Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Politique. Afficher tous les articles

28 janvier 2014

Pas de sexe à l'école

Dans mon blog politique, je raconte une histoire sordide de SMS envoyés aux parents d’enfants scolarisés pour leur faire croire que des machins sexuels vont être enseignés à l’école.

Vincent Peillon a été interrogé à l’Assemblée Nationale et je tiens à mettre dans ce blog un extrait de sa réponse car ce ne sont pas seulement les militants politiques qui sont concernés.

« L’éducation nationale assume tout simplement la transmission de ces valeurs, le respect et l’égalité entre les filles et les garçons. Elle refuse totalement la théorie du genre, et elle refuse les instrumentalisations de ceux qui, venus de l’extrême-droite négationniste, sont en train de vouloir répandre l’idée, qui fait peur aux parents et blesse les enseignants, que tel serait notre point de vue.

Jamais nous ne renoncerons à l’enseignement de l’égalité, que nous inscrivons au fronton de toutes nos écoles. Nous continuerons de lutter contre toutes les discriminations, le racisme, les inégalités, mais je veux très solennellement rassurer tous les parents de France : n’écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles. Ce que nous faisons, ce n’est pas la théorie du genre, que je refuse, nous voulons promouvoir les valeurs de la République et l’égalité entre les hommes et les femmes.
 »

29 juin 2013

Journal de lecture.

Didier Goux tient un jour qu’il publie à la fin du mois suivant. « L’édition » de mai vient de sortir. Je le lis pour différentes raisons, la première étant qu’il est particulièrement plaisant, ce sentiment étant renforcé par le fait que je connais les personnages et le lieu, la maison. Quand Didier écrit qu’il s’assoit dans un fauteuil pour lire, je vois le fauteuil ! Je dois même dire que quand il écrit qu’il va ouvrir la porte pour que les chiens puissent sortir, je vois non seulement les chiens, la porte,… mais aussi Didier.

Parmi les personnages, il y en a un que je connais mieux que lui, même ! C’est moi… Didier évoque souvent les blogs de gauche, dont le mien, et celui des copains qu’il écume à partir de ma blogroll. Son journal est long (je viens de le copier sous Word pour compter : 25 pages).

Je pourrais me lancer à écrire le mien pour aujourd’hui, aujourd’hui seulement.

Samedi 29 juin

Pas très matinal, moi, ce matin. 7h30. (aparté hors journal : je me réveille généralement très tôt mais me rendors en lisant les blogs, dans mon lit, avec l’iPad. Ne le dites pas aux blogueurs).

Généralement, je commence par une revue de blogs et ensuite je fais un tour d’actualité, ça dépend des jours. Depuis une semaine, je commence par l’actualité pour éviter les blogs au cas où Mandela serait mort dans la nuit. Depuis quelques jours, j’ai une autre marotte : je vais lire deux blogs de droite : celui de Pierre P, et celui de Corto. Je vais m’abonner à d’autres (Koltchak et Skandal).

Pierre nous fait encore un billet exemplaire qui mériterait d’être épinglé. Le titre : « La progression du chômage ralentit grâce à l’explosion du nombre des radiations ». Il ne parle pas de radiations dans son billet mais conclut en expliquant à ses lecteurs que le mois de mai ayant beaucoup de jours fériés, les agents de Pôle Emploi n’ont pas pu enregistrer tous les nouveaux demandeurs d’emploi. Même quand j’étais blogueurs d’opposition, j’essayais d’être plus objectif. Et il a cette phrase, pour finir son paragraphe : « Les chiffres du mois de juin, publiés fin juillet, vont faire très mal… » On a l’impression qu’il se réjouit d’avance des prochains mauvais chiffre ! C’est presque ignoble mais je vais preuve d’une extrême mansuétude : du temps de Sarkozy, j’avais aussi ce genre de phrase et on m’avait fait remarquer ma connerie. Depuis, je suis prudent…

Corto revient une fois de plus sur le mariage pour tous, sous un angle qu’aiment bien les réacs. Je résume : en faisant ce texte, le gouvernement a fait qu’on parle beaucoup des homosexuels ce qui a fait monter l’homophobie. La flambée de l’homophobie est donc de la seule faute du gouvernement. C’est évidemment complètement crétin : si on a parlé beaucoup du mariage pour tous, c’est parce qu’il y a eu beaucoup d’opposition, avec ces grandes manifestations. On m’objectera que les protestations sont légitimes ce à quoi je répondrai que le mariage pour tous aussi, il était dans les engagements… 

Didier a laissé un commentaire pour dire qu’il était tout à fait d’accord avec le billet. Je le précise ici parce que je pense que je vais en prendre plein la tronche dans le journal du mois prochain (enfin, le journal de juin qui sortira en juillet). Il a laissé un commentaire à un de mes billets : « Vous faites chier, je ne lis même pas jusqu'au bout, tiens.

Réveillez-vous, bon sang, vous êtes en train de devenir péniblement sectaire (et ne venez pas me dire que les blogs de droite le sont aussi et davantage : je m'en fous et ce n'est pas une raison), à faire des billets par paquets pour justifier des aberrations (l'affaire du p'tit Nicolas) ou tenter de politiser une rixe entre abrutis violents (affaire Méric).

Je comprends bien que, ayant décidé de soutenir Hollande et sa bande de Mickeys quoi qu'il arrive, votre champ de manœuvre se réduit de jour en jour, mais enfin, tout de même, depuis quelque temps vous mettez l'amitié à rude épreuve. »

Le plus rigolo étant que, comme il n’a pas lu le billet, il n’a pas compris le sens. Je vais donc traduire : 75% des billets des blogs de droite portent sur des sujets « sociétaux » politiques (il y a eu de quoi faire, en juin !) contre moins de 30% dans les blogs de gauche. On se demande qui fait une obsession. Ce qui me frappe, dans ce débat, c’est que les blogueurs de droite sont tellement persuadés d’avoir raison qu’ils pensent qu’on est réellement con, alors qu’on ne fait que penser différemment qu’eux. Cette différence de proportion est à analyser. Un réac qui lit, comme moi, des blogs des deux sens, sera évidemment énervé par voir 30% des billets de l’autre bord consacré à un sujet sur lequel il est en totale opposition. Je l’invite à se mettre à notre place : la proportion est de 75%. Ca lasse beaucoup plus. Tiens ! Je ne suis pas dans mon blog politique et je m’égare. Tant pis. Encore un paragraphe pour dire un truc.

J’ai relevé un commentaire d’une petite dame, dans un blog, qui expliquait que le Salon Belge, une espèce de gros blog réactionnaire, n’était pas politisé. J’en ai fait un billet. Et un commentateur, El Fredo, me fait remarquer : « Avec l'expérience j'ai fini par comprendre que dans le domaine du débat politique au sens large, "apolitireque" est synonyme de "de droite". Les opinions de gauche s'assument au grand jour. Ceci fait partie de l'arsenal rhétorique classique de la droite (et pas que française) qui consiste à se réclamer du "bon sens populaire", de la "majorité silencieuse" (d'autant plus pratique à récupérer qu'elle ferme sa gueule comme la marionnette d'un ventriloque), du "monde réel/pays réel", du "pragmatisme", par opposition au "dogmatisme", aux "minorités partisanes" (toujours de gauche, jamais de droite, tiens tiens !) aveuglées par leur "idéologie" et "déconnectées des réalités". Autrement dit, les opinions de gauche sont partisanes donc critiquables, les opinions de droite sont apolitiques donc crédibles. Ergo, Le Salon Beige est apolitique, donc de droite. Les gars ont confondu avec "neutre". » Il a parfaitement raison. Ceci renforce le sentiment d’obsession que j’évoquais ci-dessus : quand il lit un texte sur le mariage pour tous, le blogueur de droite n’aura pas l’impression qu’il est politique si le texte est d’accord avec lui, alors qu’il verra de la propagande politique quand il lira un blog de gauche. Ceci explique probablement pourquoi Jacques Etienne s’est fâché. En d’autres termes, à gauche, on se situe dans un débat entre la droite et la gauche alors que, à droite, il se situe dans un débat entre les gens normaux et ceux de gauche.

Une dernière chose à propos de ce mariage : le débat n’est pas que droite gauche. Il y a des catholiques de gauche, par exemple, qui peuvent être totalement opposés au mariage pour tous. Je précise ça pour Dorham, au cas où il passe par là. Je n’oublie pas. Par contre, j’ai vu des commentateurs, ce matin, qui l’oubliaient.

J’en étais là à me dire que j’allais faire un billet pour répondre à Corto mais je découvre que Juan a fait un billet pour dire que la Gay Pride était aujourd’hui. Je laisse tomber mon billet. Les organisateurs de la Gay Pride ne se rendent pas compte que le public n’a pas du tout l’image d’une sortie festive qu’ils voudraient donner mais imagine des chars avec des gens avec une plume dans le cul. Ils nuisent franchement à la cause homosexuelle.

Je reste au lit avec mon iPad. Et paf ! Le journal de Didier est sorti. Je vais le lire. J’en arrive à la moitié (les blogueurs en ont pris moins que parfois…) et me décide à me faire un café. Pendant le préparatif, je songeais journal. Vers le 15 mai, Didier parle beaucoup de son boulot, de ce qu’il doit faire, des rendez-vous téléphonique qu’il peut avoir. Il fait très jeune cadre dynamique surbooké… Tout le contraire de son journal habituel où il constate généralement qu’il remet souvent à plus tard ce qu’il doit faire…

Pendant que le café coule, je décide de poursuivre la lecture et je me mets devant mon PC (où je n’ai pas bougé depuis, le café attend. Ne bougez pas). Je retrouve la page mais je me lasse très vite, le même sentiment que souvent quand je lis ce journal, une espèce de lassitude tout en ayant envie de lire la suite. Les lignes se mélangent à l’écran… Et j’ai « la révélation ». Je vais écrire en caractères gras parce que c’est à peu près le seul truc important de ce billet.

Un ordinateur de bureau n’est pas adapté à la lecture d’un long texte alors qu’une tablette l’est. Et c’est la première fois que Didier publie son journal (ou du moins que je découvre son journal) alors que je suis au lit avec l’iPad. Effectivement, il ne viendrait à personne de lire un roman assis à un bureau. C’est même pire sur un écran où l’on perd les repères de lecture parce qu’on est obligés de faire glisser le texte avec une souris. Et en lisant le journal de Didier, ce matin, j’avais l’impression de lire un roman. J’étais concentré sur ma lecture, sans être tenté d’aller voir mes mails ou de faire autre chose. J’ai presque envie de reprendre la lecture de son journal depuis le jour où il l’a commencé (en 2009 si ma mémoire est bonne).

Ceci est important, même si c’est, avec du recul, totalement évident. Sur mon blog geek et mon blog politique, je fais souvent des billets à propos de la presse en ligne et de l’évolution de la lecture. Je pense que l’avenir est aux applications sur tablette (et sur smartphone) : les gens ne vont plus lire l’information (ou les blogs…) sur des ordinateurs mais sur des tablettes. J’en suis un exemple vivant ! Ma vie a changé : ne me levant plus pour lire les blogs et l’actualité, le matin, je reste au lit et je me rendors, n’ai plus envie de me lever. Le résultat des courses est que j’arrive au boulot une heure et demie plus tard qu’avant, le matin (il n’y a pas de conséquence puisque je fais maintenant mes billets de blog dans le métro et plus au bureau).

Ainsi, on parle beaucoup de la fin de Google Reader (lundi…). Google a une très bonne raison de fermer Google Reader : cette application était de moins en moins utilisée par les internautes puisqu’ils utilisaient des applications dans leurs smartphones  et leurs tablettes. Or, ces applications sont basées sur les « API » mises à disposition par Google. Google n’avait plus de raison de mettre à disposition de ses nouveaux concurrents toutes les données qu’il a collectées.

Ah ! Il est 11h30. Il faut que je me dépêche, j’ai rendez-vous avec Corinne et sa mère à midi à l’Amandine.

Le PC est coupé jusqu’à demain matin. J’ai l’iPhone et l’iPad pour prendre le relai.


Je ne pourrais jamais tenir un journal, je suis incapable de faire moins de trois pages pour quatre heures de ma vie… Ce qui est drôle, quand on y pense, est que seul Didier aura le courage de tout lire. Et encore... Pas grave. J'ai la matière pour faire un billet geek et un billet politique, demain matin.

28 juin 2013

L'apolitisme, une fois !

Hier, je citais un commentaire d'une petite dame qui disait que le Salon Belge n'était pas orienté politiquement.

21 avril 2013

Elysée

J’oppose un démenti formel. Je ne suis jamais allé à l’Elysée. Ces photos le prouvent. Les blogueurs n’ont jamais été invités à l’Elysée. François Hollande ne leur a pas accordé un entretien. Tout ce que j’ai dit dans mon billet d’hier est un odieux mensonge. Je regrette que des andouilles y aient cru, ça m’apprendra à raconter des conneries de bistro dans un blog dédié aux conneries de bistro.

L’article du Lab ne tient pas debout. Dans le premier paragraphe, il dit que François Hollande a reçu les blogueurs sur des chaises en demi-cercle dans un salon de l’Elysée. Plus loin, il dit : « à la fin de cette réunion avec ses collaborateurs, le président en personne a passé une tête et quelques minutes avec les blogueurs militants. » Faudrait savoir.

Au buffet, les cassolettes de hachis Parmentier de canard étaient parfaites.

Les lecteurs dubitatifs voudraient bien savoir ce qu’on a dit avec le Président. Ils sont curieux. Une espèce de curiosité maladive. Tout ce que j’ai dit dans mon billet d’hier à ce sujet est, pour le coup, réellement proche du mensonge.

Je vais le reprendre, si vous le permettez. Je suis un blogueur fainéant.

« Je vous préviens, j'ai une heure de trajet de métro pour inventer des conneries. » C’est parfaitement exact. J’ai commencé à rédiger ce billet en rentrant du Château et je l’ai fini en allant au Kremlin des Blogs. Je l’ai publié en buvant des bières avec des copains et je l’ai tweeté à Guy.

« On m'avait annoncé ça il y a quelques jours : nous étions invités à l'Elysée par l'Elysée. J'ai répondu : "vous ne pourriez pas faire ça à la Comète, plutôt ? J'ai rendez-vous à l'apéro avec Tonnégrande." Pépère lui-même m'a répondu : "Ta gueule ! Tu fais chier avec ta Comète et tu sais bien que Valoche ne veut pas que j'aille au bistro." » C’est évidemment faux.

« Je ne savais pas de quoi ils voulaient nous parler. Je pensais à un machin autour des blogs, de Twitter, de la riposte,... » C’est la stricte vérité. J’étais invité à l’Elysée mais je ne savais pas pourquoi.

« Je me suis donc pointé vers 10h40. Sarkofrance et El Camino attendaient devant. Les autres sont arrivés... Je n'ai pas compté. Seb Musset, Dedalus et Gildan sont arrivés bien en retard. » C’est vrai. Je suis arrivé. J’ai attendu un peu avec Sarkofrance et El Camino puis avec Politeeks et quelques autres.

« Je n'ai pas vu un seul bistro dans le quartier. Ils doivent se faire chier. Déjà qu'au bureau, il faut que je fasse au moins cent mètres pour boire un demi, à l'Elysée, ça doit être l'horreur. » On s’en fout.

« A 10h45, on est entrés par le célèbre porche du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré. Traversée de la cour (sans tapis rouge...), montée des marchés,... Nous voilà dirigés vers la salle des fêtes. » C’est presque vrai. On est entrés par une petite porte à côté.

« J'ai décidé d'aller regarder par la fenêtre, voir le fameux jardin puis on a commencé à visiter la salle des fêtes, à prendre des photos,... » C’est vrai mais on s’en fout.

On s’est ensuite regroupé dans un bout de la salle. Une dame est arrivée et a été présentée à tout le monde ou presque. C’était la Directrice de la Communication, il me semble.

« A un moment, on s'est rapprochés de la porte. Un huissier a annoncé : "le Président de la République". François Hollande est entré. A serré les paluches de tout le monde. » Oui. C’est rigolo. A ce moment là, on ne ressent aucune émotion. On se demande si on est bien placés et s’il allait pouvoir nous serrer la main.

« Il s'est assis. Nous aussi. J'ai réussi à prendre une traditionnelle photo ratée. Il a parlé. A dit merci pour la campagne et tout ça. Après les gens ont causé aussi. » C’est vrai.

Ca a duré un certain temps puis il est parti.

« Ensuite on a bouffé mais il n'y avait pas de bière. Le buffet était très bien. Il y avait quelques gonzesses comme Amandine, Mipmip, Hélène, Elooooody, Peggy, Sophie,... On aurait pu faire un


e partouze mais il parait que c'est interdit. » C’est vrai. On a déjeuner autour d’un buffet sympathique.

« Après, je me suis promené dans la cour d'honneur avec Louis. Les deux blogueurs de Loudéac qui racontaient des bêtises. On était tout seul. Pas un garde, rien. C'était vachement impressionnant. » C’est vrai. C’est peut-être à ce moment là que j’ai été le plus ému. Une sorte de fierté, devant le chemin parcouru depuis des années, quand j’ai fait la connaissance de Louis dans les réseaux sociaux alors qu’il était un tout jeune candidat sur la liste de l’opposition, à Loudéac. Avant, on avait été pris en photo, salle des fêtes.

«  Après les autres participants nous ont rejoints et on a fait les cons. » C’est vrai. Faire les cons est un bien grand mot. On a eu un moment sympathique et convivial.

« A un moment, j'ai proposé qu'on monte sur les marches et qu'on montre nos fesses pour prendre des photos (pas avec nos fesses, imbécile ! De nos fesses) mais les autres n'ont pas voulu. Soit ils ne sont pas joueurs soit ils sont TRÈS Républicains. Seul Sarkofrance était d'accord parce que ça ne brise pas son anonymat. Ce garçon veut bien montrer ses fesses mais pas sa tête. » C’est faux.

« Après on est retournés dans la salle des fêtes. Il y avait du café mais plus de rouge. » C’est vrai.

24 octobre 2012

Patrons de bistro : tous des gauchistes ?

La politique a toujours été présente au bistro, comme nous le dit ce patron de bistro d’Hénin-Beaumont « Je parle naturellement dans mon établissement. Mais je suis persuadé qu’à prendre position comme ça, j’ai perdu des clients. Me positionnant de gauche et non d’extrême droite, j’ai dû forcément blesser des gens et comme il y a 50 % d’électeurs frontistes ici… forcément… ça déplaît. » (merci à DF pour le lien). Je sais, je ne suis pas dans mon blog politique mais dans un blog qui s’appelle aubistro.com ! Je ne parle d’ailleurs pas de politique mais de bistro. Et de comptoir, plus précisément.

Je viens de me repasser en mémoire tous les bistros dans lesquels j’étais assez bon client. Dans l’ordre, ça donne : le Bar de la Brise, l’Atelier, la Grenouille, le Vincennes (deux patrons successifs, il s’appelle maintenant le 1880 Café), le Bar des Gâtines, le Washington (deux patrons successifs), la Comète (quatre patrons que j’ai bien connus), les Monts d’Aubrac (deux patrons en même temps), l’Aéro (deux patrons que j’ai bien connus), l’Amandine. Ceci nous fait un total de 17 patrons.

Il y en a cinq avec qui il ne me serait jamais venu à l’idée de parler politique. Un est probablement à gauche, trois probablement à droite et un pour lequel je n’ai aucune idée.

Parmi les 12 autres, il y en a 9 à gauche, pas d’une gauche radicale, mais à gauche, ce qui en fait trois à droite. Je ne fais pas de statistiques sur un si petit nombre mais on trouve une nette majorité de patrons de bistro bien ancré à gauche. Un peine-à-jouir pourrait tenter de démontrer que si je fréquence ces bistros, c’est uniquement par « affinité politique » mais je pourrais aisément démontrer le contraire, un par un : j’ai systématiquement une bonne raison pour fréquenter les bistros. Par exemple, les quatre dont je parle le plus souvent ici sont les plus proches de chez ma mère ou de chez moi. C’est en fréquentant le bistro que l’on connaît la couleur politique du patron. Ce n’est pas en fonction de la couleur politique du patron que l’on choisit un bistro, par définition. La couleur politique du patron, par contre, peut-être une raison valable de déserter le bistro, ce qui ne m’est arrivé qu’une seule fois !

Je crois que je l’ai déjà raconté : c’était au Cornouailles. J’y allais pendant une époque parce que j’étais sûr d’y trouver des copains, notamment Serge, Gilles et Yann alors que je ne connaissais pas trop de monde au Vincennes. Nous parlions beaucoup politiques et le patron, bien de droite, tendance RPR, n’arrivait pas à parler sereinement. Il engueulait les clients qui n’étaient pas d’accord avec lui. Du coup, ça me lassait. Bruno, à la Comète, faisait un peu pareil mais savait éviter le sujet.

Toujours est-il qu’à l’instar du patron que je citais en début de billet, on trouve peut-être bien plus de patron de bistro de gauche qu’on ne l’imagine habituellement, notamment à cause du terme « patron » mais aussi de la surreprésentation des syndicats de la restauration dans les médias, de leur comportement pendant le service, … et du fait qu’ils n’arrêtent pas de gueuler parce qu’ils payent des charges et que les clients ne comprennent rien au commerce.

S’il y avait des statistiques précises qui indiquaient la couleur politique des patrons de bistro, je ne serais pas étonné qu’on en trouve plus de 60% à gauche et l’affirmant… Vous pensez le contraire ? Faites le calcul précisément parmi ceux que vous avez connus... Parmi les 12 que je cite, il y a déjà 4 kabyles ce qui est souvent une très bonne raison de voter à gauche en Sarkofrance !

Si vous êtes gentils, je peux vous trouver plein de raisons pour démontrer ce qui n’est qu’une théorie. Tiens ! Vous connaissez un libéral de droite qui s’aventurerait dans une profession aussi règlementée ?


04 septembre 2012

Définition de la morale laïque

Les sondages du Figaro sont toujours savoureux. Guy en signalait un, ce matin. Celui du jour est moins drôle et nous apprend que 70% des sondés sont pour l’instauration d’un cours de morale laïque, à l’école. Le Figaro devrait faire un nouveau sondage : « savez-vous ce qu’est la morale laïque ? » Selon Google (voir la deuxième illustration), les Français sont nombreux à en chercher une définition.

Je vais les aider. Rapidement. La morale est ce qui dit ce qui est bien ou mal ou juste ou injuste. Par exemple, dire des grossièretés dans un blog est mal. M’offrir des bières est très juste. Laïque définit ce qui n’est pas en rapport avec la religion ou indépendant de cette dernière.  C’est un peu compliqué mais pour résumer : me payer des bières en insultant un curé en tant que tel n’est pas le mal puisque insulter un curé en tant que tel est religieux.

Je ne sais pas si vous m’avez suivi.

Toujours est-il que Bertrand Delanoë s’est exprimé avant que je rédige mon billet, ce qui est son droit le plus strict d’autant qu’il a doublement raison.

Petit 1 : l’expression « morale laïque » n’est pas heureuse.
Petit 2 : il faut se méfier de tout ce qui est officiel. Par exemple, je viens de déclarer qu’insulter un curé en tant que tel n’est pas le mal sans même avoir définir ce que voulait dire insulter un curé en tant que tel.

Vous me direz que ce sujet ultra sérieux aurait du être traité dans mon blog politique mais dès les premières lignes, j'ai senti qu'il partirait en couilles.

27 août 2012

Université d'été du PS : mon "off"

Martine Aubry avait fini son discours de clôture. Je voulais quitter la salle mais tout le monde avait eu la même idée. Alors j'ai voulu attendre et la prendre en photo (Titine, pas la salle, abruti) mais j'ai échoué. Trop de monde autour d'elle. Alors je me suis reculé et j'ai guetté Twitter, cherchant des nouvelles de Seb Musset qui m'a dit qu'il repasserait. La salle s'est vidée. Il ne restait plus que quelques journalistes andouilles qui avaient réussi à retenir Jean-Marc Ayrault. Comme ce dernier sortait, j'ai décidé de le prendre en photo. Plus par principe qu'autre chose, parce que moi, la photo, hein...

Notre illustration.

Le Premier Ministre est passé devant moi. J'ai tendu la main. Il a eu l'air surpris (il ne restait plus que des journalistes dans la salle et j'avais mon badge de blogueur, de la même couleur que ceux des scribouillards). Il a eu l'air surpris mais a pris ma main. J'aurais serré la main d'un Premier Ministre. Ca s'arrose.

Je suis sorti, j'ai croisé Mégaconnard puis Seb qui avait son train à prendre. Alors je suis rentré chez la frangine où j'ai déjeuné. Le soir, je suis un peu sorti dans La Rochelle. Il faisait une chaleur à crever et la foule me gavait. Je suis rentré. Soirée en famille. Crododile Dundee à la télé. J'ai dormi plus de 10 heures.

Il était temps. Je ne sais pas pourquoi. C'était au bout de trois semaines de vacances. La route ? La sortie de jeudi soir ? Toujours est-il que, vendredi soir, j'étais crevé. Je suis allé à l'apéro organisé par l'équipe numérique de François Hollande. C'était bien sympa mais j'ai eu un coup de pompe vers 23 heures. C'est con. Ils ont fait la fête toute la nuit, rejoints par Fleur Pellerin et Pierre Moscovici... Faire la fête avec des ministres...

Le vendredi, nous étions arrivés, avec Seb, vers 15 heures. Nous avons assisté à quelques ateliers très intéressants (je ferai un compte rendu sur mon blog politique prochainement) puis nous étions retrouvé comme des couillons, pendant cette grosse heure que nous avions à passer avant l'apéro signalé ci-dessus.

L'ambiance était bien différente de l'an dernier où nous faisions bloc, entre blogueurs venus commenter les duels pour les primaires. Cette année, les militants avaient soit des repas de « courants » soit de « fédération ». En fait, nous étions à peu près trois blogueurs indépendants, Seb, Mégaconnard et moi...

Le samedi matin, je suis venu de bon heure. Un atelier que je voulais absolument voir se tenait à 9h30. Il traitait de la web campagne. Compte rendu à venir... L'atelier suivant était très intéressent et, vers 13h30, j'ai retrouvé mes deux compères pour un déjeuner sur le port. Retour vers 15 heures sur les lieux du crime. C'est de la salle de presse, rejoints par Romain Blachier et un copain de Bicêtre, le secrétaire de la section du PS.

Au fait, dans la journée, j'avais croisé mon député-maire, le président du MRC. Nous avons papoté un peu. Si j'ai bien compris, il avait été remplacé par Chevènement en personne pour les interventions mais avait réussi à lui piquer son badge (les vigiles ne demandent pas un badge au Ché...).

Après le discours de Jean-Marc Ayrault, samedi, il y avait « l'apéro geek » puis, avec Romain, nous sommes allés « chez » Seb et j'ai décidé de rentrer chez la frangine, comme nous n'avions rien de spécial de prévu. En fait, il y avait bien une soirée mais j'ai horreur de participer à des soirées quand je dois prendre la voiture pour rentrer.

J'achève donc la troisième semaine de mes vacances à Loudéac...

20 juin 2012

Au bistro, proche du trône !

A la station Sèvres-Babylone, ce matin, un lascar est monté et s’est installé en face de moi, et a commencé à lire le Canard Enchaîné en commençant par la dernière page. Je pouvais donc lire le grand titre en première page. Il annonçait une probable augmentation des impôts maintenant que la gauche est au pouvoir. Je n’en sais pas plus, je n’ai pas lu.

Toujours est-il que pendant 10 ans, j’ai eu le Canard Enchaîné, avec moi, tapant essentiellement sur le gouvernement. Maintenant, il continue mais je soutiens le gouvernement.

A Jussieu, j’ai croisé Gérard D sur le quai du métro. Nous avons voyagé ensemble, jusqu’à Sèvres-Babylone, justement. J’étais copain avec lui depuis longtemps sur Facebook et nous nous sommes croisés plusieurs fois, au cours de la campagne, vu qu’il faisait partie, lui-aussi de l’équipe web de François Hollande. C’est, par ailleurs, un copain de Gularu et de JJU.

Nous ne nous étions pas croisés depuis la Présidentielle. Au cours des quelques minutes de trajet en commun, nous avons discuté de cette campagne, des moments en commun, des copains, ce qu’ils étaient devenus, … Justement, c’était l’objet de mon billetpolitique, ce matin : Frédéric, Romain et Mehdi bossent dorénavant à l’Elysée.

Je me suis décidé à faire ce billet, ce matin, après avoir vu un Tweet de Vincent Feltesse qui annonçait un article de Sud Ouest où l’on parlait de lui. Vincent Feltesse était le chef de l’équipe web de François Hollande. Il est suppléant de Michèle Delaunay, la députée qui avait battu Alain Juppé, en 2007. Ils viennent d’être réélus. Madame Delaunay étant au Gouvernement, Vincent deviendra député (dans un mois, je crois). Je l’ai croisé deux ou trois pendant la campagne.

J’ai trois potes qui bossent à l’Elysée et je tutoie un député (on se tutoie assez facilement entre camarades… je me demande même si je n’ai pas tutoyé François Hollande lorsqu’il avait rencontré les blogueurs à l’Assemblée, pendant la Primaire). Sans compter que je suis assez proche de Jean-Luc Laurent, notre nouveau député-maire. Avant, comme député, je ne connaissais que Julien Dray que j’ai rencontré deux ou trois fois mais il était député d’opposition.

Tiens ! Ca serait bien qu’il repasse à la Comète. Il semble mis en quarantaine par ses copains du PS. Pas par les blogueurs !

Ca fait bizarre de connaître des gens si près du pouvoir tout en se sentant aussi proche d’eux. Avec Gérard, dans le métro, on se demandait si tout le boulot qu’on a pu faire dans les blogs et dans Twitter avait eu la moindre incidence sur le résultat de l’élection. Probablement pas à  part qu’en gagnant les concours de hashtag, on minait le moral des militants UMP…

Cela étant, je ne suis pas dans mon blog politique ni dans son annexe mais bien dans le blog bistro.

Il y a quelques temps, j’étais passé dans le mensuel édité par la mairie pour mon blog. Du coup les connaissances que j’ai dans le quartier s’interrogent sur mon rôle exact dans la « sphère gouvernementale » et je me garde bien de leur expliquer que je ne suis que blogueur. Et encore, je pourrais le faire, ils ne savent pas ce qu’est un blog (la plupart de mes billets du blog politique ont moins de 500 lecteurs, je pense, soit rien).

Ce matin, je suis arrivé à la Comète pour prendre mon café. Comme au bon vieux temps (du temps de Jean, avant fin 2007), le Gros Jean-Luc, Jean-Marc, Roger l’ancien patron (propriétaire du bistro du temps de Jean) étaient là à discuter. Souvent ils sont accompagnés du patron du laboratoire d’analyses médicales, juste en face. Tous les trois bien à droite, Jean-Marc ayant en plus le manque d’objectivité qui caractérise les anticommunistes primaires (et probablement les communistes primaires également mais la question n’est pas là), incapable donc de tenir une discussion politique !

Je me rappelle notamment de la période 1997 – 2002, quand la gauche était au pouvoir, et qu’il fallait que je défende le gouvernement et notamment la diminution du temps de travail tout en prenant mon café et en lisant le Parisien… Jean-Marc est le genre de type qui est retraité mais voudrait que les autres bossent plus pour payer sa retraite. Après le départ de Jean, ils avaient plus ou moins disparu pendant plus de trois ans. Jean-Marc a recommencé à venir tous les matins, vers 7h30 ou 8 heures. D’ailleurs dès le 7 mai, il a commencé à me refaire la gueule. S’il n’y avait pas les trois autres, on ne se parlerait plus…

Je ne comprends pas qu’un type à la retraite aille au bistro tous les matins de bonne heure pour boire un café, surtout qu’il n’habite pas à côté et doit prendre sa moto.

Toujours est-il que lundi matin et ce matin, Jean-Luc m’a accueilli en me disant « Bonjour Monsieur Le Ministre… » Ce qui fait que les autres clients me croient important. Après nous avons embrayé sur une discussion sur les coulisses de l’Assemblée, que Roger a bien connues à une époque où il faisait de la politique (il y a plus de vingt-ans).

Hier et avant-hier, quand je suis arrivé à l’Amandine, Michel m’a accueilli, hilare « Attention, voila le copain du député. » ce qui étonne également les autres clients.

Jean-Luc et Michel sont probablement les gugusses qui me connaissent le mieux dans la bande (Jean-Luc pour cause de bordées communes et Michel parce que je passe dans son bistro assez tard et que je suis un des seuls clients avec qui il a le temps de discuter).

C’est comme si je connaissais un état de grâce dans les bistros !

Pourtant, je me rappelle d’un billet que j’ai fait ici, récemment, pour dire que j’étais souvent tout seul au bistro. Les commentateurs avaient pris ça pour de la mélancolie. Ce n’était pas ainsi que j’aurais voulu le rédiger mais en faisant un constat froid : les bistros sont vides, les gens n’ont plus d’oseille et mes copains pendant le début du deuxième trimestre ne venaient plus (Tonnégrande était souvent en déplacement professionnel et Djibril devait boucler ses congés et est souvent allé au Sénégal).

Pendant ces périodes tout seul, avant le second tour, j’ai souvent pensé au billet que j’allais faire dans le blog politique, après la victoire, vu qu’elle semblait promise. Les mots étaient près dans ma tête mais je ne suis jamais passé à l’acte. Je voulais dire un tas de banalités, comment j’étais fier du candidat, des lascars qui avaient menés la campagne et de moi, à mon modeste niveau.

Pourtant, je suis tombé dedans par hasard. J’ai créé mon blog politique parce que je m’emmerdais pendant des vacances et que je ne voulais pas déranger mes lecteurs, ici, avec ma défense de la réduction du temps de travail et autres machins qui me vont au cœur. Ensuite, j’ai rencontré Eric, vieux blogueur (plus jeune que moi), qui m’a tout appris sur les blogs et qui m’a fait rencontrer d’autres blogueurs de gauche, dont Dagrouik qui m’a entrainé dans l’aventure des leftblogs. Sont venus les Kremlin des Blogs et tout ça puis un gugusse qui m’a poussé à aller à l’Université d’Eté du PS et un autre qui m’a inscrit dans le groupe Google des soutiens de François Hollande.

Tout est le fruit du hasard. Tiens ! Vous savez pourquoi j’ai une relation particulière avec mon député maire ? Parce qu’un soir il est venu discuter avec moi alors qu’il était venu acheter des pizzas avec son fils, place de la Comète, en attendant la cuisson… Je l’ai alors traité comme un type qui attend des pizzas et pas comme le Maire dont j’avais relayé la campagne dans mon blog. Et vice versa : il a vu un type qui papotait au comptoir, bien loin des blogs et de la politique…

Ce billet n’a ni queue ni tête. Je savais ce que j’avais à écrire en commençant mais je ne savais pas comment articuler le tout. Tant pis.

On est reparti pour une période de blogage. Un blog techno. Un blog bistro. Un blog politique. Une annexe joyeuse. Et un blogpolitique spécialisé. Un blog personnel avec rien dedans.

Ca sera mon nouveau jeu, au bistro : faire croire aux gens que je suis proche du pouvoir pour faire chier les gugusses de droite. Un iPhone dans une main et une bière dans l'autre.

09 juin 2012

La candidate de Tonnégrande

C'est ici que sont diffusées des affiches "amusantes" des candidats aux législatives. Merci à El Camino de nous avoir trouvé ça. Tonnégrande m'a fait suivre l'affiche de la candidate de sa circonscription. Ce n'est pas un fake. En cherchant son nom (on ne peut pas l'inventer, d'ailleurs !) dans Google, on tombe sur sa photo (celle là, d'ailleurs) sur le site du Front National.

Je pense que Tonnégrande ne va pas voter pour elle. Allez savoir pourquoi...

17 mai 2012

Politique sentimentale

La période politique est très animée et beaucoup de noms de personnalités circulent, à droite, comme à gauche, qu'ils soient « entrants », « pressentis » ou « sortants », et je me rends compte que les sentiments que pouvaient avoir certains de mes proches ne sont pas logiques, ne reposent sur rien de vraiment objectif. Dans les blogs ou dans les Google Groups dont je fais partie, on entend des critiques qui me surprenne !

A titre d'exemple, FalconHill a fait un billet pour exprimer son sentiment sur chacun des nouveaux ministres. Il dit qu'il déteste Vincent Peillon. Je ne vois pas pourquoi. Faut dire que je n'arrive à détester personne sauf deux ou trois casse-couilles au comptoir... Et encore, à force de les croiser, j'arrive à éprouver de l'affection. Sur l'échiquier politique je n'arrive à détester qu'une seule personne (je ne dirai pas qui, même pas qu'il est chef de l'UMP) alors que je sens certains blogueurs éprouver une véritable haine contre certains. Quand je vois, par exemple, ce que certains de mes camarades de parti ou de parti frère disent à propos de Manuel Valls, je suis effaré. On peut ne pas être en phase avec son positionne politique, voire être détester ce positionnement, mais ces attaques aux personnes me sont insupportables.

Alors je me suis posé la question à moi-même pour une série de personnalités politiques : pourquoi ai-je un sentiment particulier pour eux ?

Je me suis rendu compte que les réponses étaient toutes idiotes.

Je me suis limité à quelques membres du gouvernement pour ne pas faire un billet trop long, mais je pourrais prendre d'autres membres du PS. Tiens ! Je me rappelle d'une fois où j'avais papoté avec Marie-Noëlle Lienemann (elle m'avait pris pour un membre important du PS alors que je n'étais à Solférino qu'en tant que blogueur, pour le premier tour des Régionales). Depuis, j'écoute toujours avec attention quand elle cause dans le poste.

Il y a même des gens de droite dont je pourrais dire le plus grand bien au risque de me faire détester par mes camarades.

Attention ! Billet en mode neuneu et pas sur le blog politique !

Ministres triés par ordre alphabétique sur le prénom suivi du nom par mon traitement de texte.




Arnaud Montebourg En page 2 du Canard Enchaîné, on voit ce que François Hollande pense de lui (avant de le nommer Ministre de la Reproduction ou un truc comme ça). Je suis d'accord avec lui. Il n'empêche que j'aime bien Montebourg pour la seule raison que des gens pour qui j'ai beaucoup d'affection sont parmi ses plus fervents supporters. C'est idiot.


Delphine Batho
J'ai regardé la passation de pouvoir entre Michel Mercier et Christine Taubira. Au moment de faire son discours, cette dernière a invité Delphine Batho (qui est un peu son adjointe) à la rejoindre au pupitre. Ca m'a bêtement ému alors qu'il y a encore un mois, j'aurais totalement été incapable de la reconnaître. Tout ça parce que je l'ai vu une fois dans une conférence de presse...

Fleur Pellerin
J'ai une mauvaise estime d'elle à cause de la photo qui lui sert d'avatar dans Twitter. C'est étrange qu'aucun conseiller ne lui ait dit de changer de rouge à lèvres...

Laurent Fabius Comme d'autres, je devrais le détester pour un tas de raisons, mais j'ai passé tellement de temps à le défendre, du temps « d'avant les travaux » quand le comptoir était bien à droite, avec des vieux cons qui l'accusaient presque, 15 ans plus tard, d'avoir mis lui-même le virus du sida dans des lots de sang.


A force de dire du bien de lui, il m'est devenu sympathique...


Manuel Valls Je devrais le haïr, il représente des positions assez opposées aux miennes, mais, pendant l'Université d'Eté du PS, je me suis retrouvé quasiment seul avec lui (il attendait dans une salle de presse qu'un journaliste vienne le chercher pour une interview et j'attendais les copains des leftblogs). Il regardait la télé (l'interview de Martine Aubry, je crois) et moi, je le regardais lui et essayais de deviner ses sentiments. C'est idiot, mais depuis, je vois en lui un petit bonhomme plein de courage, de poigne, … plus qu'un Ministre de l'Intérieur.


Marylise Lebranchu C'est un cas à part, elle est native du même patelin que moi donc je suis sa carrière politique depuis longtemps et c'est une des personnalités pour lesquelles j'ai le plus de respect. Nos familles (et sa belle famille) se connaissent (se connaissaient...) assez bien (son père était le patron de mes parents et mon prof de tennis ; son beau-père était toubib, je crois bien que c'est lui qui a mis au monde ma petite sœur).


Nous nous sommes croisés une fois, à l'été 2010. Elle était venue dans le bistro que je fréquente (elle et ses parents sont liés avec le patron) avec sa sœur. J'étais le seul client. Nous avons un peu papoté de foot ball (je ne me suis pas présenté en tant que blogueur politique, même si mon blog était number one à cette époque, elle était là pour se détendre dans une très mauvaise période pour elle).


J'ignore tout de ces compétences en tant que Ministresse... Mais c'est largement celle en qui j'ai le plus confiance, même si elle est copine avec Martine Aubry.


Najat Vallaud-Belkacem Je devrais m'en foutre complètement mais j'ai des copains blogueurs socialos Lyonnais (dont Bembelly, à qui je pique la photo) qui lui vouent une très grande estime, donc je l'aime bien.



07 mai 2012

Ma Bastille à l'Aéro

Il était environ 22h20 quand j’ai quitté le siège de France 2. Juste avant, j’étais passé aux toilettes. En sortant, un attroupement dans le couloir m’a obligé à attendre. C’était Lionel Jospin qui se faisait interviewé. Quand ils eurent fini, Lionel Jospin s’est dirigé vers la sortie des artistes et est passé à juste devant moi. Je n’ai pas osé lui serrer la main, trop impressionné. C’était un peu le monstre sacré de la soirée.

Ensuite, j’ai envoyé un SMS à Gularu pour savoir s’il y avait moyen de boire un coup vu que je passais près de chez lui pour rentrer mais, finalement, je n’ai pas insisté (il m’a indiqué dans Twitter qu’il venait de rentrer de Bastille où je comptais aller). J’ai reçu, ensuite, cinq ou six SMS qui m’avaient été envoyés dans la soirée (mais le téléphone est coupé, dans le studio). Il y en avait un de Ramdane à qui j’avais promis de l’appeler dès que je connaitrais les résultats. Il me demandait ce que je foutais. J’ai alors pris la décision de rentrer à Bicêtre après m’être assuré qu’il restait des bistros ouverts. J’aurais pu aller à Bastille mais j’aurais eu du mal à trouver les copains.

L’ambiance était particulière, sur le plateau. Avec @Authueil, on était juste à côté de la grande table avec les invités, comme si on était des membres du décor. J’avais l’impression que la soirée se passait à une vitesse incroyable et que chaque interview était très courte. A part les interviews, les séances semblaient particulièrement nulles vu qu’on n’avait que le son… On entendait des journalistes nous parler du cheminement d’Hollande. Ah ! La porte de son bureau est toujours fermée. Sa voiture se dirige vers la place. Sa voiture se dirige vers l’aéroport. Sa voiture se dirige vers Bastille. Il ne reste plus que 100 mètres. Il ne reste plus que 150 mètres. Il ne reste plus que 300 mètres. Véridique…

Alors, arrivé à l’Aéro, j’étais calme, serein, heureux. Karim aussi. Il y avait un seul client. Une armoire à glace d’origine Polonaise qui posait un tas de questions à propos de la politique de la France à Karim qui n’avait qu’une seule réponse : « On s’en fout, on l’a viré, on a gagné ».

Ramdane est arrivé peu après et m’a pris dans ses bras. J’ai horreur de ces effusions. Pourtant, lors du discours de François Hollande, à la Bastille, j’y suis allé de ma petite larme. En 1981, j’étais trop jeune pour comprendre. Hier, c’était des années de déveine qui étaient enterrées. Le candidat que j’avais soutenu dès le départ venait de gagner l’élection présidentielle et j’en étais fier.

Karim qui n’était pas franchement à jeun m’a raconté la soirée. Il avait collé des affiches de François Hollande sur les portes du bistro et avait installé un drapeau « Le changement, c’est maintenant » qui avait été arraché, ensuite, par un abruti. Karim était en colère mais fier de sa réaction : il n’a pas bougé, laissant les cons dans leur merde.

J’étais bien content d’être avec lui, avec Ramdane et avec les deux ou trois autres types, heureux, sirotant des bières au comptoir. Les autres me manquaient, j'aurais aussi voulu être avec les copains blogueurs. On ne peut pas être partout.

A 1h20, je suis rentré, les autres sont partis à ma suite, Karim aussi.

27 avril 2012

Zebda : il va gagner !

François Hollande a voulu aller discrètement au concert de Zebda à Limoges, un truc de jeunes, quoi ! Pas de bol, le chanteur l'a repéré à cause de la cravate, il l'a montré du doigt et a dit : il va gagner.

18 avril 2012

Tweet people #Jempruntelecomptedemonmari

Hier, je trollais François Bayrou. Aujourd'hui, j'ai envie de troller Nicolas Sarkozy.

Son épouse - ou son assistant ! - vient d'utiliser son compte Twitter. Voir l'illustration.

Mon camarade Antenne Relais vient de lancer le hashtag #Jempruntelecomptedemonmari : "RT @NicolasSarkozy : La prochaine réunion Tupperware se déroulera au #Crillon. Carla - #Jempruntelecomptedemonmari".

Je propose que François Hollande réponde : "@NicolasSarkozy : ma compagne à moi est autonome. #FF @valtrier #Jempruntelecomptedemonmari".

13 avril 2012

Mon dimanche à Vincennes

Je suis ému. Ou presque. J’ai rendez vous avec d’éminents blogueurs, dimanche midi, pour me faire le marathon de Paris, aller au meeting de Nicolas Sarkozy ou à celui de François Hollande. Si j’ai bien compris, il y aura Gildan, El Camino et Dagrouik. On devrait retrouver ensuite toute la fine équipe dont Mehdi et Romain. J’espère qu’il y aura quelques blondasses comme Elooooody et Mipmip.

Le programme est simple. 10 heures, café à la Comète. 11 heures, apéro déjeunatoire (heu…) organisé par Gildan je ne sais pas où. 13 heures, départ pour Vincennes. 14 heures, premier discours. Je ne sais pas qui va parler pour chauffer la salle. Martine Aubry serait la bienvenue, je n’ai pas envie de me déplacer pour des seconds couteaux. Et la Première Secrétaire du parti introduisant Hollande (enfin, son discours…), ça aurait de la gueule lors du dernier grand meeting avant le premier tour.

Ou alors, Ségolène Royal, tiens ! La dernière (et seule) fois que j’avais assisté à un de ses discours, je l’avais trouvé raté contrairement à mes camarades. Il faudrait que je me fasse une opinion un peu plus sérieuse. Il faut dire que c’était pendant les Primaires. Par contre, si c’est Jean-Pierre Chevènement ou Laurent Fabius, j’arriverais en retard.

Ah ! On me souffle dans l'oreillette que ce sera Bertrand Delanoë qui s'y colle. J'aime bien l'image. Le Maire de Paris qui reçoit le candidat qui va gagner. Paris est magique et tout ça. S'il est arrivé là, il doit être bon orateur. il y aura un concert, aussi. Je ne sais pas quel groupe. J'espère que ça ne va pas être trop chiant. Déjà qu'au Bourget, je m'étais tapé le concert de Yannick Noah. 

Il parait qu’il y aura une tente pour les blogueurs, avec le Wifi et tout ça. Ca fait plaisir d’être considéré. Par contre, je ne sais pas s’il y aura une buvette. Avec El Camino, on va prévoir des sacs à dos. Je propose qu’on boive du Whisky. Ca ne fait pas très gauchiste, mais si on boit de la bière, on sera forcés de pisser toutes les dix minutes. Ca ne va pas être possible. Ou du Calva, tiens ! Ca, ça fait peuple. Je ne sais pas si des blogueurs normands viennent, Philippe, Aurel ou Hern. Didier Goux ne vient pas, je crois. Alain Lambert non plus, il assiste au meeting de François Bayrou à Pacy sur Eure. C’est moins ambitieux.

Le changement, c’est maintenant.

Dans Twitter, je ne sais pas quel hashtag sera utilisé. Je vais tweeter : « C’est magnifique, on est plus de 300 000. #Vincennes. » C’est pour faire chier les twittos Mélenchonistes (il n’y a pas de Twittos Sarkozyste et les Mélenchonistes sont rigolos quand ils s’énervent tous seuls. #placeaupeuple et tout ça).

Mes camarades ont préparé leurs tweets d’avance aussi.

Dagrouik : « Grrr on va sodomiser des libéraux ».
Gildan : « J’aurais du écouter @jegoun et ne pas boire de bière, j’ai envie de pisser »
El Camino : « Je vais suivre @jegoun, lui, il trouvera la buvette »
Romain P. : « Ho, les guignols, on est là pour bosser »
Mehdi : « Oui, écoutez le chef »
Moi : « Fayot ! »
Dagrouik : « La wifi marche. Ils ont viré Valério ? »

Je ne sais pas ce qu’on fait après le meeting d’Hollande. Je suppose que Romain va nous trouver du boulot. Esclavagiste ! Le 22 janvier, pour le premier meeting, il nous avait embarqués pour le 59. Même qu’on avait galéré avec Gildan pour trouver la gare de et un bistro.

S’il pouvait nous trainer au 69, avec Elooooody…

31 janvier 2012

Pôle topless

"Recherche strip-teaseuse, 12 euros de l'heure, au sein d'un établissement privé vous interprétez des œuvres chorégraphiques avec des techniques classiques du strip-tease topless, du mercredi au samedi" !

Voilà la proposition qu'a reçue une éducatrice spécialisée de 53 ans de la part de Pôle Emploi.

On voit l'efficacité des mesures prises par le Gouvernement pour moderniser les services de l'état.

23 janvier 2012

Hollande on the web

Figure-toi, cher lecteur, que me voila embringué en temps que blogueur politique dans l’équipe web de François Hollande. Pas dans le premier cercle, hein ! Et juste avec mes compétences : faire youplaboum sur le web (et dans les bistros, où respire très bien le sentiment des braves gens) (ça respire, un sentiment ?) et être très réactif dans les buzz.

C’est Romain, le taulier de Variae, qui coordonne les blogueurs et twittos et il nous parle de son job, ici (je n’ai pas encore vu la vidéo pour cause de proxy récalcitrant).

Le fait de m’impliquer dans la primaire du PS m’avait permis d’être reçu en tant que blogueur à l’Université d’été du PS (on était avec les journalistes, ce qui permet de bénéficier de wifi et d’électricité pour les iPhone et les PC). Hier, j’étais avec l’équipe web au meeting du Bourget puis au QG de campagne pendant le JT de TF1, où passait Hollande.

La photo de ce billet (si je n’oublie pas de la mettre) a été prise hier soir et diffusée sur le « Tumblr de campagne. » Au bout de la flèche rouge, c’est moi. Si vous devinez qui sont les lascars assis dans le fond à côté de moi, vous gagnez une bière.

Au Bourget, la Wifi merdait (on était trop nombreux), de même d’ailleurs que la 3G (au fait, quand la 3G merde, coupez la sur l’iPhone : Twitter passe beaucoup mieux en Edge). Du coup, je n’ai quasiment rien glandé pendant le meeting, à part écouter le chef fort bien causer. J’aurais du faire des billets en direct, en plus de Twitter. C’était mon job, sachant que le liveblogage n’est pas mon sport préféré... Mon copain Sarkofrance a réussi à faire quelques billets.

Je devais aussi faire un billet pour Le Lab, mais j'ai merdé (trop politique) : ce n'est vraiment pas mon truc de pondre des billets à la volée...

Je suis impressionné par le boulot fourni, par les membres de cette équipe, d’une part, mais aussi par l’ensemble des blogueurs socialos, notamment les copains des leftblogs, qui répercutent tout ça et signalent les informations intéressantes.

On pense souvent au site web du parti, celui de la campagne, la page Facebook, le compte Twitter du parti, celui du candidat, mais on ne pense pas beaucoup au reste.

Tiens ! Hier soir, « #Bourget » était en tête des Trending Topics mondiaux. C’était donc le hashtag le plus utilisé au monde. @fhollande est l’homme politique Français avec le plus de followers.

Il ne nous reste plus qu’à attendre le vrai programme de l’UMP.

Une campagne sur le web, c’est du boulot !

Bravo à tous.

11 octobre 2011

La dure loi de la démocratie

Je reprends le titre du billet de Gabale. « La dure loi de la démocratie ». Ca fait cinq ans qu’il soutient Ségolène Royal. Le score qu’elle a réalisé dimanche a été perçu comme une grosse gifle. J’ai pas mal de copains dans ce cas, tous croisés dans les blogs depuis 2007, certains assez proches, comme Dagrouik – devenu pilier de la Comète, Juan et Marc. Et d’autres. Je cite ces trois zozos car nous avons un parcours de blogage assez parallèle dans les premiers temps de l’aventure des leftblogs.

Je voulais faire un billet pour dire que j’avais bien pensé à eux, dimanche soir, quand les résultats ont commencé à tomber, car, même si je n’appréciais pas Ségolène Royal, j’avais du respect pour son engagement et sa persévérance, et surtout, je pense d’abord aux copains.

Je n’ai pas fait de billet sur le blog politique, il aurait été perçu comme horriblement faux cul, le blogueur Hollandiste qui va à la récupération de ses potes. Il n’en est rien. Qu’ils fassent ce qu’ils ont envie.

On a vu les lieutenants des candidats faire les pitres pour tenter de séduire les candidats n’ayant pas passé le premier tour ou leurs électeurs. Laurent Fabius aurait-il oublié qu’il demandait, en 2006, « qui va garder les enfants ? » (je le prends lui comme exemple, mais je pourrais aussi faire un billet en prenant les tweets de Jean-Marc Ayrault, hier matin).

Je n’ai donc pas fait de billet dans le blog politique. Je le fais ici, dans le blog des copains.

On a encore quatre ou cinq jours pour s’engueuler, tenons bon !

Et merci à Gabale pour sa marque de sympathie, dans son billet.

Edit : En pensant à mon billet, je me rends compte que je n'ai parlé que des copains (c'est bêtement parce qu'on a occupé tous les 4 les 4 premières places du Wikio), mais il y a aussi les copines, CC et Trub, bien sûr, et un tas d'autres.

07 septembre 2011

Un blogueur victime d'une arnaque

C'est Homer62 et nous devons aller le soutenir.

Il n'empêche que cette affaire nous montre ce que doivent faire des jeunes filles, en France en 2011. De la prostitution sans même être sûre de toucher du pognon. Passée l'anecdote, ce billet aurait toute sa place dans mon blog politique... A la rubrique "féminisme" ou "pauvreté" ou "exclusion"...

06 septembre 2011

Promenade dans la vraie vie

Dans son billet de compte rendu de visite de sa visite à Bicêtre, Romain évoque mon comportement comme celui d’un « humaniste tranquille » pendant notre promenade du samedi (entre les bistros de Bicêtre). Je l’en remercie même si je ne sais pas trop ce que ça veut dire : je prends ça pour un compliment et il est toujours agréable d’en recevoir. Les commentateurs réactionnaires pourront toujours papoter de l’égo des blogueurs, la question n’est pas là…

Romain se trompe, malheureusement.

C’est dans les blogs que je suis éventuellement un personnage. Dans la vraie vie, je suis un type normal, qui discute normalement avec des gens qu’il croise depuis de nombreuses années dans les bistros de son quartier.

Ainsi, samedi midi, nous étions avec Corinne et sa mère à l’Aéro. J’y prends l’apéro avec elles la plupart des samedis et dimanches avant d’aller déjeuner à la Comète et je les vois également tous les soirs en semaine, du lundi au vendredi, sauf exceptions liées à nos propres emplois du temps, à l’Amandine. Comme je vois Tonnégrande et Djibril tous les soirs de 19 à 20h et parfois après 21 heures, quand je vois aussi le vieux Joël.

Ainsi, Mamie est relativement âgée. Quand je ne suis pas là, je les préviens pour lui éviter de faire la route, elle marche difficilement. Je suis un peu son seul prétexte pour avoir une vie sociale et j’aime bien être avec elles pour le volet « tranquillité » que soulignait Romain.

Ainsi, Romain avait l’air de penser que ma présence avec ces deux dames (et d’autres braves gens) avait l’air incongru alors qu’elle est naturelle. Ce qui n’était pas naturel, c’était sa présence à lui, même si il était évidement le bienvenu dans notre quotidien.

Ce soir, je ne pourrai pas être à l’Amandine. Mon activité de blogueur batavophile reprend le dessus. J’ai rendez-vous, comme d’autres blogueurs, avec celui qui pourrait être le prochain Président de la République si les électeurs écoutent mes vœux. Alors, hier, je leur ai dit, en arrivant, pour ne pas oublier : « Au fait ! Je ne suis pas là demain. J’ai rendez vous avec Hollande à l’Assemblée. » Mamie a répondu « Ah bon, on se voit mercredi, alors ! ». Corinne a dit « oui, Maman, ça te permettra de te reposer ».

Elles n’avaient strictement rien à cirer de ce que j’allais faire, de qui j’allais rencontrer. Seul Michel, le patron, y a marqué un vague intérêt en levant un sourcil mais il avait un fut de bière à changer. Et je dois avouer qu’à cette minute là, je n’en avais rien à cirer, non plus. La vie de blogueur allait encore empiéter dans ma vraie vie, celle qui se déroule en dehors du triangle délimité par la Comète, l’Aéro et l’Amandine.

Quand Romain, l’autre, en tant que coordinateur des blogueurs batavophiles, m’a contacté pour cette réunion, je dois avouer que j’ai commencé par refuser. J’avais « assez vu » François Hollande à l’Université d’Eté du PS, le week-end précédent. Et c’est quand j’ai su que Mrs Clooney et Gularu allaient être présents que j’ai changé d’avis parce que ça fait bien trop longtemps que je ne les ai pas croisés dans la vraie vie.

Ce qui ne m’empêche pas d’être content, voire fier, de rencontrer François Hollande qui doit bien se demander ce que sont ces blogueurs que quelques andouilles professionnels de la communication voudraient voir comme une espèce de groupe d’influenceurs. Ce qui ne m’empêche pas, non plus, d’être tout émoustillé à l’idée de devoir lui adresser la parole.

Je me console en me disant qu’il doit être vachement impressionné à l’idée de rencontrer le number ouane du Wikio. Smiley. Par contre, je ne sais pas si je vais écouter ce qu’il a à me dire : j’ai des tweets à émettre pour faire rigoler les copains.

Et promis, à 20 heures 30, j’arrive à la Comète et je reviens dans la vraie vie. Pas comme « humaniste tranquille » mais comme « normal tranquille ».

Je suppose que Mamie fait un peu la gueule, à l’heure où je vous parle. Elle n’a aucun prétexte pour aller boire un coup, comme les autres soirs, assise sur une banquette à écouter quelques guignols plaisanter au comptoir, bien loin des personnages qu’ils peuvent jouer dans des blogs.

26 mai 2011

Massage de pieds

Mon blog politique est occupé par un sujet de la plus haute importance (« la lettre »). Son annexe (commune aux trois blogs) annonce la journée du tricot, le 11 juin. Mon blog geek ne serait pas adapté à traiter le sujet à moins que je ne parle du volet technique et des vibromasseurs de pieds, il n’y a qu’ici que je puisse en parler.

Mes quatre blogs sont unis. Ils font Tron commun.

« Des techniques de massage de pied ont été développées la première fois en Chine et en Egypte antiques. Les techniques de massage du pied tirent aussi leur source de la réflexologie qui a déclaré que l’application de pression à différentes parties du pied peut avoir un impact significatif sur le reste du corps. Ces techniques de massage de pied ont été apportées au monde occidental dans les années 20 par Dr. William Fitzgerald et un homme a appelé Eunice Ingram. »

La suite est à lire ici. Quel pied ! Ces messages…

Cela dit, il est temps de se préparer à relayer l’information de ce qui pourrait être « l’affaire Georges Tron » mon blog politique, il me faut trouver un titre de billet.

Le taulier de la Rénovitude me suggérait hier un truc du genre « Elec Tron nique ». Refusé.

J’ai cherché : « Le pied du nœud Tron » est à éviter puisque insultant. « Si Tron pressait les pieds » est très joli mais ne veut rien dire. Sans compter que les rapports des Presse Citron avec les blogs politiques ne sont pas au top.

« L’homme Tron prend son pied » est impossible. « L’épileur de Tron » n’a aucun sens. « Le Tron sonne » sonne mal.

Ca me fait penser que j’ai dit sur twitter que j’allais renommer ce blog. A la place de aubistro.com, il sera ohbaisetron.com. Mais c’est nul.

« Tron a-t-il la tête sur les épaules ? » est idiot.

Finalement, je ne vais pas les faires, les Tron.

(photo de pied)