Dans son
dernier billet, Gaël nous raconte un festnoz auquel il a participé il y a
une dizaine d’années (un prétexte pour aller à la buvette). Je fois avouer que
j’ai horreur de ça. Je trouve ça absolument horripilant : la musique est à
chier. Je pourrais en rajouter « politiquement » : quand un môme
qui passe ses journées à écouter de la musique moderne se met à fréquenter les
festnoz, il y a un côté nationaliste qui me déplait. On se demande si des
traditions idiotes ne sont pas maintenues en vie artificiellement.
N’épiloguons pas. Je préfère ce genre de tradition que celle
de lascar tuant des taureaux au nom de la
tradition.
Toujours est-il qu’en lisant le billet de Gaël quelques
anecdotes dégueulasse me sont revenues en mémoire. Le tout date de plus de 15
ans.
Je ne vais dans des festnoz que quand je suis obligé (du
style : faire le service ou servir de chauffeur).
Première anecdote
Là, je vais parler de vomi. Ca tombe bien, c’est Gaël qui m’inspire
le billet. C’était probablement en 1997.
Une association avait organisé un festnoz au Huelgoat, à 90
km de Loudéac par des routes sinueuses. Avec des copains, nous devions assurer le
service à la buvette jusqu’à une heure du matin. Compte tenu de la route, je n’avais
pas bu une goute d’alcool.
A l’époque, j’avais ma ZX Volcane 2.0. Une petite bombe et,
évidemment, au retour, il n’y avait aucun risque de tomber sur un radar. Je m’étais
lâché. A cette époque, j’étais un jeune con.
Un jeune membre de l’Association (17 ans) était à l’arrière.
Il n’a pas supporté le voyage et a eu envie de vomir (il n’avait pas bu non
plus, quand on me confie la garde de mineurs, je ne fais pas le con). « Nicolas, Arrête toi au plus vite, je vais vomir. »
J’ai ralenti pour éviter les risques mais dans la nuit, je ne trouvais pas d’endroit
pour me garer. Ca a donc duré plusieurs minutes. Je trouve. Je m’arrête. Je
sors de la voiture, je lève le dossier du siège pour qu’il puisse sortir (c’était
une trois porte). Trop tard.
Je vous passe le détail.
J’arrive à Loudéac, je dépose les gens chez eux et je rentre
me coucher. C’était le samedi, un week-end de trois jours. Le lendemain, j’avais
oublié l’anecdote. Je n’avais aucune raison de prendre la voiture avant le
lundi, pour rentrer à Paris.
Il faisait très chaud.
Au moment de prendre la voiture, le lundi soir, je me suis
rendu compte que j’avais oublié de laver. Le vomi avait séché. L’odeur était
infernale mais il me fallait quand même rentrer à Paris.
J’aime bien raconter des histoires de vomi dans mon blog.
Deuxième anecdote
C’était quelques années avant, avec la même association. Nous
avions un événement à fêter et nous avions laissé les plus jeunes organiser la
soirée. Ils avaient décidé d’aller à un festnoz. Avec mon copain Gilles, nous
avons accepté de les suivre. Arrivé sur place, nous nous sommes posés à la
buvette et nous avons sympathisé avec le barman.
A la tienne, à la mienne. Le gars commençait à être fin
saoul. Ce n’est qu’au bout de plusieurs heures que nous nous sommes rendus
compte qu’il sortait son machin périodiquement et pissait dans l’évier prévu
pour laver les verres (ce n’est pas grave, le service était fait dans des
gobelets en plastique).
J’aime bien raconter des histoires de bite et de pisse dans
mon blog.
Troisième anecdote
A peu près à la même époque, une jeune qui était avec nous
(19 ou 20 ans) me demande les clés de ma voiture parce qu’elle avait oublié
quelque chose dedans. La voiture étant un peu loin, un copain à elle l’a
accompagné.
Ce n’est que quand j’ai commencé à m’inquiéter pour mes clés
ne les revoyant pas revenir au bout de cinq minutes que j’ai compris ce qu’il
voulait faire de ma voiture.
J’aime bien raconter des histoires de cul dans mon blog.
Je n’aime pas les festnoz.










