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20 novembre 2011

15 ans de Comète ! Ca s'arrose ?

Je n’ai pas trouvé de photo d’Henri, à part quelques unes que j’ai prises avec mon premier iPhone et donc de bien piètre qualité. Je voulais juste illustrer mon billet en souvenir de celui qui nous a quitté, hier. C’est ainsi que je me suis replongé, ce matin, dans mes photos de 2001 à 2008, avec toutes ces saynètes, ces réveillons, ces heures au bistro.

Ce qui m’a frappé, ce sont les changements d’environnement progressifs…

Maintenant, « ma bande » est centrée sur le vieux Joël, Djibril et Tonnégrande, avec quelques apparitions de Patrice et du Vieux Jacques, voire Marcel le Fiacre. Le dimanche midi, je prends souvent l’apéritif avec Patrice, le Vieux Jacques et Alain Le Loufiat. Ils seront probablement avec moi, ce midi.

Il y a aussi les copains blogueurs puisque ils viennent fréquemment à la Comète : Dagrouik, El Camino, Gildan, Gularu, Melclalex, Mip, Olympe, Polluxe, Romain, Seb, Vlad, Yann et tous les autres ! Tiens ! Philippe est passé hier après-midi dire bonjour.

Et il y a Corinne et sa mère que je vois tous les soirs ou presque, à l’Amandine et le week-end, à l’Aéro.

Quand j’ai appris la mort d’Henri, hier, je me suis assis en terrasse, à côté de la porte et je me suis mis à rêvasser sur le temps qui passe et je me suis rendu compte que j’avais totalement laissé passer une date à la quelle je pense pourtant depuis longtemps.

Ca fait à peu près quinze ans, jour pour jour, que je vis dans ce petit monde, celui qu’à une époque je décrivais quotidiennement dans ce blog. J’habite là depuis début 1994 mais c’est le 28 ou le 29 octobre 1996 que j’ai poussé pour la première fois, un soir, la porte de la Comète et que j’ai rencontré les copains de l’époque.

Le 14 novembre 1996 est née Margot, la fille d’Antoine. C’était un peu notre mascotte, à l’époque. Dans cette première bande, il y avait Antoine, donc, sa femme Corinne, Jeannine et Casquette, Jouanneau. J’étais très proche de Jeannine et Casquette, à époque. On mangeait très fréquemment ensemble, le week-end. On est partis plusieurs fois quelques jours en vacances ensemble, dans la patelin de Jouanneau et de Patrice, que j’ai rencontré peu de temps à près et seul « survivant » de la bande.

On se voyait à la Comète en semaine et le dimanche midi et « chez Y » (devenu un restaurant Italien depuis), le samedi et souvent le dimanche matin. Les autres, à l’époque, fréquentaient également beaucoup les Monts d’Aubrac (maintenant détruit pour la construction du Centre Commercial). Ce n’est qu’au début des années 2000, quand il a changé de patron, que je suis devenu client, mais je n’allais plus « chez Y », sans doute parce que je n’avais jamais rien eu à y faire. Les patrons étaient Chinois et ne parlaient pas bien le Français.

J’allais donc tous les dimanches matin aux Monts d’Aubrac où je retrouvais Jeannine et Casquette. C’est là que j’ai connu Régine et Michel, avec qui je suis parti plusieurs fois en vacances. Bizarrement, quand le bistro a fermé, nous avons arrêté de nous voir. Il y avait Alvez, aussi dans la bande.

Ces années là, je me suis fâché avec Jeannine et Casquette. Jeannine avait dépassé les bornes de la saoulerie. Je n’en pouvais plus. De fil en aiguille, j’ai commencé à fréquenter moins les Monts d’Aubrac, peut-être 2005. Des copains m’avaient amené à l’Aéro qui était très festif le samedi soir...

J’ai fini par y aller tous les soirs, en attendant que quelques ivrognes que je ne pouvais pas supporter partent de la Comète.

Vers 97 ou 98, j’étais très lié avec Laurent, un assureur du quartier qui vivait tout seul. Il a fini par se marier, néanmoins (j’étais son témoin) puis j’ai rencontré deux militaires, Pascal et Jeff avec qui on faisait toutes les fermetures de la Comète jusqu’à ce que les aléas de leurs vies les fassent déserter le quartier. Ca a duré quelques années.

A l’Aéro, j’ai connu Ramdane (mon « colloc » en début d’année) et le vieux Joël, Jacky le Boucher. Le Gros Loïc faisait tous les bistros, nous avons sympathisé. Jacky et le vieux Joël m’ont fait découvrir l’Amandine, qui était également très festif, le soir.

Tonnégrande traînait à l’Aéro et nous avons fini par papoter, de même qu’avec le vieux Jacques qui allait en gros dans les mêmes bistros que moi.

Je retrouve des photos de 2004, à l’Aéro, avec Marcel et le vieux Jacques. Ces photos montrent que je suis assez pote avec Patrice et le Gros Loïc depuis au moins 2002. Je suis parti en vacances en Belgique avec Ramdane en 2004, donc je suppose que je l’ai connu en 2002 ou 2003.  J’ai des photos de vacances avec Michel et Régine de 2005. Mes premières photos avec Tonnégrande datent de 2006 mais je l’ai probablement connu vers 2003 ou 2004.

J’ai eu 40ans en 2006. Nous avions fêté ça à la Comète. Il y avait :
Christian D, toujours présent mais moins souvent.
Le Gros Loïc, que je continue à voir de temps en temps mais plus trop au bistro.
Michel et Régine, toujours à Bicêtre, mais je ne les vois plus.
Jackie, la « grosse » du vieux Jacques que je vois de temps en temps, visiblement beaucoup moins ivrogne qu’à une époque.
Tonnégrande, toujours présent.
Ramdane qui bosse maintenant à La Réunion et que j’ai par SMS toutes les semaines.
Patrice, toujours présent.
Mouloud, un des patrons des Monts d’Aubrac. Il habite toujours Bicêtre, je le croise tous les deux ou trois mois. Il a maintenant une affaire à Choisy.
Le vieux Jacques, que je vois de moins en moins.
Le vieux Joël, avec qui j’étais beaucoup moins lié que maintenant.
Abdel, le patron de l’Aéro.

Et bien sûr Martine, Josianne, Jim et Jean. Jim, parti dans le nord et les trois autres à la retraite dans la Sarthe. Je les ai tous revu cet été.

Environ un an après, l’Aéro a changé de patron. Abdel est parti dans les Alpes mais a de la famille à Créteil. Pendant quelques temps, il a continué à revenir périodiquement à Bicêtre. Les Monts d’Aubrac ont fermé à cette époque. J’ai concentré mon périmètre autour de la Comète et de l’Aéro, un peu l’Amandine mais beaucoup moins.

Ensuite, la Comète a changé de patron et j’ai commencé à aller tous les soirs à l’Amandine. J’ai gardé cette habitude. Ceci fait que je suis assez lié à Corinne et sa mère, que j’évoquais plus haut, ce qui parait totalement saugrenu compte tenu des autres lascars…

Antoine habite toujours dans le quartier mais ne le fréquente plus. Nous sommes à moitié fâchés pour des conneries.

Vers midi, je vais sortir d’Internet, prendre une douche, descendre prendre un café à la Comète. Je vais aller boire un apéro à l’Aéro et, Corinne et sa mère n’étant pas là, un autre à l’Amandine, puis je vais aller voir les copains à la Comète et y déjeuner. 

06 avril 2011

La porte n'était pas fermée [jeu d'écriture !]

Préambule : j’ai le plaisir de participer au 6ème jeu d’écriture proposé ici et relayé . La règle du jeu est simple « A partir de cette photo, toutes et tous les volontaires écrivent un texte. Il n'y aucune contrainte de forme ou le style, seulement celle de s'inspirer de cette photo et de rester sur une longueur raisonnable pour un texte de blog. Les blogueurs publient leur texte, la photo, un lien vers le blog de Louise Imagine et un autre vers le blog à 1000 mains, puis laisse un commentaire sous le billet de lancement pour signaler leur participation. Ceux qui ne sont pas blogueurs mais veulent participer n'ont qu'à envoyer leurs écrits à l'adresse a1000mains@gmail.com en veillant à donner un titre à leur texte ainsi que le nom (ou le pseudo) qu'on devra faire apparaître en ligne. » Mon pseudo est : « Jegoun ». Le titre est dans le nom du billet. Nous y voila.

Ca se passait à la gare centrale de Bicêtre. Les deux grosses personnes de couleur, l’une avec une barbe de couleur et l’autre chantant « Non, je ne regrette rien », sortaient bras-dessus bras-dessous d’une soirée visiblement trop arrosée dans un restaurant gastronomique de la place de la gare, La Comète, et devaient prendre le TGV à destination de leurs iles respectives, le Gbagbo France étant assez mal accroché à sa bitte.

« Il faut absolument que j’aille pisser » dit un des deux compères en roulant les « r ». « Tiens ! Va-z-y aux toilettes, dans le fond, là » répondit l’autre avec le même accent.

S’approchant de ce lieu d’aisance aisé à trouver, ils remarquèrent qu’un gugusse occupait déjà le trône mais avait oublié de fermer la porte, le con. « Ah ah ! Dit l’un » « oui répondit l’autre et en plus, il a une cravate à chier  » perdant subitement son accent.

Ils éclatèrent de rire en pensant qu’il pouvait s’agir de leur copain légèrement chargé pondéralement et avec des cheveux d’une frisitude royale alors qu’il était rentré sagement à la maison, conduit par son chauffeur et raccompagné par la nouvelle serveuse accorte.

Le monsieur dans les toilettes sortit alors et ils remarquèrent qu’il s’agissait d’un policier. Il avait encore le pantalon autour des mollets et dit « Messieurs, bonjour, il n’y a plus de papier, pourrais-je avoir les vôtres s’il-vous-plait ? »

Le gros à barbe blanche sortit alors sa bite un paquet de kleenex qu’il tendit à l’agent puis sortit ses papiers sa bite, la proximité du cabinet ne lui permettant plus de résister. Le gros qui chante « non je ne regrette rien, ni le bien, ni le mal, tout ça m’est bien égal » n’en pouvant plus de voir le policier se torchant et le torché pissant, se mit à rire bêtement.

Quand tout finit, leur train arriva. Il était temps, aucune connerie supplémentaire ne m’inspire.

J'ai bon, là ?

05 avril 2011

Laurent GbaGbo retranché dans l'enceinte de Paris Hilton ?

L’information du jour est la rumeur à propos de Paris Hilton : elle serait enceinte.

Par contre, à l’heure où je vous parle « Le sort de M. Gbagbo est toujours flou. Il serait actuellement retranché dans un bunker de sa résidence personnelle. Le ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, a confirmé que des "tractations" étaient en cours pour entériner son départ et qu'"un document signé dans lequel il renonce au pouvoir" est indispensable. »

J’espèce qu’à l’heure suivante, celle où je vais arriver à la Comète, le document aura été signé. Le sent la fiesta, avec Djibril…

Vous noterez que si je ne suivais pas la une de Wikio, je ne saurais pas que Paris Hilton est putativement engrossée.C'est très important. Je rappelle qu'une photo de Paris Hilton nue ou presque, diffusée en août 2007, attire 8% des visites de mon blog politique.

04 janvier 2009

Samedi soir à Bicêtre

Marcel a du se faire engueuler par Miranda, hier soir. Michou s’est endormi au comptoir de l'Amandine. J’ai fini à la Comète avec le vieux Joël et Djibril qui chantait « Non, je ne regrette rien ».
Voila trois phrases qui pourraient figurer dans la plupart de mes billets. Je vais donc faire court pour cette fois. D'ailleurs c'est fait. C'était juste pour renseigner Tonnegrande.

02 décembre 2008

Retrouvés !

Le vieux Jacques est heureux : son pote Marcel l'a appelé d'Inde. C'est d'ailleurs Jacques qui a informé Marcel des problèmes à Bombay. Ou presque.

Quant à Djibril, il est de retour. J'ai cru comprendre qu'il avait laissé son régime à Washington.

01 décembre 2008

Les voyages forment la vieillesse

Ce blog va se transformer, l’espace d’un billet, en blog politique. Effectivement, un des acteurs principaux est un fier Guyanais. Or, la situation politique en Guyane est très grave. Ils sont obligés d’aller chercher des réserves de Côtes-du-rhône au Surinam.

Quant à Marcel, le Vieux Jacques a pris sa plume pour le sauver des Indiens mais le Ministère en charge de la sauvegarde des taxis retraités voyageant un Inde s’est trompé : il a envoyé un avion en Thaïlande au lieu de Bombay.

Djibril, quant à lui, ne donne pas de nouvelles. D’après la rumeur, il serait parti à Washington hisser le pavillon dans une dame d’une carrure impressionnante. A propos, je dois signaler que notre serveur fétiche est parti hier soir avec une jeune dame que l’on pourrait qualifier d’imposante, voire de redondante. J’ignore s’il a pu rentrer chez lui ou s’il a du dormir à l’intérieur de l’autre.

02 novembre 2008

Jour de fête

Vous êtes gonflés ! Oui ! Vous, lecteurs. Toi aussi, ne défile pas. A chaque fois que je fais une fête avec le Vieux Jacques, tu exiges un récit circonstancié. Et qui s’y colle, tous les matins ? C’est moi. Toujours les mêmes qui bossent. Si au moins, je pouvais le faire en mode participatif.

Cette fois, je vais le faire en partant de la fin, pour voir si vous suivez tout. De toute manière, vous connaissez déjà la fin : les copains étaient saouls sauf Tonnegrande et moi. Encore que, il n’aurait pas fallu insister trop…

Je suis rentré à la maison vers 22 heures 30. J’étais à la Comète avec le Vieux Joël à faire les mots croisés de France Soir. Déjà, si vous êtes un lecteur assidu de ce blog, cette introduction devrait vous interpeller : je fais tous les soirs les mots croisés du France Soir avec Joël à l’Amandine, pas à la Comète. Jojo, depuis qu’il a eu une sombre histoire avec les casques bleus de l’ONU qui l’ont obligé à souffler dans un machin dont au sujet duquel il est préférable d’éviter de souffler quand on est ivre au volant, ne boit plus et rentre de bonne heure à la maison au grand désespoir de sa femme qui avait oublié son existence.

Joël prend généralement le bus de 21h05. Comme il ne boit pas, il ne rentre jamais tard. Les mots fléchés du France Soir à la Comète après 22 heures est un bouleversement dans la vie du Kremlin-Bicêtre à un point que je me demande si ça ne va pas avoir un impact sur le réchauffement climatique, même si ça caille un peu, ce matin.

Joël prend un bus qui passe toutes les demi-heures. A 22h05, il m’a dit : « Tiens, mon bus vient de passer, je l’ai loupé ». A 21h35, il m’avait dit : « Tiens, mon bus vient de passer, je l’ai loupé ». Il était arrivé à 21h05…

A 20h40, je passais à l’Amandine que Michel était en train de fermer. Il y avait juste René au comptoir saoul comme seul peut l’être René à n’importe quelle heure de la journée. Ce type est incroyable. Il est saoul en permanence. Juste ce qu’il faut pour tituber. Des fois, je le croise le matin en allant au boulot : il titube. Il y a juste quelques exceptions : des fois, il est plus saoul que d’habitude. Il y a même une fois où il a vomit sur le Crédit Agricole ce qui montre que c’est un type de gauche. J’en parle assez rarement sur le blog (c’est peut-être la première fois) car je l’évite comme lui évite sa salle de bain, son architecte ayant oublié d’y installer une buvette. Du coup, René est assez facilement reconnaissable à l’odeur. Il y a un truc génial chez lui : il a à peu près la même voix ou, plutôt, la même intonation que Bourvil.

Il y avait aussi Gérard, dans la salle, qui comptait sa caisse mais je ne vais pas raconter tous les détails. J’ai pris un paquet de Gitane pour Joël et j’en ai profité pour taxer le France Soir de Michel. Ca lui apprendra à fermer de bonne heure.

A 20h30, m’approchant de l’Amandine, j’ai constaté que le rideau de fer était tiré. J’ai alors appelé Joël. « Allo, le Vieux ! T’es à l’Amandine ? » « Non, je suis dans le bus, j’arrive » « Ah ! Michel ferme » « Déjà ! Merde ! Je voulais acheter des clopes » « Bon ! Je t'en prends, on se retrouve à la Comète ».

Je sortais de la Comète. Michou venait de partir. Heureusement que le trottoir est large. Son pote Jacquot était parti quelques minutes avant sans avoir pu finir son verre. Ca fait une bonne douzaine d’années que je connais Jacquot mais depuis quelques années, il traîne moins à Bicêtre. Je ne l’ai vu qu’une fois ou deux ces cinq dernières années. Il a changé. Avant il buvait de la bière et était saoul après. Maintenant il boit du Ricard et est saoul après.

J’étais arrivé vers 19h20. Jim était chez moi et nous buvions une bière qu’il avait ramenée avec lui. Très entreprenant ce garçon. Il était arrivé vers 18h50 alors que nous avions rendez-vous à 18h. Il m’avait envoyé un SMS, un peu avant : « Tu es là ». J’avais répondu « Oui ». Il m’a alors répondu : « Oui mais où ». A 18h15, je l’avais appelé : « Qu’est-ce tu fous ? » « J’arrive dans 10 minutes ».

Il est con ! Je n’avais qu’une seule envie : faire la sieste. La journée avait été rude. Marcel nous avait déposé à côté de la Comète vers 17h30, le Vieux Jacques et moi. Le repas s’était terminé par les traditionnels chants d’ivrognes vers 17 heures. Voir les vidéos dans les billets précédents. La journée avait été très sympathique ! On aimerait en voir de telles plus souvent. Michou avait pris le risque d’inviter deux groupes de potes qui ne se connaissaient pas. Il y avait bien quelques gonzesses, mais c’est le problème, quand on fait l’anniversaire d’un copain de 50 ans, ses copines ne sont pas très fraîches.

Pour vous dire, si j’écarte Margot qui vient d’avoir 12 ans et un jeune collègue de Michou, un noir d’une vingtaine d’année qui ne picolait pas, j’étais le plus jeune ! Je viens de parler d’un noir qui ne boit pas. Ne vous trompez pas. Ce n’est pas une marque de racisme mais de stupéfaction.

Il y en avait deux autres : Djibril et Tonnegrande. Ils ont bu. Ne demandez d’ailleurs pas à Djib’ de vous raconter le repas, il a passé son temps à roupiller (à sa décharge qu’il avait arrêté de boire depuis six semaines : la reprise a été coriace).

Je ne vais d’ailleurs pas vous raconter le repas, à part quand j’ai engueulé le Vieux Jacques qui n’arrêtait pas de rouspéter avec le service, il est vrai un peu lent au début (et encore, servir du coucous pour une vingtaine de personnes entassées sur des tables sans place pour déposer les plats n’est pas simple). Le Vieux Jacques n’a encore pas compris que quand on n’est pas organisateur d’une soirée, on n’a pas à critiquer le service ouvertement. D’autant que c’était très bien.

A propos, j’ai eu une grosse surprise pendant ce repas. J’avais en face de moi Marcel le Fiacre et son épouse, Veranda. On ne s’est pas engueulés.

On était passés à table vers 13h45. J’ai alors dit à Jacques : « Alors, bordel, le cadeau de Michou, tu le lui files ? ». Il s’agissait d’une pochette Fnac avec des bons d’achat à l’intérieur. D’autres convives avaient également acheté des bons d’achat mais d’une autre boutique. Régine avait acheté des fringues. A chaque anniversaire, elle a achète des fringues.

Vers 13 heures, les autres copains de Michou étaient arrivés. Il y avait même la mère de Marie. C’est la dame qui chante dans mon billet « Régine superstar ». Marcel était content : il n’était plus le plus vieux. Quand ils sont arrivés, Jacques m’a dit : « Ca y est, tout le monde est là, je peux donner le cadeau a Michou ? » « Non ! Bordel, je t’ai dit ‘Quand on passera à table’ ». Il a boudé mais pas longtemps.

Tonnegrande était arrivé une vingtaine de minutes avant. Jacques m’a dit : « C’est bon, tous les copains de Bicêtre sont là, je vais donner le cadeau ». J’ai dit : « Non, Jacques, quand tout le monde sera là et quand on sera à table ».

Djibrill était arrivé un peu avant. Jacques n’avait dit aucune connerie.

Nous étions nous-même arrivés un peu avant : Miranda, Michou, le Vieux, Marcel et moi. Jacquot nous attendait devant un Pastis, discutant avec Brahim et Mouloud. Arrivés, Jacques m’a dit : « Bon, je donne le cadeau maintenant ? » « Mais non, attends un peu que tout le monde soit là, ça sera plus sympathique ».

Miranda et Marcel étaient arrivés à 12 heures exactement à la Comète alors que nous avions rendez-vous vers midi pour nous emmener à Choisy-le-Roi en voiture. Pour des raisons qui m’échappent, je n’avais pas eu envie de prendre la mienne.

Michou venait d’arriver ce qui fait qu’il a du boire son Kir cul sec ce qui était précurseur de son état en fin de journée, surtout si on prend en compte la soirée de la veille qui avait été délicate. Voir le billet correspondant.

Le Vieux était arrivé un peu avant.

Quant à moi, j’étais là à 11h30. Mais il est hors de question que je vous raconte ce que j’ai fait avant.

C’est pas une belle journée, ça ?

10 septembre 2008

Zac Efron ne fera pas le Parain IV et moi non-plus

Figure-toi qu’en commentaire à ce billet sans intérêt de PMA, le célèbre Balmeyer me demande : « Explique aussi comment tu as refusé de faire le Parain IV ! »

Dont acte. Mais l’histoire est un peu compliquée. C’était l’an dernier, en novembre, je crois. J’étais accoudé au comptoir de La Comète quand je reçois un coup de fil « Allo, c’est Francis ». J’ai immédiatement pensé que c’était mon collègue Francis, celui qui pique des roupillons pendant les heures de travail et craignait une catastrophe au boulot. « Oui » dis-je en roulant les R d’angoisse. « Je prépare un nouveau film ». C’est alors que j’ai compris qu’il s’agissait de Francis Ford Coppola.

Il voulait que je joue un des premiers rôles dans le Parain IV. Je dis « tope là » ! Voyons voir ce que ça peut donner.

Nous organisons un déjeuner et il me décrit l’histoire rapidement : Michael Corleone se fait arrêter en conduisant en état d’ivresse à Mantes-la-Jolie et un commandant de gendarmerie intelligent voulait en profiter pour le mettre hors d’état de nuire en le mettant tout nu dans la même cellule que l’amant de Diane Keaton.

Je devais jouer le rôle du gendarme intelligent. C’est un très difficile rôle de composition qui m’allait à merveille.

Al Pacino étant en arrêt de travail suite à une chute de mobylette alors qu’il allait cherche sa belle-sœur en boîte de nuit, à la demande de son épouse, il ne pouvait pas jouer le rôle principal.

Francis pensait à Zac Efron pour jouer le rôle de Corleone. J’ai refusé tout net. Ce minet (notre illustration) aurait pu me faire de l’ombre auprès du public. J’ai proposé que le Vieux Jacques, étron du blog, le remplace. Francis a refusé tout net : il y avait une scène pendant laquelle Corleone devait apparaître intégralement nu avec une légère érection et un poireau dans l’autre main pour suggérer aux spectateurs que ce n’était pas une belote qu’il allait faire avec la Ministre de la Justice, interprétée par Isabelle Adjani.

Jacques ne pouvait évidemment pas tenir le rôle. J’ai proposé Jim en remplacement mais Emilie la copine de Jim est très jalouse. Elle s’imaginait que son absence lors du tournage aurait empêché Jim d’avoir l’érection en question. J’ai bien pensé à Djibril mais Corleone en noir, ça aurait fait louche. Et Isabelle Adjani a subitement pris peur, pour des raisons qui m’échappent. Et Djibril est incapable d’avoir une PETITE érection, me suis-je laissé dire.

Francis a finalement accepté de prendre le Gros Loïc pour remplacer Zac Efron. Je ne sais pas si l’esthétisme en sortira grandi. Par contre, j’ai refusé de faire le film. Dès la visualisation des premières secondes de tournage, j’ai compris qu’à côté du gros Loïc, je passais pour un gringalet.

C’est Marcel le Fiacre qui m’a remplacé. Toujours près à rendre service.

30 mars 2008

Alain Bonhomme a gagné le match

Tiens ! Pour une fois je raconte la vie des bistros de Bicêtre sur le blog politique. Je n’ai pas grand-chose à ajouter. Il y avait ainsi une quinzaine de types dans ce tout petit bistro qu’est l’Aéro, dont Djibril, Jacky le Boucher, le Vieux Joël et moi. Nous regardions le foot en disant des bêtises.

Surtout Joël et moi… Le Boucher éméché l’était trop : cette andouille a quitté le boulot vers 20 heures et doit se lever demain à 5 heures pour ouvrir sa boutique. Avec le changement d’heure, attendre la fin du match (11 heures à l’ancienne) pour rentrer à la maison, dîner, prendre une douche et se coucher n’est pas sérieux. Dans ces conditions, vers la fin, il y a toujours Joël et moi pour lui commander un nouveau verre pour avoir le plaisir d’observer sa dégénérescence… On est cons…

Pendant ce temps-là, Djibril regardait le match avec les yeux en berne. Il était rentré du Sénégal dans la journée après une semaine d’absence. Je le comprends. C’est plus sympa une soirée au bistro à regarder un match avec les copains qu’une soirée en famille…

Joël et moi étions dépités : un peu avant nous n’avions pas réussi à finir les mots fléchés d’Alain Bonhomme dans le France Soir à l’Amandine. Il nous manquait deux lettres, aussi bien des vulgaires « E », même pas des « Q » ou des « Y » qui nous auraient rapporté beaucoup de points si nous avions joué au Scrabble. Deux mots inconnus au bataillon de nos cerveaux épuisés dans une réflexion insondable. Je suis toujours aussi dépité ce matin : la solution n’est pas sur Internet : il va falloir tricher et regarder le journal d’aujourd’hui.

Ca nous a fait louper le début du match. Presque toute la première mi-temps, même. Du coup, on ne sait pas quelle équipe a marqué le premier but et donc quel est le résultat du match.