19 septembre 2013

La nuit où j'ai perdu l'heure et @amiralwoland

J'avais déjà perdu beaucoup de choses dans ma vie, mes clés, ma carte Navigo et ma tête mais jamais un amiral. C'est aussi la première fois de ma vie que je me réveillé en me demandant ce que j'avais foutu d'un amiral. Il va nous falloir reconstituer tout ça, dans une démarche particulièrement scientifique. Commençons par la fin.

Je me réveillé ce matin, il faisait vaguement jour. Je regarde l'heure sur mon iPad. Cet imbécile me pose un tas de questions auxquelles je ne comprends rien et finit par me dire qu'il est 1h45 et que je devrais actualiser les données de géolocalisation. Je ne comprends rien à cette deuxième partie mais me dis que ah merde c'est trop tôt et j'ai oublié d'éteindre la lumière dans le séjour.

Je tente de me rendormir pestant contre ces idiotes insomnies. Le sommeil ne vient pas. Je me lève donc pour éteindre la lumière dans le séjour. Elle est éteinte et il fait réellement jour. Je consulte l'iPhone qui me dit qu'il est 8h45 soit largement trop tard pour être au boulot à 9h avec une heure de route à faire après une douche et un petit déjeuner (surtout que la ligne 7 est restée arrêtée plus d’une heure pendant que j’étais à Sully-Morland ce qui m’a fait arriver au bureau à 11h).

Cet imbécile d'iPhone m'avait aussi posé un tas de questions et avait une tronche bizarre. Je me suis alors rappelé que j’avais fait une mise à jour de l’iPhone et l’iPad en rentrant hier soir et que j’avais essayé d’attendre la fin avant l’aller de me coucher. J’ai visiblement échoué. Il faut dire que j’étais rentré tard, avec le Kremlin des Blogs.

J’ai alors commencé à me rappeler de la soirée et ma première réflexion a été : « ah mon dieu ! Qu’ai-je fait de l’Amiral ? » Je me rappelle que nous sommes partis de la Comète vers 23h30 avec la ferme intention d’aller boire un coup à l’Aéro. Nous sommes partis ensemble, avec Roger, le serveur. Je me suis retrouvé à l’Aéro mais Roger et l’Amiral n’étaient pas là.

La soirée fut fort sympathique et je remercie tout le monde d’être venu.

Et n’oubliez pas : si vous faites une mise à jour de iOS, n’oubliez pas d’activer la géolocalisation, ces sympathiques appareils ne savent pas mémoriser le fuseau horaire.

15 septembre 2013

Baisez qui vous pouvez...

Je voudrais signaler aux jeunes demoiselles qui voudraient se faire tirer par les deux lascars de la photo qu'ils mariés et qu'elles ont plus de chance avec des andouilles comme El Camino, Melclalex, Detoutderien, Falconhill et moi. Nous nous tenons à leur disposition. 

Même Yann Savidan serait opérationnel ! Et pourtant.

14 septembre 2013

Bon anniversaire @hammerandropov !

Je suis désolé, Mike, MHPA, je n'ai pas trouvé de jeune pouffe à t'offrir pour ton anniversaire mais la demoiselle de la photo devrait largement faire l'affaire pour une nuit.

On se connait via les blogs depuis quelques années mais tu es une exception par rapport aux autres abrutis : tu es le seul blogueur que je n'ai jamais rencontré dans la vraie vie que je considère comme un vrai ami, le genre de lascar à qui on aurait envie de téléphoner quand la mélancolie nous prend, genre le numéro que l'on prendrait en priorité.

En plus, tu es le seul blogueur à connaître ma mère, alors je fais profil bas, d'autant que c'est grâce à toi que Franck Darcel me suit dans Facebook.

Tu es un ami, un vrai ! Comme beaucoup de blogueurs mais, au risque de me répéter, je connais les autres IRL, comme on dit ! Pas toi. C'est étrange. J'en parlais avec Nancy, qui, comme toi, est une amie des blogs depuis la nuit des temps, dans les commentaires d'un récent billet : les liens créés dans les blogs ne sont pas que virtuels.

Bon anniversaire !

P.S. : Si tu ne veux pas de la pouffe, je te la reprends. Ou alors, je peux occuper Divine pendant ce temps.

13 septembre 2013

Ce n'est pas un héros ! C'est @guybirenbaum !


Je ne connaissais pas les talents de chanteur de Guy ! Je suis scotché ! On va l'inviter aux Kremlin des Blogs pour faire l'animation !

Pauvre Riton !


11 septembre 2013

Il était une fois Jean Véronis et les blogs

Quand j’ai appris la mort de Jean, cette nuit, j’ai été touché parce que je le connaissais un peu. Je l’avais croisé une fois et j’ai souvent discuté avec lui sur le web. Ce matin, j’ai voulu en avoir une confirmation (elle est venue après, Jean est mort dimanche) et j’ai cherché son nom dans Google et ce sont des tonnes de souvenirs qui me sont revenus en mémoire.

Jean représentais parfaitement la blogosphère que j’aimais, celle des copains.

Je crois qu’il est entré chez Wikio à une époque où cette boîte - et son patron, Pierre Chappaz, ce n'est pas tous les jours que je lui rends hommage - voulait démocratiser son classement pour le rendre plus "humain" par opposition à un classement avec des blogs plus professionnels. Jean a donc progressivement modifié les algorithmes pour donner moins de poids aux bandes de copains vieux blogueurs, presque institutionnels, qui squattaient les premières places. C'est ainsi que mon blog politique s'est retrouvé premier du classement des blogs politiques puis premier du classement général (mes autres blogs occupant de très bonnes places dans les autres classements).

Du coup, c'est avec les copains qu'on s'est mis à squatter les bonnes places. Partageons mon avis est resté trois ans ou presque en tête de ces classements. On peut en rigoler mais la nouvelle tronche du classement me plaisait bien, les blogs étaient personnels, les blogs politiques étaient engagés et militants ce qui les rendaient beaucoup moins chiants que les blogs plus traditionnels qui ne faisaient que tenter de ressembler à des éditorialistes.

Pour ce qui concerne les blogs geeks, il ne fait nul doute dans mon esprit que Partageons l'addiction serait arrivé premier de sa catégorie si Wikio n'avait pas modifié ses algorithmes en prenant en compte les nombres de citations dans Twitter.

Jean parlait souvent de ses algorithmes dans ces blogs et expliquait pourquoi il faisait telle ou telle évolution pour éviter cet effet de meute fait par des groupes de copains blogueurs. Cela m'intéressait beaucoup parce que j'avais fait études de statistiques. Je commentais souvent chez Jean et j'ai fini par participer au Google Group où les ingénieurs de chez Wikio discutaient. Je précise que ce positionnement particulier ne profitait pas à mes propres classements puisque je signalais les "anomalies" qui leur profitaient !

Un jour, Wikio a organisé une soirée pour présenter ses nouvelles évolutions. J'y étais invité en tant que membre du groupe mais je leur ai suggéré d'inviter d'autres blogueurs. C'était très sympa.

C'est la seule occasion que j'ai eue de rencontrer Jean et nous n'avons pas discuté en tête à tête. Il nous a fait un exposé pour expliquer comment il allait prendre en compte Twitter. Il en a profité pour nous montrer les outils qu'il utilisait pour tester ses algorithmes (un système de pondération entre les nombres de backtweets et de liens de blog à blog tout en prenant en compte leur ancienneté, les liens récurrents entre copains, le poids accordé aux liens selon le poids du blog à l’origine...). Il avait essayé des dizaines de combinaisons mais n'avaient jamais réussi à me déloger. Quoi qu'on fasse, mon blog restait le premier. De fait, nous étions devenus complice d'un jeu : il fallait que mon blog chute.

Des jaloux et des andouilles nous ont accusés de tricher mais ils n'ont probablement jamais réussi à penser ce que devait être un classement de blogs. De fait, j'étais le blogueur à avoir le plus gros réseau de copains blogueurs, j’étais sans doute moi le blogueur actif qui commentait le plus de blogs différents. J'étais number one et c'était très bien ainsi. En plus, j'avais probablement un des blogs politiques les moins chiants et les plus vivants même si j'avais un nombre de lecteurs inférieur à d'autres.

Et je pense que mon blog politique était celui le plus lu par des blogueurs actifs. En ce sens, c'était un blog influent. Et paf ! Et mon blog geek était un des blogs geeks les plus lus par des blogueurs actifs non geek.

Dans ce billet, je parle plus de moi que de Jean mais c'est parce que nous avions à peu près la même conception de la blogosphère ou, du moins, que les outils qu'il mettait en place reflétait mes propres idées.

Outre le fait qu’ils ne représentent pas grand-chose, ces classements ont un certain nombre de limites. J’en vois trois importantes. La première : ce n’est pas l’influence qui fait le classement mais le classement qui fait l’influence. Catégorisé number one, je passais pour tel auprès de lascars qui ne savaient pas ce que représentait ce classement. La deuxième : le succès appelle le succès. Un « petit blogueur » va plus facilement chercher des sujets de billets parmi les zinfluents. Il nous fait donc des liens ce qui entretient notre position au classement. J’insiste sur ce point pour les andouilles qui pensaient qu’on trichait avec un effet de meute : il n’en est rien. La meute permettait d’augmenter la visibilité des billets mais pas les classements. J’avais tous les mois des dizaines de types que je ne connaissais pas qui citaient mon blog.

Ces deux points sont importants : les outils de Jean étaient parfaitement opérationnels pour éviter les tricheries mais ils ne pouvaient pas gommer le fait que le succès appelle le succès.

La troisième est qu’il est très difficile de faire la part des choses entre les bons blogs et les bons billets. Je crois que NKM est la première politicienne à avoir eu du succès dans les classements : un de ses billets avait été beaucoup cité dans Twitter par ses meutes de fans et elle s’était retrouvée dans les toutes premières places alors qu’elle n’était citée par aucun autre blog. Le phénomène est arrivé également avec des blogs plus institutionnels que les nôtres. Nous étions revenus à la case départ, avant l’arrivée de Jean… Et probablement au moment de son départ (je n’ai appris que des années après qu’il était parti).

De fait, le classement a bien évolué après son départ avec la prise en compte de personnalités politiques importantes (alors qu’il n’y a, parmi elle, que très peu de vrais blogueurs et qu’ils considèrent leurs blogs comme un outil de communication, pas comme un élément d’un réseau social) et surtout de sites de presse. C’est la principale raison qui a fait qu’avec un tas de copains, on est partis. Notre blogosphère était morte.

Je ne peux pas citer tous les travaux de Jean. Outre les blogs et Wikio, je me suis beaucoup intéressé à ces travaux autour des personnalités politiques.

D’autres lui rendront hommage mieux que moi, voir par exemple cet article du Rue 89.

Comme beaucoup, j’ai souvent réfléchi à un site web qui serait alimenté par les blogs, en mettant en avant les bons billets. Je me suis beaucoup inspiré des remarques de Jean et de ses idées. Je n’ai jamais trouvé la solution.

Parmi ces idées, il y en avait une que je tiens à signaler : dans les notations qu’il donnait pour faire ses classements, il pondérait les éléments en fonction des catégories. Si un gros blog geek annonce un nouveau téléphone chez Apple, il sera automatiquement cité dans des milliers de tweets alors qu’un blog politique aura beaucoup de mal à dépasser la vingtaine ou la trentaine. A contrario, les blogueurs politiques auront plus d’envie de citer leurs sources, d’autres blogs, que les blogs geeks… Je ne vais pas m’étendre pour ne pas devenir trop technique mais ses travaux étaient très importants pour moi pour avoir une vision globale de la blogosphère.

La nôtre, celle pour qui Jean a fait beaucoup. Il a réussi à la démocratiser.

Je voudrais associer à ce billet les copains Gaël et Falconhill, de même que Virginie et Balmeyer, en souvenir de l’époque où l’on voulait être maitres du monde… et où l’on a réussi. J’y associe aussi Sarkofrance dont le blog politique a accompagné le mien dans ce classement pendant trois ans. Et je salue évidemment tous les copains des leftblogs, ceux de l’époque comme ceux de maintenant, et tous les autres, tous mes complices d'une journée ou d'une année.

Et j’ai une pensée pour Philippe, Jean-Louis et Olivier.

Au paradis des blogueurs, ils ont été rejoints par un maître.

10 septembre 2013

Comment j'ai gagné 5 euros !

J'attendais le bus avec ma chef pour aller au séminaire dont je parlais ce matin. Je sors la main de la poche droite de mon pantalon et fais tomber un papier. Ma chef me le fait remarquer. Je me baisse pour le ramasser, c'était un truc sans importance mais je n'aime pas polluer. 

Ma chef se met à rigoler et me dis : tiens tu as perdu aussi un billet de 5 euros. Mon papier était en effet posé dessus. Je ramasse par réflexe parce que j'avais honte, pensez vous. Ne pas faire attention à l'argent... Devant la personne dont dépend mes augmentations. 

Je vois un autre type qui se rapproche et s'arrête au moment où j'empoche le billet. L'air déconfit. 

C'est dans le bus que j'ai réfléchi. Le billet était à lui et c'est par hasard si mon papier est tombé dessus. D'ailleurs, je ne mets jamais de billets dans cette poche...

Si je le revois... 

Séminaire pur de banlieue

Trois métros et un bus : voilà ce qui m'attend, ce matin (et ce soir), un jour de grève nationale, pour me rendre à se séminaire en lointaine banlieue, coupé d'Internet, faute de PC... Le tout pour écouter des fournisseurs expliquer les évolutions de leur produit puis des confrères (d'autres clients) donner leur avis. 

Vers 16 heures, il me faudra faire, comme tous les ans, la même intervention : "Bon, c'est bien joli, mais je doute fort que je puisse obtenir le financement de la part de la hiérarchie. D'ailleurs, tous mes forts aimables confrères présents autour de cette table et qui ont salué vos propositions avec enthousiasme auront la même difficulté que moi... Alors si on pouvait se concentrer sur les trucs vraiment utiles !".

Tous les ans ou presque, je fais la même chose. D'ailleurs, cette année, je n'ai pas été invité. C'est ma chef qui leur a dit : "hop hop hop ! Vous avez oublié Nicolas."

Bilan de la journée : 3h30 de transport en commun, une batterie d'iPhone qui va lâcher, 6 heures de réunion et un plateau-repas insuffisant, des tas de poignées de main et des sourires de faux cul. Et mon rôle à jouer...

Et pas de blogage...

09 septembre 2013

Les morts du Kremlin-Bicêtre

Voila ce que raconte cet article du Parisien. En Seine et Marne, un éléphant d'un cirque a réussi à s'échapper de son enclos. Il a frappé une personne de 82 ans. La victime à été transporté à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre où elle est morte.

Je voudrais savoir pourquoi les services d'urgence pensent que l'hôpital de Bicêtre est mieux pour soigner ceux qui se prennent des baffes par des éléphants.

07 septembre 2013