25 août 2014

Les cougars du Constantinople

De retour de Bretagne, je suis arrivé vers 14 heures à Bicêtre, hier, et me suis arrêté à la Comète, envahis moi par la faim et elle par quelques copains. Le demi apéritif bu, j'ai déjeuné et, chose étrange, je n'avais pas faim. Une sieste à la maison et me voilà affamé vers 19h. Je sors. La Comète n’était pas encore fermée, Jean-Claude, le serveur avait seulement commencé à ranger la terrasse. Le vieux Joël était au comptoir avec Ali et Marcel Le Fiacre. Quatre dames (disons entre 55 et 70 ans) étaient en terrasse à boire du Champagne. Deux étant des "copines", je vais les saluer. Je mets copine entre guillemets. Disons qu'à force de faire la fermeture du bistro plusieurs fois par mois ensemble, une vraie sympathie s'est installée.

Le décor est planté.

Jean-Claude continue ce qu'il a à faire. Moi aussi. Les copains partent. Les filles s'en vont seules ou par deux, reviennent, repartent,... Je finis par me retrouver seul avec Jean-Claude. Tiens ! Il faut que je vous parle de lui. 60 65 ans. 110 120 kilos. Obsédé par le cul et par le rugby. Fêtard invétéré. Je décide d'aller dîner au Constantinople mais d'attendre la fin du ménage : j'ai horreur de laisser le loufiat tout seul.

Il commence à ronchonner : faut que je me dépêche, les vieilles m'attendent au Constantinople. Au fait, ça te dit de te joindre à nous ?

C'est comme ça que je me suis retrouvé attablé avec quatre « anciennes » et un vieux loufiat.

Le Constantinople est comme son nom l'indique un restaurant grec qui vend de la bouffe turque. Près de l'entrée, ils font des trucs (kebabs,...) à emporter. Il y a toujours une foule incroyable. Quand on arrive à la traverser, on se retrouve dans une salle très sympathique, "reposante", assez grande (60 places ?). Il y avait hier une vingtaine de personnes attablées. La bouffe est sans intérêt (viande grillée avec toujours le même accompagnement : frites surgelées, boulgour, salade, oignons, tomates,..). Le pinard est mauvais. Les serveuses sont mignonnes et efficaces. Le service est rapide. En principe, je n’y mange que tout seul quand je n’ai pas envie de rester à la maison. Il y a une quinzaine d’années, on y allait parfois, avec des potes. Hips…


Quand nous sommes arrivées, il manquait une des dames. Elle était partie ramener son petit chien à la maison. Oui, je sais, j’aurais dû préciser plus tôt qu’il y avait un petit chien pour mieux décrire la première scène.

Les trois restantes avaient commandé leurs entrées mais elles n’avaient pas faim. Du coup, avec Jean-Claude, on s’est partagé trois entrées. Elles sont très bonnes, je ne savais pas. Sauf qu’elles sont pleines de tomates, ce qui m’oblige à faire le tri.

Elles avaient commandé une bouteille de rosé turc (quelle idée !). Mais elle ne l’avait pas trouvé bon. Avec Jean-Claude…

La quatrième est revenue. On a commandé les plats (des brochettes d’agneau pour moi). Les dames n’avaient pas fin. Elles ont mangé la salade et les tomates. Avec Jean-Claude, on a mangé la viande. On a commandé une bouteille de vin français. Elles ont pris leur dose.

A 23 heures, je les ai laissés…

Ca ne m’étonnerait pas que Jean-Claude ait terminé chez l’une d’elle. Celle avec des lunettes, je parie.

Les cougars de Bicêtre.



24 août 2014

Brèves de comptoir... normales

Deux clients s'assoient en terrasse de la Comète (je suis près du comptoir à trois mètres d'eux). Le serveur prend la commande et la retransmet au barman qui demande : "des cafés normaux ou allongés ? Je les connais ces cons-là."  

Le serveur va donc leur demander : "des cafés normaux ?"

L'un d'eux : "non, normal". 

22 août 2014

Arradon


Une photo en direct de la terrasse de l'Abri côtier à Arradon. Un temps mitigé, aujourd'hui, contrairement à hier (mais j'avais eu le flemme de venir). 

Comme l'an dernier, fin des vacances dans le sud du Morbihan, en famille (sauf pendant les heures de bistro). 

19 août 2014

Je ne savais pas que je pouvais encore pleurer

J'ai déjeuné avec un vieux copain de blog mais je ne sais plus quel est son pseudo officiel. Ça m'a fait très plaisir de le revoir et j'espère qu'il reviendra bientôt. Peu importe. Il est parti et je suis allé faire des courses. Finalement, je suis allé boire un verre à la Comète avant d'aller faire une sieste bien méritée. Mon iPhone sonne. Je regarde. C'était Émilie. Je décroche. C'est Jim qui me répond. Mon pote Jim. Son mec. 

Il m'appelait pour annoncer la mort d'Emilie, cette nuit. Elle n'avait pas 30 ans et je chiale comme une madeleine. 

18 août 2014

Souvenir de blogage

Ce blog a été créé fin 2005, quelques mois avant mon blog politique. J'y diffusais quelques conneries pour rigoler. J'ignorais alors tout des blogs et les idioties qui vont avec, notamment les abrutis qui ne se sentent plus pisser dès lors qu'ils ont plus de quatre lecteurs. Après Twitter est arrivé et les connards de sont multipliés, se croyant plus important que tout le monde. Comme cette connasse, tiens :



J'avais deux commentateurs : Detoutderien et Sarkoprout (qui a changé de nom depuis). Rapidement, j'en ai eu deux de plus : Eric Mainville et Filaplomb. Après, j'ai eu Didier Goux qui finit par devenir mon troll officiel, agréé par la fédération. 

Mais revenons à Filaplomb. Il commentait tous mes billets ou presque et m'énervait, notamment par le fait que je ne savais pas qui était ce type, contrairement aux autres (je connaissais Gaël, j'ai rapidement su qui était Sarkoprout, j'aimais beaucoup le blog d'Eric et ai fini par rencontrer le lascar, Didier étant arrivé plus tard). 

Filaplomb avait un blog, même plusieurs, mais je n'y accrochais pas. Trop travaillés. Je rédigeais rapidement mes billets pour rigoler et j'avais en face de moi ce type qui travaillait ses billets. C'était d'ailleurs, à vue de nez, le dernier à le faire. J'ai bien connu d'autres blogueurs travaillant depuis, mais avec un style beaucoup plus ampoulé. Le genre de crétins qui se croient les meilleurs rédacteurs du monde. Je les ai souvent revus après, notamment quand mon blog politique est devenu premier d'un classement à la con. Ils étaient jaloux comme des espèces de gamins qu'ils étaient : comment le gros qui écrit comme un cochon est premier, c'est lamentable, j'écris bien mieux que lui. 

Filaplomb n'était pas des leurs. Il commentait par sympathie et parce qu'il aimait bien mes conneries. Alors je commentais chez lui par politesse mais aussi parce que j'avais appris à apprécier ses textes. Nous sommes vite devenu les meilleurs amis du monde. Je suis allé le voir pendant mes vacances et tout ça. 

C'est, finalement, lui qui m'a fait comprendre les blogs et cette notion de réseau social. Laisser un commentaire anodin pour dire qu'on avait apprécié mais aussi pour dire "bonjour". 

Récemment, j'ai rencontré Nancy, une blogueuse que je connais depuis 2008 ou 2009. Rien à voir avec Filaplomb, mais le même esprit que lui, l'esprit du réseau social ! On commente et on s'en va. Depuis quelques temps, je commente moins, je n'ai pas le temps. Je ne compte plus les vrais amis que j'ai eus avec les réseaux sociaux et ne citerait donc personne de plus pour ne pas en oublier mais je regrette de commenter moins et de les voir moins. 

Récemment (bis), j'ai eu une engueulade avec un blogueur que je croyais ami. Ça m'a fait mal. Très mal. J'ai bien eu envie de quitter les Leftblogs. Je ne l'ai pas fait. J'y ai trop d'amis. Ce type mérite le mépris. Le plus profond. Je dois reconnaître que je n'ai pas compris le fait de ne pas avoir plus de soutiens. Je garde des munitions. 

Toujours est-il que c'est Filaplomb qui m'a fait découvrir une facettes des blogs : l'art de commenter. L'essence des blogs. 

17 août 2014

L'origine de la famille

Hier, j’évoquais dans le blog politique une partie de l’histoire familiale : comment la famille Jégou a-t-elle finit par atterrir à Loudéac ? Je vais résumer… Mon grand-père maternel, Sommier, était originaire de villages plus ou moins proches de Loudéac (Saint Thélo, Merléac, Uzel, Trévé…). Pendant la guerre, alors qu’il était malade, ma grand-mère qui bossait à la poste a réussi à avoir sa mutation à la grande ville du coin. Le hasard a fait le reste.

Ce matin, je relisais mon billet et me disais qu’on en savait assez peu, en fait, de l’histoire de la famille, faute de biographe… La mémoire s’éteint de génération en génération au profit de l’écriture d’une nouvelle page. Toute la famille de mon père est d’origine de la région de Paimpol dans cette région que connaissent si bien mes compères blogueurs Yann et Lolobobo.

La branche Jégou semble venir de Plouha. Du côté du père de la mère de mon père (les Le Lousse), les origines semblent être vers Quintin ou Guingamp. Du côté de la mère de la mère de mon père (les Le Floch), tout le monde ou presque vient de Plourivo.

Toute la famille de ma grand-mère maternelle vient du Sud Finistère. La branche Péron (avec une variante Perron mais l’origine est probablement Pédron, deux ancêtres ou deux curés auraient fait des fautes mais différentes dans les registres…Un peu plus tard, on trouve aussi des Perrot), c’est-à-dire le père de ma grand-mère maternelle vient d’un patelin qui s’appelle « Le Trévoux », près de Quimperlé.

Quand je dis toute, c’est toute ! Point. Du moins, aussi loin que mon père qui faisait de la généalogie a pu remonter. Quand il y a une vague de xénophobie, en France, on voit toujours des slogans du genre : « on est tous des enfants d’immigrés ». Le message est clair : nous avons tous un parent, un grand-parent, un arrière-grand-parent,… qui est venu en France grâce à une vague d’immigration. L’immigration est donc bonne.

Pas moi. Tous mes ascendants sont nés en Bretagne. Les seules à avoir fait des incartades sont ma mère et la sienne, nées dans le 44, parce que leurs parents étaient fonctionnaires. Tous les autres sont d’authentiques Bretons. Dans une des branches, il est même remonté jusqu’à 1605, en ligne droite, la lignée Jégou. Mon aïeul, qui se prénommait François comme tous ses descendants « de la lignée » sauf mon père (sa sœur s’appelant Françoise). Mon frère a repris le flambeau. Ce premier François Jégou fricotait avec la noblesse : il était écuyer.

Vous ne savez pas ce qu’est un écuyer. C’est un gentilhomme au service d’un chevalier. Il peut-être anobli. J’ignore si celui-ci l’a été. De toute manière, nous ne sommes pas descendants des fils ainés de tous ces braves gens mais de ceux qui s’appelaient François. Je ne suis pas noble. Je vais au bistro avec le peuple.  Le pire c’est que quand je pense à « écuyer », je ne peux pas m’empêcher de voir un type en pantalon moule-burnes grotesque. Ca doit venir d’un film à la con.

Je vous ai sorti le nom de naissance de quatre grands-parents. Pour la génération précédente, je connais le nom des pères des quatre mais je connais qu’un seul nom « d’une mère » (Le Floch), parce que j’ai connu mon arrière-grand-mère. C’est étrange, il m’en manque trois…


Et vous ? Vous vous en rappelez ? 

16 août 2014

Homophobie de comptoir

Un jeune noir efféminé rentre à l'Aéro. "Bonjour monsieur, vous pouvez me mettre un coca en terrasse ?"  Le patron : "bien sûr monsieur." Moi, par réflexe : "Monsieur ?"

J'étais parfaitement sincère. Quand il était assis avec ses potes, je pensais réellement que c'était une jeune fille très charmante mais trop jeune pour que je puisse lui accorder un regard. C'est quand il s'est levé pour passer sa commande que j'ai eu un doute. Enfin non, pas de doute. Mais ma connerie était prête. 

Et c'est quand j'ai vu les Kabyles du comptoir rigoler de mes propos en regardant son cul que j'ai compris que mon doute était bon. Et me suis rappelé qu'on ne pouvait pas rigoler avec tout le monde. 

Ils sont cons, ces Kabyles de comptoir. 

15 août 2014

Tours rapide

Premier hôtel : "ah non, nous sommes complets, monsieur". Deuxième hôtel : "ah non, monsieur, nous n'avons plus une chambre de libre, d'ailleurs vous n'en trouverez pas à Tours, il faut au minimum aller à Saumur ou à Blois". Je n'ai absolument rien contre ces patelins mais l'objet de ma deuxième soirée à Tours était de la passer chez @JM37000, à l'Epée Royale, place Plumereau... Je ne pouvais quand même pas passer une deuxième soirée chez Gaël, il se serait senti obligé de m'accompagner et son épouse n'aurait pas du tout apprécié. 

Une seule solution : aller boire une bière avec Gaël pour réfléchir à la situation. Il a pris un Perrier... Je consulte internet : il parait que l'offre d'hôtel est satisfaisante à Tours mais il semblerait que les agences de voyage se soient donnés le mot pour organiser des séjours "dans les châteaux de La Loire" en cette période... Depuis que le Tramway est opérationnel, ces clowns préfèrent faire séjourner les touristes dans ce trou.

J'ai alors envisagé de prendre un TGV vers 21 ou 22 heures, ce soir, pour rentrer à Paris, mais je ne le sentais pas. J'ai donc pris le premier train. J'ai d'ailleurs failli ne pas pouvoir monter dedans à Saint-Pierre-des-Corps, tellement il y avait demande et tant la marche est haute ! Elle est bien à 40 centimètres. Je me demande comment font les personnes âgées et les LMR (Lascars à Mobilité Réduite). 

J'arrive à Bicêtre : la Comète est fermée pour le 15 août.

Hop ! A la sieste !

Ces vacances sont quand même particulières même si j'adore ce rythme... J'ai loupé mon premier voyage, prévu chez Trublyonne, à Lyon.

Je vous explique : j'ai les doigts qui me démangent n'ayant rien foutu dans les blogs depuis une semaine. Il y a deux semaines, je devais passer le week-end en Bretagne mais j'ai trop tardé à m'organiser : n'ayant pas prévenu la famille, ça aurait été un peu le bordel. Du coup, je me suis dit : hop, t'as qu'à y aller mardi ou mercredi. Et j'ai encore tardé, je suis parti le jeudi et je suis revenu à Paris le lundi. Pendant le week-end, j'ai prévenu Trublyonne que je comptais passer à Lyon le mardi ou le mercredi... Elle a été très polie et ne m'a pas dit ce qu'elle avait sur le cœur, à savoir, probablement : hé ho connard c'est la semaine dernière que tu devais passer.

J'avais laissé filer une semaine de vacances, à pratiquer mes activités favorites : dormir, glander dans les blogs, aller prendre l'apéro à l'Amandine, déjeuner à La Comète, faire la sieste, aller faire un tour et rejoindre les copains à la Comète, ce que j'ai fait du samedi au mercredi puis du mardi au jeudi.

Bien décidé à aller à Tours, j'ai donc contacté Gaël par les blogs interposés : salut, je passe ce week-end... Il a été très poli et ne m'a pas dit ce qu'il avait probablement sur le cœur à savoir, probablement : hé ho, connard c'est le week-end dernier que tu devais passer. Il m'a donc répondu : bon ben t'as qu'à venir demain, après je ne peux plus...

C'est tout moi : j'ai déjà annulé deux trucs mais je suis en retard d'une semaine pour mes vacances puisque je comptais passer une petite semaine en Bretagne... On verra mardi ou mercredi.

J'ai une sieste à faire avant d'aller à l'Aéro.

Soirée diapo

14 août 2014

Un petit Tours

Me voilà dans le TGV en partance pour Saint Pierre des Corps pour aller boire un coup chez @detoutderien. J'imagine les premiers mots de sa chère et tendre, demain matin : mais vous étiez saouls ! 

Il a une femme très perspicace. 

Programme de la soirée : repas arrosé. 
Programme de demain : trouver un hôtel.
Programme de demain soir : boire un coup à l'Epée Royale.

Ça me va bien.