23 octobre 2023

[Geek] Il faut manger la fibre !


J’ai eu une après-midi mouvementée vu que trois lascars d’Orange sont venus installer la fibre. Leurs travaux ont duré environ une heure dix et la fibre était opérationnelle dix minutes plus tard (le temps que les andouilles des serveurs fassent quelques manipulations). Tout fonctionne très bien sauf le téléphone (ils m’ont prévenu que cela pourrait mettre un jour ou deux) et l’accès aux chaînes de télévision par Internet (je suppose que c’est lié à l’abonnement téléphonique). Netflix (et toutes les applications Internet) sont OK sur la télé du séjour. Le Wifi fonctionne correctement dans cette pièce.

Mon nouveau numéro de téléphone se termine par 1665. C’est décevant.

L’ancienne ligne datait de la fin des années 50, je crois, du temps où il fallait demander à une opératrice de faire les « branchements » (nous avions le « 351 » à Loudéac, qui était devenu les 28 03 51 dans les Côtes d’Armor, le tout ayant été précédé du 02 96 il y a près de 30 ans). RIP le 351.

 

La connexion de l’iPhone a été très rapide en scannant un QR code fourni sur une petite carte que je vais accrocher quelque part près de la box. Celle du PC personnel a été très rapide (on choisit la box dans la liste et on appuie sur un bouton de cette dernière). Pour la connexion du PC professionnel, il a fallu taper la clé à 18 chiffres.

 

Les gugusses ont fait un nouveau trou dans le mur pour faire passer le câble (sur le côté gauche de la porte vitrée, tout en haut, et un câble discret descend jusqu’à une nouvelle prise).

 

Tout ça pour introduire une mesure des performances (en mégabits par seconde) grâce à SpeedTest que vous trouverez dans Google.

 

Conditions

Débit descendant

Débit montant

En ADSL puis Wifi, de mémoire

6 à 8

2 ou 3

En ADSL puis RJ45, de mémoire

30 ?

30 ?

En 4G via l’iPhone, avec le PC perso

9

10

En 4G via l’iPhone, avec le PC du bureau (avec VPN)

23

37

Via la fibre en RJ45

495

477

Via la fibre en Wifi sur le PC personnel

224

126

 

Via la fibre en Wifi sur le PC professionnel (avec VPN)

25

38

 

Mon nouvel abonnement est limité à 500 Mb/S. On y est presque. Je ne comprends pas ce qui explique les différences entre le PC du bureau et le PC perso, ce dernier étant bien plus rapide en Wifi avec la fibre mais moins avec la 4G de l’iPhone. Je n'ai pas mis la vitesse de l'iPhone en 4G mais c'est 313 et 425 : on est donc au même niveau que la fibre... Il faudrait que je teste en 5G dès que je la capte.

 

Débrouillez-vous avec ça.


21 octobre 2023

[Série] Lupin

 


Voila une série que je m’étais jurée de ne pas regardée car j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une adaptation des romans de Maurice Leblanc en version blockbuster wokisé. Et j’ai craqué ! Et il ne s’agit pas vraiment d’une aventure d’Arsène Lupin mais celle d’Assane Diop, immigré d’origine Sénégalaise, lui-même devenu, au fil des années passées, que l’on découvre via des flashbacks est devenu cette espèce de cambrioleur brillant et sympathique, inspiré par son personnage de roman préféré.

Le père d’Assane, qui a donné la passion d’Arsène à son fils, a été accusé à tort d’un cambriolage, vingt-cinq ans auparavant, et s’est pendu dans sa cellule. Il a maintenant l’occasion de refaire le même vol et s’y emploi, principalement pour réhabiliter la mémoire de son daron.

Arsène Lupin l’inspire, pour le côté « gentleman », pour la réalisation de ses larcins mais aussi pour quelques espèces de message codés, principalement destiné à un flic, aussi amateur d’Arsène…

 

Je m’attendais à être déçu tout en passant un bon moment (la série ayant connu un très grand succès, elle ne peut pas être nulle) et je fus presque déçu de ne pas être déçu.

La plupart des personnages sont franchement nuls et souvent des carricatures de flics nuls, de politiciens ou d’homme d’affaire véreux, de truands aussi débiles que méchants… C’est le principal point négatif de cette série qui, pour le reste, est effectivement très distrayante, pleine de rebondissements, de suspens, d’action…, le tout essentiellement dans un Paris splendide (et un peu, évidemment, en Normandie, avec une virée à Marseille).

Le suspens est un peu gâché car on sait que le héro s’en tirera toujours et qu’un des leitmotive est « il n’y pas de mort dans Arsène Lupin » mais, au fond, c’est le propre des séries avec des personnages importants : il faut bien des personnages pour tourner une suite. Notre héros moderne est fort sympathique et attachant tout comme certains tordus de son entourage.

 


Cela fait probablement plus de 40 ans que je n’ai pas lu un livre de Maurice Leblanc et j’ai encore quelques souvenirs de la série avec Georges Descrières mais purement visuels. Son visage, son monocle… Aussi, je ne peux pas confirmer que la nouvelle est conforme à l’atmosphère d’origine.

Tant pis pour vous. Vous n’avez qu’à regarder, ce à quoi je vous invite.

20 octobre 2023

[Série] Crime à ciel ouvert [et ma pauvre mémoire]

 


Vous pouvez regarder « Crime à ciel ouvert ». AlloCiné nous dit « Basse-Lusace, près de la frontière polonaise. L'inspecteur Maik Briegand, qui avait quitté sa région natale avant la chute du Mur, y revient pour élucider le meurtre d'une jeune fille, avec l'aide de la commissaire Annalena Gottknecht. Il se retrouve bientôt confronté à ses anciens collègues, à son mariage raté et à un événement traumatisant qui a marqué sa jeunesse… »

On ne s’y ennuie pas, l’histoire est intéressante et tout ça. Faites comme vous le sentez.

Néanmoins, je disais dans des précédents billets que j’en avais marre des séries où la vie privée des « héros », les enquêteurs, avaient leur part entière dans l’enquête. Nous sommes en plein dans ce cas. La fille, les frères, le père… de Briegand sont au cœur des événements qui gravitent autour du meurtre.

C’était le cas de la dernière série dont j’ai parlé ici et c’est de plus en plus fréquent, comme si les producteurs cherchaient à rendre sympathiques leurs histoires. Je préfère la femme de l’inspecteur Columbo qui est omniprésente dans la série mais qu’on ne voit jamais et qui n’a aucun rapport avec l’histoire…

 

Si je prends ma plume, aujourd’hui, alors que j’ai dit que je ne parlerai plus de toutes les séries qui me passaient devant le né, c’est qu’il y a un phénomène nouveau, chez moi, avec l’impression d’avoir vu assez récemment des scènes très ponctuelles de la fiction sans n’avoir aucun souvenir de l’histoire, de la plupart des personnages, des éléments de l’intrigue… Un peu comme si les réalisateurs avaient pompé d’autres séries ce qui, à ce point, ne peut pas être le cas.

Que je ne me rappelle que de bricoles est très surprenant (je suis le genre d’andouille qui, à part des films cultes, ne peut pas voir les mêmes deux fois à moins de dix ans d’intervalle). Que j’ai vu cette série récemment (il s’agit vraiment de flash de scènes vues il y a moins de six mois) sans en faire de billet de blog est étonnant.

Alors, je doute…

 

Je me rappelle très bien du gamin et des propos qu’il tient en expliquant pourquoi il a un œil bandé. Je me souviens parfaitement de la scène où la fliquette cherche un bureau au deuxième étage de ce qui ressemble à un ancien atelier converti en poste de police. J’ai en mémoire l’histoire du puits mais aucune « image » dans mon crâne. Par contre, je vois très bien le lascar tomber « au ralenti » sous une espèce de pluie de billets de banque. Une des scènes finales (avec la gonzesse qui fuit) est ancrée dans mon ciboulot.

C’est très étrange, comme sensation, d’autant que, en rédigeant ces lignes et en cherchant des exemples, j’ai plein d’autre flash, comme les galets sur les yeux de la morte, la sœur qui s’occupe du môme dont je parlais parce que la mère est une junkie, ou la grue monstrueuse qui sert dans la mine…

 


Cette grue, d’ailleurs, me permet d’estimer la date où je l’ai vue dans une autre série vu que c’était quelques jours après avoir évoqué avec des collègues une autre grue installée début août à Massy (je m’étais alors documenté au sujet de ces machins de dizaines ou de centaines de tonnes).

Si j’ai déjà vu « Crime à ciel ouvert », cela date au maximum de deux mois et demi… Et je ne conserve en mémoire aucun élément de l’histoire à part quelques détails qui m’ont énervé tout au long du visionnage sans jamais faire baisser mon intérêt, sans réduire le suspens à aucun moment.

 

Bizarre, non ?

16 octobre 2023

[Série] Deadwind

 


A propos de Deadwind, Selon Wikipédia : « Une inspectrice de police, Sofia Karppi, reprend son travail après avoir perdu son mari quelques mois auparavant. Son commissaire, Koskimäki, lui adjoint un jeune homme à former, Sakari Nurmi, alors qu'elle est plutôt solitaire. Ils enquêtent sur le meurtre d'une jeune femme, Anna Bergdahl. Ancienne championne de natation, mariée à un chauffeur de taxi, elle accompagnait des délinquants sortis de prison. Elle conseillait également l'entreprise Tempo, dirigée par Alex Hoikkala, qui envisage de construire un nouveau quartier doté d'éoliennes. Karppi et Nurmi auront du mal à retracer ce qu'a fait Anna pendant ses dernières heures. »

J’avais dit, dans un précédent billet, que je ne parlerai plus trop de séries, dans ce blog, mais mes commentatrices Facebook me supplient de continuer. Je vais donc le faire mais seulement pour certaines séries, si j’estime qu’elle mérite qu’on en touche un mot.

Pour Deadwind, je vais même faire assez fort puisque je vais aussi recopier de Wikipedia la critique faite par Rolling Stone (le magazine…) : « Deadwind pourrait se voir reprocher un manque d’ambition, voire amener à s’impatienter devant son classicisme dans la narration − renforcé par le jeu des acteurs assez neutre −, loin de ces autres séries scandinaves (The Killing est celle qui vient tout de suite à l’esprit) dont elle s’inspire manifestement. On se laisse pourtant prendre au jeu ».

 

Je recommande donc vu que je me retrouve assez bien dans ces propos qui, dans mon langage donnerait : « bien que pas extraordinaire et d’intrigue tirée par les cheveux pas compréhensible sauf si on dort ou on est saoul, les enquêtes (trois saisons d’une petite dizaine d’épisodes) deviennent assez rapidement passionnantes. On attend la suite avec impatience ». En gros.

C’est une série Finlandaise, peut-être la seule que j’ai vue mais c’est grands cons blondinets ne le sont pas plus, cons, que tous autres producteurs ou réalisateurs. D’une manière générale, j’aime bien les séries policières nordiques (la dernière que j’ai vue est « Trapped – Ófærð » était très bien même si une seule saison n’est disponible sur Netflix ; je n’avais pas fait de billet, étant en grève).

Il y a toujours une atmosphère un peu noire, presque au sens propre vu que les couleurs ne sont pas ce qui caractérise ces régions pleines de neige où il fait souvent nuit. Les Américains sont aussi assez forts pour ce type de séries. Ma préférée était « The Sinner ». Pendant mes vacances d’été, j’ai regardé beaucoup de séries basées sur des romans d’Harlan Coben voire produites par ce dernier. Mais les Américains ne sont pas scandinaves et je ne sais même pas pourquoi je parle de tout cela. Peut-être pour dire qu’il y a une belle différence par rapport aux fictions policières que l’on peut voir sur nos grandes chaînes ? Une ambiance tout autre, sans humour basique fait pour amuser les imbéciles en rendant ces conneries plus légères.

 


Dans beaucoup, en revanche, et Deadwind atteint peut-être un record, la vie privée des enquêteurs voire de tous les personnages est trop importantes. D’une part, elle prend trop de part à la fiction (je me fous des problèmes de garde d’enfant de Karppi). D’autre part, l’entourage des flics est trop impliquée, entre la fille qui est proche des milieux de trafiquants de drogue ou le chef de service carrément plongé au cœur de l’enquête.

Dans Columbo, une des séries anciennes que je préfère, la femme de l’inspecteur est omniprésente mais on ne la voit jamais…

En outre, dans Deadwind, les personnages ont trop de particularités dans leur vie. L’héroïne jeune veuve élevant son fils aux cheveux longs et blonds de 6 ou 7 ans mais aussi la fille de son époux, proche de la majorité, toxicomachin. Son adjoint qui refuse d’avoir des enfants (ce n’est pas un mal mais je ne vois pas le rapport avec l’histoire, pourquoi ils nous parlent de ça ?). Les deux qui n’arrêtent pas de s’engueuler mais on se demande toujours quand ils vont finir par forniquer. La mairesse chef d’un part politique écolo qui élève sa fille aveugle. Le chef flic qui reçoit sa fille qu’il n’a pas vu depuis des années. La gonzesse assassinée avec une sœur qui bosse dans la même boite et dont le fils (de la morte) est frapadingue. La consultante qui couche avec son boss.

J’en passe. Ce n’est pas woke, c’est lourdingue. Moins que toutes les séries Netflix où les mecs et les pouffes qui ont baisé sortent du lit avec leurs sous-vêtements, toujours noirs, et pas à poil comme tout un chacun.

 

A voir quand même. Parce qu’on se laisse prendre au jeu… 


Autre particularité de ce billet par rapport à mes proses habituelles : je le rédige avant d'avoir vu l'intégralité, avant que le phénomène de lassitude ou de baisse de régime ne survienne sournoisement.

07 octobre 2023

Des séries mais sans suite

 


Quand j’ai commencé à regarder beaucoup de séries, il y a un peu moins de trois ans, je me suis pris au jeu d’en parler systématiquement dans des billets de blog, un peu poussé par un ancien gros (j’ai fait des billets sur un peu moins de 120 séries, tout de même). Et, en août, j’ai arrêté. J’ai fait quelques papiers, bien sûr, mais plus sur toutes les séries que je voyais. L’événement est déclencheur est tout simple : je me suis laissé débordé. Pris d’une certaine passion pour les mini-séries (celle qui ont entre six et dix épisodes de moins de 50 minutes et qui n’appellent pas de deuxième saison), j’en regardais tellement que, au moment où j’avais l’envie d’écrire, j’avais trop de retard dans ma narration. J’avais même souvent oublié les titres des fictions sur lesquelles j’avais quelque chose à dire.

Il n’empêche que cela fait des mois que je m’interroge…

 


Il y a tout d’abord l’utilité… sans même parler du fait que les blogs ne servent pas à grand-chose. Les goûts et les couleurs ne se discutent pas et je suis assez bon public. Par contre, je ne peux plus dire à mes lecteurs « regardez ce truc » alors que je connais à peu près ce que pourrait apprécier chacun… Et surtout ce que je ne veux pas leur suggérer de voir.

Par exemple, le seul commentateur de ce blog est Didier Goux (j’ai beaucoup plus de réactions dans Facebook suite aux billets que j’y diffuse) et ce n’est pas la peine que je lui conseille des comédies musicales et je pense que la plupart des séries policières lui sortent par les trous de nez… Je lis moi-même beaucoup de conseil et, quand je les suis, il m’arrive de me faire chier comme un rat mort. En fin de compte, il est probable que chacun ait ses « sources » pour choisir ses séries et qu’elles sont souvent ce que propose directement Netflix.

 


Il y a, ensuite, la lassitude de chercher quelque chose d’original à dire. Il est impossible de vraiment décrire une série sans « spoiler ». Je me contente donc de copier le résumé de Wikipedia (la plupart du temps). Ensuite, il me faut broder pour dire ce qui plait vraiment ce que l’on confond avec ce qui pousse à regarder les épisodes suivants. J’ai tellement utilisé les qualificatifs de « captivant », « fascinant »… que certains touches de mon clavier son usées.

Il est probable que mes lecteurs me connaissent bien et comprennent que mes jugements écrits sont biaisés et que, au fond, la rédaction était devenue un réflexe, que je n’écrivais plus parce que j’avais quelque chose à dire mais uniquement comme si j’accomplissais une sorte de devoir.

Trouver de l’originalité a été pour moi souvent très difficile vu que ma passion pour les séries est relativement récente et que j’ai donc vu nombre de séries anciennes. Que dire de particulier à des gens qui ont déjà vu la chose ?

 


Après, je vais être un peu méchant, mais je consulte souvent Google pour avoir des idées au sujet de la série. La plupart des articles sont nuls. Les auteurs brodent pour trouver quelque chose qui apporterait des clics. Les mecs vont faire 5000 signes sur le thème « quand sort la prochaine saison de xxx » alors qu’une date nous suffirait.

Les critiques sont souvent élitistes. Je vous conseille la lecture de Télérama, par exemple. Si un papier est négatif, il est probable que la série soit exceptionnelle.

Mais, objectivement, si des professionnels n’arrivent pas à sortir une prose correcte, il n’y a aucune raison pour que j’y parvienne.

 


Par ailleurs, on regarde parfois des séries parce qu’il faut le faire. Quand j’ai pris mon abonnement à Netflix, par exemple, The Crown faisait la une de tous les commentaires. J’ai été « obligé » de regarder. Et comme je suis bon public, j’ai tout visionné. Comment dire du mal d’une série appréciée par tout le monde ? A quoi bon en dire du bien ?

C’est ainsi que j’ai vu beaucoup de gros trucs à la mode (Breaking Bad et Better call Saul, Peaky Blinders, House of Cards…) et si j’ai bien aimé les débuts, elles sont toutes parties en vrille avec des dernières saisons affligeantes. C’est un phénomène que tous les amateurs connaissent.

Quand j’ai vu Better call Saul, par exemple, j’ai tout de suite vu que c’était bien meilleur que Breaking Bad… J’en ai probablement fait un billet passionné. Quelques mois après, la dernière saison est sortie. Elle est nulle. On n’y comprend pas grand-chose parce qu’on se fait chier. Je ne sais même plus si je l’ai vue en entier. Ainsi, je voyais la série en entier, maintenant, je partirai sur une très mauvaise opinion et mon billet serait très négatif alors que le début est exceptionnel.

 


En fin de compte, il y a assez peu de très bonnes séries, de celles avec une intrigue correcte du début à la fin, avec un bon jeu d’acteurs, de la bonne musique, des décors somptueux… Je continue à être passionné mais je n’ai plus du tout envie d’en parler… quand je n’ai rien à dire.

C’est ballot.

02 octobre 2023

[Film] La Ballade de Buster Scruggs

 


« La Ballade de Buster Scruggs » est un « western à sketches » des frères Coen sorti en 2018. Le film est en fait la succession de six histoires reprenant des thèmes des westerns : les rois de la gâchette, les convois de pionniers, les voyages en diligence, les prospecteurs d’or, les pendaisons, les spectacles ambulants… La plupart sont des caricatures, traitées de différentes manières : burlesque, sentiments…

Je ne vais pas faire mon habituel billet. Vous n’avez qu’à aller lire celuide Didier Goux qui en parle très bien et que j’aurais l’air ridicule à vouloir surpasser. Même que c’est lui qui m’a incité à aller regarder cette fiction. Et je vous conseille d’en faire autant.

 

Vous pouvez aller lire les critiques sur le web grâce à la maison Google. Je le fais souvent après avoir vu des trucs qui me plaisent (même si lire les critiques a posteriori est un peu con). On trouve des choses très bien mais aussi des abrutis qui savent être plus ridicules que je ne pourrais l’être comme les éternels détracteurs des frères Coen. Être élitiste à ce point est un métier…

Il y a tout de même quelque chose qui me frappe. Je ne sais pas si c’est moi qui suis ridicule, vu que, au fond, c’est le thème de ce billet, ou la « collectivité » des gens qui font des papiers au sujet de fictions. Toujours est-il que personne n’a fait de rapprochement avec Lucky Luke, du moins celui des premiers temps, de Morris puis de ce dernier avec Goscinny.

Rien que le titre n’est pas sans rappeler « La ballade des Dalton », qui est je crois le seul dessin animé produit par les deux complices et qui, si ma mémoire est bonne, est aussi la succession de plusieurs histoires (avec un thème unique). Je ne garantis pas ma mémoire, cela fait sans doute plus de quarante ans que je n’ai pas vu.

 


Prenez le premier sketch. Il évoque Buster Scruggs, une espèce de gangster chantant, élégant et roi de la gâchette. Il est presque la copie du Cavalier Blanc et on s’imagine un peu qu’il est aussi une espèce de Robin des Bois, comme dans Jesse James, qui défend la veuve et l’orphelin. Les méchants pourraient être n’importe qui au fond, mais ne sont pas sans rappeler de certains Western avec Terrence Hill (notamment, je crois, « on l’appelle Trinita ») mais peu importe.

Buster Scruggs finit par être confronté à un autre « cowboy », habillé tout en noir, comme Rattlesnake Joe (le tueur à gage dans Western Circus). Ce type est un as de la gâchette. Il tire plus vite que son nombre (vous avez le rapport avec Lucky Luke, j’espère) et arrive à atteindre des cibles très précisément en tirant de plus de cent mètres avec un colt dégainé à la volée…

Et à la fin, il quitte la scène, de dos, à cheval… Comme s’il allait vers le soleil couchant.

 

C’est ce matin que j’ai fait le rapprochement avec les trois ou quatre albums de Lucky Luke que je cite mais, tout au long de la suite du film les parallèles se font progressivement avec différentes scènes gravées dans ma mémoire après des années de lecture assidue de bandes dessinées (j’ai arrêté il y a une quinzaine d’années), jusqu’à la partie finale, très proche de « La diligence », y compris pour le personnage de la grosse mégère qui voyage avec les autres.

Avant, il y avait « La caravane ». Et l’impresario qui fait la tournée des villages avec sa caravane n’est pas sans rappeler le Docteur Doxey…

 

Ne tirez pas de conclusions abusives de mon billet. Notamment, je ne prétends pas que les frères Cohen sont inspirés de Morris et Goscinny. Je dis que le parallèle est certain. A la limite, La ballade de Buster Scruggs donne aussi un éclairage sur l’illustre bande dessinée.

01 octobre 2023

Les éponges et les ronces

 


Hier, mon frère devait passer à la maison pour faire des trucs à 15h30. Un quart d’heure avant, je suis allé ouvrir le portail du garage pour lui permettre d’opérer (il n’a pas, je crois, la clé du garage). J’ai alors constaté qu’il faisait beau et me suis lancé à travailler dans le jardin.

Je n’aime pas ça mais 1/ la pelouse trop haute, ça fait moche, 2/ J’avais des ronces à enlever, 3/ Un arbuste devait être taillé vu qu’il empêcher de pénétrer sur une très large partie du petit jardin en question, 4/ beaucoup trop de plantes débordaient dans la rue, 5/ Il faut que je désherbe la partie du trottoir en face de la maison, 6/ et mes pavés, tant qu’à faire.

Je me mets donc au travail. Le temps qu’il arrive (à l’heure), j’étais tout essoufflé. Après les salutations, je l’ai laissé opérer mais je suis resté dans le jardin, à proximité, pour me faire lécher par son sympathique (très) chient et pour être à l’oreille s’il avait eu besoin d’un coup de main pour soulever des choses.

Ca a duré un quart d’heure, j’avais du mal à respirer… J’étais donc bien content qu’il finisse et nous avons bu un café dument déchauffé.

 

Je rappelle, bordel de merde, que je ne raconte pas mes problèmes de santé pour soutirer des smileys « solidarité » mais pour raconter des conneries.

 

Finalement, je n’ai pas poursuivi mes travaux après son départ. Au moment d’aller au bistro, j’ai ramassé le grand sécateur, le taille-haie, son fil et la tondeuse. En passant devant les voisins, j’ai vu la dame que j’ai salué poliment et nous avons tenu une rapide conversation de convenance. L’époux est alors sorti. Il est visiblement à moitié sourd et il fallait que je parle fort ou qu’il demande une traduction à sa femme.

Pour alimenter la conversation, j’ai montré les travaux que j’avais fait dans l’impasse (couper des ronces et des branches d’arbustes) et, j’ai trouvé un prétexte pour m’excuser de ne pas plus entretenir, mais que j’étais vraiment incapable de faire une activité physique sans cracher mes éponges…

 

Au sujet du jardin, j’ai des complexes. Je n’aime pas l’entretenir et j’aime bien les plantes qui poussent dans tous les sens, les buissons feuillus… Seules les mauvaises herbes entre les pavés me chagrinent (un coup de vinaigre blanc en aura raison) et la hauteur de la pelouse (en fait ce n’est pas la hauteur qui me dérange mais son irrégularité). Les ronces gênent le facteur et c’est donc un « devoir » de les supprimer. Il est obligatoire de supprimer les mauvaises herbes sur le trottoir, par ailleurs. Par contre, avoir tout qui pousse bien est un bonheur pour moi, des haies qui s’expriment comme elles veulent me ravissent.

En discutant avec mon frère, j’ai dit que j’avais un complexe vis-à-vis des voisins à cause de mon bordel ébouriffé et une certaine gêne par rapport à ma mère qui est aussi la sienne par le plus grand des hasards qui se faisait un plaisir d’avoir des plantes taillées au carré.

Le frère en question m’a répondu que je n’avais qu’à leur dire que je n’aimais pas leurs jardins bien entretenus. C’est la vérité. Quand je suis en télétravail, je déprime à la vision des pelouses vertes sans rien, sans la moindre aspérité, sans le moindre arbuste qui tente de vivre.

 

Je n’ai rien dit aux voisins, évidemment, mais je leur ai expliqué que, avec mon opération du poumon – l’ablation d’un lobe – cela restait très difficile pour moi de faire quelques efforts (le seul tolérable est pour aller au bistro). Je disais tout fort en articulant bien : VOUS SAVEZ, AVEC MON CANCER DU POUMON, MEME S’IL EST GUERI, C’EST DUR DE BOSSER UNE DEMI-HEURE.

 

J’avais oublié que le voisin en question avait aussi un crabe dans les éponges et qu’il n’y avait quasiment pas d’espoir.

Je suis con.

22 septembre 2023

Retour au bistro ! Avec ses cons et ses loufiats...

 


Il faut savoir que, le soir, le patron de la Comète est souvent absent (il reste « au bureau » et revient si besoin) et que les serveurs sont assez jeunes. Janice a tout au plus 25 ans. Bruno, le barman, en a 22. Ils sont tous les deux très sympathiques mais le loufiat est un freluquet alors que la serveuse est une femme que l’on pourrait qualifier de bien charpentée mais très belle. Un dessin de Dubout, pour ceux qui connaissent. Un jour, j’avais choqué des potes Facebook en disant que je me demandais s’il arriver à entrer totalement à l’intérieur. Depuis lundi, il y en a un troisième, encore plus jeune et très mince, avec un visage assez effilé et juvénile, à un point que, le premier jour, je me suis demandé si ce n’était pas « une stagiaire de troisième ». Il n’est pas antipathique mais, comme il ne parle pas, je n’ai rien à en penser…

Janice et Bruno m’aiment bien. Je suis un bon client (pas le meilleur vu que je passe la moitié de mon temps en Bretagne) mais je bois mes bières, suis poli, déconne un peu sans accaparer la discussion (comprendre : sans être chiant). Ils savent que je m’intéresse au personnel (par exemple, quand quelqu’un est absent, je prends de ses nouvelles) et que je les « soutiens » (toujours un encouragement quand il y a beaucoup de boulot ou, au contraire, quand ils s’emmerdent).

 


Quand il y a un client que je n’aime pas, ils ne l’aiment pas non plus. Rien d’anormal à cela : si un type me casse les couilles, il n’y a pas de raison qu’il n’énerve pas les autres. La réciproque est vraie. S’ils n’aiment pas un client, je finis par le ressentir (et l’entendre vu que ce sont toujours des types qui parlent trop ou des gonzesses bourrées) et ça m’indispose de savoir qu’un élément du décor est perturbé.

Car nous sommes tous des éléments du décor ou des meubles. Il n’y a que quelques mois qu’ils travaillent là et comme je suis souvent absent, nous n’avons pas de relation qui pourrait s’apparenter à de l’amitié. Seulement, peut-être, de l’affection mais nous savons tous que, un jour prochain, il nous faudra tourner la page. C’est peut-être pour ça qu’ils m’aiment bien : je ne « tape pas l’incruste » comme certains abrutis qui se croient au centre du monde et veulent toujours copiner avec le patron ou les employés.

A part avec Jim et Josiane, je n’ai jamais été assez proche avec les serveurs (contrairement aux patrons) par exemple pour les voir au dehors des heures d’ouverture. Le gros Jean-Jacques qui a officié quelques temps à la Comète faisait exception mais il avait un don pour entrainer tout le monde au resto le dimanche soir à la fermeture, vers 20 heures…

 


Jim est un cas à part. Il avait 23 ans quand il est arrivé à la Comète (et moi sans doute près de 40). Comme il était un peu seul dans le quartier, il avait fini par traîner avec la bande, on passait des réveillons ensemble, on se rendait des services… On a fini par passer des jours de vacances ensemble. Près de 10 ans après son départ de la région parisienne, on continue à se téléphoner et à échanger avec Facebook. Pour Josiane, c’était un peu différent. Pendant onze ans, elle était à la fermeture de la Comète un jour sur deux et le patron tolérait que quelques habitués restent là jusqu’à la fin du ménage. Nous étions devenus des vieux des copains, des complices…

Mais, comme d’habitude, je m’égare. Surtout que c’est la première fois que je fais un billet « bistro » dans ce blog depuis longtemps, malgré son nom.

 

Pour en revenir à Janice et Bruno, la différence d’âge fait sans doute beaucoup. Prenez le petit nouveau dont je parlais, j’ai probablement trois fois le sien… mais aussi trois fois son poids. Je ne sais pas si je fais plus ou moins jeune que mon âge, physiquement ou mentalement. Je ne suis pas comme ces imbéciles qui s’imaginent être « restés jeunes dans leur tête », par exemple. Je conchie toutes les musiques sorties avant 1995. Je ne suis pas fêtard. Seulement client de bistro.

Et il y a peu de taiseux comme moi qui passent deux ou trois heures par jour au même bar en s’enfilant des pintes en ayant que rarement des signes d’ébriétés. A La Comète, nous ne sommes plus que trois fidèles du comptoir, le soir, avec « ma » Odette et « La Galice ».

 


Au fond, il y a assez peu de clients chiants, au bistro. Ceux qui s’y présentent finissent par s’isoler ou par être virés par les patrons parce qu’ils font fuir du monde. Deux anciens patrons de la Comète me « suivaient » assez : quand ils voyaient qu’un type me les broutait, ils finissaient par les foutre dehors. C’était rigolo. Le précédent, André, virait assez facilement. Il en faisait même des erreurs. Il avait jeté mon copain Luc (en mon absence) en croyant qu’il était bourré alors qu’il ne l’était pas. Et s’il fallait éviter les clients bourrés, les rentrées d’argent se tasseraient rapidement. Ne conserver que les fêtards, dans un coin comme La Comète, serait une erreur : le turn over est terrible.

Il y a trois ou quatre semaines, je me suis fâché avec mon (ex) copain Michel, dit « ping pong ». Il faut dire qu’il est bête comme ses pieds. J’en avais marre de discuter avec lui le soir ou, du moins, de subir ses conversations, généralement centrées autour de sa propre personne. La dernière fois, elles ne l’étaient pas, pourtant. Il parlait de moi. « Tu as passé tes vacances en Bretagne ? ». « Oui, dans la maison que je viens d’hériter de ma mère. » « Ah oui, au fond tu dois être content d’aller au bord de la mer. » « Bof ! Loudéac n’est pas au bord de la mer. » « Oui, mais la mer n’est jamais très loin en Bretagne, tu peux y aller souvent. » « Ben, tu sais, Loudéac est tout de même à 40 km au minimum, peut-être 50 pour avoir une plage ou un coin touristique. » « Ah ben tu peux y aller car c’est bien de voir la mer. » « Oui, mais je n’y vais pas pour ça, j’ai la maison, les copains… » « Mais tu as quand même le temps d’y aller car tu aimes bien la mer ». « Mais putain de bordel, je n’y vais pas pour ça, je te dis, tu vas arrêter quand de me casser les couilles, connard ? »

Je ne suis pas toujours très sociable, non plus. Mais quand on me force à parler ou à avoir un certain avis, je n’aime pas. Je ne l’ai pas revu depuis. Je ne pense pas qu’il ait été viré mais il l’aurait sans doute mérité, non pas pour m’avoir gonflé quelques fois mais parce qu’il ne boit pas beaucoup, arrive tard et fait chier les gens.

 


Quelques jours plus tard, en sortant du boulot, je m’installe en terrasse de l’Amandine (elle est petite, il y a donc souvent des gens seuls, on y est comme au comptoir). Il y avait à une table un type que je connais un peu. Disons qu’on se dit bonjour et qu’on échange parfois trois mots. A la table suivante, il y avait un gugusse que je ne connaissais pas. Je m’installe à la suivante.

Les deux s’étaient mis à parler ensemble assez fort, en m’interpelant de temps en temps. Je leur ai fait comprendre que je n’étais pas là pour faire la discussion mais celui que je ne connaissais pas n’avait pas l’air de comprendre. Genre : c’est inimaginable qu’un type vient tout seul à une table d’une terrasse d’un café pour être tout seul à une table d’une terrasse d’un café.

Ils m’ont oublié mais, à un moment, « l’ancien » a commencé à faire des imitations (mauvaises) d’acteurs en parlant très fort ! Ca a duré quelques minutes et c’est devenu insupportable. Je me suis fâché. « Mais tu vas donc fermer un peu ta gueule, j’aimerais avoir la paix… ». Il s’est vexé. Il l’a dit : « je comprends, Nicolas, que je te dérangeais mais tu m’as vexé. » Je lui ai répondu poliment, par pitié, en lui disant que « je comprenais mais j’ai craqué ». Je n’allais pas lui dire que c’était franchement un connard d’emmerder les gens puis de les engueuler quand ils te font des remarques parce qu’ils étaient franchement dérangés…

Je suis allé fini ma bière au comptoir (je vais en terrasse surtout parce qu’il n’y a pas de tabouret).

Le patron m’a dit plusieurs jours après qu’il avait fini par les virer en leur priant de ne plus jamais remettre les pieds dans la boutique. Il faut dire qu’ils s’étaient mis à changer puis s’étaient engueulés pour des histoires de tournée (je pourrais en faire un billet, rien que sur leur conversation au sujet des tournées, vu que j’avais assisté à de premiers échanges).

 


Hier soir, j’arrive à la Comète. Il y avait une grosse dondon blondasse et racisée sur un tabouret et une espèce de foldingue qui dansait à côté d’elle. Je me suis assis pas loin et j’ai fini par reconnaître cette dernière : « Manue » une espèce de pochetronne du quartier qui m’était sortie de la tête. Je ne peux pas la blairer.

J’ai fait un signe discret à Bruno pour lui dire qu’il devait arrêter de les servir. C’est la première fois que je le faisais. Je n’ai pas à dépasser mes fonctions de client, au fond, mais c’est vraiment une source à emmerdes qui, en plus, n’a pas de pognon. Bruno a très bien compris ce que je voulais dire. Il m’a chuchoté qu’il allait appeler le patron parce qu’il ne savait pas quoi faire. Je lui ai dit qu’il avait raison et qu’il n’hésite pas à me demander de témoigner si besoin.

Manue vient vers moi et me demande de leur offrir un verre. Passablement remonté, j’ai crié « Non ». L’autre m’a évidemment traité de raciste et de machiste. La routine. Finalement elles sont parties assez rapidement.

 

Janice et Bruno sont venus vers moi car ils avaient compris que je n’avais pas été aimable volontairement. Je leur ai dit : c’est une pocharde que je connais depuis des lustres. A l’Aéro, Manue suçait des clients pour se faire offrir à boire. Il y avait même la queue si je puis me permettre. J’ai quand même précisé que « pas moi, hein ! ».

Mes deux jeunes étaient choqués ! J’imaginais tout de même Janice un peu plus avisée. Quant à Bruno, il vient du Brésil, pays que l’on imagine rempli de femmes assez faciles (j’euphémise).

Heureusement que le petit nouveau n’était pas à côté, il serait tombé dans les pommes.

18 septembre 2023

[Série] La Trêve

 


Yoann Peeters est notre enquêteur. On apprend assez rapidement que plusieurs collègues à lui ont été tué au cours d’une précédente enquête et que son épouse est morte d’une maladie, récemment. Il vit avec ses démons, ce que l’on verra lors de séquences avec sa psy. Il vit aussi avec sa fille, 17 ans. Pour retrouver une vie normale, il s’est fait muté, au début de la première saison, à Heiderfeld, dans les Ardennes Belges, dans la vallée de la Semois.

Juste avant son arrivée, le corps de « Driss », jeune footballeur venu d’Afrique pour tenter de faire carrière et nourrir sa famille, est retrouvé dans la rivière. Les enquêteurs concluent d’abord à un suicide. Yoann a des doutes et, pour sa première enquête, avant même sa prise de fonction officielle, trouve des indices montrant qu’il s’agit d’un meurtre. Une espèce de marginal ou d’ermite de la région, Jeff Lequais est arrêté et finit par avouer le meurtre.

Yoann n’y croit pas et continue à mener l’enquête.

Pour la deuxième saison, Yoann n’est plus dans la police mais enseignant en « criminologie ». Il habite Musso, un village à une trentaine de kilomètres. Astrid du Tilleul, une bourgeoise du coin, est retrouvée assassinée. Les enquêteurs se tournent vers Dany Bastin, un jeune de la région, qui vient de sortir de prison où il a passé une dizaine d’années pour meurtre. Le coupable idéal, un peu comme Jeff Lequais dans la première saison. La police pense avoir classé l’enquête rapidement.

Mais Jasmina Orban, la psychiatre qui suivait Yoann dans la première saison et qui s’occupe maintenant de Dany Bastin, n’y croit pas et demande à notre ex-policier de l’épauler pour prouver son innocence et donc, accessoirement, le vrai coupable.

 


Dans la première saison, ses recherches prennent deux directions. Il y a tout d’abord le club de football de Driss qui connaît des difficultés financières. Il y a ensuite des sommités locales, dont la bourgmestre (mairesse) qui cherche à acquérir des terres des paysans pour permettre la création d’un barrage.

Dans la deuxième, il y a également piste. Tout d’abord, c’est une grande route qui doit être construite et les promoteurs, soutenus par le maire, doit acquérir les terres ou exproprier les occupants. La victime était une propriétaire opposante projet. Ensuite, il y a une bande de « punks », comme ils les appellent, dans le village, qui vit comme des marginaux, dans les bois, coupés de la civilisation… Enfin, des statuettes auraient été volées chez la victime. Et une bande de bobos de la région tient des réunions suspectes, peignant des nus ensanglantés et menant des réunions que la morale réprouve.

 


Yoann n’est pas un policier ordinaire. Il vient d’une grande ville et se retrouver dans une « enquête rurale » comme je les appelais dans plusieurs récents billets. Ses méthodes ne sont pas conformes aux normes de la profession. Il lui arrive de brutaliser certains suspects et a tendance à faire quelques actions illégales, comme des perquisitions sans mandat, ce qui exaspère d’ailleurs ses collègues vu que les résultats pourraient être invalidés.

Ces derniers sont un peu des ploucs et n’ont pas inventé l’eau chaude. Tous ne sont pas spécialement honnêtes, on le découvrira…

Mais cette ruralité force l’attachement, tout comme celle des différents personnages, voire leur « plouquerie ».

 


Les fictions sont rondement menées. Yoann Peeters est intéressant. Je vous conseille donc de regarder cette série de deux fois dix épisodes.

Mais… Il faut des « mais ».

Yoann est poursuivi par des démons, comme je le disais, surtout en deuxième saison et certaines scènes sont un peu irrationnelles ou surnaturelles ce qui exaspère un vulgaire cartésien comme moi. Pour vous, je ne sais pas.

Il passe son temps à donner des conseils à ses collègues, participant ainsi intelligemment à leur formation, ce qui force la sympathie mais, comme il ne respecte lui-même pas tous les codes du métier, cela devient parfois gonflant.

Par ailleurs, on entre vite dans une routine, épisode par épisode. Yoann trouve une piste, la suite, elle n'aboutit pas (ou elle aboutit à une autre affaire) et ainsi de suite. Les deux saisons auraient mérité trois ou quatre épisodes de moins (je parle bien de routine, pas de longueurs).

A vous de voir…


La série est belge et l'acteur principal franco-suisse. Vous pouvez suivre en VO...