Figurez-vous que j'ai acheté des chaussures. Quand j'achète des chaussures et quand je vais chez le coiffeur, je fais un billet de blog. C'est comme ça. Je ne m'en lasse pas. Il faudrait que j'aille chez le coiffeur le jour où j'achète des pompes, pour économiser des billets mais cela pourrait perturber mes lecteurs. Néanmoins, cette fois, je n'ai pas acheté des pompes à Bicêtre mais à Loudéac. C'est un cas d'urgence, je n'avais pas vu que les deux anciennes étaient percées.
Cela étant, j'ai rencontré un jeune blogueur, samedi. Il vient de démarrer. Je crois qu'il a fait son premier billet hier. Je tiens à lui démontrer que l'on peut faire un billet à n'importe quel sujet.
Ça fait environ 30 ans que je fais la même pointure. Selon les modèles, je prends soit du 42 soit du 43. Généralement, je prends la première paire que j'essaie. Depuis mon service militaire, en 88, je prends toujours des pompes en cuir noir. Ou des pompes noires en cuir. Ceci donne à peu près toujours le même modèle.
Depuis 5 ou 10 ans, je prends des chaussures de qualité qui me durent 18 mois. Je mets les mêmes tous les jours sauf pendant les vacances d'été. Avant, j'achetais des chaussures de moindre qualité.
Toujours est-il que ça fait environ ma trentième pompe de cuir noir que j'achète.
J'étais donc dans le magasin. Le vendeur me présente ses modèles. Je fais un choix. Vous faites quelle pointure me demande-t-il ? Je ne sais pas s'il faut une formation spéciale pour vendre des chaussures mais ce commerçant a posé exactement la bonne question au bon moment. Je lui réponds : du 42 ou du 43. Il me répond qu'il préfère me faire essayer du 43. Je ne lui demande pas pourquoi.
Je m'assois. Il me tend la pompe après avoir ajusté les lacets. J'avais enlevé ma chaussure droite mais c'est la gauche qu'il me présente. Instant de confusion. Il me présente non plus une chaussure mais des excuses. J'enlève mon autre pompe.
Un coup de chausse-pied plus tard tout était en place. Je lui dis que ça me semble parfait. Il me dit que oui et que les chaussures vont se faire à mon pied.
Il va chercher l'autre dans l'arrière boutique. Ajustage des lacets. Opération chausse-pied. Ça va. Il me dit oui et que les chaussures vont se faire à mes pieds.
Je fais quelques pas. Je dis que c'est parfait. Vous noterez au passage que je ne suis pas un client chiant.
Il me dit : vous allez voir, elles vont se faire à votre pied, c'est du cuir des deux cotés. Je ne savais pas qu'on pouvait avoir une matière avec du cuir que d'un seul côté.
Surtout, je ne sais pas s'il se rend compte qu'il m'a dit trois fois que les chaussures vont se faire à mon pied et que ça fait donc 90 fois dans ma vie qu'on m'informe que mes chaussures vont se faire à mes pieds.
La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
30 avril 2013
26 avril 2013
La truite
Place de l'église, à Loudéac, il y avait une truite (une sculpture). La mairie l'a supprimée. Elle frétille ailleurs.
La municipalité est hautement critiquable pour bien des sujets mais pas pour ça. Mon côté réactionnaire. Je n'aime pas les truites sculptées imposées par des municipalités progressistes.
Il n'empêche que c'est la première fois dans l'histoire de la blogosphère (vous pouvez vérifier, je vous mets au défi) qu'un type fait un billet de blog pour évoquer une équipe de jeunes qui font le tour des bistros de la commune pour demander aux clients de rédiger un petit mot qu'ils scotchent sur des bouquets de fleurs pour exiger le retour de la truite .
La municipalité est hautement critiquable pour bien des sujets mais pas pour ça. Mon côté réactionnaire. Je n'aime pas les truites sculptées imposées par des municipalités progressistes.
Il n'empêche que c'est la première fois dans l'histoire de la blogosphère (vous pouvez vérifier, je vous mets au défi) qu'un type fait un billet de blog pour évoquer une équipe de jeunes qui font le tour des bistros de la commune pour demander aux clients de rédiger un petit mot qu'ils scotchent sur des bouquets de fleurs pour exiger le retour de la truite .
Marine Le Pen et la femme moche
J'avais promis de raconter des anecdotes de mon voyage en train mais il ne se passe PS grand chose. Le partage de connexion me permet de surfer en toute tranquillité.
J'ai acheté l'Express pour changer. L'erreur. Un seul article a réussi à m'intéresser, celui sur l'égalité des sexes. L'éditorial de Christophe Barbier ne vaut pas plus qu'un billet d'un blogueur politique qui se place au dessus du lot comme s'il voulait faire croire qu'il est objectif et neutre. Ce qui n'est pas une critique, c'est notre lot à tous. Il contient une petite erreur d'analyse ou une facilité. Les manifestants du 5 mai, des deux cotés, ne manifestent pas ad hominem contre pépère. J'ai acheté ce canard pour un long reportage sur Marine Le Pen et le FN. Aucun intérêt. J'en aurais fait un billet de blog de la taille d'un A4 : on sait qu'il est possible que le FN devienne la première force électorale aux Européennes de 2014.
Pour ma part, je ne suis pas inquiet : le PS ne fera pas moins que la dernière fois vu que les verts sont morts. Par contre, si j'étais à l'UMP, je baliserais.
Mais je ne suis pas dans mon blog politique. D'ailleurs la dame moche n'est pas Marine Le Pen.
A Montparnasse, ainsi, j'ai vu une des femmes les plus moches que je n'avais jamais vues. Elle avait le teint d'une alcoolique et paraissait avoir un nez extrêmement large. La pauvre.
Je me promène dans la gare. Puis vais prendre mon train. Qui était à la place à côté de moi ? La dame moche. Elle est descendue à Lamballe. Je n'aurais pas raconté ça devant elle.
Comme elle causait un peu (pas chiante), j'ai pu l'observer. Elle avait une espèce de verrue d'un bon centimètre sur la gauche du nez et une espèce d'excroissance de la taille (volume, forme, épaisseur) de mon pouce. Ça semblait de la consistance d'un nez de rogne. De fait, elle avait plein de vergetures sur les joues. Je me forçais à la regarder droit dans les yeux en lui parlant.
Cela dit, elle était sympathique, polie,...
On arrive à Saint Brieuc
J'ai acheté l'Express pour changer. L'erreur. Un seul article a réussi à m'intéresser, celui sur l'égalité des sexes. L'éditorial de Christophe Barbier ne vaut pas plus qu'un billet d'un blogueur politique qui se place au dessus du lot comme s'il voulait faire croire qu'il est objectif et neutre. Ce qui n'est pas une critique, c'est notre lot à tous. Il contient une petite erreur d'analyse ou une facilité. Les manifestants du 5 mai, des deux cotés, ne manifestent pas ad hominem contre pépère. J'ai acheté ce canard pour un long reportage sur Marine Le Pen et le FN. Aucun intérêt. J'en aurais fait un billet de blog de la taille d'un A4 : on sait qu'il est possible que le FN devienne la première force électorale aux Européennes de 2014.
Pour ma part, je ne suis pas inquiet : le PS ne fera pas moins que la dernière fois vu que les verts sont morts. Par contre, si j'étais à l'UMP, je baliserais.
Mais je ne suis pas dans mon blog politique. D'ailleurs la dame moche n'est pas Marine Le Pen.
A Montparnasse, ainsi, j'ai vu une des femmes les plus moches que je n'avais jamais vues. Elle avait le teint d'une alcoolique et paraissait avoir un nez extrêmement large. La pauvre.
Je me promène dans la gare. Puis vais prendre mon train. Qui était à la place à côté de moi ? La dame moche. Elle est descendue à Lamballe. Je n'aurais pas raconté ça devant elle.
Comme elle causait un peu (pas chiante), j'ai pu l'observer. Elle avait une espèce de verrue d'un bon centimètre sur la gauche du nez et une espèce d'excroissance de la taille (volume, forme, épaisseur) de mon pouce. Ça semblait de la consistance d'un nez de rogne. De fait, elle avait plein de vergetures sur les joues. Je me forçais à la regarder droit dans les yeux en lui parlant.
Cela dit, elle était sympathique, polie,...
On arrive à Saint Brieuc
25 avril 2013
Repos !
Déjà que je n'ai pas glandé grand chose sur mes blogs non politique depuis deux ou trois semaines, voilà que je prends quelques jours de vacances et glanderai encore plus pendant une petite semaine (reprise du boulot jeudi).
En principe vous aurez quand même un récit de mon voyage en train, demain...
En principe vous aurez quand même un récit de mon voyage en train, demain...
24 avril 2013
Grand-père !
Aujourd'hui, le gros Tonnégrande a appris qu'il était grand-père pour la troisième fois. Il nous montre les photos.
Il est content ! Je ne l'ai jamais vu heureux comme ça : ça occupe sa femme et il peut rester au bistro.
Il est content ! Je ne l'ai jamais vu heureux comme ça : ça occupe sa femme et il peut rester au bistro.
23 avril 2013
Kremlin des Blogs spécial anniversaire et #legalitecestmaintenant ?
A ma pause de 11 heures, j’avais déjà 42 personnes qui m’avaient
souhaité un bon anniversaire dans Twitter (dont 1 par DM) et 32 dans Facebook (29
sur le mur et 3 par message). Je ne compte pas ceux qui me l’ont souhaité en
commentaire du billet que j’ai fait pour le mariage pour tous (le 23 avril est
une grande date !) ou celui de El Camino
avec mon cadeau (illustration).
Je n’avais jamais vu ça ! Généralement, je fais un
billet ici tous les ans mais jamais sur le blog politique… En principe, j’ai
répondu à tout le monde mais j’ai pu me planter, notamment sur Facebook (l’application
est « limitée »).
Donc merci à tout !
Je serai bien évidemment à la Comète de 19h à 22h… Ceux qui
veulent boire une bière sont invités à passer.
On appellera ça un Kremlin des Blogs !
21 avril 2013
Elysée
J’oppose un démenti formel. Je ne suis jamais allé à l’Elysée.
Ces photos le prouvent. Les blogueurs n’ont jamais été invités à l’Elysée. François
Hollande ne leur a pas accordé un entretien. Tout ce que j’ai dit dans mon
billet d’hier est un odieux mensonge. Je regrette que des andouilles
y aient cru, ça m’apprendra à raconter des conneries de bistro dans un blog
dédié aux conneries de bistro.
L’article
du Lab ne tient pas debout. Dans le premier paragraphe, il dit que François
Hollande a reçu les blogueurs sur des chaises en demi-cercle dans un salon de l’Elysée.
Plus loin, il dit : « à la fin de cette
réunion avec ses collaborateurs, le président en personne a passé une tête et
quelques minutes avec les blogueurs militants. » Faudrait savoir.
Au buffet, les cassolettes de hachis Parmentier de canard
étaient parfaites.
Les lecteurs dubitatifs voudraient bien savoir ce qu’on a
dit avec le Président. Ils sont curieux. Une espèce de curiosité maladive. Tout
ce que j’ai dit dans mon billet d’hier à ce sujet est, pour le coup, réellement proche du mensonge.
Je vais le reprendre, si vous le permettez. Je
suis un blogueur fainéant.
« Je vous préviens, j'ai une
heure de trajet de métro pour inventer des conneries. » C’est
parfaitement exact. J’ai commencé à rédiger ce billet en rentrant du Château et
je l’ai fini en allant au Kremlin des Blogs. Je l’ai publié en buvant des
bières avec des copains et je l’ai tweeté à Guy.
« On m'avait annoncé ça il y a quelques jours : nous étions invités à l'Elysée par l'Elysée. J'ai répondu : "vous ne pourriez pas faire ça à la Comète, plutôt ? J'ai rendez-vous à l'apéro avec Tonnégrande." Pépère lui-même m'a répondu : "Ta gueule ! Tu fais chier avec ta Comète et tu sais bien que Valoche ne veut pas que j'aille au bistro." » C’est évidemment faux.
« Je ne savais pas de quoi ils voulaient nous parler. Je pensais à un machin autour des blogs, de Twitter, de la riposte,... » C’est la stricte vérité. J’étais invité à l’Elysée mais je ne savais pas pourquoi.
« Je me suis donc pointé vers 10h40. Sarkofrance et El Camino attendaient devant. Les autres sont arrivés... Je n'ai pas compté. Seb Musset, Dedalus et Gildan sont arrivés bien en retard. » C’est vrai. Je suis arrivé. J’ai attendu un peu avec Sarkofrance et El Camino puis avec Politeeks et quelques autres.
« Je n'ai pas vu un seul bistro dans le quartier. Ils doivent se faire chier. Déjà qu'au bureau, il faut que je fasse au moins cent mètres pour boire un demi, à l'Elysée, ça doit être l'horreur. » On s’en fout.
« A 10h45, on est entrés par le célèbre porche du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Traversée de la cour (sans tapis rouge...), montée des marchés,... Nous voilà dirigés vers la salle des fêtes. » C’est presque vrai. On est entrés par une petite porte à côté.
« J'ai décidé d'aller regarder par la fenêtre, voir le fameux jardin puis on a commencé à visiter la salle des fêtes, à prendre des photos,... » C’est vrai mais on s’en fout.
« On m'avait annoncé ça il y a quelques jours : nous étions invités à l'Elysée par l'Elysée. J'ai répondu : "vous ne pourriez pas faire ça à la Comète, plutôt ? J'ai rendez-vous à l'apéro avec Tonnégrande." Pépère lui-même m'a répondu : "Ta gueule ! Tu fais chier avec ta Comète et tu sais bien que Valoche ne veut pas que j'aille au bistro." » C’est évidemment faux.
« Je ne savais pas de quoi ils voulaient nous parler. Je pensais à un machin autour des blogs, de Twitter, de la riposte,... » C’est la stricte vérité. J’étais invité à l’Elysée mais je ne savais pas pourquoi.
« Je me suis donc pointé vers 10h40. Sarkofrance et El Camino attendaient devant. Les autres sont arrivés... Je n'ai pas compté. Seb Musset, Dedalus et Gildan sont arrivés bien en retard. » C’est vrai. Je suis arrivé. J’ai attendu un peu avec Sarkofrance et El Camino puis avec Politeeks et quelques autres.
« Je n'ai pas vu un seul bistro dans le quartier. Ils doivent se faire chier. Déjà qu'au bureau, il faut que je fasse au moins cent mètres pour boire un demi, à l'Elysée, ça doit être l'horreur. » On s’en fout.
« A 10h45, on est entrés par le célèbre porche du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Traversée de la cour (sans tapis rouge...), montée des marchés,... Nous voilà dirigés vers la salle des fêtes. » C’est presque vrai. On est entrés par une petite porte à côté.
« J'ai décidé d'aller regarder par la fenêtre, voir le fameux jardin puis on a commencé à visiter la salle des fêtes, à prendre des photos,... » C’est vrai mais on s’en fout.
On s’est ensuite regroupé dans un bout de la salle. Une dame
est arrivée et a été présentée à tout le monde ou presque. C’était la
Directrice de la Communication, il me semble.
« A un moment, on s'est rapprochés de la porte. Un huissier a annoncé : "le Président de la République". François Hollande est entré. A serré les paluches de tout le monde. » Oui. C’est rigolo. A ce moment là, on ne ressent aucune émotion. On se demande si on est bien placés et s’il allait pouvoir nous serrer la main.
« Il s'est assis. Nous aussi. J'ai réussi à prendre une traditionnelle photo ratée. Il a parlé. A dit merci pour la campagne et tout ça. Après les gens ont causé aussi. » C’est vrai.
« A un moment, on s'est rapprochés de la porte. Un huissier a annoncé : "le Président de la République". François Hollande est entré. A serré les paluches de tout le monde. » Oui. C’est rigolo. A ce moment là, on ne ressent aucune émotion. On se demande si on est bien placés et s’il allait pouvoir nous serrer la main.
« Il s'est assis. Nous aussi. J'ai réussi à prendre une traditionnelle photo ratée. Il a parlé. A dit merci pour la campagne et tout ça. Après les gens ont causé aussi. » C’est vrai.
Ca a duré un certain temps puis il est parti.
« Ensuite on a bouffé mais
il n'y avait pas de bière. Le buffet était très bien. Il y avait quelques
gonzesses comme Amandine, Mipmip, Hélène, Elooooody, Peggy, Sophie,... On
aurait pu faire un
e partouze mais il parait que c'est interdit. » C’est vrai. On a déjeuner autour d’un buffet sympathique.
« Après, je me suis promené dans la cour d'honneur avec Louis. Les deux blogueurs de Loudéac qui racontaient des bêtises. On était tout seul. Pas un garde, rien. C'était vachement impressionnant. » C’est vrai. C’est peut-être à ce moment là que j’ai été le plus ému. Une sorte de fierté, devant le chemin parcouru depuis des années, quand j’ai fait la connaissance de Louis dans les réseaux sociaux alors qu’il était un tout jeune candidat sur la liste de l’opposition, à Loudéac. Avant, on avait été pris en photo, salle des fêtes.
e partouze mais il parait que c'est interdit. » C’est vrai. On a déjeuner autour d’un buffet sympathique.
« Après, je me suis promené dans la cour d'honneur avec Louis. Les deux blogueurs de Loudéac qui racontaient des bêtises. On était tout seul. Pas un garde, rien. C'était vachement impressionnant. » C’est vrai. C’est peut-être à ce moment là que j’ai été le plus ému. Une sorte de fierté, devant le chemin parcouru depuis des années, quand j’ai fait la connaissance de Louis dans les réseaux sociaux alors qu’il était un tout jeune candidat sur la liste de l’opposition, à Loudéac. Avant, on avait été pris en photo, salle des fêtes.
« Après les autres
participants nous ont rejoints et on a fait les cons. » C’est vrai.
Faire les cons est un bien grand mot. On a eu un moment sympathique et
convivial.
« A un moment, j'ai proposé qu'on monte sur les marches et qu'on montre nos fesses pour prendre des photos (pas avec nos fesses, imbécile ! De nos fesses) mais les autres n'ont pas voulu. Soit ils ne sont pas joueurs soit ils sont TRÈS Républicains. Seul Sarkofrance était d'accord parce que ça ne brise pas son anonymat. Ce garçon veut bien montrer ses fesses mais pas sa tête. » C’est faux.
« Après on est retournés dans la salle des fêtes. Il y avait du café mais plus de rouge. » C’est vrai.
« A un moment, j'ai proposé qu'on monte sur les marches et qu'on montre nos fesses pour prendre des photos (pas avec nos fesses, imbécile ! De nos fesses) mais les autres n'ont pas voulu. Soit ils ne sont pas joueurs soit ils sont TRÈS Républicains. Seul Sarkofrance était d'accord parce que ça ne brise pas son anonymat. Ce garçon veut bien montrer ses fesses mais pas sa tête. » C’est faux.
« Après on est retournés dans la salle des fêtes. Il y avait du café mais plus de rouge. » C’est vrai.
20 avril 2013
Le petit Nicolas à l'Elysée : rompre le off
Puisque la presse affirme sans savoir que les blogueurs étaient reçus à l'Elysée, il est parfaitement juste que j'en fasse un compte rendu. Après tout, passer de blogueur de Gouvernement à blogueur de Présidence est une promotion.
Je vous préviens, j'ai une heure de trajet de métro pour inventer des conneries.
On m'avait annoncé ça il y a quelques jours : nous étions invités à l'Elysée par l'Elysée. J'ai répondu : "vous ne pourriez pas faire ça à la Comète, plutôt ? J'ai rendez-vous à l'apéro avec Tonnégrande." Pépère lui-même m'a répondu : "Ta gueule ! Tu fais chier avec ta Comète et tu sais bien que Valoche ne veut pas que j'aille au bistro."
Je ne savais pas de quoi ils voulaient nous parler. Je pensais à un machin autour des blogs, de Twitter, de la riposte,...
Je me suis donc pointé vers 10h40. Sarkofrance et El Camino attendaient devant. Les autres sont arrivés... Je n'ai pas compté. Seb Musset, Dedalus et Gildan sont arrivés bien en retard.
Je n'ai pas vu un seul bistro dans le quartier. Ils doivent se faire chier. Déjà qu'au bureau, il faut que je fasse au moins cent mètres pour boire un demi, à l'Elysée, ça doit être l'horreur.
A 1Oh45, on est entrés par le célèbre porche du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Traversée de la cour (sans tapis rouge...), montée des marchés,... Nous voilà dirigés vers la salle des fêtes.
J'ai décidé d'aller regarder par la fenêtre, voir le fameux jardin puis on a commencé à visiter la salle des fêtes, à prendre des photos,...
A un moment, on s'est rapprochés de la porte. Un huissier a annoncé : "le Président de la République". François Hollande est entré. A serré les paluches de tout le monde.
Il s'est assis. Nous aussi. J'ai réussi à prendre une traditionnelle photo ratée. Il a parlé. A dit merci pour la campagne et tout ça. Après les gens ont causé aussi. Ensuite on a bouffé mais il n'y avait pas de bière. Le buffet était très bien. Il y avait quelques gonzesses comme Amandine, Mipmip, Hélène, Elooooody, Peggy, Sophie,... On aurait pu faire une partouze mais il parait que c'est interdit.
Après, je me suis promené dans la cour d'honneur avec Louis. Les deux blogueurs de Loudéac qui racontaient des bêtises. On était tout seul. Pas un garde, rien. C'était vachement impressionnant. Après les autres participants nous ont rejoints et on a fait les cons.
A un moment, j'ai proposé qu'on monte sur les marches et qu'on montre nos fesses pour prendre des photos (pas avec nos fesses, imbécile ! De nos fesses) mais les autres n'ont pas voulu. Soit ils ne sont pas joueurs soit ils sont TRÈS Républicains. Seul Sarkofrance était d'accord parce que ça ne brise pas son anonymat. Ce garçon veut bien montrer ses fesses mais pas sa tête.
Après on est retournés dans la salle des fêtes. Il y avait du café mais plus de rouge.
Ce qu'a dit le Président ?
Il nous a raconté ses vacances de février aux Ménuires puis la foi où il a mis la main aux fesses d'Angela Merkel suite à un pari idiot avec le Roi des Belges.
Ensuite, tout le monde a parlé. J'ai dit que maintenant que Cahuzac était parti, on pourrait peut-être diminuer les taxes sur la bière.
Je lui ai dit aussi que la plupart des bistros parisiens allaient couler à cause de la loi pour l'accès des handicapés. En 2015, ils doivent mettre des toilettes assez grandes pour manœuvrer un fauteuil roulant et sauter la bonne tout en étant accessibles sans escalier. Dans la plupart des bistros de Paris et de banlieue, les chiottes sont au sous sol. Les bistros devront donc amputer 4 m² de leur salle de restauration.
Ceci est authentique mais il me fallait bien un peu de vérité dans ce billet.
Au fait ! El Camino est allé faire pipi dans les toilettes pour dame de la salle des fêtes. Il a trouvé une petite culotte.
Je lui ai conseillé de la remettre à un huissier.
Je vous préviens, j'ai une heure de trajet de métro pour inventer des conneries.
On m'avait annoncé ça il y a quelques jours : nous étions invités à l'Elysée par l'Elysée. J'ai répondu : "vous ne pourriez pas faire ça à la Comète, plutôt ? J'ai rendez-vous à l'apéro avec Tonnégrande." Pépère lui-même m'a répondu : "Ta gueule ! Tu fais chier avec ta Comète et tu sais bien que Valoche ne veut pas que j'aille au bistro."
Je ne savais pas de quoi ils voulaient nous parler. Je pensais à un machin autour des blogs, de Twitter, de la riposte,...
Je me suis donc pointé vers 10h40. Sarkofrance et El Camino attendaient devant. Les autres sont arrivés... Je n'ai pas compté. Seb Musset, Dedalus et Gildan sont arrivés bien en retard.
Je n'ai pas vu un seul bistro dans le quartier. Ils doivent se faire chier. Déjà qu'au bureau, il faut que je fasse au moins cent mètres pour boire un demi, à l'Elysée, ça doit être l'horreur.
A 1Oh45, on est entrés par le célèbre porche du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Traversée de la cour (sans tapis rouge...), montée des marchés,... Nous voilà dirigés vers la salle des fêtes.
J'ai décidé d'aller regarder par la fenêtre, voir le fameux jardin puis on a commencé à visiter la salle des fêtes, à prendre des photos,...
A un moment, on s'est rapprochés de la porte. Un huissier a annoncé : "le Président de la République". François Hollande est entré. A serré les paluches de tout le monde.
Il s'est assis. Nous aussi. J'ai réussi à prendre une traditionnelle photo ratée. Il a parlé. A dit merci pour la campagne et tout ça. Après les gens ont causé aussi. Ensuite on a bouffé mais il n'y avait pas de bière. Le buffet était très bien. Il y avait quelques gonzesses comme Amandine, Mipmip, Hélène, Elooooody, Peggy, Sophie,... On aurait pu faire une partouze mais il parait que c'est interdit.
Après, je me suis promené dans la cour d'honneur avec Louis. Les deux blogueurs de Loudéac qui racontaient des bêtises. On était tout seul. Pas un garde, rien. C'était vachement impressionnant. Après les autres participants nous ont rejoints et on a fait les cons.
A un moment, j'ai proposé qu'on monte sur les marches et qu'on montre nos fesses pour prendre des photos (pas avec nos fesses, imbécile ! De nos fesses) mais les autres n'ont pas voulu. Soit ils ne sont pas joueurs soit ils sont TRÈS Républicains. Seul Sarkofrance était d'accord parce que ça ne brise pas son anonymat. Ce garçon veut bien montrer ses fesses mais pas sa tête.
Après on est retournés dans la salle des fêtes. Il y avait du café mais plus de rouge.
Ce qu'a dit le Président ?
Il nous a raconté ses vacances de février aux Ménuires puis la foi où il a mis la main aux fesses d'Angela Merkel suite à un pari idiot avec le Roi des Belges.
Ensuite, tout le monde a parlé. J'ai dit que maintenant que Cahuzac était parti, on pourrait peut-être diminuer les taxes sur la bière.
Je lui ai dit aussi que la plupart des bistros parisiens allaient couler à cause de la loi pour l'accès des handicapés. En 2015, ils doivent mettre des toilettes assez grandes pour manœuvrer un fauteuil roulant et sauter la bonne tout en étant accessibles sans escalier. Dans la plupart des bistros de Paris et de banlieue, les chiottes sont au sous sol. Les bistros devront donc amputer 4 m² de leur salle de restauration.
Ceci est authentique mais il me fallait bien un peu de vérité dans ce billet.
Au fait ! El Camino est allé faire pipi dans les toilettes pour dame de la salle des fêtes. Il a trouvé une petite culotte.
Je lui ai conseillé de la remettre à un huissier.
18 avril 2013
Règles de vie au bureau
Au cours de ce séminaire avec des gens de ma boîte, que je ne connais pas, j'ai découvert que beaucoup de services avaient des règles de vie du genre :
- aller dans le couloir pour passer des appels personnels,
- ne pas déranger le chef pour un oui ou pour un non, ...
Rien de particulier, quoi !
Ce qui m'a sidéré, c'est que ces règles sont formalisées, comme si elles étaient écrites en annexe du règlement intérieur ...
Parmi ces règles, il y a des trucs délirants, comme ne pas sortir son téléphone portable pendant les réunions. Qu'on évite de l'utiliser est une chose mais comment fait-on pour être appelé pour les urgences professionnelles ?
C'est fou de penser que les gens ont besoin de règles écrites...
Aucun de mes proches ne penserait à m'appeler pendant les heures de bureaux. Aucun collègue ne viendrait me déranger en réunion s'il n'y avait pas un truc urgent. D'ailleurs aucun ne viendrait m'appeler : tous m'auraient envoyé un SMS.
Ils vivent au moyen âge, c'est-à-dire, il y a dix ans quand il fallait faire le tour des salles de réunion ou appeler les hôtesses d'accueil pour qu'elles le fassent pour vous, dans les cas d'urgence.
- aller dans le couloir pour passer des appels personnels,
- ne pas déranger le chef pour un oui ou pour un non, ...
Rien de particulier, quoi !
Ce qui m'a sidéré, c'est que ces règles sont formalisées, comme si elles étaient écrites en annexe du règlement intérieur ...
Parmi ces règles, il y a des trucs délirants, comme ne pas sortir son téléphone portable pendant les réunions. Qu'on évite de l'utiliser est une chose mais comment fait-on pour être appelé pour les urgences professionnelles ?
C'est fou de penser que les gens ont besoin de règles écrites...
Aucun de mes proches ne penserait à m'appeler pendant les heures de bureaux. Aucun collègue ne viendrait me déranger en réunion s'il n'y avait pas un truc urgent. D'ailleurs aucun ne viendrait m'appeler : tous m'auraient envoyé un SMS.
Ils vivent au moyen âge, c'est-à-dire, il y a dix ans quand il fallait faire le tour des salles de réunion ou appeler les hôtesses d'accueil pour qu'elles le fassent pour vous, dans les cas d'urgence.
17 avril 2013
Réconcilié avec la nature humaine
J'étais en formation, aujourd'hui. J'étais bien intéressé par le sujet mais en tout blogueur, un... blogueur sommeille. J'observais donc le comportement des gens en loucedé pour en faire un billet. J'ai même commencé à prendre des notes pour en faire un billet de blog puis j'ai arrêté : elles étaient perdues dans les notes professionnelles et l'intérêt pour la formation a pris le dessus.
Il n'empêche que dans ces formations, on catalogue assez vite les gens : les désabusés, les critiques, les fayots, les bons élèves, les qui se croient au dessus du lot, les qui se prennent au sérieux, les qui se croient plus intelligents que le formateur, les, souvent les mêmes, qui expliquent les réponses des uns et des autres, ...
Un autre phénomène est sympathique : on fait tous partie de la même boîte et on fait assez esprit de corps : on est solidaires pour un tas de trucs...
La formation portait sur le management.
Une des participantes avait une quinzaine d'années de moins que moi. Elle avait une petite équipe à gérer et pas moi (on a fait un tour de table). Elle a donc plus de responsabilités hiérarchiques que moi. Il n'empêche que je suis à un échelon hiérarchique largement supérieur au sien, ce qui se voit nécessairement...
Je pourrais faire un billet à ce sujet. Pour faire un parallèle avec l'armée, un informaticien sera embauché avec le grade de lieutenant alors qu'un type qui dirige une équipe sur le terrain de combat pourra être caporal chef !
Toujours est-il que j'avais catalogué ma jeune collègue dans la catégorie des bons élèves un peu fayots mais sans plus.
Nous sommes partis ensemble, ce soir, ayant quitté les locaux en retard, nous avions oublié nos badges...
Sur le chemin du retour, nous avons discuté un peu. Elle m'a demandé ce que je pensais de la formation. J'ai répondu avec ce que je pensais être son esprit, pour ne pas la décourager. Du genre : "très intéressant, ça donnera de belles bases..."
Elle m'a alors vidé un peu son sac, ayant un peu compris que je n'avais pas d'autre choix que de jouer mon rôle de cadre supérieur. Du genre : "mais vous rigolez, ce n'est pas applicable mais vous avez raison, c'est utile."
J'ai donc fait un magnifique rétropédalage en citant les limites de cette formation tout en lui donnant raison : c'est utile.
Nous avions tous les deux joué notre rôle. Elle de bonne élève un peu fayote et moi de je ne sais quoi. Il faudrait demander aux autres. Cadre désabusé ? Imbécile prétentieux ? Va savoir.
Mais nous étions d'accord.
Réconcilié avec la nature humaine...
Il n'empêche que dans ces formations, on catalogue assez vite les gens : les désabusés, les critiques, les fayots, les bons élèves, les qui se croient au dessus du lot, les qui se prennent au sérieux, les qui se croient plus intelligents que le formateur, les, souvent les mêmes, qui expliquent les réponses des uns et des autres, ...
Un autre phénomène est sympathique : on fait tous partie de la même boîte et on fait assez esprit de corps : on est solidaires pour un tas de trucs...
La formation portait sur le management.
Une des participantes avait une quinzaine d'années de moins que moi. Elle avait une petite équipe à gérer et pas moi (on a fait un tour de table). Elle a donc plus de responsabilités hiérarchiques que moi. Il n'empêche que je suis à un échelon hiérarchique largement supérieur au sien, ce qui se voit nécessairement...
Je pourrais faire un billet à ce sujet. Pour faire un parallèle avec l'armée, un informaticien sera embauché avec le grade de lieutenant alors qu'un type qui dirige une équipe sur le terrain de combat pourra être caporal chef !
Toujours est-il que j'avais catalogué ma jeune collègue dans la catégorie des bons élèves un peu fayots mais sans plus.
Nous sommes partis ensemble, ce soir, ayant quitté les locaux en retard, nous avions oublié nos badges...
Sur le chemin du retour, nous avons discuté un peu. Elle m'a demandé ce que je pensais de la formation. J'ai répondu avec ce que je pensais être son esprit, pour ne pas la décourager. Du genre : "très intéressant, ça donnera de belles bases..."
Elle m'a alors vidé un peu son sac, ayant un peu compris que je n'avais pas d'autre choix que de jouer mon rôle de cadre supérieur. Du genre : "mais vous rigolez, ce n'est pas applicable mais vous avez raison, c'est utile."
J'ai donc fait un magnifique rétropédalage en citant les limites de cette formation tout en lui donnant raison : c'est utile.
Nous avions tous les deux joué notre rôle. Elle de bonne élève un peu fayote et moi de je ne sais quoi. Il faudrait demander aux autres. Cadre désabusé ? Imbécile prétentieux ? Va savoir.
Mais nous étions d'accord.
Réconcilié avec la nature humaine...
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