25 août 2008

A la retraite, Mémère !

Nonobstant ma fainéantise légendaire, je ne vais pas limiter mon activité bloguesque à un court billet sur le 25 août, j’ai un week-end dans la Sarthe à raconter. La Sarthe est le pays de François Fillon, mais Josiane ne l’a pas invité à la fiesta qu’elle a organisé pour fêter avec ses potes et sa famille sa retraite (qu’elle a prise en décembre dernier, mais Jojo n’est pas une flèche).

Pour ceux qui ne sont pas au courant, Jojo est l’ancienne serveuse de la Comète, juste avant le Général Leclerc au Kremlin-Bicêtre.

J’avais une mission pour cette fête : faire en sorte que mon voisin, un autre Vieux Jacques, sorte saoul comme un cochon. C’est réussi mais je n’y suis pour rien. Ce cochon (voir la photo d'en bas) avait la main lourde sur le rosé puis sur le rouge au début du repas. A la fin, il a calé. Bizarrement, il semble avoir été abattu par le trou normand.

Comme je l’ai déjà annoncé, les photos de la fête en question sont ici. N’allez pas les regarder : je ne suis pas là pour vous imposer « une soirée diapos » mais pour donner des nouvelles exhaustives de la Comète. Josiane en était un des personnages centraux ! Josiane… Nous avions un rituel ! Tous les soirs, quand elle passait le balai, je lui demandais « Alors ! Ton ménage, ça avance ? », elle me répondait systématiquement « Ta gueule, Connard » à la grande surprise des clients qui ne connaissaient pas la maison !

J’étais le seul ancien client présent ce soir là. Marcel et son épouse avaient bien invités mais uniquement parce qu’ils ont des attaches dans le secteur. Comme entre Jean et moi puis Jim et moi, une relation un peu particulière s’était nouée entre Josiane et moi. A force de fréquenter les bistros aux heures creuses, je commence à connaître très bien l’envers du décors, mieux que certains patrons de bistro, par exemple, comme le type qui avait repris la Comète après Jean, pour en confier la gestion à Patricia et Patrick.

Il n’y a pas grand-chose à raconter sur cette soirée, un moment de rêve qui passe trop vite !

Dois-je raconter la cuite de Jim ? J’avais remarqué que ce garçon ne buvait pas beaucoup. Il m’avait dit pourquoi dès l’apéro : il avait peur de boire à mon rythme. A table, nous étions séparés et n’avais donc pas de risque, mais il buvait toujours très peu. Ca n’est pas une critique, juste un constat. J’ai donc été le voir pour me moquer de lui et m’a rétorqué : « C’est pour pouvoir tenir jusqu’à la fin de la soirée ». Je lui ai répondu : « Et alors ? Tu m’as déjà vu ne pas tenir jusqu’à la fin de la soirée ? ». « Heu…non ». C’est alors que j’ai eu une idée bête : « Tu sais, dans la Sarthe, les soirées finissent dès la fin du repas or nous en sommes déjà au dessert : dans moins d’une heure on est partis ». Il a commencé à accélérer le rythme, l’andouille. « Alors, je vais boire avec toi ». Trois heures après, nous étions encore là. Hips !

Dois-je vous raconter notre rencontre avec la gendarmerie ? Je l’ai déjà fait hier.

Je laisse votre imaginaire travailler.

Encore merci à Jojo, à sa sœur (qui a plus la tête sur les épaules pour organiser des soirées), à ses nièces et à son beauf (en photo en haut avec Jojo et Jim) !


11 commentaires:

  1. Oui, il a l'air fatigué Pépère...

    Votre "ta gueule connard !" m'a fait repenser au grand barman noir du Café de la Plage, rue de Charonne (je l'ai raconté sur mon blog, je crois bien... tant pis.) que je saluais en entrant d'un "salut, grand nègre !" et qui me répondait sur le même ton d'un "bonjour, gros blanc !" Il y en a qui faisaient une tête curieuse à voir. Surtout quand, juste après ça, on s eplaquait quatre bises sonores sur les joues.

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  2. Ah, les relations entre les fidèles clients et les serveurs, c'est tout un roman !
    C'est touchant en tout cas de voir que ce lien perdure même après son départ de la Comète !
    :-))

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  3. Didier,

    Il y aurait d'autres scènes à raconter, comme quand le matin elle m'accueillait d'un "alors t'étais encore bourré, hier soir" qui surprenait les clients...

    Poireau,

    Il y aurait beaucoup à dire...

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  4. Ça surprenait vraiment les clients de la Comète, que vous ayez été bourré la veille au soir ?

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  5. Oui ! Les clients du matin ne sont pas les mêmes que ceux du soir !

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  6. J'étais certain que vous alliez répondre ça...

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  7. POEME

    A L'Aurore puis à l'Aube
    Au Matin
    Et A Midi
    De l'Après-midi
    Jusqu'Au Crépuscule
    Le Soir,
    La Nuit, voire En Nocturne...
    Comme disait Rimbaud :
    Pourvu qu'on soit Bourrés...

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  8. Pour la rime avec "crépuscule", tu aurais pu faire plus riche.

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  9. Bah alors pas d'ânerie ce matin ?

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