21 mars 2020

Profitant du confinement, le bistro rouvre !


Produit de substitution
Je profite du confinement pour déconfiner ce blog et arrêter de lasser les lecteurs de l’autre avec des conneries, notamment geek mais je n’ai plus de blog geek. Faisons ça dans le blog bistro, il y aura au moins un bistro ouvert en France, mais sans rien à boire et sans personne réelle à contacter… Sur l’autre blog, je tiens le journal du confinement et je vais essayer d’y être plus sérieux. Je vais résumer ici ce que j’ai dit là-bas au cas où j’ai encore des abonnés qui ne s’intéressent pas à jegoun.com ce qui est ballot.

Mon histoire récente

Un soir de la semaine dernière, jeudi, je crois, le Président a fait un discours pour des trucs qui ont été annulé le samedi soir.

Effectivement, le samedi, on était avec les copains en train de rigoler à la Comète quand Roger a dit « je viens d’avoir mon fils qui bosse au ministère de l’intérieur. Demain, tous les lieux de rassemblement seront fermés, dont les bistros. » On n’y croyait pas mais l’annonce officielle est tombée peu après. Déprime. Je ne pouvais pas imaginer la vie sans les bistros. Notons, une semaine après, que je m’en passe très bien.

Juste après, je suis allé faire des réserves chez Leclerc au cas où. Bonne idée.

Dimanche, j’étais décidé à ne pas voter mais je suis sorti pour voir s’il n’y avait pas un bistro qui n’aurait pas respecté les instructions. J’ai croisé le patron du Petit Relais qui déambulait. Il a freiné mes ardeurs. Ma promenade m’amené devant le bureau de vote ou presque j’ai changé d’avis, pour une seule raison : j’avais promis à l’ancien maire que je voterai pour lui et l’avais annoncé sur mon blog. Ce qui fait deux raisons, d’ailleurs.

Puis je suis rentré à la maison pour déjeuner. J’ai glandé toute l’après-midi.

Le lundi, boulot. L’ambiance était morose et on sentait bien que les chefs préparaient le confinement. Ils ne s’en cachaient d’ailleurs pas puisqu’ils expliquaient à chacun quel serait leur rôle et voyaient avec les prestataires qui ne pouvaient pas bosser hors du bureau ce qu’ils pouvaient faire pour eux, à savoir, rien. Le midi, la cantine était fermée. J’ai mangé un sandwich.

Le soir, on est partis en pensant bien que le confinement serait annoncé le soir. En rentrant, j’ai trouvé un bar tabac ouvert. J’y ai pris mes dernières bières puis suis rentré. Je n’ai pas dîné. Le mardi télétravail débutant par une audioconférence pour que l’on s’organise, du moins ceux qui restaient. Je n’ai pas mangé le midi, j’ai mangé 100g de tartiflette le soir. Le mercredi midi, j’ai un peu plus mangé. Le soir je me suis forcé. Jeudi et vendredi, la routine était faite, je mangeais un peu (mais il faut dire que l’activité physique est très réduite quand on a un appartement de 48 mètres carrés).

Les quatre journées se sont bien passées à part le faible moral au début. Consacrées au travail mais avec de longues pauses (ben oui, on n’a que ça à faire de 7h à 20h, en gros, on arrive à caser les 8 heures de travail).

Mes fenêtres donnent sur une école et une espèce de petit parc. Je n’ai vu personne de lundi soir à vendredi 14h quand je suis allé faire des courses (j’avais envie de changer des barquettes à passer au micro-onde). Heureusement qu’il y a le travail et les réseaux sociaux pour savoir que la terre continue à tourner.

Mon avis sur le confinement

Je ne vais pas le donner ici, trop de types le donnent et ça n’a aucun intérêt. Je le respecte les consignes dans leur totalité et j’appelle tout le monde à faire pareil, voire à les amplifier (par exemple en boycottant les marchés où aucune prudence ne peut être respectée). Mais il faudrait que le gouvernement revienne sur cette histoire de formulaire qui ne fait que favoriser ceux qui ont une imprimante.

Je les respecte en ne sachant pas si elles sont bonnes mais si nous n’allons pas tous dans le même sens, on ne sortira jamais de la crise.
Néanmoins, je vais faire une entorse : faire une promenade tous les jours, marcher un quart d’heure, en approchant pas des autres couillons. Je vais réapprendre à écrire lisiblement à la main vu que je n’ai pas d’imprimante.

J’espère que ça ne va pas durer : j’ai envie de revoir les copains et la famille, ici et à Loudéac. Certains se sont demandés pourquoi je n’y suis pas allé dès lundi.
1.       Pas envie de me faire chier à Montparnasse pour tenter de monter dans un train d’autant que Cécile m’avait prévenue qu’il n’y aurait sans doute plus de car à Saint Brieuc.
2.       Pas envie de transporter des virus avec moi.
3.       Quel intérêt d’aller à Loudéac si je ne peux pas voir ma mère, les copains, alors que les bistros sont fermés.
4.       C’est plus pratique pour moi de rester à Bicêtre (j’ai un Leclerc en bas de chez moi).

Geekeries

Je suis donc calfeutré dans mon appartement sans wifi ni télé mais avec un PC du boulot, un Samsung (bas de gamme) du boulot et un iPhone personnel. Le PC du boulot nécessite le passage par un VPN pour se connecter, via Internet, au réseau de mon entreprise qui peut m’autoriser à repartir sur internet pour consulter des sites web. C’est un peu ubuesque. Vous ne savez pas ce qu’est un VPN, ce n’est pas grave. Il y a, dans l’ordinateur, un petit logiciel qui me demande de saisir une identité, un mot de passe, et un code que je reçois sur un petit boitier accroché à mon porte clé.

Mais je n’ai pas la wifi. On devrait d’ailleurs dire le wifi mais je préfère la. Je dois donc passer par un de mes deux téléphones par un hasardeux partage de connexion. Le partage par l’iPhone marche bien mieux mais je n’ai pas envie de casser mon forfait. Quand le Samsung A3 tombe en marche, les performances sont identiques.

Mais le VPN dont je parlais est normalement réservé aux gens en télétravail ou à des lascars en salle de réunion, par exemple. Mais tous les types des services centraux de la boîte sont en télétravail. Le VPN sature à certaines heures (notamment vers 9h le matin).

Au boulot, on a commencé à utiliser Microsoft Teams. C’est ce qu’on appelle un outil de travail collaboratif. Ca permet d’échanger des fichiers, de partager des écrans, de faire des visioconférences et des audioconférences, de discuter par « chat »,... Vous me direz que ce n’est pas indispensable mais c’est bien pratique ! Vous recevez un message, vous cliquez sur le nom du type et ça l’appelle, il clique sur un truc pour décrocher et hop ! Il vous montre alors son écran avec un joli schéma (ou autre) pour étayer ses propos.

Mais la terre entière est confinée et Teams a connu une explosion de son utilisation. Les tuyaux n’était pas assez gros et Microsoft a ramé pour corriger ça. Vendredi ça allait bien. Mais on a bien galéré pendant trois jours.

Vous pensez bien qu’avec tous ces outils pourris, je me suis demandé comment allaient se passer ces trois ou quatre semaines.

Et pour la suite ?

Je pense que je vais reprendre le rythme de blogage que j’avais il y a une dizaine d’années même si je suis moins rapide maintenant. Aujourd’hui, c’est la première fois que je mets les mains dans le cambouis depuis fort longtemps…

Le coronamachin covidé de sens ?

En surfant sur Facebook, ce matin, l’alarmisme du gouvernement est de mise et il a raison, je le disais. Mais d'ici quelques jours on aura peut-être la confirmation que le virus peut être terrassé en 6 jours par la nivaquine. Les usines de fabrication de masques tournent à plein tubes. L’approvisionnement va reprendre. Les chiffres fournis sont faux ou, du moins, pas comparables à ceux d’autres pays. Ce n’est pas le lieu ni le moment de donner des explications mais il y a eu moins de mort dans un pays de près d’un milliard et demi d’habitant que chaque année, de la bête grippe, dans un pays de près de 70 millions.

Attention ! Je ne suis pas en train de faire une théorie mais de dire qu’il faut garder l’espoir. Aussi bien, nous serons tous dehors dans une semaine ou deux.

Le gouvernement demandera peut-être aux entreprises de continuer à inciter les gens à rester en télétravail, interdira les lieux d’entassement des gens (comme les bistros)…

Gardons espoir et respectons les consignes.


4 commentaires:

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !