01 novembre 2008

Un billet fleuve pour une journée fleuve

La journée va être longue : c’est aujourd’hui que nous fêtons les 50 ans de Michou, au Saint-Louis à Choisy-le-Roi.
Il vaut donc mieux que je commence le compte rendu maintenant plutôt que de me simplifier la tâche en diffusant des photos cons de Zac Efron ou des billets promotionnels gratuits. Surtout que ce compte rendu risque d’être long, il s’agit en fait, pour moi, de vérifier une nouvelle théorie.


La journée d’aujourd’hui a commencé hier soir, à la Comète, où nous avions rendez-vous pour préparer la journée d’aujourd’hui. En fait, elle a même commencé avant. Vendredi dernier, avec Tonnegrande et le Vieux Jacques nous avions décidé du cadeau que nous allions offrir à l’autre pochetron cette excellent ami.
Je ne vais pas vous dire ce matin de quoi il s’agit, Michou traîne souvent sur le blog. Néanmoins, il sait que nous allons lui offrir un truc. Le Vieux Jacques avait trop bu et n’a pu s’empêcher de lui dire ! Je pense même qu’il lui a dit que le type qui vient avec sa fille a mis la moitié de moins que les autres : on a beau expliquer au Vieux qu’on s’en fout, il râle depuis une semaine.

C’est dommage que je ne puisse pas vous dire de quoi il s’agit. C’est un truc très simple qu’on peut acheter Place d’Italie, à trois stations de métro de Bicêtre. Ainsi, dimanche, encore réunis Tonnegrande, le Vieux Jacques et moi parlions de ce cadeau. Jacques a demandé : « Bon ! Qui s’en charge ? ». J’ai répondu : « Heu. Un de nous trois est à la retraite et n’a à peu près que ça à faire ». Tonnegrande : « Oui ». Jacques : « Bon, je vais y aller dès demain avec Marcel qui pourra m’amener en voiture ». Moi : « Jacques, bordel, il faut cinq minutes en métro, vous n’allez pas vous faire chier en voiture, un quart d’heure de trajet, un autre pour trouver une place, un autre quart d’heure de trajet, … ». « Marcel voudra pas ». « Jacques, tu voudrais aller avec Marcel pour qu'il te conduise en voiture et tu fais la gueule parce qu'il ne veut pas aller en métro ! »
Ils devaient y aller le lundi. Le soir. On se retrouve à la Comète. Ils n’avaient pas été. Jacques avait oublié de me demander les précisions nécessaires (il n’avait que le nom du magasin, les références du truc à acheter et le montant à mettre). Je résume : « Faut-il que je leur demande de faire un paquet ? » et « Peut-on négocier le prix ? ».

Le mardi, ils n’ont pas pu aller, Marcel devant amener Abdel qui habite Bicêtre chez le Kiné à Bicêtre (avec la jambe dans le plâtre, je conçois assez bien le point de vue d’Abdel). Pour Marcel, c’est une tâche par jour. 5 minutes de trajet en voiture l’empêchent de prendre une demi-heure pour faire une course Place d’Italie. Quand je me suis pointé à la Comète, vers 19h45, il était encore là, avec Abdel : « Tu fais chier, je vais encore me faire engueuler par ma femme ».
Le mercredi soir, Jacques a attendu Tonnegrande et moi à la Comète car il était persuadé que nous allions nous dégonfler et ne pas aller à l’Assemblée Nationale. A 19h30, il est parti fâché, parait-il !

Le jeudi, nos deux compères y sont allés, acheter ce cadeau. Ils ont du picoler un peu trop car Jacques n’est pas sorti le soir. Il a donc appelé Marcel pour me rendre compte de la mission. Il m’aurait envoyé un SMS : « C’est bon », voire « OK », j’aurais compris… Non, il a fallu que Marcel vienne me parler : « Il fait chier Jacques, il m’envoie au bistro à sa place, je vais encore me faire engueuler par ma femme ».

Le vendredi, hier. Nous étions donc réunis, Tonnegrande, le Vieux et moi. Jacques nous raconte son épopée Place d’Italie. Moi : « Heu ! Jacques… Marcel m’a déjà tout raconté ».

Bon. Organisons nous pour demain. Nous étions 4 à venir de Bicêtre : Marcel, son épouse, le vieux et moi. Je dis : « Appelle Marcel ! Demande lui si il peut nous amener ».  Jacques prend son téléphone. « Ah ! Le con, il a coupé le sien ».  « Tu lui as laissé un message ? » « Non, il ne les écoute jamais ». Un quart d’heure après, je prends les choses en main et j’appelle Marcel : « Allo ! Marcel ? C’est Nicolas » « Ah ! Putain de bordel, j’entends rien, comment on décroche ce truc, fais chier » Je ne m’étais pas trompé de numéro. « MARCEL ! BORDEL, C’EST MOI, NICOLAS » « Oui, heu c’est pas la peine de crier comme ça, il est avec toi, Jacques ? » « Ouais » « Ah ! Le con, je viens de l’appeler, il a encore coupé son téléphone. » « Mais non, il vient de t’appeler » « Oui, je l’ai rappelé suite à son message et je lui en ai laissé un message ». « Bon, vous faites chier, les vieux, tu peux nous prendre en voiture, demain, en face de la Comète, à midi » « OK ».

Je rentre : « Jacques ! Marcel vient nous prendre à la Comète à midi demain » « Tu l’as eu ? » « Oui » « C’est pas possible, son téléphone est coupé » « Non, puisque je l’ai eu, il t’a appelé et t’a laissé un message » « Ce n’est pas vrai, le téléphone n’a pas sonné, il raconte toujours des conneries ». Jacques vérifie, Marcel l’avait appelé. Jacques boude car Tonnegrande et moi sommes pliés de rire.

Michou se pointe. Nous interrompons notre conciliabule. Il nous dit : « Bon, je bois un verre et je me casse, il faut que je sois en forme demain ». Nous : « OK ». De toute manière, on le connaît ! Une demi heure après, il s’endormait sur le comptoir.

Edouard se pointe. Michou lui propose de se joindre à nous le lendemain. Edouard accepte. Michou commence à lui caresser le machin. « Tiens ! », qu’on se dit, « Michou aurait-il commencé à picoler avant de venir à la Comète ? » Edouard se fâche. Michou commence à bouder. « Allez, reprends un verre ! ». « OK, le dernier ».

Il s’est endormi avant de le finir. Quand il a levé une paupière, il nous a regardé méchamment pensant très fort : « Mais qu’est-ce que je fais avec cette bande de connards ? ». Il était environ 20h10… Il s’est cassé. Il ne marchait pas droit. On a bien rigolé.

Edouard : « Bon ! Je vous offre un bière et je rentre aussi, je suis fatigué ». Il est toujours fatigué mais cette fois, il était redevenu de bonne humeur grâce à Michou.

Le Vieux Jacques : « Heu ! Désolé, mais sans moi ». Il commençait aussi à papillonner. Le patron remplit le demi de Ramdane et le mien puis sort la bouteille de Côtes-du-rhône. Jacques, à moitié affalé, met sa main sur son verre pour indiquer qu’il n’en voulait plus.

Le patron est très joueur. Il a sorti un autre verre.

Tonnegrande a ramené le vieux. Il était temps.

Alors, elle n’a pas bien commencé cette journée ?

18 commentaires:

  1. Voilà un pré compte rendu qui laisse présager d'une journée bien remplie !
    :-)))

    [Bonne journée !].

    RépondreSupprimer
  2. Ben ça vous fera une petite mise en jambe pour le beaujolais

    RépondreSupprimer
  3. Homère, à côté de vous, c'est de la bluette fadasse pour pucelles envapées...

    RépondreSupprimer
  4. Hein ! Il s'en passe à Bicêtre !

    RépondreSupprimer
  5. Votre vie trépidante est quand même plus intéressante que celle de Zac ! Amusez-vous bien.

    RépondreSupprimer
  6. énorme.tu met le billet de comptoir au niveau .Je viens de filer le lien a une pote qui m'a dit"c'est marrant ce blog de dingues.On dirait un pmu en ligne"

    RépondreSupprimer
  7. Romain

    Quoi de mieux qu'un comptoir ?

    RépondreSupprimer
  8. Le verre de rosé, plein, que le patron a vidé, entier, dans l'évier : il était à qui, au fait ?

    RépondreSupprimer
  9. Michou a 50 ans ? Celui qui était au repas en Octobre ? Incroyable !

    RépondreSupprimer
  10. Eh bien bonne soirée et amusez-vous bien!

    RépondreSupprimer
  11. he mais si Edouard vient ça marche encore d'y aller en bagnole avec Jacques ?

    RépondreSupprimer
  12. Zoridae,

    C'est comme ça...

    Le coucou,

    C'était à midi.

    Gaël,

    Oui, car il y a Djibril mais je ne peux pas tout dire dans les billets... Et Edouard n'est pas venu.

    RépondreSupprimer

La modération des commentaires s'active automatiquement deux jours après la publication des billets (pour me permettre de tout suivre). N'hésitez pas à commenter pour autant !