07 janvier 2009

Partouze à l'hôpital !

Ainsi, le vieux Jacques est rentré, normalement à l’hôpital (si tant est qu’on puisse rentrer normalement dans un hosto quand on n’est pas dans le système). Pour lui souhaiter la bienvenue, je voulais lui envoyer un SMS sympathique : « Alors ! Encore une pneumonie ? ».

J’utilise mon téléphone en mode T9.

Je précise pour Didier Goux que c’est un truc qui permet de « deviner automatiquement les mots ». Vous avez en effet remarqué que chaque touche du téléphone contient trois lettres. Si vous tapez 295 quand vous n’êtes pas en mode T9, vous obtiendrez « atj » alors que le mode T9 cherchera parmi les combinaisons de lettres (« a, b et c » pour le 2, « t, u et v » pour le 8 et « j, k et l » pour le 5) tous les mots qui existent en Français. En l’occurrence, il n’y en a qu’un, c’est « cul » (ce qui est plus rigolo que « atj » vous en conviendrez). Parfois, plusieurs combinaisons de lettres sont disponibles. Par exemple, vous voulez écrire « du » et tapez 38, c’est le mot « et » qui apparaît. Dans ce cas, une touche du téléphone permet de faire défiler toutes les combinaisons de lettres qui correspondent à un mot français pour trouver ce que vous chercher, en l'occurrence « du ».

Je voulais donc écrire « pneumonie » sur mon téléphone. J’ai donc tapé 763866643. Sans me rendre compte, j’ai fait une faute de frappe. J’ai tapé 76366643. Vous voyez, j’ai oublié de taper le 8 (c’est à cause de mes gros doigts, les touches sont en renfoncement).

Au moment de relire mon SMS, j’ai bien rigolé ! Et je l’ai envoyé tel quel !

A l’heure où je vous parle, le vieux Jacques est en train de se demander pourquoi il a reçu un message « Alors ! Encore une sodomie ? »… Et mes collègues se demandent pourquoi je suis plié de rire.

Putain ça caille !

« Rendez-vous dans 20 minutes à la Comète ». Voila le SMS que j’ai reçu de Jim à 7h10 ce matin. Je lui ai immédiatement répondu « OK » car je n’avais pas le temps de résumer le fond de ma pensée : « Ah ? Ben mon cochon ! Tu as fini hier à 23 heures donc t’es couché au minimum à 2 heures, tu ne bosses pas aujourd’hui et généralement tu dors 12 heures. Tu souhaites me voir à 7h30, c’est donc que tu dois avoir besoin de pleurer sur l'épaule d'un copain matinal ou, plus probablement, besoin de ma célèbre carte bancaire. »

En fait, je suis con : il avait ramené son ex à la gare à 6 heures et passait devant la Comète à 7h30 et voulait nous offrir les croissants.

Il n’empêche que je suis sorti de chez moi à 7h25 à moitié préoccupé par cette histoire et je ne me suis pas rendu compte qu’il caillait drôlement.

C’est en sortant de la Comète que j’ai saisi que j’étais saisi par le froid.

« Bordel. Ca caille. » me dis-je par SMS interne.

J’arrive à ma bagnole et l’engueule car elle m’avait foutu dans la merde hier (je résume : hier, en sortant du boulot, je voulais faire le plein d’essence, j’ai donc pris l’itinéraire bis par des petites routes pour rejoindre une station service de ma connaissance, ces petites routes étaient gelées et j’ai perdu une bonne dizaine de minutes…).

Néanmoins, comme il faisait très sec, elle n’était pas givré. Je monte dedans par la portière gauche. Je précise par soucis du détail mais ça n’a aucun intérêt. Si j’étais rentré par la portière droite, ça aurait nécessité un signalement à l’hôpital psychiatrique voisin.

Je mets le contact. « Vroum » me répond la voiture. J’accélère deux ou trois fois (je crois que j’ai un machin qui merde, si je ne fais pas chauffer « violemment » le bordel, je n’ai pas de puissance). Tout va bien.

Sauf un détail… L’écran LCD de l’ordinateur de bord n’affichait pas sa coutumière bonne humeur mais un œil assez terne. « Allons bon ! » me dis-je in petto en texto.

Je regarde de près le thermomètre de ce machin qui m’indiquait « moins neuf degrés » (« -9° » en langage SMS).

Ah ! C’est pour ça que ça caille. Impressionnant. Je ne sais pas si j’avais déjà vu ça.

Bon. L’écran est reparti au bout de 500 mètres et près du boulot affichait « -8 ».

N.B. : Ce n’est pas le cas du vieux Jacques d’ailleurs, qui est reparti à l’hôpital et qui a le thermomètre anal qui affiche 39°. Le buccal, je ne sais pas, je n’avais pas envie de goûter. Il rentre de vacances aujourd’hui. Marcel va le chercher à Orly pour le déposer directement à l’hôpital Saint Louis où il va passer quelques jours pour soigner sa pneumonie annuelle. « Sa pneumonie annuelle » n’est pas une de mes plaisanteries habituelles qui rythment ce blog pour mettre un peu de joie dans le cœur de mes lecteurs dépressifs mais la stricte vérité. C’est la troisième année consécutive que pépé est hospitalisé à cette période pour une connerie aux poumons.

Tout ça ne répond pas à la question que je me pose depuis 7h45 : un écran LCD d'ordinateur de voiture peut-il geler ? A quelle température un "cristal liquide" n'est-il plus liquide ? Je ferais mieux de faire une recherche google que d'écrire des conneries dans le blog.

06 janvier 2009

Pompes glissantes et funèbres

Ce matin, les quelques mètres que j’ai fait à pied sur le trottoir m’ont décidé à aller en voiture au boulot (la route était parfaitement sèche alors que les trottoirs avaient une belle couche de glace).

Arrivé près du boulot, j’ai commencé à suivre un corbillard rempli de fleur… et donc probablement d’un cercueil. J’ai eu les réflexions d’usage : « Putain, ils commencent tôt dans les pompes funèbres » et « Bordel, ils vont se cailler les miches pendant la cérémonie ».

Arrivé à côté d’une station de métro, le corbillard s’est arrêté en double file. Comme une partie de la chaussée était occupée par des piétons qui cherchaient à ne pas trop se casser la gueule, j’ai doublé très doucement et j’ai pu observer le corbillard.

Le chauffeur est descendu, a fait le tour de sa caisse et a ouvert la porte la porte de l’autre côté. Une femme en est sortie avec deux enfants puis est rentrée rapidement avec eux dans le métro !

Je me demande si la famille du défunt est au courant… Je me demande si l’employé des pompes funèbres n’est pas un trop blindé par ses habituelles tâches macabres au point d’oublier de réfléchir à la situation : il a utilisé son véhicule de fonction chargé d’un cadavre pour amener ses mômes au métro…

(photo)

05 janvier 2009

Le retour du Goux

Didier Goux est rentré ! Vous pouvez recommencer à mettre des commentaires désobligeants.

04 janvier 2009

Samedi soir à Bicêtre

Marcel a du se faire engueuler par Miranda, hier soir. Michou s’est endormi au comptoir de l'Amandine. J’ai fini à la Comète avec le vieux Joël et Djibril qui chantait « Non, je ne regrette rien ».
Voila trois phrases qui pourraient figurer dans la plupart de mes billets. Je vais donc faire court pour cette fois. D'ailleurs c'est fait. C'était juste pour renseigner Tonnegrande.

03 janvier 2009

Observons une minute de silence

Le vieux Jacques ne le sait pas encore mais Marcel le Fiacre, Tonnegrande et Michou sont en deuil depuis hier soir quand ils ont vu le nouveau tarif de la Côtes-du-rhône à Comète : 3 euros.

Les cons ! Ils n'ont qu'à boire de la bière. Néanmoins, 3 euros les 14 centilitres, ça reste un excellent rapport qualité-prix, la Côte n'étant pas l'immonde machin servi dans les brasseries voisines. Ce n'est pas FalconHill qui me contredira.

02 janvier 2009

La Comète : rétrospective 2008

Dans le blog politique, j’aurais voulu faire un résumé de l’année 2008 : c’est impossible, trop compliqué, trop confus. Il faut par contre que je m’acquitte de cette mission pour le blog bistro de manière à offrir un bon compromis aux millions de lecteurs qui devraient nous rejoindre en 2009.

Ce billet deviendra LA référence du blog pour ce qui concerne les aventures de la Comète au Kremlin-Bicêtre.

Qu’est-ce que la Comète ? C’est un bistro, situé au Kremlin-Bicêtre, place de La Comète, au croisement de l’Avenue Eugène Thomas et de celle de Fontainebleau, affectueusement surnommée « Nationale 7 » en l’honneur de Charlemagne qui l’édifia peu de temps après avoir révoqué l’Edit de Nantes à Montaigu. La Comète se trouve au Métro de Bicêtre, surnommé : Métro de Bicêtre en référence à l’extrême précision des plans de la RATP, délicate multinationale assez bien implantée en région Parisienne.

La Comète a des petits frères : l’Aéro et l’Amandine, charmants troquets courant le long de l’Avenue Eugène Thomas.

Qui est Eugène Thomas, me demanderez-vous, assoiffés de culture tel que je vous connais sinon vous ne seriez pas sur ce blog ? C’est un ancien maire de la commune, peut-être bien le premier édile, d’ailleurs, qui a interdit le port de la soutane dans la commune ce qui explique que nous allons plus souvent en pantalon au bistro qu’en jupe à la messe.

Le cadre étant planté, il me reste à raconter l’année 2008 qui fut chaude en rebondissements, d’ailleurs commencés en 2007, le 23 décembre, avec le départ à la retraite de Josiane, Martine et Jean, ancienne serveuse et anciens patrons de La Comète. Seul Jim est resté, incontournable héro du blog malgré lui, comme le Vieux Jacques, parti se saouler la gueule avec sa sœur, chez cette dernière, dans le sud de la France, à peu près 900 km après Villejuif. En cette période de congés, le Vieux Jacques est remplacé par Marcel Le Fiacre pour le rôle de vice héro du blog, en compagnie de sa tendre épouse, Miranda.

De nouveaux patrons sont arrivés en janvier, Patricia et Patrick, que je salue bien bas, même qu’ils pourraient m’envoyer un mail que l’on puisse rester en contact, j’ai horreur de téléphoner et on ne peut pas prendre des nouvelles par SMS.

Ensuite le Gros Loïc nous a quittés. Il n’est pas mort : il bande encore. Il était malade et est retourné se faire soigner par Betty sa noble et plantureuse ancienne épouse dans la région de Châtellerault. Le Gros Loïc était un personnage incontournable du Kremlin-Bicêtre, notre boulanger qui se promenait dans Bicêtre le ventre en avant ce qui l’empêchait de se rendre compte quand il avait oublié son pantalon.

Ensuite, c’est Jacky le Boucher qui nous a quittés. Il n’est pas mort : il raconte toujours des conneries. Je vous explique. Reprenez un verre d’eau et écoutez bien. Le Vieux Joël a été contrôlé positivement par les casques bleus de l’ONU alors qu’il faisait demi tour où il n’aurait pas du. Il n’avait qu’un gramme d’alcool dans le sang ce qui, chez lui, est assez peu. Les gendarmes n’ont pas aimé et lui ont sucré son permis. Le Vieux Joël, ancienne gloire de la charpenterie, voulait avoir un foie de jeune fille pour la prise de sang préalable à la récupération du permis a ainsi arrêté de boire. Forcément, il était moins drôle dans les bistros le soir : Jacky le Boucher a changé de bistro pour trouver d’autres ivrognes. L’amitié ne tient à pas grand-chose. Vous pouvez utiliser différents mots pour qualifier le boucher dans les commentaires à ce billet.

Qui est le vieux Joël ? C’est un personnage indispensable des bistros de Bicêtre, notamment l’Amandine : c’est avec lui que je fais les mots croisés de France Soir, à peu près tous les soirs. Il a recommencé à boire la semaine dernière mais se limite encore. Pour combien de temps ?

Ensuite, c’est Abdel, le roi du Maroc, qui nous a quitté temporairement pour cause de jambe cassée dans des conditions dont au sujet desquelles on ne connaitra jamais la vérité. Les gens bien intentionnés disent qu’il a été agressé. D’autres pensent qu’il s’est cassé la gueule un jour où il était bourré comme un terrain de manœuvre. Les deux hypothèses ne sont pas incompatibles. Il est revenu et recommence à hanter les bistros avec son copain Luigi.

Ensuite, ce sont Patricia et Patrick qui nous ont quittés. Ils ont jeté l’éponge qui leur servait à essuyer le comptoir à la fermeture de la Comète. Un nouveau patron est arrivé : Bruno mais il a commencé par tout casser le bistro pour en faire un nouveau. Il est secondé par Karima. Jim est toujours là : il faut un personnage qui assure la continuité de l’histoire dans le blog. Jim est surnommé « la branlette » mais il ne faut pas le dire.

Ensuite, c’est la petite Claire qui nous a quittés. Elle avait bossé tout l’été à la Comète mais a pris maintenant un boulot normal correspondant plus à ses études d’avocat que serveuse de café. L’esthétique du bistro en a pris une claque.

Ensuite, ce sont successivement Seb et Yannick qui nous ont quittés. Ce sont des copains de Bruno qui sont venus l’aider pour l’ouverture de la Comète. Ils sont remplacés par Nicolas depuis une bonne semaine. Pour une fois qu’on trouve un Nicolas derrière le comptoir, dans ce bistro… Fabien est leur collègue. Attendez, je vérifie que je n’ai oublié personne : Karima, Jim, Fabien et Nicolas en plus de Bruno. Le compte est bon. Ils sont trois en cuisine : Camille, Farad et Raman. Farad est le plus ancien puisqu’il avait été embauché par Jean.

Parmi tous les personnages du blog, il faut ajouter les bistros aux alentours. Claudine et Michel sont les patrons de l’Amandine, Gérard est le serveur. Karim et Idir sont les patrons de l’Aéro, en remplacement d’Abdel. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du nombre de barmans que j’ai eu à former en 2008 ! Claire, Claudine, Karima, Patricia, Bruno, Fabien, Gérard, Idir, Karim, Michel, Nicolas, Patrick, Sébastien et Yannick. Ce n’est pourtant pas compliqué mais ça lasse : le matin, je bois un double café avec un peu de lait et le soir, du panaché blanc avant 19h30 et de la bière après. L’Amandine et l’Aéro étaient déjà avant 2008 mais j’ai réellement commencé à les fréquenter suite au départ en retraite de Martine et Jean.
Parmi les personnages du blog qui ont marqué 2008, il convient de rajouter :
- Odette et Henri le Ferrailleur dont je parlais ce matin. Ils venaient déjà avant mais sont beaucoup plus présents depuis quelques mois. Ce sont les seuls à avoir compris qu’un grand Kir à 2€50 est « moins cher » qu’un petit Kir à 1€30.
- Camille le petit boucher mais on le voit de moins en moins. Il finit le boulot tard et arrive à Bicêtre vers 21 heures. Il ne vient plus à la Comète : je n’ai pas réussi à lui faire comprendre qu’un Ricard de 3 cl à 2€50 était « plus rentable » qu’un Ricard de 2 cl à 2€20. Il n’empêche qu’on le voit périodiquement mais il a de plus en plus de mal à tenir debout, même si le vent n’est pas la cause principale de ses pertes d’équilibre.
- Laverdure, qui venait aussi un peu du temps de gens et qui semble prendre racine. C’est un bon jardinier.
- Le Grand Jean-Claude, celui qui a fait quatre mois de cure pour arrêter de boire. Il était temps. Et ça marche. On ne le voit plus tardivement comme avant, faisant toute la série de bistro en espérant en trouver un qui accepte de lui payer à boire.
- Christian le Poissonnier, probablement en vacances au Portugal.
- Le vieux René qui a aussi arrêté de boire mais qui vient toujours prendre l’apéro (diabolo menthe) avec les copains quand il a l’occasion.
- Antoine, qui redécouvre les bistros du « bas » suite au changement de propriétaire de l’Ile-de-France, et Franck, son beauf, qu’on n’a pas vu depuis plusieurs mois.
- Corine et sa mère, qui font presque partie de la bande mais ne viennent qu’une fois par semaine à la Comète.
- Régine, Michel et Alvez qu’on ne voit plus du tout dans le sud de la ville.
- Carlos, le miroitier, qu’on ne voit plus depuis avril.
- Edouard, toujours présent, toujours heureux...
- Carlos, l’autre, le seul de la bande « des artisans » à venir encore parfois.
- Michou, qui n’a pas passé la nuit au poste depuis au moins 15 jours.
- Tonnegrande qui m’attend depuis 16 heures. Il va encore est beau quand je vais arriver.
Dans le blog politique, j’aurais voulu faire un résumé de l’année 2008 : c’est impossible, trop compliqué, trop confus. Il faut par contre que je m’acquitte de cette mission pour le blog bistro de manière à offrir un bon compromis aux millions de lecteurs qui devraient nous rejoindre en 2009.
Ce billet deviendra LA référence du blog pour ce qui concerne les aventures de la Comète au Kremlin-Bicêtre.
Qu’est-ce que la Comète ? C’est un bistro, situé au Kremlin-Bicêtre, place de La Comète, au croisement de l’Avenue Eugène Thomas et de celle de Fontainebleau, affectueusement surnommée « Nationale 7 » en l’honneur de Charlemagne qui l’édifia peu de temps après avoir révoqué l’Edit de Nantes à Montaigu. La Comète se trouve au Métro de Bicêtre, surnommé : Métro de Bicêtre en référence à l’extrême précision des plans de la RATP, délicate multinationale assez bien implantée en région Parisienne.
La Comète a des petits frères : l’Aéro et l’Amandine, charmants troquets courant le long de l’Avenue Eugène Thomas.
Qui est Eugène Thomas, me demanderez-vous, assoiffés de culture tel que je vous connais sinon vous ne seriez pas sur ce blog ? C’est un ancien maire de la commune, peut-être bien le premier édile, d’ailleurs, qui a interdit le port de la soutane dans la commune ce qui explique que nous allons plus souvent en pantalon au bistro qu’en jupe à la messe.
Le cadre étant planté, il me reste à raconter l’année 2008 qui fut chaude en rebondissements, d’ailleurs commencés en 2007, le 23 décembre, avec le départ à la retraite de Josiane, Martine et Jean, ancienne serveuse et anciens patrons de La Comète. Seul Jim est resté, incontournable héro du blog malgré lui, comme le Vieux Jacques, parti se saouler la gueule avec sa sœur, chez cette dernière, dans le sud de la France, à peu près 900 km après Villejuif. En cette période de congés, le Vieux Jacques est remplacé par Marcel Le Fiacre pour le rôle de vice héro du blog, en compagnie de sa tendre épouse, Miranda.
De nouveaux patrons sont arrivés en janvier, Patricia et Patrick, que je salue bien bas, même qu’ils pourraient m’envoyer un mail que l’on puisse rester en contact, j’ai horreur de téléphoner et on ne peut pas prendre des nouvelles par SMS.
Ensuite le Gros Loïc nous a quittés. Il n’est pas mort : il bande encore. Il était malade et est retourné se faire soigner par Betty sa noble et plantureuse ancienne épouse dans la région de Châtellerault. Le Gros Loïc était un personnage incontournable du Kremlin-Bicêtre, notre boulanger qui se promenait dans Bicêtre le ventre en avant ce qui l’empêchait de se rendre compte quand il avait oublié son pantalon.
Ensuite, c’est Jacky le Boucher qui nous a quittés. Il n’est pas mort : il raconte toujours des conneries. Je vous explique. Reprenez un verre d’eau et écoutez bien. Le Vieux Joël a été contrôlé positivement par les casques bleus de l’ONU alors qu’il faisait demi tour où il n’aurait pas du. Il n’avait qu’un gramme d’alcool dans le sang ce qui, chez lui, est assez peu. Les gendarmes n’ont pas aimé et lui ont sucré son permis. Le Vieux Joël, ancienne gloire de la charpenterie, voulait avoir un foie de jeune fille pour la prise de sang préalable à la récupération du permis a ainsi arrêté de boire. Forcément, il était moins drôle dans les bistros le soir : Jacky le Boucher a changé de bistro pour trouver d’autres ivrognes. L’amitié ne tient à pas grand-chose. Vous pouvez utiliser différents mots pour qualifier le boucher dans les commentaires à ce billet.
Qui est le vieux Joël ? C’est un personnage indispensable des bistros de Bicêtre, notamment l’Amandine : c’est avec lui que je fais les mots croisés de France Soir, à peu près tous les soirs. Il a recommencé à boire la semaine dernière mais se limite encore. Pour combien de temps ?
Ensuite, c’est Abdel, le roi du Maroc, qui nous a quitté temporairement pour cause de jambe cassée dans des conditions dont au sujet desquelles on ne connaitra jamais la vérité. Les gens bien intentionnés disent qu’il a été agressé. D’autres pensent qu’il s’est cassé la gueule un jour où il était bourré comme un terrain de manœuvre. Les deux hypothèses ne sont pas incompatibles. Il est revenu et recommence à hanter les bistros avec son copain Luigi.
Ensuite, ce sont Patricia et Patrick qui nous ont quittés. Ils ont jeté l’éponge qui leur servait à essuyer le comptoir à la fermeture de la Comète. Un nouveau patron est arrivé : Bruno mais il a commencé par tout casser le bistro pour en faire un nouveau. Il est secondé par Karima. Jim est toujours là : il faut un personnage qui assure la continuité de l’histoire dans le blog. Jim est surnommé « la branlette » mais il ne faut pas le dire.
Ensuite, c’est la petite Claire qui nous a quittés. Elle avait bossé tout l’été à la Comète mais a pris maintenant un boulot normal correspondant plus à ses études d’avocat que serveuse de café. L’esthétique du bistro en a pris une claque.
Ensuite, ce sont successivement Seb et Yannick qui nous ont quittés. Ce sont des copains de Bruno qui sont venus l’aider pour l’ouverture de la Comète. Ils sont remplacés par Nicolas depuis une bonne semaine. Pour une fois qu’on trouve un Nicolas derrière le comptoir, dans ce bistro… Fabien est leur collègue. Attendez, je vérifie que je n’ai oublié personne : Karima, Jim, Fabien et Nicolas en plus de Bruno. Le compte est bon. Ils sont trois en cuisine : Camille, Farad et Raman. Farad est le plus ancien puisqu’il avait été embauché par Jean.
Parmi tous les personnages du blog, il faut ajouter les bistros aux alentours. Claudine et Michel sont les patrons de l’Amandine, Gérard est le serveur. Karim et Idir sont les patrons de l’Aéro, en remplacement d’Abdel. Je ne sais pas si vous vous rendez compte du nombre de barmans que j’ai eu à former en 2008 ! Claire, Claudine, Karima, Patricia, Bruno, Fabien, Gérard, Idir, Karim, Michel, Nicolas, Patrick, Sébastien et Yannick. Ce n’est pourtant pas compliqué mais ça lasse : le matin, je bois un double café avec un peu de lait et le soir, du panaché blanc avant 19h30 et de la bière après. L’Amandine et l’Aéro étaient déjà avant 2008 mais j’ai réellement commencé à les fréquenter suite au départ en retraite de Martine et Jean.
Parmi les personnages du blog qui ont marqué 2008, il convient de rajouter :
- Odette et Henri le Ferrailleur dont je parlais ce matin. Ils venaient déjà avant mais sont beaucoup plus présents depuis quelques mois. Ce sont les seuls à avoir compris qu’un grand Kir à 2€50 est « moins cher » qu’un petit Kir à 1€30.
- Camille le petit boucher mais on le voit de moins en moins. Il finit le boulot tard et arrive à Bicêtre vers 21 heures. Il ne vient plus à la Comète : je n’ai pas réussi à lui faire comprendre qu’un Ricard de 3 cl à 2€50 était « plus rentable » qu’un Ricard de 2 cl à 2€20. Il n’empêche qu’on le voit périodiquement mais il a de plus en plus de mal à tenir debout, même si le vent n’est pas la cause principale de ses pertes d’équilibre.
- Laverdure, qui venait aussi un peu du temps de gens et qui semble prendre racine. C’est un bon jardinier.
- Le Grand Jean-Claude, celui qui a fait quatre mois de cure pour arrêter de boire. Il était temps. Et ça marche. On ne le voit plus tardivement comme avant, faisant toute la série de bistro en espérant en trouver un qui accepte de lui payer à boire.
- Christian le Poissonnier, probablement en vacances au Portugal.
- Le vieux René qui a aussi arrêté de boire mais qui vient toujours prendre l’apéro (diabolo menthe) avec les copains quand il a l’occasion.
- Antoine, qui redécouvre les bistros du « bas » suite au changement de propriétaire de l’Ile-de-France, et Franck, son beauf, qu’on n’a pas vu depuis plusieurs mois.
- Corine et sa mère, qui font presque partie de la bande mais ne viennent qu’une fois par semaine à la Comète.
- Régine, Michel et Alvez qu’on ne voit plus du tout dans le sud de la ville.
- Carlos, le miroitier, qu’on ne voit plus depuis avril.
- Edouard, toujours présent, toujours heureux...
- Carlos, l’autre, le seul de la bande « des artisans » à venir encore parfois.
- Michou, qui n’a pas passé la nuit au poste depuis au moins 15 jours.
- Tonnegrande qui m’attend depuis 16 heures. Il va encore est beau quand je vais arriver.

Premier janvier à Bicêtre

C’est à peu près ce que j’ai entendu dans la bouche d’Henri le Ferrailleur qui s’adressait à Marcel le Fiacre.

Marcel nous avait invité, en ce 1er janvier, à voire le champagne chez lui vers 18 heures. J’avais rendez-vous avec Jim et lui à l’Aéro pour qu’il nous amène chez lui. Il habite à 300 mètres mais avait insisté : il rentrait de Paris et c’était sur son chemin. Michou était à l’Aéro.

Il a alors appelé son épouse coincée avec (ou sans) une sciatique : « Chérie, j’arrive pour le champagne avec Jim, Michou et Nicolas », le reste de la bande n’était pas là. Son épouse, Miranda, aurait alors hurlé : « Ca va pas, non, déjà que je suis coincée, tu veux débarquer avec ta bande de potes dégénérés alors que nous sommes sortis de table il y a deux heures : non et tu as intérêt de te pointer en vitesse ».

Il est rentré deux heures après. Il a du se faire engueuler.

Entre temps, Henri le Ferrailleur et sa femme, Odette, se sont pointés, suivis par Djibril.

Henri s’est cassé la gueule sur le verglas mardi soir. Il a le bras droit paralysé. Il ne peut plus conduire et est obligé de picoler avec le bras gauche. Mardi soir, je l’avais engueulé : « va immédiatement aux urgences ». Le voir trainer deux jours après me remplissait de peine. Je lui ai donc dit : « Bon, va donc dès demain chez le toubib ». Il m’a répondu : « avec quels sous, mon frère ? ».

Henri vit au jour le jour. Il vend de la ferraille. Avec un bras en moyen, ce n’est pas facile. Il dit souvent qu’il ne gagne qu’une vingtaine d’euros par jour (mais avec sa femme il en dépense le double au bistro).

Pris de pitié, je voulais lui prêter 30 euros pour qu’il puisse payer le toubib. Finalement, son épouse a sorti un billet de 20 pour payer une nouvelle tournée. Je me suis dit que j’avais mieux à faire que de prêter des sous à ces braves gens…

L’épouse en question s’était renversé la gamelle d’eau bouillante pour le riz sur la main et s’était ébouillantée. Ils faisaient tellement peine à voir que j’en étais plié de rire, avec les deux alcooliques acolytes restés sur place : Djibril et le vieux Joël qui nous racontait son réveillon, avec son épouse et sa belle mère.

Sa femme avait fait elle-même le foie gras et ils se faisaient une joie à l’idée de le déguster. Il ne parlait presque que de ça depuis que j’étais rentré à Bicêtre, samedi dernier. Du coup, il me raconte sa soirée « vite fait »… et un moment, je lui demande : « Et le foie gras ? ». « Ah ! Tu as remarqué ! On l’a oublié… ».

01 janvier 2009

Bonne année à tous !

Voilà en exclusivité le futur patron de la Comète avec Jim, son vieux père. Les autres photos du réveillon sont ici !