14 avril 2015

Pot au feu de veau


L'ami @soufron fait la publicité du pot-au-feu de veau dans les réseaux sociaux. C'est une hérésie. Le pot-au-feu est une excellente recette pour les morceaux de bœuf qui ne peuvent se manger que très cuits ce qui n'est pas mon cas. Même à jeun, je suis indigeste.  D'ailleurs, je rappelle que l'on peut mettre de la saucisse dans le pot-au-feu ! Nous sommes obligés de déplorer que le pot-au-feu devienne un plat de bobos. Pour ma part, je refuse formellement d'en manger au restaurant. Imaginer un restaurent qui fait des courses pour vendre de la viande qui n'est pas vendable autrement me révulse. 

N'importe quel morceau du veau est bon avec une préparation normale. Pourquoi aller le faire cuire des heures avec des légumes qui mériteraient largement mieux. 

Non mais sans blague. 

14 commentaires:

  1. Tu as raison Nico !
    Je suis d'accord avec toi.

    Bises d'Asie.

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  2. Dans le pot-au-feu, je recommande chaudement la queue de bœuf : rien de meilleur !

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  3. Dans le pot-au-feu, ce que j'aime le plus c'est la soupe que l'on peut manger avant avec du pain trempé dans le bouillon de cuisson et agrémenté à la fin d'un peu de vin.
    Pour le reste, je ne suis pas fan des viandes bouillies, surtout celle de bœuf

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    1. À part le vin à la fin, entièrement d'accord avec vous sur le bouillon, qui peut vraiment être sublime si la cuisinière est douée.

      Sinon, pour la viande, c'est pour cela que je conseille la queue de bœuf, car elle reste moelleuse. De plus, ça ne coûte à peu près rien.

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  4. Le pot-au-feu fait partie des plats que je ne mange que chez moi, au même titre que les rognons ou les tripes.

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    1. Je trouve très curieuse, cette séparation entre les plats qu'on mange dehors et ceux qu'on mange chez soi.

      Remarquez que, à la réflexion, je fais pareil pour tout ce qui est soupe, potage, etc. Pour une raison simple : je sais qu'il ne faut pas faire des grands "slurp !" en les mangeant, mais ça me frustre grandement de n'en point faire. Car je suis un slurpeur de soupe invétéré.

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    2. Je suis un peu comme El Camino : il y a des trucs que je ne mange qu'à la maison (la mienne ou celle de ma mère... mais pas les mêmes).

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    3. Il y a aussi les choses qu'on ne mange que chez sa mère, simplement parce qu'aucune gargote, même la plus honteuse, n'oserait servir de telles horreurs. Je me souviens ainsi d'un plat qui, chez moi, s'appelait le "riz au gras" (et pour lequel j'avais une faiblesse marquée autant que coupable). Il s'agissait d'un banal rôti de porc servi avec du riz : le truc innocent de prime abord. Sauf que le riz, après avoir été normalement cuit à l'eau (et sans doute déjà un peu trop…) était remis à cuire assez longtemps dans le jus de cuisson du porc. Il en résultait une sorte de bouillie grumeleuse, dans laquelle aucun grain n'était plus discernable – et encore moins séparable – de son voisin ; c'était bien évidemment une pure abomination diététique, mais fort heureusement, nous mangions cela avant l'invention du cholestérol.

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    4. On est d'accord mais ce n'est pas exactement à cela que je pensais. Plus à un tout, comme votre soupe.

      Par exemple, je refuse d'aller dans une crêperie (ou presque) voire une pizzeria (mais c'est bien pratique) : ce sont par définition des plats du pauvre destinés à habiller ce qu'on trouvait dans le frigo. C'est un peu le cas des viandes bouillies comme le pot au feu. Pour ce dernier mais plus pour les crêpes, c'est un peu la raison que vous citez : la recette de la mère, le truc d'avant l cholestérol. Pour les pizzas, par contre, c'est presque l'inverse : je n'en mange que chez moi (et au restaurant parce on est parfois obligés mais cela fait plusieurs années que ce n'était pas arrivé). Il ne viendrait pas à l'idée de ma mère de m'en faire et je ferai la gueule si elle m'en faisait sans une bonne raison (il y en a toujours, comme quand nous rentrons tard d'un voyage et qu'il n'y a que ça au congélateur qui puisse être préparé en moins de vingt minutes).

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    5. Il y a un autre cas particulier : le poisson. Je n'ai aucune confiance dans les restaurants pour le préparer. J'en mange donc uniquement chez ma mère ou quand je suis invité (au resto, je prends du tartare au saumon ou des pâtes aux deux saumons. Dans les Resto haut de gamme je fais exception à l'occasion. Par exemple, il n'y a que là qu'on trouve des bonnes truites. Je pourrais faire exception pour les trois poissons exceptionnels : la coquille St Jacques - tu parles d'un poisson !, la sole et le bar).

      Puisqu'on est arrivé là (enfin un débat intéressant dans les blogs), citons les fruits de mer. Bouffer du bulot est une abomination et il n'y a qu'une mère qui sache préparer les bigorneaux et les langoustines. Sans compter que la plupart des fruits de mer ne sont valables que par la sauce. Et autant une langoustine aura toute sa saveur avec une sauce en boîte, autant un crabe, une langouste ou un homard ne vaudra que par la mayonnaise maison qui l'accompagne. Ce qui est bien la preuve formelle de la supériorité de la langoustine par rapport aux autres : elle est bonne même avec une vulgaire mayonnaise en boîte mais aussi le court bouillon qui va bien. Revenons aux bigorneaux qui ne tiennent qu'avec la dose exacte de sel et de poivre (très important le poivre avec le bigorneaux), ce qui nous ramène aux recettes des mères.

      Enfin, il y a le côté folklorique des recettes : avec des Portugais, on mangera des sardines grillées. Alors les connards "de souche" qui en font au barbecue parce que c'est branché...

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    6. Moi, les sardines grillées, ça me rappelle l'Algérie en 1969 – 1970. Du coup, ça me rend tellement nostalgique que j'arrête de manger et me mets à picoler.

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    7. C'est pareil (ou presque, c'était en 85). On avait organisé un centre de vacances avec mon association d'éducation populaire comme on dit pour des 11 15 ans au Portugal. On avait laissé les Portugais organiser une soirée. La moitié des gamins était bourrée tout comme presque tous les animateurs. Sauf un. Ils avaient tous honte. Sauf un. Mais cela n'est pas racontable dans les réseaux sociaux et ce n'est pas de ma faute si à 19 ans je tenais plus la marée que des bataillons de Portugais et avait une grande tolérance pour la Cuite. Je mets une majuscule, tiens. C'est autre chose que les cuites de Gabin et Belmondo.

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