Voila que cet imbécile de vieux Joël qui, à force de fréquenter les hôpitaux pour sa cirrhose, a chopé une maladie nosocomachin et refuse d'organiser le réveillon chez lui. Avec Patrice, on cherche une soirée de secours sachant que nous refusons de fréquenter des inconnus et des imbéciles. A la limite, on veut bien participer aux frais.
La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
30 décembre 2014
27 décembre 2014
Soirée normale au 1880 ?
Ah un moment, Cécile me dit « Viens,
Nicolas, il y a une place à l'autre bout du bar, tu seras mieux. »
Tu parles ! Je me suis trouvé coincé entre le bout du bar,
deux pouffes inutiles et une bande d'imbéciles entassés autour
d'une table.
Notons bien que si je les appelle des
pouffes et des imbéciles, c'est affectueusement et relatif à mon
grand âge qui pourrait me faire passer pour le pépé ronchonnant.
Cécile, la serveuse, et Christophe, le
patron, me connaissent : ils savent que je ne vais pas
nécessairement au bistro pour faire la java mais aussi pour
m'installer au comptoir afin d'observer minutieusement le temps qui
passe. Il m'arrive d'ailleurs d'envoyer franchement chier les types
qui m'adressent la parole parce qu'ils ont pitié de moi qui
ne suis accompagné que de ma solitude. Du genre : « viens
t'asseoir avec nous plutôt que de rester avec ton iPhone. »
Avant-hier, j'ai répondu : « non,
je préfère la compagnie de gens intelligents. » Quand
je parlais de pépé ronchonnant.
Je précise tout de suite que ce soir,
je serai effectivement au bistro pour faire la java avec Philippe,
Gilles et probablement d'autres types d'un âge normal pour un
bistro : la cinquantaine approchante.
Hier, c'était vendredi. Il y avait
donc les jeunes clients habituels du vendredi, entre 18 et 25 ans.
Tiens ! A l'apéro (donc vers 18
heures), deux jeunes arrivent avec leurs parents. J'ai dit à
Gilles : « Ah les cons, obligés
d'amener leurs parents au bistro... » Ce à quoi, il m'a
répondu : « tu ferais mieux de la
fermer, regarde les parents, ils ont probablement plus de dix ans de
moins que nous ». Ah merde... Je ne fais pas un
complexe. Nous sommes tous égaux. A la fermeture, on est virés par
Cécile et Christophe. La seule différence, c'est qu'ils m'apportent
mon déambulateur.
Je suis arrivé relativement tard, hier
soir, vers 22 heures alors que « mon heure » est plutôt
20h30. Le retard n'était pas préjudiciable à ma cuite vu qu'il y avait un repas de famille, avant. Il y avait donc déjà la foule. C'était vendredi crois-je
avoir déjà dit mais, en plus, il y avait probablement des
bistros fermés poussant les clients vers le 1880 et des jeunes ayant quitté la commune mais passant
les vacances chez leurs parents. J'ai cru reconnaître quelques types
que je n'avais pas vus depuis plusieurs années.
Il y avait aussi une équipe de clients
du Vincennes, le nom du bistro du temps où c'était le père qui
tenait la boutique. Des joueurs et joueuses de l'équipe de hand, de
quelques années de moins que nous, disons 40-45 ans. Peut-être
moins. On dirait que les joueuses ont épousé les joueurs et vice
versa. A l'apéro, ils étaient avec leurs gamins. Après l'apéro,
ils étaient avec leur cuite, faisant la fête comme au bon vieux
temps.
Du coup, je crois bien que je n'avais
jamais vu autant de monde dans ce bistro.
J'étais coincé dans mon coin.
A un moment, j'ai failli pisser sur le
comptoir.
25 décembre 2014
Tablette
Ce matin, j'étais debout relativement tôt. J'ai donc proposé à ma mère d'aller faire les courses (celles qu'on fait un jour férié : une baguette et des pâtisseries, des buches le jour de Noël) ce qui était aussi un prétexte pour prendre la voiture et aller au bistro. Les raisons n'ont aucun intérêt mais c'est bien la première fois depuis des années que je me retrouve dans une pâtisserie à Loudéac un matin...
Il y avait un peu de queue, des gens un peu plus âgés que moi, disons entre 55 et 70 ans. Ils discutaient. Le sujet principal était évidemment les cadeaux de Noël de leurs petits enfants. Ils gueulaient. Ah mais de notre temps, les enfants allaient dehors avec leurs jouets alors que, maintenant, ils restent à la maison pour jouer avec leurs tablettes... Vous vous rendez compte patati patata...
J'ai alors pris part à la conversation et j'ai dit : vous vous rendez compte, je suis obligé de faire les courses moi-même parce que ma mère de 83 ans est restée jouer avec sa tablette du père Noël.
Et paf !
2015, nous avons grandi...
La simple agence perd un de ses deux gros. L'autre reste. Leur carte de vœux est très bien. Hop !
24 décembre 2014
Comment ne pas se faire piéger par l'alcool pendant les réveillons ?
On voir fleurir de plus en plus de
conseils sur le thème : « comment ne pas être saoul à
la fin d'un réveillon ? » C'est complètement con. A quoi
bon se taper un réveillon si on ne peut pas prendre une cuite ?
La vraie question est : comment ne pas se foutre la honte en
étant plein comme une vache pour un réveillon ?
Une mise en garde s'impose néanmoins :
si tu dois prendre le volant, tu ne bois pas, à part un verre de
Champagne (par exemple), au tout début et un autre (encore par
exemple), tout à la fin. Pas plus de deux verres. Sauf si tu es gros
comme moi, tu as le droit à quatre. Tu ne laisses pas remplir ton
verre pendant le repas. La solution idéale est évidemment de ne pas
avoir à conduire (on peut toujours se débrouiller).
Procédons méthodiquement. Parmi les
conseils, on nous dit : reposez-vous avant, mettez-vous au
régime,... C'est une erreur ! Le repos : oui. Le régime :
non. L'idéal : vous prenez une grosse cuite l'avant-veille et
une petite la veille. Vous serez au top le jour J.
Néanmoins, on ne peut pas toujours
picoler. Ou, du moins, on ne peut pas picoler toujours. Alors, vous
picolez un peu, le jour J à midi, du genre 6 ou 7 bières. Pas plus,
il faut dessaouler pour le soir. Pas moins, ça ne fonctionnerait
pas. Il faut éprouver une légère ébriété à midi. J'ai bien
dit : de la bière. C'est pour le volume de liquide. Ensuite,
vous arrêtez complètement de boire jusqu'à l'apéro, sauf des
petites gorgées d'eau si vous avez soif. C'est scientifique. Le
midi, vous mangez relativement beaucoup et vous faites une bonne
sieste.
Le résultat sera tel que, le soir,
vous n'aurez pas envie de boire en début de soirée, vous serez
patraque. Rassurez-vous, au bout du deux ou troisième verre, ça ira
mieux. Je me répète mais tout cela est scientifique : je l'ai
expérimenté pour vous. Ne me remerciez pas.
En fait, ce qui compte n'est pas de ne
pas être plein mais de ne pas avoir honte, je le disais. L'idéal,
pour cela, est que les autres soient plus saouls que vous. Votre
conjoint vous en félicitera de même que les autres conjoints et
vous aurez une chance de partouzer en plus.
En faisant en sorte de ne pas être en
forme en début de soirée, vous allez essuyez les quolibets des
autres et ils feront les fiers, ils vous pousseront à boire mais
vous n'aurez pas soif, vous ne boirez donc que la moitié de vos
verres et, eux, ils boiront les leurs entier, heureux de vous
enterrez. Ils vont donc rapidement avoir une longueur d'avance sur la
cuite. Vous, vous aurez récupéré et vous serez le seul à
maîtriser la situation vu que vous serez le seul à savoir que vous
avez entourloupé vos camarades.
Vous aurez gagné : ce sont eux
qui feront des conneries et auront honte le lendemain. Ils devront
faire profil bas devant leurs conjoints alors que le vôtre sera fier
de vous.
Néanmoins, vous êtes là pour vous
saouler. D'autant que traîner avec une bande poivrot commence à
vous échauffer les oreilles. Il faut donc détecter le moment de la
soirée – vers le fromage ? - où il vous faudra commencer à
accélérer le rythme pour être sûr d'être saoul à votre tour et
de ne pas avoir perdu la soirée.
Un dernier conseil: faites attention !
Il y a parfois des petits malins qui sentent qui ne tiendront pas
toutes la soirée et vont donc humer le piège dans lequel ils sont
en train de tomber. Ils vont donc arrêter de boire ce qui est
absolument lamentable, à la limite de la tricherie, voire de la
haute de la haute trahison. Essayez de les repérer et de ne pas les
perdre du coin de l’œil non pas qu'il faille absolument les faire
sombrer à nouveau dans l'alcool mais il faudrait éviter qu'ils ne
récupèrent plus vite que vous ne vous saouler.
Vous avez tout compris ?
Sinon, je vais donner une autre
solution mais qui ne fonctionne qu'avec des individus avec une légère
prédisposition, notamment une légère surcharge pondérale et tenir
un tantinet la marée. Dans ce cas, on commencera l'apéritif très
fort, du genre six ou sept verre en une heure. Les autres auront pris
le rythme et, normalement, devraient commencer à vomir avant le
dessert.
Il existe une troisième solution : ne pas réveillonner. C'est tout à fait possible. Ce soir, par exemple, on va s'en foutre plein la panse sans appeler ça un réveillon...
Enfin, ne faites pas les marioles. Il y a bien pire que d'être plus saoul que les autres : tomber dans une soirée où on ne picole pas. Genre deux bouteilles de vin chacun, seulement.
23 décembre 2014
Gauche caviar
Afin d'avoir des idées de menus pour les fêtes, je feuilletais les catalogues des magasins locaux. J'ai ainsi vu que Leclerc vendait la boîte de caviar de 10g pour moins de 10€ (9,9). Je me dis donc : tiens ! Et si on se faisait ça. Après tout, ça ne ferait que 5€ chacun. N'ayant jamais gouté ce machin et passant un "réveillon réduit", c'était l'occasion ou jamais. 5g chacun, je me doute qu'il faudra deux ou trois coquilles Saint Jacques, 18 boudins blancs et trois dindes ensuite pour nourrir l'homme...
Nous allons chez Leclerc et faisons nos courses puis cherchons le caviar. Impossible de trouver. On va donc à la poissonnerie. Voilà les trois poissonnières interrompant les commandes en cours et allant dans l'arrière boutique. L'une d'entre elle tenait une boite de caviar (5 centimètres de diamètre, 5 mm d'épaisseur,...). C'était la chef.
Elle la confie à la moins gradée et nous demande si nous avons fini nos courses. Nous acquiesçons. La chefesse demande alors à la débutante de nous escorter jusqu'à la caisse, d'attendre que ça soit à nous de passer, de confier la boite à la caissière jusqu'à ce qu'elle la scanne pour être sûre que nous ne partirions pas sans la payer et, enfin, de vérifier qu'elle nous la remettait bien en mains propres...
Certes, c'est un produit à 1000 euros le kilo et cette honorable maison doit contrer d'affreux trafiquants et voleurs de caviar...
Il n'empêche que cela fait beaucoup de cérémonial pour une boite à 10 euros, compte tenu du chiffre d'affaire de la maison (et de celui que ma mère soit une bonne client du rayon en question).
Même à Fort Knox, ils ne prennent pas autant de précautions.
22 décembre 2014
1880, lundi matin
10h50, devant le bistro :
- la Twingo familiale,
- une mobylette (un 103, en fait),
- un vélo de baroudeur avec plein de bagages et une remorque.
18 décembre 2014
Direct à l'hospice
Je suis en vacances dans un rare état de décrépitude. Ca s'arrose. Je suis donc passé saluer le bistro du coin. Il y a à côté de moi deux cadres qui en sont pas à leur première tournée. L'un vient de dire à l'autre : mes parents sont vachement sympas, ils sont restés jeunes.
C'est con, comme propos. Je tiens à informer le type que mes parents ne sont pas jeunes, surtout la moitié d'entre eux encore vivante ce qui ne les empêchent pas d'être vachement sympas et tout ça. La moitié d'entre eux qui a fêté ses 83 ans le week-end recevra son fils ce week-end, fils qui a invité à passer une soirée à la maison un copain qui s'appelle Monsieur Poireau. Ils vont la laisser après dîner pour se pochetrons au bistro comme des gamins alors qu'ils frisent la cinquantaine. En matière de jeunisme, on pourrait donner des leçons, malgré la cinquantaine qui pointe. Quand la mère en question n'est pas à une conférence, à son machin d'histoire de l'art, elle anime le club de Scrabble. Je ne suis pas en train de lui rendre un hommage mais de préparer la suite de ce billet.
Ce con, pour démontrer à son collègue que ses parents sont jeunes et sympas a dit, je cite : l'autre jour, ils avaient organisé une fête à la maison, ils jouaient avec des pistolets à eau, tu vois ils sont jeunes et sympas.
Maman, si je te surprends un jour à jouer avec des pistolets à eau avec des potes, je te fous immédiatement à l'hospice.
Jeunes et sympas. Pauvre con.
17 décembre 2014
Journée mondiale de l'orgasme
La blogosphère avait loupé ça. C'était hier la journée mondiale de l'orgasme. Vous me direz : "on s'en branle". Oui.
Il n'empêche que l'Ifop qui sait que je suis un blogueur politique influent mais a oublié que je suis aussi un blogueur de connerie m'a envoyé un mail avec un sondage à ce sujet. Je vous le communique donc.
Pour information, en bientôt dix ans de blogage, c'est la première fois qu'un institut de sondage m'envoie le résultat d'un sondage. Même si on n'est jamais trop pressé, je suis dubitatif.
Je vais donc tenter de les aider : jamais je n'ai eu un orgasme parce que mon partenaire pénètre mon vagin, même s'il me caresse le clitoris.
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