25 septembre 2012

Festnoz

Dans son dernier billet, Gaël nous raconte un festnoz auquel il a participé il y a une dizaine d’années (un prétexte pour aller à la buvette). Je fois avouer que j’ai horreur de ça. Je trouve ça absolument horripilant : la musique est à chier. Je pourrais en rajouter « politiquement » : quand un môme qui passe ses journées à écouter de la musique moderne se met à fréquenter les festnoz, il y a un côté nationaliste qui me déplait. On se demande si des traditions idiotes ne sont pas maintenues en vie artificiellement.

N’épiloguons pas. Je préfère ce genre de tradition que celle de lascar tuant des taureaux au nom de la tradition.

Toujours est-il qu’en lisant le billet de Gaël quelques anecdotes dégueulasse me sont revenues en mémoire. Le tout date de plus de 15 ans.

Je ne vais dans des festnoz que quand je suis obligé (du style : faire le service ou servir de chauffeur).

Première anecdote

Là, je vais parler de vomi. Ca tombe bien, c’est Gaël qui m’inspire le billet. C’était probablement en 1997.

Une association avait organisé un festnoz au Huelgoat, à 90 km de Loudéac par des routes sinueuses. Avec des copains, nous devions assurer le service à la buvette jusqu’à une heure du matin. Compte tenu de la route, je n’avais pas bu une goute d’alcool.

A l’époque, j’avais ma ZX Volcane 2.0. Une petite bombe et, évidemment, au retour, il n’y avait aucun risque de tomber sur un radar. Je m’étais lâché. A cette époque, j’étais un jeune con.

Un jeune membre de l’Association (17 ans) était à l’arrière. Il n’a pas supporté le voyage et a eu envie de vomir (il n’avait pas bu non plus, quand on me confie la garde de mineurs, je ne fais pas le con). « Nicolas, Arrête toi au plus vite, je vais vomir. » J’ai ralenti pour éviter les risques mais dans la nuit, je ne trouvais pas d’endroit pour me garer. Ca a donc duré plusieurs minutes. Je trouve. Je m’arrête. Je sors de la voiture, je lève le dossier du siège pour qu’il puisse sortir (c’était une trois porte). Trop tard.

Je vous passe le détail.

J’arrive à Loudéac, je dépose les gens chez eux et je rentre me coucher. C’était le samedi, un week-end de trois jours. Le lendemain, j’avais oublié l’anecdote. Je n’avais aucune raison de prendre la voiture avant le lundi, pour rentrer à Paris.

Il faisait très chaud.

Au moment de prendre la voiture, le lundi soir, je me suis rendu compte que j’avais oublié de laver. Le vomi avait séché. L’odeur était infernale mais il me fallait quand même rentrer à Paris.

J’aime bien raconter des histoires de vomi dans mon blog.

Deuxième anecdote

C’était quelques années avant, avec la même association. Nous avions un événement à fêter et nous avions laissé les plus jeunes organiser la soirée. Ils avaient décidé d’aller à un festnoz. Avec mon copain Gilles, nous avons accepté de les suivre. Arrivé sur place, nous nous sommes posés à la buvette et nous avons sympathisé avec le barman.

A la tienne, à la mienne. Le gars commençait à être fin saoul. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que nous nous sommes rendus compte qu’il sortait son machin périodiquement et pissait dans l’évier prévu pour laver les verres (ce n’est pas grave, le service était fait dans des gobelets en plastique).

J’aime bien raconter des histoires de bite et de pisse dans mon blog.

Troisième anecdote

A peu près à la même époque, une jeune qui était avec nous (19 ou 20 ans) me demande les clés de ma voiture parce qu’elle avait oublié quelque chose dedans. La voiture étant un peu loin, un copain à elle l’a accompagné.

Ce n’est que quand j’ai commencé à m’inquiéter pour mes clés ne les revoyant pas revenir au bout de cinq minutes que j’ai compris ce qu’il voulait faire de ma voiture.

J’aime bien raconter des histoires de cul dans mon blog.

Je n’aime pas les festnoz.

Le POCode de la Comète

C'est Thierry qui me signale ce truc. Normalement, en QRdécodant ce truc vous tombez sur l'adresse de la Comète. Ca peut toujours servir.

24 septembre 2012

Le bouchon de Bicêtre


Le gros Didier Goux n’a pas compris mon billet politique du midi. C’est normal me direz-vous. Soit mon billet était mal branlé soit c’est le cerveau du sieur. Je vais donc le réécrire sur le blog bistro.

Voilà un joli schéma. Le machin rouge en bas à gauche représente la Comète. Le machin caca d’oie est l’Aéro. Le rond verdâtre est le nouveau rond point en cours de finalisation. Le rectangle mauve représente la Porte d’Italie avec le gros carrefour avec la sortie du périphérique et l’arrivée de l’A6b mais aussi plus loin le carrefour avec les Boulevards des Maréchaux et le tramway.

En bleu, nous avons les rues. Verticalement, c’est l’Avenue de Fontainebleau qui était encore la Nationale 7 il y a quelques années. En bas, vers la gauche, nous avons l’Avenue Eugène Thomas qui va vers l’hôpital (et l’Amandine et le Petit Relai). Vers la droite, c’est la Rue Michelet qui, comme son nom ne l’indique pas, va à Ivry-sur-Seine.

Le décor est planté. Je garde la flèche rouge pour plus tard. Il reste juste à rappeler que le pavé gris est notre magnifique centre commercial, ouvert il y a deux ans et demi.

La Nationale est en travaux depuis 18 mois. Ils vont nous faire une magnifique avenue avec des larges trottoirs, deux voies dans chaque sens et une voie de bus dans le sens de la flèche rouge qui n’a pas été utilisée si tard que ça, finalement.

Les automobilistes ont coutume de gueuler le soir et le matin quand ils vont vers Paris à cause des travaux qui les empêchent de rouler. De fait la Nationale 7 est bouchée en quasi-permanence de 7 heures à 20 heures vers le nord. Il a souvent des dommages collatéraux sur l’Avenue Eugène Thomas qui bouche aussi (la plupart des gens qui la prennent tournent à gauche pour aller vers Paris).

Ceci est un billet pédagogique.

Les gens gueulent à cause des travaux mais ont oublié que c’était bouché avant les travaux. Jusqu’en 2000, ils gueulaient à cause des travaux de l’Avenue d’Italie, dans le prolongement. Ensuite, ils ont ensuite gueulé à cause des travaux de la Porte d’Italie à l’occasion de la construction de la ligne de tramway. Ils ont ensuite gueulé après la construction du centre commercial. Ils gueulent maintenant à cause de la rénovation de la Nationale 7.

Je vais les décevoir : les bouchons à Bicêtre ne sont pas dus aux travaux mais à la Porte d’Italie et plus précisément du premier carrefour, celui où débouche la sortie de l’Autoroute A6 vers le sud de Paris, la Nationale 7 et son prolongement l’Avenue d’Italie, et la sortie « Place d’Italie » du périphérique (dans les deux sens évidemment). Il y a plus de voiture à vouloir passer que ne le permet la taille du carrefour. Parfois, il y a tellement de monde que les quatre files de voiture s’immobilisent mutuellement voir le deuxième joli schéma avec quatre flèches rouges pour le prix d'une qui me rappelle d’ailleurs que j’avais déjà évoqué le sujet ici.

Les bouchons continueront donc après les travaux. Il n’y a pas d’autre solution à part celle de construire un méga échangeur qui permettrait de faire déboucher l’A6 sur l’Avenue d’Italie mais ça ne serait pas joli. Surtout qu’il faudrait construire un deuxième échangeur pour le carrefour plus loin, celui avec le tramway, qui n’est pas piqué des hannetons, non plus.

Revenons à la flèche rouge. Souvent, des clients des bistros me demandent pourquoi il n’y aura une voie de bus que dans le sens de la flèche rouge. Je leur explique : parce qu’il n’y a que dans ce sens là qu’il y a des bouchons.

Ils me répondent alors : ah oui, tiens. Ou autre, on s’en fout.

Cela étant, s’il n’y a un bouchon que dans ce sens là et que, dans l’autre, la circulation est à peu près fluide, c’est la preuve que ce ne sont pas les travaux qui provoquent les ralentissements.

Il fallait que ça soit dit.

21 septembre 2012

Adieu veau, vache, cochon et règle d'or

La loi organique liée à la ratification du Traité machin préparée par le Gouvernement serait rédigée de manière à ce que la règle d'or soit réduite à peau de chagrin. À lire ici.

Bien joué !

Char de location

Quand j'ai réservé ma voiture pour le week-end, j'avais choisi une 308 ou équivalent. Le site web du loueur m'a proposé une Golf pour 7 euros de plus. J'ai accepté : dans la gamme de la Golf, on tombe parfois sur des caisses sympa, comme une DS4 ou une 3008. Et si on tombe sur une Golf, on récupère la différence à la pompe.

Je choisis donc la Golf et le site web me propose une Laguna (ou équivalent) pour moins d'un euro de plus (89 centimes de mémoire).

Et je tombe sur cet espèce de Char de marque Nissan. Je n'arrive pas à me rappeler du nom du modèle ; je n'en avais jamais entendu parler. Je l'ai pris en photo.

Chez le vieux

Cette espèce de vieille outre de Yann Savidan a décidé de prendre sa retraite. Du coup, il a fermé sa boutique et ouvert un nouveau blog. C'est malin ! J'ai quatre bloguerolle à refaire, moi ! Comme si je n'avais que ça à foutre...

Cela étant, on comprend qu'il cesse l'activité démesurée qu'il a eue à une époque. Depuis quelques mois, on le sentait fatigué. Les copines comme Princesse, Marie, Isabelle,... ont confirmé qu'il ne bandait plus. Même Trublyonne qui s'y connaît pourtant en vieux a essayé de le démarrer à la manivelle. Rien à faire. 

Alors, la retraite. C'est ce qu'il y a de mieux. 

De toute manière, en quelques années de blogage politique, il a fait le job avec la bande des copains des leftblogs et tous les autres. La gauche est au pouvoir et je crois qu'il a arrosé ça 

Et il va continuer à le faire !

Y compris causer politique, je suppose. Quand on a pris le virus de faire un billet quand une information vous titille, on ne peut plus arrêter. Et c'est là que ça se corse. On n'a plus un Président excité qui fait trois annonces par jour uniquement pour inspirer les blogueurs. Sans compter qu'avec les socialos au pouvoir, on est obligés de se retenir en commentant l'actualité. Éviter de taper sur notre camp. Alors le matin, on erre, à la recherche d'un sujet pour réagir. Et on ne trouve pas. Ça lasse. 

Du coup, je vais arrêter aussi. 

Non. Je déconne. Trop bavard. 

Et j'ai des Kremlin des Blogs à organiser. On sortira le vieux de l'hospice et on le mettra dans le TGV. Il reviendra à la Comète, pour rigoler avec les copains, en souvenir du bon vieux temps !

20 septembre 2012

Vive la liberté d'expression (au comptoir)

Je suis bien dans mon blog bistro ? Vous êtes sûr ? C’est bon. Je peux me lâcher à propos des blogs politiques et des andouilles qui les fréquentent. D’ailleurs, les blogs politiques sont un peu comme les bistros, j’en parlais la semaine dernière.

Dans les blogs politiques comme dans les bistros, il nous arrive de nous engueuler plus ou moins violemment. L’engueulade ne dure généralement pas. Après on s’ignore, on se déteste et plus souvent, on devient les meilleurs copains du monde.

Se pose la question la question de savoir ce qu’on doit faire quand on est violemment agressé. C’est un peu l’objet du billet de Sarkofrance, ce matin, mais je crois qu’il a oublié un élément très important : quand on se fait agresser, il faut d’abord s’interroger à propos des motifs. C’est très important.

Par exemple, hier, je me suis fait agresser par un type, j’ai du réagir mais, à la base, l’agression était de ma faute. Je l’avais traité d’abruti et il l’a mal pris… Logique… Pourtant, il y a des gens, tel que le vieux et Gildan, que je traite souvent d’abrutis. Ils savent que je n’emploie pas ce mot méchamment mais presque affectivement. Comme imbécile ou andouille. Le lecteur de mon blog politique ne peut effectivement pas le savoir. J’ai fait une connerie, je le reconnais.

J’avais donc plusieurs réactions possibles, à cette agression, après avoir analysé froidement la cause. J’aurais pu, par exemple, formuler des excuses. J’ai choisi autre chose : accepter de discuter avec lui. J’avais un autre choix, l’envoyer chier fermement. Justifier l’utilisation du terme abruti (j’en avais les moyens, il m’avait pourri le fil de discussion d’un billet précédent).

Dans son billet, Sarkofrance cite deux billets de deux blogueurs qui se plaignent d’agression. Je suis mis en cause dans un. Il se trouve que j’étais à l’origine d’une des deux. J’ai agressé quelqu’un. Mais cette fois, je plaide non coupable. C’est pour ça que je dis aujourd’hui que Sarkofrance aurait pu, dans son billet, expliquer que l’agressé devrait réfléchir. Et comme c’est avec des mots qu’on peut fâcher quelqu’un, dans les blogs (et Twitter), se demander sérieusement si mon ire n’était pas parfaitement justifiée.

Dans celui des deux billets lié à mon cas, je suis nommément mis en cause. La personne tente de justifier ses propres agissements. Elle explique par exemple que j’ai des gros racistes dans ma blogroll et qu’ils me manipulent et je ne sais plus quoi. Elle fait d’elle une victime de moi qui serait une victime des gros racistes. Mais on s’en fout. L’important est qu’elle n’a pas analysé la situation.

Sarkofrance, dans son billet, aurait du le rappeler.

Dans les commentaires de son billet, il y a une folle, Euterpe, qui s’en prend violemment à moi. Pour une fois, c’est moi qui suis agressé. Elle ment comme elle respire pour justifier son agression. Du coup, j’analyse froidement ces faits. Pas immédiatement, je prends le temps de penser à autre chose.

La question est : pourquoi je suis agressée ?

Il y a trois raisons.

La première est qu’elle me prend depuis des années pour un gros macho, ce qui est lié au ton que j’emploie sur mon blog et je ne compte pas changer.

La deuxième est qu’elle est folle. C’est de notoriété publique, elle s’est engueulée avec tout le monde dans les blogs. Je crois bien avoir assisté à une escarmouche, avec Olympe, il y a quelques temps.

La troisième est qu’on la laisse faire. Peut-être même au nom de la liberté d’expression, ce qui est très drôle en cette période.

Alors, froidement, je décide d’un plan d’action.

Première action : je laisse un commentaire pour répondre à la deuxième raison. Pour bien prouver aux lecteurs qu’elle est folle et menteuse. Je ne m’abonne pas aux commentaires, je ne veux pas qu’une éventuelle réponse me foute hors de mois, j’ai bistro.

Deuxième action : je viens dans mon blog bistro et je parle de bistro.

Je suis dans mon blog bistro.

Quand un patron de bistro trouve qu’un client s’engueule souvent avec les autres, intervient dans toutes les conversations, raconte n’importe quoi, parle trop fort voire crie, il le vire du bistro.

Il y a différents moyens pour cela mais un patron efficace choisira la seule possible, la violence verbale : « Je ne veux plus te voir ici. » Et s’il revient, viré direct « Je te rappelle que tu es tricard. »

On n'a qu'à dire que c'est au nom de la liberté d'expression des autres clients... Sinon, le bistro va fermer.

Pourrait-on trouver une morale à cette histoire ?

19 septembre 2012

Le rond-point et la folle au gros cul

L'ambiance est un peu à la fête, ce soir, à la Comète ! On a permission de minuit (sauf qu'il faut que je rentre, avant la fermeture, j'ai école demain...).

Tout d'abord, il y a un groupe d'une dizaine de personnes qui avait réservé pour 21h45. Hasard, un autre Groupe est arrivé vers 21h30. Des Italiens. Ce qu'il y a de plus chiant pour un bistro. Mais ne stigmatisons pas.

D'autre part, ils nous refont le rond point. Cette nuit la Nationale est fermée vers le Nord. Demain, c'est vers le Sud. Du coup, avec le vieux Joël nous sommes restés regarder les travaux pendant des heures en oubliant de boire ! Vous trouverez des photos ci-dessous. Pas du vieux et de moi oubliant de boire, des travaux.

Une espèce de grosse machine racle le sol pour enlever 5 cm de bitume. 2 fois (ça fait donc dix centimètres... mais je n'ai pas mesuré). Gros camion est devant pour ramasser le bitume raclé. Un autre machin suit pour balayer et asperger avec de la flotte. D'autres bécanes attendent pour remettre une couche de bitume neuf.

C'est passionnant. On se moque parfois des cantonniers qui n'en glandent pas une, mais quand on voit la synchronisation de ces lascars qui ont deux nuits pour refaire la route autour d'un rond point, c'est impressionnant.

On était dehors avec le vieux quand une très jolie fille mais avec un cul trop large et un chien est venue faire la manche. Je l'ai envoyée chier : j'avais des travaux à regarde. Quand on est revenu temporairement dans le bar (la soif à cause de la poussière), elle était au comptoir en train de boire une bière, de draguer le serveur pour coucher avec lui et de draguer un client pour qu'il lui paye une bière.

Le chien était charmant, la fille très mignonne mais son cul vraiment trop gros. Je ne raconte pas ce détail pour être abject, n'étant pas, moi même, maigrichon, mais c'était étrange. Sur une des photos elle est assise en terrasse.

Elle a commencé à se déplacer dans tous les coins de la salle, du groupe des Italiens qu'il ne faut pas stigmatiser mais qui ont degueulassé toute la salle au groupe des normaux. Elle voulait de faire payer des bières et des cigarettes. Guillaume, le serveur, étant nouveau dans la maison, je me préparais à intervenir mais il a parfaitement géré la situation.

Toujours est-il qu'il est 22h40 et que j'ai l'impression qu'il est 20h40.

D'ailleurs, vous m'avez déjà vu faire un billet à texte à cette heure ci ?

Le client a fini à payer une bière à la jeune cliente au gros cul, espérant sans doute une récompense que je vous laisse imaginer. Il a vu qu'elle draguait Guillaume.

Je veux bien être féministe mais les femmes manquent quand même parfois de psychologie.

Guillaume a refusé de servir un troisième verre. Elle est partie avec son cul et son chien.

Les Italiens sont partis sans laisser de pourboire.

Le groupe qui avait réservé est toujours là.

Je vais rentrer. Les travaux sur la nationale continueront bien sans moi.

Le gros Loïc est de retour !