La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
16 août 2025
Mon empreinte carbone
03 août 2025
Le vent les a emportés beaucoup trop loin (nouvelle suite)
Mes deux derniers billets étaient consacrés à la série
documentaire au sujet de ou des affaires Cantat. On dirait que je suis rattrapé
par l’actualité car il y a des
informations en une de Google News sur la réouverture d’un dossier par la
justice suite, justement, à ce reportage. Il concerne le suicide de la mère de
ses enfants, en 2010, prétendu suite aux violences commises par le chanteur. « ce qui pousse les parents de Krisztina Rady à s’opposer à
la réouverture du dossier. »
Je vais commencer ce billet par mes précautions habituelles :
mes propos concernent uniquement la série. Cantat a commis un crime affreux. Il
a été condamné, sans doute pas assez lourdement, et a purgé sa peine même s’il
a bénéficié d’une libération conditionnelle au bout de quatre ans.
Ensuite, je vais résumer mes propos : les deux premiers
épisodes sont trop à charge contre Cantat, non pas en tant que criminel mais en
tant qu’accusé, comme si les réalisateurs avaient ôté au chanteur le droit de
se défendre. Le dernier épisode laisse un sentiment étrange. Il est reproché à
Krisztina Rady, la mère de ses enfants, d’avoir sous-estimé sa violence devant
les juges afin d’alléger sa peine pour épargner les enfants puis de l’avoir
hébergé à sa sortie de prison puis de s’être suicidé à cause de sa violence.
L’article que j’ai mis en lien semble montrer que la
violence n’est pas du tout la seule cause du suicide ce qui va un peu dans le
sens de ce que je disais : la série est trop à charge.
Cette réflexion m’a pensé qu’un aspect important a été
complètement occulté : qu’est-ce qui a pu pousser un type à taper assez
fort et longtemps sur une femme allant jusqu’à provoquer la mort de cette
dernière ? On imagine une espèce de crise de folie… Encore une fois, il ne
s’agit pas de trouver « une excuse » (la drogue, la crise en question…)
ce qui ne diminuerait pas la gravité des actes mais de bien comprendre ce qui s’est
passé. Deux jours après, j’ai dans la tête le fait que le ton soit monté, que
la frêle femme aurait poussé le colosse ce qui aurait déclenché sa colère voire
la crise…
Au fond, on s’en fout un peu : de toute manière, on n’a
que ce que pourrait nous dire Cantat sans savoir si c’est la vérité… Il y a simplement
un trou dans la série.
Revenons sur quelques parties de l’article. « Les parents de l’épouse du chanteur de Noir Désir
s’opposent à la réouverture de l’enquête pour violences volontaires sur
conjoint. » On ne peut que les comprendre (voir les éléments cités
dans l’article). 15 après les faits, ils n’en peuvent plus d’autant qu’ils
savent très bien qu’une procédure ne pourrait aboutir et qu’une condamnation hypothétique
d’un lascar qui n’est pas entièrement coupable ne rendrait pas la vie de leur
fille.
Ils pensent sans doute aussi aux enfants. Le plus jeune doit
avoir une vingtaine d’années maintenant. Je ne suis pas sûr qu’être à nouveau
sous les feux de l’actualité leur fasse bien plaisir, surtout quand ils vont
devoir parler de tout cela avec leurs potes qui, même si j’ai quarante ans de
plus, ont probablement fredonné les tubes de Noir Désir au cours de soirées un
tantinet arrosées.
« La réouverture du
dossier Bertrand Cantat a été saluée par les féministes. »
Je pense comprendre leur point de vue même si je me trompe peut-être, au moins
partiellement : il faut parler des affaires de violence pour que les victimes
soient moins isolées et puissent agir, parler… Mais comme je le disais hier, il
y a un autre aspect qui a été omis : l’emprise dont elles peuvent être
victimes.
Mais, pour respect pour la famille, pour son intimité, il y
a parfois des affaires qu’il faut oublier.
En outre, la violence n’est sans doute pas, à en croire les
parents, la seule cause. Donc la nouvelle enquête, qui en suit trois autres, ne
donnera rien.
Et des journalistes en peau de fesses se sont encore crus
plus forts que la police et la justice. Je ne suis pas persuadé qu’ils
cherchaient à faire le bien. Leur objectif n’était-il pas plus de faire le buzz
pour gagner des auditeurs et… plus d’oseille ?
01 août 2025
Le vent les a emportés très loin (suite)
Dans mon dernier
billet, je disais que j’avais vu les deux premiers épisodes de la série-reportage
consacrée à Marie Trintignant et Bertrand Cantat alors que je m’étais juré de
ne jamais regarder cette horreur… Après avoir rappelé que la culpabilité de
Cantat étant prouvée, je disais bien que c’était un salopard pour qu’il n’y ait
pas d’ambiguïté dans mes propos, je disais que je trouvais ce début très
mauvais car il était à charge contre le positionnement du chanteur de Noir
Désir dans le contexte de l’instruction de son dossier : en fait, la série
critique les propos de Cantat, lui reprochant d’avoir menti en oubliant que
tout accusé avait droit à une défense… Aucun recul, quoi…
J’ai diffusé le lien vers ce billet dans Facebook et, comme
d’habitude, j’y ai plus de réactions que dans les commentaires…
Une amie m’a conseillé de regarder le troisième et dernier
épisode, ce que j’ai fait. Je l’ai trouvé encore pire. Il est essentiellement
consacré à la mère des enfants de Cantat, Krisztina Rády, qui a mis fin à ses
jours en 2010 (le dossier vient d’être rouvert, peut-être suite à cette
saison). Je résume : pendant le procès,
à Vilnius, « KR » a nié la violence de BC de façons à ce que « les
juges » voient le meurtre comme un acte qui ne lui ressemble pas, comme s’il
avait été pris de folie ou que sais-je ? Cela a bien fonctionné et la
condamnation n’a pas été lourde : huit ans avec une possibilité de
transfert en France au bout de quatre ans d’où il a eu une remise de peine immédiate
selon les règles en vigueur. KR a continué à plaider la « non violence »
du zigoto et a même proposé qu’il décide de revenir vivre « à la maison ».
Le « JAP » a, ainsi, accepté la libération conditionnelle.
Même si cela ne nous regarde pas, on peut supposer que KR a
agi ainsi pour la sécurité des enfants, afin qu’ils puissent revoir leur père.
Dans la deuxième partie, les réalisateurs s’attachent à
démontrer que Cantat était bien un homme violent, que KR avait menti devant les
juges. Elle aurait même avoué cette violence par la suite, notamment sur un
message enregistré sur le répondeur de ses parents. Il aurait continué ses
actes de violence après le retour à la maison à sa sortie de prison, en 2007,
jusqu’au suicide de Krisztina Rády, en 2010, car elle n’aurait plus supporté…
Comme pour le meurtre de Marie Trintignant, il ne me
viendrait pas à l’idée de nier le fait que Cantat soit probablement un salopard
et la thèse des réalisateurs (et autres, ce n’est pas récent, non plus), à
savoir que le suicide a été provoqué par cette violence. Ma critique porte sur
l’angle de vue abordé par la série et la conclusion ignoble que l’on pourrait
en tirer : c’est bien fait pour sa gueule qu’elle se soit suicidée, elle n’avait
qu’à pas le soutenir… Il y a même un moment où l’on nous fait comprendre qu’elle
aurait dû retourner dans son pays d’origine, la Hongrie, où elle a encore une
maison…
Excusez du peu… Il y a vraiment un malaise qui ressort du
visionnage de cet épisode. Tout d’abord (de quoi ?), je rappelle ma
position exprimée suite à la première saison mais aussi dès que je parle des affaires
judiciaires dans mon blog politique (comme au début de l’affaire Cahuzac ou
après le jugement de Marine Le Pen) : il y a des choses qui ne nous
regardent pas, comme toutes les dites affaires judiciaires qui concernent des
personnalités (ou des inconnus). J’ai confiance en la justice. Je suis contre
le voyeurisme et pour l’information brute. A savoir : 1. Cantat a
assassiné Trintignant. 2. Il a été condamné et a purgé sa peine. 3. Une
instruction judiciaire vient d’être ouverte, 15 ans après le suicide de la mère
de ses enfants chez qui il vivait.
Je ne dis pas que les détails ne sont pas importants (putain !
La violence des hommes continue à tuer, soit directement, soit en poussant au
suicide) mais que la prudence est de mise quand on en parle !
Par exemple, et à la limite, les raisons du suicide de KR ne
nous regardent pas, surtout si la raison est qu’elle a aidé Cantat à se
défendre et à sortir de prison… Bien sûr, ce sont des personnages publics mais
certains faits relèvent de l’intime. Quand la justice aura prouvé le lien entre
la violence de Cantat et le suicide, si elle y arrive, il est important qu’on
le sache (n’oublions pas les dégâts des salopards) mais, dans l’attente, cela
ne nous regarde pas.
En outre, la série a été tournée avant l’ouverture d’une
nouvelle enquête. Elle lance donc une accusation « en l’air » au
prétexte de l’information du public. Mais, en fin de compte, je ne sais pas si
la preuve sera établie mais il est fort probable qu’il y ait prescription sans
compter que ce n’est pas « réellement » un meurtre.
L’amie dont je parlais en début de billet me disait : « Beaucoup de femmes victimes de violences de leurs
conjoints subissent une véritable emprise et ont du mal à s’en libérer, le
phénomène commence à être bien connu. »
C’est vrai. Mais, à part pour une militante féministe, ce n’est
pas du tout ce qui ressort de la série. Elle est ratée : elle ne donne pas
les clés pour l’interprétation ! On en retient que Krisztina Rády s’est
suicidée car elle a soutenu le père de ses enfants.
En outre, si on formule ainsi (« subir une véritable
emprise »), ce qui est par ailleurs presque contradictoire avec la
conclusion (« elle a soutenu le père de ses enfants »), on a un peu
de mal à en tirer une conclusion.
Cela étant, chacun pourra juger et je ne suis pas militant
féministe. Pour ma part, j’ai une côte de veau à faire cuire, sans doute avec
du vin blanc, des oignons et des champignons et quand on est la vedette d’une
série, on pourrait avoir un nom qui s’écrit plus facilement sur un clavier d’un
ordinateur. Pensons aux blogueurs.
31 juillet 2025
Le vent les a emportés
Je m’étais juré de ne jamais regarder cette série récente,
sur l’affaire Cantat, mais je suis tombé dessus par hasard en cherchant un truc
à regarder en attendant ma femme de ménage (c’est un résumé).
Je n’ai regardé que les deux premiers épisodes (jusqu’au
début du procès, en fait) et je ne sais pas si je vais poursuivre. Disons-le
franchement, cette série est foireuse et je vais m’en expliquer.
Tout d’abord, deux précisions…
La première : peu importent les circonstances, s’ils
étaient saouls, si Marie Trintignant l’a provoqué…, il l’a tué à coups de
poings. C’est un meurtre. Il n’y a pas photo. On peut même dire que sa condamnation
est assez légère. Au début de l’affaire, j’ai cru à « ces circonstances »,
je me disais qu’il était devenu fou ou un truc comme ça mais cela ne change
rien et j’ai vite arrêté de penser. C’est un meurtre. Point barre.
La deuxième : je n’ai jamais été un fan de Noir Désir
mais j’ai été dans des lieux festifs où l’on passait leurs chansons, j’ai fredonné,
sans doute pogoté… En outre, j’ai toujours de l’admiration pour les gens qui
réussissent avec un certain talent. Le meilleur exemple est Johnny Hallyday :
je n’aimais pas ses chansons et le personnage mais j’ai toujours reconnu qu’il
avait une voix exceptionnelle et un sens du spectacle fabuleux. Bref, ma
complaisance de l’époque avec Cantat n’a rien à voir avec un quelconque
fanatisme. En fait, c’est plus lié à une certaine pitié. Mais ça ne change
rien, c’est un meurtre.
Venons-en à la série que je vous conseille de ne pas
regarder (ou de le faire avec beaucoup de recul) : après la description d’une
belle et difficile histoire d’amour qui pourrait nous donner une légère érection,
elle fait le procès de Bertrand Cantat, non pas pour le meurtre (il a été jugé)
mais pour son comportement pendant l’instruction. On lui reproche de ne pas
avoir dit la vérité dès le début. Il y a évidement le fait que tout cela devait
être bien confus dans sa tête mais de toute manière, un accusé a le droit de se
défendre.
Il y a le procès de la justice de Vilnius qui, si elle a
bien qualifié l’acte en meurtre n’a pas alourdi la peine pour une des
circonstances aggravantes, le fait que Cantat ait attendu beaucoup trop
longtemps avant d’appeler les secours. Mais c’est ainsi.
Il y a le procès de la presse qui a beaucoup insisté sur le
volet « crime passionnel » qui est évidemment une connerie.
Il y a le procès des fans de Noir Désir qui ont beaucoup
défendu leur idole comme si c’était vraiment un crime, comme si le public n’avait
pas que les médias pour donner des informations ! Et comme si on ne verrait
pas encore plus de connerie maintenant avec l’essor des réseaux sociaux…
Ainsi, la « série reportage » fait la part belle
au manque d’objectivité des gens du « camp Cantat » en manquant franchement
d’objectivité. C’est naturel. Les réalisateurs n’avaient pas d’autre choix,
peut-être, sauf à faire un reportage insipide, mais c’est une raison valable
pour ne pas regarder.
Je vais faire un autre reproche, sans rapport : on nous
montre beaucoup trop de choses qui ne nous regardent pas. Tout d’abord, on nous
fait trop de baratin sur l’intimité du couple. Ils s’aimaient, point barre, ça
suffit. Le reste ne nous regarde pas, même les volets qui auraient pu expliquer
l’acte de violence par Cantat (d’autant que ça n’enlève rien à sa culpabilité).
Il y a ensuite des extraits de vidéos (des images de vidéo surveillance, des
vidéos des interrogatoires de Cantat) et ça me gène de voir que cela ne reste
pas dans le secret de l’instruction. On me dira que c’est du travail
journalistique. Non ! C’est du voyeurisme pour vendre une série.
Il y a quand même quelques volets bien traités. Je pense en
particulier à « Lio » qui était la seule « de la profession »
à charger Cantat et qui avait sans doute raison dans la plupart de ses
arguments. Elle aurait presque mérité un reportage pour elle toute seule. J’aime
bien aussi la manière avec laquelle on nous rappelle quelques éléments comme la
façon avec laquelle nous avons eu progressivement des informations sur le
meurtre, le déroulement de l’instruction, du procès…
Il n’empêche que cet embryon de reportage reproche à un
accusé d’avoir voulu se défendre. Ce n’est pas ma notion de la justice (ni le
fait qu’un meurtrier soit libéré au bout de quatre ans mais je ne suis arrivé
qu’à la fin du deuxième épisode).
A noter que, si je suis tombé par hasard sur la série, cela coïncide avec l'actualité : un dossier vient d'être ouvert, sans doute grâce à la série, au sujet du suicide de la mère des enfants de Cantat. Mais rappelons que cela ne nous regarde pas...
[Séries] Une nature sauvage (Untamed)
« Dans les vastes étendues
du parc national de Yosemite, la mort d'une femme entraîne un agent fédéral sur
un terrain de non-droit, où la nature n'obéit qu'à ses propres règles. »
Cette fois, c’est directement Google qui nous fournit le résumé de la série.
Alors comme je suis une grosse fainéasse, je vous recopie
une des critiques, également fournies par Google (j’ai corrigé des bricoles sans
importance) : « Ce que j'aime beaucoup
dans les séries et films du genre, c'est qu'on ne sait pas du tout où on s'en
va et c'est le cas dans cette mini-série.
L'intrigue se passe dans un
grand parc national des États-Unis en Californie. Une fille tombe d'une falaise
et aussitôt, l'histoire commence. Banal me direz-vous, ben pas si banal que ça
en fait, on est attiré par l'enquête d'un homme aussi brisé mentalement que la
fille qui est tombée. À la longue, ça peut être un cliché, car ce n'est pas la
première fois qu'on a affaire à des enquêteurs brisés par la vie dans des
séries ou films mais bon, on fait avec.
Une certaine lenteur dans le
scénario est maintenue tout du long mais, ce n'est pas désagréable du tout. Il
y a quelques bons moments de suspense qui se glissent de temps en temps, ce qui
ajoute un peu de piquant dans l'histoire. Malgré tout, on a passé un bon moment
à écouter cette série qui en passant, se passe dans un grand parc, alors
imaginez les images dans cette nature fabuleuse.
À voir pour les amateurs de
séries policières, surtout que celle-ci est différente de ce dont on a l’habitude. »
Je confirme ! J’ajoute que les images sont bien belles,
que ça se passe dans un milieu que l’on ne connait pas trop…
Figurez-vous que j’ai commencé à regarder cela hier, en
arrivant au bled, mais je me suis endormi pendant le troisième épisode. Alors,
ce matin, comme j’étais réveillé à trois heures, j’ai allumé ma télé, pensant
que le sommeil me surprendrait à nouveau, j’ai repris au troisième épisode et j’ai
tenu sans interruption jusqu’à la fin de la série (soit quatre épisodes) ce que
je ne fais absolument jamais (enfin, à cette heure-là).
Vous avez le droit de ne pas passer à côté.
19 juillet 2025
[Séries] La belle de Jérusalem
« La série suit l'histoire
de la famille Ermoza, une famille de marchands séfarades tenant une épicerie à
Jérusalem.
Le spectateur suit plus
précisément l'histoire de Gabriel, qui a succédé à son père Rafael à la tête de
l'épicerie familiale, de sa mère Merkada, son épouse Rosa et leurs trois filles
Luna, Rachel (surnommée Rachelika) et Rebecca (surnommée Becky). Le scénario
montre les résultats des amours contrariées de Gabriel avec Rochel Leibowitz,
une ashkénaze que les parents de Gabriel refusent.
La première saison de la série
se déroule selon deux plans temporels, l'un débutant lors du mariage de Gabriel
avec Rosa en 1919 et l'autre débutant en 1936 ; la seconde saison se déroule
dans les années 1940. »
Voila ce que nous dit Wikipedia.
J’ajoute que les images sont superbes, que l’histoire est passionnante et que
vous devez binger sans arrière-pensée.
Il serait intéressant que j’en dise plus sur la deuxième
saison mais cela reviendrait évidemment à décrire la fin la de la première.
Elle se déroule donc sur fond de la seconde guerre mondiale et je ne dirai que
j’adore les images de « Jérusalem vu du ciel » (vous verrez bien
pourquoi).
Pour la première, les séquences se déroulent bien sur deux
époques (deux « plans temporels » comme ils disent) et les scènes
sont diffusées en alternance ce qui donne un grand intérêt pour suivre les âges
de la famille et est beaucoup plus agréable que les habituels flashbacks qui
jonchent trop de séries.
Cela permet de mettre en parallèle la jeunesse du couple
Ermoza, Gabriel et Rosa, et la vie de leurs filles adolescentes (ou plus…) vingt
ans plus tard.
Les deux périodes se déroulent sous deux périodes politiques
différentes. Pendant la première, le territoire, la Palestine, fait encore
partie de l’empire Ottoman et est donc sous occupation turque. Pendant la
deuxième, il est sous protectorat anglais. Pour les deux, le fond politique est
important avec les querelles entre les Palestiniens juifs, les arabes, les Turcs
puis les Anglais. On y voit des meurtres, des attentats, l’activité de groupes
politiques…
Mais le plus intéressant est bien la vie de la famille, le
poids de « la mère juive », la différence de traitement entre les
hommes et les femmes. Il y a bien entendu un côté fleur bleue avec, par exemple,
les amours impossibles entre un séfarade et une ashkénaze mais l’important n’est
pas là ! On se met dans la tête de chacun des personnages principaux et on
se passionne pour cela.
Je ne suis ni historien ni « sociologue des religions »
mais toutes ces histoires sont passionnantes dans le contexte politique actuel,
le conflit Israélo Palestinien qui dure depuis longtemps mais a connu un récent
rebond, notamment pour démentir toutes les âneries que l’on peut lire de la part
de militants politiques exigus dans les réseaux sociaux.
D’ailleurs, c’est amusant. Après avoir vu le dernier épisode,
je suis tombé sur une interview de Rima Hassan, dans TikTok, comme si elle
avait vu la série, aussi, prétendant ne pas lutter contre le sionisme mais ne
voulant pas que l’histoire se fasse sur le dos (et le massacre…) des Palestiniens.
Un dernier mot : ce n’est pas la première série Israélienne
dont je décris les mérites ici. Ils sont vraiment très forts.
A votre télécommande !
15 juillet 2025
[Séries] Adolescence
Adolescence est « la série dont tout le monde parlait »,
il y a quelques mois et j’étais passé complètement à côté. Je me demande s’il n’y
a pas un peu de snobisme de ma part, d’une part à cause de cette histoire de tournage
en « plan séquence » et d’autre
part à cause du sujet annexe (le harcèlement dans les réseaux sociaux) qui me
sort un peu par les trous de nez, con comme je suis.
L’autre jour, c’est mon téléviseur qui m’a rappelé que j’étais
en retard. Tout juste s’il ne m’a pas affiché un message du genre « hého,
Ducon, t’as pas encore regardé ce truc ! ». Alors je me suis lancé et
je ne regrette pas !
Dès le début, la police fait une descente chez Jamie pour l’arrêter
car il est soupçonné du meurtre d’une adolescente. Je ne vais pas tout vous
raconter mais progressivement, on découvre différents volets de l’enquête, les
éléments à charge, les choses sur les réseaux sociaux… C’est passionnant et j’aurais
regardé l’ensemble d’une traite si mon lit ne m’avait pas appelé à une heure du
matin alors que je bossais le lendemain.
Les « plans-séquence » sont une technique
particulière pour filmer les scènes (il y a une seule caméra et le tournage s’interrompt
rarement, les personnages peuvent être suivis très longtemps, par exemple tout un
épisode). Contrairement à ce que je craignais, ce n’est pas spécialement
dérangeant (sauf pour le caméraman…) et cela crée une ambiance particulière
assez plaisante. Au début, on est évidemment très observateur, pour vérifier
que « ce qu’on dit est vrai » mais rapidement, on se prend au jeu !
Quant au « sujet annexe » dont je parlais, je
suppose que j’avais peur que la série vire au procès des réseaux sociaux mais
il n’en est rien (ou presque). Un épisode est dédié à la compréhension par le
policier en charge de l’enquête des mécanismes, de ce que font les ados (ce que
j’ai d’ailleurs découvert !).
Je résume : c’est une bonne série et tu dois la
regarder toutes affaires cessantes. C'est assez fort, on s'attache aux personnages, notamment à la famille de l'ado qui voit son univers torpillé... La série n'est pas concentrée sur la recherche d'une preuve de la culpabilité mais sur le à côté, ce qui aurait poussé Jamie à faire ce geste, le suivi des parents...
11 juillet 2025
[recettes] Salade de filet de boeuf et de poivrons confits marinée
Dans un récent billet, je disais pourquoi je donnais des
recettes de cuisine dans mon blog (je ne veux pas devenir influenceur d’autant
que je suis assez mauvais mais j’aime bien donner des trucs). Il n’empêche qu’il
m’arrive de faire des trucs très bon, souvent un peu par hasard !
Il n’y a parfois pas de recette précise c’est pour ça que
mes explications sont parfois alambiquées. Il n’empêche que mon plat d’hier midi
était très bon…
Il faut remonter à avant-hier midi ! J’avais, au réfrigérateur,
un filet de bœuf de plus d’un kilo depuis près d’une semaine (il faut ça, avec
le bœuf, sans le laisser « maturer », le manger tout de même
plusieurs jours après l’achat). Cela m’arrive très souvent. Je fais trois repas
avec : un premier avec la viande qui sort du four, le deuxième avec que de
la viande froide et le troisième en salade avec une petite sauce improvisée et
soit des pâtes, soit des pommes de terre, un peu d’oignons, d’échalottes…
Mercredi, avant de cuire mon rôti, j’ai étalé sur une face deux
bonnes cuillères de crème fraiche et un peu de sauce soja, avant de mettre du
poivre, des herbes de Provence et un peu d’huile d’arachide.
C’est le hasard ! Par exemple, je n’avais pas rangé la
bouteille d’huile d’arachide et elle était sur la table (généralement je mets
soit du beurre soit de l’huile d’olive). J’ai mis de la crème suite à une idée
saugrenue (en vue d’avoir une base pour la sauce de la salade du lendemain). J’ai
mis de la sauce soja (salée, quand même…) parce que la bouteille était devant
ma boite d’herbes dans le placard à épices…
Vingt cinq minutes à 225 degrés.
C’était très bon.
Le soir, pendant l’apéro au bistro, je me suis dit qu’il me
faudrait manger rapidement les poivrons (et ils ne se prêtaient pas aux repas
que j’avais prévu avant mon retour à Paris). J’ai donc décidé de les mettre
dans ma salade du lendemain (les trois : un vert, un rouge et un jaune).
Rentrant à la maison, j’ai eu l’idée de génie : les faire
un peu confire et manger ma salade assez froide. J’ai donc décidé de les
préparer immédiatement pour pouvoir les mettre au frigo avant l’aller me
coucher. Je les ai donc lavés, coupés, mis dans un saladier avec de l’huile
(toujours d’arachide, je vais essayer de penser à ranger ma bouteille), un peu
de poivre, de sel et du piment (pas beaucoup : il ne faut pas que ça
arrache la gueule, juste que ça « relève »). Bien mélangé et, hop !,
à l’Air Fryer. 180 degrés pendant une grosse demi-heure.
Pendant ce temps, j’ai coupé la viande. La sauce était un
peu figé, j’y ai ajouté un peu de mayonnaise et un peu de crème fraiche (disons
une grosse cuillère à café de chaque), bien mélangé. J’ai tout mis dans un
autre saladier et mélangé. Plus tard, j’y ai ajouté les poivrons (quand ils
avaient refroidi) avec le liquide issu de la cuisson et touillé à nouveau.
J’ai mis ça en bas de frigo vers 22h.
A 12h, hier, c’était délicieux !
10 juillet 2025
[Séries] Between
Selon Wikipedia : « La ville de Pretty Lake est touchée par un mystérieux virus qui tue tous les résidents de 22 ans et plus. Pour éviter que le virus se propage, le gouvernement met en place une zone de quarantaine de 16 kilomètres, laissant les derniers survivants seuls dans cette ville fantôme. »
Ainsi, la série (du moins les deux saisons que j’ai vues) se
consacre sur la vie de ces jeunes, leurs combats pour leur survie, pour obtenir
le soutien du gouvernement, les luttes de pouvoirs…
La série est assez violente. Forcément, tous les gens de plus
de 22 ans passent rapidement l’arme à gauche et les « mômes » ne sont
pas tendres entre eux (et des "héros" meurent ! On se demande qui va rester...). Néanmoins, les réalisateurs ont évité tout ce que je
craignais comme une tournure mélo mais aussi le côté neuneu (genre « club
des cinq » ou « Jules Verne » où tout le monde il est gentil et un
peu con sur les bords…).
C’est passionnant, plein de suspens, sans trop de longueurs et sans complication qui fait que des andouilles comme moi loupent des moments clés qui expliquent la suite...
05 juillet 2025
[recettes] Mes steaks hachés surgelés à l'Air Fryer
Ne nous trompons pas : si je donne souvent des recettes
de cuisine, ici, ce n’est ni parce que je me prends pour Etchebest ou Lignac ni
parce que je souhaite de venir un influenceur… Il se trouve que je découvre
parfois des moyens de préparer des produits très simples et qui rendent un
résultat remarquable ce qui pourrait intéresser mes potes. Parler aujourd’hui
de cuisson des steaks hachés surgelés se situe dans ce cadre. J’en ai mangé un
hier (deux, en fait, faut pas déconner) qui avait le goût et la texture idéals !
J’en mange pourtant régulièrement (forcément, quand je rentre de Paris en
Bretagne, je prends ce qu’il y a au congélateur tant que je n’ai pas fait mes
courses) mais jamais je n’en avais autant apprécié (j’adore les steaks hachés
frais alors qu’on en mange toute de même assez rarement).
Une des autres raisons qui me pousse à parler cuisine est de
démystifier certains plats qui paraissent hors de porter à des célibataires
endurcis… L’autre jour, je me suis fait des pates aux saumons (sans faire de
billet, je pense) et j’ai découvert que c’était très simple. Vous faites
chauffer la base (disons un oignon finement coupé et de la crème fraiche) dans
du beurre. Pendant que ça chauffe et que ça réduite un peu, vous faites cuire
vos nouilles dans de l’eau. Vous enlevez la peau du saumon et coupez ce dernier
en dés d’un ou deux centimètres et vous les foutez dans la crème. Une fois que
les morceaux « se détachent », c’est fini !
Revenons à nos steaks hachés surgelés. Rappelons d’abord que
ça se mange bien cuit pour des raisons de sécurité ou d’hygiène alimentaire et
que pour rendre bouffable de la viande de bœuf qui devrait se manger saignante
dans ces conditions n’est pas à la portée de tous les abrutis. Je suis un
abruti exceptionnel.
J’ai inventé la recette ci-dessous que je vous livre en
globalité (avec les pommes de terre) mais l’idée de cuire les SHS (steaks
hachés surgelés) à l’Air Fryer m’est venue par une vidéo aperçue dans les
réseaux sociaux, de même que le principe général de l’opération.
Petit 1 : vous épluchez vos pommes de terre, les coupez
en morceaux, les rincez et égouttez (sans plus, on n’est pas là pour faire des
frites) et les mettez dans un saladier.
Petit 2 : vous ajoutez du sel, du poivre et de la poudre
d’ail séchée (une belle quantité) et les épices de votre choix (je m’étais
contenté d’herbes de Provence) puis une bonne dose d’huile et vous mélangez
bien.
Petit 3 : vous faites cuire les pommes de terre une
grosse douzaine de minutes à l’Air Fryer à 180 en mélangeant à nouveau à
mi-cuisson.
Petit 4 : vous mettez vos SHS (encore congelés) dans le
fond du saladier en les faisant bien tourner de manière à ce qu’il soient bien
entourés du reste de « marinade ».
Petit 5 : à la fin des 12 minutes, vous mettez vos SHS
sur les patates pendant cinq minutes, vous les retournez et laissez encore trois
ou quatre minutes.
Petit 6 : c’est fini.
Vous pouvez passer à table ! Les patates ne sont pas
exceptionnelles (il aurait fallu mettre du paprika et surtout de la maïzena pour
les rendre croustillantes). Contrairement aux SHS ! Parfaits.