12 avril 2009

La jupe noire et le tablier blanc

Gédéon Dufresne était content. Il avait réussi, la semaine dernière, à faire sourire Brigitte, la petite soubrette qui passe s’enfiler un demi, tous les matins, à la Comète, au Kremlin-Bicêtre. Brigitte était bien amusée, tous les matins, par cette grosse andouille qui la regarde, comme la plupart des clients. Aucun ne sait qu’elle bosse de 22 heures à 6 heures dans ce grand hôtel de Paris, pour satisfaire tous les besoins (ou presque hihihi) des clients noctambules.

Le matin, elle rentre chez elle et s’arrête boire une bière avec tous les ouvriers poilus qui prennent un petit café, en oubliant ce Calvados qu’ils avaient encore le droit de boire, l’an dernier.

Ce soir, Gédéon avait rendez-vous avec Brigitte. Ils avaient décidé de se rejoindre à la Comète par un pied de nez à tous ces Portugais râblés qui se tapent un petit noir, tous les matins, à ce même comptoir. Finalement, ils avaient décidé de se taper une tisane puis d’aller chez elle pour qu’il lui montre sa collection d’estampes Camusiennes. Elle est arrivée à l’heure. Elle était déjà en tenue : son corsage blanc et sa jupe noir qui faisaient sa réputation et qui avaient tant émoustillé Gédéon. Ils ont laissé tomber la tisane et se sont tapés une Mojito. Ils sont allés chez lui, au 131 de l’avenue de Fontainebleau.

Aucun des deux n’étaient dupes des raisons de cette visite. Il allait la sauter rapidement et elle serait à son boulot, à l’heure prévue. La contemplation des estampes dura quelques minutes et il commença à lui déboutonner le chemisier, bouton par bouton, tout en feignant de lui effleurer les seins par mégarde.

Bizarrement, le troisième bouton craqua. Ils étaient tous les deux bien embêtés ! Que mettrait-elle pour aller travailler ? Finalement, le mal étant fait, il décida de lui arracher le reste. Les boutons sautèrent et Gédéon s’arrêta trente secondes pour matin pour admirer cette paire de seins tellement parfaits qu’ils n’étaient pas plus que deux. C’est en défaisant la jupe qu’il commença à râler. Elle ne tenait, en effet, que par un simple velcro, accessoire qui est à l’érotisme ce que l’Eku 28 est à la bière.

Ca rage ne dura que quelques secondes. Sous sa jupe, elle n’avait rien. Cette pure jeune fille avait pris la précaution de ne pas mettre de culotte, au risque de mouiller ses chaussures si elle avait été prise d’une crise de rire. Gédéon pris le temps d’admirer ce corps parfait et pris la décision de l’enfiler sur le champ. Il l’a tient entre ses mains et lui fit opérer un retournement habile puis la pencha en avant d’une pression délicate sur les épaules. Pour rigoler, il pris du recul puis feignit le pointage violent.

Aiiiieee ! La conne. Elle avait un collant transparent.

La suite de nos aventures sur le nouveau blog de la rédaction.

Vive Paques !




Et les blogs !

10 avril 2009

Zac Efon 17 ans et toutes ses dents contre lui

Je déteste Zac Efron. Ce type, probablement zoophile, nécrophile et drosophile, a envahi ma vie. Tiens ! Je parie qu’une bande de minettes aussi proche de la puberté que le vieux Jacques l’est de la sénilité va envahir les commentaires de ce billet pour lui crier son amour sans même se douter qu’il est sans doute membre d’un réseau de blogueurs favorables à la rénovation de l’occident.

Pensez donc ! Je profite habituellement de la deuxième partie de mon trajet pour aller au boulot, de Palais-Royal à la Défense pour mettre en place dans ma tête les éléments de structure pour mon billet politique du matin. Ce matin, je voulais faire un billet à la gloire de Jean-Christophe Cambadélis. Admettez qu’il faut un minimum de concentration ! J’étais arrivé à la perfection avec un tas de jeux de mots très drôles, non pas comme Cambacestundélis mais comme Cambadélis pour Royal, que seul un esprit fort peu comprendre en moins de dix-huit secondes. Paf ! Mon métro arrive à Esplanade de la Défense. Il me restait une ligne droite à parcourir avant de finir ma traversée de Paris. Paf ! Une affiche de cinéma avec la tronche de ce post-boutonneux pour son nouveau film « 17 ans ». Moi aussi, j’ai eu 17 ans. Je n’en chie pas une pendule pour autant. Ca fait une quinzaine de jours que le métro était couvert d’affiches de ZAC. Ce matin, elles avaient été recouvertes par d’autres publicités de lessives diverses, sauf une ! La RATP me l’avait réservée alors que j’étais concentré au milieu de cette rame.

Putain. Quand j’ai choisi Zac Efron comme égérie de ce blog, uniquement pour le seul plaisir de faire mouiller mes visiteuses habituelles, j’ignorai que ce type allait devenir une star mondiale qui allait faire de l’ombre à Jean-Christophe Cambadélis.

07 avril 2009

Ce n'est pas de la faute de la vieille si j'étais en retard au boulot ce matin

C’est le bordel ! Ce matin, c’était la première fois de ma vie (j’ai commencé en avril 1986 à bosser) que j’arrive en retard au bureau par ce que le bistro est fermé ! Vous m’imaginez : « heu… Désolé, chef, le bistro était fermé, c’est pour ça que j’ai été retenu, … ».

C’est pourtant bien ce qui m’est arrivé ce matin. Enfin, quand je dis « en retard », ça veut dire « juste assez en avance pour ne pas arriver après mes collègues ». D’ailleurs, j’ai dit « en retard au bureau », je voulais dire « en retard au bureau pour faire mon billet du matin ».

Il n’empêche. C’est un comble. Je vais vous expliquer puisque vous n’attendez ça, vous autres amateurs de sordides histoires de bistro.

Tout avait commencé dimanche midi. Enfin, hier midi, quand j’ai fait mon billet pour raconter le dimanche. Il faut que je vous raconte la suite.

Résumé des épisodes précédents : Dimanche midi, j’ai déjeuné à la Comète avec Jackie La Grosse à Jacques, Jacques le Vieux, Edouard et moi. Je mange souvent avec moi, un peu moins avec les autres. Mémère (Jackie) était pleine comme un terrain de manœuvre.

Je tiens les épisodes suivants du Vieux Jacques. En quittant la Comète, Jacques a proposé de ramenéer Jackie chez elle. « Ouips, d’accord, mais on va boire un coup à l’Aéro ». Jacques : « Putain, tu fais chier, bon, d’accord, mais un seul ». C’est en voulant régler la note (en plus, elle n’avait plus de pognon, si j’ai bien compris, mais au moins, on ne la soupçonnera pas de radinerie) qu’il a constaté qu’elle avait profité qu’il était aux toilettes pour s’en mettre quelques uns dans le cornet.

En remontant, elle voulait s’arrêter à l’Amandine. Jacques a refusé. Par contre, pour le bistro suivant, Jacques n’a pas pu empêcher. Il faisait chaud, la route monte : la soif l’a emporté.

Finalement, Jacques portait les courses de Mémère (il y a un marché, le dimanche), les siennes, les fringues des deux (en avril ne te découvre pas d’un fil mais quand il fait chaud c’est chiant)… plus Mémère qui arrivait à peine à aligner les pas… Arrivés près de chez elle, ils ont été accueillis par des jeunes du quartier. Jacques était vaguement inquiet. N’oublions pas qu’il est de droite : les jeunes sont suspects.

Les jeunes sont arrivés et ont proposé de porter les affaires. Jacques : « Mais non, les gars, ça va aller, vous êtes bien gentils ». Les jeunes : « Vous z’inquiétez pas, avec elle, on est habitués ».

Je suis incapable de vous raconter la suite : c’est normal. Quand le vieux m’a raconté ça, on était tellement pliés de rire qu’on n’a pas pu continuer.

Ca ne vous dit pas pourquoi j’étais en retard au boulot, ce matin. Il faudrait pour cela que je vous raconte la soirée d’hier soir, mais je n’y étais pas pour ne pas être en retard au boulot. C’est compliqué, je sais.

Mais je n’étais pas à la soirée. Par contre, Karima, la serveuse de la Comète y était. Je suppose qu’elle a abusé des boissons pas recommandées par l’académie de médecine. Du coup, elle n’était pas au boulot ce matin. Quand je me suis pointé, un peu après 7 heures, le type qui faisait le ménage attendait.

Ben quoi ? Je n’allais pas le laisser garder MON bistro tout seul, non ?

06 avril 2009

Le retour de la Grosse à Jacques

Ce faisait presque deux ans que je ne l’avais pas vu, à part une fois, en coup de vent, à la Comète. Elle, c’est Jackie, dite « la Grosse du Vieux ». Elle était en photo dans mon dernier billet. En effet ! Il ne s’agissait pas de Marie-Georges Buffet mais Jackie la pas Commode. Elle a été tellement désagréable pendant tout le repas qu’Edouard (étonnamment de bonne humeur) et moi étions pliés de rire pendant tout le repas.

Pour vous dire ! Le vieux, après avoir ramené son lot chez elle, a été obligé de revenir à la Comète présenter ses excuses.

La journée avait pourtant commencé normalement. Je m’étais levé aux aurores. Blogage. Footing. Reblogage. Téléphone Bretagne. Reblogage. Oups ! Il est 12h20, dépêchons nous. Douche. Je fonce à la Comète voir si des andouilles étaient là pour manger avec moi. C’est en chemin que je me suis rappelé que j’avais rendez-vous avec Edouard.

Je tombe sur le vieux Jacques, au comptoir, qui lisait l’Equipe car c’est un grand sportif. C’est un peu comme si je lisais Modes et Travaux. Marcel se pointe. Il était rentré la veille de sa croisière en Méditerranée. Tout ce qu’il a pu nous raconter est qu’il était tombé sur une bonne équipe de petits vieux et que les boissons étaient à volonté. Pour le reste, les patelins visités, nous n’avons aucune information. Remarque ! On s’en fout un peu… Les Baléares, les Canaries… Il n’empêche ! On devrait mettre dans des hôtels Parisiens tous ces vieux qui font des voyages uniquement pour le plaisir de picoler avec d’autres vieux : ça éviterait les coûts de transport et la dangereuse destruction de la planète provoquée par le kérosène de l’avion et le fuel du bateau.

Paf ! Le vieille qui se pointe. Je lui fais la bise, Jacques aussi, Marcel aussi. Dans ces eaux là, je crois bien que Tonnegrande et Edouard se sont pointés. C’était une belle journée pleine d’effusion. Nous papotons.

Elle venait d’apprendre que sa petite fille s’était mariée. Avec un type du Burkina Faso. Un Burkinabais, je lui ai dit. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces gens sont généralement assez noirs. Le soleil sans doute. Jackie ne comprend pas : « Pourquoi elle me fait ça, elle sait bien que je suis raciste ? ».

Quand je pense que dans les blogs, on fait des débats sur l’extrême droite.

J’ai essayé d’expliquer à Jackie que ce n’était pas elle qui se mariait, mais sa petite fille. Ensuite, elle nous a dit que sa petite fille avait été l’objet d’une enquête par les autorités Burkinabaises de peur que ça soit un mariage blanc pour qu’elle puisse obtenir la nationalité Burkinabaise. C’est dommage, nous n’avons pas pensé à faire un excellent jeu de mot avec « Burkinabaise » mais en pensant à mes camarades de blogs dissertant sur le fascisme présumé de certains collègues, je ne pouvais m’empêcher de sourire à l’idée d’une vieille raciste française évoquant sa petite fille cherchant à faire un faux mariage pour obtenir une nationalité Africaine.

Avec le Vieux Jacques, nous avons évidemment rigolé. « Mais non ! Jackie, dans ce sens là, ça n’est pas un mariage blanc, mais un mariage noir ». « Alors, la mariée était en noir ». Et toutes ses plaisanteries que nous pourrions qualifier de raciste si l’ignoble Tonnegrande n’en avait pas profité pour rigoler bêtement.

Avec toutes ces émotions, je suppose que nous avons du boire une tournée d’apéros de trop : Mémère commençait à papillonner. J’ai dit : « Hop ! A table ! On n’a pas que ça à faire ! ». J’étais à moitié confus. J’avais promis à Edouard de manger avec lui mais je ne pouvais pas laisser le vieux tout seul avec Mémère. J’ai donc expliqué la situation à Edouard et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés quatre à table.

Servis par Karima.

Pas de chance, le Vieux a du « retourner son plat » (il avait commandé une viande saignante et a reçu une viande trop cuite : faire du cinéma n’est pas du style du vieux, il avait raison). Jackie a commencé à ronchonner à propos du steak tartare qu’elle avait commandé. Je n’ai pas trop compris ce qui la chagrinait. Elle voulait peut-être le préparer elle-même, ou alors il était trop cuit ou trop haché… Mystère…

Ensuite, elle a commencé à hurler parce qu’il n’y avait pas de nappe sur les tables… C’est justement un des charmes de la Comète : des belles tables en bois. J’ai essayé de lui expliquer. « Peut-être mais au prix qu'on paie, ils pourraient mettre des nappes » Finalement, Edouard, très compréhensif, à levé l’assiette de Jackie et j’ai pu déplier ma serviette pour en faire une nappe.

J’ai payé ma part et celle de Ramdane, et on s’est barrés…

Le soir, j’ai échangé via Facebook avec Karima.

Elle : « Merci pour la vieille folle ».
Moi : « J’y suis pour rien ! Elle n’est pas mignonne la vieille […biiiip…] ? »
Elle : « Elle est […biiiip…] , ouais ! Moi, perso, j’aurais pas pu manger au près d’elle ».
Moi : heu… non, je ne vais pas l’écrire ici.
Elle : « OK ! La prochaine fois, je lui ramènerai une nappe ».

05 avril 2009

Elle n'a pas changé !






-- Brillament publié de mon iPhone

Bloguer, toujours bloguer

Le blogueur se lèvera demain et attendra gentiment la publication du classement Wikio en espérant du neuf, pour lui, pour les autres. Vers 10h30, le classement sera publié, il tombera dessus et constatera sa stagnation au moment même où son collègue de bureau rentrera pour l’inviter à prendre un café qu’il ne pourra pas refuser. Le collègue de bureau n’aura qu’une idée en tête : expliquer au blogueur qu’il a suivi à la télé les cérémonies à Strasbourg mais le blogueur ne pourra pas avouer qu’il connaît par cœur chacun des événements, qu’il a tout suivi en direct, ce samedi, pour tenter le billet du siècle, celui qui sera cité par tous les blogs car il aura mis le doigt sur un point essentiel. Le collègue lui parlera de la bévue de Berlusconi alors que le blogueur suit tout ce qui se passe en Italie. Le blogueur opinera par politesse, tout en se demandant pourquoi son blog n’a pas fait un bond au Wikio, car il est vraiment chouette, son blog, mélangeant les nouvelles technos, la politique et la musique.

Alors le blogueur finira son café et découvrira un mail de son chef lui demandant de préparer en toute urgence une note pour le conseil de direction qui doit se tenir à 17 heures. A 13 heures, il aura terminé. Ses collègues seront partis depuis longtemps à la cantine et, turlupiné par son blog, il ira, en vitesse, acheter un sandwich triangulaire au Franprix du coin et se replongera dans le classement Wikio.

Ses collègues le font chier. Ils sont revenus de manger et n’arrêtent pas de parler. Il s’en fout des chiares qui partent en classe de neige, du nouveau barème de remboursement des frais de déplacement et de la porte du hall qui n’arrête pas de se bloquer même que le réparateur est passé trois fois cette semaine.

Pourquoi n’est-il pas rentré dans le top 300 du général ? Bordel ! Un billet par jour, des liens vers les zinfluents, une participation à une soirée de blogueurs. Il a même réussi à se faire follower par le numéro 1 des blogs divers sur Twitter. Il est même devenu copain sur Facebook avec lui. Tout ce travail pour rien ? Putain ! Ils ne peuvent pas la fermer ces collègues à la con. Ils ne savent ce que c’est eux, de tenir un blog. Déjà, l’autre, là, tous les matins, elle vient dire bonjour pendant la rédaction du billet. Chaque matin, elle raconte son trajet en métro, la panne du RER et les varices de sa belle sœur ! Et maintenant, il faut qu’elle donne son avis la moquette du couloir qui a été remplacée suite à la fuite de la machine à café. Tiens ! Il va aller prendre un café pour se changer les idées et pouvoir penser, tout seul à son blog. C’est bien joli, les réseaux sociaux, mais encore faut-il pouvoir s’isoler pour y participer.

Il n’y avait pourtant que 12 places à grapiller. Ce soir, sa femme est à l’école de couture, il devra garder les enfants. Avec un peu de chance, il arrivera bien à les coucher assez tôt pour se plonger sur l’ordinateur avant le retour de maman. Les idées de billets ne manquent pas. Tiens ! Il va vu plusieurs blogs qui parlent du G20 dont le bénéfice est tout bon pour le FMI mais qui n’aborde pas le sujet sous le seul angle intéressant : ils donnent des sous aux FMI pour qu’il finance les pays pauvres sans créer la moindre relance dans les pays développés. Ils sont cons, ces blogueurs : ils traitent toujours tout à l’envers. Un peu comme le chef avec sa note pour le conseil de direction. Il la demande en urgence alors qu’il y a un conseil par semaine. Merde ! Il est 14 heures. Y’a la réunion avec le service achat pour les nouveaux contrats avec le fournisseur de papier recyclé pour le photocopieur. Il fait chier le chef ! Pourquoi il lui colle ça ? Il ne peut pas y aller lui-même ? Et les achats, ils ne peuvent pas se démerder avec cette connerie ?

Hop ! Un dernier coup d’œil à Twitter. Tiens ! Christine Albanel a changé de coiffure d’après @nefisa. Ca ferait une bonne idée de billet, ça. Merde ! La réunion !

04 avril 2009

Jessica, directeur artistique

Dans le blog, je parle souvent de Jessica Cirio, Jessica Alba, Jessica Roth et autres... J'ai découvert une autre Jessica (en faisant une recherche pour rigoler avec Poireau). Je suis plié de rire. Poireau le sera prochainement. Les loudéaciens comprendont.

03 avril 2009

Aux chiottes la grève !

La scatologie n’est pas un sujet usuel dans les blogs mais il n’empêche que poser une pêche (notre illustration) est une activité (au moins) quotidienne indispensable et (en principe) relativement agréable. Par ailleurs, avec le pipi-caca, il y a toujours moyen de rigoler. Je vous ai raconté, récemment, un problème que nous avons à mon nouveau bureau : la minuterie de la lumière est trop courte et nous sommes obligés de nous finir à la main dans le noir.

Je dois vous avouer que la situation dégénère. Nous sommes à la limite de nous mettre en grève et nous ne séquestrons pas notre employeur c’est uniquement que ça amplifierait les dommages liés à nos problèmes de selle qui provoquent une belle tension.

Je vous explique : nos toilettes ont des cloisons qui ne vont pas jusqu’en bas et jusqu’en haut, un peu comme dans les chiottes des autoroutes ou des écoles. Mais les autoroutes sont relativement anonymes : on ne connaît pas les autres usagers et j’ai passé l’âge de chier pendant la récré.

Le premier sentiment est psychologique. Nous avons l’impression d’être privés d’une intimité qui serait légitime dans l’accomplissement de nos mictions ponctuelles mais nous ne pouvons pas reprocher à notre employeur de vouloir raccourcir ses pauses.

Le deuxième sentiment est plus bizarre. En faisant caca, nous émettons tous des bruits qui pourraient nous faire rougir si nous n’étions des gros mâles grossiers, nous n’en tenons pas rigueur. Si nous nous refusons à effectuer des concours de pets, c’est que nous ne savons pas qui se trouve dans la cabine d’à côté. Il pourrait par exemple s’agir de notre responsable hiérarchique. Le dilemme est terrible : si nous gagnons le concours de pets, il pourrait se vexer et nous refuser l’augmentation alors que si nous perdons, il pourrait nous trouver inefficace et nous refuser également l’augmentation. Dans le doute, abstiens-toi, les seuls bruits que nous émettons sont ceux qui sortent par mégarde et nous nous contentons de sourire bêtement.

Il n’empêche que la situation est parfois gênante. Hier, par exemple, j’étais un peu indisposé. Je ne sais pas pourquoi, mais il est un peu gênant de savoir que vos collègues savent que votre production est essentiellement liquide. Pourquoi ? Je ne sais pas. C’est comme ça. Pourtant, de nos jours, la gastro est monnaie courante même si on ne paie pas de mine. Dans le temps, on avait la chiasse, tout le monde s’en foutait. Maintenant, on choppe des gastros : c’est mal, il faut se laver les mains avant de dire bonjour. Les gens sont cons. Il n’empêche que c’est gênant.

En outre, tous les bruits que nous émettons nous gênent ! Mais ce n’est rien en comparaison de la gêne occasionnée par la gêne de celui qui émet des bruits et qui sait que nous les avons entendus.

Le sentiment de proximité est tel qu’avec l’habitude, nous savons exactement ce qu’ont mangé les collègues la veille. Tiens ! Le délégué syndical a mangé du poireau !

Néanmoins, ça permet aussi de rigoler méchamment : je sais exactement qui, parmi mes directeurs, a la prostate.

Je vais lui demander une augmentation.

02 avril 2009

Zacofrance

Je voudrais protester violemment. Le blog personnel de M. Sarkofrance se met à parler de Zac Efron. Je croyais que j'en avais le monopole. Ou alors Juan se préparer à passer numéro un chez Wikio, ce qui est rageant, et pense qu'il faut raconter des conneries sur le blog familial pour progresser.