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20 août 2015

La paix du Golfe

Ce que j'aime à Baden, c'est aussi ce calme qui règne le matin. Le silence n'est pas absolu. Les oiseaux (moineaux, mouettes voire coucous) s'en donnent à cœur joie et on entend quelques moteurs de bateaux sur le golfe du Morbihan, probablement quelques pêcheurs qui vont remonter les filets et les casiers, voire quelques vedettes promenant les touristes de Vannes à Auray, via l'Ile aux Moines, Locmariaquer et Port Navalo.

Cela fait quelques années, quelques décennies, que les haies des voisins, les arbres, poussant irrémédiablement nous ont pris la vue... imprenable que nous avions sur l'entrée du Golfe et la Rivière d'Auray, sans compter les maisons construites soit par des gens du coins, des Vannetais en quête de tranquillité ou des touristes Parisien se croyant chez eux. Nous avions cette maison au cœur de la campagne, à 200 mètres de la mer, à une époque où les vacanciers préféraient acquérir des studios à Damgan, Carnac voire La Baule.

Quand nous étions petits, nous n'aimions pas vraiment ce calme qui se traduit par l'absence de vent, nous empêchant de sauter sur nos dériveurs ou nos planches à voile. 30 ou 40 ans après, je préfère presque ces matinées, en terrasse, à tapoter des âneries sur un clavier en écoutant l'absence de silence.

Un petit avion de tourisme vient de nous passer au dessus de la tête. Peut-être le pilote veut-il aussi profiter du calme ? Je ne sais pas d'où il est parti ? D'un petit aérodrome vers Quiberon ? Le bruit qu'il peut faire ne dérange pas. Ce type est peinard, là-haut, probablement aussi seul dans son monde que moi à ma terrasse, attendant le retour de la voiture pour aller faire mon tour : un rapide passage près de la grève, un tour dans la campagne, un passage à Larmor-Baden, à Port-Blanc et une pause à Arradon. On y voit les touristes ou les andouilles comme moi qui préparent leur journée, nettoyant les bateaux, les mettant à l'eau,...

Les écoles de voiles ont commencé plus tôt. Les Optimiste seront sur l'eau avec des mômes heureux de jouer au capitaine. Ces fourbes moniteurs et parents profitent de l'absence de vent pour leur enseigner les rudiments de la voile, le comble. Peut-être espèrent-ils en faire des marins célèbres ou, plus simplement, leur apprendre le meilleur loisir qui soit après un séjour au comptoir : rester sur l'eau, naviguer au gré du vent ?

L'après-midi, tout change. Le vent se lève. Le soleil devient moins supportable, à la maison (pas aujourd'hui, probablement, la météo n'est pas avec nous). Les familles amènent les gamins à la plage où ils commencent à brailler en faisant des châteaux de sable sans intérêt. La mer est haute, ce matin. Cette après-midi elle sera basse, les ados ne pourront plus naviguer sur le golfe sans porter leurs engins pendant une centaine de mètres sur la vase. Quelle frustration quand nous étions plus jeunes ! Des journées gâchées à cause de cette imbécile de lune qui n'a pas compris qu'elle pourrait baser son rythme de rotation pour que la marée basse tombe quand il n'y a pas de vent.

Depuis 25 ou 30 ans, je ne fais plus de voile, je n'ai plus ces loisirs d'eau salée. Ce n'est pas qu'une question d'âge mais les vacances sont courtes : un bateau et l'équipement s'entretiennent... Parfois, je me mets à rêver que la bande de gamins que nous étions se reconstitue, que l'un sorte son bateau et que nous foncions sur l'eau mais peut-être se passe-t-il quelque chose vers 22 ou 23 ans, quand on se rend compte que cette liberté presque totale que nous avons sur une planche à voile est éphémère, qu'il faudra bien rentrer à la maison, laver les voiles, ranger le matériel et reprendre le travail, le métro,...

C'est peut-être, pourtant, ce que je recherche, en enfourchant la voiture et en faisant le tour des plages, des embarcadères,... Retrouver cette liberté offerte par la voile, la seule contrainte étant de ne pas se laisser entraîner dans des galères comme des courants fréquents dans le golfe ou le vent qui refuse immodérément de vous laisser rentrer, le bonheur étant de découvrir des havres de paix, fréquentés par des braves gens qui ne pensent qu'à se faire des souvenirs, ceux que vous gardez de votre jeunesse.

14 août 2015

Bruine

Bien reposé au bout de ces deux semaines de vacances, je me lève vers 8h30. Ma mère se préparait à aller faire les courses. Nous discutons vaguement et elle me dit "il bruine un peu". Je regarde par la fenêtre et, effectivement, ce n'est pas la lueur du soleil qui risquait de nous faire du mal, aujourd'hui. Je finis mon café, elle s'en va. Avant de faire mes ablutions qui se traduiront par une heure dans la baignoire à relire Echo Park de Connelly, je me décide à aller sur le pas de la porte mesurer le niveau de la bruine en question.

Cela confirme la notion toute relative du temps qu'il fait de la part des Bretons : la "bruine un peu" semble le dernier niveau avant "la bruine beaucoup" qui se traduirait par "le déluge" dans tout ancien testament digne de ce nom.

06 août 2015

Routine aoûtienne

S’il y a un truc que j’aime bien, pour mes vacances en août, c’est rester quelques jours, chez moi, à ne rien faire, contrairement à une majorité de nos concitoyens qui ne pensent qu’à partir, comme si l’objectif premier des vacances est de foncer dans les bouchons afin de ne pas perdre une demi-journée d’une nuit de camping, si je puis me permettre. Tiens ! Si j’étais un politicien, je proposerais d’interdire aux professionnels du tourisme d’imposer des périodes de réservation. Pourquoi les gens seraient-ils obligés de réserver exactement deux semaines alors qu’ils seraient bien plus contents de partir le lundi et de revenir le vendredi, ce qui leur permettrait de souffler un peu ? J’imagine la tête de ces professionnels !

Tous les ans, je tombe sur des types qui me demande : « ha mais tu n’es pas en vacances ? » puis « ben tu ne pars pas ? » avec quelques variantes. Selon les époques, ils m’énervent, me désespèrent ou m’amuse, depuis très longtemps. Je me rappelle de ces années où j’allais une fois par semaine à Brest, en avion, très souvent chez ma mère, faisait le tour des blogueurs. Je me rappelle de cette année où j’avais commencé mes vacances par une visite en Bretagne, un tour à Tours, une virée à Toulouse, probablement un passage dans le Gard et un week-end en Belgique. Et quand je trainais à Bicêtre, les gens me trouvaient casaniers.

Cette année, au bout d’une semaine de vacances, j’aurais probablement fait environ 1500 km mais je traine à Bicêtre. Mon rythme, c’est sortie vers 12h30, retour vers 16h… Je fais mon petit tour : l’Amandine, la Comète et j’arrive vers 13h30 à la Comète. J’attends la fin du service avant de déjeuner, souvent juste en même temps que le personnel pour ne pas trop faire chier le personnel. Et j’observe l’activité, leur boulot, cette espèce de routine qui s’installe après le rush du midi. Le barman, Christian, fait sa cave (comprendre : réalimente les frigos du bar pour permettre à ceux du soir d’avoir de la marchandise). Fred prend le relai au comptoir, il balaye devant, Pascal range la terrasse et le patron finit les encaissements. Ceux qui finissent à 16 heures se dépêchent mais, au fond, ont envie de décompresser. Ceux qui sont du soir et qui partiront à 23 heures sont peinards, un peu d’angoisse : est-ce qu’ils vont faire du chiffre dans de bonnes conditions ?

Ils se dépêchent, disais-je, mais on a l’impression qu’ils prennent leur temps, qu’ils le perdent, presque. Les uns et les autres déjeunent. Il n’y a rien à faire, ou presque, mais le travail n’avance pas. Ils s’agitent lentement.

Une routine que je redécouvre à chaque mois d’août.


Djibril arrive. Depuis qu’il a des horaires décalés, je ne le vois plus le soir (soit il travaille, soit il embauche à 5 heures le lendemain). Il fait ses courses chez Leclerc puis nous prenons un dernier verre, comme si nous étions nous-mêmes pressés, puis je vais faire la sieste comme si j’étais fatigué de n’avoir rien fait. 

15 août 2014

Tours rapide

Premier hôtel : "ah non, nous sommes complets, monsieur". Deuxième hôtel : "ah non, monsieur, nous n'avons plus une chambre de libre, d'ailleurs vous n'en trouverez pas à Tours, il faut au minimum aller à Saumur ou à Blois". Je n'ai absolument rien contre ces patelins mais l'objet de ma deuxième soirée à Tours était de la passer chez @JM37000, à l'Epée Royale, place Plumereau... Je ne pouvais quand même pas passer une deuxième soirée chez Gaël, il se serait senti obligé de m'accompagner et son épouse n'aurait pas du tout apprécié. 

Une seule solution : aller boire une bière avec Gaël pour réfléchir à la situation. Il a pris un Perrier... Je consulte internet : il parait que l'offre d'hôtel est satisfaisante à Tours mais il semblerait que les agences de voyage se soient donnés le mot pour organiser des séjours "dans les châteaux de La Loire" en cette période... Depuis que le Tramway est opérationnel, ces clowns préfèrent faire séjourner les touristes dans ce trou.

J'ai alors envisagé de prendre un TGV vers 21 ou 22 heures, ce soir, pour rentrer à Paris, mais je ne le sentais pas. J'ai donc pris le premier train. J'ai d'ailleurs failli ne pas pouvoir monter dedans à Saint-Pierre-des-Corps, tellement il y avait demande et tant la marche est haute ! Elle est bien à 40 centimètres. Je me demande comment font les personnes âgées et les LMR (Lascars à Mobilité Réduite). 

J'arrive à Bicêtre : la Comète est fermée pour le 15 août.

Hop ! A la sieste !

Ces vacances sont quand même particulières même si j'adore ce rythme... J'ai loupé mon premier voyage, prévu chez Trublyonne, à Lyon.

Je vous explique : j'ai les doigts qui me démangent n'ayant rien foutu dans les blogs depuis une semaine. Il y a deux semaines, je devais passer le week-end en Bretagne mais j'ai trop tardé à m'organiser : n'ayant pas prévenu la famille, ça aurait été un peu le bordel. Du coup, je me suis dit : hop, t'as qu'à y aller mardi ou mercredi. Et j'ai encore tardé, je suis parti le jeudi et je suis revenu à Paris le lundi. Pendant le week-end, j'ai prévenu Trublyonne que je comptais passer à Lyon le mardi ou le mercredi... Elle a été très polie et ne m'a pas dit ce qu'elle avait sur le cœur, à savoir, probablement : hé ho connard c'est la semaine dernière que tu devais passer.

J'avais laissé filer une semaine de vacances, à pratiquer mes activités favorites : dormir, glander dans les blogs, aller prendre l'apéro à l'Amandine, déjeuner à La Comète, faire la sieste, aller faire un tour et rejoindre les copains à la Comète, ce que j'ai fait du samedi au mercredi puis du mardi au jeudi.

Bien décidé à aller à Tours, j'ai donc contacté Gaël par les blogs interposés : salut, je passe ce week-end... Il a été très poli et ne m'a pas dit ce qu'il avait probablement sur le cœur à savoir, probablement : hé ho, connard c'est le week-end dernier que tu devais passer. Il m'a donc répondu : bon ben t'as qu'à venir demain, après je ne peux plus...

C'est tout moi : j'ai déjà annulé deux trucs mais je suis en retard d'une semaine pour mes vacances puisque je comptais passer une petite semaine en Bretagne... On verra mardi ou mercredi.

J'ai une sieste à faire avant d'aller à l'Aéro.

02 septembre 2013

Reprise

Je bats des records : j’ai réussi à lire les 75 mails (hors mails de service quotidiens), ce qui est relativement peu, en 25 minutes. C’est le problème de la rentrée : on reçoit plein d’informations en même temps et on n’arrive pas à voir ce qui est important…

C’est la rentrée ! Je me suis très bien remis : il est très facile de recommencer à faire la gueule dans le métro et je me demande pourquoi les touristes sont surpris.

Aux collègues de travail qui me demandent « ça va ? », je réponds : « Non ». Ca, c’est fait ! Pas un seul d’entre eux n’a remarqué que j’avais une cravate (neuve), une veste (neuve), des pompes normales (neuves) après le laisser aller de juin et de juillet. C’est rageant. On se demande à quoi ça sert d’aller bosser.

N.B. : Ayant torpillé le forfait 3G de l'iPhone, il est fort peu probable que je réponde aux commentaires du blog politique pendant la semaine, sauf le soir, ayant retrouvé le sécurisant Wifi de la Comète. De même, adieu Facebook et, presque, Twitter... Il me reste quelque chose comme 50 Mo pour finir la semaine.

03 août 2012

Préparer ses vacances

Petit 1 : réserver la voiture.

Petit 2 : voir ce qu'on fait.

Petit 3 : confirmer aux Lyonnais ma visite mercredi.

Petit 4 : envoyer un mail au Canton.

Petit 5 : passer le week-end à Bicêtre pour se reposer.

Petit 6 : prendre la voiture lundi et se casser dans le sud.

Petit 7 : être mardi soir chez FalconHill.

Petit 8 : se faire héberger par Tryblyonne le mercredi.

Petit 9 : après on verra. J'irai bien en Thaïlande mais en voiture, ça fait un peu loin.

Petit 10 : rendre la voiture ou prolonger la location.

24 décembre 2011

Etape 1 : de Bicêtre à La Rochelle

Tout avait très mal commencé. Je me suis levé, hier, du pied gauche, la tête dans le cul comme si j’avais pris une cuite la veille ce qui n’était même pas le cas, la patron de la Comète peut en témoigner. Je suis resté faire le con sur Internet puis je me suis lancé dans la rédaction d’un billet à chier et trop long pour le blog politique. Quand j’ai émergé, j’avais une bonne heure de retard sur l’horaire habituel.

Il fallait que je commence à me dépêcher pour récupérer la voiture de location et là, deuxième désillusion : c’était une 206+ (j’en avais déjà eue une et j’avais d’ailleurs fait un billet parce que j’ignorais que ça existait). Normalement, je prends des voitures de la catégorie au dessus (sans compter qu’ils me donnent souvent une voiture « encore au dessus »). La politique tarifaire des compagnies de location est ainsi faite que la gamme de voitures que je prends habituellement est très demandée par les familles pour les vacances de Noël, ils augmentent les tarifs temporairement (j’ai donc pris la plus chère des pas chères comme à chaque fois et je suis tombé sur une catégorie au dessous).
Ensuite, il m’a fallu une bonne heure pour sortir de Paris et on a roulé au pas jusqu’à Orléans. Ensuite, ça allait mieux jusqu’à Tours, mais j’étais trop en retard pour m’arrêter voir les copains. Après, la circulation était assez dense, il a commencé à faire nuit et à pleuvoir : l’horreur.
J’ai pourtant décidé de continuer jusqu’à la Rochelle.
A un moment, j’ai vu une sortie pour « Cognac ». Je me suis dit alors que j’avais bien roulé, finalement… jusqu’à ce que je me rende compte que j’aurais du sortir bien avant et que j’avais loupé la sortie.  Je suis donc allé jusqu’à Saintes… et suis arrivée à la Rochelle sous une pluie battante, dans la nuit, par un itinéraire que je ne connaissais pas.
Bilan des courses : 8 heures pour faire Place d’Italie - la Rochelle, contre 5 heures, normalement (6 heures avec les pauses Twitter).
Ce matin, il fait un temps splendide. Je suis allé faire les dernières courses de Noël dans le centre ville et j’ai pris le temps de prendre une photo.

Tout va donc pour le mieux ! Surtout que la dernière fois que je suis venu ici, il y avait des socialos partout.
Mais c’est marée basse. Contrairement à ce soir où ça va être marée haute dans beaucoup de foyers français.

Bon réveillon !

05 août 2011

Tu pars où en vacances ?

« Tu pars où en vacances ? » : telle est la question rituelle qu’on nous pose en cette période, notamment au bureau. Je n’en sais rien. Je sais que je suis en vacances pour trois semaines à partir de ce soir. Outre le fait que je me demande bien ce qu’ils en ont à cirer de savoir où je vais, à part la sympathique, le fait que les gens assimilent les vacances à un départ m’a toujours amusé.

Ils sont donc si mal dans leur pavillon de banlieue ? Ils vont se précipiter dès le samedi, premier jour de vacances, de décamper de chez eux pour mieux « profiter des vacances », ne se rendant pas compte qu’ils vont surtout profiter des bouchons, des gaz d’échappement, des mômes qui vont brailler dans la caisse ?

Pourtant, ils sont fiers de leur pavillon de banlieue, acheté à crédit sur 25 ans. Ils sont contents… Ils ne mettent que 55 minutes pour aller au boulot le matin et peuvent organiser trois barbecues par an avec les voisins car ils n’ont plus le temps d’avoir une autre vie sociale. Et dès qu’ils sont libres, ils fuient, comme s’ils haïssaient leur quotidien.

Une collègue me demandait mercredi matin : « Et à l’étranger, tu vas souvent à l’étranger ? » Elle était tellement dépitée par ma réponse négative que j’ai évité d’être grossier. Je lui ai dit que j’allais tous les ans dans tous les coins de France, que je visitais un peu tout, … Je lui ai parlé de certaines régions qu’elle ne connaissait même pas...

Moi, j’aime bien me faire inviter, pour deux ou trois jours, pour voire des gens que je ne vois pas assez, dans des coins que je ne connais pas. J’ai failli succomber à l’invitation de CC. Je ne connais pas Montbéliard. Je suis allé une fois à Belfort, en faisant l’aller-retour dans la journée pour amener la mère d’un pote qui débarquait d’Algérie pour la première fois de sa vie et allait passer une semaine dans la famille. C’est tout. L’an prochain, peut-être…

Je comprends que les gens partent. Pendant les vacances, ils ont le temps ! Mercredi prochain, je vais à Lyon, voir Trub, Minijupe, Romain, LittleCelt et peut-être Bembelly et Marco. On a pris rendez-vous à l’avance parce que ce n’est pas facile de réunir tout le monde, sinon, j’ai plutôt tendance à improviser… Toujours est-il que si j’avais été en déplacement professionnel à Lyon, je les aurais appelés pour organiser la même soirée.

En fait, si je pouvais voyager pour le boulot et voir les potes, je resterais à Bicêtre pendant les vacances… Je comprends les gens qui partent, pendant leurs vacances. Je comprends aussi beaucoup ceux qui veulent partir mais ne peuvent pas. C’est juste l’expression « Partir en vacances » qui m’énerve… « Tu as quelque chose de prévu pour tes vacances ? » me paraitrait une meilleure question…

Bien que je me demande ce que les gens en ont à cirer de ce que je fais pendant mes vacances.

Est-ce que je raconte dans mon blog ce que je fais pendant mes vacances ?

Oui. Ah bon ! Mais c’est pour le plaisir d’écrire.

Ce soir, j’ai rendez vous avec Tonnégrande à la Comète. Elles commencent bien, ces vacances ! Ca fait une semaine que je n’ai pas vu ce zigoto. Ensuite, nous irons à l’Amandine qui ferme ce soir pour quinze jours. Il y a forcément quelques futs de bière en perce qu’il serait malvenu de laisser éventer.

Demain midi, j’ai rendez-vous avec Corinne et sa mère à l’Aéro, sauf si elles sont parties à la campagne, ce qu’elles doivent me confirmer ce soir. J’ai une organisation de vacances particulièrement méthodique. Ensuite, j’ai aussi rendez-vous avec Tonnégrande à la Comète.

Demain soir, je ne sais pas. Mais je ne sais pas par quel miracle, je ne serais pas à la Comète.

Dimanche midi, pareil.

Dimanche après-midi, je vais à Douai, chez Jim, jusqu’à mardi matin. Parce que ça me fait plaisir de les voir, avec Emilie, et je suppose qu’ils me le rendent bien. Je ne suis jamais allé à Douais, sauf une fois, en coup de vent. Peut-être verrais-je des blogueurs nordistes ? Je ne sais pas. Il faudrait que je les contacte…

Mardi soir, je vais à la Comète. Mercredi, je vais à Lyon. Ensuite, je ne sais pas. Je pense que comme chaque année, je vais aller voir mes copains au Canton. J’ai promis à Gabale de passer le voir en Lozère. Je suis bien capable de me dégonfler (la mort du Coucou a perturbé mes plans de vacances). Ensuite, j’irai chez FalconHill, voir le petit dernier. Et premier, d’ailleurs.

Il faut également que j’aille faire une virée en Belgique, chez Poireau. Deux ou trois jours. Je n’ai pas réussi à y aller après mon passage à Douai. De toute manière, je suppose qu’il faut moins de temps pour aller en TGV de Paris à Bruxelles que de Douai à Bruxelles.

Ensuite, je vais probablement passer quelques jours vers Le Mans, chez Martine et Jean, anciens patrons de la Comète, avant d’aller à La Rochelle, chez ma sœur… pendant l’université du PS où je suis invité.

Et dimanche 28 au soir, je serais probablement à l’Aéro, la Comète étant fermée le dimanche soir…

Que voulez-vous que je réponde à « Tu pars où pendant tes vacances ? » ?

31 octobre 2010

De Baden au 1880

Cette fois, c'est une Clio que j'ai enfourchée pour rentrer en Bretagne. J'avais hésité jusqu'au dernier moment, ayant même renoncé à rentrer le week-end précédent à cause des pénuries d'essence. J'avais aussi tenté de réserver un billet dans un « Paris Auray » mais tout était complet. Le mardi après-midi, je me suis décidé : « hop ! En voiture de location ». Les collègues et les copains de comptoir me trouvaient de fou. « Et si tu restes coincé en Bretagne ? »

Hé bien... Si je reste coincé, je reste coincé. Il y a pires punitions, non, que de rester coincé à Baden ?

Tiens ! Une photo de la terrasse de la maison avec la progéniture respective de mon frère et de ma sœur (non, pas ensemble, andouille), en haut à gauche. Ne soyons pas avares de photos de Baden. A droite là, quelque part, une photo prise (le 11 août 2007) de la plage, à 150 mètres de la maison. Plage un peu caillouteuse, je vous le concède, voir la photo plus bas à gauche. Si vous m'envoyez un an de consommation de bières à la Comète, j'ai même en stock une photo de ma petite sœur en maillot de bain.

Quelle maison, Baden ! Achetée par les parents vers 1970 alors que je n'étais qu'un petit garçon à peine grassouillet, dans ce qui n'était à l'époque que de la campagne avec des paysannes, des cochonnes et des vaches alors qu'elle est remplie, maintenant, de demeures secondaires d'andouilles travaillant à Vannes et venant se dépayser à 15 kilomètres.

Mon côté réactionnaire, toujours...

Enfin, je n'y vais pas assez souvent. Il faut dire que je n'ai plus de potes dans le coin et que le premier bistro est à trois kilomètres (à l'aller, six au retour). Faudra que j'organise une réunion de blogueurs réactionnaires et ivrognes, là-bas, voir de personnages lointains, maintenant que Brest est en première place du championnat.

La Clio fonctionna correctement jusqu'au bout et, à part une sombre histoire de poubelles, aucun événement n'est venu marquer ce séjour. Ah ! Si ! J'ai des blogueuses modasses dans mes lectrices ; je vais donc leur signaler que j'ai procédé à acquisition d'un manteau pour 75 euros au Carrefour de Vannes. Ce billet commençait bien. Il est en train de partir en couilles, je le sens.

Vendredi, nous rentrâmes à Loudéac, repus d'iode. Ah ! Ca va mieux. Rien à signaler. Le soir, le 1880 Café était relativement désert jusqu'à minuit environ (enfin, il était plein de galopins n'ayant pas la moitié de mon âge et saouls avant même d'avoir vidé leur premier fut de bière, mais personne de ma bande n'était là, d'où l'intérêt de l'iPhone dont la batterie rendit l'âme vers une heure du matin, trois minutes avant que je rentrasse dans mon lit douillet).

A minuit, donc, mon copain Serge, accompagné de Bruno et de Patrick, le patron d'un établissement voisin débarquèrent. Les deux derniers étaient ivres comme Didier Goux quittant la Comète. Je ne vais plus chez Patrick. J'ai horreur des patrons de bistro sarkozystes qui n'ont pas compris qu'un patron de bistro ne devait pas parler politique avec ses clients. En plus, la dernière fois que j'ai été dans son rade il s'était embrouillé dans les tournées et était parti vomir deux fois sans fermer la porte des toilettes.

Le samedi se passa dans le calme mais la soirée fut agitée. Tiens ! Voilà la photo de Serge (à droite, au dessus, là) quand le serveur l'a maquillé comme une partie des clients. Pour ma part, j'ai résisté. Il faut dire que le loufiat en question n'a pas ma carrure.

Hop ! Tant qu'à mettre des photos, voilà (à gauche), celle d'un gugusse qui était venu « maquillé » pour bénéficier du cocktail offert et qui, ensuite, a passé la soirée à boire du Red Bull et du café. Il y a encore des choses qui me surprennent dans les bistros. Le grand machin avec un chapeau est le patron de l'établissement et le truc au milieu est le sympathique loufiat dont au sujet du quel je parlais ci-dessus.

Je ne sais pas si le bistro est ouvert ce soir.

Peut-être auront-ils mal à la tête ?

09 août 2010

A poil sur un tabouret de comptoir, et vous ?

Il y a peu, j’ai laissé éclater ma rage, ici-même, à propos des vacances des autres, des touristes, … En rentrant, ce matin, j’ai découvert ou, plutôt, redécouvert un phénomène : les gens qui s’intéressent réellement à mes propres vacances.

Je ne vous parle pas des questions posées par politesse : « Alors, t’as pu partir un peu ? » « Ben dis donc, t’as pas du être gâté par la météo ? » ou « Ouais, c’est vite passé, hein ? ». On comprend ! C’est comme on demande le matin « Salut, ça va ? » On s’en fout presque. On espère que ça va bien car on a un fond d’humanité (et surtout, si ça ne va pas, on va se taper d’une part un discours sur des problèmes de santé et d’autre part, une surcharge de boulot pendant les congés maladies de l’autre…).

Ce matin, j’arrive au bureau. Un collègue était déjà là : « Ah ! Ca y est, c’est le retour… ». Il n’avait pas sourcillé au fait que je ne sois parti qu’une semaine. Il s’en fout donc et c’est sain.

Le deuxième collègue, par contre, est venu me saluer dans mon bureau et j’ai été soumis à un véritable interrogatoire en règle. Tout y est passé : « Alors, t’as été Bretagne ? » Déjà, ça commençait mal ! Je l’ai déjà dit ici mais je ne vois pas pourquoi on « partirait » en vacances alors que la Comète est à côté de chez moi. Surtout, je ne vois pas pourquoi, au prétexte que je suis Breton, j’irai en Bretagne pour mes vacances. C’est grotesque.

Ensuite, il m’a posé toutes les questions sur ce que j’avais fait à Bruxelles, comment j’y étais allé, si j’avais trouvé une location pas chère (non, j’ai pris le premier hôtel trouvé sur Internet), … Je vous assure que ça a duré plus de 5 ou 10 minutes.

Une troisième collègue, Bretonne, m’a refait le coup de la Bretagne.

A table, à la cantine, on parlait de vacances. Encore soumis à l’interrogatoire. Du coup, j'ai dévié sur la politique (via mes aventures à Gand).

L’an prochain, je leur dirai que j’étais en camping naturiste rien que pour le plaisir de les imaginer m’imaginant à poil, assis sur un tabouret du bar du camping…


(photo 1)(photo 2)

20 juillet 2010

Touristes à la Défense

Ma rage d’hier contre les vacances des autres a fait tâche d’huile solaire dans la réacosphère que nous pouvons saluer. Didier Goux en personne se lâche contre les touristes, ces malfaisants que nous devions conchier à longueur de journée.

Prenons un exemple. Je travaille à la Défense, ce glorieux quartier d’affaires de la Région Parisienne. C’est joli si on aime le métal, le béton et le verre. Sauf les vieilles tours. C’est même parfois très joli quand il fait un beau ciel bleu avec quelques gros nuages blancs. Les tours se reflètent entre elles, reflètent les nuages blancs et tout ce qu’il y a à refléter. Par exemple, parfois, des avions de ligne passent relativement bas (je suppose qu’un couloir aérien de Roissy passe au dessus de la Défense).

C’est très joli. Pas autant que les fesses de certaines serveuses de bistro de ma connaissance mais très joli. Enfin, pas autant que certains paysages des Cévennes ou de la Bretagne. Mais je connais des constructions humaines plus agréables à regarder.

La Défense est surtout un lieu de travail où les gens courent, sont moroses, … La Défense est jolie mais pas agréable.

Pourtant, il y a des touristes. C’est une zone touristique officielle d’ailleurs, depuis qu’on peut ouvrir les commerces le dimanche dans les zones touristiques mais je ne suis pas dans mon blog politique.

Il y a des touristes, des familles qui se promènent, regardent les tours, déambulent sans se rendre compte qu’elles gênent les mères de famille qui risquent de louper un RER et d’arriver en retard à la Crèche.

Si j’allais en vacances à New York, j’irai probablement visiter des tours. Quand on va dans ce patelin, c’est pour visiter Manhattan pas le Bronx. Figurez-vous qu’il y a des touristes qui viennent à Paris et qui vont visiter la Défense.

Remarquez ! On en croise bien parfois à Bicêtre… J’imagine quand il passe devant la Comète : « Oh ! Chéri ! Tu as vu ce magnifique bistro typiquement Parisien. Et les deux gros, au comptoir, le noir et le frisé, comme ils sont typique des gros Parisiens qui picolent au comptoir ! Et cette terrasse ! Pour un peu, on imaginerait Balmeyer et Gaël y vomir. »

A la Défense, il y a des vrais touristes. Parfois, après déjeuner, je vais faire une promenade digestive, je musarde et observe les tours. Non. « Eux » viennent réellement pour visiter.

Il y a une espèce particulière : le photographe. Généralement, il ne vient pas en famille mais tout seul. Il est souvent barbu, voire avec les cheveux longs. Il se prend pour un artiste. Il se met à quatre pates pour prendre des photos, comme si le mètre qu’il avait gagné allait changer la photo d’une tour de 160 mètres. Mais je ferais mieux de fermer ma gueule, je n’y connais rien. C’est lui l’artiste. Pardon, l’Artiste. Il a ça dans le sang. Il a une journée de congés, il fait beau, il se précipite à la Défense pour faire des photos de tours qui se mirent.

Il a un très bel appareil photo. Mais il est un peu vieux, sans doute. C’était un des premiers numériques Réflex. Il a probablement moins de mégapixel que mon iPhone mais je lui pardonne. Je n’ai rien contre les photographes, hein ! Moi, je passe mes vacances à faire des photos. Que je ne regarde jamais. Je les mets sur Internet et je fous l’URL dans le blog. Puis j’oublie.

Toujours est-il que le photographe artiste de la Défense mérite des baffes. Il considère les gens que nous sommes comme des éléments du décor, pas comme des êtres vivants. C’est d’une grossièreté abominable et j’ai parfois envie de les engueuler. Cet artiste abruti oublie que c’est notre quotidien, qu’on galère entre ces tours, qu’il pleuve ou qu’il vente. Qu’on est parfois épuisés après des journées de travail, des réunions à rallonge, des chefs qui gueulent, des clients qui braillent, des fournisseurs qui sont en retard et fournissent des explications encore plus pourries que celles que nous pourrions imaginer.

Et ce type, là, avec son appareil photo, nous vole notre décor en passant un moment de plaisir qui vire parfois à l’érection quand un 747 se mire bien dans un vitrage ad hoc.

Il y a aussi ces familles d’abrutis, avec des mômes braillards qui n’en ont strictement rien à cirer de l’architecture moderne et voudraient retourner à l’hôtel faire trempette avec les copains dans la piscine de l’hôtel, avec des adolescents boutonneux qui voudraient revenir au camping où la petite blonde, là, avec un peu d’acné, aussi, l’attend dans sa tente, derrière la caravane des parents. Et il y a les parents, qui trainent cette famille, mimant la joie à la découverte d’une nouvelle statue en tige d’aluminium qui n’était pas là la dernière fois.

Il y a les grands parents, qui se retrouvent avec la garde de bébé et qui se forcent à une promenade pour pas qu’il reste enfermé, le gamin est en sueur dans sa poussette, la grand-mère cherche de l’ombre et papy une buvette. Il faudra reprendre le métro, au retour, emmerdant tout le monde avec la poussette et le chiare chialant parce qu’il fait 40°, dans cette putain de rame.

Mais le pire n’est pas là.

Il y a aussi les bassins avec les jets d’eau. Qu’il fait bon, quand il fait chaud, de se mettre juste à côté, être vaguement éclaboussé par des goulettes fraiches alors que hier on gueulait parce qu’il y a eu une averse.

Alors les dames osent, elles enlèvent leurs pompes, retroussent leurs robes et vont marcher dans ces bassins. Alors, finalement, les parents enlèvent leurs fringues aux tous petits qui pataugent, les bien heureux ! Et les ados y foncent, tout habillés, espérant sécher avant de reprendre le RER. Un touriste s’approche, dit à sa femme de se tenir debout devant le jet d’eau pour la prendre en photo. Il est content, il aura un souvenir.

Alors moi, je passe, je vais à ma réunion dans une autre tour, transpirant dans la veste que j’ai du garder parce que je vais voir un client important.

Et les touristes sont heureux. Ils ont enfin un cadre en cravate à regarder. A photographier discrètement peut-être. Un cadre à encadrer.



Je ne peux pas les encadrer, ces touristes de la Défense.

19 juillet 2010

Qu'est-ce que j'en ai à foutre, de tes vacances ?

La concierge de Gularu part en vacances au soleil. Vous la connaissez ? Mais si ! C’est elle qui voulait le violer, récemment. C’est rigolo que Gularu sorte ce billet maintenant parce que je voulais évoquer le sujet.

Comme chaque année.

Je suis désolé : je me fous totalement des vacances des autres. Ils peuvent partir quand et où ils veulent, ça ne va rien changer pour moi. Quand une personne que j’aime bien passe de bonnes vacances, je suis content pour elle, c’est tout.

Ce matin, vers 9h30, une collègue se pointe et commence à me parler de vacances. Les siennes ou les miennes. Je ne sais plus. J’ai failli l’envoyer chier. Ca faisait une heure vingt que j’étais au bureau et l’autre n’avait pas commencé sa journée de boulot. Elle commençait par une première pause pour parler de vacances au premier con trouvé.

Les mois de juillet sont déprimants pour ça. Les gens partent un par un en échelonnant les départs. On a droit au récit des préparatifs. « Ah, je ne sais pas s’il va faire beau, tu crois qu’il faut que je prenne des bottes pour le petits ? » Rien à foutre.

Ensuite, on a droit aux sempiternelles questions : « Et toi, tu pars quand ? ». Je ne sais pas connard, je fais la permanence, ça dépend des congés des autres. « Et tu pars où ? » Mais qu’est-ce que t’en as à cirer ? C’est quoi cette manie d’assimiler vacances et départ ? Je fais suffisamment de kilomètres pour le boulot pour avoir envie de rester chez moi au mois d’août. C’est très bien, Bicêtre, au mois d’août ! Il n’y a personne dans les rues sauf quelques jeunes infirmières fraichement vêtues allant prendre leur boulot. Et en plus, cette année, c’est le Ramadan. Les bistros seront donc totalement vides, comme j’aime (mais pas les patrons de bistro).

Ah ! Ben si ! Je vais partir un peu, pour voir ceux que je n’ai pas trop l’occasion de voir quand je bosse, comme Le Coucou, Le Canton et Gaël. Passage par Roquemaure presque obligatoire. Donc par Valence aussi ? Et un petit tour en Belgique ? Je ne sais pas. Je n’ai rien décidé. Je vais décides à l’avance pour laisser aux autres le temps de se retourner. J’ai lancé une première salve de mail, pour voir… mais tous ces gugusses ont des emplois du temps de ministres…

Mais qu’est-ce que vous en avez à cirer, de mes vacances ? Du moins les ceusses qui n’auront pas à me supporter ? Pourquoi je vous raconte ça ? Pourquoi vous me lisez ? Ca va changer quelque chose, dans votre vie, si je vais à Tourcoing ou à Angoulême ?

Tout au mieux, je vous ferai des billets de compte rendu de visites en racontant des conneries. Tiens ! A ce sujet, je vous conseille d’aller lire le compte rendu des vacances de la grande Manu. A tordre… La serpillère que j’ai été obligé de passer sous ma chaise après l’avoir lue. La grande Manu, pas la serpillère. Il faut dire que depuis une semaine, elle nous twittait ses malheurs…

Vous à la limite, enfin, toi devrais-je dire, tu lis assez souvent mes billets pour t’intéresser à moi. Et moi à toi si tu as un blog, ma caille. Mais les collègues de bureau... Ces odieux personnages avec qui on est obligés de discuter tous les jours, à la cantine, au café... Dans l’année, ça varie, on parle de la chaudière à remplacer, du cancer de la belle-mère, des varices du chat et de la sortie du petit dernier.

Au mois de juillet. Non. Que les vacances. C’est abominable.

Le pire est que je suis allé déjeuner avec un collègue qui rentrait aujourd’hui de vacances (il repart fin août mais vous n’en avez strictement rien à cirer)… Je n’ai pas pu m’empêcher, c’était plus fort que moi : « Alors, tu es parti ? Tu as encore fait un tour du monde ? » C’est un gars qui voyage beaucoup. « Ben, non, je suis resté chez moi, finalement ». Du coup, on a parlé boulot pendant tout le repas, ce qui a permis de faire avancer le taf.

Je vais lancer une charte pour les blogueurs. En août, tu ne feras des billets sur tes vacances que pour faire rigoler les copains. Ou alors des billets courts pour donner des nouvelles à la famille. La dernière fois, j’avais mis sur le blog une photo du Mont Gerbier de Jonc avec ma voiture devant. Avec les blogs, plus besoin d’envoyer des cartes postales !

Par contre, il y a un truc important à signaler, pour ces vacances d’été. N’oubliez pas de poser votre vendredi 3 septembre et de dire à votre chef que vous partirez tôt, le 2… A priori, le 2 est la seule date disponible pour le Kremlin des Blogs (je risque moi-même de ne pas être là la semaine précédente).

Qu’on se le dise ! Mais ne réservez pas encore vos billets de train, les consultations continuent.

19 décembre 2009

Ceinture pour les vacances

Le thermomètre de mon Opel Mériva indiquait -3,5°, vers 9h15, quand je suis sorti du parking d’Orly. Le temps était pourtant splendide avec du soleil et tout ça. Pas un poil de vent, comme une petite fille. Le bonheur. Ca caillait, mais je ne m’en étais même pas rendu compte.

Ce que je foutais à Orly ? Ah…

Vous vous rappelez, lors de mon dernier séjour en Bretagne, au retour, mon pot d’échappement avait lâché. Je ne m’étais pas affolé pour réparer, j’avais du temps devant moi. J’avais prévu de le faire le week-end dernier mais je me suis décidé à aller faire un brin de fête à Lyon, pensant prendre une journée de congés supplémentaire dans la semaine pour réparer mais je n’ai pas pu pour un tas de raisons que je viens d’écrire puis d’effacer me rendant compte que vous n’en auriez rien à cirer.

Dans la semaine, je me suis donc rendu compte que quatre solutions s’offraient à moi :
-          rentrer en train,
-          réparer la voiture ce matin,
-          rentrer avec le pot d’échappement en vrac,
-          louer une voiture.

J’ai éliminé la première (mon parcours est trop compliqué à faire avec la SNCF : voir ci-après). J’ai progressivement éliminé la deuxième, ayant mieux à faire que de me lever un samedi matin que de chercher un garage. Je l’ai définitivement éliminée hier soir en rentrant, voyant la voiture sous dix centimètres de neige. Elle avait l’air pitoyable et j’ai décidé de la laisser souffler jusqu’à une remise à neuf qui surviendra dès le 28 décembre, à mon retour à Bicêtre. En fait, je me suis dit que si le pot avait lâché, je pouvais avoir d’autres emmerdements… ayant environ 1500 km à faire, je ne pouvais prendre le risque. La troisième solution était donc éliminée en même temps que la deuxième.

Et puis, circuler dans une caisse neuve a des avantages. Consulter Internet m’a rassuré : le prix est raisonnable et je me demande bien pourquoi on se fait chier à posséder une bagnole quand on habite Paris. Entre les amendes, l’assurance, l’entretien, l’amortissement, … la location est beaucoup plus raisonnable.

Ce matin, je me lève donc. Aux aurores, puisque je n’avais rien à faire. C’est uniquement quand je suis à la bourre que je me lève tard. Je fonce sur les sites des loueurs et je constate qu’on ne peut pas réserver des véhicules normaux le jour même par Internet (uniquement des utilitaires). Hop ! Ne restait plus qu’Orly (je ne me voyais pas traîner place d’Italie pour trouver un véhicule disponible). Je réserve donc une voiture de catégorie C (je sais, j’ai des goûts de luxe, A ou B aurait été suffisants) pour 10 heures.

Il ne me restait plus qu’à aller prendre un café à la Comète, à aller chercher un recommandé en instance à la Poste et à me mettre en route à 9 heures en bus pour ne pas arriver en retard à Orly et partir vers 11 heures pour la campagne…

J’arrive à la Comète. Je prends mon café pestant contre Jim qui n’avait pas acheté le journal. Se pointe Tintin, un client de l’ancienne Comète à 8h15. Je lui paye un café. Je lui demande ce qu’il fait. Il m’indique avoir amené sa femme au boulot et n’avoir plus rien à faire. « Ca tombe bien, tu vas m’emmener à Orly ! ». Nous voila parti.

Je prends la caisse réservée. Dans le parking, j’étais bien emmerdé : je ne savais pas ce qu’était une Opel Mériva. Il a donc fallu que je fasse toute l’allée et que j’utilise le bip pour trouver une voiture qui clignoterait.

Hop ! A la poste de Bicêtre. Je me réjouissait de ce recommandé, une fois coutume, il devait s’agir des chèques cadeaux envoyé par mon CE. Jim s’en réjouissait aussi. L’an dernier, j’avais refilé ainsi mes chèques cadeaux aux employés de la Comète, pour un total de 75 euros, dont 35 à Jim. Ne croyez pas que je suis taré : ça fait 21 centimes de pourboire par jour en moyenne car je ne laisse jamais rien le soir, vu que je paye au patron.

Ce n’était pas ça mais un vulgaire rappel de charges pour la copropriété. Font chier. L’an dernier c’était pareil mais pas en recommandé. En fait, cette année, j’ai reçu la relance normale en début de semaine et le recommandé le lendemain. Je crois que je vais payer les deux pour les emmerder dans la comptabilité. Avec tout ce que je leur laisse comme pognon, ça leur apprendra à faire des bourdes.

Jim fait la gueule.

Voila je vous ai raconté ma première matinée de vacances.

La suite, maintenant : départ dans 20 minutes. Direction Loudéac. Départ de Loudéac le 23 pour La Rochelle. Départ de La Rochelle le 25 ou, plus probablement le 26 pour Paris. Mais la route est longue. Tours est sur la route. Et je dois une ceinture à un Tourangeaux. Il pourrait m’héberger une nuit, le 26 au soir, par exemple. Même que s’il ne peut pas, ce n’est pas très grave : le lendemain de Noël quand on a une triplette de mômes à la maison et probablement fait la fête en famille, on n’a pas nécessairement envie de remettre une couche, surtout si on bosse le lendemain. Et si on a une épouse.

Retour à Paris au plus tard le 28 (mais a priori le 27), pour organiser le Kremlin des Blogs de Noël, le 29.

Dernière minute : au moment où je me demandais si j'allais mettre en gras la dernière phrase de ce texte qui fera dates dans l'histoire de la littérature blogosphérique (oui, j'y cite plusieurs dates : le 23, le 25, le 26, le 28 et le 29 décembre) avant de publier le billet mon téléphone sonne : ma mère, je lui avais envoyé un mail ce matin pour prévenir d'une arrivée probable vers 16 heures. D'une part, j'avais oublié de lui dire que je rentrais et d'autre part les Côtes d'Armor sont impraticables en voiture. Je consulte Bison Futé qui me confirme en effet qu'il faudrait être absolument taré d'envisager de traverser la Bretagne aujourd'hui, même avec 3 grammes d'alcool dans le sang.

Départ demain. Va falloir que j'organise ma soirée ailleurs qu'au 1880 Café à Loudéac...



24 juillet 2009

Ne rien oublier

15 paires de chaussettes.

15 caleçons ou slips (je ne suis pas sectaire)

1 chargeur d’iPhone

1 câble d’iPhone

15 Tee shirts

3 shorts

2 jean

1 duvet

1 iPhone

1 PC

10 piles rechargeables (je sais, on ne recharge pas des piles mais des batteries, mais commencez pas à me les casser) (qui est le con qui a oublié de les charger avant de partir).

1 appareil photo (sans pile)

1 brosse à dent (c’est superflu, je ne compte pas emballer)

3 rasoirs

1 bol de mousse à raser (je suis de la vieille école)

1 blaireau.

1 PC

1 alimentation de PC

1 machin de dentifrice

1 savon

1 shampoing

1 boite de machin pour les oreilles

1 truc de déodorant

Putain aidez moi !

4 bouquins (ceux que j’ai acheté l’an dernier mais toujours pas lu à cause de ces putains de blogs)

1 carte de France

3 timbres pour les cartes postales que j’ai oublié de poster l’an dernier

1 carte d’Europe (on ne sait jamais : il y a trois ans, j’avais décidé d’aller à Amsterdam, sur un coup de tête).

3 stylos

2 serviettes de bain

1 maillot de bain (tous les ans je le trimballe dans l’espoir de l’amortir enfin).

1 boite de doliprane (je vais rencontrer des loustics qui vont me pousser à boire)

1 boite de lysopaine (putain de clim dans la bagnole)

J’ai pas retrouvé le maillot de bain.

23 juillet 2009

Blogueurs du Sud Est, je suis à vous !

Faut être sérieux ! Des vacances ça se prépare… Mais ça fait déjà huit jours que je glande à Bicêtre. Il faut dire qu’il s’en passe toujours de belles, on ne s’en lasse pas ! Par exemple, avant-hier, il y a eu une surchauffe électrique. Les caisses enregistreuses, une partie des frigos et le Wifi de la Comète ont grillé.

EDF avait promis de passer hier (tout le quartier est concerné et je vous déconseille d’acheter des produits frais chez Leclerc aujourd’hui…) mais on les attend toujours !

Du coup, hier soir, ils ont fermé de bonne heure. J’entends par là qu’ils ont fermé la porte à clé de bonne heure. Je suis resté avec Nicolas Le Loufiat jusqu’à plus d’heure. Il y avait une rousse Australienne qui visiblement cherchait à épouser un de nous deux pour résoudre une histoire de papiers. Nicolas Le Loufiat étant marié et sérieux, j'aurais été obligé de me dévouer. D’autant qu’elle buvait des liqueurs de pomme (de la Manzana ou un truc comme ça) à la vitesse où je buvais mes demis.

C’était amusant. Avec les sautes de tension, la lumière n’arrêtait pas de s’allumer ou de s’éteindre dans les différents coins du bar.

L’inénarrable Molière nous avait préparé des plats Indiens pour ramener à la maison. Ca me gonflait un peu car j’aime bien partir en vacances avec le frigo vide… La question ne s’est pas posée ! Les frigos du haut ont rendu l’âme vers 20 heures avant de repartir vers 22 heures. Dans l’intervalle, Camille le cuistot qui en était à son dernier jour a descendu tout ce qui était indispensable de sauver dans les frigos du bas et a mis le reste à la poubelle. Apparemment, il n’était pas indispensable de sauver la bouffe Indienne.

Ceci explique mon départ précipité en vacances. Je ne tiens pas à expliquer ça à Molière.

Dans cette précipitation, j’envisage de débarquer samedi au Canton. J’espère que ça va être possible, avec ma manie de m’inscrire à la dernière minute… Ca devrait nous pousser jusqu’à mardi où je pourrais débarquer chez FalconHill ce qui me donnera la possibilité de revoir Mrs Clooney. Dans ma lancée, je pourrais squatter une soirée chez Rimbus, ça lui apprendra. On devrait être environ jeudi quand Annie pourrait me voir débarquer avant que je ne débarquasse, vers vendredi, chez le Coucou. Le retour se fera progressivement par Lyon pour fêter ça avec les illustres élus locaux. A l’heure où je rédige ce billet, j’ai subitement une lacune en géographie mais il n’y a aucune raison valable pour que je ne squatte pas également chez Peuples.

L’intérêt d’être blogueur zinfluent : ça fait des vacances à pas cher. Et encore, je ne sais pas si je ne vais pas trouver quelqu’un pour payer l’essence.

Cela dit, les gens, si vous êtes occupés les jours que je propose, on peut toujours s’arranger. Les commentaires sont là pour ça. Si j’ai oublié quelqu’un, vous pouvez m’engueuler et EXIGER de me recevoir une soirée. Je ne prends pas cher. Quelques verres de breuvage frais, uniquement.

Par contre, Nancy, je suis désolé, mais je ne vais pas aller jusqu’à chez toi ! (et enlève le déclenchement automatique de la musique dans ton blog, certains lisent les blogs du bureau et essaient d’être discrets !).

25 août 2008

A la retraite, Mémère !

Nonobstant ma fainéantise légendaire, je ne vais pas limiter mon activité bloguesque à un court billet sur le 25 août, j’ai un week-end dans la Sarthe à raconter. La Sarthe est le pays de François Fillon, mais Josiane ne l’a pas invité à la fiesta qu’elle a organisé pour fêter avec ses potes et sa famille sa retraite (qu’elle a prise en décembre dernier, mais Jojo n’est pas une flèche).

Pour ceux qui ne sont pas au courant, Jojo est l’ancienne serveuse de la Comète, juste avant le Général Leclerc au Kremlin-Bicêtre.

J’avais une mission pour cette fête : faire en sorte que mon voisin, un autre Vieux Jacques, sorte saoul comme un cochon. C’est réussi mais je n’y suis pour rien. Ce cochon (voir la photo d'en bas) avait la main lourde sur le rosé puis sur le rouge au début du repas. A la fin, il a calé. Bizarrement, il semble avoir été abattu par le trou normand.

Comme je l’ai déjà annoncé, les photos de la fête en question sont ici. N’allez pas les regarder : je ne suis pas là pour vous imposer « une soirée diapos » mais pour donner des nouvelles exhaustives de la Comète. Josiane en était un des personnages centraux ! Josiane… Nous avions un rituel ! Tous les soirs, quand elle passait le balai, je lui demandais « Alors ! Ton ménage, ça avance ? », elle me répondait systématiquement « Ta gueule, Connard » à la grande surprise des clients qui ne connaissaient pas la maison !

J’étais le seul ancien client présent ce soir là. Marcel et son épouse avaient bien invités mais uniquement parce qu’ils ont des attaches dans le secteur. Comme entre Jean et moi puis Jim et moi, une relation un peu particulière s’était nouée entre Josiane et moi. A force de fréquenter les bistros aux heures creuses, je commence à connaître très bien l’envers du décors, mieux que certains patrons de bistro, par exemple, comme le type qui avait repris la Comète après Jean, pour en confier la gestion à Patricia et Patrick.

Il n’y a pas grand-chose à raconter sur cette soirée, un moment de rêve qui passe trop vite !

Dois-je raconter la cuite de Jim ? J’avais remarqué que ce garçon ne buvait pas beaucoup. Il m’avait dit pourquoi dès l’apéro : il avait peur de boire à mon rythme. A table, nous étions séparés et n’avais donc pas de risque, mais il buvait toujours très peu. Ca n’est pas une critique, juste un constat. J’ai donc été le voir pour me moquer de lui et m’a rétorqué : « C’est pour pouvoir tenir jusqu’à la fin de la soirée ». Je lui ai répondu : « Et alors ? Tu m’as déjà vu ne pas tenir jusqu’à la fin de la soirée ? ». « Heu…non ». C’est alors que j’ai eu une idée bête : « Tu sais, dans la Sarthe, les soirées finissent dès la fin du repas or nous en sommes déjà au dessert : dans moins d’une heure on est partis ». Il a commencé à accélérer le rythme, l’andouille. « Alors, je vais boire avec toi ». Trois heures après, nous étions encore là. Hips !

Dois-je vous raconter notre rencontre avec la gendarmerie ? Je l’ai déjà fait hier.

Je laisse votre imaginaire travailler.

Encore merci à Jojo, à sa sœur (qui a plus la tête sur les épaules pour organiser des soirées), à ses nièces et à son beauf (en photo en haut avec Jojo et Jim) !


27 août 2007

Belgique - Complément

Ma série de billets sur la Belgique a été reprise par deux blogs :

http://leblogdemateusz.blogspot.com/2007/08/technorati-tag-vacances-en-belgique-bis.html

http://www.bloggingthenews.info/blogging_the_news/2007/08/technorati-tag-vacances-en-belgique.html

Efficaces les Belges ! Je diffuse ça à midi hier : quatre heures après un blog en parlait et un autre suivait !

La teneur du premier d’entre eux et surtout les échanges que j’ai eus dans les commentaires m’amènent quelques précisions.

Je n’ai pas le sentiment d’avoir été arnaqué Rue des Bouchers à Bruxelles. J’ai payé 17 euros de plus que ce à qui je m’attendais : ce n’est pas la mer à boire. Comme j’ai fait en sorte que le couple qui s’est installé à côté de nous quitte le resto avant de commander, j’en ai même tiré un fond de victoire !

Ces 17 euros ne m’ont pas manqué dans mon budget de vacances… Je dis juste que ça fait tâche, que ça nuit à l’image de la capitale et j’encourage mes amis Belges à faire le ménage ! Une bonne campagne de presse ! Des contrôles par une commission « ad hoc » ! Un boycott bien organisé ! Une modification de la loi ! Une diffusion de tracts pour les tourristes ! Que sais-je ?

En France, la plupart des arnaques ont bien diminué (ce qui ne veut pas dire qu’il ne reste pas des serveurs indélicats qui n’hésitent pas, par exemple, à vous vendre une bouteille de Vittel quand vous voulez une carafe d’eau). Faites pareil !

Par ailleurs, refusez de payer des repas 18 ou 20€ un repas qui en vaut 10… Et supprimez ces 1,5€ ajoutés pour le « couvert et le pain » (comme d’autres pays). Certaines traditions doivent disparaître ! Si, en France, vous rentrez dans un resto et demandez un repas à 15€ (et ne prenez rien d’autre), vous paierez 15€.

Ce n’est pas un sentiment d’arnaque, c’est un sentiment de dégoût, de retour vers le tiers monde, des années de loi de protection des consommateurs foutues en l'air.

Ca ne m'empêchera pas de revenir à Bruxelles !

26 août 2007

Bilan de vacances

Je suis comme ça !

J’improvise complètement ou presque mes trois semaines de vacances.

Début août, je savais que j’allais passer par Loudéac. Je savais que j’allais profiter lamentablement de l’accueil qui me serait fait au Canton. Je voulais aller voir Gaël à Tours (des amis d’enfance… enfin ! de la sienne, qui ne se voient pas pendant 5 ans, ça ne fait pas sérieux). J’avais bien envie d’aller voir Filaplomb (ça fait 18 mois qu’on se commente mutuellement) à Toulouse. J’avais une bouffe prévue chez Tonnegrande à partir du 16 août et devait donc repasser par Bicêtre. Je pensais bien que je n’allais pas passer la dernière semaine à la maison. Et Ramdane voulait passer quelques jours avec moi en Belgique, ça tombait bien.

J’ai réussi à tout faire. Ou presque. Ce n’est pas Ramdane qui est venu avec moi mais Jim. J’en même fait plus puisque je suis allé voir Lutine à Colmar.

Comptez vous-mêmes…

Le Kremlin-Bicêtre – Loudéac – 2 nuits

Loudéac – Tours – Dîner chez Gaël – Coucher à l’hôtel Ibis (pas mal, personnel très sympathique, mais hôtel très excentré).

Tours – Châteauroux (via Saumur, Chinon et Loches) – Dîner et coucher à l’hôtel Ibis, l’ancien Mercure (aucun intérêt, serveur complètement con qui se la jouait et relativement cher pour un Ibis, mais avec la qualité d’un Mercure).

Châteauroux – Toulouse (via Rocamadour et Sarlat) – 2 nuits – Coucher au Garden Hôtel (très sympathique et pas cher, conseillé par Filaplomb) – Excursion à Andorre le deuxième jour – Deuxième soirée avec Filaplomb.

Toulouse – Narbonne - Dîner et coucher au Novotel (très bien, bien sûr, mais 188€) – Excursion à Perpignan et à Gruissan.

Narbonne – Le Canton (Saint Jean du Gard) – 2 nuits – Repas et coucher chez l’habitant (très bien).

Le Canton – Le Kremlin-Bicêtre (via Florac)

Le Kremlin-Bicêtre – Colmar – Dîner chez Lutine – Coucher à l’hôtel Primo (à éviter : accueil mauvais, prix moyen mais supérieur à ce que laissait entendre la publicité !).

Colmar – Bruxelles (via le Haut-Koenigsbourg et la cathédrale de Strasbourg, Voyage à travers La France, l’Allemagne, le Luxembourg et la Belgique) – 2 nuits – Excursion à Bruges le deuxième jour – Dîner et coucher : voir mes billets précédents.

Bruxelles – Le Kremlin-Bicêtre


5240 kilomètres.

Certains vont s’imaginer que ça m’a coûté la peau des fesses… Pas tant que ça, de l’ordre de 700 euros. Ce n’est pas le sujet du billet, mais quand je ne suis pas en vacances, j’ai aussi des charges ! Par exemple, j’aurais fait deux allers-retours en Bretagne… Quand je suis à l’hôtel ou chez des potes, je ne vais pas au bistro ! Et un sandwich-café sur l’autoroute est beaucoup moins cher qu’un repas à la cantine.

7 blogueurs rencontrés, dans l’ordre :

- Gaël,

- Filaplomb,

- Luc (du canton),

- Fiso, Eric et Tonnegrande,

- Lutine.

J’ai loupé Franssoit d’un poil. Martin a disparu. Isabelle est rentrée récemment.


Personnages du blog :

- 1 serveur de bistro héros du blog emmené en vacances,

- 2 patrons (les siens) héros et lecteurs du blog rencontrés fortuitement (je savais où bosse le fils, en passant dans le coin, je me suis arrêté voir s’il était là pour lui dire bonjour, il l’était et m’a annoncé que « ses vieux » étaient en vacances chez lui).


Pourquoi Châteauroux ? Le début de journée avec été très mauvais. Il faisait beau et roulant au hasard aux alentours de Tours, je suis tombé sur des vues magnifique de je ne sais plus quelle rivière (c’est pas le Cher qui arrive là-bas ?). Je voulais prendre des photos. Mon appareil est tombé en rade. Perplexe, j’ai roulé au hasard. Je me suis dit : « Il n’y a pas à chier, il faut en acheter un neuf » (je suis très grossier quand je me parle à moi-même). J’ai vu une pancarte indiquant Saumur à 58 km. Je me suis dit : « Tiens, je trouverais bien là-bas une putain de grande surface vendant des trucs ». Dont acte. Canon PowerShot A550 – 7 mégapixels – Zoom optique X4 – 179 euros (plus 90 d’accessoires, « ce sont bien des fumiers » me suis-je dit) – Très content de mon choix.

Pourquoi Châteauroux, disais-je ? Après m’être promené une heure dans Saumur, vers 11 onze heures (je suis très matinal, l’appareil était acheté à 10 !), alors que ce n’était pas prévu. J’ai regardé ma carte. « Chinon » vois-je. Ma boisson préférée. J’y fonce, j’y bouffe mes sandwiches achetés à Saumur dans le supermarché en question. « Qu’est-ce que je fous-là ? » me dis-je ? Regardons la carte. « Tiens Loche n’est pas loin. Ca me dit quelque chose ! Ah ! Oui, la colo en 1981 » (où j’ai connu le grand frère de Gaël, Pierrick, qui était mono alors qu’on a quasiment le même âge). Hop ! Direction Loche. Je n’ai rien reconnu.

Pourquoi Châteauroux, disais-je encore ? Je voulais être à Cahors le lendemain soir (je n’y ai d’ailleurs pas été, ayant préféré une promenade à Sarlat). Je regarde la carte et discerne Châteauroux sur la carte. Comme le début de journée avait été mauvais et que je dois bien avouer que je m’étais un peu fait chier dans la journée (c’est le seul moment des vacances), je me suis dit : « Bordel de merde, le Gros Loïc est justement en vacances à Châteauroux ». Ma décision est prise. En plus, des blogueurs du coin viennent périodiquement mettre des commentaires aimables chez moi. Me voilà à Châteauroux ! « Quel con ! » me dis-je. « C’est à Châtellerault qu’il est, le Gros » !

Pourquoi Andorre, maintenant ? J’avais rendez-vous, le soir, avec Filaplomb. Il me fallait occuper la journée. Je consulte ma carte. « Tiens, les Pyrénées ne sont pas loin ! ». J’adore la montagne, mais je suis parfois nul en géographie, je pensais que c’était à 80 bornes de Toulouse… « Fixons-nous un objectif ! Tiens Mont-Louis » On y avait passé des vacances en famille il y a quelques années (30 à peu près !). Je me suis trompé de route. Je me suis retrouvé à la frontière avec Andorre sans le savoir. « Pourquoi pas ? ». Voilà pourquoi… Au retour je suis passé par Font-Romeu. Bilan : 400 km dans la journée dont la moitié en montagne. L’idéal pour être en forme quand vous devez dîner avec un pote.

Pourquoi Narbonne et un hôtel de luxe ? J’étais attendu au Canton le surlendemain du dîner avec Filaplomb. Je voulais profiter de cette journée pour aller à la plage sur la partie de la côte à l’est des Pyrénées, partie de la France que je ne connais pas. Je consulte ma carte Michelin préférée : « Tiens ! Narbonne ». Je passe vers 11h30 pour réserver un hôtel. L’hôtel Ibis était complet. Je ne voulais pas perdre de temps et rentrer dans le centre de Narbonne. L’hôtel Novotel était juste à côté de l’Ibis. « Y’a pas de raison ! Je vais me payer une nuit comme ces connards de rupins ».

C’est incroyable la clientèle des Novotel ! Je m’attendais à trouver des « hommes d’affaire » (il n’y en avait pas) et des couples de personnes assez âgées pour avoir assez de sous pour se payer des vacances pépères. Il y en avait. Mais il y avait aussi plusieurs familles avec des mômes. Je ne suis pas sûr que des vacances à l’hôtel soient très sympa pour les gamins qui doivent s’emmerder comme des rats morts. En plus, ça laisse rêveur ! J’ai payé 188 € (chambre, repas, consommation). Pour quatre personnes, il doit bien falloir compter 350 €. 20 jours de vacances : 7000 euros.

Remarque ! Nicolas Sarkozy fait mieux.

Pourquoi être rentré directement du Canton à Bicêtre ? Chaque année, je passe par Florac, les Causses, les Gorges du Tarn, son pont, … Là j’ai juste fait une escale à Florac. Il était d’ailleurs temps que j’y arrive. Il n’y a pas beaucoup de stations essences ouvertes dans ces coins là un quinze août. Je vais ainsi boire un coup chez « Proust, Coiffeur pour homme » (ça ne s’invente pas) comme chaque année. Mes potes ne sont pas de service, je décide de repasser plus tard et d’aller me promener. Les Causses étaient recouvertes de brouillard, j’opte pour les Gorges du Tarn. Il pleuvait comme vache qui pisse. Je me dis : « Tiens ! Mende ». Sur la route, je me suis dit ensuite « Tiens ! Clermont Ferrand ». Puis « Tiens ! Bourges ! ». Puis « Tiens ! Bicêtre ».

Je m’y suis posé quand même, malgré la pluie.