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22 mars 2013

Les mots fléchés et le bonnet noir

J'étais face au comptoir de la Comète, dos à la porte. J'entends "Bonjour Nicolas". C'était Odette. Je me retourne. Elle était différente par rapport à d'habitude. On se fait la bise. Je lui demande : "ça va ?"  Elle fond en larmes. 

Je comprends que sa sœur est morte mais j'en reste bouche bée. J'étais persuadé qu'elle était morte avant Noël. Son putain de crabe lui aura laissé trois mois de sursis. Je regarde Odette avec des grands yeux (voulant dire : « Que se passe-t-il ? »). "Ma sœur", elle me dit. 

Elle était tout en noir avec un bonnet. 

Tonnégrande s'étant pointé entre temps : "quoi ta sœur, elle est malade ?" Je le regarde avec des grands yeux (voulant dire : « Abruti, tu ne vois pas qu’elle est en noir ? »). Il regarde Odette et comprend. 

On présente nos condoléances. Je lui demande si elle a besoin de quelque chose (sous-entendu du pognon pour un billet de train) et la soirée reprend son fil. Il était 19h45. 

Plus tard, dans la soirée, j'apprends que Sarkofrance ferme ses blogs. J'en fais un billet, je commente son blog non politique...

Le vieux Joël arrive. Je lui dis : "tiens ! La sœur d'Odette est morte. Il y a deux exemplaires du Parisien, on va pouvoir faire les mots fléchés ensemble". Généralement, je les lui laisse, comme ça, quand il gueule parce que j'ai le nez dans l'iPhone, je peux lui répondre "hé ho ! Tu viens de passer vingt minutes dans les mots fléchés". 

Non ! Je les lui laisse car il vient au bistro pour les faire. Si je les faisais avant lui, il achèterait le journal rien que pour ça et il finirait par ne plus venir au bistro. Il m’a déjà fait le coup. Il se fait avoir à chaque fois : il ne trouve plus de prétexte pour sortir (comme son boulot était de faire des feux d’artifices ou d’autres spectacle nocturne, le vieux se couche à 6 heures du matin et se lève vers 16 ou 17). Alors il revient au bistro au bout d'une semaine ou deux...

Ça fait des années (6 ou 7) que je fais ses mots croisés "par dessus son épaule". Il m'énerve. Il ne va pas assez vite. Dès qu'il trouve un mot, il fait plein de croisements pour vérifier qu'il peut y aller... Du coup, ça m'amusait qu'on les fasse "parallèlement", hier, pour voir le temps qu'il "perd". 

En principe, les mots fléchés du Parisien, si tu commences en bas à droite, tu les fais en première lecture. J'ai commencé en bas à droite. Il a, comme toujours, commencé en haut à gauche. Ça m'énerve mais il a raison : il cherche l'exercice intellectuel alors que je ne cherche qu'à empêcher que le serveur foute un journal à la poubelle sans que les mots fléchés soient faits. 

Dès que j'ai terminé les miens, j'ai regardé où il en était. Comme toujours. Il n'a rien trouvé en haut à droite et était reparti du bas. Il avait fait les deux tiers. 

Il a terminé cinq minutes après moi mais il me manquait une lettre. C'est con, les mots fléchés. 

Ce matin, j'arrive à la Comète. J'annonce à la patronne le deuil d'Odette pour qu'elle ne soit pas surprise à midi. Elle me dit : "moi aussi j'ai une mauvaise nouvelle pour toi". Je fais les gros yeux (voulant dire : « Allons bon, vous avez enfin pris la décision de fermer le dimanche, je vais bouffer où, moi ? »). Elle me répond : « Dorénavant, on sera fermés le samedi soir ». Ah merde ! Je rétorque : « Ben y'a d'autres bistros... »  

J’arrive au métro. La ligne 7 était saturée. Troisième incident de la semaine. Itinéraire bis (il me fait perdre cinq ou dix minutes).

J’avais écrit ce billet dans le RER (je reprends au paragraphe précédent) et je réfléchissais à un titre pour ce billet. Juan m’avait envoyé un message que j’ai pu lire en sortant. Je pensais donc à son blog tout en cherchant un titre pour mon billet. Le type qui vendait « l’itinérant » à la sortie avait un bonnet blanc. J’ai trouvé le titre du billet. Et je me suis rappelé d’un tweet reçu hier. Un type disait, en gros : j’aime bien de tels billets de @jegoun (à propos du blog politique), c’est quand même autre chose que ses billets en mode pleureuse.

Je n’avais pas trouvé de réponse à lui faire. Il me fallait le remercier, évidemment, pour la première partie de son tweet et l’insulter copieusement pour la seconde. Je vais lui répondre maintenant.

« Merci beaucoup, cher ami, mais espèce de connard, quand comprendras-tu qu’on tient des blogs personnels, pas des tribunes politiques ? Je ne suis pas candidat à des élections. Tu peux ne pas lire mon blog mais, si tu le lis, tu ne le prends pas pour ce qu’il n’est pas. Tu ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Vous commencez tous à me casser les burnes à nous regarder comme des monstres alors qu’on n’est que des cons comme vous. »

Heureusement, ça ne tient pas en 140 caractères. Juan, tu peux revenir avec un autre blog, un autre nom. Redevenir anonyme et dire ce que tu as envie de dire.

20 septembre 2012

Vive la liberté d'expression (au comptoir)

Je suis bien dans mon blog bistro ? Vous êtes sûr ? C’est bon. Je peux me lâcher à propos des blogs politiques et des andouilles qui les fréquentent. D’ailleurs, les blogs politiques sont un peu comme les bistros, j’en parlais la semaine dernière.

Dans les blogs politiques comme dans les bistros, il nous arrive de nous engueuler plus ou moins violemment. L’engueulade ne dure généralement pas. Après on s’ignore, on se déteste et plus souvent, on devient les meilleurs copains du monde.

Se pose la question la question de savoir ce qu’on doit faire quand on est violemment agressé. C’est un peu l’objet du billet de Sarkofrance, ce matin, mais je crois qu’il a oublié un élément très important : quand on se fait agresser, il faut d’abord s’interroger à propos des motifs. C’est très important.

Par exemple, hier, je me suis fait agresser par un type, j’ai du réagir mais, à la base, l’agression était de ma faute. Je l’avais traité d’abruti et il l’a mal pris… Logique… Pourtant, il y a des gens, tel que le vieux et Gildan, que je traite souvent d’abrutis. Ils savent que je n’emploie pas ce mot méchamment mais presque affectivement. Comme imbécile ou andouille. Le lecteur de mon blog politique ne peut effectivement pas le savoir. J’ai fait une connerie, je le reconnais.

J’avais donc plusieurs réactions possibles, à cette agression, après avoir analysé froidement la cause. J’aurais pu, par exemple, formuler des excuses. J’ai choisi autre chose : accepter de discuter avec lui. J’avais un autre choix, l’envoyer chier fermement. Justifier l’utilisation du terme abruti (j’en avais les moyens, il m’avait pourri le fil de discussion d’un billet précédent).

Dans son billet, Sarkofrance cite deux billets de deux blogueurs qui se plaignent d’agression. Je suis mis en cause dans un. Il se trouve que j’étais à l’origine d’une des deux. J’ai agressé quelqu’un. Mais cette fois, je plaide non coupable. C’est pour ça que je dis aujourd’hui que Sarkofrance aurait pu, dans son billet, expliquer que l’agressé devrait réfléchir. Et comme c’est avec des mots qu’on peut fâcher quelqu’un, dans les blogs (et Twitter), se demander sérieusement si mon ire n’était pas parfaitement justifiée.

Dans celui des deux billets lié à mon cas, je suis nommément mis en cause. La personne tente de justifier ses propres agissements. Elle explique par exemple que j’ai des gros racistes dans ma blogroll et qu’ils me manipulent et je ne sais plus quoi. Elle fait d’elle une victime de moi qui serait une victime des gros racistes. Mais on s’en fout. L’important est qu’elle n’a pas analysé la situation.

Sarkofrance, dans son billet, aurait du le rappeler.

Dans les commentaires de son billet, il y a une folle, Euterpe, qui s’en prend violemment à moi. Pour une fois, c’est moi qui suis agressé. Elle ment comme elle respire pour justifier son agression. Du coup, j’analyse froidement ces faits. Pas immédiatement, je prends le temps de penser à autre chose.

La question est : pourquoi je suis agressée ?

Il y a trois raisons.

La première est qu’elle me prend depuis des années pour un gros macho, ce qui est lié au ton que j’emploie sur mon blog et je ne compte pas changer.

La deuxième est qu’elle est folle. C’est de notoriété publique, elle s’est engueulée avec tout le monde dans les blogs. Je crois bien avoir assisté à une escarmouche, avec Olympe, il y a quelques temps.

La troisième est qu’on la laisse faire. Peut-être même au nom de la liberté d’expression, ce qui est très drôle en cette période.

Alors, froidement, je décide d’un plan d’action.

Première action : je laisse un commentaire pour répondre à la deuxième raison. Pour bien prouver aux lecteurs qu’elle est folle et menteuse. Je ne m’abonne pas aux commentaires, je ne veux pas qu’une éventuelle réponse me foute hors de mois, j’ai bistro.

Deuxième action : je viens dans mon blog bistro et je parle de bistro.

Je suis dans mon blog bistro.

Quand un patron de bistro trouve qu’un client s’engueule souvent avec les autres, intervient dans toutes les conversations, raconte n’importe quoi, parle trop fort voire crie, il le vire du bistro.

Il y a différents moyens pour cela mais un patron efficace choisira la seule possible, la violence verbale : « Je ne veux plus te voir ici. » Et s’il revient, viré direct « Je te rappelle que tu es tricard. »

On n'a qu'à dire que c'est au nom de la liberté d'expression des autres clients... Sinon, le bistro va fermer.

Pourrait-on trouver une morale à cette histoire ?

31 janvier 2011

Message personnel

L’heure est à l’introspection, dans les blogs. Romain rédige une charte pour son blog. Ce matin, dans le blog bistro, je faisais un zoom sur les personnes qui le peuplent, mes rapports avec eux… et surtout les rapports que devraient avoir mes lecteurs avec eux. Hasard du calendrier, je viens de tomber sur ce billet d’un blogueur geek qui explique qu’il faut remercier les blogueurs. J’en ai fait un billet pour le relayer dans mon propre blog geek, je parle plus de « encourager » ou « féliciter » les blogueurs.

La semaine dernière, j’ai fait deux billets, ici, pour exprimer mon mécontentement d’être pris dans des polémiques à deux balles. Demain, nous seront le premier février. Le jour sera venu de faire le bilan du mois, les liens, les visites, … Bientôt les exclusivités Wikio paraitront, suivi du Blogonet. Le classement Wikio final devrait sortir le week-end prochain. L’occasion nous sera donnée de faire nos traditionnels billets « youplaboum, vive les copains, ça s’arrose ».

Elle est comme ça, ma blogosphère, celle des liens, des copains, des engueulades, … En fait, elle devrait être comme un gigantesque comptoir de bistro, où nous poussent les aléas des conversations, de voisin en voisin, de pote en pote.

J’adore les comptoirs des bistros : parler avec des potes, parler avec des habitués, mais aussi avec des inconnus, quand le hasard de deux discussions ou deux événements nous ont poussés à mêler nos propos…

Quand je tombe sur un casse-couilles, j’ai deux stratégies différentes : soit je m’enfonce dans mon iPhone, jouant aux cartes ou fonçant dans Twitter prendre des nouvelles du monde, soit je dit au type qu'il m'emmerde. Le dernier, c’était Antoine, un casse couilles fini, connaissant tout sur tout, intervenant dans chaque discussion, … La pire des espèces : un bavard. Alors, je lui ai dit : « Mais ferme donc ta gueule, je viens ici pour me détendre pas pour écouter tes discussions de péronnelles » et je me suis fâché. Je ne sais pas faire autrement

Dans la blogosphère, c’est un peu différent. Le type n’est pas en face. Il n’est jamais en face, d’ailleurs. C’est trop facile de se réfugier derrière un clavier pour emmerder les gens. Il y a quand même une chose qui m’interpelle : passer ses loisirs à emmerder les autres dans leur espace de loisir ne peut être que le fait d’un psychopathe.

Je ne couperai pas les cheveux en quatre. Je ne passerai pas quatre chemins. Je n’attendrai pas d’avoir quatre grammes.

Le message sera direct.

Gauche de Combat, Mon canard,

Tu ne m’intéresses pas. Je suis désolé de te l’apprendre et j’espère que tu n’en prendras pas ombrage. Il faut relativiser, il y a environ 370 000 blogs qui ne m’intéressent pas. Tu vas t’empresser de laisser un message vachard, du type « hé pour qui  tu te prends, tu ne m’intéresses pas non plus ». Avant, je souhaite que tu relises et assimiles mon passage, ci-dessus, à propos des psychopathes. Ensuite, tu pourras oublier mon blog, ne plus y revenir. Ca m’arrangerait aussi que tu oublies les blogs de mes copains que tu fréquentes parfois, comme un môme jaloux d’un autre môme, dans la cour d’école, qui aurait plein de copains. Si tu n’intéresse pas les gens, il ne faut t’en prendre qu’à toi. Tu devrais réfléchir à chacune de tes interventions.

Allez ! Va ! Je vais t’aider.

Dans un de mes récents billets, j’ai écrit  « Heureusement que Dieu a inventé les guillemets. Sans, je ne pourrais pas faire un tel billet. »

Tu as commenté « @nicolas : ah, tu crois en Dieu ? C'est un scoop ! Dans ce cas, je comprends mieux pourquoi tu es premier sur le podium... Moi, je ne suis qu'un vulgaire mécréant, athée de surcroît... »

Je t’ai envoyé chier, tu as insisté : « @Nicolas J. : je vois qu'ici seul Monsieur est capable d'humour... les autres sont forcément des cons. Soit. j'enregistre. »

Je ne sais pas qui est capable d’humour mais je sais qui est incapable de faire la moindre sortie drôle : toi. Outre le fait que je ne crois pas en Dieu (j’ai fait suffisamment de billet en l’indiquant), je doute que tu te rendes compte que tu pointes du doigt un type qui croirait en Dieu, comme si c’était mal. Comme si la laïcité n'est plus une des valeurs de gauche, tu sais, la vraie, celle que tu défends.

En plus, tu me casses les couilles avec cette histoire de classement. Ca me fatigue. Ca vient toujours des mêmes petits, des mêmes mesquins, totalement incapables de faire preuve de la moindre sympathie pour autrui mais qui s’étonnent, quand même, d’être exclus des réseaux sociaux.

Tu es petit, mesquin. Tu pourras à nouveau faire un billet, comme tu as déjà fait plusieurs fois, pour expliquer que je te prends en grippe, que je ne t’aime pas, que je suis le premier à dire du mal sur toi. Tu peux faire ce billet, d'ailleurs, je m'en fous, ton blog ne m'intéresse pas, je ne le lis pas.

Non, mon garçon, je ne suis pas le premier. C’est toi le premier. Avec chacun de tes commentaires qui montre l’infini de ta bêtise, ta totale incapacité à vivre en société alors que tu voudrais faire semblant de défendre des valeurs de gauche, la vraie, la seule, celle que toi seul a la capacité à représenter.

Mais là, aujourd’hui, j’en ai marre. Je sors d’une semaine de merde dans ma vie personnelle, deux décès, une rage de dents, un colocataire abruti sans compter, dans les blogs, avec ces deux billets me mettant en cause pour des conneries de gagne petit.

Et toi, ce matin, qui arrives comme un crétin. Une sorte de goute d’eau qui fait déborder le vase.

Oublie moi, oublie mes copains, oublie les blogs que je fréquente.

J’ai mieux à faire et je suis persuadé que tu as mieux à faire. Si tu es persuadé du contraire, ça prouve que j’ai raison : tu as mieux à faire, comme consulter ton toubib.

Salut.

24 septembre 2010

Nous sommes tous des personnages de blog. Sauf à la Comète.

J’avais promis à Carine de l’oublier mais son commentaire m’a donné une idée billet juste après en me faisant penser aux personnages de mon blog.

C’est en fait de la faute à Marcel Le Fiacre qui m’a téléphoné, l’autre jour, pour m’engueuler parce que j’avais raconté, dans le blog qu’il avait pris une cuite. Il a entièrement tort, je n’ai pas raconté qu’il a pris une cuite parce que s’il fallait que je raconte toutes les cuites de mes potes, mes quatre blogs n’y suffiraient pas. Le thème d’une partie de mon billet était que je m’étais fait engueuler par la femme parce que Marcel avait pris une cuite.

Vous me suivez ?

Bon. En fait, tout ça est faux : Marcel ne m’a pas téléphoné, je l’ai croisé alors qu’il allait à la Comète, rejoindre son épouse. Le billet précédent était faux également, ce n’est pas moi que Miranda, l’épouse de Marcel a engueulé mais le vieux Jacques.

Ce qui est faux, aussi, est de dire que Marcel m’a engueulé parce que j’ai parlé de sa cuite sur le blog. Il n’a pas Internet et ne sait même pas ce que c’est sauf quand je dois lui prendre des billets d’avion pour aller en vacances avec sa grosse.

La stricte vérité, Mesdames Messieurs, est que Marcel m’a engueulé parce Jacques lui a dit que je lui ai dit que j’avais parlé de sa cuite dans le blog.

En fait, on s’en fout. Le seul truc marrant est que la femme d’un personnage du blog engueule les copains de son marri quand il prend une cuite parce qu’il est persuadé que c’est de leur faute.

Car c’est un personnage, Marcel. Le vieux Jacques aussi. La femme de Marcel aussi. Dans la vraie vie ! Dans le blog, aussi. Mais pas les mêmes.

Et les autres aussi. Tiens ! Tonnégrande ! Je le présente comme un noir, ivrogne, à grosse bite. Je suis un menteur ignoble : pour la bite, je n’ai pas vérifié et je ne connais personne qui a vu la bite de Tonnégrande. Je pourrais appeler sa grosse mais elle ne me connaît pas. « Allo, Madame Tonnégrande, est-il vrai que votre époux en a une grosse ? »

Je ne suis pas sûr que sa réponse soit objective. On s’en fout.

Tonnégrande est un personnage du blog. Djibril aussi. Il est un peu différent de Tonnégrande, c’est pourquoi je le présente comme noir, ivrogne, à grosse bite, avec des lunettes. Par contre, je n’ai pas le numéro de téléphone de son épouse alors que, contrairement à celle de Tonnégrande, je l’ai déjà vue. Même que le vieux Jacques avait demandé à Djibril si sa femme était enceinte ce que Djibril avait assez mal pris.

Le gros Loïc est un personnage aussi. Il n’est pas noir. Enfin, pas toujours. Pour la bite, je ne sais pas.

Toutes les anecdotes que je raconte ici ont un fond de vérité (par exemple, l’histoire de Jacques et de la femme de Djibril est parfaitement véridique, sauf que Djibril était trop saoul pour s’en souvenir, c’est moi qui est mouchardé le lendemain pour faire rager le vieux Jacques, ce qui est véridique) mais sont totalement fausses. Ou presque. Seuls trois lecteurs peuvent comprendre : Fiso, Tonnégrande et M. Le Maire.

Tiens ! Je vais vous raconter une anecdote. Véridique. Jim était un personnage de mon blog. Il l’est moins, vous allez comprendre pourquoi. Jim était le serveur de la Comète, il est arrivé à 23 ans, c’était un peu notre mascotte. Dans le blog, j’en avais une espèce de « tombeur de ces dames », retournant toutes les habitantes du quartier. Il était très fier de lui. Un jour, il s’est fâché avec sa légitime et a trouvé une fille qu’il pensait culbuter. Comme il était très fier d’être un personnage du blog. De temps en temps, il passait chez moi pour lire mes nouvelles conneries. La nouvelle copine avait un ordinateur. Il lui a montré le blog. Vous tapez « Jim Comète Bicêtre » dans Google, ça doit marcher. Mon dernier billet portait alors sur une de ses aventures sexuelles avec une caissière de chez Leclerc. La fille n’avait pas apprécié et l’avait foutu à la porte.

Tout est vrai dans le paragraphe précédent sauf la caissière de chez Leclerc (je ne sais plus de qui il s’agissait).

Je vous raconte ça, vous souriez bêtement alors que c’est vachement intime. Je parle quand même de la vie sexuelle d’un des anciens serveurs d’un vrai bistro. Mais dans le fond, vous vous en foutez totalement : vous ne connaissez pas Jim et vous ne savez pas qui est la gonzesse qui s’est rendu compte qu’elle était tombée sur un gugusse qui ne pensait qu’à se vider les couilles en son sein, si vous me permettez l’expression.

Avec le patron de la Comète, on avait bien rigolé de cette histoire mais Jim m’a interdit de dire des conneries sur son compte, mais on s’en fout, il aura compris que je parle ici de Jim, le personnage du blog et pas l’ancien serveur devenu copain.

Tiens ! Le patron de la Comète ! En voilà un personnage dont je parle souvent. Encore un personnage qui n’est pas le vrai patron. D’ailleurs, depuis que je suis là, j’en suis à quatre patrons, un patron associé, deux directeurs remplaçant le patron pour la fermeture et trois patronnes. Qui portent tous, dans le blog, le délicieux nom de « patron de la Comète ».

Mon seul pote sur qui je dis des conneries et qui vient les lire (et encore…) dans le blog est Tonnégrande. Mais il s’en fout : de toute manière, il sait si elles sont vraies ou fausses…

Ils sont tous des personnages.

Ah ! Qui est Carine ? Vous n’avez pas oublié, j’en parle d’elle en début de billet. C’est une des commentatrices, chez Didier Goux, avec qui je dialogue dans les bas fonds des commentaires à ce billet.

Elle n’a pas l’air de comprendre que je ne la considère que comme un personnage des commentaires du blog de Didier. Je résume. Je l’ai énervée, elle me dit qu’elle ne m’aime pas. Je lui réponds : « Comment pourrait-on aimer ou pas quelqu'un qui n'est qu'un personnage de blog ? » Elle me répond « Vous n'êtes personne non plus pour moi. »

J'avais envie de lui répondre : ben heureusement...

C’est alors que je me suis rendu compte qu’elle prenait toutes ces conneries au sérieux, qu’elle voyait en moi « une personne réelle » pas « le gauchiste client de bistro pote de Didier Goux ».

Je ne sais pas si elle se rend compte que je vais aller à la Comète (une heure de trajet), le temps de finir ce billet et de répondre aux derniers mails. Je vais rejoindre Tonnégrande et le Vieux Joël. Probablement Djibril. Peut-être Jacques et Marcel. Le tout derrière un comptoir, avec, derrière, le patron de la Comète. Ou la patronne de la Comète.

Ce n’est pas pour voir des personnages, mais pour rigoler avec des copains qui existent dans la vraie vie, qui ne passent pas leurs journées à commenter des blogs en s’engueulant avec des gens parce qu’on n’a personne à engueuler derrière un comptoir.

D’abord, la Comète, elle n’existe même pas. Ca s’appelle « A La Comète ».

Et en plus, le machin de géolocalisation de l’iPhone déconne : il indique qu’on est au 88 Avenue de Fontainebleau alors que c’est au 102.

Mais on s’en fout, la bière est fraiche et les conversations chaleureuses.

Marcel Le Fiacre y prend des cuites et tous les lecteurs de mon blog s'en foutent. Vous pouvez essayer de lui expliquer ?

28 octobre 2008

Un anniversaire ou la République ?

Demain, outre rencontrer Julien Dray, je fête les trois ans de « Partageons le reste » (PLR) et de ce blog. Mon annexe, PMA, n’a été ouverte qu’après. C’est bien parce qu’à l’origine c’est une annexe que je n’irai probablement pas à la République des Blogs, demain. Ma venue avait pourtant été annoncée par Mathieu récemment :

« Cette fois-ci, la RDB devrait avoir la visite du numéro un du classement Wikio politique, le célèbre Nicolas, à qui je dois déjà au moins deux bières, si ce n'est plus. »

Pour les bières, je suis d’accord ! Pour le reste, bof…

J’en parlais sur PLR ce matin, Toréador fait un énième billet rageur sur la blogosphère où il met PMA en lien sous « star system ».

En fait, je crois qu’on n’est pas tous dans la même blogosphère. Je suis dans celle des potes, des rigolades, des coups de gueule, des bistros mais aussi dans celle des textes bien écrits, des encouragements à écrire, à améliorer ses blogs, …

Dans les commentaires au billet, nos amis se livrent à des remarques acerbes en comparant les kiwis et les left_blogs. Le taulier en personne dit : « Mais je pense que certains blogs des Left Blogs pourraient être admis [parmi les kiwis]. » Un autre : « Tu fais allusion à l’avènement des Left_Blogs : c’est vraiment un gentil ramassis de pseudo analyses purement idéologiques qu’aucune tentative d’objectivité ou de recul ne vient troubler ».

Les gars ! Pétez un coup ! On sait bien que vous êtes les meilleurs, les plus objectifs, que vous produisez les meilleures analyses. Et en plus, vous n’avez pas de cravates à chier.

Le dernier commentaire que j’ai cité est particulièrement drôle mais ce n’est pas le sujet du billet, c’est dommage. On pourrait faire une dissertation sur le thème : « Les autres ne sont pas objectifs, n’ont pas de recul. Ils sont idéologues. Dans un billet de trois pages, vous expliquerez ce phénomène particulier. »

Voilà ! J’ai gagné le « concours du mois » au classement des blogs politiques. C’est tout. Il faudra un jour que Toréador – ça tombe sur lui, pas de chance, mais c’est lui qui a encore pondu une merde plus ou moins insultante – comprenne et analyse les raisons du classement plutôt de que de rédiger des billets pour que chacun d’entre eux soit le meilleur du monde, dont celui qui lui fera atteindre le nirvana des blogueurs…

Je vais l’aider. Ca fait très longtemps que j’ai entendu parler de Mélina et de son blog, notamment par mes copains Toulousains (et Bruxellois de fraiche date, pour certains). J’avais été voir son blog, « comme ça », comme on feuillette les pages hippiques du Parisien quand un clown, au comptoir, vous parle de la sclérose en plaque de sa belle mère. Cette semaine, elle rédige deux ou trois commentaires chez moi. Je me dis : « Tiens, elle est sympa ! Faut enfin que je me décide à m’intéresser à son blog ! ». J’y fonce ! Coïncidence amusante, son dernier billet s’intitule : « Je Suis Une Blogueuse Influente. La Preuve. ». Je souris malgré les regards apitoyés de mes voisins de bureau. Je lis. Je souris à nouveau. Mélina a gagné un lecteur, un abonné. Et un lien

C’est ça « ma » blogosphère… Pas celle d’une vingtaine d’andouilles qui voudraient faire de la prose en milieu fermé pour la juger meilleure que les autres, se situer au dessus des autres et attribuer des labels de qualité. Il faudrait faire un classement spécifique au sein de ce milieu fermé celui des blogueurs objectifs, précis, pragmatiques avec de jolies cravates à la mode. Ils trouveraient bien un premier chaque mois.

Je lis leurs blogs, je lis des journaux, … mais je préfère lire les copains. Ceux d’enfance comme Gaël, ceux de bistro comme Tonnegrande, ceux des blogs comme… beaucoup, dont une brochette de left_blogs avec qui je suis devenu pote mais aussi plein d’autres.

C’est ma blogosphère.
Je pense donc fêter l’anniversaire de mon blog de bistro avec mes copains de bistro qui ne savent probablement même pas ce que sont réellement les blogs. Je me demande si les blogueurs savent que les bistros et la vraie vie existent.

Mes copains de bistro savent, par contre, que les classements de blogs existent puisque j’offre une tournée générale dès que je franchis un seuil quelconque. C’est eux qui sont inquiets : maintenant que l’annexe du blog est en première position, ils se demandent bien ce que je pourrai fêter la prochaine fois.

L’anniversaire du blog ?

Mais j’y pense ! Un anniversaire, ça se fête la veille, non ?