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20 novembre 2011

15 ans de Comète ! Ca s'arrose ?

Je n’ai pas trouvé de photo d’Henri, à part quelques unes que j’ai prises avec mon premier iPhone et donc de bien piètre qualité. Je voulais juste illustrer mon billet en souvenir de celui qui nous a quitté, hier. C’est ainsi que je me suis replongé, ce matin, dans mes photos de 2001 à 2008, avec toutes ces saynètes, ces réveillons, ces heures au bistro.

Ce qui m’a frappé, ce sont les changements d’environnement progressifs…

Maintenant, « ma bande » est centrée sur le vieux Joël, Djibril et Tonnégrande, avec quelques apparitions de Patrice et du Vieux Jacques, voire Marcel le Fiacre. Le dimanche midi, je prends souvent l’apéritif avec Patrice, le Vieux Jacques et Alain Le Loufiat. Ils seront probablement avec moi, ce midi.

Il y a aussi les copains blogueurs puisque ils viennent fréquemment à la Comète : Dagrouik, El Camino, Gildan, Gularu, Melclalex, Mip, Olympe, Polluxe, Romain, Seb, Vlad, Yann et tous les autres ! Tiens ! Philippe est passé hier après-midi dire bonjour.

Et il y a Corinne et sa mère que je vois tous les soirs ou presque, à l’Amandine et le week-end, à l’Aéro.

Quand j’ai appris la mort d’Henri, hier, je me suis assis en terrasse, à côté de la porte et je me suis mis à rêvasser sur le temps qui passe et je me suis rendu compte que j’avais totalement laissé passer une date à la quelle je pense pourtant depuis longtemps.

Ca fait à peu près quinze ans, jour pour jour, que je vis dans ce petit monde, celui qu’à une époque je décrivais quotidiennement dans ce blog. J’habite là depuis début 1994 mais c’est le 28 ou le 29 octobre 1996 que j’ai poussé pour la première fois, un soir, la porte de la Comète et que j’ai rencontré les copains de l’époque.

Le 14 novembre 1996 est née Margot, la fille d’Antoine. C’était un peu notre mascotte, à l’époque. Dans cette première bande, il y avait Antoine, donc, sa femme Corinne, Jeannine et Casquette, Jouanneau. J’étais très proche de Jeannine et Casquette, à époque. On mangeait très fréquemment ensemble, le week-end. On est partis plusieurs fois quelques jours en vacances ensemble, dans la patelin de Jouanneau et de Patrice, que j’ai rencontré peu de temps à près et seul « survivant » de la bande.

On se voyait à la Comète en semaine et le dimanche midi et « chez Y » (devenu un restaurant Italien depuis), le samedi et souvent le dimanche matin. Les autres, à l’époque, fréquentaient également beaucoup les Monts d’Aubrac (maintenant détruit pour la construction du Centre Commercial). Ce n’est qu’au début des années 2000, quand il a changé de patron, que je suis devenu client, mais je n’allais plus « chez Y », sans doute parce que je n’avais jamais rien eu à y faire. Les patrons étaient Chinois et ne parlaient pas bien le Français.

J’allais donc tous les dimanches matin aux Monts d’Aubrac où je retrouvais Jeannine et Casquette. C’est là que j’ai connu Régine et Michel, avec qui je suis parti plusieurs fois en vacances. Bizarrement, quand le bistro a fermé, nous avons arrêté de nous voir. Il y avait Alvez, aussi dans la bande.

Ces années là, je me suis fâché avec Jeannine et Casquette. Jeannine avait dépassé les bornes de la saoulerie. Je n’en pouvais plus. De fil en aiguille, j’ai commencé à fréquenter moins les Monts d’Aubrac, peut-être 2005. Des copains m’avaient amené à l’Aéro qui était très festif le samedi soir...

J’ai fini par y aller tous les soirs, en attendant que quelques ivrognes que je ne pouvais pas supporter partent de la Comète.

Vers 97 ou 98, j’étais très lié avec Laurent, un assureur du quartier qui vivait tout seul. Il a fini par se marier, néanmoins (j’étais son témoin) puis j’ai rencontré deux militaires, Pascal et Jeff avec qui on faisait toutes les fermetures de la Comète jusqu’à ce que les aléas de leurs vies les fassent déserter le quartier. Ca a duré quelques années.

A l’Aéro, j’ai connu Ramdane (mon « colloc » en début d’année) et le vieux Joël, Jacky le Boucher. Le Gros Loïc faisait tous les bistros, nous avons sympathisé. Jacky et le vieux Joël m’ont fait découvrir l’Amandine, qui était également très festif, le soir.

Tonnégrande traînait à l’Aéro et nous avons fini par papoter, de même qu’avec le vieux Jacques qui allait en gros dans les mêmes bistros que moi.

Je retrouve des photos de 2004, à l’Aéro, avec Marcel et le vieux Jacques. Ces photos montrent que je suis assez pote avec Patrice et le Gros Loïc depuis au moins 2002. Je suis parti en vacances en Belgique avec Ramdane en 2004, donc je suppose que je l’ai connu en 2002 ou 2003.  J’ai des photos de vacances avec Michel et Régine de 2005. Mes premières photos avec Tonnégrande datent de 2006 mais je l’ai probablement connu vers 2003 ou 2004.

J’ai eu 40ans en 2006. Nous avions fêté ça à la Comète. Il y avait :
Christian D, toujours présent mais moins souvent.
Le Gros Loïc, que je continue à voir de temps en temps mais plus trop au bistro.
Michel et Régine, toujours à Bicêtre, mais je ne les vois plus.
Jackie, la « grosse » du vieux Jacques que je vois de temps en temps, visiblement beaucoup moins ivrogne qu’à une époque.
Tonnégrande, toujours présent.
Ramdane qui bosse maintenant à La Réunion et que j’ai par SMS toutes les semaines.
Patrice, toujours présent.
Mouloud, un des patrons des Monts d’Aubrac. Il habite toujours Bicêtre, je le croise tous les deux ou trois mois. Il a maintenant une affaire à Choisy.
Le vieux Jacques, que je vois de moins en moins.
Le vieux Joël, avec qui j’étais beaucoup moins lié que maintenant.
Abdel, le patron de l’Aéro.

Et bien sûr Martine, Josianne, Jim et Jean. Jim, parti dans le nord et les trois autres à la retraite dans la Sarthe. Je les ai tous revu cet été.

Environ un an après, l’Aéro a changé de patron. Abdel est parti dans les Alpes mais a de la famille à Créteil. Pendant quelques temps, il a continué à revenir périodiquement à Bicêtre. Les Monts d’Aubrac ont fermé à cette époque. J’ai concentré mon périmètre autour de la Comète et de l’Aéro, un peu l’Amandine mais beaucoup moins.

Ensuite, la Comète a changé de patron et j’ai commencé à aller tous les soirs à l’Amandine. J’ai gardé cette habitude. Ceci fait que je suis assez lié à Corinne et sa mère, que j’évoquais plus haut, ce qui parait totalement saugrenu compte tenu des autres lascars…

Antoine habite toujours dans le quartier mais ne le fréquente plus. Nous sommes à moitié fâchés pour des conneries.

Vers midi, je vais sortir d’Internet, prendre une douche, descendre prendre un café à la Comète. Je vais aller boire un apéro à l’Aéro et, Corinne et sa mère n’étant pas là, un autre à l’Amandine, puis je vais aller voir les copains à la Comète et y déjeuner. 

10 juillet 2009

La grosse aux Japonais absents

Bon. Je recycle la photo d’hier soir. Sur le fauteuil, le fils de Didier, donc cousin de Nefisa, donc. Derrière la vitre, à gauche, la Grosse au Vieux Jacques. A droite, le Vieux Jacques. Il faisait la gueule, d’une part parce que je voulais qu’il se tourne pour qu’on puisse le reconnaître sur la photo et d’autre part parce que sa grosse était saoule au point que Marcel le Fiacre a du la retenir quand elle a manqué de se casser la gueule en rentrant dans la Comète. Marcel passait par là par hasard, pour acheter une pizza pour son épouse d’origine Italienne, Miranda. Faut dire qu’ils sont rentrés avant-hier d’une virée de cinq jours dans la famille de madame, à Venise. Ils ont du mangé des paupiettes et du bœuf bourguignon, là-bas.

Pour le reste de la soirée rien de remarquable. A part que c’est la première fois qu’on me téléphone quand je suis à l’Amandine pour aller boire un coup à la Comète. Quand je suis arrivé en courant (il m’avait promis une bière, je ne voulais pas qu’il change d’avis), le fils de l’ivrogne était assis en terrasse à écouter une voisine de table qui racontait sa vie depuis 40 ans à Bicêtre.

Nous avons rejoint le comptoir où nous a rejoint le Grand Loïc et parlé nouvelles technologies. J’ai réussi à leur faire croire que je comprenais tout ce qu’ils disaient.

Le vieux Jacques est arrivé avec sa Grosse, sortant du restaurant Japonais. Ils ont croisé Marcel. Quand Marcel a compris (en la rattrapant) que la Grosse était pleine, il a prétexté l’achat d’une pizza pour s’échapper…

16 juin 2009

Le Vieux Jacques se met au sport

Bon. Je ne vais pas vous donner une leçon de géographie. L’Avenue Eugène Thomas est perpendiculaire à l’Avenue de Fontainebleau (ex Nationale 7) au Kremlin-Bicêtre. Elle part de ce carrefour, pour aller vers « le haut de Bicêtre », le Fort de Bicêtre, l’Hôpital de Bicêtre. En bas à gauche, à l’angle de ces deux avenues, nous avons la place de la Comète où se trouve… La Comète.

En face, en bas à droite de l’Avenue Eugène Thomas, l’Aéro attend les piétons qui se rendent à l’Hôpital. Un peu après, l’Amandine attend ceux qui ont encore soif. L’Amandine a une très aimable terrasse ensoleillée. Ensuite, nous avons encore deux bistros avant d’arriver à l’Hosto, pour les ivrognes. Sur le chemin, entre ces deux derniers bistros, se trouve un « marchand de journaux » assez célèbre dans le quartier pour la personnalité de son patron, surtout connu pour sa coiffure légendaire. A se demander s’il n’est pas publicitaire pour O’Cédar.

C’est un copain du Vieux Jacques et ce dernier lui rend quelques services, notamment pour trier les invendus avant de les retourner aux fournisseurs.

Lundi soir (hier), vers 18 heures, le Vieux Jacques s’arrête en bus, près de l’Aéro puis va chez son pote à pieds. L’histoire ne dit pas quels bistros il a fait. En terrasse, sa « grosse » (celle qui pisse dans le seau du Petit Relais) buvait une consommation rose. Jacques a poursuivi sa route sous prétexte qu’il était attendu.

Vers 19 heures, pour nous rejoindre à la Comète, il a décidé de ne pas passer devant l’Amandine pour éviter d’être obligé de boire un coup avec Mémère. Il a donc été obligé de traverser plus haut.

Il vient de découvrir que le carrefour est très loin (et ça monte beaucoup)… et que la même corvée l’attendra probablement tous les soirs

08 juin 2009

Fais pipi, sur le gazon...

Je dois me confesser. Dans ce billet, je vous ai menti. Pour être précis, c’est mon informateur secret qui m’a donné des informations erronées : Jackie, la Grosse à Jacques, n’est pas tombée dans les chiottes du Petit Relai. C’est le vieux Jacques qui lui avait menti pour ne pas lui avouer la vérité de peur que je la raconte dans le blog.

Donc, le vieux Jacques m’a dit la vérité hier car il avait confiance en moi et savait que je n’allais pas le raconter dans le blog. Il est con, des fois. La version est tellement drôle que je ne peux pas ne pas la raconter. En fait, il l’a dit lui-même (je ne suis pas un traitre…). Mais son cerveau a des circuits qui m’échappent.

Toujours est-il qu’ils étaient au Petit Relai, l’autre soir, quand Jackie alla uriner.

Ne la voyant pas revenir, Jacques s’est inquiété, le brave homme. Il est donc allé la chercher. Il l’a trouvé. Elle s’était à moitié perdue dans le couloir et n’avait pas trouvé les toilettes. Quand Jacques l’a vue, dans ce couloir, elle avait retroussé sa jupe et était en train de pisser dans un seau en principe dédié au ménage.

Comment voulez-vous que je ne pique pas une crise de rire quand il me raconte ça ?

Selon Jacques, elle ne portait pas de culotte. Mais cela ne nous regarde pas.

03 juin 2009

Aux chiottes, la chute

Je sais que vous attendez des nouvelles donc je vais en donner. Néanmoins, mon informateur secret a remarqué que j’étais plié de rire et que je prenais des notes quand il m’a raconté la tragédie et a immédiatement cessé sa narration. Ainsi, à défaut d’être partial, je suis partiel.

Jackie la Grosse à Jacques, Jacques le Vieux et Marcel le Fiacre buvaient un coup au Petit Relais, aimable bistro de Bicêtre que je fréquente très peu pourtant on y mange très bien pour une somme dérisoire, hier soir.

Je ne sais pas ce qu’ils foutaient là-bas, d’autant que j’avais rendez-vous avec Marcel. Ils font peut-être la gueule à la Comète parce que le verre de 14 cl de Kir est à 2€50 alors qu’il est beaucoup moins cher ailleurs. Par exemple, le verre de 7 cl de Kir est à 1€30 à l’Amandine.

Toujours est-il que, selon mon informateur secret, Jackie la Grosse à Jacques a été pris d’une envie sans que sa prostate ne soit à remettre en cause.

Je vais faire court. Elle était saoule comme un terrain de manœuvre et a chuté dans les gogues. Le Vieux Jacques a été le seul volontaire pour aller la relever. Allez-savoir pourquoi ?

Mon informateur secret m’a interdit que je raconte cette histoire dans le blog. Vous comprendrez donc que je m’en abstienne.

26 mai 2009

Je veux faire un tour à Paris

Hier, je vous ai raconté mon repas avec Jackie, la Grosse à Jacques, le Vieux Jacques et Djibril. Il y a une suite…

Fidèle à mon habitude, dès la fin du repas, je suis parti à la maison faire une sieste. Le brave Djibril a proposé à Jackie et Jacques de les ramener.

Toujours galant, Jacques est monté à l’avant de la voiture, laissant Jackie à l’arrière. Arrivés dans leur quartier, la grosse à Jacques a dit qu’elle voulait faire un tour dans Paris. Ce n’était pas dans les projets de Djibril qui, comme moi, rêvait d’une bonne sieste. Djibril dit alors à Jacques de s’occuper de sa grosse. Jacques sort de la voiture et tente de faire sortir Jackie qui ne voulait pas.

Jacques, aussi solidaire que galant, a dit : « Ben, démerde toi, moi je rentre ». Djibril s’est fait insistant pour faire descendre Jackie qui ne voulait pas « Non ! Je veux faire un tour dans Paris ».

Djibril a alors démarré, mémère à l’arrière de la voiture, a fait le tour du pâté de maison et est revenu devant chez Jackie. Elle ne voulait pas descendre : « Non ! Je veux faire un tour dans Paris ».

Djibril s’est fâché...

25 mai 2009

Balmeyer n'a pas plus sa tête !

Il fait un billet en oubliant de laisser les commentaires ouverts pour qu'on puisse dire tout le mal qu'on pense de Dorham. Bon. Je n'arrive pas à rédiger mon billet pour raconter le week end. Dès que j'arrive à la troisième ligne, je suis plié de rire. Je vais donc faire court. Le Vieux Jacques m'a invité à manger, samedi midi. Il y avait également celle qu'on appelle (à tort) sa grosse, Jackie. Elle était tellement mal lunée qu'elle a refusé de manger son carpaccio car la viande n'était pas assez cuite. Elle mastiquait chacun des morceaux puis les retirait de sa bouche et les remettait dans son assiette. Je n'ai jamais rien vu d'aussi immonde, y compris quand le sus-nommé Balmeyer vomit. Le pire c'est que je prenais visiblement du plaisir à manger le mien (je mange vite, j'ai pu le finir avant de voir les manigances de la grosse). Aussi, à la fin du repas, elle a échangé nos deux assiettes pour que je puisse finir la sienne... avec les bouts de bidoches mastiqués.
Vomissez pas. Merci.

07 avril 2009

Ce n'est pas de la faute de la vieille si j'étais en retard au boulot ce matin

C’est le bordel ! Ce matin, c’était la première fois de ma vie (j’ai commencé en avril 1986 à bosser) que j’arrive en retard au bureau par ce que le bistro est fermé ! Vous m’imaginez : « heu… Désolé, chef, le bistro était fermé, c’est pour ça que j’ai été retenu, … ».

C’est pourtant bien ce qui m’est arrivé ce matin. Enfin, quand je dis « en retard », ça veut dire « juste assez en avance pour ne pas arriver après mes collègues ». D’ailleurs, j’ai dit « en retard au bureau », je voulais dire « en retard au bureau pour faire mon billet du matin ».

Il n’empêche. C’est un comble. Je vais vous expliquer puisque vous n’attendez ça, vous autres amateurs de sordides histoires de bistro.

Tout avait commencé dimanche midi. Enfin, hier midi, quand j’ai fait mon billet pour raconter le dimanche. Il faut que je vous raconte la suite.

Résumé des épisodes précédents : Dimanche midi, j’ai déjeuné à la Comète avec Jackie La Grosse à Jacques, Jacques le Vieux, Edouard et moi. Je mange souvent avec moi, un peu moins avec les autres. Mémère (Jackie) était pleine comme un terrain de manœuvre.

Je tiens les épisodes suivants du Vieux Jacques. En quittant la Comète, Jacques a proposé de ramenéer Jackie chez elle. « Ouips, d’accord, mais on va boire un coup à l’Aéro ». Jacques : « Putain, tu fais chier, bon, d’accord, mais un seul ». C’est en voulant régler la note (en plus, elle n’avait plus de pognon, si j’ai bien compris, mais au moins, on ne la soupçonnera pas de radinerie) qu’il a constaté qu’elle avait profité qu’il était aux toilettes pour s’en mettre quelques uns dans le cornet.

En remontant, elle voulait s’arrêter à l’Amandine. Jacques a refusé. Par contre, pour le bistro suivant, Jacques n’a pas pu empêcher. Il faisait chaud, la route monte : la soif l’a emporté.

Finalement, Jacques portait les courses de Mémère (il y a un marché, le dimanche), les siennes, les fringues des deux (en avril ne te découvre pas d’un fil mais quand il fait chaud c’est chiant)… plus Mémère qui arrivait à peine à aligner les pas… Arrivés près de chez elle, ils ont été accueillis par des jeunes du quartier. Jacques était vaguement inquiet. N’oublions pas qu’il est de droite : les jeunes sont suspects.

Les jeunes sont arrivés et ont proposé de porter les affaires. Jacques : « Mais non, les gars, ça va aller, vous êtes bien gentils ». Les jeunes : « Vous z’inquiétez pas, avec elle, on est habitués ».

Je suis incapable de vous raconter la suite : c’est normal. Quand le vieux m’a raconté ça, on était tellement pliés de rire qu’on n’a pas pu continuer.

Ca ne vous dit pas pourquoi j’étais en retard au boulot, ce matin. Il faudrait pour cela que je vous raconte la soirée d’hier soir, mais je n’y étais pas pour ne pas être en retard au boulot. C’est compliqué, je sais.

Mais je n’étais pas à la soirée. Par contre, Karima, la serveuse de la Comète y était. Je suppose qu’elle a abusé des boissons pas recommandées par l’académie de médecine. Du coup, elle n’était pas au boulot ce matin. Quand je me suis pointé, un peu après 7 heures, le type qui faisait le ménage attendait.

Ben quoi ? Je n’allais pas le laisser garder MON bistro tout seul, non ?

06 avril 2009

Le retour de la Grosse à Jacques

Ce faisait presque deux ans que je ne l’avais pas vu, à part une fois, en coup de vent, à la Comète. Elle, c’est Jackie, dite « la Grosse du Vieux ». Elle était en photo dans mon dernier billet. En effet ! Il ne s’agissait pas de Marie-Georges Buffet mais Jackie la pas Commode. Elle a été tellement désagréable pendant tout le repas qu’Edouard (étonnamment de bonne humeur) et moi étions pliés de rire pendant tout le repas.

Pour vous dire ! Le vieux, après avoir ramené son lot chez elle, a été obligé de revenir à la Comète présenter ses excuses.

La journée avait pourtant commencé normalement. Je m’étais levé aux aurores. Blogage. Footing. Reblogage. Téléphone Bretagne. Reblogage. Oups ! Il est 12h20, dépêchons nous. Douche. Je fonce à la Comète voir si des andouilles étaient là pour manger avec moi. C’est en chemin que je me suis rappelé que j’avais rendez-vous avec Edouard.

Je tombe sur le vieux Jacques, au comptoir, qui lisait l’Equipe car c’est un grand sportif. C’est un peu comme si je lisais Modes et Travaux. Marcel se pointe. Il était rentré la veille de sa croisière en Méditerranée. Tout ce qu’il a pu nous raconter est qu’il était tombé sur une bonne équipe de petits vieux et que les boissons étaient à volonté. Pour le reste, les patelins visités, nous n’avons aucune information. Remarque ! On s’en fout un peu… Les Baléares, les Canaries… Il n’empêche ! On devrait mettre dans des hôtels Parisiens tous ces vieux qui font des voyages uniquement pour le plaisir de picoler avec d’autres vieux : ça éviterait les coûts de transport et la dangereuse destruction de la planète provoquée par le kérosène de l’avion et le fuel du bateau.

Paf ! Le vieille qui se pointe. Je lui fais la bise, Jacques aussi, Marcel aussi. Dans ces eaux là, je crois bien que Tonnegrande et Edouard se sont pointés. C’était une belle journée pleine d’effusion. Nous papotons.

Elle venait d’apprendre que sa petite fille s’était mariée. Avec un type du Burkina Faso. Un Burkinabais, je lui ai dit. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces gens sont généralement assez noirs. Le soleil sans doute. Jackie ne comprend pas : « Pourquoi elle me fait ça, elle sait bien que je suis raciste ? ».

Quand je pense que dans les blogs, on fait des débats sur l’extrême droite.

J’ai essayé d’expliquer à Jackie que ce n’était pas elle qui se mariait, mais sa petite fille. Ensuite, elle nous a dit que sa petite fille avait été l’objet d’une enquête par les autorités Burkinabaises de peur que ça soit un mariage blanc pour qu’elle puisse obtenir la nationalité Burkinabaise. C’est dommage, nous n’avons pas pensé à faire un excellent jeu de mot avec « Burkinabaise » mais en pensant à mes camarades de blogs dissertant sur le fascisme présumé de certains collègues, je ne pouvais m’empêcher de sourire à l’idée d’une vieille raciste française évoquant sa petite fille cherchant à faire un faux mariage pour obtenir une nationalité Africaine.

Avec le Vieux Jacques, nous avons évidemment rigolé. « Mais non ! Jackie, dans ce sens là, ça n’est pas un mariage blanc, mais un mariage noir ». « Alors, la mariée était en noir ». Et toutes ses plaisanteries que nous pourrions qualifier de raciste si l’ignoble Tonnegrande n’en avait pas profité pour rigoler bêtement.

Avec toutes ces émotions, je suppose que nous avons du boire une tournée d’apéros de trop : Mémère commençait à papillonner. J’ai dit : « Hop ! A table ! On n’a pas que ça à faire ! ». J’étais à moitié confus. J’avais promis à Edouard de manger avec lui mais je ne pouvais pas laisser le vieux tout seul avec Mémère. J’ai donc expliqué la situation à Edouard et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés quatre à table.

Servis par Karima.

Pas de chance, le Vieux a du « retourner son plat » (il avait commandé une viande saignante et a reçu une viande trop cuite : faire du cinéma n’est pas du style du vieux, il avait raison). Jackie a commencé à ronchonner à propos du steak tartare qu’elle avait commandé. Je n’ai pas trop compris ce qui la chagrinait. Elle voulait peut-être le préparer elle-même, ou alors il était trop cuit ou trop haché… Mystère…

Ensuite, elle a commencé à hurler parce qu’il n’y avait pas de nappe sur les tables… C’est justement un des charmes de la Comète : des belles tables en bois. J’ai essayé de lui expliquer. « Peut-être mais au prix qu'on paie, ils pourraient mettre des nappes » Finalement, Edouard, très compréhensif, à levé l’assiette de Jackie et j’ai pu déplier ma serviette pour en faire une nappe.

J’ai payé ma part et celle de Ramdane, et on s’est barrés…

Le soir, j’ai échangé via Facebook avec Karima.

Elle : « Merci pour la vieille folle ».
Moi : « J’y suis pour rien ! Elle n’est pas mignonne la vieille […biiiip…] ? »
Elle : « Elle est […biiiip…] , ouais ! Moi, perso, j’aurais pas pu manger au près d’elle ».
Moi : heu… non, je ne vais pas l’écrire ici.
Elle : « OK ! La prochaine fois, je lui ramènerai une nappe ».