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02 juillet 2009

Fromages et déserts

Que les choses soient claires. Je vous ai dit hier que j’étais fâché avec Molière. Pour être plus précis : c’est Molière qui est fâché avec moi.

Je ne vous ai pas dit que…

Djibril a arrêté de boire sur recommandation médicale. Il fait ça une fois sur deux. Le toubib lui dit d’arrêter, il le fait. A la visite suivante, le toubib ne lui dit rien. Djibril se dit qu’il peut recommencer. Quand Djibril arrête de boire, il ne vient plus au bistro.

Le Vieux Joël a arrêté de boire et ne vient plus que vite-fait au bistro, le temps de faire les mots fléchés de France Soir. J’aime bien les faire avec lui et si je le suis pas à côté de lui, il gueule.

Tonnegrande fait la gueule quand je fais les mots fléchés avec Joël.

Tonnegrande fait à moitié la gueule quand je suis avec Edouard.

Je suis à moitié fâché avec le vieux Jacques. Une bricole a fait déborder le vase qui m'est monté au nez. Ca se tassera.

Marcel est parti en Italie. Il faudra que je vous raconte ça. En bref : il m’a demandé de lui faire les réservations par Internet. Il m’avait dit départ début juillet pour trois jours. J’ai – tout seul – pensé que ça faisait trop court pour un voyage. J’ai réservé l’aller le 2 et le retour le 7.

Le Gros Loïc est bien revenu mais il reprend le boulot aujourd’hui et il est fort probable qu’il se remette en arrêt maladie et reparte chez son épouse dès aujourd’hui. Il faudra que je vous raconte ça. Je résume : il a promis à tous les copains qu’il essaierait de reprendre le boulot normalement (en mi temps thérapeutique). Il était prévu qu’il bosse de 6 heures à 10 heures (ben oui, dans la boulangerie, on commence assez rarement à 9 heures…). Mais son patron lui a changé ses horaires hier : de 7 à 11 heures. J’étais avec lui, hier soir, quand son épousé a appelé. J’ai compris au passage une phrase « Bon, je pourrais pas être là à l’heure prévue, demain, mon patron a changé mes horaires, il faut que je modifie la réservation ». Bref, cet imbécile promet aux copains qu’il reprend le boulot mais a déjà réservé son train pour se tailler…

Henri est à moitié malade et est ronchon et n’arrête pas de se plaindre. Il boit dehors (pour être assis) et si on va le voir, il nous parle de sa maladie.

Les bistros se désertifient…

03 juin 2009

Aux chiottes, la chute

Je sais que vous attendez des nouvelles donc je vais en donner. Néanmoins, mon informateur secret a remarqué que j’étais plié de rire et que je prenais des notes quand il m’a raconté la tragédie et a immédiatement cessé sa narration. Ainsi, à défaut d’être partial, je suis partiel.

Jackie la Grosse à Jacques, Jacques le Vieux et Marcel le Fiacre buvaient un coup au Petit Relais, aimable bistro de Bicêtre que je fréquente très peu pourtant on y mange très bien pour une somme dérisoire, hier soir.

Je ne sais pas ce qu’ils foutaient là-bas, d’autant que j’avais rendez-vous avec Marcel. Ils font peut-être la gueule à la Comète parce que le verre de 14 cl de Kir est à 2€50 alors qu’il est beaucoup moins cher ailleurs. Par exemple, le verre de 7 cl de Kir est à 1€30 à l’Amandine.

Toujours est-il que, selon mon informateur secret, Jackie la Grosse à Jacques a été pris d’une envie sans que sa prostate ne soit à remettre en cause.

Je vais faire court. Elle était saoule comme un terrain de manœuvre et a chuté dans les gogues. Le Vieux Jacques a été le seul volontaire pour aller la relever. Allez-savoir pourquoi ?

Mon informateur secret m’a interdit que je raconte cette histoire dans le blog. Vous comprendrez donc que je m’en abstienne.

01 novembre 2008

Un billet fleuve pour une journée fleuve

La journée va être longue : c’est aujourd’hui que nous fêtons les 50 ans de Michou, au Saint-Louis à Choisy-le-Roi.
Il vaut donc mieux que je commence le compte rendu maintenant plutôt que de me simplifier la tâche en diffusant des photos cons de Zac Efron ou des billets promotionnels gratuits. Surtout que ce compte rendu risque d’être long, il s’agit en fait, pour moi, de vérifier une nouvelle théorie.


La journée d’aujourd’hui a commencé hier soir, à la Comète, où nous avions rendez-vous pour préparer la journée d’aujourd’hui. En fait, elle a même commencé avant. Vendredi dernier, avec Tonnegrande et le Vieux Jacques nous avions décidé du cadeau que nous allions offrir à l’autre pochetron cette excellent ami.
Je ne vais pas vous dire ce matin de quoi il s’agit, Michou traîne souvent sur le blog. Néanmoins, il sait que nous allons lui offrir un truc. Le Vieux Jacques avait trop bu et n’a pu s’empêcher de lui dire ! Je pense même qu’il lui a dit que le type qui vient avec sa fille a mis la moitié de moins que les autres : on a beau expliquer au Vieux qu’on s’en fout, il râle depuis une semaine.

C’est dommage que je ne puisse pas vous dire de quoi il s’agit. C’est un truc très simple qu’on peut acheter Place d’Italie, à trois stations de métro de Bicêtre. Ainsi, dimanche, encore réunis Tonnegrande, le Vieux Jacques et moi parlions de ce cadeau. Jacques a demandé : « Bon ! Qui s’en charge ? ». J’ai répondu : « Heu. Un de nous trois est à la retraite et n’a à peu près que ça à faire ». Tonnegrande : « Oui ». Jacques : « Bon, je vais y aller dès demain avec Marcel qui pourra m’amener en voiture ». Moi : « Jacques, bordel, il faut cinq minutes en métro, vous n’allez pas vous faire chier en voiture, un quart d’heure de trajet, un autre pour trouver une place, un autre quart d’heure de trajet, … ». « Marcel voudra pas ». « Jacques, tu voudrais aller avec Marcel pour qu'il te conduise en voiture et tu fais la gueule parce qu'il ne veut pas aller en métro ! »
Ils devaient y aller le lundi. Le soir. On se retrouve à la Comète. Ils n’avaient pas été. Jacques avait oublié de me demander les précisions nécessaires (il n’avait que le nom du magasin, les références du truc à acheter et le montant à mettre). Je résume : « Faut-il que je leur demande de faire un paquet ? » et « Peut-on négocier le prix ? ».

Le mardi, ils n’ont pas pu aller, Marcel devant amener Abdel qui habite Bicêtre chez le Kiné à Bicêtre (avec la jambe dans le plâtre, je conçois assez bien le point de vue d’Abdel). Pour Marcel, c’est une tâche par jour. 5 minutes de trajet en voiture l’empêchent de prendre une demi-heure pour faire une course Place d’Italie. Quand je me suis pointé à la Comète, vers 19h45, il était encore là, avec Abdel : « Tu fais chier, je vais encore me faire engueuler par ma femme ».
Le mercredi soir, Jacques a attendu Tonnegrande et moi à la Comète car il était persuadé que nous allions nous dégonfler et ne pas aller à l’Assemblée Nationale. A 19h30, il est parti fâché, parait-il !

Le jeudi, nos deux compères y sont allés, acheter ce cadeau. Ils ont du picoler un peu trop car Jacques n’est pas sorti le soir. Il a donc appelé Marcel pour me rendre compte de la mission. Il m’aurait envoyé un SMS : « C’est bon », voire « OK », j’aurais compris… Non, il a fallu que Marcel vienne me parler : « Il fait chier Jacques, il m’envoie au bistro à sa place, je vais encore me faire engueuler par ma femme ».

Le vendredi, hier. Nous étions donc réunis, Tonnegrande, le Vieux et moi. Jacques nous raconte son épopée Place d’Italie. Moi : « Heu ! Jacques… Marcel m’a déjà tout raconté ».

Bon. Organisons nous pour demain. Nous étions 4 à venir de Bicêtre : Marcel, son épouse, le vieux et moi. Je dis : « Appelle Marcel ! Demande lui si il peut nous amener ».  Jacques prend son téléphone. « Ah ! Le con, il a coupé le sien ».  « Tu lui as laissé un message ? » « Non, il ne les écoute jamais ». Un quart d’heure après, je prends les choses en main et j’appelle Marcel : « Allo ! Marcel ? C’est Nicolas » « Ah ! Putain de bordel, j’entends rien, comment on décroche ce truc, fais chier » Je ne m’étais pas trompé de numéro. « MARCEL ! BORDEL, C’EST MOI, NICOLAS » « Oui, heu c’est pas la peine de crier comme ça, il est avec toi, Jacques ? » « Ouais » « Ah ! Le con, je viens de l’appeler, il a encore coupé son téléphone. » « Mais non, il vient de t’appeler » « Oui, je l’ai rappelé suite à son message et je lui en ai laissé un message ». « Bon, vous faites chier, les vieux, tu peux nous prendre en voiture, demain, en face de la Comète, à midi » « OK ».

Je rentre : « Jacques ! Marcel vient nous prendre à la Comète à midi demain » « Tu l’as eu ? » « Oui » « C’est pas possible, son téléphone est coupé » « Non, puisque je l’ai eu, il t’a appelé et t’a laissé un message » « Ce n’est pas vrai, le téléphone n’a pas sonné, il raconte toujours des conneries ». Jacques vérifie, Marcel l’avait appelé. Jacques boude car Tonnegrande et moi sommes pliés de rire.

Michou se pointe. Nous interrompons notre conciliabule. Il nous dit : « Bon, je bois un verre et je me casse, il faut que je sois en forme demain ». Nous : « OK ». De toute manière, on le connaît ! Une demi heure après, il s’endormait sur le comptoir.

Edouard se pointe. Michou lui propose de se joindre à nous le lendemain. Edouard accepte. Michou commence à lui caresser le machin. « Tiens ! », qu’on se dit, « Michou aurait-il commencé à picoler avant de venir à la Comète ? » Edouard se fâche. Michou commence à bouder. « Allez, reprends un verre ! ». « OK, le dernier ».

Il s’est endormi avant de le finir. Quand il a levé une paupière, il nous a regardé méchamment pensant très fort : « Mais qu’est-ce que je fais avec cette bande de connards ? ». Il était environ 20h10… Il s’est cassé. Il ne marchait pas droit. On a bien rigolé.

Edouard : « Bon ! Je vous offre un bière et je rentre aussi, je suis fatigué ». Il est toujours fatigué mais cette fois, il était redevenu de bonne humeur grâce à Michou.

Le Vieux Jacques : « Heu ! Désolé, mais sans moi ». Il commençait aussi à papillonner. Le patron remplit le demi de Ramdane et le mien puis sort la bouteille de Côtes-du-rhône. Jacques, à moitié affalé, met sa main sur son verre pour indiquer qu’il n’en voulait plus.

Le patron est très joueur. Il a sorti un autre verre.

Tonnegrande a ramené le vieux. Il était temps.

Alors, elle n’a pas bien commencé cette journée ?