30 mars 2013

Question philosophique

Je n'ai pas fait de billet dans ce blog aujourd'hui. Je voulais néanmoins poser la question qui me taraude depuis ce matin. Suis-je le seul type d'une quarantaine damnée à avoir été réveillé ce matin vers 11 heures par le bruit du robot ménager utilisé pas sa mère pour piler des amandes alors qu'il s'était endormi depuis un bon quart d'heure dans la baignoire en lisant le dernier numéro de Sciences et Avenir ?

Le plus surprenant est que le magazine est sauf.

29 mars 2013

Voyage voyage

Le week-end durant trois jours, j'ai préféré rentrer en train (pour éviter les bouchons à Paris au retour). Comme je fais généralement un billet lors de mon retour en voiture avec la photo d'icelle, voilà un billet et la photo du car de Saint Brieuc à Loudéac.

9h57 : départ de la maison. 
10h01 : Comète. 
10h05 : métro ligne 7
10h13 : métro ligne 6. Un type avec une guitare chante "My way". C'est affreux. 
10h25 : dans la Gare Montparnasse. Batterie iPhone à 99%. C'est louche. 
10h35 : billets retirés. Journal acheté (Libération. Je déprimerai peut-être moins à la lecture du compte rendu de la prestation d'Hollande). Check Foursquare fait. Une demi heure d'attente. Batterie à 96%. 
10h52 : tiens ! Le train est annoncé. Je n'avais pas vu. Quai 8. Voiture 15. Place 24. Batterie à 90%. 
10h58 : en place. 
11h04 : compte rendu du kdb publié. 
11h06 : le train part. 
11h12 : je connecte l'iPad à internet via l'iPhone. Je n'avais jamais fait ça. 
11h19 : je reprends cette note avec l'iPad (vive le Cloud). 
11h50 je vais manger au wagon bar. Une dizaine de personnes devant moi. 
12h05 : tiens ! Le train s'arrête au Mans !
12h37 : de retour à ma place après 40 minutes de queue. Salade de lentilles et sandwich mixte. A chier. 1664. Pourquoi n'ai-je pas acheté un sandwich à Montparnasse comme d'habitude ?
12h44 : tiens ! On s'arrête aussi à Laval. 
13h05 : Bordel ! A Vitré aussi... Batterie de l'iPhone à 57%. 
13h24 : on arrive à Rennes. Le téléphone d'un type vient faire le bruit d'une femme qui jouit. Soit un copain lui a fait une farce et changé la sonnerie. Soit il regardait un film porno et a remis le son par erreur. Un tas de gens d'une soixantaine d'années montent dont ma pas mal de femmes qui n'arrêtent pas de causer, de se bousculer, de demander où ranger la valise, ...
14h25 : dans la gare de Saint Brieuc. J'ai bien dormi entre Rennes et Saint Brieuc, malgré ces andouillettes qui n'arrêtaient pas de jacasser. Un peu en avance. Batterie de l'iPhone à 35%. Le partage de connexion coûte cher. 
14h40 : le car arrive. Une quinzaine de personnes l'attendaient. La queue sous la neige dans le vent glacial. 
14h48 : départ (trois minutes en retard). Batterie à 28%. Tiens ! L'horloge du car à 5 minutes d'avance. Ça me perturbe. 
15h03 : le car arrive à Plaintel. Je parie que personne ne va monter ou descendre. Je vais en profiter pour voire si le jeu de Hiéléna avance. Ah ! Si ! Deux personnes descendent et une personne monte pour aller à Pontivy. Quelle idée ! 
15h07 : c'est réparti. On n'a perdu que 4 minutes avec cet arrêt. 
15h14 : L'Hermitage-Lorge. Une personne descend. Prochain arrêt Uzel Berlouze. Même pas deux minutes perdues. 
15h20 : Uzel. 2 filles descendent. Il neige beaucoup. Le jeu de Hiéléna est terminé. Je ne comprends qu'à peine la réponse. C'est con.
15h27 : La Motte Bel Air. Personne.
15h35 : gare de Loudeac en vue. 3 minutes de retard. Il pleut un peu. Pas assez pour m'empêcher de rentrer. 
15h38 : boire un coup en urgence au tabac de la gare. Pourquoi je n'ai pas acheté une bouteille d'eau à Montparnasse comme d'habitude (enfin, pas spécialement, mais des mecs bourrés à cette heure, ça a peu d'intérêt). Un des bistro avec la clientèle la plus louche de Loudéac. Batterie à 20%.
15h45 : départ pour la maison. 
15h50 : arrivée à la maison. Il est temps. Non seulement l'envie de pisser ma bière de midi est devenue incontrôlable (ou presque) mais il commence à tomber une petite grêle.

Ne faites pas gaffe au pourcentage pour la batterie, je note, pour moi, la vitesse de consommation.

28 mars 2013

Les cons du métro

Le soir, je prends le métro en bout le ligne (la une à Grande Arche). On est donc assurés d'avoir une place assise. Au pire, on laisse passer une rame et on perd deux minutes, ce que je fais ce soir. La nouvelle rame arrive. J'étais le premier à entrer par la porte et je vise une place. Un type arrive en courant d'une autre porte et s'assoit à la place que j'avais visée, la plus près de MA porte. Comme s'il s'était donné comme défit de me la piquer. 

Les cons du métro sont un éternel sujet de billet de blog. 

Mon voisin est au téléphone avec sa femme. Ils sont en train de faire la liste des présents à un repas et définissent les modalités. Le gars explique à sa femme que ça ne se fait pas de demander aux invités d'amener leurs boissons. 

Un grand rentre dans le métro et se met debout en face de moi. Il téléphone : "ah ! J'étais avec un client. Je peux le qualifier de sodomite aigu".

Ligne 7. Debout accroché à une barre. Une petite dame entre et s'adosse à la barre, la tête posée sur ma main. Je vais pour la tirer (pas la dame, la main), je manque de ma casser la gueule, je me rattrape. Avec une main, je lui accroche une touffe de cheveux. Avec l'autre, je lui donne un coup d'iPhone dans le crâne. 


27 mars 2013

Pause

Je n'ai pas foutu grand chose sur ce blog cette semaine. Demain matin, j'ai une réunion aux aurores (billets nulle part). Demain soir, je suis en RTT et à un KdB et le week-end fait trois jours. Retour mardi pour un rythme de publication normal.

Vendredi, je vais en Bretagne en train. Donc pas de billet sur ma voiture de location.

26 mars 2013

Courses

Un de mes camarades de comptoir a oublié son sac Leclerc et pose ses courses sur le comptoir. Il va manger des croque-monsieur à chier mais que va-t-il faire du reste ?

Devinez de qui il s'agit ! #larumeur



24 mars 2013

J'ai reçu un SMS du vieux Jacques

Il est en illustration. Le pauvre. Il a oublié son sac (de quoi ? Je ne sais pas) au Petit Relais. J'espère qu'il l'a retrouvé.

J'arrive à l'Amandine vers 12h15. Le vieux était avec Patrice. J'ai raconté une anecdote récemment : quand il veut appeler un contact de son téléphone, c'est le numéro d'un autre contact qui se fait mais c'est le bon numéro qui s'affiche.

Il n'en peux plus et me demande de réparer. En effet, quand je rentre dans certains contacts, le numéro n'est pas le bon. Il a un Samsung et je ne connais pas. Je galère un peu pour trouver la manière de modifier les trucs. 20 minutes.

Après, il me demande s'il a accès à internet. J'essaie : oui. Et je lui explique comment faire. Il ne comprend rien. 20 minutes.

Je pars. Marcel le Fiacre passait à ce moment devant le bistro avec sa femme. Je dis bonjour et tout ça. Marcel me dit qu'il a un problème avec son téléphone : il faut qu'il rentre deux codes de quatre chiffres pour déverrouiller son téléphone ! Je cherche. Je trouve (un code pour le téléphone, un pour ma carte SIM). Entre temps, on était revenus à l'Amandine. 10 minutes.

Arrive Alain. Il me dit : je n'entends pas mon téléphone quand il sonne. 5 minutes.

Un lascar au comptoir : "vous êtes très fort, j'ai un problème avec mon téléphone, vous pourriez me le régler ?"

Non.

23 mars 2013

En slip

"Ding dong" fait ma sonnette ! Je rédigeais un billet pour blog politique. Je ne connais pas le bruit de ma sonnette. Personne ne sonne jamais à ma porte. Quand j'ai un visiteur, il sonne à l'interphone et je l'attends sur le palier. Ca fait probablement plus de dix ans que je suis le seul à avoir appuyé le bouton pendant les heures où je suis à la maison. Le seul qui vienne parfois est le facteur quand il vend les calendriers mais il vient pendant mes heures de bistro. Peu importe ! 

"Ding dong" fait ma sonnette alors que je rédigeais un billet de blog. Surpris ! Je me lève, je fais les trois mètres jusqu'à ma porte. J'ouvre. C'était ma concierge qui venait me remettre la convocation pour l'Assemblée Générale.

"Bonjour madame, vous allez bien ?

Oups ! Pardon. Je ferme la porte. Je mets un pantalon et je retourne la voir.

22 mars 2013

Les mots fléchés et le bonnet noir

J'étais face au comptoir de la Comète, dos à la porte. J'entends "Bonjour Nicolas". C'était Odette. Je me retourne. Elle était différente par rapport à d'habitude. On se fait la bise. Je lui demande : "ça va ?"  Elle fond en larmes. 

Je comprends que sa sœur est morte mais j'en reste bouche bée. J'étais persuadé qu'elle était morte avant Noël. Son putain de crabe lui aura laissé trois mois de sursis. Je regarde Odette avec des grands yeux (voulant dire : « Que se passe-t-il ? »). "Ma sœur", elle me dit. 

Elle était tout en noir avec un bonnet. 

Tonnégrande s'étant pointé entre temps : "quoi ta sœur, elle est malade ?" Je le regarde avec des grands yeux (voulant dire : « Abruti, tu ne vois pas qu’elle est en noir ? »). Il regarde Odette et comprend. 

On présente nos condoléances. Je lui demande si elle a besoin de quelque chose (sous-entendu du pognon pour un billet de train) et la soirée reprend son fil. Il était 19h45. 

Plus tard, dans la soirée, j'apprends que Sarkofrance ferme ses blogs. J'en fais un billet, je commente son blog non politique...

Le vieux Joël arrive. Je lui dis : "tiens ! La sœur d'Odette est morte. Il y a deux exemplaires du Parisien, on va pouvoir faire les mots fléchés ensemble". Généralement, je les lui laisse, comme ça, quand il gueule parce que j'ai le nez dans l'iPhone, je peux lui répondre "hé ho ! Tu viens de passer vingt minutes dans les mots fléchés". 

Non ! Je les lui laisse car il vient au bistro pour les faire. Si je les faisais avant lui, il achèterait le journal rien que pour ça et il finirait par ne plus venir au bistro. Il m’a déjà fait le coup. Il se fait avoir à chaque fois : il ne trouve plus de prétexte pour sortir (comme son boulot était de faire des feux d’artifices ou d’autres spectacle nocturne, le vieux se couche à 6 heures du matin et se lève vers 16 ou 17). Alors il revient au bistro au bout d'une semaine ou deux...

Ça fait des années (6 ou 7) que je fais ses mots croisés "par dessus son épaule". Il m'énerve. Il ne va pas assez vite. Dès qu'il trouve un mot, il fait plein de croisements pour vérifier qu'il peut y aller... Du coup, ça m'amusait qu'on les fasse "parallèlement", hier, pour voir le temps qu'il "perd". 

En principe, les mots fléchés du Parisien, si tu commences en bas à droite, tu les fais en première lecture. J'ai commencé en bas à droite. Il a, comme toujours, commencé en haut à gauche. Ça m'énerve mais il a raison : il cherche l'exercice intellectuel alors que je ne cherche qu'à empêcher que le serveur foute un journal à la poubelle sans que les mots fléchés soient faits. 

Dès que j'ai terminé les miens, j'ai regardé où il en était. Comme toujours. Il n'a rien trouvé en haut à droite et était reparti du bas. Il avait fait les deux tiers. 

Il a terminé cinq minutes après moi mais il me manquait une lettre. C'est con, les mots fléchés. 

Ce matin, j'arrive à la Comète. J'annonce à la patronne le deuil d'Odette pour qu'elle ne soit pas surprise à midi. Elle me dit : "moi aussi j'ai une mauvaise nouvelle pour toi". Je fais les gros yeux (voulant dire : « Allons bon, vous avez enfin pris la décision de fermer le dimanche, je vais bouffer où, moi ? »). Elle me répond : « Dorénavant, on sera fermés le samedi soir ». Ah merde ! Je rétorque : « Ben y'a d'autres bistros... »  

J’arrive au métro. La ligne 7 était saturée. Troisième incident de la semaine. Itinéraire bis (il me fait perdre cinq ou dix minutes).

J’avais écrit ce billet dans le RER (je reprends au paragraphe précédent) et je réfléchissais à un titre pour ce billet. Juan m’avait envoyé un message que j’ai pu lire en sortant. Je pensais donc à son blog tout en cherchant un titre pour mon billet. Le type qui vendait « l’itinérant » à la sortie avait un bonnet blanc. J’ai trouvé le titre du billet. Et je me suis rappelé d’un tweet reçu hier. Un type disait, en gros : j’aime bien de tels billets de @jegoun (à propos du blog politique), c’est quand même autre chose que ses billets en mode pleureuse.

Je n’avais pas trouvé de réponse à lui faire. Il me fallait le remercier, évidemment, pour la première partie de son tweet et l’insulter copieusement pour la seconde. Je vais lui répondre maintenant.

« Merci beaucoup, cher ami, mais espèce de connard, quand comprendras-tu qu’on tient des blogs personnels, pas des tribunes politiques ? Je ne suis pas candidat à des élections. Tu peux ne pas lire mon blog mais, si tu le lis, tu ne le prends pas pour ce qu’il n’est pas. Tu ne me prends pas pour ce que je ne suis pas. Vous commencez tous à me casser les burnes à nous regarder comme des monstres alors qu’on n’est que des cons comme vous. »

Heureusement, ça ne tient pas en 140 caractères. Juan, tu peux revenir avec un autre blog, un autre nom. Redevenir anonyme et dire ce que tu as envie de dire.

21 mars 2013

Bon anniversaire @fattorius !

J'ai failli faire une gaffe ! Ce matin je m'étais promis de faire un billet pour DF pour son anniversaire puis je suis rentré dans un problème des transports en commun (1h35 pour aller au boulot au lieu de 0h50) puis, surtout, je suis tombé dans des querelles de blogueurs politiques aussi abrutis que moi...

Je tiens à souhaiter un bon anniversaire à DF, qui est un de mes plus anciens commentateurs ce qui est d'autant plus remarquable que je commente assez peu chez lui...

C'est un des lascars avec qui j'ai développé cette espèce d'amitié virtuelle qui nous surprend bêtement dans les réseaux sociaux !

Vive les réseaux sociaux, vive Daniel et bon anniversaire à lui !