Dominique se souvient, entre autres, avec nostalgie de son dernier disque « vinyle » acheté, en 1988. Moi, j’ai oublié par contre, je me rappelle très bien du premier CD que j’ai acheté, fin 1988, je crois (mais c’était peut-être début 1989). C’était ce disque de REM. Je l’ai écouté en boucle et très fort pendant quelque temps (j’adorais l’introduction du premier morceau) vu que je n'avais qu'un seul CD.
Je venais juste de commencer mon premier vrai boulot et j’avais consacré ma deuxième paie à l’acquisition d’une magnifique chaine hihi mais je n’avais que le lecteur de CD, n’ayant pas de pognon pour acheter un tuner et un lecteur de cassettes (mon ancienne chaîne était restée dans la maison des parents).
Je me rappelle d’un collègue que je prenais pour un vieux con (il avait dix ans de plus que mois, donc à peu près quinze de moins que mon âge actuel) qui avait fortement critiqué cette acquisition. Collet, il s’appelait. J’ai oublié le prénom mais s’il passe par là, il ne se reconnaitra pas.
Il estimait qu’on allait forcément perdre en qualité ce que je trouvais absolument ridicule d’autant que j’écoutais du rock mais j’étais déjà lucide : la pureté du son n’est pas le premier intérêt.
L’été suivant, j’avais fait un déplacement professionnel en Bretagne et nous logions, avec des collègues, dans la maison des parents, à Baden (je précise pour faire plaisir à
Aude et à
David Abiker qui est en vacances dans le coin) (non, je n’ai pas parmi mes relations un type qui cause dans le poste, à part
Guy, je suis abonné au compte Twitter de David Abiker et lui au mien, bien obligé qu’il est de suivre les gros blogueurs frisés avec des cravates à chier) (c'est très pratique d'être abonné à son compte Twitter : on sait où il va en vacances).
J’avais 9 CD. Alors, on écoutait que ça. Le deuxième CD que j’avais acheté était LA Woman des Doors. Un de mes collègues – le chef – était ulcéré par ce disque, ce que je conçois et avait fini par acheter un CD de Sade que je n’ai jamais réécouté depuis cette époque.
Le dernier CD que j’ai acheté était le premier album de Franz Ferdinand que j’ai aussi écouté en boucle pendant un temps, vu que c’est le seul que j’avais dans la voiture pendant mes vacances en Lozere, au camping à Florac (le camping au nord de la ville, sur la route de Mende) (ceci est un billet très documenté sinon je vais me faire engueuler par
Gabale) dès sa sortie.
J’avais découvert ça lors d’une émission de France Inter en allant faire mes courses chez Carrefour à Thiais où je m’étais garé au dernier étage car je me gare toujours au dernier étage, tous les cons du samedi matin se précipitant sur les étages inférieur alors qu’il est logique de commencer la visite du magasin par le troisième étage, les denrées alimentaires étant au rez-de-chaussée et représentant donc ce qui périssable et surtout lourd et en plus je ne vois pas pourquoi on se ferait chier à déambuler dans les rayons avec des livres ou des disques avec un caddie plein de cochonnerie comme des litres d’eau, des packs de lait, de la salade verte, …
Bref, je m’étais dit « c’est génial » et j’avais acheté le disque, par miracle disponible à Carrefour ce qui fait que j’étais un des premiers possesseurs du premier disque de Franz Ferdinand (Saintmaloàlanagecestpasfacile) en France.
On ne remerciera jamais assez France Inter et ses émissions musicales du samedi matin (à l’époque de 9 heures à 10 heures, maintenant je ne sais pas, même que dès fois je restais sur le parking du supermarché à écouté Rue des Entrepreneurs mais c’est une autre histoire).
Ceci est un billet musical en hommage à
Gildan et
Gaël.