La connerie étant le seul chemin susceptible de nous faire entrevoir une parcelle de vérité, utilisons la par des moyens de communication efficaces. Le temps qu'on remplisse nos verres.
30 novembre 2012
29 novembre 2012
Le métier de l'autre
C’est souvent que, le soir, Tonnégrande me parle de son
boulot. Du fait d’une activité associative passée, je connais bien son domaine.
Quand je l’ai connu, nous avions des positions hiérarchiques similaires
(depuis, il est passé directeur et je ne sais même plus s’il a payé une tournée).
De fait, nous pouvions parler de nos problèmes de cadres dans des boites, lui
plus que moi. Je fais assez bien l’étanchéité entre ma vie professionnelle et
ma vie privée. D’ailleurs je dis ici assez souvent que les collègues qui
parlent de leurs gamins ou de leurs vacances m’énervent prodigieusement :
je m’en fous. De fait, dans ma vie privée, je ne parle jamais non plus de mon
boulot. Par contre, le gros noir parle assez facilement de son boulot quand il
est au bistro et seulement à moi, vu que je suis le seul à comprendre à quoi
consiste son boulot.
En outre, dans le temps, il faisait des astreintes. Donc à
chaque fois qu’il recevait un appel, il m’expliquait pourquoi c’était. Un
animateur de permanence qui explique qu’un gamin dont ils ont la charge a été
arrêté par les flics ou ce genre d’amusement… Donc je sais à peu près ce qu’il
fait.
Le vieux Joël était intermittent du spectacle. Artificier.
Il bossait donc de nuit soit à l’extérieur soit dans des salles de spectacle,
des châteaux,… On voit souvent des feux d’artifice et on trouve ça joli (ou
pas) mais on ne pense pas aux hommes qui sont derrière. Personne ne sait ce qu’est
un métier d’artificier. Il ne s’agit pas d’allumer des mèches et d’attendre que
ça pète. Il faut installer les machins, synchroniser le tout avec la musique
patati patata. Ayant discuté plusieurs fois avec lui, notamment quand il
bossait encore, je sais « un peu » ce qu’était son job, mais, dans le
fond…
Il y en a un autre qui s’occupe du contrôle aérien pour les
avions en maintenance. On ne sait pas trop ce que ça veut dire. Il est chargé,
par une compagnie aérienne, d’organiser les vols en fonction des opérations de
maintenance qu’ont à faire les appareils tout en suivant ceux qui ont des
problèmes en vol. Ou un truc comme ça. Il n’est pas surchargé de boulot mais il
faut effectivement des équipes qui glandent en attendant que les avions tombent
en panne dans le ciel pour leur dire ce qu’il faut faire et où ils peuvent
atterrir en urgence.
Il y a de ces métiers.
Dans la bande, on a aussi un postier. Il fait le tri, la
nuit, dans un de ces grands nouveaux centres de tri banlieue parisienne. Au
moins, on sait ce qu’il fait. On peut le dire : il trie du courrier. Par
contre, dans le fond, on ne sait pas ce que ça veut dire de trier du courrier. Les
postiers ne sont plus devant des casiers à trier les lettres mais à alimenter
et à surveiller des machines.
Pas facile le métier des autres…
Mardi, c’était moi qui voulais raconter une anecdote de
bureau à Tonnégrande. Il fallait que je lui parle d’un vieux projet que j’avais
géré pour lui dire comment il était revenu à la surface. Mais il ne comprenait
pas cette notion de projet, utilisé dans notre jargon professionnel. Alors il a
posé la question qui tue : « Mais au fait,
c’est quoi ton boulot ? »
Il sait que je suis un expert dans un secteur qui touche à l’informatique
(je vous mets sur la piste : voir l’illustration) mais ne sais pas du tout
en quoi consiste mon boulot.
C’est a priori délirant vu que nous passons au minimum une
demi-heure ensemble à peu près tous les soirs, environ 40 semaines par an, le
tout depuis 8 ou 10 ans. Et je me suis rendu compte que n’ayant eu décrire mon
boulot qu’aucun de mes proches ne savait ce que je faisais et, surtout que j’étais
incapable de l’expliquer et que tout le monde s’en fout.
« Il est postier », « il bosse pour une
compagnie aérienne », « il faisait des feux d’artifice. » Ca
suffit comme description pour s’imaginer qu’on connaît un autre…
26 novembre 2012
Pourquoi tu blogues encore ?
Elmone
nous rappelle que Juan
pose la question : « Pourquoi tu blogues encore ? » Je
suppose qu’ils me posent la question en tant que blogueur politique mais je
vais répondre dans mon blog bistro parce qu’on y est mieux pour faire une
confession intime. Ne nous voilons pas la face : je blogue parce que j’aime
ça. En sept ans, j’ai pris l’habitude de jeter mes doigts boudinés sur le
clavier pour parler de tout et de rien et, en l’occurrence, donner mon avis sur
l’actualité politique.
Il n’empêche que je pense être capable de trouver un tas d’autres
raisons…
Petit 1 : je blogue parce qu’en sept ans de blogage, je
me suis fait un tas de copains blogueurs. Une vraie amitié s’est créée avec
certains d’entre eux, mais quel que soit le degré d’amitié, y compris quand il
est presque nul, ce qui est le cas avec des lascars que j’ai croisé deux fois dans
Twitter, ils font partie de mon monde.
Petit 1 bis : je blogue aussi pour trouver d'autres phrases qui ne veulent pas dire grand chose et des illustrations qui n'ont rien à voir avec le sujet.
Petit 1 bis : je blogue aussi pour trouver d'autres phrases qui ne veulent pas dire grand chose et des illustrations qui n'ont rien à voir avec le sujet.
Petit 2 : pour dépasser le petit 1, plus que de l’amitié,
une certaine affection s’est développée avec certaines gonzesses et certains
lascars. Je blogue pour être en contact...
Petit 3 : je blogue par solidarité avec des « camarades
de combat », des copains avec qui j’ai fait campagne pendant cinq ou six
ans, parce que j’ai besoin d’eux pour me motiver et j’ai la vanité de penser qu’ils
ont besoin de moi, ou plus exactement du groupe, pour continuer. Je blogue
parce que je ne me sens pas le droit de les laisser tomber.
Petit 4 : je « blogue politique » parce que
les réseaux sociaux sont de plus en plus omniprésents et le nombre de
contrevérités ou de maladresses que j’y vois m’effraie et me donne envie de
rappeler un point de vue que j’ai envie de démentir.
J’ai toujours raison. Ceci est un aparté de ce billet. Sur
chaque sujet, soit je n’ai pas d’avis, soit je n’ai pas d’avis tranché, soit j’ai
raison. Je ne dis pas ça pour me vanter : chaque blogueur politique et
chaque andouille qui affirme une connerie est autant que moi persuadée d’avoir
raison.
Petit 5 : je blogue politique parce que le traitement
des sujets par certains est de la pure posture politique.
Je vais donner un exemple. L’Aéroport de Notre Dame des
Landes. Je veux bien qu’on me dise qu’investir dans le transport aérien n’est
pas très fin alors qu’on ne sait pas si on aura du pétrole dans vingt-cinq ans.
Je veux bien qu’on me dise que les conséquences sur l’environnement du nouvel
aéroport n’ont pas été assez étudiées. Je veux bien qu’on me dise que les 500
millions dépensés pour ce truc seraient mieux investis dans la construction de
ligne TGV. Par contre, je ne veux pas laisser dire, sans répondre, que le nouvel
aéroport est inutile ou que l’ancien aéroport peut-être modernisé à moindre
frais par des gens qui ne savent pas ce que coûterait la rénovation de Nantes
Atlantique ou qui nient l’intérêt pour la population concernée du nouvel
aéroport.
Peu importe le sujet, c’est juste un exemple. Toujours
est-il que des blogueurs vont construire une argumentation à partir d’éléments
faux uniquement pour le plaisir de défendre ou de combattre un dossier, un
parti politique, … Et ça m’énerve. Au plus haut point : c’est un déni de
démocratie. Du mensonge. Une tromperie.
C’est vrai à droite comme à gauche.
A contrario (?), je blogue aussi pour éviter les postures qui amènent à défendre n'importe quoi ce qui arrive très souvent, surtout quand ça touche à l'Islam. Même au nom de l'égalité, je n'ai pas envie de voir une mosquée se construire au Kremlin-Bicêtre, je préfèrerai qu'on y détruise les deux églises parce qu'elles sont relativement récentes et n'ont aucun intérêt architectural.
A contrario (?), je blogue aussi pour éviter les postures qui amènent à défendre n'importe quoi ce qui arrive très souvent, surtout quand ça touche à l'Islam. Même au nom de l'égalité, je n'ai pas envie de voir une mosquée se construire au Kremlin-Bicêtre, je préfèrerai qu'on y détruise les deux églises parce qu'elles sont relativement récentes et n'ont aucun intérêt architectural.
Petit 6 : je blogue politique parce que j’ai contribué
à mon modeste niveau à l’élection d’une nouvelle majorité en France et je
considère que c’est un devoir, maintenant, de la soutenir, pas aveuglément mais
en prenant en compte qu’ils ont plus les moyens que moi et les autres blogueurs
de juger la bonne politique à mettre en œuvre. Si, à la fin du mandat, ils m’ont
complètement déçu, j’irai voir ailleurs. Si ma déception est plus légère, je
ferai en sorte de les soutenir à nouveau à la prochaine élection en n’oubliant
pas que le choix est entre eux et une droite qui a des positions qui me
paraissent aller totalement à l’encontre des intérêts du pays.
Petit 7 : je blogue politique parce que le jeu m’amuse.
En l’occurrence, le jeu est d’être « blogueur de gouvernement ». Des
loustics m’avaient mis au défit de faire un billet pour défendre les décisions
prises suite au rapport Gallois. Je l’ai fait. Mais ce qui m’amuse le plus c’est
le nombre de lascars qui se croient plus intelligents que tout le monde et qui
ne comprennent pas le jeu.
Petit 8 : je blogue politique parce que je considère (réellement
et sérieusement) que je suis plus compétent que beaucoup de braves gens pour
donner mon avis sur certains sujets. Je vais citer deux exemples :
Notre-Dame-des-Landes : ayant travaillé à Vannes et
passant une partie de mes week-ends en Centre Bretagne, je suis plus à même de
juger que beaucoup de l’utilité d’un aéroport au nord de Nantes plutôt qu’au
sud…
Les bistros : c’est un sujet récurent avec cette
histoire de TVA… Je pense que je connais beaucoup mieux le monde des petits et
moyens bistros de Paris, de la petite couronne et de Centre Bretagne que la
plupart de tous ceux qui s’empressent de donner un avis sur tout.
Par exemple, à l’Amandine, aimable bistro de mon quartier,
qui emploie deux personnes en plus du patron et de la patronne, la cuisinière
est arrêt maladie depuis deux ans. Ceci oblige le patron à employer un autre
cuisinier mais ne peut pas lui donner un CDI. Donc les cuistos qu’il embauche
ne restent pas très longtemps et il est obligé de le remplacer fréquemment puis
de former des nouveaux au fonctionnement de la maison… Et de faire face aux
protestations de clients quand le rosbif est plus cuit que d’habitude.
Aussi, quand je vois un twittos qui ne connaît rien au
commerce expliquer en 140 que les patrons de bistros sont tous des fumiers et
doivent payer la TVA, ça m’énerve…
Petit 9 : je blogue politique parce que la posture
politique dont je parlais ci-dessus est parallèle à une instrumentalisation des
débats. Sarkofrance, toujours lui, en parlait l’autre jour,
toujours à cause de ce putain d’aéroport. Il me parait important de faire du
bruit, sur la toile, pour que certains lecteurs puissent y voir un peu plus
clair.
Petit 10 : je blogue politique parce que des dizaines
voire des centaines de milliers de militants croient au gouvernement actuel et
je pense (à voir certains commentaires, j’y suis même sûr) qu’ils ont besoin de
voir un soutien dans certains gros blogs un peu connu.
Et hop.
23 novembre 2012
Non, @homer62 n'est pas mort, il spamme encore !
C'est incroyable ! Je faisais un billet très récemment pour ronchonner parce que quelqu'un s'était inscrit à un jeu à l'adresse d'un copain (par ailleurs mort, voire décédé), Le Coucou, chez @aubistro.com. Ce soir, c'est Homer qui s'y colle, pour deux jeux différents (voir les deux dernières illustrations).
On a l'impression que le type en question essaie tous les pseudos de mes potes comme si je leur avais ouvert une adresse @aubistro.com. Le type connait donc forcément mon blog puisqu'il connait les pseudos de mes potes.

Non... J'ai merdé ! J'avais proposé aux copains d'ouvrir des blogs @aubistro.com. Voir ce billet (et la première illustration de ce billet à agrandir en cliquant dessus : un robot quelconque récupère des adresses mails qu'il trouve sur le web pour inciter les gens à cliquer et à jouer à des conneries en leur envoyant des mails bidons...Laguna
Pour ce voyage, j'ai hérité d'une simple Laguna. Moins original que les caisses que j'ai parfois mais assez confortables et puissantes. GPS intégré, ce n'est pas tous les jours. Électronique assez simple à prendre en main mais il faut apprendre par cœur la position des machins pour régler le GPS. Bon moteur.
Hop.
Je reprends la route.
Hop.
Je reprends la route.
21 novembre 2012
On écrit au Coucou !
Je viens de recevoir ce mail de Greopolis. Je ne sais pas de quoi il s'agit, probablement d'un site de jeu. Si je l'avais reçu sur mon PC, il serait je n'aurais probablement pas regardé les détails et le mail serait passé à la poubelle immédiatement.
J'ai donc vu qu'il était destiné à "lecoucou" sur une adresse email chez @aubistro.com, soit le nom de domaine du présent blog.
Ce "lecoucou" a attiré mon attention puisque j'ai un copain blogueur mort qui avait ça comme pseudo.
En fait, il s'agit probablement d'un type qui s'est inscrit à ce jeu avec une adresse bidon @aubistro.com pour le truander... Par ricochet, c'est arrivé dans ma messagerie principale (où sont redirigés tous les mails qui arrivent à des adresses inconnues de mes différents mails).
Ce genre de cas n'est jamais arrivé. J'ai bien eu des spams adressés à "contact" ou "webmaster", des trucs comme ça, mais jamais à une adresse qui ressemble à une vraie.
Et jamais avec le pseudo d'un copain, mort de surcroit.
Est-ce une coïncidence ?
Je n'y crois pas. Seul El Camino a une adresse @aubistro.com. Mais tous ceux qui fréquentent ce blog peuvent se rappeler que j'avais proposé de distribué des mails @aubistro.com. Quelqu'un a-t-il pensé que j'avais pu donner une adresse au Coucou et que personne ne la surveillerait puisqu'il est mort ?
Etrange. Et probablement odieux.
19 novembre 2012
Vive le multiculturalisme !
Aujourd'hui, avec ma chef, d'origine Italienne (sa mère, je crois), une réunion avec des représentants d'une société italienne.
La dame est la commerciale pour la France et a visiblement été choisie pour ce poste aussi en fonction de sa capacité à parler l'italien. Le monsieur est Italien, responsable du bureau de Londres, probablement grâce à son excellent niveau en anglais. Il est également directeur commercial pour l'international et éminent spécialiste du produit qu'ils commercialisent.
Pour ma part, je comprends l'anglais mais le parle très mal donc m'abstiens. Je préfère me faire traduire par quelqu'un parlant couramment la langue. Je n'ai aucune chance de progresser. Je suis par nature peu bavard (à l'oral, surtout, mais aussi à l'écrit, dans le fond, sauf quand je me lâche dans les blogs).
Toujours est-il que le gars faisait sa présentation en anglais et que ma chef lui répondait dans cette langue. Quand il fallait que j'intervienne, je le faisais en français. La commerciale faisait alors une traduction en italien, langue qu'elle maîtrise visiblement mieux que l'anglais.
Mais ma chef aussi, créant un désarroi chez eux, pas habitués de tomber sur un client français maîtrisant l'italien.
Du coup, à chaque fois que j'en plaçais une en français, la conversation se poursuivait en italien entre eux trois... jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que je ne comprenais strictement rien.
L'Italien me traduisait donc la conversation en anglais puisque c'est le seul à avoir l'italien pour langue principale et était habitué à parler anglais. Les deux autres ne comprenais pas que je ne comprenne pas.
C'était très drôle.
La dame est la commerciale pour la France et a visiblement été choisie pour ce poste aussi en fonction de sa capacité à parler l'italien. Le monsieur est Italien, responsable du bureau de Londres, probablement grâce à son excellent niveau en anglais. Il est également directeur commercial pour l'international et éminent spécialiste du produit qu'ils commercialisent.
Pour ma part, je comprends l'anglais mais le parle très mal donc m'abstiens. Je préfère me faire traduire par quelqu'un parlant couramment la langue. Je n'ai aucune chance de progresser. Je suis par nature peu bavard (à l'oral, surtout, mais aussi à l'écrit, dans le fond, sauf quand je me lâche dans les blogs).
Toujours est-il que le gars faisait sa présentation en anglais et que ma chef lui répondait dans cette langue. Quand il fallait que j'intervienne, je le faisais en français. La commerciale faisait alors une traduction en italien, langue qu'elle maîtrise visiblement mieux que l'anglais.
Mais ma chef aussi, créant un désarroi chez eux, pas habitués de tomber sur un client français maîtrisant l'italien.
Du coup, à chaque fois que j'en plaçais une en français, la conversation se poursuivait en italien entre eux trois... jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que je ne comprenais strictement rien.
L'Italien me traduisait donc la conversation en anglais puisque c'est le seul à avoir l'italien pour langue principale et était habitué à parler anglais. Les deux autres ne comprenais pas que je ne comprenne pas.
C'était très drôle.
17 novembre 2012
La musique à chier du samedi soir
Tous les bistros étant fermés à Bicêtre, je rentre à la maison, je vais sur Facebook et je tombe sur ça. Quelle pitié...
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