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07 novembre 2008

Hop. Soirée à la Comète.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Je n’ai pas dit que le vieux Jacques était saoul hier soir. Je n’ai pas dit non plus qu’il ne l’était pas, ça aurait été mentir.

J’avais une soirée à la Comète : il est légitime que je la raconte ici. Néanmoins, c’est assez confus.

Je suis arrivé le premier, immédiatement rejoint par le Vieux Jacques qui était déjà là puis par Tonnégrande qui est arrivé ensuite. J’avais rendez-vous avec Jim dit « la Branlette » en hommage à Georges Pompidou. Le vieux René (notre illustration) n’était pas là en raison de son absence. Le vieux Jacques est parti faire des conneries avec Marcel le Fiacre puis est revenu pour être présent.

Les musiciens sont arrivés et ont installé leurs trucs.

Jim est arrivé et a commandé une tournée y compris un verre à Tonnegrande dont au sujet duquel il est fâché avec. Seb, l’ancien serveur bien connu des meilleures clientes, était avec nous comme le Gros Loïc, enfin arrivé. C’était la première soirée du Gros Loïc à la Comète depuis des mois ce qui explique qu’avec le Vieux Jacques nous avions décidé de dîner ce soir là.

Edouard est arrivé. Il est fâché avec le gros Loïc mais j’étais en train de boire un coup avec le Gros et j’avais rendez-vous avec Edouard. J’ai un don pour me foutre dans des situations à la con. Heureusement, Abdel est arrivé. Abdel est le boulanger collègue du Gros Loïc. Loïc a été avec lui à l’autre bout du bar m’ôtant une épine de cheval du pied. J’ai pu boire un verre avec Edouard pendant que le Vieux Jacques et Tonnegrande, ces deux immondes personnages, se foutaient de ma gueule.

J’ai dit que Tonnegrande et Jim sont fâchés. Ca n’est rien. Par contre, quand je dis que Loïc et Edouard sont fâchés, c’est vrai. Ils pourraient se tuer car ils sont cons. C’est une vieille histoire. Je ne l’ai jamais racontée sur le blog. Ah ? Si. Mais de manière confuse. A l’époque, j’avais peur que ça dégénère et je ne voulais pas donner d’indication à la police d’autant que j’aurais pu être qualifié de complice. Les deux sont toujours vivants. Cons mais vivants. On essaye juste de ne la pas les réunir dans la même pièce.

Sauf que j’avais oublié : j’avais rendez-vous avec les deux à la même heure au même endroit. Je me suis donc retrouvé comme un con quand Edouard (c’est un pseudo, au départ, je voulais le pseudonymer Catherine de Russie mais ça n’aurait pas éclairci le débat), alias « la Ségolène Royal du pauvre », m’a demandé s’ils faisaient des côtes de bœuf dans la boutique. Je ne pouvais pas dire non d’autant que c’était le plat du jour. 19 euros, 480 grammes. Je vous la recommande.

J’ai donc répondu affirmativement par une réponse positive de type : « Oui ». Ségolène de Russie a alors dit qu’il mangeait là. Il souhaitait que je dîne avec lui mais je devais dîner avec le Gros Loïc. Comme ils ne sont pas cons patibles, j’étais bien emmerdé.

J’ai fait croire à Catherine Royal que désolé j’ai commandé une pizza (tous les jeudis et les mardis un type vend des pizzas place de la Comète). Il m’a cru, en a commandé une aussi et s’est cassé.
C’est alors qu’est arrivée la sœur de la branlette. Non ! Pas la main gauche, la sœur de Jim. Nous allons l’appeler Jennifer Aubry car elle s’appelle vraiment Jennifer et qu’elle est du nord. Elle était accompagnée d’une superbe créature d’environ 23 ans provenant directement de Guadeloupe. Nous allons l’appeler Christiane Taubira en hommage à la Martinique puisque Christiane Taubira est issue de Guyane, comme Tonnégrande qui s’est barré vers 20h30 car il avait rendez-vous avec son épouse que nous allons appeler « son épouse ».

Les deux jeunes filles ont immédiatement rigolé quand le Vieux Jacques a commencé à parler, ce qui montre soit leur légèreté intellectuelle soit leur intelligence supérieure. Je prône pour la première solution.

Nous sommes passés à table. Ce qui devait arriver arriva : nous avons mangé. A côté de nous, il y avait une grosse dame assez jeune. Loïc et moi ne pouvions nous empêcher de la regarder. Loïc pour des raisons purement sexuelles alors que les miennes étaient plus raisonnables : je me demandais si le cours du jambon nous aurait permis d’en tirer un bon prix.

Ce matin de 6h20 à 6h35, j’ai téléphoné sans discontinuité à Jim pour le réveiller, alternativement sur ses trois téléphones. A la quatrième sonnerie, à 6h35, je me demandais si je n’allais pas être obligé d’aller faire moi-même l’ouverture de la Comète. Non. Il a répondu.

05 juin 2008

Le gros Loïc et le vieux René en terrasse

Ca faisait longtemps que je n’avais pas donné des nouvelles de La Comète sur le blog ! Le plus grand événement des 40 dernières s’est pourtant passé hier, place de la Comète au Kremlin-Bicêtre.

J’arrive du boulot de bonne heure pour une fois et je manque d’écraser un de mes camarades de bistro qui n’avait plus sa tête à lui. Je l’engueule et il me demande « tu as vu la Comète ? ». « Non, je n’ai pas vu, j’essaie de regarder la route pour éviter d’écrabouiller des andouilles passantes ».

Je lève les yeux. La terrasse avait disparu. Rasée. Place au bitume. Une terrasse d’au moins 40 ans, c'est-à-dire presque centenaire, sous une espèce de véranda en aluminium du pire effet : y’a plus.

Je suppose que les futurs patrons vont la remplacer par une terrasse ouverte. Ils ont tort. Sur le blog, j’avais suggéré qu’ils refassent la terrasse, pas qu’ils suppriment la terrasse fermée.

Je suis donc allé à l’Amandine pour en discuter avec Michel, l’aimable patron que je devais voir pour lui donner des nouvelles du vieux René.

Ah ! Je ne vous en ai pas parlé. Le vieux René a 80 ans et traine tous les midis dans nos bistros favoris. Je le vois de temps en temps le samedi et il lui arrive de faire appel à moi, ou plutôt à ma voiture, pour le véhiculer dans Bicêtre quand il y a des grèves de transports en communs.

Il faut dire qu’à son âge, porter sa bouteille de Whisky et son pack de bière sur trois kilomètres n’est pas facile. Alors trois fois par semaine…

On n’avait pas vu René depuis trois ou quatre semaines et commencions à nous demander s’il ne lui était rien arrivé. Nous n’étions pas spécialement inquiet pour lui, ses enfants s’en occupent très bien (mais rechignent à transporter la bouteille de Whisky et le pack de bière) mais nous nous posions des questions. On ne sait même pas où il habite ni même, jusqu’à lundi, quel nom il porte. J’ai bien cherché « Vieux René » dans l’annuaire, je n’ai pas trouvé.

Habituellement, nous avions des nouvelles par le gros Loïc qui s’en occupait habituellement car il a une voiture et en semaine, après l’apéro du midi, il ne bosse pas et peut promener pépère. Mais le gros est aux abonnés absents depuis quelques mois.

Je ne vous en ai pas parlé, je sais, alors qu’il s’agit d’un personnage du blog, un peu comme le vieux Jacques ! Il faut dire que je ne savais pas s’il avait averti sa famille et je ne voulais pas qu’elle puisse avoir des nouvelles en cherchant : « le gros Loïc Bicêtre » dans google. Je sais maintenant que sa famille est au courant, je peux vous en dire plus. Les nouvelles de René attendront ainsi que nos considérations sur la terrasse de la Comète. Ce billet est décousu puisqu’il aborde trois sujets. J’aurai pu faire trois billets, mais tout est lié, vous verrez…

Des nouvelles du Gros Loïc


Vers octobre, il s’est retrouvé avec une grosse « tâche rouge » sur la cuisse, une quinzaine de centimètres de diamètres, un peu comme s’il avait été piqué par un insecte et que ça s’était infecté. C’est d’ailleurs ce qu’ont dit ses toubibs.

Vous connaissez Loïc ! Il n’est pas spécialement pudique. Il n’hésitait pas à montrer sa cuisse pour que l’on puisse le plaindre tout en le rassurant lorsque la tâche diminuait de surface. Je me faisais justement un malin plaisir à lui demander des nouvelles quand une jeune fille entrait dans le bar…

Il a guéri. Quelques semaines plus tard, en début d’année, il s’est retrouvé avec un mollet très enflé. On aurait dit une de mes cuisses. Il a vu je ne sais plus combien de toubibs fais des examens, passé des semaines d’hôpital en hôpital. J’en rigole sur le blog car c’est le but du blog mais on était réellement inquiets. Les toubibs ne savent toujours pas ce qu’il a et le truc lui a pris également l’autre mollet.

Les jours où il n’était pas à l’hôpital, il déambulait dans Bicêtre avec ses deux béquilles… ou la poussette du môme de ses patrons… Il y a un ou deux mois, il s’est enfin décidé à partir à la campagne, chez ses enfants où les bistros sont accessibles en voiture.

Les toubibs campagnards ont poursuivi les traitements et les examens (scintigraphie, …) et semblent avoir trouvé le bon traitement. Loïc devrait reprendre le boulot avant septembre.

Des nouvelles du vieux René

Ainsi, il avait disparu depuis quelques temps. Dimanche dernier, il a téléphoné à Michel, le patron de l’Amandine. « Je suis à l’hôpital, peux-tu demander à Nicolas de passer me voir ? ». Il sait que je bosse à 300 mètre de son hôpital.

Michel me contacte et je me pointe lundi devant l’hosto. J’ai fait demi-tour. Je ne me voyais pas demander au type de l’accueil : « Bonjour, vous savez où est la chambre du vieux René ? ».

J’ai attendu le lundi soir et j’ai appelé le gros Loïc pour lui demander de nom de famille du vieux. Mardi, je n’ai pas eu le temps de passer (et j’étais moi-même préoccupé par une autre histoire d’hôpital). Je me décide donc d’y aller hier. Je me pointe à l’hosto. Charlefoix pour ceux qui connaissent. C’est grand. Je bosse à 300 mètres, mais j’ai bien du en faire autant dans les couloirs avant de trouver l’accueil !

« Bonjour, je viens voir Monsieur René L. » Le type cherche dans l’ordinateur et ne trouve pas « Je ne comprends pas, j’ai bien une fiche à son nom mais il n’est pas hospitalisé ». Je lui explique mon cas… Imaginez la scène : « Heu… Ecoutez, le vieux René est un copain de bistro qui a appelé un copain pour demander que je vienne le voir, il n’a pas pu disparaître… ». Finalement, le type consulte le registre des sorties. René était sorti à 16h52. Je regarde ma montre. 17h52.

Voilà pourquoi j’étais de bonne heure à Bicêtre et que j’ai pu discuter de la terrasse de la Comète avec Michel patron de l’Amandine, bistro concurrent. Le rasage de la terrasse semble une erreur tragique, mais ça n’est pas mon problème. Nananère.
(illustration)