Je croyais bien être réconcilié avec le Vieux Jacques. Certains
témoins pourraient d’ailleurs me le confirmer, je me demande si je n’ai pas oublié une engueulade, tellement elles sont fréquentes.
Hier, nous avions Julien Dray à la Comète. LE Julien Dray, l’officiel, tout. Le matin, je m’étais dit : « Bon, je ne peux pas faire un truc important à la Comète sans inviter le Vieux Jacques ». Je lui ai envoyé un SMS en fin de matinée. Du coup, il est arrivé à la Comète au moment où je passais à table vers 14h30 (à force de passer les matinées à rattraper mon retard de blogage, j’ai les horaires un peu souples…). Il avait déjà pris l’apéro, déjà mangé et, visiblement bu quelques digestifs.
On papote puis on en vient à discuter de la soirée de blogueurs du 27 août, à la fin de laquelle nous nous sommes fâchés définitivement pendant au moins trois semaines. Je constate qu’il n’avait pas compris pourquoi je l’avais engueulé, et je prends le soin, sagement, calmement, de tout lui expliquer, en faisant attention à ne tenir aucun propos qui pourraient le fâcher, en tenant d’autres pour lui faire verser une larme « Tu te rends compte, mon vieux pote qui me fait ça à moi… patati patata ». Non seulement, il comprend et me présente ses excuses, mais en plus il me promet de rentrer directement chez lui et de faire la sieste jusqu’à 19 heures pour être en forme le soir !
Ce qu’il a fait.
Je n’ai pas réussi à l'empêcher de changer « J’attends Dray », comme je le raconte dans le compte rendu officiel mais on ne peut pas tout avoir…
Comme il s’était bien tenu (ça n’est pas évident lors d’une réunion de gauchistes quand on est un vieux gaulliste), j’ai décidé de lui offrir le repas.
Après son départ, mon téléphone sonne : « Heu, hips, je suis à la maison mais j’ai oublié mes courses à la Comète, peux-dire au patron de les mettre de côté ? ».
Dont acte.
Ce que je ne comprends pas, c’est qu’il est venu les chercher dimanche matin, avant 11 heures, alors qu’il sait que je n’y suis jamais avant midi…
Je me demande pourquoi il est encore fâché.