25 avril 2024

Le blogueur et les escaliers de sa maison


 

Le blogueur a parlé dans un récent billet de sa maison en vue de la description des travaux à faire. Il va maintenant insister sur un détail qui rend la barraque assez difficile à vivre (malgré ses avantages indéniables dont une belle exposition des pièces à vivre et une superficie qui ferait rager un réfugié ukrainien et des militants de gauche, sans compter son superbe séjour avec un mur en granit et un parfait entretien à l’intérieur).

On a ainsi vu que la maison est sur quatre niveaux (de haut en bas : la cave, le rez-de-chaussée, le séjour et l’étage) sans compter les deux niveaux de greniers, inutilisables. Les niveaux sont « successivement » à des hauteurs séparées par des « demi-étages ». On a donc des escaliers qui font des « demi-étages », également, mais un total de 5. Je vais rediffuser une des photos déjà présentées.

Eliminons d’emblée celui entre la véranda et le jardin. Il reste celui entre l’entrée et le séjour, prolongé par celui qui mène aux chambres. A coté du séjour, il y a la cuisine, on a un escalier qui va jusqu’à un palier avec une porte donnant sur le jardin et un autre escalier qui va à la cave.

Je vais prendre deux exemples.

 

Imaginons que j’achète une caisse de vin. Je rentre dans la maison par le garage, il faut que je monte d’un demi-étage avec elle pour aller jusqu’au séjour et la cuisine, où je trouverais un escalier qui descend qui me permettra d’aller à la cave. Le pire est que deux de ces trois escaliers n’ont pas de rampe et sont casse-gueule : je ne peux trimbaler qu’une seule caisse de rouge à la fois (et je dirais même que j’évite de descendre quand je suis le seul à la maison : pensez-donc que mes 140 kilos rendent l’équilibre incertain).

Après, quand j’ai soif, il faut que je me fade deux escaliers (d’un demi-étage chacun) pour aller quérir une boutanche.

 

Imaginons maintenant le matin. Je me lève et descend un demi-étage pour prendre le café et trainer devant Netflix. Ensuite, je prends ma douche au même niveau. Je me déshabille, évidemment, ce qui devrait commencer à vous émoustiller, me lave, prends mes fringues sales, monte à l’étage pour les déposer et me rhabiller.

Quand je veux faire une lessive, il faut que j’aille dans la chambre puis que je descende de demi-étages pour lancer la machine. La suite est assurée par la femme de ménage : elle doit descendre mette le linge à sécher, par exemple. Après, elle ira le chercher, le montera jusqu’à la cuisine ou le séjour où elle pourra le plier ou le repasser, puis le trier et, en fin, elle devra le monter au niveau des chambres.

 

Allez ! Dans un élan de bonté, je vais prendre quelques nouveaux exemples. Imaginons, le matin, que l’envie de chier me vienne. Il me fait monter pour retrouver des chiottes qui vont bien (la chasse d’eau de ceux de l’étage intermédiaire est… à chier). Si, le soir, c’est l’envie de pisser qui me monte aux oreilles, j’irai dans les toilettes du niveau de la télé.

Je parlais d rituel du matin. Mais, en fait, avant de passer à la douche, il faut que je me lave les dents (et fasse caca, si l’urgence ne m’a pas saisi auparavant) voire que je me rase. Je monte donc d’un étage (un demi, pardon…) puis redescends pour la douche…

 

Vous pensiez savoir ce que veut dire « passer sa vie dans les escaliers » ? Vous vous trompiez peut-être… C'était la maison de mère, elle y était parfaitement habituée et n'arrêtait pas de sautiller d'un étage à l'autre. Bilan des courses : il a fallu qu'elle aille en maison de retraite en partie à cause de ses escaliers...

On me dira que tout a une solution. Si ma brosse à dent était en bas et si je changeais la chasse, ça me simplifierait la vie. Mais j’ai mes raisons…

 

Il y a ainsi des travaux à faire, le premier étant de remettre en service la salle de bain du haut (mais il faut que je répare les fuites dans les lucarnes) et, d’une manière générale, ce n’est pas si simple (les murs ne sont pas droits, il y a un important travail de maçonnerie à faire) d’autant que la maison est ancienne, il n’y a pas de VMC, donc la tapisserie se décolle avec l’humidité (je ne sais pas comment les parents ont pu supporter cette pièce). On rentre dans la catégorie « gros travaux ».

La deuxième piste de travail est de plus gérer le linge à différents étages…

 

En complément, et sans rapport avec les escaliers, la forme « biscornue » de la maison fait que la partie arrière est difficile à chauffer (la chauffage a été conçu avant l’agrandissement) alors que la façade étant plein sud, le moindre rayon de soleil rend les pièces vivable.  

Le blogueur et sa maison

 


Le blogueur (c’est moi mais je vais parler à la troisième personne pour faire joli) a perdu sa mère en mars (il ne fait pas attention à ses affaires) et a fini, à l’issu du règlement de la succession, par devenir l’unique propriétaire de la résidence principale de celle-ci mi-juillet. Depuis, il a beaucoup réfléchi aux premiers aménagements à faire puis aux grands travaux à réaliser mais s’est un peu égaré (il ne fait pas attention à lui-même non plus) entre le volume des déchets à évacuer, le chauffage qui part en vrille mais ne pouvait pas être réparé avant d’avoir pris des décisions quant aux transformations à apporter, les urgences (comme des fuites dans les « lucarnes » du toit)…

Il a aussi eu des problèmes de santé qui l’empêchent de faire certains travaux manuels, travaux manuels dont il a part ailleurs une profonde horreur, sans compter qu’il refuse d’avoir une voiture tant qu’il n’aura pas l’occasion (ou l’envie) de l’utiliser pour autre chose que des trajets locaux, ce qui l’empêche, en particulier, de faire des allers-retours avec la déchèterie.

A la fin de l’an dernier, tout de même, il a pu s’occuper avec les autres rejetons des darons, des affaires de la daronne : ses fringues, ce qui a été rapatrié de la maison de retraite et les principaux papiers. Depuis, il a pu réhabiliter trois pièces en procédant par petite touche, en plus de celles qui l’occupait, de manière à avoir une chambre d’amis, un bureau et un dressing room.

Le principal intérêt des grandes maisons est de pouvoir se foutre de la gueule des pauvres.

 

Depuis quelques semaines, il a des idées plus précises de ce qu’il veut faire et de la manière pour y arriver. Il y a des gros travaux qui n’ont aucune espèce d’urgence et le dégagement des dépendance (on verra pourquoi une tonne de merdier s’est accumulée). Au préalable, en revanche, il convient de mener à bien quelques aménagements intérieurs. Il paraissait évident qu’il fallait commencer par le gros œuvre, d’où la majeure partie de l’égarement dont je parlais. C’était une erreur !

Alors, le blogueur, les idées bien remises en place, s’est mis à écrire les actions à mener et la manière pour y procéder (par exemple, pour dégager telle ou telle armoire, il fallait prévoir un espace pour stocker ce qu’elle contenait) tout en expliquant quelques « sacrifices » (quand la bibliothèque déborde et qu’il reste des livres à stocker, il faut savoir faire un autodafé, ce qui fait mal au cœur. C’était un exemple et on y reviendra).

Comme à son habitude, il voulait en faire un billet de blog mais il est arrivé à huit pages (A4) ce qui est trop. Il va donc profiter de ses pauses (et de ses réunions professionnelles) pour découper ça en plusieurs publications.

Nous voila dans la première au cours de laquelle nous allons dresser une vue globale dans une finalité de transparence pour le moins complète.

 

Petite histoire de la famille

 Ceci n’a aucun intérêt mais explique pourquoi la maison est pleine de fourbi. La mère de la daronne avait deux sœurs. Aucune d’entre elle n’a pondu des chiares ce qui explique que la daronne est la seule descendante, de cette génération, de ses propres grands-parents maternels.

C’est ainsi qu’on se retrouve avec un bric-à-brac venant de ma grand-mère et de ses deux frangines. En d’autres termes, ce n’est pas une pelle à tarte en argent que j’ai mon buffet mais trois… Je précise pour les potentiels malfrats que rien n’a une valeur remarquable (je parle « d’argent » pour faire joli mais nous sommes plus proches de la terre cuite).

Il faut ajouter à cela ce qui vient de la famille du père de la daronne et de mon propre daron (cela a été réparti entre plusieurs enfants mais, par exemple, mon père n’avait pas de frère et son père était dans la marine marchande : nous en avons dans la cave quelques cantines avec ses objets, ce qui n’est qu’un lointain souvenir dans ma mémoire vu que les malles en questions ont été recouvertes par des années de récupération).

Ma mère ne jetait rien.

 


Petite histoire de la maison

Elle a été construite par ma mère à la fin des années 50, avant son mariage, puis agrandie dix ans plus tard car il fallait bien trier les déchets, à savoir ma sœur, mon frère et moi.

Avant l’agrandissement, elle était assez typique de l’architecture locale de ces années-là (que l’on retrouve dans plusieurs décennies et bien sûr beaucoup d’autres villes). Le rez-de-chaussée était composé de dépendance (garage, buanderie, petite cave…). Les cinq pièces à vivre (trois chambres, un séjour et une cuisine) étaient toutes au même niveau, au premier étage. Elle avait une particularité, à savoir une vaste entrée au rez-de-chaussée : la porte principale des maisons de même style, dans le quartier, est au premier étage, avec un escalier et un perron, et débouche sur un couloir. Chez nous, la porte d’entrée est dans un petit porche, au niveau du terrain et donne sur une entrée (ce qui fait que je me retrouve avec ces deux espèces de pièces qui ne servent à rien, à part occuper 30 ou 40 m2 et contenir un porte-manteau, sans compter une commode où est rangée du bordel qui n’a pas trouvé de place ailleurs).

Au fond de l’entrée, on trouve un escalier en deux parties (deux fois sept marches, je crois) pour accéder à l’étage.

Pour l’agrandissement, les parents ont décidé de faire un vaste séjour (vaste pour l’époque et les maisons du coin où cette pièce faisait 15 ou 20 m2) et une cuisine. Cette extension est au niveau du palier entre les deux parties de l’escalier dont je parlais. C’est pour ça que je vais parler de « demi-étages » : il y a un niveau habitable entre le rez-de-chaussée et le premier étage.

Sous ces pièces ajoutées, il y a une vaste cave qui est donc, si vous avez bien suivie, à moitié enterrée. Pour aller dans cette cave, il y a un escalier, lui-même en deux parties : la première descend jusqu’au niveau du terrain, avec une porte donnant sur le jardin à l’arrière de la maison, la deuxième s’enfonçant dans les entrailles de la terre (ou du moins à la profondeur d’un demi-étage).

A l’étage, l’ancienne cuisine a été transformée en chambre et le séjour en bureau pour les vioques.

 


Petite histoire des autres modifications de la maison

Il y a tout juste 40 (c’était pendant que je révisais pour le bac…) la maison a été isolée par l’extérieur (une couche de polystyrène de 10 cm). Toutes les fenêtres des parties habitables sauf une ont été remplacées (PVC et double vitrage). Une véranda a été construite au bout du (nouveau) séjour mais elle au nord-ouest (sauf en journée l’été, il y a fait soit froid, sauf beaucoup trop chaud).

Enfin, les greniers ont été isolés par le sol (ce sont donc les pièces en-dessous qui sont isolées…), ce qui rend les 140 m2 de combles inutilisables (et c’est aussi bien mais imaginez le bordel qu’on y avait avant l’isolation).

 

Petite histoire des travaux à faire

Indépendamment de toutes les âneries qui me passent par la tête et que je vais raconter dans d’autres billets, la communauté de commune devrait nous obliger à faire une évacuation à part des eaux de pluies (elles vont dans les égouts normaux alors qu’il faudrait les déverser dans un autre truc). Toutes les maisons « normales » du coin y sont passées mais il reste à gérer celles qui sont dans des impasses.

Il y a des fuites, quand il pleut beaucoup, dans les lucarnes qui desservent les puits de lumière. Il faut réparer. La toiture ayant pour partie 65 ans et pour partie 55, elle sera, un jour, à refaire.

Le chauffage ne fonctionne plus. Des travaux sont impératifs, au moins le changement de la chaudière, mais j’ai des idées derrière la tête (dans l’attente, j’ai mis des radiateurs électriques dans les pièces utilisées). Il y a deux chauffe-eau « sanitaire » mais pour ne pas dépenser trop, j’en ai coupé un : je n’ai donc de l’eau chaude que dans une salle de bain, celle qui est loin de ma chambre.

Les murs sont dégueulasses : un ravalement complet s’impose.

 

Petite histoire de la maison en photos

Ce billet a trois photos d’illustration (merci Google Street View). La première est une vue de face (orientée sud-est ou sud-sud-est). On y voit clairement le niveau rez-de-chaussée avec le porche devant la porte qui mène à l’entrée et le garage et, au-dessus, les pièces à vivre.

La deuxième est une vue de la partie droite (orientée sud-est). Sur cette photo et ce côté, il y a deux fenêtres visibles, chacune sur un niveau de la maison. On voit qu’elles sont séparées, en hauteur, par un demi-étage. On voit aussi, avec ce cliché, que la photo est « dissymétrique ». Le faîte du toit (l’arrête supérieure) est au-dessus de la partie d’origine de la maison. La pente arrière va jusqu’au bout de l’agrandissement. Le bas du toit, à l’avant, est plus haut d’un demi-étage que son homologue de l’arrière.

Sur la dernière image, avec le côté opposé (nord-ouest), on voit vaguement la véranda et encore plus vaguement, dans celle-ci, la porte fenêtre. L’œil avisé constatera que la fenêtre (de droite) est un peu plus basse que le toit de la véranda. On en tirera la conclusion que le bas de la pièce où elle est à peu près à mi-hauteur de la pièce au bout de laquelle est la véranda…

 

Vous savez maintenant pourquoi il y a beaucoup de bordel et d’escalier que le blogueur aménageur doit gérer.

La suite au prochain billet.

18 avril 2024

Des conseils pour faire face à l'abondance des mails professionnels

 

Pour des problèmes de sécurité, je ne peux plus recevoir mes mails pro sur mon iPhone. Hier après-midi, j’étais en congés. Ce matin (jeudi), je me connecte avec mon PC pro et ma boite mail avait une quinzaine de mails non lus (c’est peu mais l’activité est toujours réduite le mercredi et nous sommes en période de vacances scolaires). C’est la première fois que ça m’arrive !

Heureusement, les parcourir m’a pris moins d’une ou deux minutes. J’en ai mis un de côté parce qu’il nécessite une lecture attentive et une première analyse, voire une réponse, traité un autre qui pouvait avoir une réponse courte et immédiate et j’ai éliminé tout le reste. C’est presque un don, chez moi, de traiter rapidement les messages. Je vais donner quelques conseils mais je suis toujours stupéfait de voir des gens débordés par les messages reçus ou étonnés d’avoir loupé des informations importantes, de n’avoir pas eu le temps de répondre… ! Cela fait pourtant plus de 30 ans que nous avons des messageries professionnelles et les gens ne savent toujours pas les utiliser donc perdent du temps. Notamment ceux qui bossent depuis moins de 30 ans…

 

Mon premier conseil est de traiter les messages au fil de l’eau, y compris pendant les vacances (je ne dis pas de le faire à partir de la plage ou pendant une randonnée en montagne mais de profiter des moments de calme, comme au réveil de la sieste ou pendant les temps de transport, si vous n’êtes pas au volant). La première raison est qu’il peut y avoir des messages très urgents (pas pendant les congés). La deuxième est qu’il faut éviter d’entasser les mails à lire (ce qui serait la meilleure solution pour faire croitre le stock ou vous mettre en retard pour l’apéro). En outre, aider un collègue, un client, un fournisseur… n’est pas une tare (si vous avez la réponse, cela lui évitera une perte de temps).

Mon deuxième conseil est d’analyser rapidement pourquoi vous êtes destinataires d’un mail. A titre d’exemple, vous pouvez être « victime » d’un « répondre à tous » : si le sujet ne vous intéresse pas, vous pourrez zapper… Quand je fais un mail, je mets mes chefs et mes collègues en copie : ce n’est pas pour qu’ils lisent (sauf s’ils en ont envie) mais pour qu’ils sachent que je traite le sujet… (et par conséquent qu’il ne faut pas qu’ils le fassent ou s’inquiètent). Ils recevront les réponses, tant pis. Par contre, a posteriori, en cas de besoin, ils pourront étudier ce qui a été fait ou dit.

A contrario, mon troisième est de tout lire en « large diagonale ». Il ne s’agit pas de tout assimiler mais de voir si une intervention d’urgence est nécessaire. Et éventuellement de récupérer des informations intéressantes (si je vous parle des moyens de paiement, c’est parce ce que je suis abonné à des revues de presse, en vingt secondes, j’en ai pris connaissance même si cela ne me concerne qu’à la marge).

Mon quatrième conseil est de ne pas classer les messages. On reçoit un tel fatras que le trier serait une perte de temps considérable. Il faut se rappeler de l’information reçue voire de qui l’a transmise (pour faciliter les recherches). La « ranger » ne sert à rien.

Mon cinquième (et dernier conseil) est de s’en foutre à moitié. L’important est de faire son boulot, pas de lire des machins indigestes. Si l’expéditeur n’a pas réussi à vous convaincre de l’intérêt de sa prose, c’est bien son problème, pas le vôtre. Au fond, tant que vous n'avez pas écrit quelque chose pour signifier que vous traitez, c'est comme si vous n'avez rien lu (ce n'est pas une raison pour ne rien faire, hein !).

 

Tant que j’y suis, j’en profite pour donner des conseils pour les messageries instantanées, telles que celle de Teams.

Petit 1 : ne pas faire plusieurs messages courts consécutifs. Préférez des messages complets : on n’est pas avec des SMS. Pensez aux zozos qui se tapent des notifications et doivent faire le tri.

Petit 2 : ne pas lancer de vanne dans des conversations de groupe « sérieuses » ou « importantes ». Il m'arrive de déconner mais jamais de lancer un truc pour montrer ma présence ou détendre l'atmosphère. J'ai un collègue qui n'arrête pas de déconner en se croyant drôle. C'est exaspérant.

Petit 3 : ne pas être trop bavard.

 

Au boulot !

14 avril 2024

La cuisine de maman


 

Tout le monde a des souvenirs des « petits plats » de sa jeunesse, souvenirs qui peuvent être bons, mauvais ou mitigés (je vais m’expliquer), généralement préparés par la « maman » (ceci n’est pas un billet féministe), souvent par la grand-mère, pour ce qui me concerne. Je me rappelle le vieux Jacques qui disaient souvent que les endives au jambon de sa mère étaient fantastiques, tout cela restant évidemment subjectif ! Madame Maman Jacques faisait sans doute les endives au jambon « comme tout le monde » et pépère se rappelle plutôt l’ambiance à table, je suppose…

Moi, par exemple, j’ai un souvenir extraordinaire des moules et des langoustines que ma mère me faisait souvent le vendredi soir quand je rentrais de Paris et que nous dinions tous les deux, en tête à tête (ce qui, d’ailleurs, ne date pas de l’enfance mais s’est arrêté lorsque j’avais 52 ans…). C’est à un point que je n’ai jamais vraiment eu envie de m’en faire, pour moi tout seul, surtout que je n’en ai jamais mangé de bonnes hors de cette table familiale. Dans le même ordre d’idées (et toujours le vendredi soir mais plutôt en famille depuis la nuit des temps), il y avait les « pompidous » (j’ignore d’où vient ce nom, je crois que c’était plus du côté des parents de mon père), des doubles galettes, proches des complètes, où le bacon remplace le jambon !

De fait, je ne vais presque jamais dans des crêperies ou des « Léon de Bruxelles, haïssant les restaurants de « moules frites » (ce n’est pas que je n’aime pas cela mais ce n’est pas du tout dans la tradition de chez nous et j’ai l’impression de braver interdit ! En outre, le seul Léon de Bruxelles que j’ai essayé, à Montparnasse avec ma sœur et mon beau-frère, il y a sans doute plus de trente ans, m’avait dégoûté tellement c’était mauvais).

 


Les meilleurs souvenirs que je garde sont des choses qui ont malheureusement disparu (de ma table). Je peux citer les coquilles Saint Jacques et les soles. Un de mes oncles péchaient des coquilles dans la baie de Saint Brieuc et nous en mangions « des seaux », des ventrées de ces noix juste passées à la poêle avec du persil et d’ail. Quant aux soles, c’est mon père qui les pêchait dans le golfe du Morbihan et nous en mangions presque tous les jours, l’été ! Préparées au plus simple, c’était un bonheur de les retrouver dans nos assiettes, de couper le bord puis de lever les filets…

Indépendamment des souvenirs familiaux, il faut tout de même admettre que c’est drôlement bon ! Si j’ai arrêté d’en manger, c’est surtout parce que c’est devenu hors de prix (surtout par rapport à l’époque donc je parlais vu que nous ne payions pas les soles et les coquilles revenaient à une bouchée de pain).

 


Parmi les nectars disparus, il y avait les platées de spaghettis bolognaises que l’on mangeait en famille. Cela n’a sans doute rien d’exceptionnel mais je garde un souvenir incroyable de ces repas où nous gavions, littéralement…

Ils ont disparu le jour où ma mère a commencé à les faire avec des pots de sauce bolognaise (avec la viande) qu’elle achetait dans les supermarchés plutôt que de tout faire elle-même, hachant des restes de viande, les faisant revenir avec la sauce tomate (et je crois qu’elle ne mettait pas d’oignons vu que mon père n’aimait pas ça). Je crois que la rupture a eu lieu avant mes dix-huit ans. Sa « recette secrète » s’est évanouie.

 

Parmi les excellents souvenirs, il y a aussi les mets que j’essaie de reproduire, à l’occasion (je fais des choses très bonnes mais je ne retrouve pas les sentiments). Je ne vais en citer que trois : les restes de viande blanche préparés avec du curry (c’est plus ma grand-mère qui les faisait, le midi), le rôti de veau à la cocotte avec des pommes de terre et les pommes de terre au beurre…

Il y avait évidemment un tas de choses très bonnes, au menu, même si la gastronomie n’est pas vraiment bien ancrée en Centre Bretagne. Un seul autre exemple : le pot-au-feu. Je le cite parce que je n’ai plus l’occasion d’en manger qu’au restaurant où il est préparé comme si c’était un sommet de la gastronomie française alors que ça n’est qu’un plat de pauvres et que tout tenait dans la présentation.

On mangeait même des endives aux jambons qui étaient fantastiques… Et d’autres choses, comme le fameux poulet rôti du dimanche et, un truc que j’aimais bien, les bigorneaux, dans un tout autre registre voire le hachis parmentier de ma grand-mère (elle mélangeait la viande et la purée, c’était le bonheur !).

 


Au centre des orgies, de moules, de spaghettis, de pommes de terre au beurre, de langoustines, il y avait la cocotte (minute, bien sûr, nous sommes dans les années 70 et 80) qui était déposée au centre de la table car il n’y avait pas de plat suffisamment grand pour contenir toute la pitance.

Je crois que SEB a bien contribué au folklore familial (et donc aux souvenirs, et ce même si on n’utilisait pas la pression pour cuire ces machins).

 


Je parlais de souvenirs mitigés. Il y avait, par exemple, dans les jours qui suivaient le pot-au-feu, les assiettes de soupe : un jour le bouillon avec les légumes, un jour sans, un jour avec des vermicelles, l’autre du tapioca et, enfin, les restes des restes mixés. Et les autres soirs d’hiver, il y avait des soupes plus simples. J’aimais bien ça mais, tout de même, quelle monotonie !

Quand nous recevions du monde (peut-être deux fois par an), ma mère faisait toujours la même chose. En entrée, nous avions une espèce de tarte au raisin et au fromage, suivi d’une pintade au cidre ! C’était très bon mais j’avais une hantise des grands repas à cause de leur monotonie, y compris dans l’organisation… Ma mère passait du « ah mais qu’est-ce que je pourrais faire ? » au « ah ben une tarte aux raisons, tout le monde aime ça, mais après » à « tiens ! Et si je faisais une pintade au cidre ». Ca durait plusieurs jours.

J’adorais (et je continue, d’ailleurs) les ris de veau ! Mais ma mère avait toujours la même recette (celle de François Bernard). J’ai commencé à le lui reprocher (et à haïr cette préparation) bien après, quand j’ai eu l’âge (et les moyens) d’en manger au restaurant. En écrivant cela, je me rends compte que c’était pareil pour les rognons : toujours la même recette, une fois avec du Madère, l’autre avec du Porto.

 


L’heure est venue de passer aux mauvais souvenirs… En préalable, je dois préciser que j’étais un gamin assez difficile (j’ai connu pire). Je suis en partie guéri (mais vous ne me ferez pas manger de tomates, d’huitres crues ou de l’ananas). Ma mère me préparait toujours des menus alternatifs, je ne suis pas trop à plaindre… Mais quand les autres mangeaient de tomates en entrée, j’avais souvent le droit uniquement à des carottes râpées (grossièrement mixées aurait d’ailleurs été un terme plus efficace vu qu’elle utilisait toujours le même robot mixeur).

Par ailleurs, je me suis toujours demandé si c’était moi qui étais tordu ou si c’était ma mère qui ne savait pas faire la vinaigrette (cela explique en partie pourquoi je mange peu de salade). Toujours est-il que j’avais des plats en horreur à cause de la sauce, notamment des préparations de restes (il m’arrivait de finir les légumes, comme les haricots verts, pour ne pas en retrouver dans des salades en entrée, le lendemain).

J’adorais les asperges mais la moitié du temps, elle les proposait avec sa vinaigrette, l’horreur ! D’autant que les asperges fraiches sont souvent très filandreuses, au point que les assiettes sont pleines de rester à la fin du repas. Maintenant, quand je mange des asperges, elles sont toujours en bocal et je mets de la mayonnaise…

Ces restes m’amènent aux artichauds (ne citez pas Coluche, merci, les citations les meilleurs doivent être rares), souvent servies, d’ailleurs, avec une vinaigrette. C’est peut-être le pire souvenir que j’ai d’autant que ma mère adorait ça. C’est très chiant à bouffer, ça n’est pas nourrissant et, sans être mauvais pour autant, ça n’est pas vraiment bon.

Enfin, par tradition, tous les vendredis midi nous avions du poisson à manger. J’adorais ça mais, parfois, les repas devenaient un enfer ! Vous avez déjà mangé du congre plein d’arrêtes ? Et les darnes de thon qui nagent dans l’huile ?


 

Je vais terminer ce billet sans trop évoquer les desserts. Il y avait des choses que je n’appréciais pas trop, comme les pommes cuites ou les pommes douillon mais aussi des plats gravés dans ma mémoire. Il y a bien sûr le riz-au-lait de Paimpol (dont j’ai déjà parlé dans le blog). Mais je ne sais pas pourquoi, mon meilleur souvenir est le gâteau de semoule aux raisins secs de ma grand-mère.

Ca fait sans doute près de quarante ans que je n’en ai pas mangé. C’est bien triste. Mais ma grand-mère aurai 123 ans…

SNCF Connect et Apple Pay


Je viens de réserver mon prochain aller-retour vers la Bretagne avec l'application sur iPhone (vu que, sur le site, il y a un gros bug qui empêche de choisir une gare de départ... Les flèches...) et pour la première fois, le machin me propose de régler avec Apple Pay.

J'allais dire qu'il était temps mais j'ai eu la sagesse de vérifier dans Google : ce moyen de paiement est disponible depuis un an ou deux. Pourquoi Connect ne me le proposait-il pas ? Avec les guignols qui bossent à l'informatique de notre transporteur national, on ne peut jamais savoir... 


Toujours est-il que c'est la première fois que je paie un billet de train sans sortir ma carte bancaire... depuis le bon vieux temps où on pouvait payer en espèces.


Je sais que vous pourrez juger sans intérêt, tout comme le précédent (où je divaguais suite à l'annonce de la prochaine disponibilité de Navigo dans l'iPhone), mais signaler les événements dans le blog me permet de mémoriser leurs dates... Les deux événements (Navigo sur Iphone et Apple Pay avec Connect, encore que ce n'est pas la première application qui me le propose) marquent des tournants dans le domaine "moyens de paiement" que j'essaie de suivre (sans m'intéresser aux divagations de certaines publications).

Le plus drôle, dans un contexte de "billet pas utile", est que si mes lecteurs s'intéressent vraiment au sujet, ils auront découvert eux-mêmes les fonctions.

12 avril 2024

Après Navigo, quels usages du NFC sur smartphone ?

 


On a enfin une date de disponibilité du « Pass Navigo » dans l’iPhone (en mai). C’est une nouvelle importante (évidemment surtout pour ceux qui ont un iPhone et prennent les transports en commun en Ile-de-France !) : c’est la première application que je vais avoir sur mon appareil utilisant de NFC du machin autrement qu’en simple « lecteur », en plus d’Apple Pay.

Je présente mes excuses à mes honorables lecteurs pour une partie un peu technique mais il faut savoir que le NFC a différents modes de fonctionnement : le mode lecteur permet de lire des étiquettes électroniques, un peu comme une puce RFID ou le scan d’un QR Code ; le mode « émulation » permet à des dispositifs externes d’utiliser votre dispositif (comme une carte de paiement sans contact) ; enfin, le mode « pair à pair » permet d’échanger des informations comme des vidéos, des photos… C’est bien le mode « émulation » (on se fout des autres, autant lire un QR Code ou passer en Bluetooth) qu’Apple vient d’ouvrir (ou du moins de faciliter l’usage, notamment sous pression des instances européennes), alors que la fonctionnalité est disponible sur des appareils Android depuis quelques années.

La décision est d’ailleurs aussi symbolique puisqu’elle permet de mettre à égalité les iPhone par rapport aux autres smartphones. On ne voit pas un industriel développer des usages qui seraient réservés à certains clients…

 


En début d’année, Apple acceptait d’ouvrir le NFC à toutes les applications de paiement ce qui permettra à nos banques de concurrencer Apple Pay (tout en continuant à passer par l’application « Cartes ») ce qui ne changera d’ailleurs pas grand-chose pour les clients « au quotidien ».

Une deuxième étape est franchie avec Navigo (qui sera logiquement suivie par les autres « transporteurs » du pays). Je ne vais pas évoquer tous les avantages : chacun jugera. Pour ma part, ça m’évitera d’avoir une carte spécifique à portée de main, donc d’avoir un porte carte : je sortirai l’iPhone de ma poche et hop !

 

Il reste à imaginer les usages futurs. Comme je parle souvent des moyens de paiement, il y a les applications « tap to pay » qui permettront aux commerçants d’utiliser leurs smartphones comme terminal de paiement.

Pour le reste, les possibilités décrites sur le web sont assez lunaires. Wikipedia fournit quelques exemples mais, objectivement, la plupart sont assez délirantes. Par exemple, il n’y a pas besoin de NFC pour avoir accès aux fonctions domotiques d’un bâtiment, il suffit de la 5G ou du Wifi et, comme je le disais plus haut, beaucoup d’utilisations présentées ne nécessitent pas le NFC.

 

C’est à vous de regarder les cartes et badges que vous avez dans vos poches et qui sont destinées à être lue par un dispositif quelconque sans contact. Pour ma part, j’ai ma carte bancaire. C’est fait, elle est remplacée par Apple Pay, en mieux vu qu’il y a une authentification par reconnaissance faciale et des planchers plus importants. J’ai ma carte Navigo. Ca va être fait, donc…

Ensuite, j’ai mon badge d’accès au bureau, celui pour l’utilisation de la machine à café, celui pour la cantine. J’attends (avec impatience) le remplacement par une application.

 


Il y a, ensuite, les applications et badges destinées à être lus par un machin avec contact, comme la carte Vitale. Le passage au NFC n’apporterait pas grand-chose. Par contre, la remplacer par une application sur smartphone serait bien pratique (le NFC deviendrait alors nécessaire pour lire la carte).

C’est peu même s’il en va de même pour d’autres machins, comme les cartes de fidélité de grands commerces. Et l’on peut utiliser plein d’utilisations, comme le démarrage d’une voiture.

 


Il y a aussi les applications sur smartphone que vous utilisez en générant un QR Code. Je ne parle pas de l’attestation pour le Covid mais, par exemple, de l’application Connect de la SNCF. J’ai l’équivalent pour les cars régionaux que je prends en Bretagne. En gros, vous achetez des produits à l’avance et le QR Code vous permet de le consommer. Un remplacement par un dispositif NFC pourrait être bien pratique (ça me les brise menu de devoir placer l’écran de mon iPhone devant un lecteur pour qu’il puisse voir un QR Code quand je dois accéder aux quais des gares ou de devoir fouiller parmi mes applications puis au sein de Connect pour trouver le QR Code).

Il y a, enfin, toutes les cartes dont le remplacement par une application sur smartphone est annoncé, comme le permis de conduire et la carte d’identité. Le NFC pourrait accélérer les contrôles et faciliter les authentifications par les forces de l’ordre.

 

L’ouverture du NFC par Apple marque donc le début de la disparition de plein de cochonneries que nous avons dans nos poches voire celle de nos portefeuilles encore que je déconseille d’utiliser un smartphone comme décapsuleur, coupe ongle ou mouchoir.

A vous de voir…

02 avril 2024

Tapie (persé) [la série sur Netflix, à éviter quoi qu'il arrive)

 


Le personnage principal de la série – je me fous du personnage de la vraie vie – est indubitablement un bon acteur. On y voit sa montée (puis le début de sa chute). Ce lascar – le personnage – a réussi en mentant, en trichant, en manipulant, en charmant, en trahissant…

Autant dire que le spectateur ne l’aime pas. Aucune sympathie n’émane du zozo. La série est totalement ratée. On attend la fin par principe, avec un fond d’espoir mais la mayonnaise ne prend pas.

La victoire de l’OM à la coupe des champions de 1993 est surtout traitée sous l’angle de la triche (l’affaire OM VA) par exemple et pas sur le fait que l’OM reste le seul club français à avoir gagné une grande coupe internationale. A croire que le réalisateur est un supporter du PSG.

En outre, une telle série « biographique » ne peut pas tout raconter. La vie de Nanard est un peu complexe, il a tout fait… Mais pourquoi nous pondre à un personnage avec deux enfants alors que le vrai en a quatre. Par exemple…

Ne regardez surtout pas.

28 mars 2024

L'instantanéité des paiements et des virements par l'exemple dans la bière

 


J’ai vu récemment que des proches confondaient les virements instantanés et l’Instant Payment. Je sais, généralement c’est sur le blog politique que je parle des moyens de paiement mais je n’avais pas fait de billet depuis longtemps, ici. Et, au fond, le principal intérêt des paiements est pour les notes de bistro et les abonnements Netflix…

Pour le virement instantané, c’est simple et vous connaissez. Vous allez sur votre application pour faire un virement vers un destinataire, vous lancez votre virement et, avant de valider, vous « cochez » « virement instantané ». Le débit et le crédit sont alors immédiats. Les serveurs des banques utilisent alors des API spécifiques et pas les vieux circuits que l’on connait depuis la nuit des temps.

Le « payeur » est le seul acteur à intervenir pour déclencher l’opération.

Pour l’Instant Payment, c’est différent. Vous êtes chez un commerçant et le montant est trop élevé pour passer par la carte. Il vous faut un autre moyen. Le marchand initie donc le paiement sur son terminal et c’est dans son application qu’est saisi votre IBAN. L’application l’oriente vers l’application de votre banque où vous pouvez taper vos identifiants pour autoriser l’opération.

Le « destinataire » est ainsi l’initiateur du virement et les deux acteurs sont concernés. Il y a différentes API utilisées pour cela et, généralement, les flux passent par des opérateurs de paiement.

C’est bien différent même si vous vous en foutez comme de la première érection que vous avez eue en voyant un demi de bière servi parfaitement, avec juste ce qu’il faut de mousse, un peu épaisse, avec un léger relief. En plus, vous ne savez peut-être pas ce que sont des API (ce sont des machins standardisés pour que les serveurs informatiques, et pas les serveurs de bistro, causent entre eux). Et, pour les deux, les API sont relativement proches et il existe différentes variantes… L’autre jour, j’ai donné une autorisation de prélèvement à un grand opérateur (comme EDF) et c’est l’application de ce sacripant qui a fait la connexion avec l’application de ma banque où j’ai pu « m’identifier et m’authentifier ».

 

Vous vous demandez peut-être pourquoi je parle souvent des moyens de paiement. La principale raison est que cela m’intéresse beaucoup (et j’ai accès à une information triée). Ensuite, je crois que c’est important. En outre, la carte bancaire est au cœur de mon métier et les enjeux commerciaux et technologiques ne sont pas petits…

On parle aujourd’hui du « paiement par la paume ». Mais qu’on se rassure, les moyens techniques utilisés ne sont pas très différents : les fameuses API permettent de transférer du pognon et point barre. Que vous soyez identifié ou authentifié avec votre carte, votre iris sur l’iPhone, la paume de la main chez un commerçant, votre mot de passe sur votre application ou votre raie des fesses chez votre pute préférée, au fond, cela ne change pas grand-chose…

 

Mais ce n’est pas seulement moi qui m’intéresse aux moyens de paiement. Les banques aussi. Il faut bien qu’elles gagnent du pognon.

 

11 mars 2024

Giboulée de séries aimablement fournies par Netflix

 


Pendant quelques mois, je suis tombé sur des séries chez Netflix que je n’ai pas trop aimées ou qui sont d’une telle mièvrerie que je n’ai pas envie de les conseiller afin de ne pas trop ternir ma réputation. A l'occasion de mes deux dernières séjours en Bretagne, j'ai plus de nez...

 

Entrevias

Je ne sais plus si j’avais parlé ici des premières saisons que j’avais bien appréciées. Toujours est-il que la troisième est sortie le mois dernier et qu’elle est au top.

Rappelons que c’est l’histoire d’un vieux réac d’une banlieue de Madrid, ancien militaire devenu quincailler, qui pourchasse les bandes de trafiquants et protège sa petite fille faces aux bandes en question mais aussi une famille débile. Il n’est pas sans rappeler quelques rôles qu’aurait pu jouer Clint Eastwood.

Je la conseille sincèrement.

 


The Gentlemen

C’est l’histoire d’un jeune anglais qui hérite du manoir et du domaine de son père. Il découvre que que tout cela est lié à gigantesque trafic de drogue. Il va s’opposer aux trafiquants et protéger sa famille mais va finir par prendre goût à tout ça.

C’est anglais, plein d’humour, décalé et tout. Même si l’intrigue, au fond, n’est pas génial, on prend plaisir à tout ça…

C’est récent.

 


Furies

« Lyna Guerrab s'est éloignée de sa famille quand elle a découvert qu'ils faisaient partie d'une des six familles mafieuses qui règnent en secret sur le crime à Paris. Le jour de son anniversaire, elle découvre que son père lui a transféré plus de deux millions d'euros avant qu'il soit assassiné sous ses yeux. Soupçonnant la Furie, une tueuse implacable qui permet de maintenir l'équilibre des forces entre les familles, elle va tenter de la retrouver mais va devenir son élève, alors que la police la suit encore. » Tout étant dit par Wikipedia, je n’ai pas trop à en ajouter…

C’est une série française et je m’attendais donc au pire (ce qui n’est qu’un bête a priori de ma part mais il y a le risque de tomber sur un machin de grande écoute à chier alors que c’est une série produite par Netflix).

C’est un peu décalé, aussi, avec également de l’humour, un peu tordu… On peut suivre.

C’est récent.

 


Dérapages

C’est aussi français et c’est avec Eric Cantonna qui se révèle assez bon acteur. Il joue le rôle d’un ancien responsable des ressources humaines quinquagénaire qui est prêt à tout pour trouver un nouvel emploi afin de finir de payer son appartement et ne pas être à la charge de ses filles. Il finit par participer à une espèce de jeu de rôle : une entreprise organise la simulation d’une prise d’otage entre ses cadres supérieurs afin de sélectionner celui qui a la meilleure résistance au stress. Notre héro est sélectionner pour, en quelques sorte, faire partie du jury. Et il y a engrenage.

Le premier épisode est assez pénible (genre drame social sur le chômage des vieux qui risquent de tout perdre) mais on se prend de sympathie pour notre héros et on a envie de voir la suite. Et au fond, elle est parfaitement digeste.

Ca se passe en partie dans le quartier de la Défense, où j’ai bien beaucoup bossé (heu… beaucoup fréquenté les immeubles de bureau) et cela montre, en fait, un coin à la fois moche et moderne ce qui change de toutes les niaiseries françaises.

Il y a plus de scènes de parlote que d’action, malheureusement.

C’est français, évidemment (du genre à avoir été diffusé sur Arte ce qui aurait dû être rédhibitoire pour moi mais j’ai bien aimé).

Ca me réconcilie avec Cantonna (je n'ai jamais trop aimé les sportifs "atypiques"... d'autant que je m'en fous mais je n'aime pas les discussions enflammées au bistro).

 


Il processo

Le corps d’une adolescente est retrouvé et une procureuse ou une procureure (faites comme vous voulez) est chargée de l’enquête. On découvre rapidement qu’elle est liée à la victime (mais elle ne se « dénonce » pas et continue son job. Elle soupçonne rapidement une dame qui clame son innocence. Le troisième personnage important est l’avocat de cette dernière.

On va s’engouffrer dans des histoires de trafic de drogue, de prostitution de mineure et tout un tas de trucs glauques.

Il y a plus de scènes de parlote que d’action, malheureusement.

C’est rital, évidemment.

 


La petite fille sous la neige

Une petite fille disparait lors d’un défilé à Malaga. Une étudiante en journaliste se lance dans l’enquête. Six ans après, elle reçoit une vidéo d’elle puis, trois ans plus tard, une nouvelle.

J’ai bien aimé mais je ne vais pas aller jusqu’à conseiller sinon vous aller me haïr. L’épisode le plus important, car il explique la genèse de tout ce pataquès, est malheureusement, en plus, particulièrement chiant.

L’étudiante a été violée quelques années plus tôt ce qui explique son implication.

La série est pleine de flashbacks (entre la période actuelle, celle de l’enlèvement, celles des deux vidéos) ce qui empêche de dormir si on veut suivre.

Malaga est en Espagne et vous aurez compris que la série est espagnole. Le prof de journalisme de la « môme » est joué par le même acteur que celui dont au sujet duquel je parlais plus haut, à propos d’Entrevias.

Je ne suis pas là pour vous donner envie, non plus…

09 mars 2024

Blacklist - saison 10 [à ne pas rater pour les fans, chez Netflix]

 


J’avais en tête que je n’avais pas aimé la neuvième saison de Blacklist (ce qui était, semble-t-il une erreur compte tenu du billet de blog que j’avais fait à l’époque, relativement élogieux). C’est donc un peu par réflexe que j’ai commencé à regarder la dixième, histoire de poursuivre « une œuvre ». Les premiers épisodes sont un peu poussifs mais, rapidement, l’affaire devient prenante, passionnante, plein de suspens, le genre qui pousse à avaler à la suite toute la fin de la série.

Je n’en dirai pas beaucoup plus. Au fond, si vous avez vu neuf saisons, vous n’avez pas besoin de moi pour la suite.

Les personnages masculins deviennent de plus en plus sympathiques. A la limite, ce n’est pas vrai pour Dembe vu que je crois qu’il a toujours été mon préféré mais c’est très net pour Donald (qui dès la neuvième avait perdu son balai dans le cul), Harold et l’indispensable Raymond.

 

A noter d’ailleurs que, étrangement vu la tournure des séries récentes, on n’est pas emmerdés par les bonnes femmes… Si je puis me permettre (nous sommes le lendemain du 8 mars, ma formulation est une provocation qui marque d'une part ma désapprobation de voir que la plupart des séries ont maintenant des héroïnes à un point que les hommes sont souvent "invisibilisés" et d'autre part celle d'avoir une série où les personnages principaux sont essentiellement tenus par des hommes ; je sens que je m'enfonce).

Ne cherchez pas trop de critiques sur Internet avant d’avoir tout fini : des imbéciles y racontent la fin (c’est souvent le cas mais, cette fois, ça arrive dès les premiers résultats de recherche, heureusement que ne l’avais pas fait). Il y a tout de même des baffes qui se perdent.


Alors que se terminait le dernier épisode (le 200ème ?), Netflix m'a proposé de recommencer au premier de la première saison. C'est le genre de série qu'on ne peut pas regarder plusieurs fois (notamment les huit premières saisons) car il y a une vraie progression (dans la connaissance de l'histoire de Reddington et de Keen) mais revoir l'introduction avec l'entrée des premiers personnages (Red, Cooper, Kessler, Liz...) est assez plaisant !