11 avril 2021

Homeland (suite et fin)


J’avais bien aimé le début d’Homeland (les trois premières saisons) et je finissais mon billet ainsi : « Il y a bientôt trente ans, j’étais passionné de romans d’espionnage comme ceux de Tom Clancy, notamment les premiers, avec Jack Ryan jeune analyste à la CIA, ou ceux de Robert Ludnum et c’est dans ces univers que j’avais presque oubliés que je me suis retrouvé dès les premiers épisodes. Brody est comme un Jason Bourne, ne sachant pas trop qui il est, isolé par rapport à son camp… Bourne et Ryan sont surtout connus par le grand public avec les films dont ils sont les héros mais ils sont bien, à la base, des personnages de romans et c’est bien dans les romans qu’on se trouve happés (les films sont plus des films d’action alors les films qui en sont issus sont plus des films d’aventure avec des héros cinégéniques pour faire mouiller les adolescentes et représenter les boutonneux).

Homeland : du grand roman d’espionnage ! En plein dans le rêve américain mais sans complaisance avec les institutions, farouchement opposé à l’islamisme mais avec beaucoup de tendresse pour le monde musulman, victime des barbares des deux bords. »

La deuxième partie (les quatre saisons suivantes) n’est pas déplaisante mais n’arrive pas aux chevilles. Vous pouvez la regarder. L’intrigue et l’aventure sont là mais, alors que la première était axée autour de plusieurs personnages, avec outre Carrie, Brody, sa fille et leurs relations réciproques…, la deuxième était centrée sur Carrie au point de la rendre exaspérante même si Queen fait une belle tentative, au début, pour relever le niveau.

Disons-le : on n’en peut plus de voir cette pouffe geignarde ouin ouin je veux la garde de ma fille mais je ne sais pas m’en occuper car je vole d’aventures en aventure. On n’en peut plus de cette histoire de maladie oui oui je dois arrêter les médicaments qui soignent ma bipolarité et je pourrai à nouveau être absolument génial mais je vais finir par devenir tarée et imbuvable. On n’en peut plus de la sale gueule de Dar Adal (je ne parle pas de l’acteur, très bon, mais de l’espèce de fumier qui arrive toujours à se remettre dans le camp du bien).

 

Pour la huitième saison et dernière partie, les scénaristes ont eu la bonne idée d’oublier ces démons (sauf peut-être au début). Dès le troisième épisode, on retrouve un rythme, une aventure… et quelques clichés de la première partie : les talibans qui ne sont pas tous des fumiers, la constitution américaine qui permet n’importe quoi donc l’arrivée au pouvoir d’un type trop bête pour tenir un blog politique de gauche…

Les scénaristes ont été jusqu’à imaginer un happy end croquignolesque, passé le dénouement heureux de l’intrigue (je ne dévoile rien mais on se doute bien qu’une série américaine de ce niveau finit bien… et le résumé complet est dans Wikipédia), qui nous inspire une ultime réjouissance quand on imaginait ces lascars réunis autour d’une table pour écrire les scènes finales, se demandant qui doit mourir ou pas… Et c’est bien parce qu’on se fout de ces dernières minutes qu’ils ont pu tourner la page à une noirceur, à un pessimisme… qui nous rongent toute la saison.

 

Ainsi, tu as été comblé par les trois premières saisons mais tu as abandonné ensuite. Tu me crois volontiers quand je te dis que la fin est très bien mais tu as la flemme de regarder un paquet d’épisodes pour y arriver… Avec la bonté qui me caractérise et bien qu’étant encore à jeun, je vais te permettre d’éviter 4 saisons de 12 épisodes et 2 épisodes de la suivante (ce qui fait 50, d’ailleurs). Et je vous entraine à un moment où tout va bien. Saul, aidé par Carrie, a quasiment résolu à établir la paix au Moyen-Orient en convainquant notamment un des chefs des talibans à se ranger la bite derrière les oreilles et tous les cheffaillons des pays du coin à dire amen. La présidente des Etats-Unis of the America va jusqu’à démissionner pour garantir l’unité de son pays et arrêter les luttes intestines entre les Républicains et les Démocrates.

Le fait a peu d’importance mais vous pourriez vous étonner de retrouver Max, l’ami de Carrie as de l’informatique, des moyens de surveillance, comme un simple troufion au sein d’un poste avancé de l’armée américaine en Afghanistan. Saul a tout simplement eu besoin de lui pour espionner les conversations entre Talibans.

Nous voila donc au début du troisième épisode de la huitième saison. Le nouveau président américain décide de faire le voyage en Afghanistan pour annoncer la fin de cette guerre de près 20 ans. Dès son atterrissage, il doit se rendre en hélicoptère avec son homologue du cru visiter le poste avancé en question pour saluer les troufions et leurs annoncer qu’ils rentreraient bientôt. Lors du retour, l’hélico s’écrase dans la montagne locale. Tout le monde est persuadé que c’est un nouvel attentat des Talibans. Le processus de paix est arrêté et ça commence à chauffer, notamment parce que le remplaçant de POTUS a de mauvaises influences et est con comme une bite.

Carrie finit bientôt par penser que le plantage de l’hélico est tout simplement accidentel et lié au mauvais entretien du matériel. Elle finit par convaincre Saul. Une course contre la monde est alors déclenchée pour retrouver la boite noire qui est rouge de l’appareil afin de le prouver avant qu’une nouvelle guerre n’éclate. Cette croisade se poursuit pour Carrie par la nécessité de débusquer le contact de Saul dans les hautes sphères du renseignement russe…

 

Le troisième épisode de la huitième saison, vu après la lecture de mon résumé, te permettra d’haleter jusqu’au bout. Notons quand même que si tu as choisi cette trajectoire de fainéasse, tu auras loupé de nombreux rebondissements et de belles scènes d’aventure comme le retranchement des ploucs américains dans une ferme et quelques explications sur l’utilisation des réseaux sociaux et des fake news pour foutre le bordel.

A toi de voir !

4 commentaires:

  1. Ah, je vous avais prévenu, hein !

    Maintenant, vous êtes mûr pour regarder 24 heures chrono. Au moins les cinq premières saisons…

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    1. Vous ne l’aviez pas parlé de cette huitième saison.

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    2. Forcément, puisque j'avais compris ce qui m'attendait très certainement dès la quatrième !

      À force de regarder des séries, on finit par "avoir du nez"…

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