur Frome dans New Amsterdam et le Docteur Charles, aidé par la Docteur Reese, stagiaire, dans Chicago Med) qui ont, en outre, la particularité d’avoir « de bonnes bouilles » (voir Charges en illustration). Chicago Med est surprenant par le nombre de personnes à la fois principaux et récurrents alors que New Amsterdam est plus centré sur la personnalité du patron de l’hôpital (jeune toubib, veuf avec un enfant, et atteint d’un cancer : le gars qui cumule mais sans que ça n’en devienne lourd ou caricatural).

 

Je suis allé voir quelques classements de séries hospitalières dans Google, Dr House et Grey’s Anatomy, si différents, arrivent largement en tête mais toutes celles dont je parle ici sont généralement classées (sauf « Le Doc » mais il n’y a qu’une saison de 8 épisodes… et elle n’est pas Américaine). New Amsterdam, qui n’a que quatre saisons (dont trois sorties en France) semble promis à un bel avenir.

Et il y en a évidemment d’autres, comme le célébrissime Urgences, que je n’ai pas vues.